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Presse - Le Télégramme des Vosges - 1925-1928
 


  • 5 janvier 1925

BLAMONT
DECLARATION D'AMBULANT. - Procès-verbal a été dressé à. Ott Joseph, 88 ans, rémouleur à Harbouey, qui n'a pu présenter à la gendarmerie un récépissé de déclaration d'ambulant.
DOMMAGES A LA PROPRIETE D'AUTRUI.
M. Dubois, propriétaire, a déposé une plainte contre M. Camille Moyen, 46 ans, également propriétaire à Blâmont, pour abatage de huit arbres dans un terrain appartenant au plaignant.
BRIS DE VITRES. - La gendarmerie a ver balisé contre Paul Bentz, de Badonviller, qui, expulsé du café tenu par Frédéric Philippe, en raison de l'heure tardive, a brisé à coups de poing la porte vitrée donnant accès à l'établissement.

IGNEY-AVRICOURT
POLICE DES ETRANGERS. - Pour n'avoir pas fait régulariser leurs pièces d'identité, des procès-verbaux ont été dresses à Joseph Terlasca, 23 ans, manœuvre à Xures - Giuseppe Faccio, 22 ans, et Oreste Lionza, 15 ans, tous deux manœuvres à Leintrey.

LEINTREY
CHIEN SANS COLLIER. - Une contravention a été relevée contre Albert Arnoux, 39 ans, cultivateur, dont le chien a été trouvé divagant sans plaque ni collier.


  • 12 janvier 1925

BLAMONT
ABUS DE CONFIANCE. - M. Charles Rock, 43 ans, ébéniste à Blâmont, a déposé une plainte en abus de confiance contre un sieur Louis André, manœuvre à Val-et-Chatillon, qui lui a acheté pour 600 francs de mobilier payables à raison de 50 francs par mois, sur lesquels il redoit encore 200 francs et qui est parti sans laisser, d'adresse.

EMBERMÉNIL
POLICE DES ETRANGERS. - La gendarmerie a verbalisé contre Attilio Tesala, 20 ans, et Antonio Comto, 22 ans, tous deux manœuvres à Emberménil, pour n'avoir pas fait viser leurs cartes d'identité.


  • 17 janvier 1925

BLAMONT
FOOTBALL. - Résultats du dimanche 11 janvier ;
U.S. B. (II) bat Amicale de Chanteheux (II) par 5 buts à 0. Partie jouée amicalement à Blâmont.
N.A.C. de Chenevières bat U.S.B. (I) par 5 buts à 0, après une partie amicale disputée sur le terrain de Chenevières, où les deux équipes dominèrent tour à tour ; mais les avants blâmontais ne purent jamais mettre en défaut le gardien de but de Chenevières, tandis que les avants adverses obligèrent le gardien des « vert et rouge » à aller chercher cinq fois le ballon dans ses filets
A la mi-temps, Chenevieres menait par 3 buts, à 0.

LEINTREY
POLICE DE LA ROUTE. - Mares Giovanni, 41 ans, chef de chantier, électricien a été l'objet d'un, procès verbal pour défaut d'appareil sonore à. sa bicyclette.

VEHO
ECLAIREZ ! - Une contravention a été relevée contré Garnot Henri, 27 ans, cultivateur à Vého, pour défaut d'éclairage à sa bicyclette.


  • 26 janvier 1925

BLAMONT
Dimanche dernier 18 courant, la première équipe de l'Union Sportive Blâmontaise rencontrait, sur son terrain une équipe mixte du Navaret Athlétic Club de Chenevières et succombait devant cette dernière par 3 buts à 2. A la mi-temps, Blâmont 1, Chenevières 0.
Le score indique assez bien la partie, qui s'est déroulée amicalement devant une très nombreuse assistance.
Espérons que nos jeunes footballeurs auront a cœur de racheter cette défaite dans les prochains matchs et qu'ils ne se décourageront pas pour une partie perdue.
Tous, les joueurs de l'U.S.B. sont priés de se trouver dimanche 25, à 8 heures du matin, place de l'Hôtel-de-Ville. pour l'aménagement du nouveau terrain.

POLICE DES ETRANGERS. - Trois procès-verbaux ont été dressés à Alfred Cazek 19 ans. manœuvre à l'entreprise Kennel, le premier pour défaut de carte d'identité et les deux autres pour défaut de plaques d'identité et de contrôle à sa bicyclette.


  • 28 janvier 1925

BLAMONT
POLICE DES ETRANGERS. - Pour défaut de carte d'identité, Modrow Théodore, 37 ans cantinier à l'entreprise Kennel, à Frémonvilie, Rossignal Bariolo, 37 ans, et Bortolotti Luigi, 33 ans. tous deux menuisiers à Val-ct-ChâtilIon, ont été l'objet d'un procès-verbal.

HALLOVILLE
TRAVAUX COMMUNAUX. - Le 7 février, à 14 h. 30, à la préfecture de Nancy, adjudication de travaux communaux. Commune de Halloville. Construction de caniveaux pavés, Montant : 95.000 fr. Cautionnement : 2.500 fr.
Commune de Nonhigny. - Construction de caniveaux pavés, Grande-Rue et rue de Badonviller. Montant : 87.000 fr. Cautionnement ; 600 fr.


  • 10 février 1925

BLAMONT
VOL ET DESTRUCTION D'UN MUR. - M. Camille Moyeu, 37 ans, ferblantier, a porté plainte contre Paul Dubois, 62 ans, propriétaire, qu'il accuse d'avoir démoli un mur lui appartenant et d'avoir dérobé les pierres provenant de cette démolition. A noter que M. Dubois revendique également la propriété de ce mur. Enquête.

IGNEY-AVRICOURT
VOL. - M. Lina Auguste, 38 ans, chef de canton à la Compagnie de l'Est, a porté plainte contre inconnu pour détérioration de matériel et vol d'un litre de pétrole dans la baraque où il remise son outillage sur la ligne de Cirey. Une enquête est ouverte contre le sieur Emile Marande, garçon de culture à Foulcrey, qu'il soupçonne de ce méfait.


  • 25 février 1925

BLAMONT
DEFAUT DE PLAQUES. - Deux contraventions ont été relevées contre Hanoux Henri, 22 ans, dont la bicyclette était dépourvue de plaque de contrôle et de plaque d'identité.


  • 28 février 1925

BLAMONT
UN NOUVEAU NOTAIRE. - Par décret du président de la République, en date du 11 février 1925, M. Jean Crouzier. licencié en droit, ancien premier clerc de M. Bossert, notaire à Epinal, a été nommé notaire à Blâmont, en remplacement de M. Léon Crouzier, son oncle, démissionnaire en sa faveur.
M. Jean Crouzier, qui a prêté serment devant le tribunal civil de Lunéville, le 19 février, est le fils de M. Paul Crouzier, négociant en fers, à Raon-l'Etape.
Nous souhaitons à M. Jean Crouzier une cordiale bienvenue dans notre ville


  • 25 mars 1925

BLAMONT
AUTOMOBILISTES EN DEFAUT. - Un entrepreneur de Blâmont, M. Joseph Kennel, 40 ans, qui circulait la nuit à lgney sur sa voiture sans feu rouge à l'arrière, entend subitement deux coups de sifflet. Ce sont les-gendarmes qui l'arrêtent pour lui dresser un procès-verbal.


  • 6 avril 1925

BLAMONT
DEFAUT DE GUIDES. - Marcel Perrin, 22 ans, voiturier à Blâment, a eu un procès pour mener une voiture sans guides.

RECLONVILLE
MAUVAISE TENUE DE REGISTRE. -
Jean Schoumacker, 43 ans, brocanteur à Reclonville, a eu un procès-verbal pour avoir omis de faire figurer sur son registre de matériaux, un lot de ferraille récemment acheté par lui.

OGEVILLER
DEFAUT DE GUIDES. - Jules Michel, 37 ans, cultivateur, conduisait une voiture de matériaux dont les chevaux étaient dépourvus de guides. Il a eu un procès.


  • 9 avril 1925

AVRICOURT
ETRANGERS EN DEFAUT. - La gendarmerie a dressé des procès-verbaux aux manœuvres polonais Joseph Petruska, 25 ans, Konrad Konstanciak, 31 ans, François lobierski, 32 ans, pour pièces d'identité irrégulières.
IL CHERCHAIT DES-VIEUX. SACS, Il RAMASSE 3 PROCES- - Le . Strasbourgeois (?) Mosjuk Wolanow, 21 ans, « commerçant en sacs usagés », cherchait clientèle à Avricourt. Un gendarme surgit. Pas de patente, pas de récépissé, pas de carte de commerce : 3 procès.

BLAMONT
LES. IVROGNES. - Jules Hagnaux, 32 ans, et Séraphin Hagnaux, 18 ans, marchands forains, pris de boissons, sont trouvés en train de faire du scandale sur la route. Ils ont eu un procès.

DOMEVRE
LES REGISTRES DE LOGEURS. - La brodeuse .Marie Mathieu 45 ans. loge des ouvriers de passage mais elle oublie d'inscrire leur sortie. Elle a eu un procès

EMBERMENIL
BICYCLETTE SANS PLAQUE. - Le voyageur de commerce Robert. Maljean. 28 ans, habitant Nancy, reconnaît ne pas avoir de plaque d'identité à sa bicyclette, alors qu'il débarque à la gare. Il a un
procès.

FREMONVILLE
LES VELOS. - Sur. un vélo sans plaque et identité,-Henri Haas, 16 ans apprenti charron ; a un procès-verbal.

HARBOUEY
ARBRES FRUITIERS ENDOMMAGES,
- Louis Plançon, 38 ans, manœuvre, se rendant à son verger du lieudit « La Sanette » y constata que six jeunes pruniers avaient été coupés à 0,30 centimètres du sol. Il porta plainte. De l'enquête il résulta que des enfants les avaient sciés. Leur mère Christine Henry, dite Antoin, 39 ans, vannière, les avait envoyés chercher du bois pour brûler.
Le maire, M Joseph Odinot, n'est nullement surpris -de ce méfait.
Plançon réclame 60 francs.
LES CHEVAUX SAVANTS. - Un cultivateur, de Barbas, Georges Colin, 23 ans estime que ses chevaux sont suffisamment intelligents pour se conduire seuls et éviter les accidents aux autres. Assis sur sa voiture il les regarde aller sans guides. Ce n'est pas l'avis de la maréchaussée qui lui dresse procès-verbal.

