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L'Est Républicain

- 1914 -


NDLR : nous n'avons pas repris ici les nombreux extraits de communiqués officiels, déjà cités dans les articles d'autres journaux.


1er janvier 1914
Lunéville
Tribunal correctionnel - Audience du 31 décembre1913
[...] Vol de bouleaux. - M. Dieudonné, de Barbas, avait mis, le 6 décembre, derrière son jardin des replants de bouleaux en jauge. Ils provenaient d'une oseraie et étaient plus vigoureux que ceux ayant poussé sous bois. De plus, les racines avaient été coupées par lui, à angle droit.
Dans son enquête, la gendarmerie préleva chez M. Auguste Hachair des échantillons de ces ouleaux. Ils portaient cette marque caractéristique de section, nette.
M. Hachair prétendit les avoir arrachés avec une bêche dans le taillis de M. Collin Jules, cultivateur, ce qui a été reconnu faux par le garde forestier Jules Loigier.
M. Dieudonné estime le vol de ses 200 bouleaux à 4 fr.
Me Ribaud présente la défense de M. Hachair qui est condamné à 25.fr. d'amende avec la loi de sursis.
[...] Instituteur frappé. - Le 3 décembre, sur le soir, M. Cremel, instituteur à Ancerviller, faisait son cours. Le maire venait de lui apporter les papiers, de la mairie, quand un nommé Eugène Berthaud, 25 ans, garçon de culture, entra avec son patron voulut tout de suite son certificat de sortie...
Sur un refus de lui donner, M. Cremel reçut des coups de poings, et il fallut que le maire le mit à la porte. Berthaud avait, paraît-il, son couteau à la main.
Deux mois de prison.
[...] Un jeune homme qui promet - Deux mois de prison au jeune Emile Creusat, 17 ans, déjà condamné deux fois pour vol avec sursis, pour avoir volé une montre en argent au préjudice de M. Pelletier, cultivateur à Saint-Martin, qui l'avait employé.


3 janvier 1914
VAUCOURT
Ivresse publique. - Un procès-verbal pour ivresse publique et manifeste a été dressé le 31 décembre, à M. Auguste Didier, 51 ans, coquetier à Vaucourt, que les gendarmes de Xures avaient trouvé dans un fossé et recouvert de neige.
8 janvier 1914
Une affaire d'espionnage à Lunéville
Lunéville, 7 janvier, - L audience du tribunal de Lunéville a été aujourd'hui presque tout entière consacrée à l'affaire d'espionnage ( ?) dont est inculpé le nommé Charles-Jean-Baptiste Hermann, 27 ans, ancien contremaître à Varangéville..
Nous avons narré sa mystérieuse arrestation, voilà 5 ou 6 semaines, par des inspecteurs de la brigade mobile. De quoi est inculpé Hermann, sous-officier réserviste dans la landwehr, en Allemagne ? De propos compromettants, mais surtout d'avoir été trouvé possesseur des plans de la
ligne Lunéville-Blâmont-Badonviller, ainsi que des ouvrages d'art de cette ligne. On sait que quelques-uns de ces ouvrages, notamment un pont sur la Vezouze, aux environs de Domèvre est muni d'un dispositif destiné à le faire sauter en cas de danger d'invasion.
Avec Hermann sont inculpés ses anciens patron, M. François Mège, 52 ans, entrepreneur aujourd'hui à Rognac (Bouches- du-Rhône), et Justin Ferge, dit Bayle, 60 ans, entrepreneur, actuellement à Palaiseau. On leur reproche l'imprudence, d'avoir laissé traîner sur leurs bureaux ou dans leurs chantiers ces plans tirés sur papier bleu.
Quoiqu'elle n'eût pas toute la gravité qu'on avait cru tout d'abord, cette affaire pouvant intéresser la défense nationale, le huis clos est aussitôt prononcé et la salle se vide.
Une trentaine de témoins sont à entendre.
Nous croyons savoir que les défenseurs, MM. Ribaud et Dufournet, ont fait valoir pour la défense de leurs clients que ces plans ne constituaient pas des documents secrets mais qu'il était facile de se les procurer dans le commerce : ils étaient entre les mains de tous, aussi bien ouvriers que chefs de chantier et contremaître.
Le jugement sera rendu à huitaine.
11 janvier 1914
ETAT CIVIL
Du 10 janvier 1914
Publications de mariages [...] Léon-Gabriel-Joseph Magnien, docteur en médecine à Baccarat (Meurthe-et-Moselle), avant à Nancy, et Marcelle-Céline-Amélie-Caroline Hertz, sans profession à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).
25 janvier 1914
AVRIOOURT
Défaut de patente, - Cheminant sur la route départementale, à proximité d'Avricourt, le sieur Eugène Vivenot, épicier ambulant, originaire de Blâmont, se vit par hasard invité par une ronde de gendarmes à présenter sa patente.
Vivenot ayant négligé cette formalité indispensable, fut prié sur-le-champ de déposer entre les mains de M. le maire d'Avricourt un cautionnement de 30 fr., en attendant qu'il se soit mis d'accord avec le fisc De plus, le délinquant fut gratifié d'un procès-verbal pour sa négligence.
6 février 1914
Quatre frères sous les drapeaux
Le cas est assez rare. Tel est celui, pourtant, des frères Denis, originaires d'Ancerviller, qui servent actuellement, soit comme réserviste, soit dans les rangs de l'armée active. Joseph Denis est lieutenant au 3e d'infanterie coloniale ; il appartient au service géographique stationné au Cambodge ; Nicolas Denis a les galons de caporal a la 11e compagnie du 156e de ligne, à Toul ; Louis Denis sert au 17e chasseurs ; Gustave Denis, ancien cuirassier fait à Neufchâteau, dans le train des équipages, une période d'instruction militaire.
Tels sont les renseignements que nous avons obtenus d'un des frères Denis qui exploite, rue Saint-Jean, le bar des « Enfants de Nancy ».
7 février 1914
Pour la légion. - Les deux uhlans. de Sarrebourg déserteurs qui étaient venus, l'autre jour, se rendre à Blâmont, et avaient demandé à être dirigés sur Paris, ont change d'idée et veulent aller à la. légion.
La gendarmerie les a envoyés sur la bureau de recrutement de Nancy.
8 février 1914
MIGNEVILLE
Arrestation. - Les gendarmes de Baccarat ont arrêté en flagrant, délit de vol avec effraction et mendicité, le nommé Charles Marchal, 30 ans, sans profession à Badonviller, qui avait commis un vol avec effraction chez M. Ernest Michel, débitant à Mignéville, qui lui avait donné l'hospitalité le 4 février sur l'ordre du maire.
9 février 1914
AVRICOURT
Pas en règle. - Contravention, pour n'avoir pas fait sa. déclaration d'étranger, a été dressée au nommé Joseph Perrin, 19 ans, terrassier, né à Azondange (Alsace-Lorraine).

