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L'Est Républicain

- 1925 -



5 janvier 1925
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Nomination ecclésiastique. - Par décision de l'évêque de Nancy, M. l'abbé Henri Munier, précédemment curé De Bagneux, est nommé curé de Domèvre-sur-Vezouze.


13 janvier 1925
AVRICOURT
Trouvaille. - Le jeune Edmond Bernard, orphelin de guerre, pupille de la nation, a remis à la gendarmerie d'Avricourt, une paire de gants d'automobiliste. Prière de les réclamer.
AMENONCOURT
Plainte. - Trois arbres ont été mutilés par un inconnu dans le jardin fruitier de M. Colin Augustin, propriétaire, qui éprouve un préjudice de 20 fr.
Plainte, a été déposée.
BLAMONT
Arrestation. - Surpris en flagrant délit de vagabondage, les nommés Panel Sule et Zahrobsky François ont été mis en état d'arrestation et écroués à là maison d'arrêt de Lunéville.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Vélo. - Un procès-verbal a été dressé contre Levoin David, chiffonnier, demeurant a Lunéville, pour défaut de plaque d'identité à sa bicyclette.
OGEVILLER
Police des étrangers. - Les gendarmes ont verbalisé contre Goglione Baptista, manoeuvre, et Bignetti Laurenza, maçon, pour défaut de carte d'identité.

18 janvier 1925
BLAMONT
Procès-verbal. - Un procès-verbal a été dressé contre Milescki Alexandre, garçon de culture, pour défaut de plaque d'identité à sa voiture

20 janvier 1925
AVRICOURT
Procès-verbal. - Un procès-verbal a été dressé contre Mme Jolliet Marie-Florence, tailleuse, pour défaut de carte d'identité
BLAMONT
Auto. - Jung Victor, chauffeur, a été l'objet d'un procès-verbal pour insuffisance d'éclairage de son camion automobile.
DOMJEVIN
Nécrologie, - On annonce la mort de M. l'abbé Joseph Meyer, curé de Domjevin et de Fréménil, décédé subitement samedi soir. Les obsèques auront lieu aujourd'hui mardi, en l'église de Domjevin.
L'abbé Meyer était né à Lunéville.

21 janvier 1925
BLAMONT
Bicyclette contre moto. - Samedi dernier vers 16 h. 30, Joseph Winzenrieth, 27 ans maçon, revenait d'Autrepierre avec son frère Charles et Antoine Kennel, chef de chantier. A l'intersection des routes de Chazelles et Autrepierre, au « Haut de la Barrière » une collision se produisit entre le cycliste Joseph Winzenrieth et M. Marchal, chef-cantonnier à Verdenal, qui regagnait son domicile en moto. Les deux hommes roulèrent sur le sol Winzenrieth était légèrement blessé. Mais le chef cantonnier, M. Marchal restait inanimé sur la route et ne reprenait pas connaissance. M. le docteur Coilot a ordonné le transport immédiat du blessé à l'hôpital de Blâmont.
Conférence. - On nous écrit :
« Dimanche 1er février, à 2 heures 30, salle de l'hôtel de ville, le parti radical donnera une conférence. M. Béziès, rédacteur en chef de « l'Etoile de l'Est », délégué à la propagande, traitera de « La politique républicaine »,
Procès-verbal. - Un procès-verbal a été dressé contre Guillaume Mébis, chauffeur, pour défaut d'appareil sonore à son vélo.
Fiwtbali. - Dimanche dernier 18 courant la première équipe de l'Union Sportive Blâmontaise rencontrait sur son terrain une équipe mixte du Navairret Athlétic-Club de Cheneviesres et succombait devant cette dernière par 3 buts à 2 ; à la mi-temps, Blâmont, 1, Chenevières, 0.
Le score indique assez bien la partie, qui s'est déroulée amicalement devant une très nombreuse assistance.
Espérons que nos jeunes footballeurs auront à coeur de racheter cette défaite dans les prochains matches et qu'ils ne se décourageront pas pour une partie perdue.
Tous les joueurs de l'U. S. B. sont instamment priés de se trouver, dimanche 25 janvier, à 8 heures du matin, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, pour aménager le nouveau terrain.

24 janvier 1925
AMENONCOURT
Eclairage. - M. Louis Stutzmann, cultivateur à Remoncourt, a été verbalisé pour défaut de lanterne et de plaque d'identité à sa voiture.
BLAMONT
Nécrologie. - Nous avons rendu compte du déplorable accident qui s'est produit, samedi dernier, à l'intersection des routes de Chazelles et d'Autrepierre. Une collision s'étant produite entre un cycliste et M. Marchal, chef cantonnier à Blâmont, qui regagnait en moto son domicile, à Verdenal ; celui-ci tomba et demeura inanimé sur la route.
L'infortuné chef cantonnier est mort des suites de ses blessures.
A sa veuve, Mme Marchal, institutrice à Verdenal, et à toute sa famille, nous adressons nos plus vives condoléances.

