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Eglise d'Harbouey - 30 septembre 1914


Le 30 septembre 1914, le capitaine allemand G. Kunz, de la 19ème division de réserve, ancien maire de la petite ville de Zittau (Saxe), donne l'ordre d'incendier l'église d'Harbouey. La « justification » de cet incendie volontaire est donnée par cet incroyable poème de guerre, qui nous explique que le clocher est un « traître » servant de repère de tir pour l'artillerie française.

Le capitaine Kunz sera condamné à mort par contumace le 2 août 1923 par le conseil de guerre de la 20ème région, siégeant a Nancy, pour vol qualifié, pillage en bande, provocation de militaires au pillage et cet incendie volontaire de l'église d'Harbouey.
La nouvelle église sera bénite le 7 novembre 1923 (architecte : Lauthe, entrepreneur : Bouf)


 

 

Der Brand der Kirche von Harbouey

Weithin ragend über die Höh'
Schimmert der Kirchturm von Harbouey
Drunten im Tale, ganz friedlich und still,
Grüngebettet liegt Fremonville.
Vor dem Dorfe, lang hingestreckt Schützengräben.
Des Feindes Gewalt
Bieten sie drohend ein furchtbares Halt !
Drinn liegen wir bei Tag und bei Nacht
Und halten treu an der Grenze die Wacht.
Denn noch ganz hinter Bergesrand,
Grüsst uns dir Heimat, grüsst deutsches Land.
Das wir unsern Leibern decken.
Schirmen und wehren mit Kriegesschrecken.
In den Gräben ein eifriges Schanzen
Aber nicht unbemerkt von den Frauzen.
Plötzlich droben ein Pfeifen und Klingen,
Schnell geht's in Deckung, wir kennen das Singen,
Und schon krepiert einige Schritte vor und bloss,
Krachend das erste Schrappnellgeschoss.
Heulend kommen in hohem Bogen,
Neue Geschosse herangeflogen.
Ruhig ist die Understände gekauert,
Flieh'n wir den Tod der uns brüllend umlauert.
Aber ein Fragen vom Munde zu Munde :
Wer gab dem Feind wohl von uns die Kunde ?
Wer hat die Gräben, so kunstvoll versteckt,
Dennoch mit spähendem Auge entdeckt ?
Und dann die Losung :
Der Kirchturm allein
Konnt für uns nur der Verräter sein.
Bracht er uns so in grimmige Not.
Dann muss er fallen, so will's das Gebot !
Artillerie vor ! -
Und Schlag auf Schlag
Schmettern die Kugeln hinein in den Hag.
Lohen sieht man vom Graben die Flammen,
Harbouey's Häuser stürzen zusammen.
Doch unbekümmert im Grausen und Sturm,
Steht festgewurzelt der schimmernde Turm.
Er muss herunter, das ist beschlossen.
Infanterie schafft's : Heimlich und sacht,
Wurde der Plan zur Vollendung gebracht.
Ungern geschah's. -
Deutsche Soldaten,
Zeigen lieber im Kampf ihre Taten,
Nehmen wir : Seitengewehr pflanzt auf,
Lieber den Gegner im Sturmeslauf.
Aber zum Kirchen zerstören und Sengen
Wird sich ein Deutscher wohl niemals drängen.
Hier geht's nicht anders, von oben droht Not
Und hundertfältiger Tod.
Vorwärts also vom dritten Zug,
Eine Gruppe, das ist genug,
Abends von Feldwach leis durch den Klee,
Huschen 10 Krieger nach Harbouey,
Unser Leutnant den andern voran,
Unhörbar leise, dann Mann für Mann,
So wie an's Wild sich der Jäger schleicht
Und das Ziel ohne Stocken erreicht.
Rasch nun gehandelt, nicht lange verweilt,
Fertig zur Tat, den die Stunde eilt.
Zwei Mann bleiben am Dorfausgang stehn,
Die im Dorf nach den Häusern spähn.
Zwei nun noch schnell vor das Kirchportal,
Was nun noch bleibt mit Brennmaterial,
Rein in die Türen, das Holz hochgeschichtet,
Scheite und Astwerk hinzugerichtet.
Brände hinein und bald züngeln die Flammen,
Rufen die Dorfbewohner zusammen.
Männer und Frauen stürzen und jagen,
Gellendes Schreien, jammerndes Klagen,
Dass, was ihr höchstes im Dorfe sie nennen,
Sehen in lodernden Flammen sie brennen.
Doch wie sie sich in Wüten ergehen,
Dringend wagt es, die Soldaten zu sehen.
Unversehrt kehrt die Truppe zurück,
Ihr war gelungen das Heldenstück.
Rings die Natur sich im Schlummer ruht,
Kupferrot flammend in purpurner Glut,
Hell sich abhebend vom Horizont,
Trotzdem beleuchtet von hellen Mond
Ragt der brennende Turm in schweigender Nacht
Und als dann der lachende Morgen tagt,
Da gähnen über die ragende Höh' ;
Die Ruinen von Harbouey.