EMBERMENIL.
Cycliste, votre plaque ! - Comme il n'en avait pas à son vélo, M. Henri Gana, entrepreneur de broderies à Emberménil, a été l'objet d'un procès-verbal de la part de la gendarmerie d'Avricourt.
10 février 1914
BLAMONT
Attelage de chiens. - Un procès-verbal a été dressé à M. Paul Dubois, 50. ans, peintre en bâtiments, qui avait attelé ses deux chiens à une petite voiture à quatre roues et cela, malgré l'autorisation qui lui avait été refusée.
12 février 1914
IGNEY
Ivresse. - Un serrurier de Nancy, où il demeure 72, rue de Strasbourg, le nommé Victor-Pierre Kribs, a été l'objet d'une contravention pour ivresse à la gare d'Avricourt.
- Même contravention à l'égard du nommé Victor Becker, 43 ans, cultivateur à Bertrambois, trouvé dans le même état au même endroit

Hospitalité mal récompensée. - Le 4 février, les époux Michel, de Mignéville, donnaient l'hospitalité, pour la nuit, au nommé Charles Marchal, journalier, 30 ans, demeurant à Badonvillers. Peu reconnaissant de cet acte généreux, Marchal mit à sac leur maison, leur cave où il laissa couler un fût de vin. - Il est condamné à deux mois de prison.
14 février 1914
BLAMONT
L'attrait de l'or. - On a volé deux pièces de dix francs que Mme Joseph Caderio, ménagère, avait placées sous son oreiller. Un jeune garçon qui faisait des dépenses exagérées pour son âge et ses moyens. est soupçonné.
16 février 1914
MARAINVILLER
Le roulage. - Une contravention pour avoir laissé stationner sur la voie publique son attelage, tandis qu'il était, au café Piétra, a été dressée à M. Jean E... négociant à Ogéviller.
19 février 1914
Tribunal correctionnel. - Audience du mercredi 18 février.
[...] Brutals ! - Jean Shoumacker, 31 ans, marchand de chiffons à Herbéviller, et son camarade Auguste Daguindeau, 24 ans, sont prévenus de coups et de menaces verbales de mort contre les deux frères Cuny, question de concurrence. Ceux-ci leur coupaient l'herbe sous le pied.
Daguindeau seul est condamné à 25 fr. d'amende ; l'autre est mis hors de cause.
20 février 1914
HERBEVILLER
Poules baladeuses. - Ayant laissé sortir de chez elle ses poules, chose defendue par un arrêté municipal relatif à la fièvre aphteuse, une contravention a été dressée à Mme Marie Hovasse, brodeuse.
23 février 1914
LEINTREY °
L'ivresse.- M. Eugène Flavenot, maréchal-ferrant à Leintrey, ayant été trouvé endormi sous l'influence de l'ivresse au café Dumas, a été gratifié d'un procès-verbal, ainsi que le débitant pour lui avoir servi à boire jusqu'à plus soif.
Défaut de déclaration.- N'ayant pas satisfait aux obligations imposées par la loi du 16 juillet 1912, M. Constant Bertrand, marchand ambulant à Autrepierre, s'est vu dresser une contravention, le 20 février, à son passage à Leintrey.
25 février 1914
REMONCOURT
Police des cafés. - En tournée, dimanche soir, les gendarmes d'Avricourt ont- dressé une contravention pour avoir encore son établissement ouvert à 10 heures 50 du soir, à M. Charles Humbert, cafetier.
Onze consommateurs qui étaient attablés encore chez lui ont « écopé » du même coup la contravention habituelle.
[...]
AVRIC0URT
Poivrot allemand. - Ayant trouvé, dimanche soir, sur le quai de la gare d'Avricourt un homme manifestement ivre et de nationalité allemande, les gendarmes, faute de violon, le déposèrent au pied du poteau frontière pour y cuver son vin.
C'est un nommé Jacob Bavarios ; il n'avait sur lui aucune pièce d'identité.
27 février 1914
Tribunal correctionnel. - Audience du mercredi 25 février. [...]
Les voleurs de plaque. - M. Sister avait fixé à sa bécane une plaque au millésime de l'année ; le malheur voulut qu'il l'abandonnât quelques instants le long du mur de la gare de Baccarat. Car, quand il la reprit, la plaque avait disparu.
C'est un gamin, le jeune Ernest Coeur, 13 ans, ouvrier en velours à Ancerviller, qui avait fait le coup.
Acquitté comme ayant agi sans discernement.
1er mars 1914
HARBOUEY
Entre vanniers, - M. Louis Antoni, 50 ans, vannier, a porté plainte contre son fils Jean et Marcus Ott, son beau-frère, qui, le 26 février, ont jeté des pierres contre la porte de sa roulotte.
HERBEVILLER
La fièvre aphteuse, - Cette éplzoetie régnant dans la commune, il est défendu de laisser errer chiens et volailles. M. Jules Scheitz, cultivateur, ayant enfreint cette prescription, a été l'objet d'un procès-verbal.
EMBERMENIL
Défaut de patente. - Une contravention de ce fait à été dressée â M. Joudel Mednitzki, 20 ans, marchand ambulant, domicilié à Epinal, né à Grodno (Russie).
OGEVILLER
Incendie. - Vers quatre heures du soir, le 25 février, M. Joseph Berth, 59 ans, aubergiste, se trouvait dans son débit à faire une partie de caries quand on lui apprit que le feu venait d'éclater dans un hangar situé derrière son établissement. M. Berth s'empressa de faire sortir son bétail et essaya de combattre l'incendie, mais en vain.
Le hangar, qui contenait quatre stères de bois cassé, trois cents kilos de charbon, des fagots, etc., a été réduit en cendres.
M. Berth estime ses pertes, couvertes par une assurance, à 4.000 fr. environ. Il attribue le sinistre à l'imprudence d'un client qui serait allé aux water-closets avec sa cigarette et l'aurait laissé tomber dans des brindilles.
7 mars 1914
GOGNEY
Irréductible. - Pour la trentième fois, Jules Goublaire, 49 ans, né à la Haie-aux-Allemands, vient de se faire arrêter à la ferme des Salières, près de Gogney. Il est sous le coup d'un arrêté d'expulsion.
11 mars 1914
REPAIX
Un poivrot. - Un nommé Emile Klein, 47 ans, domestique, a été l'objet d'une contravention, dimanche, pour ivresse publique et manifeste.
12 mars 1914
HERBEVILLER
La fièvre aphteuse. Des procès-verbaux pour avoir laissé errer sur la voie publique leurs poules ou leurs chiens ont été dressés à MM Charles Toulon, buraliste ; Charles Genay, manoeuvre ; Mme veuve Friot, ménagère ; Joseph Hovasse, cultivateur, tous à Herbéviller et à Mmes Simoutre, cultivatrice et Vernier, journalières, toutes\deux demeurant Xermaménil.
OGEVILLER
Police du roulage. - Des procès-verbaux pour défaut de guides ont été dressés contre Albert Voinot, cultivateur et Eugène Foltrauer, domestique de culture, tous deux à Hablainville.
AVRICOURT
Allemand ivre. - Constant Goublaire, 25 ans, terrassier, sujet allemand demeurant à Foulcrey, ayant été trouvé ivre le 9 mars, à la gare d'Avricourt,. a été reconduit par les gendarmes au pied du poteau frontière, où il a pu cuver son vin.
La travail des enfants. - Une contravention pour avoir fait pousser une charrette trop lourdement chargée par le jeune Henri Hirsch, 14 ans, a été dressée à M. Etienne Maguin, voyageur de commerce à Lunéville.
17 mars 1914
BLAMONT
Délit de pèche. - Deux gendarmes ayant aperçu deux individus : Paul Paquot, chocolatier, 34 ans, et Eugène-Gaston Martin, peintre en bâtiment, 28 ans, en train de pêcher des grenouilles avec une lanterne, pendant la nuit du 13 au 11, dans la Vezouze, leur ont dressé procès-verbal. Chacun des deux individus avait un sac plein de grenouilles.
19 mars 1914
AVRICOURT
Un poivrot. - Trouvé en état complet d'ivresse, le 16 mars, à la gare d'Avricourt, un nommé Camille Grandemange, 29 ans, ouvrier d'usine, né à Jarménil, près de Rambervillers, a été l'objet d'un procès-verbal.
20 mars 1914
BLAMONT
Bris de clôture. - M. Adolphe Kieffer, chiffonnier à Herbéviller, a porté plainte contre les nommés Auguste Daguindeau et Jean Schoumacker, également chiffonniers, qui se seraient livrés à des coups, à des menacer; à son égard et auraient brisé quatre vitres chez lui.
Une animosité règne depuis longtemps entre eux.
23 mars 1914
AVRICOURT
Entre belles-soeurs. - Mme Louis, née Célina Noël, 47 ans, sage-femme à Avricourt, a porté plainte contre sa belle-soeur Mme Noël, demeurant à Paris, 12, rue Jucroix, à laquelle elle demande en vain restitution d'effets et d'objets divers, dont elle a besoin pour habiller sa fille, qui est chez elle.
Mme Louis estime le tout à 50 fr. environ.