30 janvier 1925
L'amateur de saucisses. - Dans notre dernier numéro, nous avons raconté l'histoire de ce garçon de culture, Jules Claudon, au service de M. Vaganay, de Verdenal, qui déroba deux saucisses dans le séchoir de son patron et les mangea.
Le tribunal, tenant compte du peu d'importance du délit et de la bonne réputation de Claudon, ne le condamne qu'à huit jours de prison avec sursis.

9 février 1925
BLAMONT
Vol de pierres. - Plainte a été portée par M Camille Moyen, ferblantier, contre M. Dubois propriétaire qui dans une propriété située au lieu dit « Les Marmottes » aurait fait enlever des pierres d'un mur de soutènement qui est mitoyen aux deux propriétaires.

18 février 1925
Criminelle tentative
[DE NOTRE CORRESPONDANT]
Lunéville, 17 février. - Nous avons dit, dans un de nos derniers numéros, que la gendarmerie de Blâmont avait ouvert une enquête sur la tentative criminelle qui eut pu coûter la vie à Mme Michel, cultivatrice à Herbéviller.
Voici quelques détails sur les circonstances ne cette troublante affaire :
Le 13 février, vers 10 heures du soir, M. Michel s'était couché, après avoir fermé avec son soin habituel toutes les portes de sa maison. Vers 2 heures du matin, il fut réveillé par le bruit de la porte de devant. Il se leva aussitôt, referma la porte qui était ouverte. Mais, n'ayant rien vu de suspect, il retourna se coucher. Peut-être, aussi, crût-il qu'il avait oublié de fermer la porte et que celle-ci s'était ouverte par l'effet du vent qui soufflait avec assez de violence.
Le matin, sa femme se leva de bonne heure. Elle devait, en effet, se rendre à Lunéville par le train de 6 heures. Comme elle sortait de la chambre à coucher et ouvrait la porte de l'écurie, elle reçut le coup de feu.
M. Michel trouva le revolver à barillet, fixé au moyen de quatre vis à un montant en bois, près de la porte du couloir; le canon de l'arme était tourné en travers de la porte et un fil de fer était attaché à la détente.
Nous avons dit que Mme Michel avait été blessée au bras. La balle avait pénétré dans les chairs à une profondeur de 12 centimètres.
La gendarmerie recherche activement l'ouvrier alsacien, éconduit le 12 février par Mme Michel, et qui a proféré contre cette dernière des menaces.

24 février 1925
BLAMONT
Contravention. - Une contravention a été relevée contre Henri Hanaux, brocanteur, pour bicyclette sans plaque de contrôle.
HARBOUEY
Vol de planches. - Mme Antoni, vannière, sera poursuivie pour vol de planches au préjudice de M. Fiel Paul, cultivateur.
IGNEY-AVRICOURT
Police des étrangers. - Des procès-verbaux ont été dressés contre Gvosdz Aloïs, manoeuvre, pour défaut de visa de pièces d'identité, et contre Dorabisz Blolestavo, manoeuvre, pour défaut de carte d'identité.

10 mars 1925
AVRICOURT
Vélo. - Kieffer Charles, carrossier, s'est vu dresser procès-verbal, pour bicyclette dépourvue de plaque de contrôle.
BLAMONT
Accident d'auto. - M. Charles Cuny, hôtelier à Blâmont, revenait vendredi soir, d'Avricourt en auto, à une allure très modérée.
A la sortie du village de Repaix, l'auto tamponna un boeuf qui sortait d'un clos. L'animal, sous la violence du choc eut un membre postérieur cassé.
Le boeuf appartient à M. Claude, cultivateur à Repaix ; il estime la perte qu'il subit à 1.800 francs.
M. Charles Cuny prétend qu'il allait phares allumés, à une vitesse de 15 kilomètres à l'heure.

26 mars 1925
VEHO
Les logeurs. - Un procès-verbal a été dressé contre Minet Henri, 71 ans, cantinier, pour mauvaise tenue- de son registre de logeur.

