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Presse - L'Ami du Peuple - 1872-1898
Ed. Nancy


  • 28 janvier 1872

Lunéville, le 20 janvier 1872.
Monsieur le Rédacteur,
Vous avez cité l'incendie qui a détruit, il y a huit jours, une vaste maison à Emberménil ; ce que vous n'avez pu dire c'est le cortège de misères que ce sinistre amène à sa suite.
De braves douaniers fuyant la Prusse, venaient à peine de s'installer à grands frais. Il y avait quatre ménages. Que les veillées étaient tristes ! ils quittaient Strasbourg leur pays, après l'avoir vu saccager ; eux-mêmes ils avaient tout perdu dans le bombardement, jusqu'à l'espoir d'une compensation, dans une part de l'indemnité réservée aux seuls habitants qui restent en Alsace. Bien plus, pour avoir défendu les frontières, ils avaient été jetés prisonniers à Rastadt ; le souvenir des quatre mois pénibles qu'ils y ont passé ne les quittera plus ; et c'est au retour qu'il leur a fallu dire adieu au sol natal, fuir leur foyer détruit et partir avec leurs familles ruinées !
Après tant de désastres, ils avaient droit au repos : déjà ils reprenaient courage, mais voilà que par cet hiver rigoureux, ils sont de nouveau frappés, brûlés une seconde fois, sans meubles, sans lits, sans vêtements !
Ce sont des frères exilés : et tant de misères si noblement supportées, sans murmures, appellent de notre part un effort généreux. Sans doute la charité est partout sollicitée, mais elle sait se multiplier, et nul n'est plus digne de toute notre sympathie que ces victimes discrètes ; les négliger serait aussi cruel qu'anti-patriotique ! Appelez sur eux, je vous prie, l'attention de tous les cœurs généreux et français. Strasbourg a pensé à ses fils désolés ! la société de saint Vincent de Paul si éprouvée leur a envoyé 100 fr. qu'elle a remis à M. Thomas, receveur principal des douanes à Lunéville. Suivons celte voie. J'adresse à M. Thomas dix francs en mon nom avec l'espoir que cet appel sera entendu, et que les secours lui arriveront en suffisance pour adoucir un peu les premières douleurs, et dire à nos frères séparés qu'ils ne cesseront jamais d'être avec nous par le cœur.


  • 25 février 1872

Samedi dernier, 17 courant, à dix heures et demie du soir, un violent incendie s'est manifesté dans la commune de Barbas, En quelques heures, les maisons de MM. Sébastien Gondrexon, cultivateurs, et Godot, propriétaire, sont devenues la proie des flammes. Sans les pompes de Barbas, Harbouey et Blâmont, deux autres maisons auraient été détruites.
La maison Godot et le contenu seront couverts par la Compagnie générale.
Rien n'était assuré chez Gondrexon. Ses pertes sont évaluées de 8 à 9,000 fr.


  • 24 mars 1872

On nous écrit de Blâmont :
« C'est à n'y pas croire
» Lundi 18, nous étions en battue dans la foret d'Ancerviller. Une troupe de sangliers est levée; un seul chasseur tire et roule un ragot du premier coup et en blesse un du second. La troupe affolée quitte le bois, se dirige en droite ligne sur le village de Saint Maurice, à 4 ou 500 mètres de la lisière, et renverse la clôture d'un jardinet. Le hallier est en contre-bas du terrain ; mes sangliers s'emballent sur le toit, l'effondrent : quatre tombent dans le hallier, les deux autres en brisant les tuiles parviennent à retrouver la terre ferme, et s'enfuient à travers le village. On pénètre dans le hallier : un des sangliers peut s'échapper ; mais on le poursuit et il entre affolé dans une maison en brisant la fenêtre donnant sur la rue. La ménagère pétrissait son pain ; elle se sauve en criant, pendant que d'un bond la bête se jette sur le lit. (Sic.) On accourt avec des fourches pour faire déloger ce malade incommode. En voulant fuir, il culbute le fourneau, le pétrin, les pots de beurre, de crème, brise les pots et se réfugie de nouveau sur le lit où il laboure plumons et couvertures en recevant le coup de grâce,
» Ce ménage a dû trouver la viande du sanglier très-salée. Quant aux trois autres restés dans le hallier, ils ont été tués à coups de fourche. A 6 heures du soir les 4 bêtes étaient partagées entre ces nouveaux Nemrods. »


  • 14 avril 1872

On écrit de Blâmont à l'Impartial :
« Le 27 mars dernier, vers 9 heures et demie du soir, une buanderie appartenant à la dame Simonin Spire, rentière à Blâmont, est devenue la proie des flammes. La promptitude des secours apportés par les pompiers ainsi que bon nombre d'habitants de cette commune, ont permis, en moins d'une demi heure, de concentrer le feu dans son foyer et protéger l'habitation qui n'était séparée que de deux mètres de la buanderie. Les pertes sont peu importantes et seront couvertes par l'assurance. D'après les on dit, la malveillance ne serait pas étrangère à ce sinistre. La justice de Lunéville a procédé aux premières informations. »


  • 4 août 1872

Par arrêté préfectoral, seront fermés pendant deux mois, les débits de boissons des sieurs Jean-Pierre Cajelot, à Saint-Martin, Joseph Gérardin, à Domjevin et Marie Masson, veuve Gérardin, à Vého.

On signale d'Emberménil, à la date du 2 courant, un accident qui a causé la mort d'un jeune homme âgé de dix huit ans, le nommé Sylvain Mangin, ouvrier auxiliaire employé aux travaux de la voie du chemin de fer et demeurant chez ses parents à Leintrey. Il avait eu la malheureuse idée de se coucher sur la voie de garage longeant le côté ouest de la gare des marchandises. Il fut surpris pendant son sommeil par un wagon, attelé d'un cheval ; l'une des roues lui passa sur la tête et la lui broya. Sa mort a été instantanée.


  • 25 février 1873

On lit dans le Journal de Lunéville :
« Le nommé L., ex-cabaretier à Nonhigny, a dernièrement été condamné en un mois de prison, 100 fr. d amende, pour avoir continué à débiter, au mépris d'un arrêté préfectoral du mois de juin 1872, qui avait ordonné la fermeture de son établissement.
« Les débats de cette affaire qui ont eu lieu devant le tribunal correctionnel de notre chef-lieu
d'arrondissement, ont révélé des actes d'anarchie administrative des plus regrettables.
« Le garde-champêtre, entendu comme témoin en même temps que le maire, a hautement déposé que celui ci lui avait défendu de surveiller la conduite du nommé L., et ce fonctionnaire n'a osé le contredire. Il parait au surplus que cela lui était sans doute assez difficile, car le brigadier de gendarmerie qui a constaté la contravention imputée au nommé L., a de son côté fait connaître que le maire lui avait à ce sujet refusé son concours.
« II a été en outre établi que le nommé L., se croyant plus puissant que cet agent de l'ordre public, n'avait pas craint d'adresser au parquet du procureur de la République une plainte des plus virulentes contre lui. »


  • 2 mars 1873

Un an de prison, 2,200 fr. d'amende non compris le double décime, un an de contrainte par corps, ont été infligés au nommé Paquotte, journalier à Moussey, pour avoir dirigé la bande que nos douaniers ont dispersée près de Xousse, dans la nuit du 14 au 15 de ce mois, et à laquelle ils ont pris 800 kilogr. de tabac.