VOSGES
NEUFCHATEAU
Arrestations. - La gendarmerie a arrêté en flagrant délit de vagabondage le nommés Paul Janel, 20 ans, né a Nancy et Théophile-Aimé François, 29 ans né à Igney (Meurthe-et-Moselle). Ces deux vagabonds ont été écroués en attendant leur comparution en police correctionnelle.
24 mars 1914
LES MORTS DU JOUR
Le général Marin
NANCY, 23 mars. - C'est avec un vif regret que nous avons appris la mort à Nice, d'un de nos compatriotes,, le général Emile Marin, du cadre de réserve.
Le général Marin était né à Blâmont, le 26 mars 1836.
Il appartenait à une vieille famille de tanneurs blâmontais et ses premières années se passèrent dans la charmante petite ville, à l'ombre de son antique collège, si prospère avant 1870.
Entré à Saint-Cyr en 1854, sous-lieutenant au 12e dragons en 1856, lieutenant en 1882, il fut nommé instructeur à Saint-Cyr.
Dans ce milieu d'élite, le futur général put développer à son aise ses brillantes qualités militaires.
Il revint au 12e dragons, comme capitaine, en 1867. Il fit la campagne contre l'Allemagne avec la division de cavalerie du 2e corps de l'armée du Rhin.
Chef d'escadrons au 8e hussards en 1875, le général Marin servit en Algérie de 1875 a 1877.
Il fut ensuite attaché à l'état-major de l'armée et secrétaire du comité consultatif de la cavalerie, où il fit de l'excellente besogne.
Le général Marin a été longtemps considéré, en effet, comme un de nos meilleurs cavaliers ; il était de la grande école des Galliffet, des du Barail, des L'Hotte.
Nous retrouvons notre compatriote lieutenant-colonel au 13e dragons, colonel du 6e hussards, colonel commandant par intérim la 3e brigade de cavalerie à Evreux et enfin général de brigade le 11 juillet 1891.
Le général Marin, chevalier de la Légion d'honneur en 1879, officier en 1891, reçut la cravate de commandeur au moment de son passage au cadre de réserve.
Il venait assez -souvent en Lorraine ; il y avait même brigué le siège de conseiller général de Blâmont, mais il fut. battu par l'honorable M. Bentz.
Le général Marin fut un grand entraîneur de cavalerie. Très vigoureux, de forte corpulence, portant une moustache gauloise, il était dé la race des Colbert et des Lassalle.
Mais pour lui comme pour tant d'autres l'époque ne fut pas assez propice au développement des énergies.
Nous prions la famille de M. le général Marin d'agréer nos condoléances.
LÉON PIREYRE.
27 mars 1914
AVRICOURT
L'ivresse. - La gendarmerie a dressé des contraventions aux nommés Clément Dedenon, 42 ans, manoeuvre, né à Foulcrey, et à Léonard Haupert, 35 ans, qui, ivres, causaient du scandale sur le quai de la gare.
28 mars 1914
EMBERMENIL
Défaut de patente. - Une contravention, de ce chef, a été dressée à M. Félix Sébille, 37 ans, marchand de poisson à Croismare, qui était venu en vendre à Emberménil.
30 mars 1914
BLAMONT
Allemands vandales. - Depuis quelque temps, M. Adolphe Moitrier, maire d'Ogéviller, s'apercevait que l'on coupait pour l'emporter, du bois de bouleaux et de frênes dans une de ses propriétés, au lieu dit Aux-Gâcheux.
A force de surveillance, le garde champêtre, M. Nicolas Marchand, parvint à connaître les coupables, deux Allemands Franz Winzenrieth et Joseph Steib, qui habitent Blâmont Ces maraudeurs n'ont fait aucune difficulté pour reconnaître les fait dont ils sont inculpés.

AVRICOURT
Pluie de procès-verbaux. - La gendarmerie a verbalisé :
1° pour ivresse contre le nommé Stéphane Bernard, 42 ans, maçon, né à Haguenau, qui a été déposé au poteau frontière ;
2° pour tapage nocturne, contre les nommés Alfred Delalter et Jules Moser, ouvriers à Saint-Dié ;
3° pour chien sans collier contre M. Jean Remy, 33 ans, vannier ambulant ;
4° pour bris d'objets mobiliers contre Allred Delalter, au préjudice de M.Schoenker, hôtelier à Avricourt.
1er avril 1914
La 21e légion. - A partir du 1er avril, les brigades de gendarmerie de Baccarat, Badonviller, Blâmont, Cirev et Avri court seront enlevées à la 20e légion et rattachées à la 21e. Le capitaine de gendarmerie de Saint-Dié, commandera -provisoirement ce nouvel arrondissement

DOMÊVRE-SUR-VESOUZE
Police des cafés. - Dimanche soir, les gendarmes de Blâmont ont verbalisé, pour fermeture tardive de son café, contre M. Cominetti, débitant, et 7 consommateurs qui y étaient attablés.

EMBERMENIL
Au feu ! - Tandis qu'ils revenaient de Lunéville, samedi dans la nuit, M. et Mme Garnier. débitants à Emberménil, aperçurent par la fenêtre de leur wagon que le feu était chez eux. Ils tirèrent la sonnette, d'alarme ; le train s'arrêta et ils purent courir jusque chez eux, inquiets du sort de leur jeune enfant qu'ils avaient laissé avec une bonne, Mlle Marie Buffard, âgée de 15 ans.
Tous deux étalant sauvés, mais l'incendie ravageait leur maison.
Il ne put être éteint qu'à 5 heures du matin.
Les pertes sont évaluées à 38.000 fr., mais il y a assurance.
2 avril 1914
AVRICOURT
Indésirable pochard. - Trouvé, gesticulant sous l'empire de l'ivresse, le 30 mars, dans les rues d'Avricourt, Auguste Morel, 49 ans, domestique de culture à Avricourt, a été conduit par les gendarmes au pied du poteau frontière pour y cuver son vin.
BADONVILLER
Cyclistes en défaut. - Pour défaut de lanterne a leurs bécanes, MM. Joseph et Emilien Saulnier, maçons à Nonhigny, se sont vu dresser une contravention, le 30 mars, à 8 heures du soir, à 400 mètres de Blâmont.
5 avril 1914
BLAMONT
Arrivée d'un biplan. - Jeudi matin, vers 11 heures, les Blâmontais ont vu avec plaisir un biplan atterrir près de la route d'Autrepierre. C'était un enfant du pays, le sous-officier aviateur Poissard, qui venait rendre visite à sa famille.
Vers 4 heures du soir, l'aéroplane reprenait son vol vers Nancy.
7 avril 1914
AVRICOURT
L'auto canicide. - Lors de son passage à Avricourt, un camion automobile appartenant à la Brasserie de Dombasle a écrasé un chien appartenant à Mme Engler, visiteuse de la douane, à la gare d'Avricourt.
Le chien, de race fox-terrier, avait, parait-il, une valeur de cent francs. Plainte a été portée contre l'auteur de l'accident, qui a continué sa course sans s'arrêter.
8 avril 1914
AVRICOURT
Infraction à expulsion. - Les gendarmes de cette brigade ont procédé à l'arrestation, en flagrant délit d'infraction à un arrêté d'expulsion rendu contre lui, le nommé Charles Klein, polisseur à Sarrebourg, maintes fois condamné en France.
9 avril 1914
Lunéville
Tribunal correctionnel. - Audience du 8 avril 1914.
Expulsé. - Charles Klein, 37 ans, polisseur à Sarrebourg, a été récemment arrêté à Avricourt en flagrant délit d'infraction à un arrêté d'expulsion. Il a déjà été condamné 4 fois en France.
Il expose qu'il venait chercher des papiers pour faire rapporter cet arrêté.
Un mois de prison.
[...] Entre chiffonniers- - Auguste Daguindeau, 25 ans. chiffonnier à Herbéviller, vit en mésintelligence avec ses collègues, dont le nommé Kiffer. A la suite d'une altercation avec sa femme, Daguindeau, qui était chez lui, brisa des carreaux et gifla une demoiselle Cuny.
Dès le lendemain, Daguindeaiu faisait remettre les vitres à son compte.
25 francs d'amende

