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Presse en Rhône-Alpes - 1873-1919
 


Courrier des Alpes
24 juillet 1873

Nouvelles de l'évacuation.
Les nouvelles particulières qui nous arrivent des parties du territoire encore, occupées par les troupes allemandes, et notamment de Belfort, nous permettent d'espérer que nulle part l'ordre ne sera troublé à l'occasion de l'évacuation. Si l'on en juge d'après ce qui s'est passé jusqu'ici, l'évacuation et la réoccupation se feront régulièrement, militairement et sans manifestations bruyantes ou dangereuses pour l'ordre public.

Les premiers détachements de gendarmerie mobile, destinés à Nancy, Lunéville, Blamont, Saint-Nicolas, Baccarat, Bar-le-Duc, Montmédy et Belfort, sont arrivés dans de bonnes conditions et ont été installés sans incidents dans les locaux préparés pour eux.
Le premier détachement de gendarmerie mobile vient d'entrer à Belfort au milieu du calme le plus complet. Pas une manifestation extérieure. Pas un cri. Nos troupes sont arrivées dimanche à Vouziers, à neuf heures, et ont occupé la ville en bon ordre.

On écrit de Nancy, 20 juillet :
L'évacuation se fait avec un grand ordre et une ponctuelle exactitude sur tous les points, aux heures annoncées ; jusqu'ici, il n'y a pas eu un incident fâcheux, pas un cri, pas une insulte, ni d'un côté ni de l'autre. Les gendarmes mobiles (500 hommes), dont M. le comte de Saint-Vallier, commissaire extraordinaire du gouvernement français, avait demandé l'envoi pour assurer la sécurité des derniers jours de l'occupation et de l'intervalle entre le départ des Prussiens et l'arrivée des soldats de ligne français, sont arrivés hier et ce matin. Tout s'est passé tranquillement, sans manifestation ; les hommes sont répartis entre les diverses destinations qui leur ont été assignées.

Nancy, 24 juillet, soir.
La ville de Stenay a été évacuée ce matin, à sept heures. Tout s'est passé avec calme et sans incident. Le détachement de gendarmerie mobile, arrivé hier soir, a occupé la caserne aussitôt que les Prussiens en sont sortis.

22 juillet.
Les détachements de gendarmes mobiles sont tous arrivés à destination et ont été répartis à Belfort, Montmédy, Stenay, Blamont, Saint-Nicolas-du-Port, Baccarat, Lunéville, Nancy, Bar-le-Duc, Charmes, Mirecourt, Saint-Dié, Ron-1'Étape, Neufchâteau, Mézières, Sedan et Longuyon. L'installation de ces détachements dans les diverses villes s'est effectuée dans les meilleures conditions.

Épinal, 21 juillet, soir.
Un détachement de trente gendarmes mobiles vient de faire son entrée à Epinal. Il a été sympathiquement accueilli, mais sans aucune manifestation bruyante.


Journal d'Annonay
15 août 1875

Les engrais schisteux et bitumineux.
On lit dans la Gazette des campagnes :
Nous recevons de M. de Belenet un nouvelle communication sur son engrais.
Avant de l'insérer, nous devons noter que des recherches scientifiques, poursuivies en France et à l'étranger depuis quelques années; tendent à donner une confirmation scientifique et pratique aux mérites de l'engrais Belenet.
En attendant les explications que nous devons à ce sujet à nos lecteurs et que nous leur donnerons prochainement, nous appelons leur attention sur la lettre suivante;
[...] Le 17 mai, M. Mézière, banquier â Blamont (Meurthe-et-Moselle) m'écrivait :
« J'ai essayé l'engrais minéral pour de jeunes plantations, pour des semis, pour de la culture maraîchère et dans des plates bandes de ma serre. C'est là surtout que j'ai obtenu un résultat sérieux. L'expérience était faite sur une petite échelle, mais très concluante.
« Je vais essayer maintenant de semer l'engrais dans des prairies et je calculerai ensuite le rendement.
« Je vous serais obligé, monsieur, de bien vouloir me faire adresser un prospectus dès que vous aurez organisé l'exploitation et la vente de cet engrais. »
Le 23 mai, il ajoutait :
« Je ne doute nullement du résultat de l'engrais minéral. Les expériences que j'ai faites sont pour moi concluantes. Je vais les suivre et vous dirai les résultats.
« Voudriez-vous bien m'envoyer 5,000 kil. wagon complet, petite vitesse, gare Blamont par Avricourt ». [...]