REMONC0URT
ET LA LANTERNE ? - Jules Démangé, 32 ans, charron, a eu un procès, pour circulation sur vélo non éclairé.


  • 15 avril 1925

AUTREPIERRE
LES PECHEURS DE GRENOUILLES. - Le garde champêtre Brégeard a surpris Joseph Morque, de Nancy, occupé à pêcher des grenouilles avec un rateau dans le ruisseau d'Albes. Cela pourra coûter cher au pêcheur.

BLAMONT
AMBULANT EN DEFAUT. - Maurice Roussel, 29 ans, bonnetier à Blénod-les-Pont-à-Mousson, déballe ses marchandises sur la place du Marché sans avoir ses pièces d'identité et de commerce en règle. Il a un procès.


  • 22 avril 1925

BLAMONT
ET LA PATENTE ? - Le marchand de peaux de lapins David Lewin, 32 ans, habitant Lunéville, a eu un procès pour n'avoir pas fait viser sa patente par la mairie.


  • 25 avril 1925

Encore un délit de chasse. - Paul Dubois, de Blâmont, qui avait tendu, sans autorisation de la propriétaire, des pièges à renards dans la propriété de Mme Daguindeau, se voit condamner à 50 francs d'amende.
 


  • 10 juin 1925

ANCERVILLER
LES VÉLOS. - Henri Pierson. 18 ans, qui circule de nuit sur une vélo sans lanterne, s'est vu dresser procès-verbal.

BLAMONT
ET LA PLAQUE D'IDENTITE. - Maurice Claudon, 17 ans, garçon de culture à Repaix, a eu un procès-verbal parce que sa bicyclette n'était pas munie de la plaque d'identité.
ENCORE LES VÉLOS. - Edouard Copin, maçon à Wikerswiller, aime les bicyclettes extra-légères Aussi ne met-il sur la sienne ni plaque d'identité, ni plaque de contrôle, ni timbre avertisseur.
Cela lui a valu trois procès-verbaux.


  • 27 juin 1925

BLAMONT
DELIT DE PECHE. - Le journalier Bastien Paul, est matinal. Trop, car il a été surpris pêchant dans la Vezouze avant le lever du soleil. D'où procès-verbal.

GOGNEY
DEFAUT DE GUIDES. - Emile Vouaux 17 ans, cultivateur, se laisse conduire par son attelage au lieu de le guider ; même il n'a pas de guides. Cela lui vaut un procès.


  • 3 juillet 1925

ANCERVILLERS
LES CHIENS QUI RAPPORTENT. - Les chiens de Léonie Besville, ménagère, et Emile Mangin, vannier, ont rapporté à leurs maîtres chacun un procès pour divagation.

BLAMONT
ECLAIREZ. - Charles Cuny, cultivateur, rentrait, la nuit, avec une voiture non éclairée : il a eu un procès.


  • 8 juillet 1925

ANCERVILLER
IVROGNES MALPOLIS. - Les gens ivres sont des gens bien peu intéressants, M. Pierre Collin, le distingué maire vient de s'en apercevoir une fois de plus. Rencontrant un de ses administrés, Célestin Hachon, 85 ans, cultivateur, en état d'ivresse, il voulut le reconduire chez lui. Ce ne fut pas sans essuyer force injures grossières de la part de l'ivrogne.

BLAMONT
L'AUBERGE DE FORTUNE. - Aloys Trabac, 47 ans, charpentier, possède une petite baraque située dans un verger au lieudit « Les Marmottes ». Il y range des outils et y gare du foin. Il remarque l'autre jour que la porte avait été fracturée. Rien n'y avait été dérobé, mais le foin avait été endommagé et rendu inutilisable par des gens qui sans doute y avalent passé la nuit. Il a porté plainte contre inconnu.


  • 23 juillet 1925

BLAMONT
VAGABOND ARRETÉ. - La gendarmerie a arrêté au lieu dit « Bois de Trion », le Polonais Joseph Janecki, 44 ans, sans domicile et sans profession.


  • 3 août 1925

BLAMONT
ARRESTATION. - Joseph Eberhard, 20 ans, peintre, a été arrêté pour vagabondage, n'ayant ni travail ni domicile.
Il a eu en outre un procès pour n'avoir pas d'appareil avertisseur à son vélo.


  • 8 août 1925

BLAMONT
COMMERÇANT EN DEFAUT. - Il ne suffit pas d'avoir une patente, il faut la faire viser. Pour l'avoir oublié, Georges Guillemain, marchand ambulant de Saint-Dié, de passage à Blâmont, a eu un procès.


  • 20 août 1925

BLAMONT
LES CYCLISTES. - Walter Wuthieh, 21 ans, chauffeur à Domèvre, a eu un procès pour rouler à bicyclette la nuit sans lumière
OGEVILLER
ET LA LANTERNE - Pour n'avoir pas de lumière à leur vélo, Charles Mangin, charron à Herbéviller, 22 ans, Louis Noël, 27 ans, cultivateur et Victor Branann, 23 ans boucher, ont eu des procès-verbaux.


  • 21 août 1925

AMENONCOURT
VAGABOND ARRETE. - Pierre Jacquot, 31 ans, jardinier, a été arrêté par les gendarmes qui le trouvèrent sur la route sans travail ni domicile.

AVRICOURT
LA RECOLTE DES FRUITS. - Dans notre région, la récolte des fruits est très variable. En général, les poires manquent et les pommes sont abondantes. Les fruits à noyaux sont également répartis d'une façon assez bizarre. Certains villages comme Igney, Leintrey, Languimbert sont favorisés. Sur les hauteurs, à Avricourt, la récolte est passable, tandis qu'à côté, dans les bas-fonds, elle est très médiocre, parfois nulle.

BLAMONT
GRANDE KERMESSE AU PROFIT DE LA POUPONNIERE. - Dimanche prochain, 23 août, de 14 à 19 heures, dans le parc du château de Blâmont, grande kermesse au profit de l'œuvre de la Pouponnière de Blâmont, sous le patronage de l'Union des Femmes de France. Fête foraine, loteries, tombola, tirs, comptoirs de vente, attractions diverses, grand bal de jour et de nuit. Orchestre de cinquante musiciens. La fête commencera à 14 heures précises.
Le comité d'organisation acceptera jusqu'au dernier moment tous les lots qui lui seront adressés. D'avance il en exprime sa reconnaissance aux généreux donateurs.
DOMJEVIN
CYCLISTE EN DEFAUT. - Le manœuvre Gabriel Berce, 19 ans, a eu un procès-verbal pour absence de plaque de contrôle à sa machine.
MONTREUX
UNE BICYCLETTE RETROUVEE. - M. Remillon, de Repaix, avait signalé la disparition de sa bicyclette qui venait de lui être volée par un inconnu. Faisant une ronde nocturne dans les environs de Badonviller les gendarmes entendirent venir un cycliste monté sur un vélo sans lumière. Ils lui intimèrent l'ordre de s'arrêter. Celui-ci obtempéra mais aussitôt le pied à terre, il abandonna la machine dans les pieds de l'autorité, tandis que lui déguerpissait au plus vite dans les bois et vergers environnants. Il ne put être retrouvé. Quant à la bicyclette, c'était celle de M. Remillon : elle lui fut aussitôt restituée.
Le mystérieux cycliste est recherché.


  • 22 août 1925

BLAMONT
KERMESSE DE LA POUPONNIERE DE BLAMONT, DU 23 AOUT. - A l'occasion de la Kermesse de la Pouponnière de Blâmont , le dimanche 23 août 1925, la Cie des chemins de fer a l'honneur d'informer le public qu'en dehors des trains réguliers, elle mettra en circulation entre Blâmont et Lunéville, un train spécial avec l'horaire ci-dessus :
Blâmont , départ, 20 h. 30- Verdenal, 20 h. 36; Domèvre, 20 h. 43; Herbéviller, 20 h. 54 ; Ogéviller, 21 h. 01 ; Fréménil, 21 h. 07 ; Domjevin, 21 h. 11 ; Bénaménil, 21 h. 19 ; Manonviller, 21 h. 24; Thiébauménil, 21 h. 30; Marainviller. 21 h. 36; Croismare, 21 h. 44 ; Chanteheux, 21 h. 51; Lunéville-Local. 21. h. 58; Lunéville-Est, arrivée, 22 h. 06.
Lunéville, 20 août 1925.
L'ingénieur chef de l'exploitation,
Chesnel.


  • 26 août 1925

BLAMONT
INAUGURATION DE LA POUPONNIERE. - Il était donné à une ville martyre comme Blâmont , pilier de notre ancienne frontière, de montrer à la face du pays ce dont est capable l'énergie lorraine.
Devant la cruelle énigme de natalité qui laisse anxieuse les plus hautes sommités, des coeurs français ont voulu réagir. C'est à quoi ont pensé, les fondateurs et, organisateurs de la pouponnière de Blâmont.
Sans réclame exagérée, sans forfanterie, s'adressant seulement aux fibres généreux des cœurs de bonne volonté, ils ont mis sur pied une œuvre admirable.
Voulant faire les choses princièrement, on l'a tout simplement installé dans un... château, magnifique propriété offerte gracieusement.
A l'occasion de l'ouverture officielle de l'établissement le dimanche 23 août, une kermesse avait été prévue dans le parc même. A 14 heures, la presse était reçue sur le perron d'entrée ; et. les deux mains largement tendues, M. le baron de Turckeim, maire de Repaix, conseiller général et donateur de l'œuvre, souhaita la bienvenue aux invités.
Servant de cicerone, M. de Turckeim fit les honneurs de l'établissement. En rangs de quatre ou six par chambre, une centaine de petits lits d'une blancheur immaculée attendent impatiemment l'arrivée des innocents, espoir de la France de demain.
On y a installé tout le confort moderne: lavabos, baignoires avec eau chaude et froide, électricité, chauffage central, parquets chêne ciré, monte-charge, cuisines modèles qui feraient envie aux plus
luxueux hôtels. L'établissement comprend une salle de réception et une salle de visite ; il est sous la surveillance de trois infirmiers diplômés et dix stagiaires.
Reconnu d'utilité publique, il poursuit un triple but : 1° recueillir les enfants abandonnés à l'assistance publique ; 2° les enfants nés avec tare héréditaire, et dont l'élevage familial est voué à une mort presque certaine ; 3° les mères saines avec leur enfant, pouvant, servir de nourrice pour l'allaitement maternel.
Il est en outre surveillé par un docteur spécialiste breveté de puériculture et contrôlé par la préfecture. Ayant atteint l'âge de 15 à 18 mois l'enfant sera placé chez des familles irréprochables, de préférence à la campagne, moyennant une rétribution qui suivra une échelle dégressive et
fixée par le conseil général.
Dans le parc la fête de charité battait son plein. A chaque pas on était accosté par de. charmants couples de fillettes qui tendaient une corbeille dans laquelle un poupon offrait des cocardes tricolores.
Baraques foraines, confiseries, loteries, tirs, rien ne manquait ; à intervalles réguliers deux musiques l'une d'Ancenviller, l'autre des Wagons de Lunéville, alternant leurs morceaux, charmaient la foule qui se pressait nombreuse à cette belle fête de charité.
Le soir le parc, brillamment illuminé, retenait les couples innombrables qui, par un bal joyeux et impeccable devait clôturer cette fête inoubliable.
Honneur à Blâmont , honneur aux organisateurs et promoteurs d'une œuvre féconde, témoignage de la vitalité de notre France immortelle.