  • 9 mars 1873

L'abaissement du prix du tabac sur la zone frontière n'a point ralenti les efforts de la contrebande : une nouvelle saisie de 200 kilog. de tabac a été faite mardi par les préposés de la douane d'Igney sur une bande de fraudeurs qui a pu prendre la fuite sans laisser aucun des siens dans les mains des agents de la force publique. Les sévères et justes condamnations qui frappent les contrebandiers arrêtés, condamnations que nous avons le soin de mentionner, devraient être un frein pour cette race de mauvais ouvriers ou d'ivrognes qui cherche dans la fraude des gains faciles et doublement coupables aujourd'hui.
(Journal de Lunéville)


  • 23 mars 1873

Mercredi, entre 8 et 9 heures du soir, le sieur Chamagne fils, de Dombasle, a été frappé chez lui par des contrebandiers. Il est mort à 3 heures du matin, à la suite de ses blessures.
Deux des assassins ont été arrêtés à Herbéviller par la gendarmerie de Saint-Nicolas. (Meurthe)


  • 30 mars 1873

Les travaux préliminaires pour la reconstruction de la gare d'Avricourt avancent rapidement.


  • 20 avril 1873

On lit dans la Semaine religieuse :
« Par décision de Monseigneur l'Evêque, M. l'abbé Joseph Masson, curé d'Autrepierre, vient d'être nommé à la Collégiale de Notre Dame de Bon Secours. »


  • 4 mai 1873

Le 25 avril, les chasseurs de Blâmont ont tué une grande louve dans les bois de Domèvre-sur-Vezouze. Depuis quelques mois, une bande de loups était signalée à demeure dans les forêts de Domèvre, Ancerviller et Verdenal. Ces bêtes dangereuses circulent en plein jour dans les campagnes.
C'est le quatrième loup détruit depuis la saison.


  • 6 juillet 1873

On nous écrit d'Emberménil, à la date du 29 juin, que le chef de train Schwartz, originaire de Strasbourg, qui était depuis trente ans au service de la compagnie de l'Est, avait obtenu une permission pour aller voir sa famille. Il se trouvait à Lutzelbourg dans le train allemand, correspondant au train français n° 53, et était occupé, pour rendre service à l'employé allemand, à relever le coude de communication avec la machine, lorsqu'il fut atteint au passage par le train n° 42, et jeté sous l'une des roues du tender qui lui broya les jambes. La mort a été presque instantanée.
(Impartial.)

Samedi dernier, vers sept heures du soir, la veuve Roch (Antoine), habitant la commune d'Igney, a trouvé sur la route départementale, entre cette dernière commune et la gare d'Avricourt, un carnet de notes renfermant aussi des billets de banque d'une valeur de cent soixante francs qu'elle a apporté immédiatement à la mairie d'Igney, où ils sont à la disposition du propriétaire. Ce trait est d'autant plus honorable que cette veuve n'a que son travail pour élever sa nombreuse famille.


  • 13 juillet 1873

On lit dans la Semaine religieuse :
« Par décision de Monseigneur, M. l'abbé Babon, curé de Lindre-Basse, a été nommé curé de Autrepierre. »


  • 27 juillet 1873

On nous écrit de Blâmont, le 20 juillet :
« Vendredi soir, la foudre a mis le feu à deux maisons contiguës, dans la partie basse du village de Halloville. Ces maisons étaient habitées par les frères Marchal, cultivateurs, et M. Martin, maire.
Le village étant dépourvu de pompe, en moins d'une heure, les deux maisons étaient devenues la proie des flammes. Les pompiers de Harbouey, Nonhigny et Ancerviller ont passé toute la nuit à protéger les voisins et à sauver quelques épaves. »


  • 21 septembre 1873

Le sieur Jules Bergé, de Leintrey, vient de succomber des suites d'une blessure à la tête qu'il avait reçue le 24 août dernier à la suite d'une querelle à la sortie du cabaret. Le parquet a fait samedi l'instruction de cette triste affaire.


  • 23 novembre 1873

Les journaux allemands publient le texte d'une convention arrêtée par la commission de délimitation des frontières, pour fixer la démarcation du territoire français et du territoire allemand dans la commune d'Avricourt. Cette convention a été ratifiée, et les ratifications ont été échangées.
Jusqu'à l'achèvement de la nouvelle gare que la France doit construire sur le territoire allemand, l'Allemagne se réserve l'usage gratuit de la gare actuelle d'Avricourt, sise sur le territoire resté français, ainsi que tous les droits de souveraineté territoriale sur la gare, en ce qui concerne le service de la douane. Les crimes, délits ou infractions commis en gare seront jugés suivant la loi de l'Allemagne et par les autorités allemandes.


  • 7 décembre 1873

La police spéciale du chemin de fer à Emberménil vient encore d'arrêter et de mettre à la disposition de la justice, un individu qui allait passer à l'étranger avec une somme de 3,700 fr. volés la veille à Paris. Elle a saisi sur le voleur près de 2 500 fr provenant du vol.


  • 21 décembre 1873

On nous signale de Blâmont une tentative d'incendie au domicile du sieur Emile Hennequin, négociant, dans les circonstances suivantes :
« Le 6 décembre courant, vers 8 heures du matin, le sieur Hennequin, allant à son entrepôt d'épicerie derrière la maison, le trouvait rempli de fumée et remarquait une tonne qui se consumait.
» Après avoir éteint lui même le feu, il étudia la cause de cet événement, il reconnut des empreintes de pas dans le jardin attenant au magasin.
L'incendiaire présumé a dû ouvrir les volets de la fenêtre en introduisant son bras par l'œil de bœuf pratiqué à chaque volet, puis jeter des matières inflammables par un carreau cassé. On croit qu'il a escaladé ensuite le mur du jardin. Le malfaiteur n'a pu être découvert malgré les recherches faites jusqu'à présent. Les dégâts sont heureusement insignifiants. (Meurthe.)


  • 28 novembre 1875

Un incendie dont les causes sont présumées être accidentelles a éclaté dernièrement à Autrepierre, chez les sieurs Jeanjean et Contal, et a occasionné des dégâts s'élevant à 7850 fr., dont 7,600 au compte de l'assurance.


  • 4 février 1877

Un secours de 7,500 fr. a été accordé à Igney-Avricourt pour aider cette commune dans les dépenses d'installation d'un groupe scolaire.


  • 25 février 1877

Les pluies abondantes qui n'ont cessé de tomber depuis quelques semaines, ont amené jeudi un grand débordement de la Meurthe et de la Vezouze. La crue s'est produite subitement et a dépassé les plus fortes de l'hiver. Depuis Saint-Clément sur la Meurthe et depuis Blâmont sur la Vezouze les prairies étaient couvertes d'une immense nappe d'eau entraînant des arbres entiers et quantité d'objets de toutes sortes.
Les eaux décroissent d'une manière sensible, mais nos deux rivières ne sont pas encore rentrées dans leur lit.


