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Médecins juifs à la cour de Deneuvre - 1545


Association médicale. Organe de l'Association médicale mutuelle de la Seine et de la Seine et Oise
Novembre 1933


Médecins juifs à la cour de Deneuvre
par FERNAND MAZADE

La falaise escarpée, sur laquelle s'élève Deneuvre, commande, au levant, la vallée de la Meurthe. A l'occident, le ruisseau du Rupt baigne si base de silice bigarré, la contourne, au septentrion, et va se jeter dans la rivière où, malgré la présence des brochets (qui ne sont pas des poissons aussi dévorateurs que ce qu'on a coutume de dire), abondent les perches, les tanches et les barbeaux. Au midi, la falaise se rattache à une suite de collines plantées de hêtres, d'ormes et de sapins et qui rejoignent les derniers contreforts des Vosges d'où les boeufs sauvages et les ours ont disparu mais que les sangliers hantent encore.
Surveillant le cours de la Meurthe et l'entrée des forêts vosgiennes, la ville de Deneuvre avait grand air. Elle était le chef-lieu d'un doyenné qu'on appela longtemps la Chrétienté de Deneuvre et qui avait sept ou huit lieues en longueur sur quatre ou cinq de largeur. Il comprenait trois abbayes, Autrey, Belpré et Belchamp, six prieurés, une collégiale, trois hôpitaux, trois couvents de religieux, deux de religieuses, trente-neuf chapelles ou oratoires, onze ou douze ermitages et enfin vingt-sept cures dont les principales étaient Deneuvre, Baccarat, Flin, Vathiménil, Rambervillers, Doncières, Roville, Vénezey, Landecourt, Roselieures, Moriviller, Einvaux et Brémoncourt. Les dîmes de la paroisse de Deneuvre se partageaient entre l'abbé de Senones et le curé ; mais, avant le partage, le dit abbé prenait un préciput de vingt sacs de blé, de douze sacs d'avoine, de quatre paires de boeufs et (peut-être parce que l'abbaye de Senones avait quarante religieux) de quarante cochons. Quant au temporel, la terre seigneuriale de Deneuvre était comprise dans le Chaumontois, division considérable de la Lorraine qui lirait son nom des montagnes dont les cimes (les cimes seulement) étaient dégarnies de forêts : Montes calvi, Calmontis.
Deneuvre a été longtemps une forteresse admirable. Le pape Grégoire X a affirmé n'en avoir vu, en tous ses voyages, de plus vaste ni de plus belle. Bâtis au onzième siècle par les évêques de Metz, son château et sa tour sont aujourd'hui ruinés. On sait du moins qu'ils imposèrent leur loi, de chaque côté de la rivière, depuis Flin jusqu'à Rambervillers et depuis Montigny jusqu'à Raon l'Etape. Agréé par l'évêque messin, le châtelain partageait son temps entre les soins de la défense, le contrôle des revenus, l'administration de la justice et les pratiques religieuses, sans négliger celles des plaisirs dont les principaux étaient l'amour, la chasse et les mascarades.