AVRICOURT
Ivresse publique. - Trouvé ivre, en descendant du train allemand numéro 38, Victor Thierset, coiffeur à Nancy, 59, rue Saint-Nicolas, fut gratifié d'un procès-verbal, et comme il avait un billet pour Nancy, on le laissa continuer sa route.
11 avril 1914
Accident d'auto. - M. Terlni, mécanicien à Lunéville, essayait, ces jours-ci, une automobile entre Blâmont et Frémonville
A la descente d'une côte très rapide, un pneu céda et la voiture vint donner contre les arbres, cassant le bras de M. Terlin à la hauteur du coude et jetant sur le sol un de ses ouvriers qui se releva sans trop de mal.
12 avril 1914
AVRICOURT
L'ivresse. - Eugène Flavenot, 44 ans, maréchal-ferrant à Leintrey, a été gratifié d'une contravention pour avoir été trouvé en état d'ivresse à la gare.

BLAMONT
Trimardeur arrêté. - Rue du Château, le 9 avril, à 4 heures de l'après-midi, les gendarmes ont arrêté un trimardeur François-Louis Toulgoat, 27 ans, journalier, qui étant en état de vagabondage, a été amené à Lunéville et écroué.
13 avril 1914
AVRICOURT
Poivrot indésirable. - Un Allemand, Jules Hoffmann, 34 ans, trouve ivre à la gare, a été reconduit à la frontière pour y cuver son vin.
16 avril 1914
AVRICOURT
Vol d'une bague. - Pour se laver les mains, M. Georges-Charles Delanne, 24 ans, employé aux écritures à la gare d'Avricourt, avait déposé sa bague, une chevalière en or, sur une petite étagère près du lavabo.
Comme il allait prendre le train et qu'on appelait les voyageurs, il se précipita dans son wagon, montant à contre-voie, oubliant son bijou. A son passage à Lunéville, il téléphona au télégraphiste d'Avricourt de bien vouloir s'en occuper et de lui donner la réponse à Nancy. Mais on ne put la retrouver.
Cette bague, qui a une valeur de 60 fr. environ, lui a été certainement volée.
26 avril 2014
DOMÊVRE-SUR-VEZOUZE
Acte de courage. - Lundi, M. Louis Marchal, conscrit de la classe 1914, a arrêté un cheval qui s'était emballé dans la traversée du village de Domèvre et aurait pu causer des accidents.
3 mai 1914
XOUSSE
Police de roulage. - Les sieurs B. et D., cultivateurs à Xousse, rencontrés par les gendarmes, au lieudit : « Ban du Val », au moment où ils circulaient, montés sur des attelages qu'ils avaient omis de munir des guides réglementaires se sont vu dresser procès-verbal.
14 mai 1914
Le tir à Blâmont 1
De notre envoyé spécial
Le championnat général des tirs scolaires des cantons de Blâmont-Cirey a eu lieu mercredi 13 mai au stand de la Société de tir et de préparation militaire de Blâmont, que préside avec un inlassable dévouement le sympathique docteur Hanriot.
Ce fût un brillant succès pour la vaillante société organisatrice, dont l'importance grandit tous les jours.
M. le lieutenant-colonel Lecomte, président du comité départemental des sociétés de préparation militaire, présidait effectivement cette belle fête, à laquelle assistaient MM. les maires, instituteurs et amis de l'école.
La mâtinée fut consacrée aux différents concours, qui valut à l'école d'Herbéviller l'obtention du drapeau-challenge.
A midi, un banquet, excellemment servi à l'hôtel du Commerce, réunissait autour du colonel Lecomte et du docteur Hanriot une soixantaine de convives ; à.la table d'honneur, nous remarquons MM. Bentz, conseiller général, maire de Blâmont ; Gayer, inspecteur primaire ; René Mazerand, industriel ; Watrinet, secrétaire des S.A.G. ; Chesnel, directeur du L.B.B. ; André Kahn, trésorier de la Fédération des sociétés de tir et de préparation militaire de l'Est ; Dutour et Barbier, agents-voyers; Loeffler, maire d'Avricourt ; Lieugey, maire de Mignéville, etc, etc...
Au champagne, M. Bentz remercie les invités d'être venus en aussi grand nombre et félicite les dirigeants de la Société de tir de Blâmont de leur zèle et de leur dévouement ; le docteur Hanriot prit ensuite la parole pour retracer l'origine des tirs scolaires et termine son allocution en félicitant les instituteurs des résultats obtenus ; M. Gayer, inspecteur primaire, exhorte les instituteurs à persévérer dans leurs efforts et les assure de toute la bienveillance de l'administration.
Le colonel Lecomte termine la série des toasts par une vibrante allocution où il exprime tout le plaisir qu'il a de se retrouver au milieu des instituteurs. Il fait appel à tout leur dévouement à la cause du tir et lève son verre à la ville de Blâmont.
A deux heures et demie, la fêta continue au stand par une démonstration de mouvements de gymnastique exécutés par la Société de préparation militaire de Blâmont et dirigé avec maestria par le dévoué moniteur, M. Dion ; ensuite eut lieu la distribution solennelle des prix, défilé en ville de toutes les délégations des écoles précédées de leurs fanions, puis grande séance de cinéma au siège social.
En résumé, cette fête obtint le plus vif succès et fait honneur à ses organisateurs, qu'il convient de féliciter sans réserves.
17 mai 1914
PIERRE-PERCEE
Théâtre en plein air. - Le docteur Hanriot, président de la Société de gymnastique et de l'Ecole de préparation militaire de Blâmont, accompagné de ses dévoués collaborateurs,- est venu s'entretenir ces jours derniers avec le maire et l'instituteur d'un projet d'excursion des sociétés qu'il dirige, à Pierre-Percée le lundi de la Pentecôte.
A 2 heures, les excursionnistes auraient l'intention de donner « Aux Roches » une représentation populaire et absolument gratuite d'un épisode dramatique de la guerre de 1870 : « Les partisans du Donon », pièce inédite en 5 actes et un prologue, exécutée par 34 acteurs et quantité de figurants.
La scène se passant dans les bois et dans l'anfractuosité des rochers, le décor naturel des abords du château de Pierre-Percée sera de circonstance et contribuera sans nul doute à la réussite de la pièce.
Le beau temps aidant, nombreux seront les excursionnistes qui voudront visiter les roches et profiter du beau spectacle qui leur sera si gracieusement offert.
L'excellente initiative des sociétés de gymnastique et de préparation militaire de Blâmont mérite d'être, signalée et promet d'être couronnée du plus brillant succès.
18 mai 1914
Lunéville
Déserteurs allemands. - On a amené samedi à midi, à la place, deux uhlans du 11e régiment, à Sarrebourg, qui avaient passé la frontière du côté de Gogney.
Comme ils ont demandé à être dirigé sur Paris, la police s'est chargée de ce soin.
21 mai 1914
AVRICOURT
Refoulement de nomades.- Le 17 mai, la brigade d'Avricourt a refoulé de l'autre côté du poteau-frontière, un marchand de balais, le nommé Auguste Feisthammel, 53 ans, sujet allemand, qui était avec sa femme et son enfant.
Il n'avait pas l'autorisation de séjourner en France.
26 mai 1914
Excursion à Pierre-Percée. - La Compagnie L.B.B. organise pour le lundi de la Pentecôte une excursion à Pierre-Percée, où ce sera la fête patronale.
A 2 heures de l'après-midi, on assistera, au vieux château, à la représentation populaire d'un grand drame inédit : « Les partisans du Donon », exécutée par les élèves de préparation militaire et de la société de gymnastique Blâmont-Cirey.
La Compagnie accorde une réduction de 50 % à tous les voyageurs se rendant à Badonviller, ce jour-là, par n'importe quel train.
Un train spécial quittant Badonviller à 6 heures 37 du soir permettra le retour après la représentation.
3 juin 1914
Tentative de parricide à Reclonviile
On transporte la victime à l'hôpital de Lunéville
LUNEVILLE, 1er juin. -- Lundi après-midi, le parquet de Lunéville était mandé d'urgence à Reclonville pour enquêter sur une tentative d'assassinat qui s'était déroulée dans les circonstances suivantes :
Le jour de la Pentecôte, un nommé Adolphe Pierson, perruquier, avait eu avec son père des démêlés, au sujet d'une question d'intérêts. Il parait que, journellement, en cette famille, on se chamaille, on se bat.
Le soir, Adolphe Pierson, furieux des injures de son père, qui est journalier et un ivrogne invétéré, se mit à le frapper. Quand le père Pierson fut hors de ses mains, il dit qu'il allait s'en aller à Ogéviller prévenir la gendarmerie par téléphone. Il revint deux heures après, narguant son fils.
Celui-ci, de plus en plus exaspéré, s'empara d'un revolver et, devant les invectives de son père, qui se trouvait devant sa grange, lui tira à bout portant un coup de son arme.
La balle atteignit à la tête le vieillard, qui tomba ; cela n'empêcha pas le fils de continuer à lui décharger son revolver trois ou quatre fois.
La gendarmerie de Blâmont, prévenue dans la nuit, arriva vers une heure du matin, arrêta le coupable, qu'elle interrogea. On ne put prévenir le procureur de la République que dans la matinée de lundi.
Le blessé a été transporté, dans la soirée, à l'hôpital de Lunéville ; son état est d'autant plus grave que Pierson est un alcoolique. Le meurtrier a été écroué à la maison d'arrêt de Lunéville.
Comme nous le disons en commençant, M. Couleru, procureur de la République, assisté de M. Le Cornée, juge d'instruction, a fait son enquête lundi .après-midi..
Comme il n'y avait à Blâmont presque plus personne, que tous s'étaient rendus à Pierre-Percée à la représentation des « Partisans du Donon », par la Société de préparation militaire, le parquet dut faire appel à un sous-officier en permission pour remplir le rôle de secrétaire.
4 juin 1914
Lunéville
Tribunal correctionnel. - Audience du mercredi 3 juin 1914.
[...] Le prix d'un canard. - Quinze jours d'emprisonnement par défaut à Albert Langolf, 25 ans, mouleur à Saint-Dié, pour avoir chapardé un canard à M. Hippolyte Thomas, propriétaire à Leintrey.