  • 18 mars 1877

On écrit de Blâmont qu'un chien, appartenant à un négociant de cette ville, a été reconnu atteint d'hydrophobie et immédiatement abattu. Un chat qui avait été mordu par lui a également été tué.

Le 10 mars, à 2 heures de l'après-midi, dit le Progrès, un cheval attelé à un cabriolet dans le quel se trouvait M. Protsch, de Blâmont, et sa belle-sœur, s'est emporté dans la descente de la côte d'Igney ; après avoir brisé harnais et véhicule, il allait se jeter dans le village de Deutsch-Avricourt et y causer des malheurs, quand le brigadier de douanes Michel, qui se trouvait de service près de la barrière du chemin de fer, se précipita à sa rencontre, le saisit à la bride et parvint heureusement à le maîtriser, non sans avoir couru de sérieux dangers.
Par un hasard étonnant, il en a été quitte pour quelques contusions sans gravité.


  • 5 mai 1877

Une médaille d'argent vient d'être accordée à M. Michel, brigadier des douanes à Igney-Avricourt ; a couru de sérieux dangers, - le 10 janvier dernier, et reçu plusieurs contusions en arrêtant un cheval emporté.


  • 22 juillet 1877

Ou écrit d'Amenoncourt que le sieur Théodore Chareton, cultivateur audit lieu, est tombé du haut de sa grange d'une hauteur d'environ huit mètres, et dans sa chute a eu de fortes contusions à la tête et aux reins. Son état donne de sérieuses inquiétudes.


  • 9 septembre 1877

Le préfet ayant désigné M. Mathis de Grandseille, président de la délégation cantonale de l'instruction primaire, pour présider la distribution des prix des écoles de la ville de Blâmont, M. Brice a imité son collègue de Lunéville, et décidé que la distribution solennelle n'aurait pas lieu. De même que Louis XIV avait dit : « l'Etat, c'est moi, » MM. Brice et Cosson disent : « Les écoles communales, c'est nous. » (Journal de Lunéville.)


  • 21 septembre 1877

A la suite d'une discussion, J. D..., journalier à Blâmont, a reçu dans, la région épigastrique un coup de couteau qui lui a été porté par un garçon épicier de cette commune. D'après M. le docteur Spire, la blessure pourrait entraîner des conséquences graves.


  • 23 septembre 1877

Le 13 de ce mois, vers 11 heures du matin, le sieur Georges Schérer, âgé de 30 ans, préposé des douanes à Amenoncourt, a été blessé accidentellement à l'épaule droite par un coup de revolver qu'un de ses collègues fit partir en voulant l'examiner.
M. le docteur Mayer, de Blâmont, a pu extraire la balle. L'état du blessé, quoique assez grave, n'inspire cependant aucun danger.


  • 14 octobre 1877

On écrit d'Igney au Moniteur, que la dame Benoît, d'Avricourt, a failli être victime d'un grave accident. Voici dans quelles circonstances :
La dame Benoît conduisait une voiture attelée d'un cheval, lorsqu'arrivée près d'Igney, l'animal s'emporta et sans le dévouement du brigadier de gendarmerie Hallard, qui s'est jeté résolument à la tête du cheval et est parvenu à l'arrêter après avoir été traîné pendant quelques mètres, on ne peut prévoir ce qui serait advenu.
Le brigadier a été fortement contusionné à la tête et au côté droit ; il a reçu les premiers soins de M. le docteur Virlet, de Blâmont.


  • 23 décembre 1877

On nous signale de Blâmont le suicide par strangulation du nommé Jean Chalier, âgé de 40 ans, journalier en cette ville.
C'est, dit-on, l'inconduite qui l'aurait poussé à ce funeste dessein. (Moniteur.)


  • 11 février 1878

Mardi dernier, un incendie, dont les causes sont inconnues, a éclaté à Vaucourt, à 9 heures du matin, au domicile du sieur François Jocquel. Le ménage a pu être sauvé.
Les dégâts sont évalués à 8,500 francs, qui seront couverts par l'assurance.


  • 17 février 1878

Le 3, vers 4 heures de l'après-midi, les époux Houbert, de Blâmont, traversaient le chemin conduisant au moulin de Barbezieux, écart de Domèvre, lorsque la femme s'écria qu'elle était blessée; elle venait de recevoir au côté droit du ventre un coup de fusil tiré par Valentin Rohr, domestique, qui, trompé par l'obscurité, crut avoir affaire à une bête malfaisante.
Le médecin qui a donné les premiers soins à la blessée, a déclaré qu'elle ne pourrait reprendre son travail que dans une quinzaine de jours.
La famille Rohr s est empressée de déclarer qu'elle indemniserait la femme Houbert de ce que pourrait lui coûter son état de maladie.


  • 21 avril 1878

A l'audience du 12 avril le tribunal correctionnel de Lunéville a condamné :
L'Huillier (Jules-Jean-Baptiste), manœuvre à Leintrey, à un mois de prison, 50 fr. d'amende, pour chasse avec lacets et détention d'engins de chasse prohibés


  • 2 juin 1878

On rapporte que le 15 courant, vers 4 heures du soir, un orage a éclaté sur le territoire de la commune d'Igney (Meurthe-et-Moselle), et y a causé beaucoup de dégâts ; presque toutes les récoltes ont été détruites par la grêle qui est tombée pendant plus d'un quart d'heure.
Les grêlons étaient de la grosseur d'une noix.
Les dégâts occasionnés par cet ouragan s'élèvent à environ 25,000 fr.


  • 11 août 1878

COUR d'assises DE MEURTHE ET MOSELLE.
Audience du 5 août. [...]
4 e Affaire. - Infanticide. - Marie-Rose Galet, âgée de 18 ans, journalière à Domèvre-sur-Vezouze, est accusée d'infanticide. Sa mère, la femme Galet, comparaît sous l'inculpation de complicité du même crime. Celle-ci est âgée de 42 ans.
La fille avoue son crime, mais déclare avoir agi à l'instigation de sa mère.
Celle-ci nie toute participation dans le crime.
La mère est condamnée à 15 ans de travaux forcés, la fille à 5 ans. - Le jury a signé un recours en grâce en faveur de celle-ci.
Ministère public : M. Villard, avocat général. - Défenseurs : MMes de Nicéville et Goudchaux-Picard.


  • 25 août 1878

A la suite de pluies torrentielles, la Vezouze est débordée. La ligne d'Avricourt à Cirey a été coupée par les eaux.


  • 15 septembre 1878

96 concurrents se sont présentés, à Paris, pour les bourses que la Compagnie des chemins de fer de l'Est met à la disposition des fils de ses employés. Dognon (Emile), de Cirey, a été reçu le 4' ; Condamy (Charles), d'Avricourt, le second, à l'examen écrit, et le 5e à l'oral. Ils sont élèves du Collège de Blâmont.


  • 3 novembre 1878

Un incendie dont la cause est inconnue vient de détruire deux maisons ainsi que le mobilier et les récoltes qu'elles contenaient appartenant au sieur Jeanjean, aubergiste, et Breton, cultivateur à Chazelles, canton de Blâmont.
Les dégâts dépassent 44,000 francs et sont couverts en partie par l'assurance.


