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L'Est Républicain

- 1896 -


8 janvier 1896
Obsèques
Le samedi 4 janvier 1896, toute la population de Herbéviller et un grand nombre d'instituteurs du canton et des cantons voisins s'étaient réunis pour rendre les derniers devoirs à M. Pécheur, instituteur en retraite.
Dans le cortège, on remarquait beaucoup d'habitants des communes de Blémerey et de Parroy où M. Pécheur avait successivement exercé ses fonctions pendant quarante ans. M. le maire de Parroy avait tenu, par sa présence, à être l'interprète des sentiments sympathiques de la population de sa commune.
MM. Lemoine, conseiller d'arrondissement, Boubel, maire de Parroy, Georges, instituteur à Reclonville, François, instituteur à Chazelles, tenaient les cordons du poêle.
Après la cérémonie religieuse, le clergé et le cortège accompagnèrent le corps jusqu'à la sortie du village d'où il fut dirigé sur Maron où habitent ses enfants.
M. Georges, ancien collègue et ami du défunt, au nom des instituteurs et au nom de l'Association amicale des anciens élèves des écoles normales de Nancy et de Metz, a retracé en excellents termes, la carrière si bien remplie du défunt qui n'a laissé que de bons souvenirs. Puis M. Hautecouverture, instituteur à Mousson, élève de M. Pécheur, lui adressa un dernier adieu au nom de ses anciens condisciples.
M. l'inspecteur primaire de Lunéville, empêché, a envoyé ses condoléances à la famille et exprimé ses regrets aux instituteurs présents de ne pouvoir se joindre à eux en cette douloureuse circonstance.
Une magnifique couronne a été envoyée par le président de l'Association des anciens élèves des écoles normales de Nancy et de Metz.
Les obsèques définitives ont eu lieu, dimanche, à Maron, au milieu d'une affluence considérable. Sur la tombe, M. Jérôme, instituteur, a adressé, dans une allocution émue et que nous regrettons de ne pouvoir reproduire, un dernier adieu à son collègue défunt, au nom des membres de l'enseignement.


10 janvier 1896
PETITES NOUVELLES RÉGIONALES
- M. Eugène Lhôte, domestique à Frémonville, a porté plainte à la gendarmerie de Blâmont contre le sieur Gabriel Vary, domestique à Verdenal, qui, à la suite de quelques paroles échangées, lui a porté plusieurs coups de poing à la figure.
15 janvier 1896
Lunéville ]
Tribunal correctionnel. - Charles-Joseph Martinet, 44 ans, journalier à Domjevin, un mois de prison pour vol.
17 janvier 1896
Blâmont
On nous écrit :
« La population de Blâmont conduisait, il y a quelques jours, à sa dernière demeure, Mme veuve Houillon, née Madelaine Lambert, pensionnaire à l'hospice depuis de longues années, enlevée trop tôt à l'affection d'une nièce qui subvenait à ses besoins.
Veuve d'un officier du premier empire, décédé à Fontainebleau, Mme Houillon s'est éteinte dans sa 96e année, emportant l'estime et les regrets des nombreuses personnes qui l'ont connue. Malgré son grand âge, elle avait conservé toute sa lucidité d'esprit ; à une mémoire prodigieuse elle joignait un caractère jovial. Sans une chute qu'elle fît ces derniers temps, elle eût vécu plusieurs années encore à l'hospice de Blâmont, où les soins les plus affectueux lui étaient prodigués. »
19 janvier 1896
Etude de M« FERY, notaire à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).
Adjudication volontaire à Blâmont
Le DIMANCHE 2 février 1896, à deux heures après midi, à Blâmont, en l'étude et par le ministère de Me FERY, notaire, il sera procédé à l'adjudication aux enchères publiques, des immeubles dont la désignation suit, savoir :
I. UNE PROPRIÉTÉ d'agrément et de rapport
Située sur le territoire de Blâmont, appelée La Marmotte, de la contenance d'environ 1 hectare, dans laquelle se trouve un chalet pouvant servir d'habitation, comme résidence d'été, le tout clos de murs.
Nota. - Cette propriété se trouve à environ 500 mètres de la ville de Blâmont, et a accès sur des chemins carrossables.
II. UN CHALET situé sur le territoire de Blâmont, lieu dit Sur le Haut-de-Barbas, de la contenance d'environ 160 ares, entre l'ancien chemin de Barbas et divers.
Appartenant à Mlle Vanier, de Blâmont.
Pour tous renseignements, s'adresser à M» FERY, notaire à Blâmont, dépositaire des titres de propriété
21 janvier 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel
Eugène Lhôte. 27 ans, domestique à Frémonville; Gabriel-François Vary 20 ans domestique à Verdenal, tous deux deux 10 fr. d'amende, pour coups et blessures volontaires et réciproques.
24 janvier 1896
Tribunal correctionnel de Nancy
Audience du 23 janvier
[...] Vagabondage. C Auguste-Antoine Vin, 25 ans. sans profession ni domicile, a été arrêté le 20 janvier, à Nancy, sans aucune ressource. Il a voyagé sans billet d'Embermenil, à Nancy. - Un mois de prison.
30 janvier 1896
Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle
[...] Voici le rôle des affaires qui seront jugées par la cour d'assises dans la session qui s'ouvrira le lundi 3 février prochain
[...] Mercredi 5. - Armand Heutsch, 41 ans, maçon à Leintrey. - Tentative de meurtre (6 témoins). - Ministère public, M. Villard ; défenseur, Me Blum

Harbouey
M. Pierre Payeur, âgé de 45 ans, cultivateur à Bréménil, quittait la commune de Harbouey avec une voiture chargée de foin, lorsqu'arrivé à environ 30 mètres des dernières habitations, il voulut attacher la chaîne du timon à la cravate d'un boeuf qui y était attelé. L'animal lui donna un coup de tête. M. Payeur tomba sur la chaussée et une des roues du véhicule lui passa sur le corps.
Transporté dans une maison voisine, il y reçut les premiers sains en attendant l'arrivée de M. le docteur Henrion, de Blâmont, qui, après l'avoir examiné, constata qu'il avait plusieurs lésions internes et qu'il ne pouvait survivre à ses blessures.
M. Payeur est mort six heures après l'accident.
3 février 1896
ETAT CIVIL DE LUNEVILLE
PUBLICATIONS DE MARIAGES
[...] Adolphe Colin, coquetier à Ancerviller, Julia-Eugénie Colin, sans profession à Domjevin.
5 février 1896
Voyageur sans billet
Le commissaire spécial de la gare a arrêté à la descente du train d'Avricourt le sieur Paul Pajet, journalier, qui a voyagé de Lunéville à Nancy sans billet.
12 février 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel.- [...] Jean Joseph Fromény, 50 ans, tailleur de pierres à Nonhigny, 10 fr. d'amende, pour pêche.
27 février 1896
Cour d'appel de Nancy'
Audience du 26 février
Le sieur Martinet, vannier à Domjevin, a été condamné par le tribunal correctionnel de Lunéville à un an de prison, pour avoir dérobé, à l'aide d'effraction, une somme de 105 fr. au préjudice de Mme veuve Courtois, débitante. - La cour confirme le premier jugement.
29 février 1896
Leintrey
Un incendie, dont la cause est inconnue, s'est déclaré dans la forêt des Amiens, située territoire de Leintrey.