  • 28 août 1925

BLAMONT
LA CHASSE AUX VOLEURS DE FRUITS. - En allant dans son verger situé au lieudit « La Corvée Senaltes » sur le territoire de Barbas, M. Paul Dubois constata que ses mirabelliers et ses quetschiers avaient déjà été dévalisés. Une cinquantaine de kilos paraissaient lui avoir été dérobés. Il porta plainte aussitôt à la gendarmerie. Celle-ci, au cours de son enquête, fut amenée à interroger deux ménagères :, les femmes Duhaut, 59 ans, et Defay, 40 ans, qui reconnurent être allées dans le verger de M. Dubois, mais pour y cueillir de l'herbe et y ramasser du bois. Elles trouvèrent des mirabelles à terre et en cueillirent après des rejets
d'arbre ; elles soutinrent qu'elles pensaient que ces fruits n'appartenaient à personne. Procès-verbal a néanmoins été dressé.

LOTS NON RÉCLAMES DE LA TOMBOLA DE LA POUPONNIERE DE BLAMONT . -
75 86 101 141 197 211 332 390 475 476 497 761 782 924 1057 1110 1140 1154 1225 1256 1273
1274 1530 1553 1556 1662 2064 2314 2350 2418 2421 2497 2454 2508 2538 2731 2736 2766 2825 2837 2841 2885 3003 3013 3046 3175 3193 3195 3238 3244 3275 3286 3297 3343 3390 3384
3404 3451 3453 3635 3695 3734 3769
Pour retirer les lots, s'adresser à la Pouponnière de Blâmont.


  • 29 août 1925

Bizarre tentative d'assassinat
Lunéville, 14 février. - De notre correspondant particulier
Ce matin, 14 courant, Mme Charles Michel, cultivatrice à Herbéviller, en ouvrant sa porte, heurta un fil de fer qu'elle n'avait pas aperçu et reçut au même instant dans le bras droit, à hauteur des poumons, une balle provenant d'un revolver fixé au montant de la porte et que la traction opérée sur le fil de fer avait, fait détonner. Mme Michel se rendit aussitôt à Lunéville où elle fut pansée provisoirement par M. le docteur Job, qui remit l'extraction de la balle, restée dans la partie supérieure du bras, à lundi prochain.
Il résulte des déclarations de la victime de cette tentative d'assassinat que, dans la journée du 13, elle avait reçu la visite d'un Alsacien, ouvrier électricien, se disant chargé de la vérification des appareils, à qui elle avait demandé de déplacer son compteur.
Sur son refus, Mme Michel l'avait averti qu'elle porterait plainte à son administration et l'ouvrier, après l'avoir insultée grossièrement, lut répondit qu'il se f... d'elle comme de son directeur et qu'elle aurait de ses nouvelles dès le lendemain.
Grâce à un hasard des plus heureux, Mme Michel en sera quitte pour une légère blessure, mais la balle aurait pu faire une blessure mortelle en pénétrant dans le poumon.
La gendarmerie de Blâmont recherche activement l'assassin qui a disparu sans laisser de traces.


  • 31 août 1925

BLAMONT
ARRESTATION D'UN PERE DÉNATURÉ. - Désiré Drouin, domestique de culture chez M. Edouard Bourgeois, cultivateur à Frémonville, vient d'être mis en état d'arrestation pour attentat à la pudeur.
Agé de 39 ans, père de 4 enfants, cet individu profita de l'absence de sa. femme du domicile conjugal peur exercer des violences sur sa fille ainée âgée de 13 ans.

XOUSSE
LES ETRANGERS. - L'Italienne Dersline Piaia. 28 ans, tisserande, a eu un procès pour défaut de carte d'identité.


  • 5 octobre 1925

BLAMONT
MOTOCYCLISTE EN DEFAUT. - Procès-verbal a -été dressé à M. M..., pour défaut de permis de conduire.


  • 11 octobre 1925

BADONVILLER
CHAUFFEURS, SOYEZ EN REGLE. - Pour ne pas avoir eu de feu rouge à l'arrière de son camion, et un éclairage insuffisant à l'avant, Thibaut Ernest. 19 ans, chauffeur à Blâmont, a récolté' une contravention.
BLAMONT
AMBULANT. - Teheor Mi Chuen, 22 ans, marchand ambulant, demeurant à Sarrebourg a eu un procès-verbal pour défaut de visa de patente.
EMBERMENIL
LES AUTOS. - Procès-verbal a été dressé à M. Lécolier Louis, entrepreneur de travaux publics à Lunéville, pour défaut de plaque d'identité à son automobile.


  • 23 octobre 1925

LUNEVILLE
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Un oubli. - Déchamp Eugène, à Blàmont , a oublié de présenter son cheval à la commission militaire de recensement.
25 fr. d'amende.

AVRICOURT
LES AMBULANTS. - Bohamid Idir, 42 ans marchand ambulant, 62, rue Saint-Nicolas, Nancy, a omis de faire sa déclaration de profession ambulante, ce qui lui vaut une contravention.

BLAMONT
ANIMAUX EN LIBERTE. - Procès-verbal contre Dietrich Charles, brasseur à Blâmont , pour avoir laissé ses chevaux seuls sur la voie publique.
AUTOS NON ÉCLAIRÉES. - Pour défaut d'éclairage à l'arrière de leur auto, une contravention a été relevée contre : Edighoffer Albert, 35 ans, voyageur de commerce à Haguenau (Bas-Rhin) ; Mangin Jules, 42 ans, marchand de bestiaux à Foulcrey (Moselle).


  • 18 novembre 1925

BLAMONT
TAPAGE NOCTURNE ET INJURIEUX. - M. Moyen ayant porté plainte pour injures et menaces, les gendarmes ont dressé les contraventions suivantes, contre Haguy Serge, 31 ans, s. p. à Nomexy (Vosges), Bergez Pierre, 41 ans, épicier, rue de la Boucherie à Blâmont- Colini Roger, 26 ans, voyageur de commerce à Lunéville, 22, rue de Ménil, pour tapage nocturne et injurieux.
Contre le sieur Neveux Louis, 32 ans, cafetier, rue de Domèvre, 7, pour avoir conservé dans son établissement, après l'heure de fermeture, les trois délinquants ci-dessus.


  • 12 décembre 1925

CIREY
AUTO INSUFFISAMMENT ECLAIREE. - Procès-verbal contre Ruyer Paul, 31 ans, fromager à Nouvel-Avricourt (Moselle) ; Lévy Paul, marchand de bestiaux à Blâmont, Grande-Rue, pour autos insuffisamment éclairées.


  • 1er février 1926

AMENONCOURT
ENLEVEMENT DE RECOLTES. - M. Biegel Pierre, 28 ans, cultivateur, est arrivé à Amenoncourt au début de juin 1925, pour y exploiter la ferme de Mme veuve Collet ; par erreur, il faucha et rentra la récolte d'un champ ensemencé de trèfle blanc, appartenant à M. Chambrey Hubert, propriétaire à Avricourt qui fut surpris de trouver son terrain nu.
Après une petite enquête M. Chambrey, apprenant que c'était M. Biegel qui avait récolté son trèfle, alla le trouver pour lui demander de lui rendre. M. Biegel offrit de l'argent, qui fut refusé, car M. Chambrey voulait du foin, c'est alors qu'il fut décidé que M. Chambrey récolterait, la 2e récolte d'un pré de M. Biegel, situé à proximité du champ de trèfle. Cette 2e récolte est encore dans le pré et M. Chambrey réclame du foin en remplacement de son trèfle. De plus il a porté plainte contre M. Biegel.

BLAMONT
CONTRAINTE PAR CORPS. - Condamné le 24 décembre 1924 par le tribunal correctionnel de Lunéville, pour défaut de visa, le nommé Bricco Francisco, manœuvre, ne s'était pas empressé de régler l'amende infligée. Les gendarmes lui signifièrent qu'il était l'objet d'une contrainte par corps. Mais il préféra payer les frais et amende s'élevant à la somme de 235 fr. 85.


  • 5 février 1926

LUNEVILLE
TRIBUNAL CORRECTIONNEL
Audience du 3 février [...]
Le jeune Licole, de Blâmont, qui avait dérobé un billet de 10 fr. à un ouvrier travaillant à l'abattoir, lui remboursa peu après 5 fr. et sa mère remit elle aussi 5 fr. au volé.
Il eut le tort de ne pas se présenter devant le tribunal qui le condamna par défaut à un mois de prison. Ayant fait opposition, il fait défaut une seconde fois. Le mois de prison est confirmé.
 


  • 22 février 1926

BLAMONT
SUICIDE. - Clasquin Alfred, 36 ans, ferblantier à Blâmont avait été blessé gravement à la guerre, et trépané. Il souffrait de crises violentes de neurasthénie.
C'est au cours d'une de ces crises que, mercredi soir, il quitta son domicile après avoir remis à sa malheureuse femme son alliance et divers papiers qu'il avait sur lui. Inquiète Mme Clasquin prévint son frère, qui, avec des amis se mit à la recherche de Clasquin qu'ils ne retrouvèrent que jeudi vers 11 h. 30. Il s'était jeté pendant la nuit dans le puits de la gare de Bénaménil, et la mort avait fait son œuvre depuis longtemps lorsque le chef de gare, aidé d'autres personnes, le retirèrent du puits.