  • 2 février 1879

Lundi dernier a eu lieu, à Blâmont, au milieu d'un très-grand concours, les autorités en tête, l'enterrement de M. l'abbé Marsal, chanoine honoraire, ancien curé de Blâmont, décédé le 24 janvier chez son neveu, M. Helluy, curé d'Emberménil.
M. l'abbé Marsal a dirigé avec succès et, on peut le dire, relevé le Collège de Blâmont. C'est lui aussi qui, en qualité d'administrateur de la paroisse, a beaucoup contribué, avec le vénérable curé, son prédécesseur, à la construction de la nouvelle église.
Nommé curé de Blâmont, M. l'abbé Marsal s'est activement mêlé à toutes les œuvres de charité, et les regrets qui l'ont accompagné à sa dernière de meure prouvent que son souvenir est toujours vivant parmi ses anciens paroissiens.
Ces regrets ont trouvé deux éloquents interprètes en M. l'abbé Didierjean, curé actuel de Blâmont, et M. Mezière, président du Conseil de Fabrique. M. le curé a fait, avec beaucoup de distinction, de tact et de cœur, l'éloge du vénérable défunt à l'église; et M. Mézière a rappelé sur la tombe, avec une émotion communicative, les vertus et les services du prêtre que tout le monde regrettait et pleurait.


  • 13 juillet 1879

Le sieur Charles Cosserat, âgé de 54 ans, sous-chef d'équipe à Emberménil, voulant monter à Igney dans un train en marche, a butté et est tombé sur la voie entre deux wagons. La mort a été instantanée.


  • 15 février 1880

Nous apprenons que M. E. Maire, de Blâmont, chef d'escadrons au 8e hussards, vient d'être appelé à l'état-major général du ministre de la guerre.

On écrit de Verdenal, qu'un incendie dont la cause est restée inconnue vient de détruire en partie la ferme de Grand-Seille, exploitée par le sieur Sylvestre Barbier.
Les dégâts sont évalués à la somme de 7,300 fr. et seront supportés par l'assurance.


  • 18 avril 1880

Par décret de M. le Président de la République en date du 18 mars 1880, M. Jules Crépin a été nommé notaire à la résidence de Blâmont, en remplacement de Me Stingre, démissionnaire.


  • 8 août 1880

On lit dans le Journal de Lunéville :
« Dans son numéro du 28 juillet, l'Eclaireur appelle toutes les foudres de l'autorité sur M. le curé d'Ancerviller qui aurait, assure t-il, critiqué en chaire les actes du gouvernement. Mais il se garde bien de souffler mot d un fait bien autre ment grave qui se serait passé dans une commune du canton de Badonviller.
» Est-il vrai que le 14 juillet, à Pierre-Percée, dans l'après-midi, on a pu voir le joli spectacle
que voici :
» M. l'adjoint, accompagné d'un conseiller municipal porteur d'un drapeau rouge, aurait fait le tour du village avec deux musiciens jouant la Marseillaise. Ils étaient accompagnés d'une demi-douzaine d'hommes fusil sur l'épaule, criant et chantant. En passant devant la maison du curé, ils auraient crié: « Vive la Commune, nous sommes des Communards. »
» Le soir, vers neuf heures, un groupe d'enfants hurlant la Marseillaise, aurait fait le tour des rues ; et en passant devant la maison de cure, ils changeaient le vers qui termine par « ces féroces soldats, » par « ces féroces curés. »
» Si ces faits sont vrais, comme on nous l'assure, on ne peut que s'étonner qu'ils n'aient pu jusqu'à présent été l'objet d'aucune enquête ? S'ils sont faux, nous sommes tout disposés à les démentir ? »


  • 15 mai 1881

LA FIN D'UN COLLÈGE LAÏQUE.
On lit dans le Journal de Lunéville :
« Blâmont possédait un collège qui, pendant 30 ans, sous la direction du regretté M. l'abbé Marsal, remporta de nombreux et légitimes succès, et s'était acquis une réputation bien méritée.
» Après les évènements de 1870, cet établissement se trouvant libre, passa sous la direction d'un laïque, M. Gérardin, qui tenait une sorte d'école professionnelle en pays annexé. Nous ne croyons pas nous tromper en disant que tout marcha bien pendant les premiers temps, mais depuis quelques années, les choses changèrent d'aspect et, comme résultat, dans la nuit de jeudi de la semaine dernière, M. Gérardin prenait la fuite. Le samedi, M. Barthélemy, adjoint, recevait une lettre dont voici le résumé: «Je pars pour Paris avec 100 francs, j'ai lutté tant que j'ai pu, mais il m'est impossible de continuer. »
» On comprend l'émotion qui, à la suite de cette nouvelle se répandit dans la ville, d'autant plus que si l'on en croit le bruit qui court, M. Gérardin devrait plus de 12,000 fr. rien qu'à ses fournisseurs de Blâmont.
» Les frères et amis l'ont donc bien mal soutenu ?
» Ce qu'on trouve de singulier dans cette fuite, c'est que M. Gérardin ne l'ait pas effectuée pendant les vacances de Pâques, mais qu'il ait attendu la rentrée, moment auquel il est d'usage de payer d'avance un trimestre de la pension. S'il y a eu de l'argent touché, qu'est-il devenu ?
» Les élèves ont dû regagner leurs familles et se disperser dans d'autres établissements.
» On dit que M. Gérardin ne sera pas remplacé et que l'administration veut faire des démarches pour obtenir une petite garnison.... »

Il sera désormais procédé à la visite du bétail importé par le bureau de douane d'Igney-Avricourt (voie de terre), tous les jours de semaine de 8 à 11 heures du matin et de 2 à 4 heures du soir.

M. Dedenon, cultivateur à Autrepierre, passait à Cirey conduisant une voiture chargée de planches; il voulut monter sur un des chevaux attelés à la voiture, mais, dit le Progrès, ayant mal calculé son élan, il tomba à terre, et la voiture lui passa sur les jambes. Il fut immédiatement transporté dans un hôtel voisin où M. le docteur Mayeur de Blâmont, et M. Martin, médecin à Cirey, lui donnèrent les premiers soins. Les blessures de M. Dedenon sont assez graves : il a la jambe droite fracturée et la main droite fortement contusionnée.


  • 12 juin 1881

Un accident du même genre est arrivé entre Marainviller et Emberménil. Un jeune homme de
20 ans, nommé Masson, avait pris le train 46 partant d'Avricourt à 10 h. 25, arrivant à Nancy à minuit 22. Comme ce train ne s'arrête pas à Emberménil, le malheureux, pour ne pas aller jusqu'à Lunéville, a sauté sur la voie entre cette station et celle de Marainviller, à la hauteur de La Chapelle-aux-Bois, commune où il est domicilié.
On a trouvé son cadavre au kilomètre 396.


  • 10 juillet 1881

Jeudi vers 4 h. du matin, un incendie s'est déclaré dans la buanderie d'une maison occupée par le café du Commerce, à Blâmont.
Ce n'est que vers 6 h. 1/2 que les pompiers furent complètement maîtres du feu. Les dégâts relativement considérables sont couverts par l'assurance.


  • 18 septembre 1881

Conseil départemental. - Dans sa séance du mardi 13 septembre, le Conseil départemental de l'instruction publique a approuvé l'opposition faite par le maire de Blâmont à l'ouverture d'une salle d'asile libre dans cette ville.