Le feu a parcouru environ quatre hectares de bois. Il a été éteint par M. Voinot, garde particulier, par M. Marchal et son .personnel de la ferme de Haute Sérôle.
Les pertes s'élèvent à environ 500 fr.
8 mars 1896
Etude de Me Charles GANCE, notaire à Blâmont, successeur de Me CRÉPIN.
A vendre à l'amiable
L'USINE A GAZ DE BLAMONT (M. et-M.)
avec ses dépendances
Pour tous renseignements s'adresser à Me Charles GANCE, notaire, dépositaire des titres de propriété.
9 mars 1896
La crue de la Meurthe
A la suite des pluies abondantes des derniers jours, qui persistent d'ailleurs encore, les eaux des rivières ont considérablement augmenté dans la journée de dimanche.
La Meurthe à huit heures du matin, marquait à l'étiage du pont de Malzéville, 1m25 centimètres.
La Vezouze, à Blâmont, 1m55 ; à Lunéville, 1m50.
La Meurthe, à Saint-Dié, 0m95 ; à Lunéville, 1m60.
La Meurthe à six heures du soir 1 m. 90 au-dessus de l'étiage de Malzéville, à 4 heures à Lunéville 2 m. 42, à Saint-Dié 1 m. 35.
La Vezouze, à 4 h., à Lunéville, marquait 2 m. 10.
Les prévisions du service des ponts et chaussées indiquent qu'en raison de la persistance des averses, le mouvement de hausse va s'accentuer très vivement encore, et qu'une crue dépassant 3 mètres au pont de Malzéville est certaine pour la journée de lundi.[...]
11 mars 1896
LES INONDATIONS
[...] Blâmont, mardi, 7 h. 27 matin.
La Vezouse est montée, en six heures, de 0 m. 22. Elle a atteint, aujourd'hui, à sept heures et demie, 1 m. 82. La hausse continue.
12 mars 1896
Fièvre aphteuse
La fièvre aphteuse vient d'être constatée à Saulxures-les-Nancy, Pulnoy, Toul, Trondes et Vaucourt.
29 mars 1896
Douanes
Par décret inséré à l'Officiel du 28 mars, cessent d'être ouverts à l'importation et au transit des animaux des espèces chevaline, asine, bovine, ovine, caprine et porcine, et des viandes fraîches abattues admissibles en France après vérification de leur état sanitaire, les bureaux de douane. d'Hussigny, Beuvillers, Audun le-Roman, Aubouê, les Ménils, Létricourt, Arracourt et Blâmont.
6 avril 1896
Domèvre-sur-Vezouse
Dans le courant de cet hiver, dans une battue organisée par M. d'Hausen, propriétaire à Blâmont, les chasseurs de cette ville ont tué,dans la forêt communale de Domèvre, un loup pesant 40 kilogr.
Ces messieurs, non contents d'avoir délivré le pays d'un hôte aussi dangereux, viennent de verser entre les mains de M. le maire de Domèvre, la somme de cent francs, montant de la prime qui leur a été accordée. Selon l'intention des donateurs, une partie de cette somme a été immédiatement distribuée aux traqueurs et l'autre partie, versée au bureau de bienfaisance.
10 avril 1896
Amenoncourt
La jeune Marcelle Wolck, âgée de deux ans, s'est noyée dans une auge, à environ vingt-cinq mètres du domicile de ses parents. Lorsque le père, préposé des douanes, s'est aperçu du malheur et a pu retirer son enfant de l'auge, il était trop tard.
Tous les soins sont restés sans résultat.
11 avril 1896
Importation du bétail
Nous rappelons qu'un décret du 15 mars, ferme, à partir du 15 avril, à l'importation et au transit des animaux vivants des espèces chevaline, asine> bovine, caprine et porcine, et des viandes fraîches abattues admissibles en France, les bureaux de douane de Hussigny, Deuvillers, Audun-le-Roman, Auboué, Lesménils, Létricourt, Arracourt et Blâmont.
20 avril 1896
ETAT CIVIL DE LUNEVILLE
[...] PUBLICATIONS DE MARIAGES
Charles Gance, notaire à Blâmont, et, Marie-Adèle Koehler, sans profession à Lunéville.
27 avril 1896
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel
[...] Joseph Antoni, 44 ans, vannier ambulant à Frémonville, un mois de prison, pour vol.
3 mai 1896
Avricourt
M. Louis Intz, employé à la compagnie de l'Est, monté sur un fourgon pour en nettoyer les vitres, tomba si malheureusement qu'il se brisa la jambe droite. Il a été transporté à l'hôpital de Lunéville.
10 mai 1896
Assises de Meurthe-et-Moselle
[...] Vendredi 22 mai. - Septième affaire.- Tentative d'assassinat.- Accusé : Armand Hentsch, âgé de 41 ans, maçon à Leintrey. Ministère public, M. Duhaut ; défenseur, Me Gustave Schneider.
11 mai 1896
Igney-Avricourt
Le 6 mai au grand matin, vers une heure, Joseph-Paul-Emile Cuny, étudiant en pharmacie, à la gare, en état complet d'ivresse, faisait grand tapage. L'agent Steiner, qui l'engage à se calmer, se sont pris au collet et se voit déboutonner le gilet par le voyageur incommode. Il parvient à le saisir et le conduire au poste de gendarmerie.
Là, Cuny commence par lancer un coup de poing au gendarme. Fouillé, il est trouvé porteur d'une certaine somme et après quelques dénégations, il avoue que cet argent, il l'a soustrait à sa grand'mère, veuve Maxant qui, d'après le Journal de Lunéville, habite Dieuze. L'argent a été remis au parquet de Lunéville en même temps que l'individu sur le sort de qui il sera bientôt statué.
12 mai 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel. -[...] Joséphine Spanagel, 21 ans, domestique à Blâmont, un mois de prison ; [...] pour vol.
Jean-Louis Poirson, 51 ans, maçon à Leintrey, 16 fr. d'amende pour outrages.
[...] Charles-Joseph Maire, 40 ans, marchand de bestiaux à Vaucourt, renvoyé sans dépens ; [...) pour police sanitaire des animaux.
13 mai 1896
Blâmont
Par décret de M. le président de la République,
M. Arthur Berte vient d'être nommé greffier de la justice de paix du canton de Blâmont, en remplacement de M. Charpentier, démissionnaire.
17 mai 1896
Domévre-sur-Vesouze
Voici le résultat des élections municipales :
Electeurs inscrits, 223 ; Votants (1er tour), 185.
MM; Léon Masson, adjoint sortant, 161 voix ; Jean-François-Jacques Golin, conseiller sortant, 150 ; François-Proeper Fremion, maire sortant, 147 ; François-Joseph Aubry, 145 ; Joseph Voissement, 135 ; Augustin Becque, conseillers sortants, 129 ; Charles Bonneval, 126 ; François-Charles Receveur, 121 ; Ernest Rolle, 115 ; Charles Receveur, 105.
Votants (2e tour), 168. - MM. Camille Roch, 137 voix ; Joseph Saltzmann, conseillers sortants, 80 voix.
23 mai 1896
Cour d'assises de Meurthe-et-Moselle
Audience du vendredi 22 mai
Septième affaire.- Tentative d assassinat. - Accusé : Armand Hentsch, âgé de 41 ans, maçon à Leintrey.- Ministère public : M. Duhaut; défenseur: Me Gustave Schneider.