Aux environs de l'an 1440, Ferry II, sire de Blâmont, avait hérité des on père Thibaut la châtellenie de Deneuvre. Entouré d'une cour nombreuse, fastueuse sinon policée, il était un seigneur de haute et plaisante mine, à qui Marguerite de Lorraine, sa mère, avait appris l'art de sourire, de chanter et de danser. Il raffolait du joli sexe, et, bien qu'il eût épousé Bonne de Neufchâtel, femme aux charmes abondants et chauds, il ne se flatta jamais de lui demeurer fidèle. Il était intelligent et exempt de préjugés. Appréciant les vertus de l'argent, il permit à des banquiers, venus d'Italie, de s'établir sur ses terres et d'y exercer, moyennant un versement annuel de quatre-vingts livres de petit tournois, leur industrie, autrement dit le change et surtout l'usure. Il prit même sons sa protection un Juif du nom de Moïse qui, contre une redevance d'un vieux florin d'or par semestre fut autorisé à « prester à monte », à savoir un franc pour trois deniers la semaine, par lettre d'obligation ou sur gages tels que bijoux, argenterie, vêtements, meubles et marchandises. En cas de contestation, le Juif pouvait requérir la force armée. Au surplus, il avait licence d'aller et venir parmi toute la seigneurie et ses dépendances, d'y vendre, acheter, échanger, d'y exposer en foire, en marché, sans payer gabelle, maltôte ou « aultre hante » et sans nul danger ni empêchement de quelque gentilhomme, officier ou magistrat que ce fût. Ferry plaçait Moïse dans l'ordre des privilégiés, au-dessus du droit commun.
Un vieux florin d'or valait vingt et un sous d'argent, et deux florins d'or par an, ce n'était pas rien. Mais le châtelain de Deneuvre ne s'était pas attaché au juif et ne le favorisait pas seulement en vue de la pécune. Moïse avait une femme, nommée Belle et la bien nommée, et deux ou trois filles dont on disait qu'il suffisait qu'un chrétien les regardât d'un peu près pour être sûr de se condamner aux peines éternelles. Mais ces peines Ferry ne les craignait point : il savait que, quoiqu'il fît, un haut seigneur tel que lui avait droit aux béatitudes de l'autre monde. Et, s'il redoutait quelque chose, c'était les souffrances physiques, notamment les crises goutteuses que lui causait l'abus des viandes, des vins et des épices ; et Moïse était médecin en ce sens qu'il avait le pouvoir d'apaiser des troubles viscéraux et articulaires contre lesquels avaient en vain lutté les guérisseurs attitrés delà cour. Ceux- ci, d'ailleurs, n'avaient pas, avant l'arrivée du Juif, empêché de mourir en bas âge trois des fils, Claude, Olry et Guillaume, que Bonne de Neufchâtel avait donnés à son époux. Il restait à Ferry un quatrième fils, Louis, enfant maladif que Moïse réussit à garder vivant jusqu'au jour où le châtelain rendit à Dieu sa noble âme.
Moïse était alors un richissime et important personnage. Fier de la faveur du maître, il se plaisait à être traité d'Excellence par les barbiers (qui remplissaient les fonctions de chirurgiens), par les honnêtes bourgeois, par maints chevaliers et dames et, évidemment, par le bas peuple. Il affichait un luxe bruyant. Il s'était fait bâtir un hôtel somptueux, entouré de jardins plantés d'arbres de Judée et fleuris de prétendues roses de Jéricho ; et, là, il célébrait chaque année, le quinze septembre, qui était le premier jour de l'année israélite, la traditionnelle et sainte fête des Trompettes, à l'occasion de quoi il revêtait un costume d'une blancheur éblouissante, la tiare en tête : tiare bizarre qui (composée d'un bourrelet en forme de pain fendu, dressé sur le front et soutenu par une calotte élevée d'où descendaient de larges atours) ressemblait à un hennin de princesse. La solennité se prolongeait jusqu'au mi- lieu de la nuit. Les jardins étaient illuminés ; et massés sur les hauteurs voisines, les habitants de la ville et les manants accourus des lieux d'alentour s'émerveillaient de la splendeur d'un spectacle qui comportait sans doute de nombreuses sonneries de trompettes, mais dont j'avoue ne me faire qu'une très incertaine idée.
Hélas, tout passe, et presque tout passe vite. Le seigneur maladif Louis ne survécut que fort peu de temps à son père. Gorgés d'or, Moïse nonagénaire, Belle octogénaire et leurs filles ridées, fanées, quittèrent Deneuvre dont la châtellenie passa entre les mains des ducs de Lorraine.