COMICE AGRICOLE DE LUNÉVILLE.
Concours du 11 septembre à Blâmont.
Le Comice agricole de Lunéville célébrait dimanche dernier sa fête annuelle à Blâmont. Blâmont avait voulu fêter ses invités, et malgré une forte pluie qui n'a pas cessé un seul instant, la population a suivi avec intérêt, durant toute la journée, les différentes phases du concours.
Le concours de labourage avait été installé hors ville, sur l'ancienne route de Strasbourg. Là aussi se trouvait l'exposition des animaux, exposition vraiment remarquable et qui, malgré le mauvais temps, a reçu un grand nombre de visiteurs. Les chevaux surtout ont été fort admirés.
Sur la place, devant l'Hôtel-de-Ville, on avait installé les machines et les produits de l'agriculture et du jardinage.
Citons l'exposition vraiment remarquable des légumes et fruits de M. Collesson, de Sallières ; les fleurs et fruits de M. Condebat, jardinier chez M. Guérin à Lunéville ; les fruits splendides de M. Oury, d'Igney ; un chou de 13 kil de M. Perrin, jardinier, etc., etc.
A dix heures, les diverses commissions se réunissaient dans une des salles de la mairie pour faire leur rapport, et à 11 heures 1/2 la grande majorité des membres du Comice se rendait à l'église où les conduisait la bonne pensée de demander à Dieu de vouloir bien répandre ses bénédictions sur l'agriculture.
Dans-une charmante allocution, M. le curé de Blâmont a félicité le vénérable doyen du Comice ainsi que tous ses collègues, d'avoir songé à rattacher la religion à la fête du travail. - C'est un compliment qu'on ne peut plus guère adresser aux autres Comices pour lesquels Dieu est devenu un étranger.
En quelques paroles bien senties et très-heureuses, M l'abbé Didierjean a dit combien l'agriculture avait toujours été en honneur dans tous les temps et dans tous les pays, et il a rappelé cet empereur d'un puissant empire qui tous les ans, entouré des officiers de sa cour et d'une foule nombreuse, se faisait une gloire de conduire lui-même la charrue et de tracer le premier sillon.
Après la messe a eu lieu la distribution des récompenses dont nous publions la liste plus loin.
M. Noël, de Sommerviller, président du Comice a ouvert la séance par un discours qui sera inséré dans le Journal du Comice. Tous les ans on retrouve le vénérable président aussi jeune, aussi alerte, aussi courageux. Les années semblent passer sur lui sans l'atteindre et sans oser toucher à aucune de ses facultés. C'est toujours d'une voix émue qu'il parle à ses chers cultivateurs, à ses chers amis du Comice.
Après le discours du vénérable président, vivement applaudi, les membres du jury des divers concours n'ayant pas terminé leurs travaux, cet heureux retard a valu à la réunion une excellente improvisation de M. Genay, l'intelligent secrétaire du Comice. En voici le résumé d'après L'Impartial :
M. Genay qui faisait partie de la commission de visite des fermes du canton de Blâmont dit que la première impression de la commission a été une impression pénible. Nous avons vu là la crise agricole supportée comme un fléau passager par les cultivateurs qui ne se rendent pas compte de l'état nouveau de notre agriculture. Nous les avons trouvés travaillant sans relâche et remuant la terre comme autrefois, continuant à ne produire que du blé et basant leur exploitation sur cette culture peu rémunératrice.
M. Genay rappelle les mots tracés sur la maison de Jeanne-d'Arc : Vive l'ardeur ! Eh bien, cultivateurs du canton de Blâmont, vous pouvez tous inscrire sur toutes vos maisons : Vive l'ardeur ! oui, vous travaillez sans relâche, vous cultivez les terres louées 15 fr. l'hectare comme les terres qui en valent 80. Nous avons trouvé des cultivateurs qui se donnent un mal énorme pour cultiver des tas de pierres ; quand vous aurez remué 2 ou 3 fois un tas de pierres, que viendra-t-il dessous ? Rien, n'est-ce pas ?
[...] M. Genay dit que lorsque l'on parle aux agriculteurs de ne plus tourner dans le même cercle, ils vous répondent qu'il leur faudrait des chemins, etc. C'est incontestablement vrai, mais prenons la ferme isolée qui n'a pas ces inconvénients, et nous voyons qu'on n'y change rien au système de culture. M. Genay constate que le bétail devient rare, que les moutons ont disparu pour plus de la moitié dans tout le canton. Là où il n'y a pas de culture d'osier et où il n'y a pas d'industrie, le pays se dépeuple. Il cite un village où trois maisons sont inhabitées et où, depuis quatre ans, il n'y a eu qu'une seule naissance. Par contre, nous avons été assez privilégiés pour trouver un homme heureux, père de dix-sept enfants, et cet homme heureux avait une chemise. Il nous disait qu'il lui avait fallu souvent un sac de blé par semaine pour fournir du pain à toute sa famille.
M. Genay a terminé en montrant que les comices agricoles rendent au pays des services patriotiques en s'efforçant d'empêcher la désertion des campagnes. De vifs applaudissements ont accueilli le discours du dévoué secrétaire du comice.
Il n'y a point de concours sans banquet ; celui de Blâmont comptait 120 personnes; ni de banquet sans discours. M. Brice a bu à M. Grévy ; M. Noël, à l'agriculture et à la municipalité de Blâmont ; M. Genay, aux lauréats ; M. Viox, à M. Noël, « le superbe et jeune vieillard qui préside ; » M. Viox a promis, en outre, de soutenir la cause de l'agriculture ; - M. Aubry a bu au comice de Lunéville et au modèle des présidents; M. Loué, à la presse toute entière, sans distinction d'opinion ; M. Isay, de Blâmont, à M. Viox.
La série des toasts s'est terminée par quelques paroles de M. Pâté, qui ont été accueillies par un rire général.
« Savez-vous, a-t-il dit, pourquoi les cultivateurs n'ont pas voté pour un conservateur, c'est parce qu'ils n'auront bientôt plus rien à conserver. Ils ont dit : peut-être quelqu'un pourrait nous rendre ce que nous avons perdu, ils ont pensé à M. Viox et voté pour M. Viox. »
Voici la liste des récompenses qui ont été distribuées :
Récompense hors concours (buste de Mathieu de Dombasle), M. Collesson, de Sallières.
Prix d'honneur (objet d'art), M. Boileau, d'Igney.
Médaille de vermeil, M. Collin, de Barbas.
Grande médaille d'argent, MM. Marchal, de Domêvre; Cuny, d'Igney ; Claude, d'Herbéviller ; Dumas, de Buriville.
Médailles d'argent : MM. Lidviller, de Repaix ; Rousselot, de Blâmont; Baudoin, de Fricourt (Remiremont) ; Sommer, d'Herbéviller; J. Jolain, de Gondrescon ; Claude, de Domêvre.
Médailles de bronze : MM. Henry, de Blémerey ; Malgras, de la Rappe ; A. Rédenger, de Leintrey ; I. Petit, de Verdenal ; A. Houillon de Verdenal ; Boubel, de Blâmont ; Jeanjean, de Chazelles ; Emile Enel, d'Ancerviller.
Mention très-honorable. M. da Dumast, de Fricourt.
Mentions honorables : MM. Clausse, de Remoncourt ; Meurlot, de Remoncourt ; Barbier, de Grandseille.
Enseignement agricole. - Prix Relier, M. G. Guittin, instituteur à Bertrambois.
Rappel de médaille d'or, M. Leelairc, instituteur à Harbouey.
Médaille d'argent, M. Vouaux, instituteur à Barbas.
Aides ruraux. - Prix : MM. J. Genin, jardinier aux Sallières (médaille d'argent et 100 fr.) ; Fourmann, de Bertrambois ; Mlle Melnotte, de Fréménil ; Mlle Receveur, de Blêmerey ; Hachon, de Nonhigny ; Joublin, de Reillon ; Mlle Gœury, de Vého ; Diendonné, de Frémonville ; Kempf, d'Ogéville.
Abornements et création de chemins. - Prix de 100 fr.. la commune de Barbas.
Médailles d'argent : la commune de Chazelles ; M. Vouaux, instituteur à Barbas.
Etalons. - 1er prix, M. Boileau, d'Igney.
Poulains de trois ans. - Vigneron, de Montigny.
Pouliches de trois ans.- Hors concours, M. Balland, de Mattexey ; 1er prix, M. Petit, de Verdenal.
Poulains de deux à trois ans. - 1er prix, M. Hannezo, de Xousse.
Pouliches de deux à trois ans. - M. Calais, de Saint-Maurice.
Espèce bovines. - Taureaux, M. Boileau, d'Igney.
Vaches. M. Chaton, de Frémonville.
Génisses. M. Boileau, d'Igney.
Espèce ovine. - Prix d'ensemble, M. Volfard, de Chazelles.
Espèce porcine. - M. Jacques, de Nonhigny.
Charrues. - 1er prix, M. Legrand, de Frémonville ; 2e p., M. Mosiman, de Repaix.
Produits agricoles. - Médaille de vermeil, Génin, de Sallières ; 2e p., Condebas; de Lunéville.
Primes agricoles. -Médaille de vermeil, M. Guittin, instituteur à Bertrambois.
Instruments agricoles. -Médailles d'argent, MM. O. Seliquer, de Blâmont ; Thiriot, Jacquot.