ACTE D'ACCUSATION
Dans la nuit du 27 au 28 février 1895, plusieurs habitants s'étaient attardés dans l'auberge tenue par la veuve Thouvenin. Vers une heure du matin, l'accusé et M. Lamblé, tous deux légèrement pris de boissons, eurent ensemble au sujet du règlement de la dépense une altercation qui dégénéra bientôt en voies de fait. A ce moment M. Joseph Voinot voulut s'interposer et saisit alors à bras le corps Hentsch qui était sur le point de se jeter sur son adversaire. Celui-ci frappa du poing Voinot qui riposta sous l'empire d'une violente colère.
Hentsch sortit de la salle, s'arma de son couteau de poche et attendit sur le seuil de la porte Joseph Voinot, qui parvint à l'éviter grâce à l'intervention de deux personnes qui décidèrent Hentsch à se retirer.
L'accusé se rendit alors directement chez lui, décrocha son fusil de chasse, qu'il chargea de chevrotines, puis alla se poster à quelques pas de la maison habitée par la famille Voinot, en face de la fenêtre d'une chambre éclairée à l'intérieur, au rez-de-chaussée. Voinot s'y trouvait et s'entretenait avec son père et son frère de la rixe qui venait d'avoir lien. Hentsch, qui suivait leur conversation, leur adressa une apostrophe grossière et, en même temps, déchargea son arme dans la fenêtre. Deux carreaux volaient en éclats.
Les quatre chevrotines et les plombs qui composaient la charge, après avoir traversé les vêtements de Joseph Voinot, lui effleurèrent la poitrine à la hauteur du coeur et allèrent s'incruster dans le mur au fond de la chambre.
François Voinot, qui se trouvait près de son frère, fut légèrement blessé à la cuisse et au genou par de petits plombs. L'un et l'autre se mirent immédiatement à la poursuite de Hentsch qui avait pris la fuite. Serré de près, celui-ci les mit alors en joue une première fois, près de la maison Varlet, puis à une distance de cent mètres plus loin, aux abords de la maison Quertat. Il tira sur eux un nouveau coup de fusil qui n'atteignit personne.
Pendant que les frères, Voinot allaient informer le maire de cet attentat, Hentsch retournait chez lui et annonçait à sa femme qu'il avait tiré dans la fenêtre de la chambre occupée par la famille Voinot, et que Joseph Voinot avait eu de la chance de ne pas être tué. Il lui demanda aussitôt son sac à chevrotines, mais sa femme ayant pris la précaution de le cacher, il rechargea son arme avec des plombs.
Il se rendit alors chez le maire avec son fusil chargé et lui dit qu'il avait tiré sur Joseph Voinot à bout portant, qu'il croyait l'avoir foudroyé et qu'il ne s'expliquait pas comment il ne l'avait pas tué.
Aux reproches que lui fit le maire, il répondit que quand les gendarmes se présenteraient chez lui, il tirerait également sur eux. Le lendemain il renouvelait ses menaces contre les gendarmes.
Dans la soirée du même jour il gagnait par les bois le territoire annexé et c'est seulement le 9 août suivant qu'il put être arrêté en vertu d'une demande d'extradition. Hentsch reconnaît avoir tiré un coup de feu dans la fenêtre de la chambre où se trouvaient les frères Voinot, mais il prétend avoir tiré au hasard et n'avoir visé personne.
Les constatations faites au cours de l'information ont au contraire établi que Hentsch, quand il a tiré dans la fenêtre, avait l'intention manifeste de tuer Joseph Voinot et que cette intention homicide avait été préméditée.
Les renseignements fournis sur Hentsch sont très mauvais ; il a déjà encouru trois condamnations pour faits de violences.
L'INTERROGATOIRE
Hentsch est solidement charpenté, quoique de taille moyenne Les épaules sont larges et le corps robuste. La tête est grosse ; la figure, en partie cachée par une épaisse barbe châtaine. Il porte une blouse en toile bleue et un pantalon gris.
Il est né à Neyhauser (Alsace-Lorraine). Ayant quitté cette localité après la guerre, il vint en France où il fit son service militaire au 3e chasseurs. Il fut d'abord employé à la compagnie de l'Est à Onville et à Mars-la-Tour. En 1881, il quittai! son emploi pour venir se fixer à Leintrey, où il exerçait le métier de maçon pendant que sa femme tenait une auberge.
Dans le pays, il passait pour un homme violent, un braconnier incorrigible et il était craint de tous les habitants.
Hentsch reconnaît que dans la nuitdu27 au 28 février, jour du Mardi Gras, comme il se trouvait au débit tenu par la veuve Thouvenin, une discussion eut lieu entre lui et M. Joseph Voinot, à la suite d'un règlement de jeu.
Il dit que Joseph Voinot lui porta un coup de poing, ce qui est -absolument démenti par les témoins. Il nie également avoir tiré son couteau à la sortie et avoir attendu les deux frères Voinot.
Il reconnaît avoir tiré un coup de feu dans la fenêtre de la maison Voinot. Voyant que les deux frères se mettaient à sa poursuite, il reconnaît les avoir mis en joue, mais il dit que son ne disposait que d'un coup d'un coup par la raison suivante qu'une fissure existait entre les deux canons et celui de gauche était bourré de papier, afin d'éviter que la poudre prît feu en faisant partir le coup droit.
Ce fait est démenti par M. Berntheisel, armurier à Luuéviile, qui a examiné l'arme et n'a constaté aucune fissure. M. le juge d'instruction, en présence de l'accusé, a chargé les deux cannons du fusil, a fait partir le coup droit et le coup gauche n'est point parti.
Hentsch répond que l'armurier a dû « maquigner » son fusil.
Des témoins ont d'autre part entendu une double détonation.
Hentsch prétend que la seconde provient d'un coup de pistolet tiré par Voinot.
Il prétend qu'il n'a pas tenu les propos rapportés par le maire et par d'autres témoins.
Le lendemain matin il parcourait encore les rues de la commune, le fusil à la main. Ayant appris la présence des gendarmes de la brigade d'Igney, il prit la fuite en Alsace-Lorraine. Il ne fut ramené en France qu'au mois d'octobre 1895.
Il devait passer à la session des assises du mois de février, mais il se pourvut en cassation contre l'arrêt du renvoi de la chambre en accusation ; son pourvoi fut rejeté.
En résumé, pour sa défense, Hentsch dit qu'il n'avait pas l'intention de tuer Voinot et qu'il ne l'a pas visé.
L'arme dont il s'est servi est déposée aux pièces à conviction, c'est un fusil à baguette en mauvais état.
L'interrogatoire est terminé à dix heures et demie. L'audience est suspendue pendant quelques instants.
LES TÉMOINS
M. Henry Hanriot, docteur en médecine à Blâmont, a examiné les frères Voinot. Joseph Voinot était vêtu d'un tricot et d'une chemise ; il a constaté dans le tricot, à la hauteur du coeur, quatre coups en forme de sétons. Une légère blessure se trouvait à la poitrine, au niveau de la cinquième côte.
François Voinot avait une blessure à la cuisse. Il en a extrait de petits plombs.
Les chevrotines ont dû faire balle, par suite de leur peu d'écartement ; le coup a dû être tiré à bout portant.