L'un de ces ducs châtelains de Deneuvre, François 1er, étant tombé inopinément malade, son frère le prince Nicolas de Vaudémont, évêque de Metz, lui envoya un bout d'homme à la barbe hérissée et profonde qu'il considérait comme un incomparable expert en l'art de guérir.
- Tu le nommes Abraham, dit François au bout d'homme à la grande barbe. Ne serais-tu pas Juif par hasard ?
- Je suis Juif en effet, mais pas par hasard, répondit le petit homme barbu.
On était en l'an 1545. Né à Bar-le-Duc en 1517, François venait d'entrer dans sa vingt- huitième année. Il avait été élevé à Paris, avec les fils de François Ier, roi de France, son parrain; et il ressemblait à Ferry II en ceci que certains préjugés ne l'embarrassaient pas beaucoup. Mais il avait épousé une princesse infiniment dévote et qui professait une apostolique horreur des Israélites, Christine de Danemark, fille du roi de Danemark et d'Elisabeth d'Autriche, soeur de Charles-Quint.
- J'ai confiance en mon frère, dit le duc François, et j'aurai aussi confiance en toi si la duchesse partage ma confiance. J'ai promis à celle-ci de prendre toujours son avis en toutes choses. Je ne m'abandonnerai à tes soins que si elle n'y fait nul obstacle.
- Dans ce cas, que monseigneur le duc se dépêche d'obtenir de madame la duchesse l'autorisation dont il a besoin, prononça Abraham en hochant gravement sa grande barbe. Car je vois, au visage à la fois jaune et cramoisi de monseigneur le duc, que monseigneur souffre d'une maladie de migraine et de colique fort dangereuse, entremêlée de fièvre pestilente; et, si monseigneur tient à recouvrer la santé, il est tout juste temps que je le saigne et que je lui administre une série de lavements énergiques dont je connais seul la dose et la combinaison.
Appelée en belle hâte, la duchesse Christine se répandit en hauts cris. Après quoi, elle dit avec une extrême froideur :
- J'ai jusqu'ici signé dans tous mes actes : Chréstienne.
- Et alors, madame ? osa demander Abraham.
- Alors qu'on t'enferme en prison, Juif barbu comme les boucs, comme les satyres et comme le diable ! exclama Christine. Grâce à Jésus-Christ et à la vierge Marie, nous avons en Lorraine et en Barrois assez de médecins catholiques pour saigner le duc mon époux et lui administrer des lavements, en supposant que lavements et saignées soient propices à des veines si chères et à de si précieux intestins.
La duchesse ayant ainsi parlé, le bout d'homme à la barbe hérissée et profonde fut empoigné par deux hallebardiers et jeté dans un cul de basse-fosse. Et, consultés un à un, six médecins du Barrois et six praticiens de Lorraine déclarèrent tous qu'un premier lavement et une unique saignée suffiraient pour envoyer le duc ad patres. En suite de quoi, on manda les thérapeutistes de plusieurs aumôneries appartenant aux templiers et aux chevaliers de Saint-Jean et le chirurgien (non barbier) d'une maison-Dieu située entre Maidière et Pont-à-Mousson, qui était desservie par des religieux de Saint-Antoine-de-Viennois, connus dans le pays sous le nom d'antonistes.
Après de patients examens et de longs débats, ne fut conclu meilleur remède que de mener l'illustre malade aux eaux de Plombières-les-Bains. Acquiesçant à la décision de tant de compétences chrétiennes, François se fit porter en une chaise à bras (parce qu'il ne pouvait endurer la litière), depuis Deneuvre jusqu'à Remiremont et à Plombières. Mais, en dépit de l'humide remède indiqué par les très savants et bien pensants guérisseurs, la maladie du duc ne cessa d'empirer: il fut frappé d'un dépérissement général et extrême; ses genoux, ses coudes et ses poignets se gonflèrent; ses membres furent complètement privés de la faculté de se mouvoir; et, enfin, après d'atroces souffrances, ce mari modèle et infortuné succomba à une attaque d'apoplexie, non sans avoir exhalé ces paroles graves:
- Que madame Christine me pardonne ! je crois que les saignées et les lavements du Juif à grande barbe m'auraient guéri.