  • 27 août 1882

Concours de pompes à Blâmont. - La fête favorisée par le beau temps a pleinement réussi, grâce à la bonne volonté des communes environnantes et au zèle déployé par M. Mézière, capitaine de la compagnie de Blâmont, et par M. Delahaye, sous-lieutenant. Le concours consistait en trois épreuves :
1° Mise en batterie des pompes, attaque du feu et sauvetage des personnes ;
2° Bon entretien et perfectionnement du matériel ;
3° Stratégie sur les premiers devoirs dans un incendie.
Voici la liste des récompenses :
1re Division. Manœuvre. 1er prix d'honneur, offert par M. Mèziere, capitaine, Cirey. 2e prix d'honneur, offert par M. Delahaye, lieutenant, Baccarat.
2e Division. Manœuvre. 1er prix, offert par le conseil d'administration, Ancerviller. 2e prix, offert par la compagnie de Blâmont, Montigny.
Ire Division. Manœuvre, 1er prix, offert par M. Delarue, sergent-major à Blâmont, Herbéviller. 2e prix, offert par l'Union, Harbouey. 3e prix, Gogney. 4e prix, Frémonville.
2e Division. Manœuvre. 1er prix, offert par la compagnie de Blâmont, Ogéviller. 2e prix, Tanconville. 3e prix, Autrepierre.
1re Division. Tenue. 1er prix, offert par MM. les sous-officiers de Blâmont, Verdenal. 2e prix, Frémonville. 3e prix, Badonviller.
1re Division. Matériel. 1er prix, Chazelles. 2e prix, Autrepierre. 3e prix, Tanconville.
1re Division. Stratégie. 1er prix, Badonviller. 2e prix, Gogney.


  • 6 octobre 1882

Arrestation. - L'auteur du vol commis dans l'église de Repaix a été arrêté dans la commune de Parux par la gendarmerie. C'est un nommé Victor Jacquot, âgé de 16 ans, originaire de cette commune.
Jacquot, après avoir avoué être l'auteur de ce vol, a été écroué à Lunéville.


  • 8 octobre 1882

Le Mémorial annonce que la fièvre aphteuse s'est déclarée dans la commune de Blemerey, où la grande majorité des animaux de l'espèce bovine sont atteints. Les habitants des communes voisines feront bien de prendre les précautions nécessaires pour empêcher que leurs bestiaux ne se trouvent en contact avec ceux de Blemerey. Il est fort à craindre que cette maladie contagieuse ne vienne à se propager dans le pays.


  • 14 janvier 1883

Vol dans une gare. - M. Auguste Valentin, maréchal-ferrant à Emberménil, devant prendre le train, s'était rendu à la gare, avec un sac rempli de boulons et de diverses pièces de fer. Puis voyant qu'il avait une demi-heure devant lui, il déposa ce volumineux paquet dans un coin de la salle d'attente, et s'absenta quelques instants. A son retour, il fut très-étonné en constatant que son colis avait disparu. Personne n'a pu lui donner des renseignements sur le voleur.

On écrit de Blâmont à la Meurthe :
« Un crime affreux vient d'être commis à Barbas, sur la personne de Mme veuve Nicolas Hachair, rentière audit lieu.
» M. le juge de paix, M. le docteur Zimmermann, de Blâmont, le capitaine de gendarmerie de Lunéville et les gendarmes de Blâmont sont en ce moment à Barbas, occupés à faire une enquête.
On ignore encore ici le nom de l'assassin. »
Dans son numéro de jeudi, la Meurthe ajoute :
« L'assassinat de la veuve Hachair, âgée de 66 ans, rentière à Barbas, dont nous avons parlé dans notre numéro d'hier, aurait été commis par son fils Auguste, qui vivait en mauvaise intelligence avec sa mère.
» Hachair a été gardé à vue jusqu'à l'arrivée du procureur de la République de Lunéville, qui s'est transporté sur les lieux pour continuer l'enquête.
» M. Mayeur, médecin à Blâmont, qui a visité le corps, a constaté une plaie profonde à l'intérieur de la mâchoire inférieure, de nombreuses excoriations autour de la bouche, des ecchymoses au front et au poignet.
» L'enquête continue. »


  • 18 février 1883

Un porte-monnaie contenant 53 francs, a été volé le 31 janvier, à M. Emile Breneur, ferblantier à Neufchâteau, qui était venu à Blâmont pour tirer au sort.


  • 6 mai 1883

Incendie. - Un incendie, que l'on attribue à un vice de construction de cheminée, s'est déclaré dans la maison de M. Nicolas Petit, cultivateur à Nonhigny. Les récoltes et presque tout le mobilier ont été la proie des flammes. Les pompiers et les habitants de Nonhigny, Halloville, Harbourg et Barbas ont attaqué vigoureusement le feu qui, par suite de l'intensité du vent, prenait de grandes proportions et menaçait les maisons voisines, que l'on a pu préserver.
Au bout de deux heures, le feu était maîtrisé. Il n'y a pas eu d'accident de personne. Une chèvre oubliée dans l'écurie a été brûlée. Les pertes s'élèvent à 8,000 fr. environ. Il y a assurance.


