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Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

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Janvier 1814 - Les cosaques à Blâmont

En janvier 1814, le Comte Pavel Petrovitch Pahlen (1775-1835) est major général de l'armée russe. Il commande la cavalerie à l'avant garde du VIème corps d'armée russe (sous les ordres du général russe Ludwig Adolph Peter Wittgenstein, Pyotr Khristianovich Vitgenshtein), qui au commencement de la campagne de France, entre en masse à Blâmont le 19 janvier. On peut cependant supposer qu'entre l'entrée du Vème corps à Lunéville le 14 janvier, et ce 19 janvier, diverses patrouilles de jonctions entre les Vème et VIème corps d'armées russes ont parcouru la région.


La campagne de 1814
D'après les documents des Archives impériales et royales de la guerre à Vienne
LA CAVALERIE DES ARMÉES ALLIÉES PENDANT LA CAMPAGNE DE 1814
Par le Commandant WEIL - TOME PREMIER
PARIS - LIBRAIRIE MILITAIRE DE L. BAUDOIN - 1891


Prise de Blâmont. Pour la journée du 25 décembre [1813], on n'a guère à signaler que la prise du château de Blâmont, contre lequel Wrède avait envoyé le capitaine d'état-major von Heideck, avec une compagnie d'infanterie et un peloton du 4e régiment de chevau-légers. L'officier bavarois trouvant le pont-levis abaissé, pénétra au galop dans l'intérieur du château-fort pendant que son infanterie se déployait ; il fit prisonniers les quelques hommes dont se composait la garnison.

NDLR : cette information est partiellement erronée par la présence de l'accent circonflexe sur Blâmont. En effet, il ne s'agit pas de Blâmont, en Meurthe-et-Moselle, où ne subsistent que des ruines de château, sans pont-levis et sans garnison, mais de Blamont, dans le Doubs.

A l'inverse :


[13 janvier]. - Causes du mouvement rétrograde de Victor. Enfin, s'il fallait en croire les documents allemands, ce serait la présence de Pahlen qui aurait motivé le mouvement rétrograde de Victor. Pahlen aurait, en effet, enlevé le 12 un courrier envoyé au duc de Bellune et lui apportant l'ordre de se reporter sur Épinal. Victor, ne recevant pas d'instructions, repoussé sur son front, menacé sur sa droite, se serait pour cette raison retiré sur Lunéville. Nous croyons (1), au contraire, que le maréchal hésitait à abandonner la défense des Vosges et qu'il ne se décida à la retraite qu'après avoir reçu du maréchal Ney avis de l'arrivée de l'avant-garde de l'armée de Silésie à Château-Salins, où elle entra le 13. Craignant d'être complètement coupé de sa ligne de retraite et de perdre la communication avec Toul, Victor n'avait plus désormais qu'un parti à prendre, celui de se replier par Nancy et Toul, et de chercher à opérer sa jonction avec Ney et Marmont. (2)
On trouve à ce propos dans la biographie de Wrède une assertion qu'il nous parait impossible d'accepter. Questionné par le maire de Lunéville sur les mesures qu'il comptait prendre pour assurer l'évacuation des blessés, le maréchal Victor aurait répondu « C'est égal qu'ils soient pris ici ou ailleurs, nous finirons par l'être tous » (3). Un pareil propos n'est pas admissible de la part du maréchal duc de Bellune.

Nouvelles de Blücher. - Le VIe corps reçoit l'ordre de se porter sur Nancy. Le 13, dès que l'on eut reçu au quartier général de Schwarzenberg l'avis de Blücher annonçant pour ce jour même son arrivée probable a hauteur de Metz, on donna, enfin, à Wittgenstein l'ordre de se porter vers Nancy pour combler au plus vite le vide existant entre la droite de la grande armée et la gauche de Blücher; on lui recommandait toutefois de laisser suffisamment de monde devant Strasbourg.

Mouvements du Ve corps. - Wrède, n'ayant plus rien devant lui, s'étendit sans peine dans les plaines de Lorraine entre Rambervillers et Saint-Dié, et son avant-garde, sous le général Habermann, poussa en avant par les routes de Lunéville et de Nancy, afin de faciliter la marche de Blücher. Wrède, dont le gros va, d'ailleurs, rester dans ces parages, envoya encore le 13 un bataillon et deux escadrons de la division Rechberg occuper Épinal que les Wurtembergeois avaient quitté le même jour pour se porter par Bains vers Jussey et Langres.