Le crime de Reclonville,- On a radiographie, mercredi matin, à l'hôpital, le nommé Pierson, sur lequel son fils Adolphe, coiffeur à Reclonville avait, dans une discussion d'intérêts, tiré quatre coups de revolver.
On essaiera d'extraire les projectiles qui sont presque tous logés dans la tête.
9 juin 1914
LA LORRAINE A PARIS
Le Salon des "Artistes Français"
[...] ARTS APPLIQUÉS [...]
[...] M. GOUDEAUX (Blâmont) : Une frise sur filament dont le motif est emprunté au pin ; la coloration verte relevée d'or et le cailloutis vibrant forment une décoration originale et plaisante
13 juin 1914
AVRICOURT
Coup de hache, - On a transporté vendredi matin, à l'hôpital de Lunéville, M. J.-B. Ferry, 47 ans, chef d'équipe, qui, la veille en cassant du bois, s'était donné un coup de hache sur la main gauche, dont les tendons furent sectionnés.
21 juin 1914
VEHO
Vol de billets de banque. - Pendant son absence, un malfaiteur inconnu s'est introduit chez Mme veuve Michel Luc et lui a soustrait dans son armoire deux billets de 100 francs.
26 juin 1914
ETAT CIVIL
Du 25 juin 1914
Publications de mariages [...]
Charles Pehée, manoeuvre, rue du Ruisseau, 109, et Louise-Marie-Berthe Jeantroux. domestique à Avricourt (Meurthe-et-Moselle).
28 juin 1914
BLAMONT
Concert, - Dimanche soir 28 juin, à 8 heures, il y aura concert, Grande-Rue, par la fanfare. Au programme : Vers la Frontière, pas redoublé ; La Pie Grièche, polka ; Dénié au Stand ; Rosée du Matin, valse ; Le Fardeau, pas redoublé.
1er juillet 1914
ETAT CIVIL
[...] Décès [...] Joseph-Théodule Jérôme, 79 ans, sans profession à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).
2 juillet 1914
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel. - Audience du mercredi 1er juillet 1014.
[...] La loi du 8 août 1893. - Cinq francs d'amende à M. Léon Frossard, 35 ans, ouvrier électricien à Blâmont, pour n'avoir pas fait apposer le visa réglementaire sur son carnet d'étranger.
10 juillet 1914
Les Saint-Cyriens à Avricourt. - Comme l'an dernier, les élèves de l'école de Saint-Cyr, venant de Gérardmer, ont passé mercredi matin, par Lunéville, allant à Avricourt où, d'Igney, on leur a montré la gare de Deutsch-Avricourt.
18 juillet 1914
TRANSPORTS.
Chemins de fer départementaux de l'Aube. - L'exploitation de la ligne Lunéville à Blâmont, avec embranchement d'Herbéviller à Badonviller, donne des résultats satisfaisants.
Voici les chiffres de 1913 comparés aux précédents :
Recettes. Fr. 152 668 (144.810)
Dépenses 129.927 (122.102)
La Société a signé avec le département de Meurthe-et-Moselle une convention relative à l'exploitation du chemin de fer Lunéville-Einville, une fois opéré le rachat de celui-ci.
En outre, elle étudie le prolongement de sa ligne Herbéviller-Badonviller sur Cirey, avec embranchement dans le massif forestier de la haute vallée de la Vezouze.
22 juillet 1914
LUNEVILLE
L'Avant-Garde, - Dimanche dernier, la société de préparation militaire l'Avant-Garde a fait un pèlerinage patriotique à la frontière. Partis de Blâmont ou les avait conduit le L.B.B., les jeunes gens ont allègrement accompli, malgré la chaleur, le chemin qui mène à Igney-Avricourt. Sur la côte d'Igney, face à la frontière, devant les bois de Contrexange et le village annexé de Réchicourt, le capitaine Poncelet, président, prononça une courte allocution que les futurs soldats écoutèrent avec recueillement :
« Nous avons tenu, dit-il, au cours de notre promenade, à vous amener ici à cette frontière mutilée, pour bien la graver dans vos coeurs, afin que vous l'ayez toujours présente à l'esprit et sans défaillance jusqu'au jour où la Patrie ayant besoin de vous pour la défendre, vous marchiez tous au cri de : « Vive la France », en présentant la poitrine à l'étranger, qui, en face, nous guette et nous menace ».
De retour à Blâmont après un substantiel repas pris à l'hôtel Cuny, l'Avant-Garde s'est rendue au stand de la société de tir et de préparation militaire. Cordialement accueillis par le docteur Hanriot, le dévoué président, et les jeunes gens de la société, les élèves de l'Avant-Garde n'ont pas tardé à fraterniser avec leurs camarades. Exercices de gymnastique et de tir ont permis à chacun de montrer son adresse et son entraînement.
Le succès de cette sortie et la bonne tenue des jeunes gens de l'Avant-Garde qui fut fort remarquée à Blâmont et à Igney doivent engager les organisateurs a projeter pour la saison prochaine d'autres excursions de ce genre.
23 juillet 1914
BLAMONT-CIREY
Succès de la P. M. - Le société de tir et de P. M. de Blâmont-Cirey a présenté 8 candidats à l'examen du brevet d'aptitude militaire. 7 ont été reçus. Voici leurs noms : Mayeur Félicien, de Igney ; Thomas Paul, de Blâmont ; Limpas Georges, de Gogney ; Nordon Robert, de Blâmont ; Mustchler, d'Emberménil ; Fourmann Paul, de Domèvre ; Martin Camille, de Val-et-Châtillon.
25 juillet 1914
La ville de Blâmont
demande un Secrétaire de mairie. Pour tous renseignements, s'adresser à la mairie.
2 août 1914
AVRICOURT
Déserteur allemand, - Mardi dernier, en face de la douane allemande, près de la gare de Deutsch-Avricourt, au barrage formé par des uhlans, un de ceux-ci a faussé compagnie à ses camarades et une fois en France a déclaré vouloir y rester.
On l'a dirigé sur le bureau de recrutement de Nancy. {
EMBERMENIL
Malfaisant personnage. - Un individu encore inconnu a, dans la nuit du 24 au 25 juillet, donné deux coups de couteau graves à un cheval de M. Stein, propriétaire à la ferme de Mont-Laval, près d'Emberménil.
M. Stein soupçonne un de ses anciens domestiques de cet acte de vengeance.
7 août 1914
A Blâmont un sous-officier français a été achevé par les Allemands. (Officiel.)
12 août 1914
Dans la région de Blâmont
Paris, 11 août, 1 h. 52.
(Visé et communiqué.)
Dans la région de Blâmont, une tentative a été faite sur Ogéviller et Hablainville. Elle a échoué grâce à l'appui du canon du fort de Manonviller.
14 août 1914
Le maire d'Igney fusillé
Nancy, 13 août, 14 heures.
