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Presse - Journal La Justice - 1880-1908
 


  • 20 mars 1880

Le Progrès de l'Est annonce que la soeur directrice de l'école de Blâmont (Meurthe-et-Moselle) a été révoquée, après une enquête administrative, pour avoir distribué des brochures politiques à ses élèves.


  • 31 juillet 1880

Canton de Blâmont. Le conseiller sortant, républicain, M. Brice, maire de Blâmont, se représente et a pour concurrent M, d'Hausen, monarchiste.


  • 4 septembre 1886

AFFAIRES MILITAIRES
On lit dans le Serre-File :
En Alsace-Lorraine, les Allemands préparent le terrain pour les grandes manoeuvres. Des reconnaissances d'officiers parcourent journellement les routes qui traversent les Vosges; des pointes, des patrouilles battent les bois, visitent les villages et les hameaux.
Est-il bien nécessaire de dire à nos lecteurs de quel côté sont dirigées toutes ces reconnaissances préparatoires de ces officiers allemands Du coté de notre frontière, bien entendu. C'est évidemment de chez nous que doit venir l'ennemi. Toutes les études, tous les travaux ont donc pour objet la frontière française.
Il est constant toutefois que le zèle des officiers allemands les pousse quelquefois un peu loin, même à franchir notre frontière, sans le savoir probablement.
C'est ainsi que le mercredi 18 août, une reconnaissance allemande composée de : un général, le colonel du 15e uhlans, de Strasbourg, deux capitaines, un lieutenant et six cavaliers ordonnances, franchissait la frontière française en avant du village de Bertrambois, près d'Avricourt.
La petite troupe avait déjà fait 600 mètres sur le territoire français, lorsqu'un douanier, en embuscade au bord du chemin, se dresse tout à coup devant elle, la baïonnette en avant, et lui crie : « Halte-là ! »
Notre brave douanier, en cette rencontre inattendue, a dû revoir, par la pensée, dans une vision rapide, les épisodes des jours terribles de 1870.
Un moment interdit, devant cet homme seul, bravement campé devant lui, le général prussien crie à ses compagnons : Zurûck ! wir sind in Franckreich ! (Demi-tour, nous sommes en France !) Sur cet ordre, la reconnaissance tournait bride et disparaissait au delà de la frontière, sur le territoire allemand.
Une heure après, le lieutenant qui faisait partie de la reconnaissance, se présentait à la frontière, au poste des douanes de Bertrambois et remettait au brigadier, chef de poste, une lettre d'excuses de la part au général.
Le même jour, à la même heure, une autre reconnaissance, composée de six officiers allemands, suivait la route qui longe la frontière, à hauteur et en vue du village de Cogney. Tout à coup les étrangers quittent la route et s'avancent vers une ferme, dite la Sablière, située en territoire français, à 600 mètres de la ligne frontière.
Ils ne trouvent dans la ferme qu'une domestique à qui ils demandent si la Sablière est sur le territoire français. Sur la réponse affirmative de cette femme ils semblent hésiter, puis l'un deux dit : « Retournons, mais passons par ici » Ce disant, au lieu de reprendre le chemin qui les avait amenés, ils continuent 200 mètres environ à marcher sur notre territoire ; ce crochet leur permit de contourner un mouvement de terrain, voisin de la ferme, qui, sans doute, avait pour eux quelque intérêt.
Aucun douanier n'était dans les environs ; ils n'ont pas été aperçus ni arrêtés.
Nous n'avons pas qualité pour juger ni apprécier les deux incidents que nous venons de signaler et dont nous pouvons certifier l'exactitude.
Y a-t-il simple méprise, ou ces erreurs sont-elles volontaires et cherchées ?
Nous ne savons.


6 août 1887
Les jouets allemands
Dépêche Havas ;
Nancy, 5 août.
Le préfet vient de prendre un arrêté ordonnant la fermeture d'une fabrique de jouets allemands, établie à Embermenil.
Cette fabrique était installée depuis six ans, sans autorisation, dans un rayon douanier où cette autorisation est nécessaire.
Le préfet avait pris dernièrement un arrêté semblable pour une manufacture du même genre établie à Maranvillers.


7 août 1887
L'affaire d'Emberménil
La correspondant berlinois du Times s'exprime ainsi :
Il y a longtemps qu'on ne s'est montré si excité en Allemagne. La nouvelle de la fermeture de l'établissement des frères Weisbach, à Emberménil, a causé un sorte d'exaspération, et le bruit court que l'incident a donné lieu à des communications diplomatiques. Dans certaines sphères on suppose même que le milice de Bismarck a ajourné son départ pour Kissingen uniquement en raison de la tension politique que cette affaire a amenée dans les rapports de la France et de l'Allemagne.