Courrier des Alpes
22 décembre 1887

Plusieurs élections pour le Conseil général ont eu lieu dimanche. [...]
Canton de Blamont (Meurthe-et-Moselle).
MM. Cuny, républicain, 1,567, élu ; d'Hausen, conservateur, 1,319.


Le Stéphanois
30 septembre 1892

Désertion dans l'armée allemande
On écrit de Blamont (Meurthe-et-Moselle), hier matin, à la pointe du jour, quatre déserteurs du 11e régiment de uhlans brandebourgeois, en garnison à Sarrebourg (Lorraine), ont franchi la frontière, en uniforme, près de Blamont (Meurthe-et-Moselle), après avoir erré toute la nuit dans la campagne pour ne pas tomber dans les nombreuses embuscades de gendarmes et de douaniers allemands échelonnés le long de la frontière.
L'un d'eux, le nommé Bettbaum, s'est présenté affamé et harassé de fatigue à la gendarmerie de Blamont où on l'a restauré et de là conduit devant le commissaire spécial de la gare d'Igney-Avricourt, à qui il a demandé à contracter un engagement de trois ans dans la légion étrangère.
Ce magistrat. l'a fait diriger sur Nancy.
Les trois autres se sont mis à la recherche de travail.
Ces jeunes gens ont déserté pour se soustraire au surmenage et aux mauvais traitements dont ils étaient l'objet de la part de leurs supérieurs.


La Croix de la Drôme
7 janvier 1900

Meuse.- Condamné à mort depuis trente-huit ans. - La police de Bar-le-Duc vient d'arrêter pour infraction à un arrêté d'expulsion Auguste Colin, 57 ans, ferblantier, qui, en 1861, assassina M. Bernard, de Blamont (Meuse). La Cour d'assises de Nancy le condamna à mort; sa peine fut commuée en celle des travaux forcés à perpétuité.
Il resta treize ans à Cayenne, opta pour la nationalité allemande et continua sa peine à Sisheim. Depuis il a subi cinq autres condamnations.


Le Stéphanois
14 août 1911

L'Eclair. - De L'Eclair, à propos des incidents de Nancy :
« Qu'est donc ce concours de gymnastique de Blamont en faveur duquel les soldats sont invités à négliger les instructions données six jours auparavant par le commandant du corps d'armée ! C'est un concours de gymnastique organisé par les amicales laïques du département. Alors tout change. Les soldats qui, quinze jours auparavant, ne pouvaient pas sans risquer trente jours de prison converser amicalement avec des gymnastes catholiques sont cette fois invités à participer effectivement au concours. Par là est percés une fois de plus à jour l'hypocrisie jacobine. »


Le Stéphanois
15 août 1911

Les Voyages Ministériels
Lebrun et Augagneur à Lunéville
Lunéville, 14 août.
Hier matin, M. Augagneur, ministre des travaux publics, est arrivé à Lunéville ; il a été reçu à la gare par le préfet, le sous-préfet, le général Goetschy, M. Boutrone, chef de cabinet du ministre des colonies, et conduit à la sous-préfecture.
A 8 heures, MM. Augagneur et Lebrun, ministres; les députés, M. Gastara, maire de Langenhagen, conseiller général, organisateur des fêtes ; les généraux, ont pris le train et ont inauguré le chemin de fer de Lunéville à Blâmont et Badonville.
De grandes fêtes ont lieu à Blamont à l'occasion de ces visites.


La Croix de la Drôme
20 août 1911

M. Augagneur arrivera dimanche à Lunéville et inaugurera avec M. Lebrun la nouvelle ligne d'Intérêt local de cette ville à Blamont.


Le Stéphanois
8 septembre 1911

A la Frontière
Metz, 7 septembre.
A l'occasion des manoeuvres divisionnaires qui se déroulent en ce moment le long de la frontière, un intéressant incident s'est produit samedi dernier.
Les troupes françaises et allemandes se sont rapprochées à une distance de quatre kilomètres. Les soldats de l'artillerie de Lunéville se trouvaient près de Blamont, tandis que les troupes allemandes du 51e régiment d'artillerie de Strasbourg avaient pris position près de Saint-Georges.
Les officiers des deux régiments profitèrent de cette occasion pour s'observer avec leurs jumelles. Vers deux heures, les deux batteries du régiment strasbourgeois rentrèrent dans leur cantonnement.