Dans tous les engagements de cette semaine, les Allemands ont usé de procédés barbares, otages fusilles contre tout droit, violences exercées sur la population civile, incendies, etc. Ils ont arrêté à son domicile privé le maire d'igney, sous prétexte que la population de ce village aurait favorisé la fuite d'un prisonnier, et ils l'ont fusillé. (Officiel)
17 août 1914
Une affaire importante a été engagée dans la région de Blâmont-Cirey-Avricourt où nos troupes avaient devant elles un des corps d'armée bavarois. Les villages de Blâmont, Cirey et les hauteurs au-delà ont été brillamment enlevés. Actuellement les colonnes allemandes se replient, laissant des morts, des blessés et des prisonniers.
18 août 1914
La sauvagerie allemande
Signions de nouveaux actes de sauvagerie commis par les troupes allemandes à Blâmont, ce village dont les Allemands viennent d'être chassés par nos troupes. Ils ont, sans aucune raison et sans avoir été provoqués, mis à mort trois personnes, dont une jeune fille et un vieillard de 86 ans, M. Barthelemy, ancien maire de Blâmont. (Officiel.)
19 août 1914
A BLAMONT
A Blâmont, les misérables brutes teutonnes ont assassiné aussi plusieurs personnes, ont pillé et saccage plusieurs maisons, entre autres la grande chocolaterie appartenant à M. Burrus, sujet suisse.
Quand ils durent quitter Blâmont et se replier, ils emmenèrent douze otages dont le curé et le buraliste.
Ils les conduisirent auparavant â la place où le pauvre M. Louis Foëll venait d'être fusillé et, leur montrant la cervelle épandue sur les pavés sanglants, les menacèrent du même sort.
L'un des otages, M. Colin, professeur de sciences au lycée Louis-le-Grand à Paris, et en villégiature familiale, à Blâmont, fut emmené en chemise, pied nus. Indigné par les brutalités qu'il voyait commettre sur des enfants - sa propre fille, reçut un coup de crosse en pleine figure - M.. Colin s'adressant à un jeune lieutenant lui crie : « Mais vous n'avez donc pas de. mère ! » Et l'émule de Forstner de répondre textuellement ces paroles caractéristiques de la mentalité d'une race : « Ma. mère n'a pas fait de cochon comme toi ! »
Les otages de Blâmont emmenés jusqu'à Cogney, enfermés dans l'église de cette commune de 6 heures du soir à 7 heures du matin, ont pu retourner â Blâmont.
Chez toutes ces populations lorraines, tragiquement éprouvées, aucun abattemment, aucune défaillance.
Un sentiment domine les chagrins intimes les plus cruels : « La France va vaincre ! »
Ceux-ci ont perdu leur récoltes ; ceux-là ont vu leur maison saccagée ; les uns ont vu les barbares incendier leur demeures ; d'autres ont vu fusiller. Beaucoup ont été menacés, insultés, frappés, blessés. Quelques-uns ont connu en même temps toutes ces épreuves. Aucun ne baisse la tête. Les yeux ont des flammes, non des larmes.
Oui, il y a en eux et autour d'eux des ruines. Mais au-dessus de toutes ces ruines s'élève, rayonnante de force, de gloire, de beauté, l'image sainte de la patrie triomphante.
22 août 1914
Femmes de France
L'Union des Femmes de France possédait, à Cirey et à Blâmont, des hôpitaux en voie d'organisation. M. Lespine, délégué régional, a pu les visiter, accompagné de M. Breittmayer, envoyé du siège central de Paris, apportant du matériel de pansement et des instruments, en même temps que deux médecins désignés par le service de santé à la demande de M. le préfet.
Ces hôpitaux se sont organisés et ont pu fonctionner. A Blâmont, Mme Florentin et ses collaboratrices ont pu hospitaliser plus de 150 malades et blessés et cette femme au grand coeur soignait des Allemands tandis que son mari, adjoint au maire, et pour lequel d'ailleurs elle trouvait le temps d'intercéder, était retenu comme otage et à la veille d'être fusillé.
A Cirey, une autre femme admirable Mme Mazerand, aidée de ses concitoyennes, recevait de 3 à 400 blessés dans son hôpital criblé de balles allemandes, et sous le commandement de majors allemands qui s'étaient emparés de la direction.
Tout cela, à Blâmont et à Cirev, au milieu des fusillades éclatant dans les rues.
A Badonviller, aidée par les dévoués brancardiers, l'Union des femmes de France put, grâce principalement à Mme Fenal, aux religieuses de la Doctrine chrétienne, au docteur Bauquel, à sa fille, improviser un hôpital et des secours et recevoir de 6 à 700 personnes,
Cette attitude de nobles françaises, attitude au-dessus de tout éloge, réconforte quand on passe au milieu de toutes ces ruines, de ces villages sauvagement incendiés, de ces églises démolies par l'ennemi.
Aussi, le délégué régional de l'Union prie-t-il la presse de bien vouloir, en insérant cette note, y joindre l'expression publique de sa respectueuse admiration qui sera, croit-il, le sentiment de toute notre- population.
23 août 1914
Union des Femmes de France
Cirey-Blâmont
Comme suite à notre précédent article concernant les ambulances de Cirey, Blâmont et Badonviller, ajoutons que, sur la demande des médecins-majors envoyés par le service de santé, l'Union des femmes de France va procéder à une nouvelle expédition de matériel.
C'est M. Croctaine qui veut bien se charger de faire ce transport, dans sa voiture automobile, comme ii avait bien voulu la première fois conduire les deux médecins.
Le délégué régional de l'Union des femmes de France tient d'autant plus à l'en remercier, que M. Croctaine étant automobiliste de la Société de secours aux blessés ; il prouve une fois de plus la bonne harmonie et l'excellente entente existant entre les deux oeuvres.
24 septembre 1914
En Lorraine, il [l'ennemi] a de nouveau franchi la frontière, avec une série de petites colonnes. Il a réoccupé Domèvre, au sud de Blâmont.
25 septembre 1914
- M. SAILLET, sous-brigadier des douanes à Ignv-Avricourt (M.-et M.), informe sa famille qu'il réside à Lormont, près Bordeaux (Gironde) et serait reconnaissant aux personnes qui connaissent Madame SAILLET de l'en informer.
- M. Verrel, 6e régiment d'artillerie à pied, 23e batterie, serait bien reconnaissant à la personne qui lui donnerait des nouvelles de Mme Verrel, de Blâmont
28 septembre 1914
M. J. Conrad, 41e territorial, 5e compagnie, demande des nouvelles de Mme J. Conrad, de Blâmont
4 octobre 1914
- La famille Susset, de Nonhigny, réfugiée à Fontaine-Française (Côte-d'Or), demande où se trouve son jeune fils Pierre.