Le Temps publie le télégramme suivant de Berlin, 6 août :
On a voulu donner à l'ajournement du voyage de M. de Bismarck a Kissingen un motif politique, et la Galette de Cologne, en insérant une dépêche annonçant que cet ajournement avait pour cause l'incident de la fermeture par les autorités françaises de la fabrique allemande de M. Weissbach a Emberménil, en Meurthe-et-Moselle, a produit une certaine sensation à la Bourse.
Or la dépêche de la Gazette n'était que la reproduction tronquée d'une correspondance publiée par la Gazette de Magdebourg dans laquelle il était dit : « La chaleur a diminué ; la santé du chancelier est excellente ; aussi se demande-t on pourquoi il ne part pat pour Kissingen, et aussitôt on cherche les motifs politiques qui peuvent le retenir. On serait peut-être plus près de la vérité en admettant que M. de Bismarck a retardé son voyage pour attendre la princesse sa femme, qui doit revenir la semaine prochaine et qui veut aller avec lui à Kissingen. »


  • 9 août 1887

Dépêche Havas :
Nancy, 8 août.
Le préfet de Nancy a pris un nouvel arrêté accordant un délai de trois mois à M. Weisbach pour la fermeture de la fabrique de poupées d'Emberménil-
Un premier arrêté avait ordonné la fermeture immédiate; mais il est probable que l'administration préfectorale aura voulu accorder un délai de trois mois à. M. Weisbach, afin d'écouler le stock de marchandises qui se trouve en magasin.
C'est évidemment un recul du gouvernement français devant les représentations de l'Allemagne.
Il serait a souhaiter, pour l'édification de tous. Qu'on en fît connaître la véritable raison.

LES EXPULSES D'AVRICOURT
Dépêche Havas:
Le nombre des ménages d'employés des chemins de fer de l'Est, expulsé. d'Avricourt, est de trente-huit, comprenant cent personnes environ.
Depuis l'annexion, ces employés habitaient à Avricourt, village cédé à l'Allemagne, parce que le village en deçà de la frontière, lgney, ne compte pas assez de maisons pour pouvoir les loger.
A la suite de leur expulsion, il est probable que cas employés habiteront Lunéville, en attendant qu'on ait fait des constructions à Igney pour les recevoir.


  • 17 août 1887

Les expulsés d'Avricourt
Les agents de la Compagnie de l'Est en activité de service, les retraités et les veuves d'employés qui habitaient Deutsch-Avricourt ont été convoqués dans la matinée du 5 août à la mairie de Deutsch-Avricourt.
Lecture leur à été donnée d'une lettre du président du cercle de la Lorraine, aux termes de laquelle ils devaient tous avoir quitté le territoire allemand dans les délais que nous avons déjà fait connaître.
Nos compatriotes ont été invités ensuite à signer cette lettre, qui avait été transcrite sur un registre.

On lit dans la Strassburger Post, journal allemand :
Nous apprenons que le gouvernement français a accorde l'autorisation de réouvrir la fabrique de jouets des frères Weisbach à Emberménil, qui avait été fermée par un arrêté du préfet de Nancy.
Nous saluons cette nouvelle avec une vive joie, tout d'abord dans l'intérêt de nos compatriotes, ensuite comme un indice significatif que le ministère Rouvier a le courage de représenter l'équité et la justice vis à vis des exigences de la presse provocatrice.
De son côté, le Soir a publié hier la note suivante :
Quelques-uns de nos confrères s'en prennent à M. Flourens et blâment la délai de trois mois accordé à l'Allemand Weissbach, l'industriel qui s'était établi a Emberménil.
Nous devons faire remarquer que cette mesure est du ressort du préfet de Meurthe-et-Moselle. Le ministre des affaires étrangère n'avait pas à s'en occuper.


  • 14 août 1887

Le Novoié Vremia, parlant de la réouverture de la fabrique allemande de jouets à Embermenil, dit ce qui suit :
La comparaison du passé avec le présent ne sera pas a l'avantage des gouvernants actuels de France.
Il serait à désirer que la ministère Rouvier, au moins dans des questions de politique internationale, se donne moins de peine à éviter tout ce qui pourrait être désagréable à Berlin.
Le rôle influent que la France a recommencé à jouer en Europe dépend exclusivement de l'absence totale de cette peur que manifesta le gouvernement français depuis l'arrivée du ministère Rouvier.
Le gouvernement français ne devrait pas retourner à la politique étrangère de M. Jules Ferry. La solution de l'incident Schnaebelé prouve surabondamment qu'une certaine indépendance et l'indifférence au sujet de ce que l'on dira à Berlin, ne conduisent pas à la guerre.
Et il n'est pas encore dit que l'incident d'Emberménil n'entraînera pas le gouvernement de Berlin à pousser ses exigences à un point tel que le ministère Rouvier ne pourra plus être prévoyant et disposé à une entente sans porter un préjudice grave à la dignité du pays qu'il gouverne.


  • 9 août 1890

Incendie, orage
Nancy, 7 août
Un violent incendie a éclaté dans une maison habitée par trente ménages. Rien n'a pu être sauvé.
Un orage accompagné de grêle a dévasté Blamont et les environs ; les grêlons avaient la grosseur d'oeufs de pigeon ; en un instant, toutes les réooltes ont été compromises ; les pertes réparties sur douze villages, atteignent 400,000 fr. La consternation est générale dans le pays.


