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Presse - Le Populaire - 1918-1939
 Quotidien socialiste de Paris


14 décembre 1918

Devant le poteau - Vous rappelez-vous ce brave bourgeois qui, nous conta Mirbeau, allait chaque soir saluer le dernier bec de gaz de France avant la frontière. 
Au retour du train qui ramenait les journalistes d'Alsace, près de Deutsch-Avricourt, les voyageurs descendirent et Mlle Dussanne, de la Comédie-Française, fit entendre la Marseillaise !
Devant l'emplacement du poteau-frontière !


11 septembre 1920

Les cris héroïques 
Paul-Boncour conte l'anecdote que voici : 
« En 1915, Un régiment d'infanterie, du côté de Reillon, chargeait le Boche en criant : « Ouest-Etat ! ». Ils avaient lu tellement de choses sur les méfaits du réseau de l'Etat, les braves fantassins, que, cherchant des syllabes horrifiques, pour appuyer la charge, ils répétaient comme un cri de guerre : « Ouest-Etat ! Ouest-Etat ! » 
Bah! c'était un cri héroïque comme un autre !


14 mai 1922

Deux jeunes filles innocentes sont aux travaux forcés 
LEUR GRACE S'IMPOSE

Dans la nuit du 20 au 21 août 1918, venant des lignes allemandes, deux jeunes filles, Alice et Germaine Receveur. Elles sont en haillons, trempées jusqu'aux os, harassées, les mains, les bras, les jambes labourés par les fils de fer barbelés. 
Interrogées par des officiers du 219e régiment d'infanterie et à l'état-major de la division du corps d'armée, elles déclarent qu'elles ont fui Deutsch-Avricourt ou habitent leurs parents adoptifs pour échapper aux assiduités) des soldats allemands. 
Le lendemain 22 août, Alice et Germaine Receveur sont remises au service de la Sûreté de la 8e armée qui, de suite, voit en elles deux espionnes. On les frappe, on les injurie et d'après le procès-verbal établi alors, elles avouent avoir franchi les lignes allemandes à l'instigation d'un officier allemand Stephane Hanmayer, amant de Germaine. Elles font devant l'officier rapporteur des aveux identiques. 
Quelques jours avant l'audience en conseil de guerre Me Boisserie est commis d'office pour défendre les jeunes inculpées. Il va les visiter à la prison de Nancy. Elles lui jurent leur innocence. 
- Jamais, déclare Germaine, je n'ai été la maîtresse d'un officier allemand ni de personne d'ailleurs. 
- Un examen médical s'impose pour établir l'exactitude de votre affirmation, répond Me Boisserie. 
Il y est procédé Le médecin chargé de cette mission affirme que comme elle l'a dit, Germaine Receveur est vierge. 
Les débats sont engagés d'abord à Flavigny devant le conseil de guerre de la 8e armée, puis furent renvoyés pour supplément d'enquête. 

DEVANT LE CONSEIL DE GUERRE 
L'affaire revient à Landau le 9 janvier 1919. Deux témoins à charge déposent. L'inspecteur de la sûreté Naudin et une femme au service de la police Mme Rulier, ceux-là mêmes qui furent au lendemain de leur entrée dans les lignés françaises les bourreaux des petites Receveur. Ils affirment la culpabilité des inculpées. Et le colonel présidant le conseil de guerre proclame tout net que devant l'affirmation d'un témoin de l'honorabilité de M. Naudin, titulaire de décorations, il n'y a qu'à s'incliner. Impossible de tenir le moindre compte des protestations d'Alice et Germaine Receveur. Pas davantage il ne convenait de s'arrêter au rapport médical attestant que Germaine n'avait pu être la maîtresse de l'officier allemand à la solde duquel elle aurait été, d'après Naudin. 
L'émouvante plaidoirie de Boisserie ne parvint pas à toucher les juges militaires. Alice fut condamnée à 8 ans de travaux forcés ; Germaine à 12 années de la même peine. 