  • 3 mars 1926

BLAMONT
L'ODYSSEE D'UNE CHARRETTE A BRAS. - Le 23 février, M Louvaux, de Saint-Maurice, prévenait M le maire de Neuviller-les-Badonviller qu'une charrette à bras était abandonnée au croisement des routes de Neuviller à Montreux. M. le maire s'en fut chercher la charrette qu'il remisa dans un local communal.
Au cours de l'enquête faite par la gendarmerie, on apprit qu'une mendiante, la femme Christine Hary, 38 ans, sans domicile fixe, avait été vue, le 22, vers 23 h. 30, voyageant avec une charrette semblable à celle trouvée.
Interrogée, la femme Hary nia, puis avoua avoir fait dérober là charrette par ses enfants dans une rue de Blamont.
Une enquête fut faite pour retrouver le propriétaire de la charrette. C'est M. Alphonse Chambry, négociant, rue de Barbas, .65, qui avait remisé sa charrette derrière chez lui dans une ruelle.

CHAZELLES
CONTRAINTE PAR CORPS. - En vertu d'une contrainte par corps délivrée par le procureur de la République, les gendarmes ont arrêté le nommé Richard Camille, 38 ans, manœuvre, qui fut condamné, le 24 décembre 1924, à une peine d'amende pour abandon de famille, par le tribunal correctionnel de Lunéville.
Richard, qui a déclaré ne pas -pouvoir payer l'amende et les frais du jugement, fera 20 jours de prison.


  • 15 mars 1926

BLAMONT
VAGABOND. - Les gendarmes ont arrêté, rue Traversière, en flagrant délit de vagabondage, l'italien D'Arma Guiseppe, 24ans, terrassier.


  • 10 mai 1926

BLAMONT
INHUMATION. - Samedi 1er mai, étaient, célébrées, à Blâmont , les obsèques de M. Stanislas Marchal, propriétaire. Le deuil était conduit par Mme Stanislas Marchal, son épouse, M. et Mme René Marchal-Gauche ; M. et Mme Christian Marchal ; M. Lucien Marchai, M. et Mme Albert-Clément Marchal, ses enfants, et les autres membres de la famille. On remarquait, dans l'assistance, M. Labourel, maire de Blâmont , l'amiral Lafrogne, MM. Diot et Crouzier, notaires ; l'abbé Gauche, curé de Gemonville ; M. Cosson, de Lunéville, et un grand nombre de personnalités locales.
Une grande partie de la population Blâmontaise a tenu à conduire à sa dernière demeure Stanislas Marchal, qui fut toujours un homme de bien, bon époux, bon père, bon citoyen, bon travailleur, toujours prêt à rendre service à ses semblables, âme éprise des plus hauts sentiments de justice et
d'humanité.
Nous offrons a Mme Marchai et à ses enfants l'expression de nos religieux sentiments de condoléances.

SAINT-MARTIN
LE BOIS MORT. - M. Charles Claudin, cultivateur, avait entrepris pendant l'hiver l'abattage d'une coupe.
Comme payement il avait les branches d'arbres. Le 8 mai, il s'aperçut qu'environ un stère et demi avait été enlevé par M. Joseph Jacquemin, 67 ans, vannier, qui l'avait ramassé, croyant que c'était du bois mort. M. Jacquemin a offert de dédommager M. Gaudin.


  • 7 juin 1926

BLAMONT
CHIEN CHASSEUR. - Ayant appris qu'un chien avait attrapé un lièvre, les gendarmes au cours de
leur enquête, acquirent la preuve que le 1er juin vers 16 h. 30, le chien de M. Constant Hertz avait pris un jeune lièvre, au lieudit « Moyen-Pré » et qu'il avait rapporté ce lièvre à Blâmont où plusieurs personnes le virent.
Procès-verbal a été dressé.

LEINTREY
ET LA DÉCLARATION. - Procès-verbal a été dressé contre Mme Joséphine Breton, épouse Gaullet, 52 ans, débitante, qui logeant depuis quelque temps un étranger, n'en aurait pas fait la déclaration.


  • 18 juin 1926

BLAMONT
TAPAGE INJURIEUX. - L'Italien Emico Motta, 62 ans, maçon à Halloville, a, au cours d'un accès de mauvaise humeur, fait du tapage au cours duquel il proféra des propos injurieux.


  • 28 juin 1926

BLAMONT
FÊTE DU 14 JUILLET. - La fête nationale aura un succès sans précédent : le détail sera publié incessamment : notons aujourd'hui la course cycliste et le concours de bicyclettes fleuries.
LA FÊTE DE BON-ACCUEIL. - Le 4 juillet aura lieu la fête de l'Indépendance Day, à Bon-Accueil, don de la Croix-Rouge américaine, sous la direction de M. le docteur Hanriot.
Le programme se déroulera dans le parc superbe.
A 15 heures, grande fête musicale et sportive avec le concours des musiques d'Ancerviller, de l'Indépendance d'Avricourt, la Frontière de Rosières-aux-Salines, la Sentinelle de Saverne, de la Société de gymnastique de Blâmont.
Jeux, puis mouvements des diverses sociétés de gymnastique.
A 9 h. 15, grand -feu d'artifice.
La Compagnie L.-B.-B. se propose à cette occasion de mettre en marche un train supplémentaire.
Départ de Lunéville 12 h. 15 ; arrivée à Blâmont 14 h. 25 ; retour de Blâmont 23 heures, arrivée à Lunéville 0 h. 24, avec arrêt dans toutes les gares.

CERTIFICAT D'ETUDES. - Premier ordre. - Centre de Blâmont. - Elèves présentés 43. élèves reçus 39. Liste des lauréats :
Canton de Blâmont, - Blâmont. - Garçons : R. Rudeau, H. Galet. Filles : M. Bréneur, H. Cherrier, J. Humbert, S. Jardel. A. Thomas.
Avricourt, - Roger Rietsch, Virginie Perrin.
Barbas. - Jeanne. Boudot,
Domêvre. - Madeleine Fourmann.
Domjevin. - Germaine Chatel.
Halloville. - Georges démangé.
Igney. - Pierre Brégeard.
Montreux. - Pierre Hard.
Nonhigny. - Remy L'hôte, Marthe Humbert, Georgette L'hôte.
Vaucourt. - Marthe Falentin.
CERTIFICAT D'ETUDES (2e ordre).
- Le 22 juin eut lieu, à Blâmont, l'examen du certificat d'études primaires (2e ordre). Voici, par commune, la liste des lauréats :
GARÇONS
Avricourt : André Foulon, Camille Knaebel. Léon Magron.
Ancerviller : Jean Martin, Maurice Paulus.
Barbas : Michel Bajolet.
Blâmont : Georges Labourel, René Noël. Roger Magnier, Gaston Marande, Jean Michel, Henri Mazeraud.
Domjevin : Emile Chaton, Jean Chaton.
Harbouey : Gilbert Guénaire.
Igney : Félix Thomas.
Montreux : Paul Courrier.
Nonhigny : Camille L'hôte, Lucien L'hôte.
Reillon : Désiré Jacquot.
Vaucourt : Adrien Humbert.
Vého : Charles Rassemusse.
FILLES
Ancerviller : Suzanne Bouvard, Germaine Colin, Gabrielle L'hôte, Aimée Vigneron.
Amenoncourt : Arlette Brénon.
Blâmont : Jeanne Bridey, Henriette Gouget. Paulette Hinerschid, Charlotte L'hôte, Madeleine Ripp.
Barbas : Madeleine Boudot, Marie-Thérèse Hainzelin
Chazelles : Rose Coster.
Domjevin : Marie Michel, Renée Thirion.
Domêvre : Charlotte Colin, Marie Crousat,
Emberménil : Marguerite Falentin, Paulette Franville.
Frémonville : Berthe Paulus.
Herbéviller : Marie Croizier.
Harbouey : Jeanne L'huillier.
Halloville : Andrée Viennet.
Igney : Madeleine Adam.
Leintrey : Denise Boiselle, Helène Cornaille, Antoinette L'huilier.
Repaix : Marceline André, Madeleine Ehlin.
Reillon : Marie Bonhomme.
Reclonville : Paulette George.

FREMONVILLE
ARMES PROHIBEES. - Joseph Antoni, 32 ans, vannier ; Charles Schmitt, vannier, furent surpris dans la forêt de Blâmont, dans la nuit du 22 au 23 juin, armés de matraque, canne plombée et accompagnés d'un chien. A chacun, un procès-verbal et confiscation des armes.


  • 21 août 1926

BLAMONT
POUR TOUS. - Les gendarmes vérifiant les papiers des étrangers qui étaient chez M, Ch. Bain, restaurateur, dressèrent procès-verbal contre Pislor Prio, 26,ans, Allino, 20 ans, maçons, pour défaut d'extrait d'immatriculation et défaut de carte d'identité ; Luigi Rizi, 22 ans, maçon, défaut de visa à son extrait d'immatriculation et à son carnet d'identité ; André Kerpan, 20 ans; pour défaut d'extrait d'immatriculation.

MIGNEVILLE
FETE EN PERSPECTIVE. - Toute la population du village de Mignéville s'apprête à fêter dignement, le dimanche 19 septembre, sous la présidence de M. le préfet, la fête de la reconstitution du village, et par la même occasion le centenaire du père Zaleski, qui est certainement le doyen des aides de culture, comptant 91 années de services dans la même famille ; il est titulaire de la médaille d'or du travail, et chevalier du mérite agricole.


  • 15 septembre 1926

BLAMONT
GRAVE ACCIDENT. - Le 8 septembre, après avoir monté un gazogène au charbon de bois sur un
camion, Henri Kallembrun, 18 ans, et son père, mécanicien garagiste, rue Victor-Pierre, partirent pour essayer le bon fonctionnement du gazogène. Suivant la route nationale, Ils étaient arrivés à hauteur du croisement de la route de Barbas, lorsque, contents de l'essai fait, ils résolurent de rentrer. Ils ralentirent pour faire demi tour, mais le moteur s'arrêta.
Les deux hommes descendirent. Après avoir ouvert le, capot-, le père mit le moteur en route avec la manivelle, le robinet étant sur le gaz d'essence, c'est alors que le fils, se dirigea pour mettre sur robinet à gaz de charbon de bois, mais glissant sur l'herbe, il tomba en avant, allongeant les bras d'un geste instinctif, le bras gauche manqua le pare-brise et le bras droit s'engagea dans le volant du moteur qui tournait à environ 1400 tours à la minute.
Avant même que son père intervienne, par un acte de courage et de sang froid merveilleux, le malheureux Henri Kallembrun retira par un terrible effort ce qui restait de son bras. Il se releva ensuite montra à son pauvre père un moignon ; la main droit avait été complètement arrachée et déchiquetée, et chaque tour de moteur, en lançait en l'air et sur la route les débris.
Après lui avoir fait un pansement sommaire, son père le conduisit chez le docteur Thomas qui lui prodigua ses soins et le fit partir d'urgence à l'hôpital de Nancy, où le malheureux jeune homme fut amputé au tiers inférieur de l'avant-bras droit.