Si l'arme avait dévié d'un millimètre, les chevrotines auraient forcément atteint M. Joseph Voinot.
Le tricot qu'il portait est présenté à MM. les jurés pour examiner les trous faits par les projectiles.
M. Joseph Voinot, manoeuvre à Leintrey, raconte les diverses scènes qui ont eu lieu au cabaret de la veuve Thouvenin.
Une fois rentré chez lui, il a vu Hentsch par la fenêtre. Il lui a dit: «Tu ferais mieux d'aller te coucher. » Au même instant il a entendu un coup de feu et ressenti une brûlure à la poitrine. Il se crut atteint et s'en alla à la cuisine. Son frère sortit aussitôt et se mit à la poursuite de Hentsch.
Le témoin affirme qu'il n'a jamais tiré de coup de pistolet, celui qu'il possède était à ce moment en réparations.
L'accusé maintient que le témoin a réellement tiré un coup de pistolet.
M. François Voinot, manoeuvre à Leintrey, confirme la déposition de son frère.
Mme Joséphine Camaille, veuve Thouvenin, aubergiste à Leintrey, raconte la scène qui a eu lieu dans son débit. Hentsch s'était disputé avec M. Lamble. Elle avait alors prié les frères Voinot de s'interposer pour faire cesser la discussion.
Voyant qu'on en venait aux coups, elle pria tout le monde de sortir.
L'audience est levée à midi et reprise à deux heures.
M. Jean-Baptiste Pétenot, ancien maire de Leintrey, raconte que dans la nuit du 27 au 28 février 1895, vers une heure du matin, Hentsch est venu chez lui et, après avoir expliqué la scène de l'auberge, ajouta : « Je viens de faire une chose terrible ! J'ai tiré un coup de fusil sur le fils Voinot ! Je croyais l'avoir foudroyé, car j'ai tiré à bout portant. Je ne comprends pas comment il n'est pas tombé ! »
Hentsch avait son fusil à la main et menaçait de s'en servir contre les gendarmes lorsqu'ils viendraient pour l'arrêter.
L'accusé ne lui a pas parlé de coup de pistolet tiré par les frères Voinot.
Le 28, Hentsch se promenait dans les rues du village le fusil à là main.
Vers midi, apprenant que les gendarmes étaient arrivés, M. le maire pria l'accusé de le suivre à la mairie. Celui-ci lui dit, en montrant son arme : « Qu'ils viennent me chercher ici ! » .
Hentsch était violent, ajoute le témoin. La rumeur publique l'accusait d'être braconnier mais il n'a jamais été pris ; c'était un ouvrier intelligent. Pendant la première partie de la soirée Hentsch avait été très calme. Il a fallu qu'il fût gravement insulté pour se mettre en pareille colère.
M. Ferdinand Muhlberger, maréchal des logis, à Igney-Avricourt, est arrivé à Leintrey vers midi. Il a été prévenu que Hentsch avait menacé de tirer sur eux. Il le fit prévenir d'avoir à se rendre à la mairie ; l'accusé refusa.
Vers midi ou une heure, il apprit que r l'accusé avait gagné Emberménil. Il s'y rendit, il croyait le prendre à la gare, mais Hentsch avait gagné la frontière, à travers les bois.
Le témoin fournit de mauvais renseignements sur l'accusé qui, dit-il, travaillait irrégulièrement. Lors de l'attentat de Caserio, il s'était vanté d'être anarchiste.
M. Etienne Jacquot, charron à Leintrey, a entendu, dans la nuit du 27 au 28 février, un coup de feu retentir à proximité de son domicile; ce coup ne pouvait être tiré par un des fils Voinot, car ceux-ci ne portaient ni arme, ni bâton.
M. Charles Gadat, charron à Leintrey, se trouvait au débit Thouvenin au moment de la dispute. Il raconte la scène. Il a remarqué que Hentsch, après avoir été saisi par Joseph Voinot, avait pris son couteau à la main.
Le lendemain, vers midi, comme il causait de l'affaire avec plusieurs personnes, Hentsch vint à passer avec son fusil sur l'épaule. Il lui conseilla de rentrer chez lui, l'accusé répondit : «Laissez-moi tranquille avec vos rengaines, si on m'avait laissé faire hier, je lui aurais ouvert le ventre avec mon couteau ».
M. Charles Varlet, cultivateur à Leintrey, a entendu un coup de feu non loin de sa maison. Il ne sait qui a fait partir l'arme.
M. Bernthesel, armurier à Lunéville, a examiné l'arme. Le coup droit était chargé avec du plomb n° 8. Le coup gauche ne contenait qu'une bourre de papier. Il n'a relevé aucune trace de fissure entre les deux canons.
Le fusil était chargé depuis longtemps, un an environ.
Hentsch, interrogé par le président sur ce qu'il a fait de son arme après le crime, répond que le 28 février il a porté lui-même son fusil à l'auberge Marchal où il l'a laissé en dépôt et où il ne l'a repris qu'au mois d'octobre suivant.
M. Duhaut lit la déposition de la femme de l'accusé.
L'audition des témoins est terminée à quatre heures ; l'audience est suspendue pendant dix minutes.
LE RÉQUISITOIRE
M. Duhaut occupe le siège du ministère public. Dans un énergique réquisitoire et se basantsur les condamnations antérieures de Hentsch, il montre son caractère violent et querelleur qui l'avait fait redouter de tous les habitants du pays. Il ne faut pas, dit-il, que Hentsch prétende qu'il a été provoqué et qu'il a agi sous l'empire d'une colère légitime, car il a pu réfléchir pendant tout le temps qu'il a mis pour entrer chez lui, et pour attendre, devant la fenêtre, les frères Voinot.
M. Duhaut combat le système de défense de l'accusé, disant qu'il n'a pas voulu tuer Voinot. Si cela était vrai, il n'avait pas besoin de mettre des projectiles dans le canon de son fusil et, après être rentré chez lui, pourquoi charger de nouveau son arme ?
Hentsch prétend que les frères Voinot ont tiré un coup de pistolet, or cette allégation est démentie par les témoins. Le jury rapportera un verdict affirmatif, sans atténuation.
LA DÉFENSE
Me Gustave Schneider commence sa plaidoirie en faveur de Hentsch qui a toujours été, dit-il, un honnête homme. Après avoir, à l'âge de 17 ans, participé comme engagé volontaire à la défense de Strasbourg, il est venu en France où il s'est engagé pour accomplir son service militaire. Me Schneider donne ici lecture de plusieurs certificats faisant l'éloge de son client, certificats l délivrés par les maires des communes où il a résidé.
Le défenseur montre ensuite son client entraîné par la colère, entrant chez lui, prenant son fusil, en chargeant de chevrotines un seul coup, ainsi qu'il résulte de la déposition de la femme de l'accusé.
Hentsch n'a jamais prémédité de tuer Joseph Voinot; c'est sous l'empire d'une violente colère qu'il est allé sous les fenêtres de la maison Voinot et que, perdant son sang-froid, il a tiré un coup de fusil, qui heureusement n'a atteint personne.
Le jeune défenseur reconnaît que Hentsch a commis une tentative de meurtre, mais qu'il n'a, dit-il, jamais eu la ferme intention de donner la mort et surtout il n'a pas prémédité l'acte. Il pense que la Iongue détention que son client a subie est une peine suffisante et il supplie le jury d'accorder un verdict d'acquittement.