Le Stéphanois
20 juin 1915

LES CAPTIFS
C'est un professeur suisse qui l'a éprit, dans une touchante brochure sur les « Victimes, de la guerre » : l'Allemagne, au cours du conflit actuel, a multiplié, en ce qui concerne les populations civiles, les violations du droit international. Elle a interné un nombre considérable d'êtres inoffensifs Elle a retenu des otages au sujet desquels elle a refusé, même aux neutres, le moindre renseignement. Elle fait mieux ; dans les régions qu'elle détient encore, elle arrache, chaque jour, à leurs foyers de pauvres gens, qu'elle dirige vers l'Allemagne et qu'elle renvoie ensuite, troupeau sans ressources et sans asile, vers la France.
Ces victimes-là, de quel nom les nommer ! Le droit international public proclame que les habitants d'un pays occupé ont droit à la protection de l'occupant. L'article 46 de la convention de La Haye impose à l'envahisseur de respecter l'honneur et les biens de la famille. Pendant des siècles, des esprits éclairés ont travaillé à faire prévaloir ce principe que la guerre n'est qu'un rapport d'Etat à Etat: Ainsi, les meubles et immeubles des particuliers sont inviolables ; leur personne est sacrée. Le pillage, pour l'armée qui s'y livre, est réputé déshonneur.
Si l'on veut savoir de quelle façon l'Allemagne respecte ces obligations, qu'elle a consacrées par sa signature, il faut se rendre à Genève et interroger nos malheureux compatriotes au passage. On ne saurait assez dire de quelle prévenance la Suisse aura entouré ces malheureux. Fidèle à sa vieille tradition qui est d'accueillir tous les persécutés, un Clément Marot comme un Théodore de Bèze, ou un John Knox, sachant elle-même ce qu'il en coûte de sang et d'efforts pour conserver la liberté, d'autant plus généreuse qu'elle a souffert davantage, profondément démocratique et simple, plus instruite et plus raisonnable qu'aucune autre cité du monde, Genève donne à la France des témoignages d'affection que la France ne peut ni méconnaître ni oublier. J'ai eu la preuve de son ardeur, l'autre soir, dans la grande salle de la Réformation où plus de deux mille personnes s'entassaient pour entendre parler de nos espérances. J'ai eu la preuve de sa bonté en assistant au passage des exilés.
Sous la protection du président du conseil d'Etat, M. Rosier, et du président du conseil administratif, M. Boveyron, - avec l'aide ingénieuse et dévouée de notre consul général de France, M. Pascal d'Aix, - un homme de coeur, M. Edouard Andéoud a fait ceci. Chaque jour, depuis le 6 mars, dans l'école primaire de la rue de Berne aménagée par ses soins, il abrite et réconforte un millier de Français. Ils viennent des pays envahis ; ils ont traversé Rastatt, la ville où, jadis, à l'issue d'un congrès, deux plénipotentiaires furent assassinés par des hussards autrichiens : puis Singen, où passèrent nos soldats de la première République. Schaffouse leur donne les premiers soins, Puis, de halte en halte, la bonne Suisse les conduit à Genève.
Je défie qu'on assiste à ce spectacle sans larmes et sans haine. Seize heures trois quarts. Le train stoppe. Les soldats suisses, en capote bleue, jugulaire au menton, sont rangés le long des vagons. Avec un empressement silencieux et touchant, ils se hâtent vers les pauvres errants, vêtus de loques mal assorties, encombrés d'informes paquets, hésitants comme on l'est au sortir de longues ténèbres. Sur ces vêtements de souffrance et de misère, un reste de luxe dominical apparaît encore plus poignant. Des enfants, aux chaussures béantes, tiennent à la main des narcisses, de ces beaux narcisses de montagne dont un peu de sang teinte la blanche collerette. J'interroge un vieillard : « Les Allemands vous donnaient-ils à manger ? » Il me répond, avec un dur accent alsacien : « Trop pour pouvoir mourir, pas assez pour pouvoir vivre. » Le commandant de place est là qui surveille impassible en apparence, mais, comme tous, ému. Et le douloureux cortège se forme. Il ne marche pas ; il glisse vers la ville, du pas des processions ou des funèbres convois.