  • 8 octobre 1926

BLAMONT
COUP DOUBLE. - Eugène. Bégin, 28 ans, marchand ambulant, 6, route Nationale, à Varangéville, a récolté un premier procès-verbal pour défaut de patente et un second parce que sa camionnette ne -portait aucune mention de poids.

OGEVILLER
CAMBRIOLAGE. - Le 4 octobre, vers 15 h. 30, Mme Lucie Cherrier, rentrant chez elle, constata que de hardis malfaiteurs s'étalent introduits chez elle, passant par une fenêtre sur cour du rez-de-chaussée.
Divers bijoux et de l'argent avaient été volés : le préjudice s'élèverait à 1.000 francs.
La gendarmerie de Blâmont prévenue téléphoniquement, fit une rapide enquête qui permit d'établir
quel ce cambriolage était le fait de trois jeunes pupilles du patronage Rolet, venus à bicyclette. Les brigades de gendarmerie de Badonviller et Baccarat furent alertées.
Le gendarme Travaux, de Badonviller, se dirigea vers Sainte-Pole ; en arrivant dans ce village, il aperçut trois cyclistes, dont l'un était à environ 150 mètres derrière les deux autres. Ce dernier, à la vue du gendame s'enfuit, mais ses deux larrons purent être appréhendés.
Ce sont les nommés Maurice Goujat, 16 ans, couvreur à Saint-Boingt, Eugène Fardeau, 17 ans, domestique de culture à Saint-Boingt. Ils avouèrent être les voleurs des bicyclettes dérobées le 3 octobre dans grange de M. Windling, de Saint-Germain. Quant au troisième cycliste, qui s'est enfuit, c'est un nommé René Paulin, 17 ans, qui déroba la bicyclette de M. Maire, à Bayon, et qu'il abandonna dans un bois près de Domèvre.


  • 13 octobre 1926

BLAMONT
LE VISA. - Adolphe Favre, 52 ans, marchand ambulant de tableaux, demeurant 29, faubourg Saint-Epvre, a Toul, a récolté un procès-verbal pour non visa de sa patente qui d'ailleurs ne portait pas son signalement.


  • 9 décembre 1926

AVRICOURT
POLICE DES ETRANGERS. - Pierre Chudeck. 30 ans, manœuvre, 3, rue Traversière, à Lunéville, a récolté deux procès-verbaux pour défaut de visa de carte d'identité : de son extrait d'immatriculation.

BLAMONT
UN JOLI BAL EN PERSPECTIVE. -
Comme suite à notre dernière information (un clou chasse l'autre) nous pouvons annoncer aujourd'hui que c'est chose faite et que le nouveau comité de l'Union Sportive Blamontaise a décidé d'offrir à tous ses membres honoraires el actifs un bal à grand orchestre dans les jolis salons de l'hôtel de ville, le 1er janvier 1927.
Tous les détails concernant cette soirée sont à l'étude actuellement, le comité de i'U.S.B. désirant surtout donner à cette fête le même éclat que les années précédentes, si ce n'est mieux. Aussi, nous pouvons assurer dès à présent que ce premier bal de la nouvelle année sera éblouissant et sortira de l'ordinaire Nous engageons donc nos jeunes gens à s'y préparer, et leur donnons rendez-vous pour la
soirée du 1er janvier.

LEINTREY
LES FAGOTS DISPARAISSENT.
M. Arsène Jacquot possède au lieu dit Bois de Saulxures. un bois qu'il exploite : s'étant rendu dans sa propriété il s'aperçut, qu'environ 35 fagots avaient été pris sur plusieurs tas et qu'une masse avaient disparue.
Ce bois donne en bordure de la voie ferrée sur laquelle une nombreuse équipe d'ouvriers effectue des travaux. M. Delarue, qui habite au passage à niveau ayant vu la masse de M. Jacquot aux mains des ouvriers, la leur reprit et la remit à son propriétaire, d'autre part, il a déclaré que les ouvriers brûlèrent des fagots pour se chauffer.


  • 10 janvier 1927

Importante arrestation
Un escroc se dit agent de renseignements du gouvernement italien
Bar-le-Duc, 9 janvier. - De notre rédaction meusienne :
La gendarmerie de notre ville vient de mettre la main sur un escroc dont les exploits ne seront connus qu'à la suite de l'enquête qui ne manquera pas d'être faite à son sujet.
Samedi matin, la gendarmerie recevait un coup de téléphone de la brigade de Blâmont (Meurthe-et-Moselle), qui l'avertissait qu'un individu nommé François-René-Serge-Jean de Rondi, 33 ans, ingénieur, domicilié au café Muller à Ogéviller, avait commis une escroquerie au préjudice de M. Rouy, mécanicien dans cette commune.
Voici dans quelles circonstances De Rondi, qui est de nationalité italienne et se dit ingénieur, avait promis à M. Rouy d'obtenir, par ses relations, un brevet d'inventeur pour une machine à peler l'osier, imaginée par M. Rouy. Grâce à cette promesse, De Rondi avait reçu pour ses démarches une somme de 400 francs et était parti, nanti de cette somme et d'une bicyclette prêtée par M. Rouy.
Vendredi, M. Rouy recevait de Bar-le-Duc un télégramme de l'ingénieur italien qui réclamait l'envoi d'un mandat télégraphique de 300 francs, pour lui permettre de faire un voyage à Villefranche-sur-Saône, où il devait rejoindre la personne qui ferait obtenir le brevet. M. Rouy flaira l'escroquerie, prévint la gendarmerie de Blâmont et c'est ainsi que nos gendarmes furent avertis.
On surveilla la poste où de Rondi ne devait pas manquer de venir chercher le mandat télégraphique réclamé. Et de fait, l'escroc fut arrêté sur la place Reggio.
Il reconnut es faits et donna toutes sortes de détails sur sa personnalité.
Il serait, d'après ses dires, fils d'un colonel italien ; il aurait fait ses études à l'Ecole polytechnique italienne, serait pourvu du diplôme d'ingénieur et serait capitaine du génie-aviation de réserve.
Il ferait en outre partie du service de renseignements du gouvernement italien.
Arrivé en France depuis quelques mois, sans passeport, il a travaillé dans divers endroits et en particulier à Nancy, comme peintre-décorateur. Il a séjourné quelque temps à Lunéville où il a paraît-il, négligé de régler sa pension.
Il a été écroué.


  • 2 mai 1927

Avis d'ouverture de concours
SYNDICAT DE BLAMONT
Communes d'Avricourt, Igney, Amenoncourt, Gogney, Blâmont et Fremonville
ADDUCTION D'EAU POTABLE
1° LOT. - Réservoirs en béton armé
Il est ouvert un concours pour la construction de six réservoirs de 55, 60, 60, 80, 140 et 200 mètres cubes de capacité, en béton armé, destinés à l'alimentation, en eau potable, des communes d'Avricourt, Igney, Amenoncourt, Gogney, Blâmont et Frémonville.
La nature et la qualité des matériaux à fournir et les conditions d'exécution des travaux sont indiqués au devis-programme.
2° LOT. Canalisations et fontainerie
Il est ouvert un concours sur offre de prix pour la fourniture et la la pose de canalisation et fontainerie destinées à l'alimentation en eau potable des communes d'Avricourt, Igney, Amenoncourt, Gogney, Blâmont, et Frémonville.
La nature et la qualité des matériaux à fournir et les conditions d'exécution des travaux sont indiquées au devis particulier approuvé par M. le préfet de Meurthe-et-Moselle, le 9 avril 1927.
Les fournitures et travaux comprennent essentiellement la fourniture et la pose de 44.300 mètres de tuyaux en acier laminé ou en fonte, de diamètre compris entre 0,04 et 0,20.
Montant des travaux prévus : 1 million 734.410 fr. 10.


  • 8 mai 1927

HERBEVILLER
ESCROQUERIE. - Plainte a été déposée par M. Désiré Cherrier, débitant contre un nommé Houquot, qui, ancien pensionnaire, se fit servir un repas à emporter et qui à disparu, sans payer et en emportant d'ailleurs les outils de l'entreprise où il était employé.


  • 15 juillet 1927

BLAMONT
TAPAGEURS. - Procès-verbal a été dressé contre Louis Bagard, 49 ans, manœuvre, pour tapage nocturne sur la voie publique, du 10 au 11 courant.


  • 16 juillet 1927

BLAMONT
PARIS-STRASBOURG A LA MARCHE. - Nous sommes, heureux de faire connaître aux nombreux sportsmen de la région qu'à la suite de la réunion du comité de la F.F.M., à Paris, Blâmont a été une nouvelle fois désigné comme contrôle fixe pour l'épreuve de Paris-Strasbourg, à la marche, et qui aura lieu fin juillet.
Le programme de ce contrôle avec signature à la brasserie Georges Colas, permettra à tous les fervents du sport à pied de voir se dérouler une épreuve toujours de plus en- plus impressionnante. Nous en reparlerons.


  • 16 août 1927

BLAMONT
MAISON MATERNELLE. - Une fête champêtre est organisée au profit de cette œuvre de préservation de l'enfance le dimanche 14 août.
Matinée, de 14 à 16 heures ; soirée, 20 h. 30.
En voici le programme :
Marche aux Lampions ; saynète ; Une Visite de deuil ; chant (solo) ; danse (solo) ; Les Charbonniers et
les Fariniers, chant comique ; chœur des Magnarelles (Mireille) ; danse (solo) ; chant (solo) ; chœur ; La Charité (Rossini) ; tableau vivant.
Feu d'artifice. Tombola.
Orchestres variés.
Entrée : 2 fr.