  • 24 juin 1883

La grêle. - Un orage, mêlé de grêle, s'est abattu sur une partie du territoire de la commune de Leintrey, et y a causé pour plus de 11,000 fr. de dégâts, dont une très petite partie est couverte par l'assurance.
La vigne, les avoines et les pommes de terre ont surtout souffert.


  • 8 juillet 1883

Une maison située à Bénaménil, appartenant à M. Lazare, garde forestier à Autrepierre et occupée par M. Brancard, boulanger, a été détruite par un incendie, le 27 du mois dernier. Les pertes, couvertes par l'assurance, sont évaluées à 5,500 fr. environ.


  • 22 juillet 1883

M. Grévy vient d'arracher une tête de plus à l'échafaud. Hachaire, le parricide de Barbas, ne sera pas exécuté. La peine de mort est commuée en celle de la détention à perpétuité.
Après tout, il a simplement étranglé sa mère!!!

Les orages. - Nous avons encore de nouvelles pertes à enregistrer :
L'orage qui a éclaté le 7 juillet sur la commune de Saint-Martin a occasionné des dégâts évalués à 57,500 fr.
Dans les communes de Bonviller, Bionville, Jolivet et Sionviller, les pertes s'élèvent à 21,765 fr. assurées pour 5,000 fr. seulement.
L'orage a occasionné, sur le territoire de Barbas, des pertes que l'on évalue à douze mille francs, couvertes en partie par l'assurance.


  • 21 septembre 1884

Le 8 du courant, un incendie s'est déclaré au Grand-Retour, écart de Val-et-Châtillon, dans une maison appartenant à M. Mathis, de Grandseille, propriétaire à Blâmont. Les pertes évaluées à 10,000 francs environ, sont en partie couvertes par l'assurance.


  • 9 novembre 1884

M. Gérardin, marchand de vin à Ancerviller, canton de Blâmont, revenait dernièrement (1er novembre) de voyage, lorsqu'arrivé près dudit village d'Ancerviller, ses chevaux s'emportèrent.
Ayant voulu descendre de voiture, M. Gérardin fut pris dans les guides et tomba sous les roues de sa voiture.
C'est en vain, ajoute la Dépêche, que les premiers secours lui furent donnés : la colonne vertébrale était cassée et quelques heures après il expirait chez lui dans d'atroces souffrances.


  • 21 décembre 1884

Dépenses scolaires. - On écrit d'Avricourt à la Meurthe :
« Monsieur le Rédacteur,
» L'information que j'ai l'honneur de vous communiquer mérite, je crois, l'honneur de la publicité.
» Le croirait-on ?
» On vient de dépenser soixante mille francs pour la construction d'un groupe scolaire à la gare d'Igney-Avricourt ; et lorsqu'il s'est agi d'installer les directrices de l'école de filles et de l'école enfantine, on a été obligé de louer un appartement en dehors des bâtiments scolaires pour loger cette dernière.
» Ne devrait-on pas décerner les palmes académiques à l'architecte qui, avec soixante mille francs, ne trouve pas le moyen de loger trois ménages, tandis que, pour trente mille francs, le département a fait construire vis-à-vis une caserne de gendarmerie dans laquelle cinq gendarmes mariés se trouvent convenablement logés ?
» Un conseiller municipal d'Igney, J. P. »


  • 9 janvier 1887

Procès Mézière. - Les débats du procès de M. Mézière, ancien banquier à Blâmont, se sont ouverts mercredi devant le tribunal correctionnel de Lunéville, en présence d'une affluence considérable.
Me Lallement, avocat à Nancy, est assis au banc de la défense.
M. Michel, substitut, occupe le siège du ministère public ; après avoir déposé ses conclusions, tendant à la condamnation de Mézière pour s'être livré à des dépenses exagérées, étant en état de faillite, et avoir établi des inventaires fictifs, l'organe du ministère public requiert l'audition de M. Bloch, syndic de la faillite.
M. Bloch donne des explications, desquelles il résulte qu'il lui a été impossible de se rendre compte de la situation personnelle de Mézière, parce qu'il n'a trouvé aucune indication sur ses livres de comptabilité, contrairement aux exigences de la loi.
Le tribunal a condamné M. Mézière à trois mois de prison.
Il a écarté le chef de dépenses personnelles excessives, mais retenu celui de dépenses de maison excessives, et d'irrégularités dans la tenue des livres.

Blâmont. - Un sieur Kleine, actuellement détenu à Lunéville, est inculpé d'avoir volé un gilet de 5 fr. au maçon Lhote, et d'avoir fait chez M. Gonand, aubergiste, une dépense de 24 fr. qu'il n'a pu payer.


  • 16 janvier 1887

Vérification d'écritures. - Les clients de Me Thouvenel, ex-notaire à Blâmont, sont très contrariés de la lenteur avec laquelle il est procédé à la vérification des écritures.
Les livres sont sous clef, le fondé de pouvoirs de Me Thouvenel ne peut donner de renseignements complets aux créanciers ou aux débiteurs sur leur situation respective.
Ils regrettent de voir confié à la même personne un trop grand nombre d'affaires, ce qui l'empêche de donner à chacune le temps nécessaire pour la mener le plus promptement possible à bonne fin. Depuis plus de 4 mois que Me Thouvenel est parti, il y a à peine le quart des comptes vérifiés, voilà près de vingt jours qu'on n'y a pas travaillé.
Ils sont déjà assez éprouvés pour que l'administration ou son agent, mette un peu plus d'empressement à les aider à sortir d'une situation pénible. (Meurthe)


  • 3 avril 1887

Emberménil. - Le sieur Suffa, 36 ans, saxon, employé comme ouvrier en poupées chez M. Moïse Weisbach, est reparti soudainement pour l'Allemagne, en emportant pour 53 fr. de marchandises à son patron, et en lui faisant banqueroute d'une somme de 120 francs touchée en avances.

Verdenal. - Le sieur Marchal, 60 ans, mendiant infirme, domicilié à Richeval, est mort subitement près d'une haie, le long du chemin de Verdenal à Blâmont.


  • 10 avril 1887

Par ordonnance de Monsieur le Juge-Commissaire, la vente des immeubles dépendant de la faillite Edouard-Gorius Mézière, ex banquier à Blâmont, annoncée pour le vendredi 8 avril, est reportée au 29, même mois, neuf heures du matin.


  • 24 juillet 1887

Igney-Avricourt. - Le sieur Thomas, de Waldowisheim près Saverne, s'est suicidé en se pendant à un peuplier de la route, à 500 mètres de la gare d'Igney. La corde s'étant rompue, il est tombé, et s'est enfoncé plusieurs côtes. Il est mort le lendemain, à 2 heures du matin.
Le défunt ne jouissait plus de ses facultés mentales. Il appartient à une honorable famille. L'un de ses frères est inspecteur de police à la gare de l'Est, à Paris. L'autre est Frère Mariste à Saint-Remy (Haute-Saône).