Les vieux soldats, pères de famille eux-mêmes, sans doute, ont pris dans leurs bras les tout petits. Braves gens ! Il faut voir avec quelle prudence leurs grosses mains rudes de laboureurs ou d'ouvriers soutiennent leurs chers fardeaux. Quant aux enfants, les yeux clos, la tète renversée, on ne saurait dire s'ils meurent déjà ou s'ils vivent encore. Et le cortège glisse toujours, dans un nuage de silence. Des femmes se signent ; des hommes pleurent.
J'ai suivi lé triste troupeau. Les uns, les plus valides, sont conduits à l'école, de la rue du Môle. Bien vite, ils se ressaisissent. Les voici qui bavardent. Ce sont tous gens du peuple au parler savoureux. Un vétéran de 1870, qui arrive de Blamont, nous raconte comment les Saxons les ont bien « flagellés ». Une femme, qui reçoit pour ses enfants les cadeaux du vestiaire, se félicite d'avoir trouvé un magasin où « l'on vend moins cher qu'à crédit ».
Les moins valides sont dirigés vers la rue de Berne. Une organisation à la fois savante et simple les attend. Des médecins, des infirmiers, des officiers assurent le service. Les vieillards-sont couchés, les enfants sont baignés. Les douches ruissellent. C'est là que, chaque jour, l'observateur attentif et consciencieux peut se renseigner.
Ils parlent, ces exilés, d'un ton doux et lent, avec cette profonde résignation qui vit dans l'âme du peuple. Sur le régime que les Allemands assurent aux habitants des pays envahis, les témoignages concordent : le matin, du café de glands ; à midi, une soupe d'avoine et de seigle, cent grammes de pain (et quel pain !) plus cinquante grammes par enfant ; le soir, une seconde ration de café. Les officiers toujours durs, les soldats parfois pitoyables. Des femmes se plaignent d'avoir été contraintes à enterrer des morts pendant des journées entières tandis qu'on dévalisait leurs maisons. Le médecin se déclare « écoeuré » de ce qu'il apprend. Une femme de quatre-vingts ans, aveugle, presque incapable de marcher, a été expulsée avec sept enfants, dont la mère venait d'être tuée par un obus ; on lui a refusé l'autorisation d'emmener avec elle sa belle-fille qui faisait la cuisine pour les officiers allemands. Cinq enfants sont venus accompagnés par leur aîné, un gamin de quatorze ans. D'ailleurs, le système est invariable ; l'autorité allemande sépare à dessein les familles.
Sur le carnet d'un officier suisse, j'ai relevé les faits suivants, attestés par deux médecins français partis de Longuyon. A Dincourt-lès-Beuville, trente-sept blessés français ont été brûlés dans une grange et refoulés à coups de baïonnettes, lorsqu'ils cherchaient à s'échapper. Les mêmes témoins ont vu fusiller quinze blessés français. A la ferme de Moncel, un blessé a la tête broyée de coups de crosse, un deuxième est brûlé sur un tas de paille, un troisième est fusillé. A Cutry, une femme et une jeune fille sont violées en présence du chef de famille qui est, ensuite, fusillé. L'officier qui me transmet ces documents conserve le nom des deux médecins qui ont signalé ces horreurs. L'infirmière en chef me cite le cas d'une femme paralysée qui vit tuer son mari devant elle ; elle ne put inhumer le cadavre qui fut, sous ses yeux, dévoré par des porcs... Chaque jour, la liste de ces atrocités s'allonge.
La Suisse est neutre. Elle se conforme aux engagements qu'elle a pris devant les puissances. Mais elle ne saurait demeurer insensible au constat qu'elle établit elle-même de toutes ces infamies. Ce sont les convois de réfugiés qui ont, peu à peu, transformé l'opinion de la Suisse dite allemande. Et, dans la noble Genève, c'est le peuple tout entier qui, par respect pour tout ce qu'il aime, se soulève, contre ces cruautés ignobles, de mépris et de dégoût. On annonce que l'Allemagne a décidé de suspendre ces évacuations. Il n'importe. L'impression est produite ; elle demeurera, ineffaçable.
Edouard HERRIOT,
Maire de Lyon,
Sénateur du Rhône.


Le Journal de Vienne
15 février 1919

Roussillon - Mariages. - Samedi a eu lieu à la mairie le mariage de M. Paul Armand Leroy de Moulins (Manche) mobilisé à l'atelier de Salaise avec Mademoiselle Marie Lucie Lhote de Blamont (Meurthe et Moselle) en résidence à Roussillon.
A l'issue du mariage une quête faite au profit des Pupilles de la Nation a produit 4 fr. 30.

 

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