L'INTERVENTION D'UN COMMISSAIRE DE POLICE 
A la sortie de l'audience un officier qui avait suivi les débats avec attention s'approche de l'avocat, il lui dit : 
- Maître, après la plaidoirie que vous venez de prononcer, je ne m'explique pas les condamnations des accusées. Je serai heureux de reparler avec vous de cette affaire. Voici ma carte. 
Et Boisserie lut : « Michel Piat, commissaire de police attaché à la direction de la Sûreté générale, détaché au service de la sûreté de la 8e armée ». 
Le lendemain soir, devant l'inspecteur Baudelocque, M. Piat confiait à Boisserie ; 
« Les aveux de Germaine et Alice Receveur n'ont été obtenus que par les coups et les menaces. Je vais vous mettre en relations avec Mlle X..., attachée à nos services, qui connaît parfaitement les condamnées et leur famille et pourra utilement vous renseigner. » 
Boisserie vit Mlle X... qui lui apporta ce renseignement précieux, à savoir qu'à Deutsch-Avricourt, Germaine et Alice Receveur avant de le mettre à exécution avaient fait part à plusieurs personnes de leur projet de fuir les régions envahies pour rentrer en France. Elle lui fit connaître qu'en outre jamais il n'y avait eu à Deutsch-Avricourt d'officier allemand du nom de Hanmayer. 

LA GRACE S'IMPOSE 
Fort de tout cela. M Boisserie demande aujourd'hui la grâce des deux condamnées de Landau. A sa requête est jointe une pétition signée par tous les membres du conseil municipal d'Avricourt et la plus grande partie de la population. 
Il est impossible que le garde des sceaux reste sourd à la prière qui lui est adressée et maintienne dans les cachots de Montpellier Alice et Germaine Receveur, victimes d'un policier trop zélé.


15 mai 1923

UNE FAMILLE ÉCRASÉE 
par l'express de Sarrebourg 
Trois morts 
Sarrebourg, 14 mai. - Cet après-midi, près de la gare de Sarrebourg, M. Kauffmann, âgé de 75 ans. sa femme, 68 ans. et sa fille, 25 ans, ont été écrasés par l'express de Strasbourg. Tous trois étaient descendus du train, venant d'Avricourt, au moment où arrivait l'express.


29 septembre 1923

Un prêtre assassiné dans un train 
Le vol serait le mobile du crime 

Epinal, 28 septembre. - Ce matin, à 6 heures 40, à l'arrivée du train de Gérardmer, à Saint-Dié, on a trouvé dans un compartiment le cadavre de l'abbé Hans, 62 ans, curé de Repaix (Meurthe-et-Moselle). 
L'abbé revenait de voir son frère, industriel à Géradmer. Il a été tué d'une balle dans la tête, qui pénétra par la tempe droite et sortit par la tempe gauche. 
Aussitôt connu ce crime, la brigade mobile de Nancy, le Parquet de Saint-Dié et la gendarmerie ont ouvert une enquête. Les. témoins ont déclaré qu'entre Saulcy-sur-Meurthe et Saint-Léonard, on avait remarqué un jeune homme sautant du train. Ce jeune homme, nommé Demangel, fils d'une honorable famille de Saint-Dié, a été arrêté. Il avait ses vêtements couverts de sang. Il commença par nier, puis fit des aveux. Le vol serait le mobile du crime.


27 mars 1924

L'ASSASSINAT DE L'ABBÉ HANS 
Le meurtrier en cour d'assises 

Epinal, 26 mars. - On se souvient de la tragédie qui se déroula dans le train d'Epinal à Saint-Dié, le 28 septembre dernier. Entre les stations de Saint-Léonard et de Saulcy-sur-Meurthe, un jeune conscrit, nommé Demangel, qui avait fêté la classe la veille à Epinal et avait fait des dépenses excessives, tua, pour le voler, l'abbé Hans, curé de Repaix, à,coups de revolver. Après s'être enfui dans la campagne, Demangel, qui appartient à une bonne famille de Saint-Dié, fut arrêté. Il entra très difficilement dans la voie des aveux. L'instruction nécessita plusieurs mois. 
L'inculpé comparaît aujourd'hui devant la Cour d'assises. Un nombreux public suit les débats. M. le Procureur général Sadoul occupe le siège du ministère public. La défense est assurée par Me Dussaux, du barreau de Nancy. La partie civile est représentée par Me Saby, du barreau de Saint-Dié. Les débats sont présidés par M. Bour, conseiller à la Cour d'appel de Nancy.