29 mars 1925
BLAMONT
Mi-Carême. - A l'occasion des fêtes de la Mi-Carême, l'Union Sportive Blâmontaise a bien voulu remettre à la mairie une somme de 25 francs au profit du bureau de bienfaisance.
Nos remerciements.
EMBERMENIL
Vélo. - Une contravention a été relevée contre le nommé Schampougney, manoeuvre, pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette
Incendie dans une plantation. - Le 23 courant, un commencement d'incendie s'est déclaré dans une plantation d'arbustes, sise au lieu dit Malpertuis, sur la route de Leintrey, et appartenant à M. Morcel Auguste-Edouard, cultivateur à Emberménil.
Le préjudice occasionné ne dépasse pas 50 francs. M. Morcel attribue ce commencement d'incendie à des étincelles sorties de la cheminée d'une locomotive, la voie ferrée Paris-Strasbourg passant à proximité de la plantation.
MIGNEVILLE
Police des étrangers. - Des procès-verbaux ont été dressés contre Da Costa Ferreira, menuisier, pour défaut de visa de certificat d'immatriculation ; contre Rachel Michivok, pour
défaut de carte d'identité.
XOUSSE
Contravention. - Une contravention a été relevée contre M. Behr Moïse, commerçant à Lunéville, pour bicyclette dépourvue de plaque d'identité.

15 avril 1925
AUTREPIERRE
La pêche à la grenouille. - Passant sur le bord du ruisseau l'Albe, les gendarmes constatèrent que des individus s'étaient livrés à la pèche à la grenouille. Après une enquête, ils apprirent que le pêcheur était Joseph Morque, demeurant à Nancy ; il aurait capturé 50 grenouilles.

12 mai 1925
Croix-Rouge Française
Union des Femmes de France
L'assemblée générale annuelle du Comité de Nancy de l'Union des Femmes de France a eu lieu ces jours derniers [...]
Pour terminer, lie baron de Turckheim vint exposer l'organisation et les plans de la Maison maternelle de Blâmont dont, par une généreuse initiative, il a doté le Comité de Nancy de l'Union des Femmes de France. Cet établissement, dont les travaux déjà très avancés permettent de prévoir l'ouverture pour les premiers jours du mois d'août, pourra recueillir environ 70 à 80 enfants et 25 mères et les hospitaliser avec les derniers perfectionnements du confort -et de l'hygiène, sous la surveillance la plus active et la plus éclairée. Il réduira dans de notables proportions la mortalité si nombreuse parmi les enfants du premier âge, abandonnés ou confiés à des soins mercenaires, et complétera la liste des oeuvres créées par l'Union des Femmes de France pour la sauvegarde et la protection de l'enfance et la défense de la race.

23 mai 1925
AMENONCOURT
Les ambulants. - La femme Marie Antoni, vannière ambulante, a été l'objet d'un procès-verbal, pour défaut de récépissé de déclaration de profession ambulante.
AVRICOURT
Police des étrangers. - Ettore Fontana, manoeuvre, et Priseille Poggi, femme Fontana, demeurant à Cirey, ont été l'objet de procès-verbaux pour défaut de carte d'identité et d'extrait d'immatriculation.
IGNEY-AVRICOURT
Procès-verbaux. - Des contraventions ont été relevées contre Eugène Thouvenin, André Vouaux et Paul Moitrier, pour défaut de lanterne de vélo.
Johann Brener, et François Wizsurla, tous deux domestiques de culture à Foulcrey, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de carte d'identité.
LEINTREY
Vol. - Edmond Camus, 21 ans, charretier à l'entreprise Kennel, se rendit à plusieurs reprises à l'épicerie de M. Boisselle, pour y acheter du vin. Il profitait de l'absence de la jeune fille, descendue à la cave pour dérober des paires de pantoufles ; il a aussi volé un gobelet.
Les gendarmes recherchent Camus.

4 juin 1925
AVRICOURT
Course de bicyclettes. - Résultats de la course cycliste du 1er juin :
Ier Walter, couvrant les 28 kilomètres en 50 minutes ; 2e Vitrick, à une demi-roue ; 3e Bourgat, 4e Hubert. 5e Laurent, 6e Huschtein (une chute), 7e Haye, 8e Milan.

9 juin 1925
ANCERVILLER
Contravention. - Les gendarmes ont verbalisé contre Pierron Henri, d'Ancerviller, pour défaut d'éclairage à sa bicyclette pendant la nuit.
AVRICOURT
Contravention. - Les gendarmes en tournée ont rencontré Copin Edouard, maçon, demeurant à Welkerswiller, et dont là bicyclette était, dépourvue de plaque d'identité et d'appareil sonore. Ils ont dressé procès-verbal au délinquant.
REPAIX
Procès-verbal. - Claudon Maurice, garçon de culture à Repaix, qui voyageait avec une bicyclette portant une plaque d'identité non réglementaire, a été l'objet d'un procès-verbal.