  • 18 octobre 1891

Sur la frontière
Il y a trois jours, un nommé Marchal, habitant Blamont (arrondissement de Lunéville), connu pour ses habitudes de braconnage, pénétrait armé sur le territoire annexé.
Deux douaniers allemands l'ayant aperçu, s'embusquèrent pour l'arrêter. Ne pouvant y parvenir, ils tirèrent chacun un coup de fusil, Marchal, revenu sur le territoire français se retourna vers les douaniers et tira les deux coups de son fusil de chasse.
La gendarmerie française a ouvert une enquête. Marchal nie, mais il y a plusieurs témoins contre lui.


  • 3 septembre 1892

Lunéville, 2 septembre.
Ce matin, a commencé le service du poste sanitaire établi à Avricourt contre le choléra, sous la direction des docteurs Henriot et Zimmermann de Blamont. Ces médecins sont assistés de deux internes de Nancy, de deux infirmiers, d'une infirmière et d'un employé,
Une étuve à désinfection pour les linges sales et pour les bagages a été installée.
Un lazaret en bois a été construit par la Compagnie des chemins de fer de l'Est pour les malades; quatre lits fournis par la Société des femmes de France de Cirey y ont été placés.
Aucun cas de choléra n'a été constaté jusqu'ici.
Le service sanitaire est assuré pour les arrivées par voie d'eau à Xérès.


  • 3 juin 1893

MEURTHE-ET-MOSELLE
Lunéville, 2 juin. - Nos bons notaires. - Un notaire de Blamont, M. Vanier, qui est mort la semaine dernière, laisse un déficit supérieur à un million.


  • 10 avril 1895

Encore un fou assassin
On mande de Lunéville :
Un nommé Charles Antoine, de Domèvre, près Blamont, s'est constitué prisonnier hier matin, à la gendarmerie de Lunéville, s'accusant d'avoir étranglé sa femme trouvée en effet morte sur son lit.
Antoine est un fou paraissant avoir agi sous l'empire de la jalousie.


  • 27 novembre 1895

On nous écrit de Nancy :
Un déserteur du 67e régiment d'infanterie en garnison à Metz, nommé Jacob Andrès, s'est présenté en uniforme et en armes à la gendarmerie de Mars-la-Tour, venant à pied de Metz ; il s'était tenu caché dans les bois pendant la journée pour ne pas tomber entre les mains des gendarmes et douaniers embusqués le long de la frontière.
Ce déserteur a été amené devant le commissaire spécial de Conflans-Jarny, qui l'a fait conduire au bureau de recrutement de Verdun pour signer un engagement dans la légion étrangère.
C'est pour se soumettre aux mauvais traitements que ce jeune homme a déserté.
Le nommé Charles Gretz, déserteur du 97e régiment d'infanterie en garnison à Sarrebourg, est venu en tenue militaire se rendre à la gendarmerie de Blâmont où il a demandé à contracter un engagement pour la légion étrangère. Ce déserteur se plaignait lui-même d'être maltraité par ses officiers.
D'autre part le nommé Adolphe Bredai, déserteur du 23e régiment d'infanterie, en garnison à Bourg, est venu se présenter volontairement à la gendarmerie de Blamont venant d'Alsace-Lorraine.
Il était absent de son corps depuis deux ans et demi.


  • 22 juin 1907

Accident d'automobile
Avricourt. - Le prince de Saxe-Weimar, accompagné du baron Van der Hoeven, avait passé la frontière à 2 heures du matin, se rendant à Paris en automobile. Un sérieux accident lui est survenu près de Barbas-Blamont.
L'automobile s'est jetée contre un haut talus. Le prince et te baron ont été projetés hors de la voiture.
Le chauffeur a été sérieusement- blessé. La voiture est brisée.


  • 2 octobre 1908

Habiles escrocs
Lunéville, 30 septembre,
Sur une plainte déposée par l'ambassade des Etats-Unis en France, le parquet a fait procéder à une enquête sur des violences dont avait été victime le colonel Nutting, de l'armée américaine.
Cet officier, passant en automobile près de Domèvre-sur-Vezouze, le 30 juillet dernier, vers six heures du soir, se vit barrer la route par des ouvriers terrassiers et dut verser 250 francs pour pouvoir continuer sa route, les ouvriers ayant prétendu qu'un de leurs camarades avait été renversé par l'automobile. Un garde champêtre, coiffé de son képi, prit la somme et fit livrer passage aux excursionnistes. L'enquête établit que les ouvriers en question avaient simulé un accident et toute la mise en scène qui suivit : l'un d'eux s'était muni d'un képi galonné, dans le but de faire « chanter » les automobilistes. Deux des coupables ont été retrouvés et auront à répondre devant les tribunaux des escroqueries auxquelles ils ont participé.

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