(1) Pour réfuter cette opinion, il suffira de citer ici les ordres donnés par Victor : « L'avant-garde, sous les ordres de Duhesme, qui serait compromise à Saint-Michel si les Alliés marchaient en force de Bruyères sur Rambervillers, se retirera le 12, deux heures avant le jour sur Jeanménil, où le général établira quatre bataillons et une batterie. Un bataillon restera en avant de Jeanménil, trois escadrons éclaireront la route de Saint-Dié. Les gardes d'honneur, moins 200 chevaux qu'on laissera à Bertrichamps, le reste de la division Piré, une division de dragons et une batterie occuperont Grandvillers, Gugnécourt, Girecourt, Dompierre, Sercoeur, Padoux, Destord, Sainte-Hélène et Vomécourt. » (Victor à Grouchy, Archives de la Guerre.) Le 12, à trois heures, comme le général Dejean le faisait savoir au major général, l'infanterie du 2e corps occupait Xermaménil, Gerbéviller et Magnières; la cavalerie était aux environs de Roville, et la division de cavalerie légère de Piré avec un régiment d'infanterie, à Baccarat.
Enfin, Victor envoyait à ce moment de Roville l'ordre à tout son monde de se mettre en marche le 13 à quatre heures du matin sur Saint-Nicolas en passant par Lunéville. (Archives de la Guerre)
Pour le 13, ordre à la division de France, qui est encore à Dombasle, d'accélérer son mouvement de retraite, parce qu'on a reçu avis d'une marche rapide de l'ennemi sur Nancy, Toul, Gondrecourt et Joinville.
Pour le 14, l'ennemi est à Nancy, on continuera le mouvement sur Toul. (Mémoires de Grouchy.)

(2) « Comme l'ennemi n'est pas arrivé à Flavigny, écrivait Victor à Grouchy, de Saint-Nicolas, le 13 janvier, les troupes du 2e corps et du 5e corps de cavalerie s'établiront pour passer la nuit la cavalerie légère de Piré à Saint- Hilaire et Lupcourt, ayant des postes sur Flavigny et Richardménil; les deux divisions de dragons s'arrêteront à Dombasle, les gardes d'honneur à Lunéville, s'éclairant sur Blamont, Baccarat et Rambervillers; la 3e division d'infanterie à Varangeville, la 2e à Saint-Nicolas, la 1re à la Neuville. Toutes les troupes se mettront en marche le 14 à cinq heures du matin, se rendant à Toul par Nancy. » Il ajoutait en post-scriptum « L'ennemi parait manoeuvrer sur Toul. » (Archives du Dépôt de la Guerre.)

(3) HEILMANN, Feld-Marschall Fürst Wrède, p. 317.


NDLR : cette fois-ci dans la citation du Général Victor en note 2, il manque l'accent circonflexe, puisqu'il s'agit bien de Blâmont (54).


14 janvier. - Occupation de Lunéville par la cavalerie du Ve corps. La journée du 14 présente les mêmes caractères que les précédentes. Du côté du Ve corps, tout se borne à l'occupation de Lunéville par deux escadrons de hussards, à l'envoi à Schwarzenberg d'une dépêche de Wrède lui confirmant le départ de Lunéville de Victor et l'informant que le maréchal a pris la route qui va de Nancy à Langres ou de Toul à Paris. Le gros du Ve corps fait halte sur les points qu'il occupait entre Rambervillers et Saint-Dié. Les divisions autrichiennes de Wrède profitent de cette halte pour se rapprocher du premier de ces deux points.


15 janvier. - Cavalerie du VIe corps à Sarrebourg. - Wittgenstein. en effet, continuait à se laisser arrêter comme à plaisir par les quelques éclopés qui défendaient Phalsbourg, Bitche et les petites places de la Petite-Pierre et de Lichtenberg, qu'il aurait pu, sans le moindre danger, laisser derrière lui en se contentant de les faire observer. En agissant de la sorte, il lui eût été, dès le 5 ou le 6 janvier, possible de porter Pahlen en avant. Il pouvait le, faire d'autant plus résolument, à partir du 15, que le détachement du général Seslavin arriva ce jour-là à Saverne. Malgré cela, la cavalerie du VIe corps ne dépassa guère Sarrebourg, bien qu'elle n'y eût naturellement rencontré personne, et se borna à surveiller timidement la route de Blamont et celle de Phalsbourg à Nancy par Fénestrange, en envoyant toutefois quelques coureurs jusqu'à Lunéville.

NDLR : il manque encore l'accent circonflexe sur Blamont.


[18 janvier 1914]
Mouvement des VIe, IIIe et Ier corps. - L'avant-garde du VIe corps avait commencé son mouvement, et Pahlen, avec les 4e et 34e régiments de chasseurs à pied, les uhlans de Tchougouïeff, les hussards d'Olviopol et 4 pièces d'artillerie à cheval, s'était avancé de Saverne à Sarrebourg, tandis que les cosaques de Rebrikoff et un escadron de hussards de Soumy s'étaient portés à Heming, à l'embranchement des chemins menant d'une part à Blâmont, de l'autre à Moyenvic.
[...]
Positions des corps alliés le 19. - L'avant-garde (Pahlen) du VIe corps arriva à Blamont, poussant en avant d'elle les cosaques de Rebrikoff jusqu'à Lunéville.

NDLR : il manque encore l'accent circonflexe.


20 janvier. - Pahlen à Lunéville. Le 20, Pahlen informait Wrède, qu'il savait être à Neufchâteau, de son arrivée à Lunéville avec l'avant-garde du VIe corps. Il lui donnait en même temps connaissance du mouvement que l'aile gauche de l'armée de Silésie était en train d'exécuter sur Joinville; mais il ajoutait qu'à cause de l'extrême fatigue de ses troupes, il se voyait dans la nécessité de leur accorder encore un jour de repos, le 21, et se porterait ensuite en avant, à marches forcées, pour arriver le plus tôt possible à hauteur des têtes des autres colonnes.

 

Rédaction : Thierry Meurant

 

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