28 mars 1924

DEMANGEL CONDAMNÉ AU BAGNE PERPETUEL 

Epinal, 27 mars. - Ce matin, devant le jury des Vosges, ont commencé les débats du procès de Jules Demangel, le conscrit de 20 ans, qui, le 28 septembre dernier, assassina dans le train Epinal-Saint-Dié, .pour le voler, l'abbé Hans, curé de Repaix (Meurthe-et-Moselle). 
Cette affaire avait attiré une foule nombreuse dans la salle des Assises. 
L'accusé est introduit à 9 heures précises. C'est un jeune homme de petite taille, vêtu d'un complet marron ; il porte une moustache taillée à l'américaine. Ses traits accusent la fatigue. Il répond cependant assez nettement aux questions que lui pose le président. 
Il avoue avoir tué l'abbé Hans et reconnaît que le vol fut le mobile du crime. Il avait fait la noce la veille, après le conseil de révision, et avait ainsi dissipé une certaine somme d'argent qu'il comptait récupérer dans la sacoche du prêtre, son compagnon de voyage. 
L'interrogatoire terminé, le défilé des témoins commence. C'est notamment le docteur Aubry, qui conclut à la responsabilité complète de l'accusé, mais reconnaît qu'il était dans un état consécutif à l'ivresse. 
A 11 h. 45, l'audience est suspendue. 
Elle est reprise à 14 heures précises. 
Me Saby, du barreau de Saint-Dié, qui se porte partie civile, réclame 30.000 fr. de dommages-intérêts pour la, famille de la victime. 

LE VERDICT 
Après avoir entendu le réquisitoire et la plaidoirie, les jurés se retirent pour délibérer, reviennent à 19 h. 30 avec un verdict affirmatif sur toutes les questions, accordant toutefois à l'accusé le bénéfice des circonstances atténuantes, et la Cour condamne Demangel aux travaux forcés à perpétuité. La partie civile obtient un un franc à titre die dommages-intérêts.


4 septembre 1927

On arrête une bande de malfaiteurs 

Des vols de métaux, de peaux et d'objets divers avaient, depuis un certain temps, retenu l'attention de la police. 
Les brigadiers Bézuchet et Aymard, les inspecteurs Mottut et Planchon, chargés de l'enquête, sont arrivés à arrêter les coupables. Ce sont : 
Léon Brassac, 40 ans, né à Arcomie (Lozère), marchand de vins. 8, passage Courtois; sa femme, 40 ans, née à Saint-Hippolyte (Aveyron); le fils de cette dernière, Jean Delrieu, 19 ans; Marius Goret, 38 ans, demeurant 27, rue Corbeau; Guillaume Mambelli, 21 ans, né à Forli (Italie), hôtelier, demeurant 180, boulevard de Charonne ; Pierre Nicolas, 36 ans, originaire de Saint-Chamond (Loire); Philomène Ferrés, 32 ans, domiciliés tous deux 6, passage Courtois, où ils tiennent un petit commerce de métaux; Joseph Helwig, 50 ans, né à Igney-Avricourt (Meurthe-et-Moselle), camionneur, 43, rue des Maronites; et enfin Ernest Desnoyers, 39 ans, camionneur, 60, rue du Poteau. 
Ces individus avaient installé une remise générale, 7, rue Gerbier. La police a découvert une quantité importante de cuivre, de plomb, de peaux de chevreau, pour une valeur de plus de 20.000 francs. 
Toutes ces marchandises provenaient, bien entendu, de vols; une partie même avait été dérobée à une grosse entreprise de camionnage voisine de la gare de l'Est. 
Actuellement, Brassac, Goret, Mambelli, Helwig et Desnoyers sont au Dépôt et les autres en liberté provisoire.


14 mars 1930

UN CHEMINOT TUÉ SUR SA MACHINE 
Avricourt, 13 mars. - Le chauffeur Bernot, du dépôt d'Epinal, a été tué accidentellement sur sa machine en gare de Champigneulles-Triage. Il laisse une femme et deux enfants.