21 juin 1925
ANCERVILLER
Mort subite, - Le jeudi 18 courant, à 8 heures du soir, après avoir été faucher une grande partie de la journée, M. Agelot Joseph, 60 ans, manoeuvre à Ancerviller, en se mettant, à table pour le repas du soir s'est couché sur celle-ci comme s'il voulait dormir. Sa mort avait été si rapide que sa femme, qui était â quelques pas dans la cuisine, ne s'était aperçue de rien.
Nous présentons à la famille frappée par un deuil si cruel nos plus sincères condoléances.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Quête. - A l'occasion du mariage de M. Malherbe avec Mlle Casi, une quête au profit des pupilles de l'école a été faite à la mairie; elle a produit 23 fr. 50.
Merci aux donateurs et meilleurs Voeux de bonheur aux jeunes époux.

23 juin 1925
BLAMONT
Vélo. - Pour bicyclette non éclairée, une contravention a été relevée contre M. Marcel Aubry, cultivateur à Repaix.

30 juin 1925
AVRICOURT
Les étrangers. - Un procès-verbal a été dressé contre De Col Angélo, manoeuvre, pour défaut de carte d'identité.
VAUCOURT
Les chiens. - M. Jeandemange François, aubergiste, a été l'objet d'une contravention pour avoir laissé son chien en liberté.
Procès-verbaux. - Les gendarmes ont verbalisé contre Juno Eugène, demeurant chez ses parents, à Moussey (Moselle), pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette et de plaque d'identité.

7 juillet 1925
ANCERVILLER
Plainte. - M. Colin Pierre, maire d'Ancerviller, a porté plainte à la gendarmerie contre M. Hachon Célestin, cultivateur, poux injures et tapage nocturne.

10 juillet 1925
Conseil de guerre de la 20e Région
Une brochette de boches condamnés. - Le lieutenant Lévy, de 5e chevau-léger, est accusé d'avoir, à Chanteheux (M.-et-M.), du 25 août au 12 septembre 1914, commis un pillage en bande, de denrées et objets divers appartenant à M. le curé Lapointe.
Le capitaine Gessner, de la, 20e compagnie de chemins de fer est, lui aussi, accusé d'avoir, le 28 août 1914, à Lunéville, fait incendier par ses troupes l'usine de wagons Diétrich.
Le 5 septembre de la même année, au même endroit, il fit également incendier les habitations ouvrières Hug et Stadler.
Le troisième bandit, le colonel Kutzmann, du 5e régiment bavarois de réserve, dans le courant d'août 1914, à Xousse (M.-et-M.), se livra au -pillage en bande de marchandises et effets appartenant à MM. Viot, Gérardin, Becker et au curé de la paroisse.
Bien entendu, les trois messieurs précités n'ont, pas répondu - et pour cause - à l'appel de leur nom. Personne d'ailleurs, n'en fut étonné.
C'est donc par contumace que le lieutenant Lévy a été condamné à cinq ans de travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour; le capitaine Gessner à vingt ans de travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour; le colonel Kutzmann à dix ans de travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour.

16 juillet 1925
BLÉMEREY
La cocotte.- M. Paul Cuny, marchand de bestiaux à Domjevin, ayant présenté un certificat d'enlèvement signé du vétérinaire, ne sera pas l'objet de poursuites comme suite au procès-verbal signalé.

17 juillet 1925
Conseil de guerre de la 20e Région
LES CRIMES ALLEMANDS
Le 10 août 1914, la 3e brigade bavarois composée des 3e et 20e régiments d'infanterie commandée par le général Schoch, entrait vers huit heures et demie du matin, dans Nonhigny, sans avoir livré aucun combat.
Les troupes allemandes étalent à peine dans le village qu'un coup de fusil se faisait entendre : c'était, un Bavarois, en état d'ivresse qui venait de tirer sur Mme Saunier. Prétextant ce coup de feu, les troupes ennemie prétendirent que l'on venait de tirer sur elles, les chefs se saisissaient, comme otages, de M. Arsène Gérard, le maire, et de M. Hubert Bailly, ils les faisaient conduire à Blâmont. Puis ce fut le signal du pillage et de l'incendie : les soldats, munis de pétrole, pénétraient dans les maisons, y mettaient le feu après avoir enlevé les meubles, qui étaient placés sur des camions automobiles.
Quarante-sept maisons, dont l'église et la mairie, furent détruites par les flammes.
Deux vieillards, MM. Jules Bertrand Chatton, furent saisis, emmenés vers Montreux, à une distance de cent mètres environ au lieu dit : « Bois-de-la-Croix », dans une ancienne carrière; la troupe fit, halte.
Le général Schoch était présent; sans aucune explication, il donnait l'ordre de fusiller les deux vieillards, qui tombaient aussitôt sous les balles allemandes.
Les faits ont été affirmés par deux soldats alsaciens qui se trouvaient dans les rangs bavarois.
Le général Schoch a été jugé par contumace; il a été condamné à vingt ans de travaux forcés et à vingt ans d'interdiction de séjour.