Les entrailles du duc François furent déposées dans l'église des Chanoinesses de Remiremont, tandis que son corps embaumé était, par ordre du prince-évêque Nicolas de Vaudémont, transporté sous la conduite de Jean, comte de Salm et maréchal de Lorraine et du Barrois, dans la collégiale de Deneuvre, pour y attendre le moment des funérailles qui, selon la coutume d'alors (concernant les princes lorrains), ne devaient être célébrées qu'un an après le décès.
Elles eurent lieu au mois d'août de l'année de l'incarnation de Notre Seigneur 1546 ; et Aymon de Boulay, héraut d'armes, en régla l'appareil somptueux. Le prince Nicolas était parti de Nancy avec une foule de nobles du pays, vingt-cinq gentilshommes de sa maison épiscopale, le grand- maître, les maîtres spirituels et temporels des cérémonies, les maîtres d'hôtel ordinaires, les maréchaux des logis, les fourriers et les contrôleurs. S'étaient aussi mis en chemin les chevaliers qui porlaient les enseignes, les guidons, les étendards, les pennons, les cornettes, les écus et les lances. Derrière eux s'avançaient les aumôniers et clercs de chapelles, le maître de la chapelle ducale, les chantres, les enfants de choeur et les bedeaux, puis l'écuyer menant le cheval de secours et dix pages d'honneur montés sur autant de chevaux couverts de velours noir à croix blanches pendant jusqu'à terre et caparaçonnés comme le cheval de l'écuyer, puis encore un-autre écuyer conduisant le cheval de bataille bardé d'argent et d'or et accompagné de l'écuyer menant le cheval d'honneur houssé et caparaçonné de velours noir, parsemé de croix de satin blanc et les quatre coins de la housse tenus par quatre valets de pied en large vêtement de deuil. Puis venait le char funèbre, qui devait transporter le corps du duc François et que traînaient six destriers revêtus de velours noir à croix blanches. Ce char était suivi par le comte-maréchal Jean de Salm et par les quatre comtes chargés de tenir les coins du drap d'or et du dais sur le corps du feu prince, et par les sénéchaux, les baillis et les chevaliers qui porteraient les armes de ce prince, ses cottes d'armes et les insignes et ordres de France. La marche était fermée par un commissaire à tricorne noir, escorté de deux cents pauvres, nu-pieds, chacun deux clochettes aux mains avec l'écusson de Lorraine, et de dix crieurs ayant sur la poitrine et sur le dos les armes de François et tenant aussi chacun deux clochettes pour sonner pendant la cérémonie du transport du corps.
Toute cette compagnie, partie à l'aube de Nancy, atteignit, sur les deux heures de relevée, Lunéville où elle passa la nuit. Le lendemain, elle se remit en route, dans le même ordre, afin de se transporter à Deneuvre où, dès son arrivée, l'évêque de Metz, « prince de grand deuil », alla au château saluer la veuve, sa belle-soeur. Le prince se rendit ensuite, avec tout son cortège, à la collégiale dans laquelle le feu duc François reposait ; et, quand les vigiles eurent été chantées par six évêques mitrés et crossés, le feu duc fut conduit au château en un cercueil magnifique, entouré de candélabres aux longues flammes.
« Aussitost aprez », relate le savant bénédictin dom Calmet, « on servit à souper devant le corps du feu prince, avec le mesme cérémonial que s'il eust été vivant. Le grand maistre précédé des héraults d'armes et des trompettes, et suivi des quatre maistres d'hostels ordinaires, de l'écuyer tranchant, des pages d'honneur qui portoient les viandes, entra dans la salle, et aprez les cérémonies ordinaires et l'essay des platz, on mit les metz sur la table à un bout, tandis qu'à l'aultre on en servoît pour le prince Nicolas évesque de Metz, qui y mangea seul. A chaque service on observoit le mesme cérémonial, et les platz qui avoient été destinez au feu prince estoient aussitost donnez à l'aumônier et aux clercs de chapelles pour estre distribuez aux pauvres. Le lendemain quatre d'aoust on fit les services solennels dans l'église collégiale de Deneuvre (1). Les abbez de Haulte Seille et le prevost de Saint-Diez y chantèrent trois messes. Celui-cy parce qu'il estoit mitré célébra la dernière et fit les ablutions sur le corps. Pendant ceste dernière messe, l'aumosnier du feu prince prépara sa chapelle et son siège, comme s'il eust esté vivant ; puis célébra une messe basse où l'abbé Sainct-Martin, comme maistre spirituel des cérémonies, présenta le livre à baizer au prince défunt, aprez l'évangile, et l'aumosnier lui offrit le corporal et l'eau bénite à la fin de la messe, comme c'estoit la coutume. Enfin une demi heure avant le dîner, le hérault d'arme annonça à haulte voix la mort du prince et invita Messieurs des trois estatz à son convoi. Vers une heure aprez midy le corps fust levé par vingt gantilz hommes et porté du cueur de l'églize sur le char funèbre qui l'attendoit devant le portail, puis chacun commença à marcher suivant l'ordre marqué par. les maistres de cérémonies. »
Il me semble convenant d'ajouter que, parmi les hauts personnages qui figurèrent à ces mémorables funérailles, on remarqua l'abbé Saint-Vincent de Luxeuil, envoyé de l'empereur Charles-Quint, le sieur Desmortiers, maître des requêtes, représentant le roi de France, parrain du prince défunt, les ambassadeurs du roi de Hongrie, du roi des Romains et de la princesse d'Orange, et, formant la cour de la veuve Christine, outre, le prince-évêque Nicolas et le comte de Vaudémont, Dorothée de Danemark, comtesse palatine, Jean, cardinal de Lorraine, et Carolus, archevêque de Reims.
Et cet impressionnant cortège alla pied jusqu'à Baccarat où passait et passe encore la grand' route et où chacun remonta à cheval, sans rompre son rang. Puis, au son lugubre des quatre cent vingt clochettes agitées parla multitude des pauvres et les crieurs que les clercs de chapelles traînaient à-leur suite, l'immense troupe funèbre se dirigea sur Lunéville ; et, le surlendemain, le corps de l'illustre et regretté duc fut conduit à Nancy et inhumé, près de ses ancêtres, dans la crypte de la petite église, des Cordeliers.