31 juin 1931

Les cachets d'aspirine contenaient de la strychnine 
Une femme a succombé 

Nancy, 12 juin. - Depuis trois mois, le parquet de Lunéville enquête sur un double empoisonnement qui s'est produit dans la région de Blamont. La crainte d'un scandale .semble retarder l'oeuvre de la justice, tandis qu'au contraire les étranges circonstances du drame passionnent l'opinion publique. 
Voici succinctement les faits : 
Le 13 décembre dernier, Mme Gouget, femme de ménagé au service de M. Lahoussaye, vétérinaire à Blamont, se plaignit d'une violente migraine. Son maître prit alors dans une boîte, où il puisait pour son usage personnel, un des deux cachets d'aspirine qui y restaient, et l'offrit à la femme de ménage en lui disant : « Cela apaisera votre mal ». 
La femme de ménage fut terrassée par les effets foudroyants d'un empoisonnement et mourut 4 heures après l'absorption du cachet, dans d'atroces souffrances. Son mari demeurait depuis seul, avec trois jeunes enfants. Un mois plus tard, M. Lahoussaye, éprouvant un peu de fièvre, prit à son tour le dernier cachet de sa boite. Aussitôt, les symptômes de l'empoisonnement se manifestèrent, et il ne dut son salut qu'à une prompte intervention d'un docteur de ses amis. L'affaire fit grand bruit. Les soupçons s'éveillèrent. M. Gouget porta plainte. Le parquet de Lunéville ordonna alors l'exhumation et l'autopsie de la première victime. Les résultats furent concluants la mort était due à une absorption de strychnine. 
Telle est la gravité des révélations qui motivèrent de longues et minutieuses enquêtes. Mais quelle main criminelle a préparé et mêlé une substance nocive aux médicaments dont M. Lahoussaye faisait usage ? Et pour quels mobiles.


19 février 1930

Camarade compère-Morel, 
j'ai bien reçu votre envoi de disques de « La voix des Nôtres » ; le tout était en bon état. 
C'est avec un réel plaisir que nous avons entendu tous les discours d'une partie des meilleurs militants de notre Parti. Tous les camarades de la Section qui sont venus les écouter sont unanimes pour reconnaître l'importance de ce nouveau moyen de propagande. 
Dimanche dernier, la section avait organisé une fête de propagande et nous avons eu l'occasion de faire entendre « La Voix des Nôtres » sur haut-parleur. Ce fut une surprise générale ! 
Je voue envoie par chèque postal 150 francs pour la deuxième série de « La Voix des Nôtres ». 
Dans l'attente, recevez, camarade, mon salut socialiste. 
CATHELAIN, 
Nouvel-Avricourt (Moselle)


17 novembre 1933

SUPPRIMEZ LES PASSAGES A NIVEAU 
Happée par un train une auto prend feu 
Deux tués, un blessé 

Nancy, 16 novembre. - Au passage à niveau de Domjevin, sur le chemin de fer départemental de Lunéville à Badonviller, une auto, occupée par M. Gerig, entrepreneur à Strasbourg, et Rlchert, maire de Brumath, et que conduisait le chauffeur Frank Frédéric, a été happée par un train et a pris feu. MM.-Gerig et Richet ont été tués. Le chauffeur est grièvement blessé.


27 décembre 1933

Les suites tragiques de l'erreur d'un vétérinaire 

Nancy, 26 décembre. - En décembre 1930, Mme Gouget, domestique chez M. Lahoussaye, vétérinaire à Blamont, conseiller d'arrondissement, mourait à la suite de l'absorption d'un cachet que M. Lahoussaye lui avait donné pour calmer sa migraine. Quelques jours plus tard, le vétérinaire, après avoir pris également un cachet, était gravement Intoxiqué. 
On soupçonna un familier d'avoir commis ces manoeuvres criminelles. L'autopsie de la domestique fit découvrir, dans les viscères, la présence de produits toxiques. La mort était due à la strychnine. 
M. Lahoussaye parvint à se rétablir. Il déclara que l'erreur lui était imputable et qu'aucune substitution criminelle n'avait eu lieu. 
Un procès avait été engagé. Il vient de prendre fin par un arrêt de la cour d'appel qui condamne M. Lahoussaye à verser une somme de 15.000 francs à M. Gouget, mari de la victime, et une somme égale à chacun de ses trois enfants
.


22 mai 1939

Tombé de sa locomotive 
un mécanicien a les jambes coupées 

Sarrebourg, 21 mai. - Tombant de la locomotive qu'il conduisait, le chauffeur-mécanicien Georges Martin, 31 ans, célibataire, glissa sur la voie, non loin de la gare d'Avricourt, et eut les deux jambes sectionnées par les roues du tander.

 

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