22 juillet 1925
DOMJEVIN
Accident. - Le 14 juillet, vers 17 heures, Jean Bauer, vannier, regagnant Fréménil à bicyclette, heurta, à un croisement de route, le timon d'une voiture conduite par M. Charles Chatton, 51 ans, cultivateur à Vého.
Bauer, tombant sur la chaussée, se blessa sérieusement à la figure. M. le docteur Humbert, d'Ogéviller, a donné ses soins au blessé.

25 juillet 1925
AVRICOURT
Probité. - Le jeune Jean-Marie Volck, 7 ans, a trouvé dans là rue une montre en or.
La jeune Andrée Michaut, 7 ans, a trouvé une chaîne de montre, or et argent.
Tous deux se sont empressés de remettre les objets trouvés à leur propriétaire.

30 juillet 1925
BONNES GENS DE CHEZ NOUS
Les nonante-neuf ans du père Zalesky

2 août 1925
AVRICOURT
Les vélos. - Des contraventions ont été relevée contre Oberhardt Charles, menuisier, pour défaut d'appareil sonore et de plaque d'identité à sa bicyclette.

Trois maisons incendiées par la foudre, à Ogéviller
Jeudi matin, à 9 heures 1/4, un orage éclatait sur Ogéviller. La foudre tomba sur la maison de M. Charles Malo, cultivateur, provoquant un incendie. En l'espace de quelques instante, le feu gagnait deux autres maisons appartenant à MM. Mangin Auguste et Michel Joseph.
L'alarme fut aussitôt donnée. Les voisins accoururent et, en attendant l'arrivée des pompiers, s'employèrent avec le plus grand zèle à déménager les objets mobiliers des trois maisons en flammes.
Bientôt les pompiers de la commune arrivaient et mettaient la pompe en batterie.
Alertés, les pompiers des communes voisines arrivèrent pour prêter main-forte à leurs camarades d'Ogéviller. Notons les sapeurs et le matériel des communes de Pettonville, Vaxainville, Mlignéville, Herbéviller, Fréménil et Brouville. Tous travaillèrent, avec le plus louable dévouement, à faire la part du feu, en préservant les maisons voisines du sinistre.
Des trois maisons atteintes par le fléau, il ne reste plus que les murs calcinés. Fort heureusement, les sinistrés sont assurés. Mais, détail pénible, ils sont pour l'instant sans auto abri que celui que leurs charitables voisins veulent bien leur donner.
Le bétail étant au parc, on n'a pas eu à déplorer de pertes d'animaux.
A l'occasion de ce grave sinistre, le sympathique M. Picaud, maire d'Ogéviller, nous prie de remercier en son, nom les habitants de sa commune et les pompiers des communes voisines pour le dévouement qu'ils ont apporté à combattre l'incendie et le témoignage de précieuse solidarité qu'ils ont donné, en cette douloureuse circonstance, à ses administrés

5 août 1925
UNION DES FEMMES DE FRANCE
Maison maternelle de Blamont
Ecole de gardes puéricultrices
La Maison Maternelle de Blâmont ouvre le 1er septembre 1925. Elle reçoit des nourrissons et des mères nourrices avec leur enfant et forme de plus des gardes puéricultrices.
Règlement pour les élèves. - Les élèves apprennent les soins à donner aux enfants par un enseignement théorique et pratique.
La demande d'admission se fait par présentation personnelle si possible, sinon par écrit. Les conditions d'admission sont les suivantes :
1. Age maximum : 18 ans ; 2. Certificat médical de bonne santé ; 3. Certificat de bonne vie et moeurs légalisé ; 4. Références.
La durée des études est d'un an, de six mois ou de trois mois au moins. Les frais d'Inscription, comprenant les frais d'études et l'internat, sont de 600 francs pour trois mois ; 900 francs pour six mois ; 1,200 francs pour un an. Ces sommes sont payables à l'avance et par trimestre.
Les élèves passent tour â tour dans tous les services : biberonnerie, salles diverses de nourrissons de tous les âges. Elles travaillent dès le premier jour sous la directions de cheftaines spécialisées.
Les cours théoriques comprennent :
Des notions d'anatomie et de physiologie ; l'hygiène de l'enfance ; les maladies de l'enfance et leur thérapeuthique ; quelques éléments de pansement et de petite chirurgie.
Après un an, l'élève aura, droit à un diplôme de gardes puéricultrices. A la fin de l'année révolue, un examen aura lieu.
Après six ou trois mois, l'élève aura un certificat de stage de la Maison Maternelle.
Les élèves devront se soumettre à la discipline de la Maison. Elles, doivent porter l'uniforme qui leur est fourni et se plier aux heures réglementaires de repos et de travail.
Elles auront une après-midi par semaine et un dimanche par mois de repos. Elles sont tenues de faire au moins une quinzaine de veillées de nuit durant leur année de stage.
Ces études sont faites dans un cadre superbe, dans une maison entourée d'un parc et installée suivant les dernières données de la puériculture.
S'adresser à la Directrice de la Maison Maternelle de Blâmont, à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).