(Traduction approximative)

L'incendie de l'église de Harbouey

Surplombant largement les hauteurs
Miroite le clocher de Harbouey
Vers la bas, dans la vallée, calme et paisible,
Fremonville se trouve entouré de vert.
En avant du village, s'étirent de longues tranchées.
De la force de l' ennemi
Elles sont le terrible arrêt menaçant !
Nous sommes à l'intérieur de jour comme de nuit
A garder fidèlement la frontière.
Parce que juste derrière les montagnes,
Nous salue notre patrie, nous salue la terre allemande
Que nous couvrons de nos corps.
Protéger et défendre dans l'horreur de la guerre.
Dans les tranchées creusés avec zèle
Mais pas inaperçu des Français.
Soudain, la haut, le bruit d'un sifflement,
Rapidement nous descendons, nous connaissons la chanson,
Et déjà à simplement quelque pas vers l'avant
Eclate le premier impact d'obus.
Arrivant en hurlant en grand arc,
Volent de nouveaux obus.
Tranquillement blottis sous la terre,
Nous fuyons la mort qui nous assaille en rugissant.
Mais une question de bouche en bouche :
Qui nous a vendu à l'ennemi ?
Qui a dévoilé les tranchées, si habilement cachées,
Néanmoins découvertes d'un coup d'oeil ?
Et puis le mot d'ordre :
Le clocher seulement
Pourrait être pour nous le traître.
Il nous a apporté tant de sinistre détresse.
Alors, il doit tomber, ainsi sera sa soumission
Artillerie en avant ! -
Et coup par coup
Briser la boule de la sorcière.
On voit l'incendie de la tranchée, les flammes ravageant l'ensemble des maisons de Harbouey
Mais indifférents à l'horreur et à la tempête,
Se dresse enracinée la tour chatoyante .
Elle doit tomber, c'est décidé .
L'Infanterie peut le faire : doucement et secrètement,
Le plan a été porté à son l'achèvement.
Action à contrecoeur.
Les soldats allemands,
Préfèrent montrer leur action au combat.
Nous préférons, baïonnette au canon,
Semer la tempête chez l'ennemi.
Mais détruire les églises et l'incendie
Ne sera probablement l'inclinaison d'un Allemand
Il n'en va pas autrement ici, mais du haut menace l'urgence
De centuple morts.
En avant de la troisième ligne.
Un groupe, c'est assez,
Dans la soirée à travers les champs de trèfles.
S'élancent 10 guerriers vers Harbouey,
Notre lieutenant en tête,
Silencieux, puis homme par l'homme,
Tout comme se glisse le chasseur dans la nature sauvage,
Le but est atteint sans hésitation.
Vite exécuté, ils ne s'attardent pas longtemps,
Prêt pour l'action, l'heure presse.
Deux hommes se tiennent à la sortie du village,
Dans les village après bribes de maisons .
Deux autres maintenant gagent rapidement le portail de l'église,
Et ce qui reste encore de combustible,
Ils l'étalent sur les portes et les boiseries
Y ajoutant pêle-mêle journaux et branches.
Bientôt les flammes de l'incendies lèchent l'intérieur,
Et appellent les villageois au rassemblement.
Hommes et les femmes s'effondrent et jettent pleurs et gémissement
De ce voir qu'ils nomment le plus haut du village
Brûler dans les flammes.
Mais tandis qu'ils se livrent à cette frénésie,
Il est urgent de voir ou en sont les soldats
Indemne, la troupe sera de retour,
Elle avait réussi l'exploit héroïque .
Autour, la nature elle-même repose dans le sommeil,
Cuivre rouge flamboyant dans la lueur pourpre,
Lumière contrastant sur l'horizon,
Néanmoins illuminée par le clair de lune
Domine le clocher brûlant dans la nuit silencieuse
Et lorsque vient le riant matin,
Baillent sur les ces hauteurs exceptionnelles
Les ruines de Harbouey .

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