LES RÉPLIQUES
M. Duhaut, dans sa réplique, s'attache à établir que Hentsch a bien prémédité son crime. Les seuls faits de charger son fusil et de se rendre devant la maison de Voinot, le prouvent. Il ne s'oppose cependant pas à l'admission des circonstances atténuantes, car il n'y a pas eu mort d'homme.
M4 Schneider répond en maintenant ses premières conclusions, tendant à écarter la préméditation.
LE VERDICT
Les débats sont terminés à six heures ; le jury, après avoir délibéré, rapporte un verdict affirmatif, écartant la question de préméditation, et accordant les circonstances atténuantes.
En conséquence, la cour condamne Hentsch à cinq ans de travaux forcés et à dix ans d'interdiction de séjour.
L'audience est levée à sept heures moins un quart.
27 mai 1896
Montreux
Un incendie, dont la cause est inconnue, a détruit une meule, contenant 2,000 kilogrammes de foin, appartenant à M. Ferry cultivateur. Les pertes, évaluées à 500 fr sont couvertes par l'assurance.
29 mai 1896
Cirey
M. Messe, garçon limonadier chez Mme veuve Vigneron, à Montigny, conduisait une voiture attelée de deux chevaux et chargée de marchandises, lorsqu'en traversant le passage à niveau de Harbouey, à l'entrée de Cirey, la voiture fut écrasée par le train n* 21.
M. Messe n'a eu fort heureusement aucun mal. Les pertes matérielles sont évaluées à environ 800 fr.
Le conducteur affirme n'avoir pas entendu le sifflet du train qu'il a vu arriver seulement lorsqu'il était déjà engagé sur la voie.
Ce passage à niveau n'est pas muni de barrière, bien qu'il soit très fréquenté tant par les voitures que par les piétons.
4 juin 1896
Chemins de fer de l'Est
Actes de probité
[...] M. François Poirson, chef de station à Emberménil, a trouvé, sur le quai, une pièce de 0 fr. 50 dont il a fait le dépôt.
6 juin 1896
Blâmont
A l'occasion du décès de M. Moyse Spire, M. Hippolyte Lévy, marchand de bois à Nancy, son gendre, a fait don au bureau a de bienfaisance de Blâmont d'une somme de 50 fr.
Tir du 41e territorial. - Dimanche 7 juin, aura heu une séance de tir de une heure à six heures du soir.
Les cotisations seront reçues sur le champ de tir et un accueil favorable sera fait à MM. les sociétaires.
Un établissement confortable a été construit pour encourager MM. les tireurs à assister aux séances.
Ont obtenu les plus beaux résultats dans les premières séances :
MM. Toubhans, 6 balles 9 points, 5 balles 7 points ; Dubois, de Frémonville, 6-8 ; Louis Constant, de Reillon, 6 9, 6 8, 6-7 ; Georges Godchot, 6-8, 0-7, 5-8 ; Lolon, de Saint-Martin, 6 8, 6-7, 5-7 ; Alain, de Halloville, 6-8, 5 6, 5 5 ; Foell, 6 8, 6 6, 5-5 ; Barbier, de Montigny, 6-7, 5 5 ; Hénard, 6-8, 6-8, 6-7 ; Christophe Gérard, 6 8, 5 7; Kieger, 6-8; Charles Trabac, 67, 5-6.
MM. Baumgarten, 6-7 ; Nô, de Herbéviller, 6-7 ; Joseph François, 0 7 ; Thiaucourt, 6-7, 6 6, 5-5 ; Rolin, 6-7 ; Camille Depoutot, 6 7 ; Gastan, de Repaix, 6-6, 5 5 ; Biaise, de Mignéville, 6-6, 5 9, 5-9 ; Gonin, 6 8, 6 7, 5-6 ; Maurice Benard, 6-7, 6-8, 5 8 ; Aloïse Trabac, 6 6, 5-7 ; Roussel, 6-7, 5-7 ; Dubois, de Frémonville, 6 6 ; Aimé Xilliez, 5 7, 5 8, 5 5 ; Raymond Xilliez, 5-6.
MM. Lucien Desris, 5-7, 5-5 ; Emile Colin, 5 6 ; Grimaldi, 5-5 ; Paul Marchal, 5-5 ; Cajelot, de Saint-Martin, 5-8 ; Auguste Piot, 5-6 ; Louis Vongkoefft, 5-7; Gobert, 56; Paradis, 57; Pierreville, 5-6 ; Rémocd, 5-6 ; Louis Besraud, 5 6 ; Adrian, 5-6 ; Cosson, 5-6 ; Jules Hennequin, 5-5, 5-8 ; Florentin, 5-7, 5 6 ; Hovasse, de Montigny, 5 6, 5 5.
9 juin 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel. - Marie Schmidt, 22 ans, domestique à Igney-Avricourt, six jours de prison pour vol.
13 juin 1896
Blâmont
Société de tir du 41e régiment territorial
- La quatrième séance a eu lieu le dimanche 7 juin. Ont obtenu les meilleurs résultats :
MM. Lucien Denis, 6 b. 11 p.; Dubois, de Frémonville, 6-9 ; Feys, 6-9 ; Hetzel, 6-9 •Hovasse, de Montigny, 6-9 ; Christophe Gérard, 6 8 ; Alain, de Halloville, 6 8 ; Toubhans, 6 8 ; Nô. de Herbéviller, 6-7 ; Aloïse Trabac, 6 7 ; Henard, 6-7 ; Roux, 6-7 ; Joseph Receveur, 6-7 ; Charles Trabac, 6 6; Foell,6-6 ; Félicien Hinzelin, de Harbouey, 6 6 ; Léon Dieudonné, 6-6.
MM. Gouin, 5 8; Emile Hennequin, 5.7. Sage, 5-7; Cajelot, de Saint-Martin, 5-7; Alphonse Chambrey, 5-7; Ledoux, de Halloville 5-6; Baucourt, 5 6; Frémény, de Nonhigny 5-6; Durand, 5-6; Paul Mantou, 5-5; Kieger 5-5 ; Thiaucourt, 5-5 ; Georges Godchot, 5-5 Holveck, 5-5; Rolin, 5-5; Paradis, 5-5; Clément, 5-5.
La cinquième séance aura lieu le 21 juin, de dix heures du matin à six heures du soir.
17 juin 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel. - [...] Marie-Eugénie Cerf, 38 ans, journalière à Verdenal, 16 fr. d'amende pour coups et blessures volontaires.
23 juin 1896
ETAT-CIVIL QUOTIDIEN DE NANCY
PUBLICATIONS DE MARIAGES
[...] Jules-Alexandre Callais, receveur de l'enregistrement à Blâmont (Meurthe et-Moselle), et Marguerite-Marie Marlier, sans profession, rue de Lorraine, 13.
25 juin 1896
Blâmont
Jeudi, à deux heures et demie du soir, une conférence théorique et pratique sera faite à Blâmont, sous les auspices de la Société d'apiculture de l'Est, dans la grande salle de la mairie.
6 juillet 1896
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel. - [...] Edmond-Nicolas Henry, 24 ans, cultivateur à Blémerey, 50 fr. d'amende ; Pierre Brandenberg, 26 ans, domestique à Blémerey, 50 fr. d'amende;[...] tous trois pour coups.