9 août 1925
AVRICOURT
Contravention. - Une contravention a été relevée contre Kalsch François-Joseph, conducteur, pour passage sur la voie ferrée.

11 août 1925
DOMÈVRE-SUR-VEZOUZE
a célébré ses Morts et fêté sa Reconstitution
textes1664.html

18 août 1925
AMENONCOURT
Les chiens. - M. Geoffroy Georges, cultivateur, s'est vu dresser procès-verbal pour divagation de son chien.

22 août 1925
MES VACANCES AU NORD DE LA PLAINE
Couvay - Domèvre - Pierre-Percée - La Chapelotte
Que l'on se rassure tout d'abord ! Je n ai nullement l'intention de découvrir a la manière de quelque explorateur attarde, ce magnifique coin de la Lorraine qui s'étend en Meurthe-et-Moselle au nord de la rivière « La Plaine ». Je le connais d'ailleurs pour y avoir vécu une grande partie de mon enfance, et c'est là que j'aime aller passer mes vacances.
Loin de la mer où foisonnent, dédaigneux les uns des autres, les nouveaux, riches et nouveaux pauvres. Philosophe à ma façon, je sais me contenter de mon pays, et comme la satisfaction intérieure est tout le secret du bonheur, je suis heureux.
Je voudrais que mon témoignage vint à l'appui de cette vérité qu'il n est pas indispensable de faire un long voyage pour trouver à quelques heures seulement de Nancy et de Lunéville, des paysages et des sites aussi pittoresques et variés que 1es plus renommés des Hautes-Vosges ou même des Alpes.
Je suis donc tout simplement devenu l'habitant temporaire d'Ancerviller, dont avant d'aller excursionner çà et la dans les environs, je me permets de retracer brièvement histoire.

Josain, Couvay, Ancerviller
La commune d'Ancerviller, peu éloignée des montagnes des Vosges, est située a 30 kilomètres Est de Lunéville, chef-lieu de l'arrondissement; elle est formée de la réunion des villages de Josain, Couvay et Ancerviller Ce dernier étant le plus ancien, donna son nom à l'agglomération, à laquelle il faut d ailleurs ajouter la ferme de Sainte-Agathe.
Le décret de formation de la commune fut signé à Vilna par Napoléon Ier, durant la campagne de Russie.
C'est à Couvay que se trouve l'église paroissiale, détruite par les hordes allemandes au cours du premier mois de la grande guerre, et reconstruite actuellement à côté de son ancien emplacement ; c est à Couvay que trouve également la mairie et les écoles. Avant le concordat de 1801, la paroisse d'Ancerviller dépendait du diocèse de Metz ; elle relève maintenant de celui de Nancy et Toul.
Ancerviller, ou plutôt « Le Hameau », comme on dit dans le pays, est situé à mille mètres environ de l'agglomération principale, mais comme on l'a vu déjà, son origine semble remonter au delà du XIIIe siècle, s'il faut en juger par les titres que l'on trouve aux archives.
Un seigneur de ce nom figure dans les actes de 1282 à 1290. En 1292, les comtes de Blamont achètent des portions de terre sur le ban de Couvay, d'une nommée Méline, fille de Bernard, seigneur de Brouvelotte.
D'après les titres de 1328, les comtes de Salm étaient aussi propriétaire d'une partie du ban d'Ancerviller. Enfin, en 1409, Jean de Salm engagea au duc Charles II de Lorraine, pour une somme de mille petits florins d'or du Rhin dont il lui était redevable, la moitié de ce qu'il possédait à Ancerviller, Couvay et Sainte-Agathe.
Les religieuses de Senones avaient à Ancerviller, que le père Benoit appelle Anseriviller, une ferme considérable dans l'enclos de laquelle était une chapelle.
L'ancien nom du village semble avoir été Anselmi Villa, c'est à dire la ferme d'un Anselme, celui-ci ayant sans doute été le premier occupant du lieu au début du Moyen-Age.
En 1710 Ancerviller était ruiné ; en 1778, ce n'est plus' qu'un hameau dépendant de Badonviller. En 1812. on y trouve 572 habitants, 593 en 1843 II y en a actuellement, après la dévastation de 1914-1918, à peine un demi millier.
Au point de vue politique Ancerviller dépendait en 1594 du comte de Salm ; en 1751, du bailliage de Lunéville; en 1790, du canton et district de Blâmont.
Sur son territoire on a retrouvé des débris de tuiles plates à rebords, des fragments de poterie, des médailles, des cercueils en pierre calcaire, sans ornement et groupés ensemble. Détail curieux : dans l'un était un mors de cheval.
En juin 1840 des ouvriers occupés à l'ouverture d'une tranchée dans un jardin situé entre Couvay et Josain, trouvèrent un vase en terre contenant environ 2.000 petites pièces d'argent des XIIe et XIIIe qui furent bientôt dispersées entre les numismates.
Ces pièces avaient été frappées à Nanceï (Nancy), Méricou ou Muricou (Mirecourt), et Novo-Castri ou Nuefcha (Neufchâteau). Elles étaient pour la plupart à l'effigie de Ferry III, duc de Lorraine pendant le règne duquel ce trésor avait du être confié à la terre ; les autres à celles des ducs Simon II, Ferry II, et Mathieu II ; puis de Conrad Probus, évêque de Toul; de Jacques de Lorraine et Bouchard d'Avesnes, évêques de Metz; de Henri et d Arnold, archevêques de Trêves; enfin de Henri IV, comte de Luxembourg.
En un article qui parut dans l'Est Républicain du dimanche 2 juillet 1922, j'ai raconté les combats dont Ancerviller fut le théâtre le 14 août 1914, et huit jours plus tard, Sarrebourg et Morhange. Enfin, j ai essayé de fixer ce qu'y avait été la vie pendant la grande guerre, et relaté les faits qui avaient mérité à Ancerviller la croix de guerre.

