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La Semaine Religieuse, historique et littéraire de la Lorraine
Ed. Nancy

- 1884 -


2 mars 1884 - n° 9 - p. 169
DIOCÈSE.- ACTES OFFICIELS
Par décision de Monseigneur l'Evêque, ont été nommés :
Curé de Bertrichamps, M. l'abbé BABON précédemment curé d'Autrepierre ;
Curé d'Autrepierre, M. L'abbé MANGIN, précédemment curé de Saint-Germain.


13 avril 1884 - n° 15 - p. 291
M. l'abbé. J.P. Gondrexon.
M. Gondrexon, chanoine honoraire, Supérieur des Frères de la doctrine chrétienne et curé d'Ognéville est pieusement décédé, samedi à 7 heures du matin, à l'âge de 73 ans.
Depuis bientôt six mois, M. Gondrexon était menacé du coup qui vient de le frapper. Pendant quelques jours, le mal dont il était atteint, et qui ne pardonne guère lui laissa quelque relâche, mais il le reprit avec plus de violence mercredi. L'état du malade devint tout-à-coup inquiétant. Le jeudi il ne pouvait plus dire la messe. Dans la nuit de vendredi à samedi, il demandait et recevait avec la résignation la plus édifiante- les derniers sacrements. Quelques heures après il s'endormait paisiblement dans le Seigneur.
Les obsèques du vénérable Supérieur ont eu lieu lundi. Quarante prêtres environ étaient venus rendre les derniers devoirs à celui qui les avait tant de fois accueillis avec une bonté et une simplicité toute patriarcale. Une députation des Frères de la Doctrine chrétienne réprésentait la Congrégation religieuse à laquelle il avait consacré la plus grande partie de sa vie. Toute la population d'Ogneville entourait le cercueil du bon curé dont les funérailles offraient le spectacle d'un véritable triomphe. M. Gondrexon méritait tous ces honneurs. Comme la fait remarquer, dans une allocution touchante, M. le doyen de Vézelise, depuis son ordination, 1836, jusqu'à sa dernière heure, M. Gondrexon, a été partout et toujours un modèle de foi vive, de charité généreuse, de zèle ardent. Le travail ordinaire du prêtre ne suffisait pas à son activité. Pendant neuf ans, il exerça en même temps les fonctions de vicaire à la paroisse et de professeur au collège de Blâmont. En 1848, il était curé de Repaix, sans cesser d'être professeur. Lorsqu'il devint curé d'Ogneville, il prit la direction des Frères de Vézelise. La manière dont il remplit cette nouvelle charge lui fit bientôt offrir le titre de Supérieur ecclésiastique de la Congrégation. Peu de temps après, il était nommé Chanoine honoraire
de la Cathédrale.
Dans ces différents postes, M. Gondrexon, s'est surtout distingué par l'intrépidité de son zèle. L'instruction des enfants était une de ses plus constantes préoccupations. Depuis qu'il n'est plus permis de parler religion à l'école, il les réunissait tous les jours, à la sacristie, et, pendant une heure, avant d'offrir le saint sacrifice de la Messe, il leur faisait le catéchisme. Jamais, ni la fatigue, ni la mauvaise saison ne lui firent abandonner cette oeuvre à laquelle il attachait une importance capitale.
Après les enfants de la paroisse, les bons Frères étaient l'objet de sa vive sollicitude. Il aimait à se trouver au milieu d'eux, à leur prêcher par son exemple et par sa parole vibrante, énergique, l'obéissance, la piété, le dévouement et toutes les vertus religieuses. Ce ne fut point sans une profonde tristesse qu'il les vit quitter Vézelise et aller s'établir au Montet. Cette séparation laissa dans son coeur une blessure qui ébranla fortement sa brillante santé. Il essaya de trouver une distraction à sa peine, en fondant une oeuvre dont il avait souvent remarqué l'utilité. A la vue des nombreux domestiques qui trop souvent apportent dans les campagnes les vices et les habitudes les plus funestes, il lui vint en pensée de créer un orphelinat agricole, où se formeraient, pour le service des cultivateurs, des jeunes gens dociles, laborieux, honnêtes et pieux. L'entreprise dépassait ses forces; elle ne réussit pas. Ce fut une nouvelle épine qui lui déchira le coeur.
Son ministère pastoral, toujours inspiré par un zèle plein d'ardeur, ne lui procura pas non plus toutes les consolations qu'il méritait et que lui réservait sans doute le Seigneur dans un monde meilleur. Il est d'ailleurs si difficile de combattre les passions, de s'attaquer aux vices sans être exposé à de cruelles représailles! Mais qu'importe la malice des hommes à qui fait son devoir, consciencieusement, religieusement et pour Dieu? C'est ainsi que le fit toujours le vénérable curé d'Ognéville. Aujourd'hui sans doute, il en est largement récompensé.
M. Gondrexon était membre de l'Association des prières.


10 août 1884 - n° 32 - p. 637
L'abbé Mézin.
[...]
Le 26 août 1782, mourait à Nancy Charles Granjean, curé d'Amance et doyen rural de Port. Le bénéfice d'Amance voyait ses revenus monter à 4,790 livres et tenait, à ce point de vue, le cinquième rang parmi les cures du diocèse. Le titulaire devait en être désigné par le concours, car il l'avait été quatre fois de cette manière dans les deux siècles précédents, L'abbé Mézin se présenta donc, le 9 octobre, au nombre des concurrents, et fut nommé par l'Évêque de Nancy à la cure vacante: ses bulles furent aussitôt demandées à Rome, Mais l'abbesse de Sainte-Glossinde de Metz, Mme. de Choiseul, se réclama du droit de patronage et nomma, à son tour, le fils d'un fermier de l'abbaye, alors vicaire-résidant à Pettoncourt; un procès devait suivre le conflit. Les consultations faites à Nancy et à Paris étaient favorables à l'abbé Mézin, mais le timide et pacifique prétendant renonça à la lutte et résigna ses droits en faveur de l'abbé Jean-François Régnier, natif de Blâmont, prêtre de 1775, d'abord vicaire commensal à Vacqueville et à Charmes-sur-Moselle, puis avocat au Parlement, et enfin vicaire à la paroisse Saint-Sébastien de Nancy, Quinze jours ne s'étaient pas écoulés que Mme de Choiseul abandonnait la compétition et que l'abbé Régnier restait en pleine et tranquille possession de la cure d'Amance. [...]


30 novembre 1884 - n° 48 - p. 1945
DIOCÈSE. - Nouvelles religieuses
Prédicateurs de l'Avent
On été désignés pour prêcher, à la Cathédrale, les sermons de l'Avent fondés par le vénérable M. Michel :
MM [...] LEFEBVRE, curé d'Ancerviller

 

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