- Que la duchesse me pardonne ! je crois que les saignées et les lavements du Juif à grande barbe m'auraient guéri.
Ces dernières paroles du duc François ne furent rapportées à son inconsolable veuve que quatre jours après les obsèques. La duchesse en fut bouleversée. Vite, sans consulter même son chapelain, elle ordonna qu'on tirât le Juif du cul de basse-fosse où il se morfondait depuis plus d'un an, jeûnant par force et implorant obstinément l'Eternel qui se décidait enfin à daigner l'entendre. Abraham fut lavé à l'eau bénite ; on peigna et imprégna de parfums sa barbe hérissée et profonde ; et il fut mené au château où Christine, confuse, tout en larmes, lui offrit de ses propres mains princières une énorme bourse gonflée d'or, ce dont il la remercia avec délice, et un missel artistement enluminé qu'il n'accepta que par courtoisie.

(1) Où le feu duc François avait été ramené.


NDLR : François Ier de Lorraine (23 août 1517 - 12 juin 1545) avait épousé Christine de Danemark le 10 juillet 1541 à Bruxelles. Il succède à son frère Antoine de Lorraine (4 juin 1489 - 14 juin 1544), tombe malade dès son entrée solennelle à Nancy (6 avril 1545), et est conduit à Blâmont ; là, les médecins conviennent de son départ pour Remiremont en chaise à porteur, où il est baigné chaque jour dans de l'eau apportée de Plombières.

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