13 juillet 1896
Blâmont
A l'occasion de la fête du 14 juillet, la société des vélocipédistes de Blâmont offrira aux amateurs.
Une course de vitesse (distance 8 kilomètres) et une course de lenteur sur la route nationale de Sarrebourg.
De nombreux prix affectés à ces deux courses sont exposés chez M. Jules Hennequin, où les 2 coureurs devront prendre les renseignements et se faire inscrire au plus tard le 14 juillet à midi.
Aucun droit d'inscription ne sera demandé aux coureurs.
Le départ aura lieu à deux heures et demie après midi, en face du bureau de la douane Immédiatement après ces courses, aura lieu distribution des prix sur la grande place de l'hôtel de ville.
Vers quatre heures, les jeunes gens prendront part à des jeux variés, consistant notamment en courses en sacs, jeu du tourniquet, jeu du chat et du rat, etc... .
Des récompenses seront accordées aux plus adroits.
La musique municipale « La Blâmontaise » prêtera son concours pendant toute la durée de la fête.
Dans la soirée, grand bal populaire sur la place de l'hôtel de ville.
18 juillet 1896
Actes de probité
La Compagnie de l'Est nous communique cette note :
-- M. Eugène Jaegert, d'Avricourt, ex maréchal des logis au 12e dragons, a fait la remise, le 13 courant, au chef de gare d'Avricourt, d'une montre en argent qu'il avait trouvée étant seul dans un compartiment d'une voiture de 2e classe.
20 juillet 1896
Ludres
On annonce la mort, à l'hospice de cette localité, de l'abbé Ch.-Alexis Rolin, né à Ludres en 1812, successivement vicaire à Gondreville, à Blâmont, curé de Pulney puis de Germiny.
25 juillet 1896
Résultats des courses vélocipédiques de Blâmont, données à l'occasion du 14 juillet.
- Distance • 10 kilomètres.
Première course locale, pneumatique. - 1er prix, Grandemange ; 2°, Lucien Labourel ; 3e, Edouard Marchal ; 4e, Léon Florentin ; 5e, Edmond Charton ; 6e, Louis Rollin ; 7°, Henri Charton.
Deuxième course locale, creux. - 1er prix, Miclot.
Course régionale pneumatique. - 1er prix, Dora, de Lunéville ; 2e, Friant, id. ; 3°, Ratte, de Domêvre-sur-Vezouse ; 4°, Lacour, de Lunéville ; 58, Grunwal, de Val-et-Châtillon ; 6e, Colas, de Bénaménil ; 7°, Richard, de Marainviller ; 8e, Emilien, de Manonviller ; 9e, Grégoire de Thiébauménil ; 10e, Etienne, de Cirey-sur-Vezouse.
Course de lenteur. - 1er prix, Dora, de Lunéville; 2e, Grunwal, du Val-et-Châtillon ; 3e, .Emilien, de Marainviller ; 4e, Henri Charton, de Blâmont ; 5°, E sienne, de Cirey-sur-Vezouse.
Les courses (les premières à Blâmont ), ont très bien réussi ; la plus grande partie de la population, échelonnée sur la route, a applaudi les coureurs qui ont très bien marché malgré la forte chaleur et un grand vent au départ ; les premiers ont fait le parcours en 18 et 20 minutes.
La Société des vélocipédistes de Blâmont espère que tous ont été satisfaits, elle remercie les bicyclistes étrangers, coureurs et spectateurs, qui ont bien voulu assister aux courses.
10 août 1896
Lunéville
Tribunal correctionnel.- [...] Jules André, 48 ans, tisserand à Vého, quinze jours de prison, pour coups et blessures volontaires.
11 août 1896
ETAT-CIVIL QUOTIDIEN DE NANCY
[...] PUBLICATIONS DE MARIAGES ^
[...] Lucien- Jules Seliquer, employé de commerce a Blâmont (Meurthe-et-Moselle), et Léonie-Pauline-Julia Simonet, sans profession à Nancy, rue Sellier, 12.


16 août 1896
Nominations ecclésiastiques
Par décision épiscopale, sont nommés :
[...] vicaire à Saint Georges, de Nancy, M. l'abbé Nicolas, précédent vicaire à Blâmont ; [...] ; vicaire à Blâmont, M. l'abbé Demoyen, nouveau prêtre ; vicaire à Longwy-Bas.
20 août 1896
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel.
[...] Marie-Joséphine Knapp, 13 ans. sans profession à Blâmont, acquittée et remise à ses parents pour vols.
23 août 1896
Blâmont
Dimanche 16 août a eu lieu à Blâmont la distribution des prix de tir de la société mixte du 41e régiment territorial, sous la présidence de M. le capitaine Nicolas, premier adjoint de Lunéville.
Parmi les invités qui ont honoré de leur présence cette fête, on remarquait MM. les commandants Journée et Zibelin, M. le maire, accompagné des représentants de la municipalité. L'estrade était complètement occupée par les hautes personnalités de la ville.
L'entrée s'est effectuée au son de la Marseillaise, exécutée par la musique municipale, qui prêtait son concours.
M. le capitaine Nicolas a ouvert la séance par un discours souvent interrompu par les applaudissements de toute la salle. Le soir, un banquet réunissait à l'hôtel du Commerce les invités et les membres du conseil d'administration.
La plus grande cordialité n'a cessé de régner.
M. le capitaine Nicolas, tout en remerciant du bon accueil qui lui a été fait, a porté un toast à toutes les personnes présentes ainsi qu'à la prospérité de la société.
M. Delabbeye, président, a porté un toast à M. le sous-préfet, bien qu'absent, aux officiers présents, à l'armée, à la patrie, à la musique et aux membres du comité.
24 août 1896
Blâmont
A l'occasion du prochain mariage de Mlle Charpentier, sa fille, M. Charpentier, ancien greffier de paix à Blâmont, vient de faire don, à la Société de secours mutuels de cette ville, d'une somme de 100 fr.
30 août 1896
Nominations ecclésiastiques
Par décision épiscopale sont nommés [...]
Curé de Gogney, M. l'abbé Rouyer, précédemment vicaire a Longwy Haut ;
31 août 1896
A Nancy, dès l'ouverture du marché, on pouvait voir pendus aux étalages des marchands de la place et à la halle à la criée, plusieurs lièvres et perdreaux et aussi quelques chevreuils ; ce gibier provenait d'Alsace-Lorraine, où la chasse est ouverte depuis le 23 août. Il attendait à la gare d'Avricourt l'heure de l'ouverture officielle en France pour y pénétrer. Ce gibier était plus abondant que l'an dernier. Aussi les prix étaient-ils tombés plus bas. On cotait à la criée 8 fr. le lièvre et 2 fr. 25 le perdreau.

Lunéville
Tribunal correctionnel. -Jules-Prosper Richard, 20 ans, ouvrier en velours à Gogney, 10 fr. d'amende ; Jan-Barthélemy Bonvard, 21 ans, épicier à Blâmont, 10 fr. d'amende, tous deux pour pèche.
9 septembre 1896
La 11e division en manoeuvres
Les opérations continuent à se dérouler dans leur cadre restreint, tantôt par le soleil, plus souvent hélas par la pluie. [...] Le 9, 10 et 11, la 21e brigade sera logée à Magnières, Saint-Remimont, Vallois, Hablainville, Pettonville, Vaxainville, Brouville, Azerailles, Gelacourt, Gerbéviller, Fraimbois et Houdonville ; la 22e, à Fontenoy-la-Joûte, Domptail, Glonville, Ancerviller, Neuviller, Saint-Maurice, Halloville, Montreux, Flin, Azerailles, Vathiménil. .