  • 27 août 1927

BLAMONT
APRÈS LA MARCHE PARIS-STRASBOURG. - Le comité de l'U. S. B. vient de recevoir la lettre suivante :
Au nom de la Fédération Française de Marche, nous tenons à remercier chaleureusement les pouvoirs publics les personnalités, sociétés sportives, les propriétaires de contrôles, soigneurs, tous ceux qui, a un titre quelconque, nous ont apporté leur concours apprécié, afin que le second Paris-Strasbourg à la marche soit un triomphe.
Toute la France, pendant quatre jours, s'est passionnée pour la grande épreuve qu'illustra de si brillante façon le vainqueur Jean Linder.
Ce succès énorme, ce triomphe de la marche, nous le devons à ceux qui sont venus à nous en collaborateurs dévoués. A tous, depuis les hautes personnalités, jusqu'aux humbles contrôleurs de la route, nous adressons nos remerciements du fond du cœur.
L'organisation supérieure à celle de l'an dernier (si difficile à créer une première année) sera encore perfectionnée en 1928. La seule modification importante sera que le départ de Paris-Strasbourg 1928, sera donné le jeudi, l'arrivée ayant donc lieu à Strasbourg le dimanche après-midi. Un délai de 120 heures sera accordé aux concurrents.
Des éliminatoires en province et à Paris qualifieront 50 partants pour la finale.
Nous escomptons de votre part pour l'an prochain à un concours semblable à celui que vous nous avez accordé cette année.
Recevez l'expression de notre profonde gratitude.
Pour la Fédération Française de Marche :
Le Président : Emile Anthoine.
D autre part, nous sommes heureux de faire connaître, qu'un diplôme d'honneur et la médaille commémorative de marche ont été remis à MM Richit-, propriétaire du Café du Progrès, à Lunéville, et Georges Colas, propriétaire du Café du Commerce, à Blâmont.

LES FRUITS ! - Plainte contre inconnu a été portée par Mme veuve Paulus, qui, le 23 courant, au matin, s'étant rendue dans son jardin, clos de murs, et situé sur la route de Frémonville, s'aperçut qu'on lui avait dérobé environ 35 kilos de prunes.


  • 29 août 1927

BLAMONT
BRELAN DE CONTRAVENTIONS. - Procès-verbal a été dressé contre Charles Dietrich, 42 ans, commerçant, 8, Grande-Rue, pour défaut de lumière à sa voiture. - Suzanne Berger, 21 ans, sans profession, place Carnot, dont le chien n'avait pas de collier. - Léon Bontemps, 23 ans, ferblantier à. Val-et-Chatillon, qui circulait la nuit sur une bicyclette non éclairée. - Henri Véleur, 14 ans, étudiant, 48, rue Saint-Charles, à Nancy, pour défaut de plaque de contrôle et d'identité à sa bicyclette.

LEINTREY
CHIEN MECHANT. - Apercevant les gendarmes qui passaient, le chien de M. Charles Châtel, 41 ans, cultivateur, les attaqua et mordit sérieusement un gendarme.
Un procès a été dressé contre le propriétaire de l'animal.
COUP DOUBLE. - Deux procès-verbaux ont été dressés contre Jean L'Huillier, 24 ans, cultivateur, dont le bétail divaguait en liberté sur la voie publique et dont le chien n'avait pas de collier.


  • 26 septembre 1927

AVRICOURT
PLAINTE. - M. Georges Aymond, a porté plainte contre des cultivateurs dont le bétail aurait pâturé la récolte d'herbe d'un de ses prés.

BLAMONT
VOL D'HABITS. - Le 21 courant, vers 7 h. 30, Mme G. Barthélémy, dont le mari est greffier à la mairie, eut la surprise de constater 1a disparition d'habits qu'elle aurait mis sécher sur des fils de fer.


  • 20 octobre 1927

BLAMONT
TROP ET PAS ASSEZ. - Procès-verbal a été dressé contre Joseph Loth, 23 ans, chauffeur, 17, rue des
Bonnes-Gens, à Strasbourg, pour feux aveuglants à son auto ; Jean-Joseph Chanot, 56 ans, entrepreneur de travaux publics à Badonviller, dont l'auto était insuffisamment
éclairée.


  • 24 octobre 1927

Arrestation de l'auteur du sabotage de la voie du chemin de fer L.B.B.
Le service de la police mobile de Nancy avait été avisé que plusieurs actes de sabotage avaient été commis sur la voie ferrée, dans le but de faire dérailler les trains de voyageurs.
Au cours d'une minutieuse enquête, le commissaire de police Adoul et l'inspecteur Entzinger réussirent à identifier l'auteur de ces méfaits, qui n'est autre qu'un mécanicien de cette Compagnie, le nommé Rouillon Henri, 46 ans, demeurant à Chanteheux, au lieudit les « Mossus ».
Comme motif de ces actes qui n'ont heureusement fait que des dégâts matériels, cet individu prétend avoir, agi par vengeance, dans le but d'ennuyer des camarades.
Au cours de son Interrogatoire, Rouillon a reconnu également être l'auteur de plusieurs vols de lapins, notamment chez le chef de gare de Blâmont.
Déféré au parquet de Nancy, Rouillon a été écroué à la maison d'arrêt.
 


  • 5 novembre 1927

Madame Sautet à Blâmont
Blâmont , 5 novembre. - Mme Sautet, marraine des poilus, qui vient de recevoir ces jours derniers, des mains du général Gouraud, la croix de la Légion d'honneur, a accepté l'invitation qui lui avait été faite par le comité de La Sidi-Brahim blâmontaise de présider le banquet de la société qui aura lieu le 20 novembre prochain.
A cette occasion, des fanfaristes d'un de nos plus beaux bataillons rehausseront par leur présence l'éclat d'e cette fête .et, le soir, à « Bon Accueil », un grand concert, au profit de la caisse de secours, sera donné par des artistes, anciens chasseurs.

BLAMONT
VOL D'UNE BICYCLETTE. - Le 29 octobre, vers 10 heures du matin, Mme Joseph Kennel, entrepreneur, 64, rue du Puits-Joppé, constata la disparition du vélo de son mari de graves soupçons pèsent sur un ancien ouvrier, Othon Reuter, 36 ans, qui fut vu, sortant du garage de M. Kennel
en possession de la bicyclette de ce dernier.
ET DE TROIS, - Procès-verbal a été dressé contre le jeune Georges Wogler, 13 ans, étudiant à Fesenheim (Bas-Rhin), pour défaut d'éclairage de sa bicyclette, défaut de plaque de contrôle et défaut de numéro d'ordre pour bicyclette en location fournie par M. Menekus, garagiste à Wasselonne (Bas-Rhin).


  • 17 décembre 1927

BLAMONT
ETRANGER. - Deux procès-verbaux ont été dressés contre Stanislas Kisiclinski, 32 ans, domestique de culture, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de carte d'identité.


  • 7 janvier 1928

BLAMONT
TAPAGE NOCTURNE ET INJURIEUX. - Le 1er janvier, vers 23 heures, une discussion éclata entre Char
les Gonand, 52 ans, employé de chemin de fer, 94, place Notre-Dame, et sa sœur Camille, 36 ans, épouse Colin, 51, rue de Barbas, mais bientôt intervinrent dans la discussion Edmond Colin, 46 ans, manœuvre, qui soutint son épouse, Maurice Gonand, 19 ans, oui prit fait et cause pour son père.
Des injures furent échangées de part et d'autre ce qui valut à tous quatre un procès pour tapage nocturne injurieux.
LE VERGLAS. - Le 3 courant, M. René Labarbe, ingénieur de la Compagnie Lorraine d'EIectricité, avenue de la Chapelle à Baccarat, faisait une tournée d'inspection en automobile, lorsqu'au virage de la sortie ouest de Blâmont, le chauffeur, M. Paul Thiébaut, dut freiner pour éviter un cycliste qui était à terre.
L'auto glissant sur le verglas, tomba, l'arrière le premier, dans le fossé profond de deux mètres et se retourna complètement.
Les deux automobilistes, dégagés par des témoins de l'accident, ne sont, heureusement, que peu blessés.
 


  • 14 janvier 1928

BLAMONT
POUR LES « GUEULES CASSÉES ».
Le comité de ta Sidi-Brahim Blâmontaise, désirant venir en aide, dans la mesure de ses besoins, a décidé, en faveur des « Mutilés de la face », de faire présenter au public blâmontais et des environs, un grand film sensationnel « Pour la Paix du Monde », le dimanche 4 mars, dans la jolie salle de Bon Accueil, mise gracieusement à sa disposition par M. le docteur Henriot.
Nous sommes convaincus que tous nos concitoyens voudront assister à cette séance dont la recette, si minime soit-elle, servira à offrir une maison de retraite aux déshérités de la vie, les « Gueules Cassées ».


  • 20 janvier 1928

ANCERVILLER
RECONSTITUTION DU CIMETIERE. - Les travaux d'alignement du cimetière devant commencer incessamment, il est rappelé que les propriétaires de monuments situés sur des emplacements non concédés et affectés à des sépultures remontant à plus de cinq ans, devront les enlever pour la date du 1er février 1928, s'ils se trouvent à l'emplacement des allées projetées.
Un délai de trois mois est accordé, à l'expiration duquel la commune fera enlever les monuments dont, les débris deviendront sa propriété et placera les ossements exhumés dans l'ossuaire communal.
Le Maire d'Ancerviller,
Achille Fiel.

AVRICOURT
LA CARTE. - Pour défaut de carte d'identité professionnelle. procès-verbal a été dressé contre Oswald Juving, 24 ans, représentant de commerce à Assenoncourt (Moselle).

BLAMONT
FEU ROUGE. - Procès-verbal a été dressé contre Fernand Pierre, 32 ans, chauffeur, 43, rue Sainte-Anne, à Lunéville, pour défaut de feu rouge à l'arrière de la camionnette.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
AGRESSION NOCTURNE. - Le 25 courant, vers 3 h. 30, M. Joseph Marchal, 29 ans, manœuvre, se rendait à Vaxainville, lorsqu'arrivé au passage à niveau entre Domèvre et Herbeviller, il fut. accosté par deux individus qui lui demandèrent la bourse ou la vie. Il leur déclara ne pas avoir d'argent et put continuer son chemin après avoir été fouillé.


  • 29 janvier 1928

Meurthe et Moselle
ANCERVILLER
RECONSTITUTION DU CIMETIERE. - Les travaux d'alignement du cimetière devant commencer incessamment, il est rappelé que les propriétaires de monuments situés sur des emplacements non
concédés et affectés à des sépultures remontant à plus de cinq ans, devront les enlever pour la date du 1er février 1928, s'ils se trouvent à l'emplacement des allées projetées.
Un délai de trois mois est accordé, à l'expiration duquel la commune fera enlever les monuments dont, les débris deviendront sa propriété et placera les ossements exhumés dans l'ossuaire communal.
Le Maire d'Ancerviller,
Achille Fiel.

AVRICOURT
LA CARTE. - Pour défaut de carte d'identité professionnelle, procès-verbal a été dressé contre Oswald Juving, 24 ans, représentant de commerce à Assenoncourt (Moselle).