Le soldat meusien de Domèvre
Voilà pour la distraction intellectuelle ; restent les excursions aux alentours, et ce n'est pas certes le moins intéressant.
Il y a Baccarat, ses cristalleries et ses roches, que l'on gagne par Montigny et Merviller ; on peut pousser jusqu'à Raon, dans un paysage ravissant.
Au Nord, il y a Blâmont, vieille et coquette petite ville que dominent les ruines pittoresques et fières du château féodal des anciens comtes, issus de cette maison de Salm dont le château de Pierre-Percée, où nous irons tout à l'heure, était la forteresse.
Si l'on va à Blâmont par Barbas, on en revient par Domèvre-sur-Vezouze, et ici je vais me rappeler que je suis Meusien d adoption.
En effet, à l'est de Domevre, dans une ruelle perpendiculaire à la grande route Nationale qui va de Paris à Strasbourg, se dresse une sorte de colonne de pierre, que les obus de la grande guerre ont rongée en partie.
Mais l'inscription, à peine visible, laisse deviner qu'elle a été élevée en 1813 et 1814 à des soldats Français et piémontais des armées de S. M. Napoléon Ier, empereur des Français, roi d'Italie. Il y a là des petits gars de la Sarthe, de la Manche, de Piémont, mais il y a aussi « Paguet Louis, d'Ancerville (Meuse) » et « Toupet Pierre, de Wassy (Haute-Marne) ».
[...]
Raymond CREMEL

1er septembre 1925
BLAMONT
Collision d'autos. - Deux autos se sont prises en écharpe au village de Montigny, à l'intersection des routes d'Ogéviller-Badonviller et de Blâmont-Baccarat. Il n y a pas eu accident de personnes. Les conducteurs; qui conduisaient ces deux voitures. M. Serge Hagney 31 ans, épicier en gros à Blâmont, et, Ernest Groshens, 28 ans, conducteur au garage Renault de Strasbourg, marchaient à 30 kilomètres environ : cachés l'un et l'autre par les maisons du village, ils se virent trop tard pour s'éviter : ils avaient à peine dix mètres pour permettre à leurs réflexes de surmonter leur surprise, et le choc fut inévitable Les deux voitures sont assez sérieusement endommagées. Des assurances les couvriront.

11 septembre 1925
ANCERVILLER
Plainte. - Démangé André, manoeuvre, a porté plainte pour coups et blessures contre Perret Auguste, maçon, demeurant à Badonviller.
LEINTREY
Les chiens. - M. Frocot Louis, cultivateur, s'est vu dresser procès-verbal pour divagation de son chien.

12 septembre 1925
HERBEVILLER
Dissolution du Conseil. - Le Conseil municipal de la commune d'Herbéviller est dissous.