Durant ces mêmes journées, la 83e brigade, qui commencera à prendre part à l'action, aura ses cantonnements à Brouville, Vaxainville, Hablainville, Reberrey, Mignéviile, Domêvre, Barbas, Verdenal, Blâmont, Chenevières, Saint-Clément, Laronxe; la 2e brigade de dragons ira se loger à Baccarat.
17 septembre 1896
Saint-Martin
Dimanche, un commencement d'incendie a éclaté dans la chambre à four de M. Vozelle cultivateur. Le feu a pris en raison du mauvais état du four, après que la maitresse de maison avait fait une fournée de tartes. Les dégâts sont évalués a environ 40 fr.

Avricourt
M. Schoumacher, employé à la gare de Deutsch-Avricourt, a été tamponné en pleine poitrine en accrochant deux wagons et tué sur le coup. La victime laisse une veuve
19 septembre 1896
Igney - Avricourt
On nous écrit :
« Un incendie vient d'éclater à Avricourt (Alsace), et a détruit deux maisons. Comme toujours, les employés d'Igney se sont fait remarquer par leur dévouement. Plusieurs ont sauvé des objets mobiliers pour une valeur importante.
Les perles sont évaluées à près de 40,000 francs. »
28 septembre 1896
ETAT-CIVIL DE LUNEVILLE
[...] Victor-Emile Coudray, employé aux chemins de fer de l'Est à Lunéville, et Marie Joséphine Hovasse, couturière à Ancerviller.
29 septembre 1896
ETAT-CIVIL QUOTIDIEN DE NANCY
[...] PUBLICATIONS DE MARIAGES
[...] Jules-Constant Guise, employé de banque, rue de l'Etang, 107, et Henriette Gabriel, sans profession, domiciliée à Reclonville (M.-et-M.)
4 octobre 1896
Banquet d'adieu
Jeudi, au restaurant Walter, Me X.,., notaire, a offert à toute son étude un succulent banquet à l'occasion du départ prochain de M. Auguste Diot, son principal clerc, successeur désigné d'un des notaires de Blâmont. Me X... a voulu aussi remercier M. Diot du zèle et du dévouement qu'il a toujours déployés depuis son entrée à l'étude.

Nominations ecclésiastiques
Par décision épiscopale, sont nommés :
[...] curé de Repaix, M. l'abbé Hans, précédemment vicaire à Baccarat
7 octobre 1896
Vého
Un incendie, dont la cause est inconnue, a détruit une maison d'habitation, appartenant à M. Friot, aubergiste à Vého. Les pertes évaluées à 15.900 fr. sont couvertes par l'assurance.
9 octobre 1896
Emberménil
Le 3 octobre, vers huit heures du soir, à 50 mètres de la gare, sur le chemin de grande communication n° 25, la femme de M. Guichard, lieutenant de douanes à Xures, a été trouvée couchée sur un tas de pierres, poussant des gémissements et faisant des efforts pour vomir. Elle a avoué que la veille elle avait avalé deux fortes doses de poison dans le but d'en finir avec la vie, alléguant qu'elle était lasse de vivre avec son époux qui, prévenu par télégramme, ne paraît pas avoir mis trop d'empressement à répondre à l'appel qui lui avait été fait, à moins que, empêché par son service, il ne lui ait pas été possible de le faire immédiatement

Igney-Avricourt
M. Michel Karmann, visiteur à la gare d'Igney-Avricourt, qui était occupé dans le local destiné aux visiteurs de la gare, a glissé sur la tôle placée sous le fourneau et s'est fracturé la jambe droite en tombant sur le plancher. Cet employé a été dirigé sur l'hôpital de Lunéville, où le médecin appelé à lui donner les premiers soins, a déclaré que le blessé avait le tibia fracturé au dessus de la cheville. L'incapacité de travail sera environ de trois mois
14 octobre 1896
Hygiène départementale
Voici de nouveaux extraits du Rapport sur le service départemental de l'assistance médicale et de la vaccine pendant l'exercice 1895, par le docteur Heydenreich :
Nos cimetières
La question des cimetières est celle des questions d'hygiène publique qui a fait en 1895 le plus de progrès dans le département de Meurthe-et-Moselle, et cela grâce à l'intervention active de M. le préfet.
Ainsi, le docteur Hanriot constate les changements survenus dans la circonscription de Blâmont-Sud. Il y a peu de temps encore, sur 16 communes qui composent cette circonscription, 13 avaient leur cimetière au milieu du village. Aujourd'hui, 6 communes ont leur cimetière hors du village ; trois autres communes sont à la veille d'opérer le transfert de leur cimetière.
17 octobre 1896
Crue des eaux
Par suite de la pluie tombée dans la journée et la nuit de jeudi, la Vezouse était en hausse de 0 mètre 65 ; vendredi matin, elle atteignait 1 mètre 10 à Blâmont.
21 octobre 1896
A Blâmont, la Vezouse a atteint son maximun, 1 m. 42, mardi à deux heures du matin. A huit heures, cette rivière marquait 1 m. 20, en baisse de 22 cent.
24 octobre 1896
Remiremont
Les journaux de Metz rapportent que, dimanche dernier, un jeune homme de Remiremont comptait venir passer la fête chez son oncle habitant Langatte (Lorraine) et qui alla au devant du neveu jusqu'à Sarrebourg. Mais le jeune homme avait été arrêté à Avricourt sous l'inculpation de s'être soustrait au service militaire en Allemagne. Il est né en. effet, en Alsace-Lorraine, mais ses parents ont émigré en France depuis quatorze ans et s'y firent naturaliser. D'AVricourt, on dirigea le jeune homme sur Sarrebourg pour le transporter ensuite à Sarreguemines. Là, on s'aperçut qu'il était impropre au service militaire et on le mit en liberté.
29 octobre 1896
Dombasle
Lucien Martin, 43 ans, né à Montreux (canton de Blâmont) vient d'être arrêté pour filouterie d'aliments au préjudice de M. Buclier, aubergiste.
7 novembre 1896
Nominations dans l'enseignement primaire
Ecoles primaires
Ont été nommés ou délégués à partir du 1er octobre 1896 :
[...] à Leintrey, M. Claude de Saint-Sauveur
[...] à Flin, Mlle Acker, d'Ogéviller; en remplacement de l'institutrice congréganiste retraitée ; à Ogéviller Mlle Rolle, adjointe à Lunéville,
[...] A Blâmont, Mlle Eugénie Lallemand. ex-suppléante, en remplacement de Mlle Stein, qui a obtenu un congé
27 novembre 1896
Lunéville
Audience correctionnelle du mercredi 24 novembre. - Affaire Laurent.- Les époux Laurent tiennent un débit de boissons à Blâmont. Cet établissement reçoit, paraît-il, des jeunes gens et des jeunes filles qui aiment à s'esbaudir ; il en est encore à Blâmont.