BLAMONT
FEU ROUGE. - Procès-verbal a été dressé contre Fernand Pierre, 32 ans, chauffeur, 43, rue Sainte-Anne, à Lunéville, pour défaut de feu rouge à l'arrière de la camionnette.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
AGRESSION NOCTURNE. - Le 25 courant, vers 3 h. 30, M. Joseph Marchal, 29 ans, manœuvre, se rendait à Vaxainville, lorsqu'arrivé au passage à niveau entre Domèvre et Herbeviller, il fut accosté par deux individus qui lui demandèrent la bourse ou la vie. Il leur déclara ne pas avoir d'argent et put continuer son chemin après avoir été fouillé.

4 avril 1928
CONCOURS D'EDUCATION PHYSIQUE
Nous apprenons que le concours régional que la Fédération des Sociétés d'éducation physique et de préparation militaire de l'Est organise le 10 juin prochain, à Blâmont, sera présidé par M. Bourguignon, directeur du cabinet de l'instruction physique au ministère de la guerre.
De nombreuses sociétés ont déjà adressé leur adhésion à ce concours ; nous engageons celles qui ne l'ont pas encore fait à se faire inscrire sans retard auprès de M. Richez, secrétaire général de la Fédération de l'Est, 16, cours Léopold, à Nancy, ou de M. P. Garnier, secrétaire du Comité des Vosges, 5, rue de la Côte-Mauvraie, à Epinal. Il importe que toutes les sociétés des Vosges enseignant l'éducation physique complète envoient à Blâmont, le 10 juin, une délégation de leurs membres.


  • 12 juin 1928

Nos sociétés d'éducation physique et de préparation militaire
Le concours fédéral de Blâmont
Blâmont. 10 juin. - De notre envoyé spécial :
Fédération des Sociétés d'Education physique et de Préparation Militaire de l'Est a eu lieu aujourd'hui dans la coquette citée de Blâmont, joliment décorée pour la circonstance. On sait que cette fédération groupe dans son sein les sociétés de la Meuse, des Vosges et de Meurthe-et-Moselle.
Vingt-sept sociétés, représentées par 104 concurrents, ont participé aux diverses épreuves de la journée, en dépit d'un temps déplorable qui ne se leva, légèrement d'ailleurs, que pour la fête sportive de l'après-midi.
Dès 6 heures du matin, les divers concours se sont déroulés simultanément au stade, au stand et à la piscine du Foyer Bon Accueil. La leçon d'éducation physique, la coupe de lutte, de traction, la coupe de natation, les épreuves d'athlétisme et le concours de tir furent particulièrement disputés.
A 15 heures, un cortège se forma et, derrière la Fanfare de Bayon et l'Harmonie de Vallérysthal, les Sociétés de Thunimont du Val-d'AjoI, d'Etain, de Saint-Mihiel, de Commercy, de Moutiers, du C.A.U.F.A. de Nancy, de Tomblaine, de Neuves-Maisons, de Pont-à-Mousson, de Tramont, de Mussey, de Mancieulles, de Bar-le-Duc, de Bonvillers, de Verdun, de Toul, de Blainville, d'Avricourt, de Sarrebourg, de Bayon, de Thaon, d'Epinal, de Lunéville, d'Einville et de Badonviller ; les sections féminines de Commercy et du C.A.U.F.A. de Nancy, se rendirent au monument aux morts de Blâmont, où une gerbe fut déposée.
A 12 heures, un banquet fut servi à la villa Bon-Accueil, par les soins de MM. Gire et Schmit, traiteur à Nancy. Menu fort bien composé et réalisé, qui fut unanimement apprécié par les convives. Service rapide et stylé, auquel présidait le sympathique Ernest, sorti pour une fois de sa retraite volontaire.
A la table d'honneur, nous avons reconnu MM. Taviani, sous-préfet de Lunéville ; le général de France, commandant la division de cavalerie de Lunéville ; Mazerand, député ; Adrien
de Turckheim ; Tourtel et Audier, conseillers généraux ; le docteur Hanriot, l'animateur de la Société d'éducation physique de Blâmont ; Adam, conseiller d'arrondissement de Blâmont : Jacques Maire, secrétaire général de l'Union Fédérale ; Hanra, président de la Fédération de l'Est, assisté de MM. Bourgeois, trésorier ; Richez, secrétaire général ; les commandants Merlet et Klein ; les capitaines Beaudouin, Chèvre, Thuillier, Robinet., Cambres, Coulon, inspecteurs primaires, etc.
A l'heure des toasts. M. Hanra prit la premier la parole. Il fit des vœux pour que la Fédération de l'Est aille toujours en progressant, remercia Blâmont de son chaleureux accueil, fit un éloge très mérité du docteur Hanriot et félicita les personnalités présentes.
Après lui, M. Charpentier, secrétaire général des S.A.G. de là Moselle, excusa le général de Cugnac, président de la Fédération mosellane, et leva son verre à la prospérité toujours plus grande de la Fédération de l'Est.
Dans une aimable improvisation, M. Adrien de Turckheim, conseiller général du canton de Blâmont, remercia les sociétés de préparation militaire de l'honneur qu'elle avaient bien voulu faire à sa petite cité en la choisissant comme théâtre de leur grand concours annuel. A son tour, il fit l'éloge du docteur Hanriot et vanta les belles performances des jeunes gens et les gracieuses évolutions des jeunes filles des sections féminines. En terminant, il forma le vœu que tous les participants de cette magnifique fête emportent de cette journée un excellent souvenir.
M. Jacques. Maire, secrétaire généra! de l'Union Fédérale, excusa le président, M. Adolphe Chéron, député, retenu par une cérémonie à Marseille, rappela une précédente réunion qui avait eu lieu à Blâmont, en 1908, sous la présidence de M. Adolphe Chéron, et leva son verre à la Fédération d'éducation physique et de préparation militaire de l'Est, et à son président, M. Hanra.
D'autres toasts furent prononcés par MM. Georges Mazerand, député, et Taviani, sous-préfet de Lunéville. Ce dernier, après avoir excusé M. le préfet, André Magne, porta la santé du président du conseil et du président de la République, dont les noms furent acclamés.
Le déjeuner terminé, on se rendit dans la salle de théâtre de la villa Bon Accueil, où M. Richez, le dévoué secrétaire généra], proclama les résultats. De nombreux prix d'ensemble et individuels furent décernés, dont beaucoup étaient dus à la générosité des commerçants de Blâmont qui, en cette circonstance, firent royalement les choses.
Les autorités se rendirent ensuite au stade « Bon-Accueil », où, en présence d'une foule considérable, eut lieu une fête gymnique très bien réussie. On applaudit tout particulièrement les
exhibitions fort gracieuses des jeunes filles de la section féminine du C.A.U.F.A. et de la Commercienne, et les splendides athlètes que sont les moniteurs et les stagiaires du C. R. I. P. de Strasbourg. Pendant cette séance de plein air, la Fanfare de Bayon et l'Harmonie de Vallérysthal firent entendre un programme de choix.

LE PALMARÈS
Résultats techniques
Classement fédéral
Sociétés. 1. Lunéville, 388 points. Individuel. - 1. Démangé (Commercy), 107 points.
Classement départemental
Meurthe-et-Moselle. - Sociétés : 1. Lunéville, 388 points ; individuel : 1. Cornat (Lunéville), 103 points.
Meuse. - Sociétés : 1. Commercy, 364 points ; individuel : 1. Démangé (Commercy), 107 points.
Vosges. - Sociétés : 1. Thaon, 339 points ; individuel : 1. Lepage, 101 p.
Coupe de natation
Meuse. - 1. Verdun. Meurthe-et-Moselle. - 1. Lunéville. Vosges. - 1. Epinal.
Coupe de lutte de traction
Meurthe-et-Moselle. - 1. Neuves-Maisons.
Meuse. - 1. Commercy.
Vosges. - 1. Thaon.
Coupe de tir
Classement fédéral
Sociétés. - 1. Thaon ; individuel : 1. Pierquin (St-Mihiel).
Classement départemental
Meuse. - Sociétés : Commercy ; individuel : 1. Pierquin (St-Mihiel).
Meurthe-et-Moselle. - Société : 1. Blâmont ; individuel : 1. Jacques R. (Blâmont).
Vosges. - Société : 1. Thaon ; individuel : 1. Moulin (Thaon).


  • 5 septembre 1928

La dernière belle aventure du château de Blâmont
Il était au lendemain de la guerre de 1914-1918, un beau château tout pantelant, tout blessé : toit éventré par les obus, mais murs intacts, demeure maculée par quatre ans d'occupation allemande. Le propriétaire, chassé par les évènements, ne veut plus revenir.
Il offre le château, pour un morceau de pain, à son voisin le baron Adrien de Turckheim, mais à condition d'y fonder une œuvre. M. de Turckheim accepte d'emblée sans savoir ce qu'il en fera. Il se passionne pour l'idée et emploie toutes les ressources de son esprit combatif et avisé.
Notre collègue, Mme Fromentin, de Lunéville, le docteur Hanriot, de Blâmont, se mettent en campagne, s'informent des besoins les plus pressants du département. A la préfecture l'on nous dit que les tout petits sont les plus déshérités en Meurthe-et-Moselle. Enquêtes approfondies, visites nombreuses à des œuvres de l'Enfance. Et puis en avant ! avec un plan de campagne bien arrêté I
L'Union des Femmes de France veut bien le patronage de notre établissement. Les difficultés s'aplanissent au Pari-Mutuel, et de larges subventions permettent, de transformer le vieux château en un établissement moderne, muni de tous les raffinements de confort exigés par l'hygiène.
Les salles dépouillées de leurs lambris, peintes en blanc; le chauffage central installé, l'eau chaude coulant au-dessus de nombreuses baignoires et de lavabos admirablement disposés. On aménage de petites salles d'isolement. Le grenier est transformé en chambres et dortoirs. Le sous-sol comprend cuisines, office, biberonnerie moderne avec son stérilisateur, machines à laver, à essorer, à sécher, une véritable usine.
Les vieilles ruines qui surplombent le château actuel ont l'air de contempler dédaigneusement toutes ces transformations. Elles ont vu bien des choses depuis des siècles, mais certes, elles ne devaient pas s'attendre à présider du haut de leurs vieilles tours, à cette activité si nouvelle. Elles ont vu tant de cruautés, tant de destructions, maintenant elles assistent à une oeuvre d'amour et à une éclosion de jeunes vies !
Une fois la maison aménagée, il s'agit de penser à son organisation intérieure. Nous avons plagié largement, emprunté bien des idées à l'Institut de Puériculture de Strasbourg pour toute la disposition intérieure de notre bâtiment.
Une de mes chères collègues et amies est venue me chercher - presque de force - à Villé où je faisais du travail social. J'avais juré que je ne m'occuperais jamais d'œuvre de petite enfance, parce que je me trouvais trop vieille, ni de maison où il y aurait des femmes, et internes encore ! parce que... mais je préfère ne pas dire pourquoi...
Je fis donc un stage de perfectionnement à la Clinique Infantile de la Faculté de Strasbourg, où M. le professeur Rhomer et M. le docteur Woringer ont bien voulu me donner des bases très précises pour les méthodes à appliquer.
Je fus amenée à m'installer à Blâmont, dans ce beau château refait à neuf, mais vide, effroyablement vide.
Première étape : y recueillir les premiers fonds de roulement par une grande kermesse; puis faire venir deux infirmières pour les futurs enfants. Le premier septembre 1925, nous ouvrions solennellement l'établissement avec un enfant; le 4, arrivent de Nancy quatre mères avec leurs petits, et aujourd'hui, après deux ans et demi, nous avons 74 enfants, dont 16 enfants avec leurs mères, trois infirmières, seize élèves; ce château vide est plein, archi-plein.
Nous en avons fait :