14 septembre 1925
HERBÉVILLER
Dissolution du conseil municipal. - Nous relevons au « Journal officiel » du 11 septembre le décret suivant ;
Sur la proposition du ministre de 1'intérieur. Le conseil des ministres entendu :
Considérant que toutes les tentatives faites en vue de constituer la municipalité d'Herbéviller sont demeurées sans résultat :
Considérant que cette situation, en se prolongeant, serait de nature à compromettre gravement les intérêts communaux,
Décrète :
Article premier. - Le conseil municipal de la commune d'Herbéviller (Meurthe-et-Moselle) est dissous.
Art. 2, - Le-ministre de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent décret.

15 septembre 1925
AVRICOURT
Vélo. - Un procès-verbal a été dressé contre M. Aubry Lucien, cultivateur à Repaix, pour défaut de plaque d'identité à sa bicyclette.
BLAMONT
Les chiens. - Vanrysseghem Juliette, marchande ambulante, a été l'objet d'une contravention pour défaut de collier à son chien.
LEINTREY
Les guides. - Mougeot René, domestique de culture à Amenoncourt, a été l'objet d'un procès-verbal pour défaut de guides à son attelage.

16 septembre 1925
Une enquête est ouverte.
OGEVILLER
Vols champêtres. - M. Charles Malo, cultivateur, se rendant dans son champ au lieudit « le Grand-Pré », constata que cent kilos de pommes de terre avaient été arrachées.
Après enquête de la gendarmerie, Jean Bauer, 30 ans, et son beau-frère, Auguste Bourgatte, 29 ans, vanniers, durent reconnaître avoir dérobé des pommes de terre.
Bauer a également dérobé des osiers dans une oseraie.

17 septembre 1925
DOMÊVRE-SUR-VEZOUZE
Contravention. - Une contravention a été relevée contre M. Jacquet Henri, cultivateur, pour abandon de son attelage.

18 septembre 1925
LEINTREY
Procès-verbal. - Un procès-verbal a été dressé contre M. René Thouvenin, contrôleur, pour défaut de patente

23 septembre 1925
BLAMONT
Eclairez ! - Des contraventions ont été relevées contre MM. Jacques Banecheim, 17 ans, demeurant à Paris, pour défaut de lanterne à sa bicyclette, et Henri Saunier, 42 ans, cultivateur à Autrepierre, pour défaut d'éclairage de ses voitures

29 septembre 1925
AMENONCOURT
Procès-verbaux. - Des procès-verbaux ont été dressés contre MM. Joseph Bridey et Charton Auguste, cultivateur, pour chien en action de chasse.

21 octobre 1925
AVRICOURT
Les ambulants. - Des procès-verbaux ont été dressés contre Guiseppe Bellina, manoeuvre, pour défaut de carte d'identité, et contre Idir Bohamid, marchand ambulant: à Nancy, pour défaut de déclaration de profession ambulante.
BLAMONT
Les autos. - Des procès-verbaux ont été dressés contre M. Albert Edighoffer 35 ans, voyageur de commerce à Haguenau, et M. Jules Mangin, commerçant à Foulcrey pour défaut d'éclairage à l'arrière de leurs autos.
FREMONVILLE
Procès-verbal. - Un procès-verbal été dressé contre M. Michel Riesch, débitant, pour fermeture tardive de son établissement.

28 octobre 1925
BLAMONT
Avis. - Les cours d'adultes reprendront cette année les mardi et vendredi de chaque semaine, de 19 heures à 21 heures, pour une période de trois mois.
Première séance : mardi 3 novembre.
On espère que les jeunes gens viendront nombreux.
Pendant la durée de ces cours, tous les mardis, il sera prêté des livres à la bibliothèque scolaire aux amateurs de bons livres.

7 décembre 1925
AVRICOURT
Police des étrangers. - Procès-verbal a été dressé contre le nommé Fatoni Louis, manoeuvre, domicilié à Saint-Nabord (Vosges), pour défaut de carte d'identité et défaut de visa à sa carte d'immatriculation.

14 décembre 1925
AVRICOURT
La patente. - Un procès-verbal a été dressé contre Nathan Permoutter, 25 ans, marchand ambulant de peaux de lapins, demeurant rue Sainte-Marie, à Lunéville, pour défaut de visa à sa patente de commerçant.
ANCERVILLER
Procès-verbal. - M. Célestin Masson, marchand de vins, dont la, voiture n'était pas éclairée, a été l'objet d'un procès-verbal.
REMONCOURT
Police des étrangers. - Un charretier de bateau, d'origine allemande, Hermann Heurath, a été rencontré par des gendarmes, qui lui ont dressé une double contravention pour défaut de carte d'identité et défaut d'extrait du registre d'immatriculation
 

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