Or, il y a quelques trois semaines, trois couples de jeunes gens et jeunes filles devisaient joyeusement au dit cabaret ; le temps ne leur paraissait pas long car, lorsque sonna l'heure de la fermeture, la patronne les fit passer dans une petite chambre derrière la salle de débit. Mais si nos jeunes gens s'amusaient ferme, Mme Laurent finit par trouver qu'il était l'heure de s'endormir dans le bras de Morphée et invita la société à déguerpir.
Sur le refus qui accueillit cette invitation, elle appela son mari, qui était couché. Celui ci se leva et accourut dans un appareil des plus simples, encore aggravé par un geste peut-être non prémédité, mais à coup sûr très malheureux. Aux cris des jeunes filles, il regagna sa chambre et on pouvait croire la farce terminée après ce lever de rideau. Mais le facétieux Laurent ne tarda pas à revenir et ce fut pour commettre de nouvelles inconvenances, si bien qu'il comparaît devant le tribunal correctionnel sous la prévention d'outrages publics à la pudeur.
La prévenu affirme qu'il n'a pas voulu dépasser les bornes d'une honneste plaisanterie. Mais le tribunal n'admet pas complètement l'excuse, et Laurent est condamné à 50 fr. d'amende.
1er décembre 1896
ETAT-CIVIL DE SAINT-NICOLAS
[...] DÉCÈS
[...] Marie-Appoline Receveur, 23 ans, célibataire, sans profession, domiciliée à Gondrexon (Meurthe et-Moselle), décédée à la Maison de santé.
4 décembre 1896
Frémonville
Le professeur départemental d'agriculture fera à Frémonville, le dimanche 6 décembre, à deux heures et demie du soir, une conférence sur la situation agricole et sur les améliorations réalisables.
10 décembre 1896
Lunéville
Dimanche, vers quatre heures du soir, M. Motte, débitant, faubourg de Nancy, 12, venait informer la police qu'un vieillard qu'il logeait gratis depuis la veille, venait de mourir dans une de ses chambres garnies où il l'avait abrité. M. le commissaire envoya le brigadier Brachmann, accompagné de l'agent Camille Cropsal, qui ont découvert que cet individu se nommait Pierre Roger, 71 ans, originaire de Hermelange (Lorraine), qu'il était marcaire, sujet allemand et venait de Vaucourt.
14 décembre 1896
Deutsch-Avricourt
Un voleur volé. - Il s'agit d'un Italien qui s'est fait prendre en essayant de s'introduire, par une fenêtre, à la mairie d'Avricourt. L'imprudent s'était ouvert à un compatriote à qui il avait confié son dessein de voler la caisse municipale, il lui avait même fait connaître le jour et l'heure où il devait le mettre en exécution.
Le compatriote éventa la mèche en avertissant la justice.
Notre voleur, ancien ouvrier carrier à Avricourt, et domicilié depuis quelque temps à Lorquin, arrivait mercredi par le train de 11 heures du soir, descendait à la gare et se rendait directement à la mairie d'Avricourt.
La gendarmerie, prévenue par le parquet, avait établi une souricière. Deux gendarmes se tenaient à l'intérieur de la mairie. Deux autres en surveillaient les abords.
Vers minuit arrive le voleur, il casse un carreau et se dispose à entrer quand des mains vigoureuses s'abattent sur lui et le font prisonnier.
L'individu était muni d'un poignard et avait en outre dans ses poches quelques boutons de soldat qu'il avait probablement l'intention de laisser dans la salle, afin de faire tomber les soupçons sur un militaire et dérouter ainsi les recherches de la justice.
18 décembre 1896
Notariat
Nous apprenons que M. Diot, ancien principal clerc de Me Larmoyer, notaire à Nancy, a été nommé notaire a la résidence de Blâmont, en remplacement de Me Féry, par décret du 5 décembre 1896, et qu'il a prêté serment, mercredi, à l'audience du le tribunal civil de Lunéville.
19 décembre 1896
Blâmont
On nous écrit :
« Le 13 décembre, la compagnie des sapeurs-pompiers offrait, dans une salle du café du Centre, un banquet à l'occasion de la Sainte-Barbe.
L'entrée de cette pièce, décorée avec beaucoup de goût, n'était pas seulement réservée aux pompiers et aux musiciens de la Blâmontaise, car M. le maire, son adjoint, les notabilités et quelques conseillers municipaux avaient répondu à la gracieuse invitation du sympathique capitaine Delabbeye.
Au dessert, après avoir souhaité bienvenue à ses hôtes, le capitaine, dans un langage élevé, a fait ressortir les bienfaits d'une discipline ferme et a recommandé à ses hommes l'obéissance à leurs officiers.
Les brillants succès remportés depuis plusieurs années par les pompiers de Blâmont, à Epinal, Toul et tout récemment encore à Pont-à-Mousson, prouvent surabondamment que, chez eux, cette discipline a toujours été fidèlement observée et que, si les hommes ont fait leur devoir, leurs chefs n'ont pas démérité.
Aussi, sans vouloir blesser la modestie de celui qui les commande, c'est certainement se faire l'écho de toute la population que de lui rendre ici un hommage mérité pour trente-huit années d'abnégation et de dévouement.
En quelques mots, M. le maire, après avoir rappelé le souvenir des pompiers décédés en 1896, promet à la compagnie les encouragements compatibles avec le budget de la ville.
Durant la-soirée, différents morceaux ont été exécutés par la Blâmontaise, qui fêtait aussi la Sainte-Cécile, et par de nombreux amateurs.
Tous ont droit à de sincères remerciements.
A minuit, se terminait cette charmante fête de famille, pendant laquelle a régné la plus franche gaieté. »
27 décembre 1896
Etude de Me Charles GANCE, notaire à Blâmont (Meurthe et-Moselle), successeur de Me CRÉPIN.
Adjudication volontaire à Blâmont
Le mardi 9 février 1897, à deux heures et demie de l'après-midi, à Blâmont, en l'étude, Me Charles
GANCE, notaire en cette ville, vendra aux enchères publiques :
L'USINE
dite le Moulin des Champs
appartenant à la société des enfants de Mme Batelot.
Cette usine, située à Blâmont (Meurthe et-Moselle), sur la rivière de Vezouze, à un kilomètre et demi de la gare de Blâmont, comprend :
1° Force motrice hydraulique d'environ 35 chevaux, utilisée par 10 turbines de 4 à 15 chevaux. Force à vapeur produite au centre des bâtiments industriels par un moteur neuf de 50 chevaux, (Type Colin, construction Bergé-André, type de l'exposition de 1889) et sa chaudière également neuve (construction Scheidecker et Kohl) avec chargeur automatique, le tout disposé pour pouvoir être doublé aux moindres frais et pouvant marcher du jour au lendemain,
2° Bâtiments industriels, magasins, maison de direction, 20 logements d'employés et d'ouvriers, le tout en bon état.
3° Et 12 hectares environ de prés, terres, jardins et surfaces bâties.
On traiterait avant l'adjudication, s'il était fait des offres suffisantes.
Pour tous renseignements, s'adresser à M. D'Hausen, propriétaire à Blâmont, ou à Me Charles GANCE, notaire en cette ville, dépositaire des titres de propriété.
30 décembre 1896
ETAT CIVIL DE ROSIÈRES-AUX SALINES
PUBLICATIONS DE MARIAGES
Joseph François, brigadier de douanes à Igney-Avricourt, et Marie-Augustine Niderlinder, sans profession à Rosières-aux-Salines.
 

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