Un abri pour les mères.
Toute mère dont l'enfant est né en Meurthe-et-Moselle a le droit de nous demander asile, du moment qu'elle allaite et qu'elle peut fournir un certificat médical rassurant. Elle doit allaiter au moins trois mois et peut nous rester aussi longtemps qu'elle allaite.
Nous avons donc sous notre toit de pauvres filles de toutes espèces, souvent anormales, presqu'idiotes, victimes de leurs instincts et de l'égoïsme masculin. Pour ces déshéritées, je suis heureuse d'employer mes capacités spécialisées de surintendante, de faire du travail social intéressant, travail social suivi, puisque souvent ces filles restent un an chez nous. Nous pouvons leur donner des notions de ménage, leur enseigner un peu plus de propreté physique et même morale. Elles sont soumises à une discipline assez stricte. Le grand, l'unique but est de les attacher à jamais à leur enfant, Nous y réussissons toujours ! Quand elles quittent Blâmont, elles ne pensent plus à abandonner la partie; et cependant, elle est dure. Malgré l'aide très suivie de M. l'Inspecteur de l'Assistance Publique, qui accorde des secours particulièrement élevés à celles de nos mères que nous recommandons à leur sortie, il est difficile pour une femme seule de gagner assez pour élever un enfant, surtout si elles n'ont pas de métier, ce qui arrive pour la plupart d'entre elles.
Mon grand souci est de leur trouver une ferme où on les prenne avec l'enfant. Mais c'est hélas ! l'exception. Si je ne trouve de placement avec l'enfant, la mère prend une place et l'enfant est confié - si possible à sa grand'mère maternelle - si non à une éleveuse. Mais hélas ! quel pis aller ! L'éleveuse demande très cher, soigne souvent très mal et la pauvre mère arrive à grand peine à suffire à sa lourde tâche.
Nous abritons donc, avant tout, mères en enfants. Mais aussi les enfants seuls, les enfants abandonnés du département. Ces pauvres petits nous viennent après un stage de trois mois à la pouponnière de Saint-Stanislas de Nancy. Au début, M. l'Inspecteur de l'Assistance Publique nous confiait les débiles seuls. A présent, on nous les donne tous jusqu'à un an, parce qu'on a constaté que nos « débiles » vivaient et que les robustes placés en famille ne résistaient souvent pas. Qu'il me soit permis de dire toute notre gratitude à M. le préfet de Meurthe-et-Moselle et M. l'Inspecteur de l'Assistance Publique, qui ont soutenu nos premiers pas chancelants et ont témoigné à notre œuvre une confiance et une bienveillance à toute épreuve.
Nous recevons encore une troisième catégorie d'enfants et non des moins intéressants; ce sont les pauvres petits dont les mères meurent en couches ou ceux qu'il faut éloigner du milieu familial à cause de la contagion, ou des raisons sociales très impérieuses qui demandent la séparation de la mère et de l'enfant. Mais ce sont là des cas isolés, tandis que les bébés vaccinés au B. C. G. sont assez nombreux chez nous. Les résultats sont là aussi excellents.
Sur 222 enfants reçus depuis le début, nous avons eu 2 décès, un d'un enfant resté avec la mère tuberculeuse, cas que nous ne devons plus admettre, l'autre resté 24 heures sous notre toit, venu sans doute avec un germe morbide. C'est tout, tout-à-fait tout statistique absolument véridique.
Je l'affirme avec tant de véhémence parce que je suis moi-même presque étonnée de nos excellents résultats, inconnus ou presque jusqu'à présent pour des agglomérations d'enfants. Je les attribue
1° A l'excellent air de Blâmont et à la situation du château au milieu d'un parc ainsi qu'à notre méthode qui fait notre établissement un véritable sanatorium de nourrissons. Nous sortons tous les enfants qui ne font pas de température, plusieurs heures par jour, par tous les temps. Pendant tout l'hiver, les petits lits ont été portés dehors et y sont restés de 10 heures du matin à 12 h 30, sur nos terrasses abritées.
2° Et surtout à notre travail très minutieux (je vais vous parler et de nos méthodes d'alimentation et de notre école de puériculture).
J'ai eu le bonheur dès 1925 de m'assurer le concours de deux infirmières remarquables, spécialisées en puériculture qui, très bien stylées et d'un dévouement à toute épreuve, ont introduit des méthodes et une discipline très stricte. Le travail auprès des enfants est d'une minutie presque chirurgicale. Chaque élève tenu à un ordre impeccable et une propreté rigoureuse. Notre installation, baignoire chaque salle ainsi que lavabo, boxes vitrés mobiles, distribués là où ils sont nécessaires, offrent un concours de précautions qui prévient, dans la mesure du possible, toute contagion. Nous imposons des mesures de prophylaxie parfois bien dures à appliquer, comme celle de défendre à la famille des enfants de les embrasser et de les prendre sur leurs bras.
3° Alimentation surveillée de très près. Grâce à notre biberonnerie organisée, dirigée par une infirmière spécialisée, nous appliquons les méthodes d'alimentation les plus diverses à nos bébés : lait de femme, babeurre, lait albumineux, bouillie maltée, etc. (Nos mères nous donnent le surplus de leur lait pour nos enfants débiles. Elles reçoivent une gratification calculée sur la quantité de lait fourni.)
Il est tenu un graphique pour chaque enfant, qui enregistre jour par jour : poids, mode d'alimentation et inscription des sorties, traitements, etc., etc.
De plus, nous faisons avec grand succès des traitements de rayons ultra-violets qui complètent admirablement nos cures de grand air.
Notre excellent docteur, M. Thomas, médecin praticien à Blâmont, surveille de très près la santé de nos petits et même des grands avec une vigilance inlassable.
Et puis, last not least, personnel très nombreux, grâce à notre

Ecole de puériculture
Celle-ci, également une copie de Strasbourg, prend des jeunes filles dès l'âge de 18 ans, du moment qu'elles jouissent d'une bonne santé, possèdent une instruction primaire moyenne et se sentent des qualités de dévouement et de tendresse pour les petits.
Nous avons des élèves de toutes les parties de la France, mais surtout en ce moment du Midi et de l'Alsace. Je me fais un malin plaisir de mélanger les genres, de mettre dans une même chambre un jeune Alsacienne et une jeune méridionale, et cela réussit très bien. Je ne dirai pas que l'Alsacienne prend l'accent du midi et vice versa, mais en tous cas, l'Alsacienne est bien obligée de laisser là son patois et de se débrouiller en français. Et c'est un résultat !
Nous donnons un diplôme de puériculture au bout de l'année. Et je n'ai jamais assez d'élèves pour toutes les places qui s'offrent à leur sortie, soit dans les familles où elles sont très appréciées, soit dans des crèches, dispensaires, hôpitaux d'enfants. D'autre part, certaines élèves continuent des éludes d'infirmières pour le diplôme d'Etat et se trouvent très bien de cette préparation professionnelle.
Ce n'est pas tout. Il me faut encore dire un mot sur le

Centre d'élevage de Blâmont
Une fois nos petits « Assistance publique » grandelets, nous cherchons dans le canton des placements dans les familles de paysans. Cela nous permet de les suivre, de ne pas les perdre tout-à-fait. D'autre part, certaines de nos élèves nous ont priées de placer leur préféré dans les environs de leur domicile, pour continuer à s'intéresser à leur petit « filleul ». Et ces petites marraines prennent leur rôle très au sérieux. Voyez, ià encore, un enfant sauvé de l'abandon moral où l'Assistance Publique est obligée de le laisser dans une certaine mesure, malgré l'extrême bonne volonté que l'on rencontre chez leurs fonctionnaires.
Nous avons aussi réussi trois adoptions, enfants adoptés par des ménages sans enfants Ce sont les « veinards » de la maison. Quelle joie pour nous quand nous confions les enfants dans de pareilles conditions.
N'ai-je pas eu raison, Mesdames et Messieurs, d'appeler l'histoire que je viens de vous raconter une belle aventure ?
Ce vieux château qui abrite à présent cette œuvre toute moderne, ce grouillement de vie, ces jeunes vies sauvées de l'abandon, cette jeunesse féminine rendue à sa vraie destination, celle d'être mère, sinon par la chair, du moins par l'esprit et le cœur.
N'est-ce pas là une belle aventure ? pour un vieux château féodal qui risquait de tomber en décrépitude.


  • 26 novembre 1928

Les récompenses de la Société Industrielle de l'Est
BLAMONT
E. Bechmann et Cie. - M. Ernest Caen ; Mlle Joséphine Béné ; MM. Jules Charlier ; Joseph Démange ; Henri Claudel ; Mme Ernestine Heivig ; MM. Joseph Humbert ; Louis Haumant ; Harry Jeffris ; Mlles Marie Magron ; Hélène Martin ; M. Louis Oudot ; Mmes Jeanne Démangé ; Caroline Evrard ; MM. Félicien Ferry ; Auguste Gauthier ; Mme Marthe Petitfils ; Mlle Juliette Roussel ; Mme Marie Surmin; MM. Eugène Surmin ; Louis Taillibert : Mlle Maria Vigneron ; M. Emile Wolschiess.

 

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