Personnes pouvant donner renseignements sur famille Schnorr, de Blâmont. Ecrire à Mme Gauthier, à Mirecourt (Vosges).
6 octobre 1914
- M. Gaudrey Charles, 41e territorial, demande nouvelles de sa femme à Petitmont (canton de Cirey-sur-Vezouse), et de ses parents, à Blâmont
10 octobre 1914
Mme Charles PETIT, Blâmont, réfugiée rue 4-Eglises, 73, recherche son mari.
23 octobre 1914
[...] Vendredi 7 août. - [...] A 11 heures et demie, canon vers Manonviller. A 3 heures, la poste annonce que huit cavaliers allemands ont été tués devant le bureau de poste de Blâmont et un fait prisonnier.
- Mme Héchinger, 11. rue Sainte-Geneviève, Villers-Nancy, désire avoir nouvelles de Mme Baré, de sa fille et de la famille Nicolas, de Frémonville, près Blâmont.
24 octobre 1914
Lors de la mobilisation, mon fils faisant partie de la réserve de l'armée active ayant reçu l'ordre d'appel pour se rendre au 31e dragons, est parti le samedi 1er août. Avant été forcée d'évacuer Avricourt, notre village, je ne sais donc pas son escadron, n'ayant pas reçu de lettre. Ensuite j'ai appris qu'il avait été vu à Avricourt avec les ravitaillements ; comme il ne sait pas où je suis et moi ne sachant pas son escadron, comment dois-je faire pour que mes lettres lui arrivent et lui envoyer de l'argent ?
R. - Ecrivez à votre fils au 31e dragons en adressant votre lettre à la ville où est le dépôt du régiment. Vous la trouverez sur l'affiche qui se trouve dans les bureaux de poste.

