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Abbé Edmond Henry (1882-1915)



Le 4 juillet 1915 à Mareuil (Pas-de-Calais), l'abbé Jean Joseph Hilaire Edmond Henry, natif de Blémerey et aumônier de la 11ème Division d'Infanterie, est tué par l'explosion d'un obus.
Le journal de marches et opération des services de santé de la 11ème division d'infanterie mentionne à la date du 4 juillet, avant l'indication d'une citation de l'abbé Henry à l'ordre de l'armée : « La relève de la division commence le 4 juillet. 2 régiments quittent le front. La section du groupe de brancardiers reçoit l'ordre de quitter Mareuil pour Hte Avesnes, mais avant son départ le bombardement fait encore une victime dans le groupe et tue l'abbé Henry, aumônier de la 11ème division ».

Dieu et patrie - 1er août 1915

DIOCESE DE NANCY
Une nouvelle victime sacerdotale de la guerre P
Le 5 juillet Monseigneur le Coadjuteur écrivait à Monseigneur l'archevêque :
Cher et Vénéré Monseigneur,
Dieu vient de nous demander un nouveau sacrifice. Hier soir, dimanche, aux environs de X..., M. l'abbé Edmond Henry, vicaire à Saint-Joseph, aumônier de la ...e division, est tombé à son poste, le corps broyé par des éclats d'obus. Il avait passé presque tout son temps depuis le 9 mai dans cette localité soumise à un très violent bombardement, jour et nuit. Depuis quinze jours, il aurait pu la quitter, le travail des brancardiers étant devenu moins intense, des prêtres-soldats étant toujours parmi eux et un aumônier régimentaire se trouvant sur les premières lignes. Mais puisqu'il y avait du danger à courir, M. Henry voulait donner l'exemple et encourager par sa présence les brancardiers. Hier soir à dix heures, il était dans chambre quand un obus éclate non loin de lui. L'abbé Salm, vicaire à Pompey, prêtre-brancardier, et lui, entendant du bruit, craignant que le projectile n'ait fait des victimes, sortent immédiatement pour aller au secours des blessés. Un second, un troisième obus arrivent. M. Salm est épargné. M. Henry est tué net par les éclats du projectile tombé à deux mètres de lui. Le cher aumônier était horriblement mutilé. MM. les abbés Salm et Chomé donnèrent à sa dépouille glorieuse les premiers soins.
Je ne vous ferai pas l'éloge de cet excellent prêtre; vous l'avez connu à Saint-Joseph. En campagne, il avait été tel que vous l'aviez toujours connu : homme du devoir C'était la conscience même. Il a eu l'honneur d'être frappé dans l'exercice du devoir, à sa place. Prêtres, officiers et soldats avaient pour lui une très grande estime. Ce soif, nous lui accorderons les honneurs de la sépulture à X... Martyr de la charité fraternelle et sacerdotale, il nous protégera du haut du ciel.
Et le 8 juillet, dans une seconde lettre, Monseigneur le Coadjuteur disait à Monseigneur l'Archevêque :
Cher et Vénéré Monseigneur,
Je n'ai pas eu le temps d'écrire une seule lettre depuis que je vous ai raconté la mort du très cher abbé Henry.
Les funérailles, à Z... ont été très dignes. Le lundi soir (car nous craignions que sa formation ne dût s'éloigner la nuit), nous lui avons rendu les derniers devoirs. Tous les médecins et officiers, tous les prêtres qui étaient dans la paroisse, étaient présents à la cérémonie. Les honneur étaient rendus par les hommes du groupe. Le général X... commandant la division, le directeur dru service du corps d'armée, le médecin principal divisionnaire étaient présents. J'ai en quelques mots fait revivre la physionomie morale du défunt, homme d'une conscience exemplaire.
Le lendemain, comme la formation n'était pas partie, une messe a été chantée par M. l'abbé Salm.
J'ai fait faire un cercueil solide et une croix de bois sculpté avec attributs sacerdotaux.
Le service qui fut chanté, en l'église Saint-Joseph, le lundi 12 juillet pour le repos de l'âme du regretté défunt fut également très émouvant.
La paroisse était là tout entière, unissant son deuil à celui des infortunés parents, exilés de Blémerey, qui n'ont même plus de foyer pour pleurer leur fils. M. le général Schneider, chef du Service sanitaire de Nancy, en uniforme, représentait l'Hôpital militaire, et un bon nombre de prêtres étaient venus donner un témoignage de suprême affection à ce confrère modeste qui passa discrètement en faisant un bien considérable.
La Chorale paroissiale dont M. l'abbé Henry était le directeur aimé, et le Choeur des Chanteuses exécutent les chants, avec cet art et cette piété qui furent tant appréciés aux représentations de la Passion.
Monseigneur l'Archevêque, accompagné de M. le Vicaire généra! Barbier, donna l'absoute, offrant au Seigneur ce nouveau et douloureux sacrifice que le Seigneur lui avait demandé, à lui et à sa famille sacerdotale qu'il forma, avec, tant de sollicitude et sur laquelle il plaçait tant d'espérances.
Plaise à Dieu que le sang de M. l'abbé Edmond Henry soit le dernier versé par nos prêtres, en cette interminable guerre, qui a déjà fait de si terribles ravages en nos rangs !
Né à Blémerey, le 7 janvier 1882, ordonné prêtre le 9 juillet 1905, M. Jean-Joseph-Hilaire-Edmond Henry avait été nommé vicaire à Saint-Joseph, de Nancy, après son ordination. Il était, en même temps, aumônier de l'Hôpital militaire de Nancy.

Prêtres aumôniers et brancardiers
Monseigneur le Coadjuteur, en donnant à Monseigneur l'Archevêque les détails que nous venons de lire sur les funérailles de M. l'abbé Henry, ajoute que M. l' abbé Henry a été cité à l'ordre du jour de l'armée, ...

 


 

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