Mme Louis Mathieu, Tomblaine, demande nouvelles de frère et famille, boulanger à Frémonville, par Blâmont.
31 octobre 1914
Une lettre cTIngolstadt
Nouvelles de divers otages de Meurthe-et-Moselle
M. le Préfet de Meurthe-et-Moselle vient de recevoir la lettre suivante qu'il s'empresse de porter à la connaissance des familles et amis de nos concitoyens disparus :
Ingolstadt (Bavière).
Fort von der Tann, le 11 octobre 1914.
A M. le Préfet de Meurthe-et-Moselle.
Monsieur le Préfet,
Les fonctionnaires ci-après désignés, ainsi qu'un certain nombre de citoyens français de Meurthe-et-Moselle et des Vosges, tous libérés du service militaire, viennent vous exposer qu'entre les 23 août et 12 septembre derniers, ils ont été arrêtés chez eux par les troupes allemandes (au titre d'otages sans doute), puisqu'aucun motif belliqueux ne peut leur être reproché et qu'en ce moment ils sont considérés comme prisonniers de guerre dans le fort sus-indiqué.
A l'heure actuelle, leur présence étant plus que jamais nécessaire dans leurs communes respectives ou au milieu de leurs foyers, ils viennent, Monsieur le Préfet, vous prier de vouloir bien transmettre la présente revêtue de votre appui, aux autorités compétentes, en vue d'un prompt élargissement, si possible.
Et ils ont l'honneur d'être, Monsieur le Préfet, vos obligés serviteurs.
Les délégués :
ROZE,
Maire de Moyen.
LECOMTE,
Instituteur à Chenevlères.
ROUSSELET,
Chef de poste de désinfection de Longwy.
Fonctionnaires :
MM. Adam, maire de Fréménil ; Alison, maire d'Emberménil ; Carrière, maire de Bénaménil ; Clochette, adjoint au maire de Flin ; Colette, maire de Domptail (Vosges) ; Dort,, maire de Buriville ; Gallois, maire de Leintrey ; Gérardin, maire de Chenevières ; Grangé, maire de Domjevin; Hannezo, maire de Xousse ; Jeannin, adjoint au maire de Verdenal ; Lhôte, conseiller municipal de Baccarat ; Midon, maire de Lamath ; Munier, maire de Vého; Pochet malre de Flin ; Pierson, adjoint au maire de Laneuveville-aus-Bois ; Rose, maire de Moyen ; Stourm, maire de Manonviller ; Thouvenin, maire de Vathiménil ; Vautrin, maire de Xures ; Virion, maire de Nossoncourt (Vosges) ; Grandclaude, instituteur de Leintrey ; Jespérier instituteur d'Arracourt ; Lecomte, instituteur de Chenevières ; Mathieu, instltueur de Laneuveville-aux-Bois ; Virion, instituteur de Manonviller ; Rousselet Ch., chef de poste de désinfection de Longwy ; Rousselet Aug., aide de poste de désinfection de Longwy.
1er novembre 1914
M- Eugène Hognon. soldat G. V. C., poste 17, 42e territorial, demande des nouvelles de sa femme et de ses trois enfants qui doivent être à Verdenal, près Blâmont.
4 novembre 1914
Mme veuve Busbacher, Chemin des Sables à Nancy, demande des nouvelles de son frère, M. Barat, de Leintrey.
5 novembre 1914
Mme Belin, faubourg des Trois-Maisons, 1, à Nancy, désire nouvelles de sa soeur. Mme Ruberte, et de ses enfants, de Blâmont.
9 novembre 1914
Mme Chrétiennot, 8, rue Villebois-Mareuil, à Lyon, serait reconnaissante à personne pouvant lui donner nouvelles du capitaine Paul Chrétiennot, commandant le 6e groupe cycliste n° 13, blessé et évacué Blâmont 21 août.
11 novembre 1914
La vengeance des Barbares
Voici un crime de plus à ajouter à la longue liste des sanglante méfaits allemands en Lorraine.
La scène se passe à Emberménil et a été j racontée, hier, à Nancy par d'honorables habitants du canton de Blâmont :
L'autre jour, un détachement allemand faisait irruption dans Emberménil ; un officier, avisant une femme, lui demandait si elle savait où étaient les Français.
La femme répondit qu'elle l'ignorait et rentra chez elle.
Or, presque au même moment, des fantassins français, arrivés par l'autre bout du village, ouvraient un feu nourri sur les Allemands, qui perdaient plus de 200 hommes.
Le lendemain même du combat, les Français ayant quitté le village, une patrouille allemande y entrait.
Celui qui la commandait dirigea tout droit ses hommes vers l'habitation de la femme qui avait refusé de renseigner l'ennemi la veille, et la faisait immédiatement fusiller.
Pour corser la vengeance, on joignait à la pauvre mère, son fils, âgé de 17 ans, qui tombait avec elle sous les balles prussiennes.
Ce bel exploit accompli, les Allemands s'en retournèrent.
12 novembre 1914
Mme Joséphine Bigel-, 27, rue Sainte-Marie, Nancy, demande des nouvelles de Mme Ackermann, d'Amenoncourt, évacuée depuis le 22 août.
21 novembre 1914
Je suis mobilisé, je n'ai aucune nouvelle de ma femme et de mes enfants habitant Blâmont. Quels moyens dois-je employer pour avoir de leurs nouvelles ?
R. - Adressez-vous à M. le préfet de Meurthe-et-Moselle.
27 novembre 1914
Les atrocités de Blâmont
Le Petit Journal a publié le carnet de route d'un briscard, rengagé pour la durée de ia guerre, dans les chasseurs à pied.
Le 13 août, notre chasseur est à Blâmont, où les Allemands l'ont, hélas ! précédé, laissant partout les traces monstrueuses de leur passage. Il écrit :
« Le soir de mon arrivée, je rencontre un des habitants de Blâmont, M. Cuny, dont la fille, âgée de 17 ans, a été fusillée par les uhlans, à la lisière d'un bois. Les yeux embrumés de larmes, il nous raconte l'affaire. ;
« Voyez, mes enfants, ma pauvre Marguerite était là, en face ; elle portait un corsage blanc. Les uhians sont venus sur la gauche ; ils l'ont prise, et, après l'avoir attachée solidement à un arbre, ils l'ont tuée d'un coup de revolver en pleine poitrine !.. La tète de ma pauvre petite s'est inclinée, très pâle ; une mousse sanglante apparut à ses lèvres, et ce fut tout... tout...
« Vos camarades du.. 6 chasseurs n'ont heureusement pas tardé à la venger. Ils sont survenus sur ces entrefaites, ils ont ouvert le feu et ont « zigouillé » tous les « Alboches »...
« Marguerite Cuny ne fut pas la seule Victime des bandits, qui fusillèrent encore un pauvre vieux de 70 ans, M. Barthélémy et emmenèrent comme otage le maire de Blâmont, M. Bentz. »
7 décembre 1914
M. G. Hannezo, brigadier au 6e régiment d'artillerie de forteresse, 4e batterie, Toul, serait reconnaissant à personne pouvant donner renseignements sur famille Beaudoin-Brogard, pâtissier à Blâmont
11 décembre 1914
Le commandant Hertz
A Clermont-Ferrand, en la basilique de Notre-Dame-du-Port, un office a été célébré pour le repos de l'âme du commandant Hertz, du 10e d'infanterie, tombé au champ d'honneur, le 20 août, près de Sarrebourg. Pendant de longues semaines, la famille du commandant Hertz avait été dans l'angoisse, ne sachant pas ce qu'était devenu le vaillant officier, qui avait été porté comme disparu. Mais des renseignements précis sont enfin venus qui ont enlevé aux siens toute espérance.
Le commandant Hertz, tombé en terre lorraine, était lui-même d'origine lorraine. Il était né a Blâxnont (Meurthe-et-Moselle). Avant la marche sur Sarrebourg, son régiment avait traversé Blâmont, qui n'est qu'à quelques kilomètres de la frontière. On devine l'accueil qui lui fut fait par ses parents et ses amis. Le lendemain, le commandant Hertz entrait sur cette terre annexée qu'il allait conquérir ; il devait y trouver la mort. Il n'avait que 48 ans.
A sa sortie de Saint-Cyr, le commandant Hertz avait été incorporé dans les chasseurs alpins. Il avait tenu garnison à Baccarat et à Albertville. Mais la santé de ses enfants l'obligea à chercher un climat moins vif. Il fut alors versé dans l'infanterie et envoyé à Perpignan. Il était à Clermont-Ferrand, au 16e d'infanterie, depuis un an, quand la guerre éclata.
Le commandant Hertz était un officier d'élite, très apprécié de ses chefs, très aimé de ses soldats. Tous ses grades, il les a obtenus au choix.
II dort maintenant en Lorraine, avec ses compagnons d'armes, à l'entrée du village de Bruderdorf, près de Sarrebourg, dans cette terre qui, grâce au dévouement de tous ces héros, est déjà française.
Mme Hertz, la courageuse compagne du vaillant officier, est d'origine lorraine, elle est née à Nancy. Nous lui offrons, ainsi qu'à ses enfants et à tous les siens, nos bien vives condoléances.
16 décembre 1914
BLAMONT
Une personne revenue de Blâmont depuis le 1er décembre, affirme que cette ville fut brumée en partie et entièrement pillée, même au milieu de la nuit. La chocolaterie Burrus est détruite ; les uhlans ont fusillé une jeune fille de 17 ans, Mlle marguerite Cuny : un vieillard de 70 ans, M. Barthélémy ; M. Fouel, qui tenait le café du commerce.
Des patrouilles allemandes ont été signalées aux environs de la ville avant la déclaration de guerre.
24 décembre 1914
Retour de Prisonniers
Mardi, à 5 heures du soir, MM. Auguste Maire, maire d'Arracourt ; Joseph Bourdon, de Laneuveville-aux-Bois ; Jules Antoine, d'Arracourt ; Dime, adjoint, d'Emberménil ;Dumont, Camille Bontemps, de
Bey ; Florentin, d'Arraye-et-Han ; Moitrier, de Pont-à-Mousson ; Hostier, maire d'Homécourt, qui depuis le début de la guerre étaient prisonniers des Allemands et internés à la citadelle Eyrensheisten, près de Coblentz, sont arrivés à Nancy, après un long et fatigant voyage.
Ces neuf Français furent ramenés de leur lieu d'internement à Dieuze, qu'ils quittèrent mardi matin, à 3 heures. Ils furent dirigés vers la Suisse, qu'ils durent traverser avant de rentrer en France.
Aux quelques personnes avec lesquelles ils se sont entretenus, ils ont déclaré que pendant quelque temps il y eut plus de trois cents Français civils internés à Ehrenheisten. Parmi eux se trouvaient de nombreux Lorrains des pays annexés, dont les deux frères Samain.
Peu à peu les Allemands délivrèrent une partie des internés ; au moment du départ de nos compatriotes, à peine cent Français étaient encore dans la forteresse,
29 décembre 1914
je suis de la commune de Barbas, canton de Blâmont, etc.
R. - Nous sommes au regret de ne pouvoir vous renseigner.
 

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