  • 31 juillet 1887

Blâmont. - Le sieur Humbert, 67 ans, de Remoncourt, s'est pendu à une poutre de sa chambre à coucher, chez M. Malo, aubergiste. Il avait furtivement quitté sa famille, depuis quatre jours. On a trouvé sur lui la somme de 2,346 fr. Il s'adonnait depuis plusieurs mois à la boisson, et il nourrissait depuis quelque temps des idées noires. A Blâmont, il avait vendu son bien à M. Vormus.
Il appartient à une très bonne famille de Remoncourt, et son suicide provient d'un dérangement du cerveau.

Déserteur allemand. - Samedi, est arrivé à Nancy, par le train d'Avricourt, un déserteur allemand en grande tenue appartenant au 136e régiment prussien. Il a été suivi de la gare au bureau central par une foule de curieux, et il a manifesté l'intention de contracter un engagement dans la légion étrangère.
Des vêtements civils lui ont été donnés, et il a été mis en subsistance dans un régiment de la garnison de Nancy, en attendant qu'il soit dirigé sur l'Algérie.


  • 23 octobre 1887

Blâmont. - M. Moitrier, cafetier, est accidentellement tombé dans sa cave, et s'est fracturé une côte.

Blâmont. - La dame Louviot a été blessée par son mari qui l'a frappée à coup de couteau, dans un bal de fête, à Verdenal. Le maire de Verdenal a informé la gendarmerie de cette agression,


  • 19 février 1888

La maison du Printemps, de Paris, possède à Igney-Avricourt un comptoir tenu par M. Remlinger, représentant chargé des expéditions et opérations de douane pour l'Allemagne.
Les employés portaient, depuis la fondation de ce comptoir, l'indication Printemps sur leurs casquettes et sur les boutons de métal de leurs vestons.
Il vient de leur être défendu de porter cette coiffure et ce vêtement lorsqu'ils auraient à se rendre pour leurs affaires à la gare allemande, ou même au village annexé.


  • 6 mai 1888

Domèvre-sur-Vezouze. - Mort de M. Tanette. - On écrit le 25 avril, à l'Express :
« Le malheureux M. Tanette, ferblantier à Lunéville, qui est tombé du haut du clocher de Domèvre, a succombé mardi après avoir enduré les plus horribles souffrances.
» Tous les efforts faits par les médecins appelés en consultation pour le sauver n'ont abouti à aucun résultat. M. Tanette lui-même n'espérait pas survivre à ses blessures.
» On a transféré son cadavre à Lunéville aujourd'hui dans la journée. Les habitants de Domèvre se sont fait un devoir de l'accompagner jusqu'au-delà du village. On conservera longtemps encore le souvenir de ce pénible accident, et hardi sera celui qui osera tenter l'ascension du clocher. »


  • 8 juillet 1888

Ecrasé par un train. - On écrit de Blâmont à l'Express :
« Le nommé X..., âgé d'environ 60 ans, originaire de Reillon et pensionnaire à l'hospice de Blâmont, a tenté d'en finir avec la vie dont il semblait las, en se jetant résolument sur la voie du chemin de fer de Cirey au moment du passage du train, à quelques centaines de mètres de la gare de Blâmont, près de la ferme appartenant à M. du Champ, au château de Blâmont.
» X... a eu le bras et la jambe brisés ; il a été aussitôt transporté à l'hospice. Ce pauvre malheureux ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales.


  • 26 aout 1888

La gendarmerie de Blâmont a arrêté, à Repaix, la nommée Marie Brénot, auteur du vol d'habillement et d'argent commis au préjudice de la bonne de M. le curé de Pexonne.


  • 2 décembre 1888

Un déserteur français. - Vendredi dernier, à 9 heures du matin, écrit-on à la Post, de Strasbourg, un déserteur français (cuirassier) de la garnison de Lunéville, en uniforme, est venu se présenter à Avricourt. Après avoir reçu du maire des vêtements civils, il a été remis en liberté.

Assassinat. - On écrit de Barbas, le 24 novembre, à l'Express :
« Le village de Barbas vient d'être mis en émoi cet après-midi. Le sieur Angel, berger à Ancerviller, vieillard à barbe blanche, a roué sa femme de coups de bâton, et après l'avoir assommée, l'a piétinée. Dès les premiers coups qu'elle a reçus sur la tète, la malheureuse femme a perdu connaissance ; puis, s'étant peu à peu ranimée après le départ de son mari, elle s'est traînée chez les époux Hupon pour demander aide et assistance. Pendant ce temps, Angel se dirigeait à grands pas vers Blâmont, et allait se constituer prisonnier à la gendarmerie. Le juge de paix, accompagné de M. le docteur Hanriot, commis à cet effet, s'est transporté immédiatement sur les lieux. Le médecin a constaté de nombreuses plaies à la tête et aux mains ; il a déclaré de plus que, vu la quantité des plaies et leurs dimensions, la femme Angel était en danger de mort. Le parquet a été aussitôt prévenu par dépêche.
- Angel avait l'habitude de battre sa femme à tout propos, c'est pourquoi cette dernière l'avait abandonné depuis quelque temps pour venir vivre près de ses enfants à Barbas. Cette malheureuse est âgée de 62 ans. »


  • 9 décembre 1888

Repaix. - Des malfaiteurs inconnus ont volé pour 100 fr. d'effets d'habillement à M. Godard, propriétaire, qui habite seul une maison isolée à 300 m. du village.


  • 1er mars 1891

Blâmont. - Un incendie s'est produit dans un hangar de la gare et a causé pour 200 fr. de pertes.


  • 30 août 1891

Blâmont. - Procès-verbal pour outrages à un prêtre a été dressé contre plusieurs individus habitant Gogney.


  • 17 janvier 1892

Un déserteur. - Un jeune soldat du 25e d'artillerie, Auguste Baret, était venu en permission chez ses parents, à Leintrey, à l'occasion du 1er janvier. Son congé fini, Baret, au lieu de se rendre au corps, vint dans la nuit du 3 au 4 janvier chez la veuve Rouvenach, y resta quelque temps, puis, quittant son uniforme, il se revêtit d'habits civils qu'il avait pris à son frère et partit, en disant qu'il ne pouvait rester au régiment, où il était trop maltraité.
On croit qu'il s'est rendu à Moussey, commune annexée.
La gendarmerie d'Igney-Avricourt a dressé procès-verbal contre la veuve Rouvenach et contre son fils, pour avoir favorisé la désertion de Baret.


  • 13 mars 1892

Les prévisions du berger. - La froidure excessive par laquelle a débuté le mois de mars, qui nous a ramené les gelées, après la température si douce du mois de février donne raison à ce proverbe qu'ont mis en cours les Savoisiens :
Si février ne fevrotte,
Mars marmotte.
C'est à dire que mars est froid, quand février n'a pas fait grelotter. Nous en faisons, cette année, l'expérience bien convaincante.
Mais on se rappelle que nous avons fait connaître, dès le 21 janvier, ces grands froids de mars, d'après les pronostics du berger lorrain qui habite la région d'Ogéviller, et qui observe depuis 40 ans la bruyère, son régulateur habituel pour la précision de la température hivernale.
Sur la foi de sa règle constante, il prévoyait du froid pour février, qui a présenté effectivement quelques jours assez froids, mais surtout pour mars, qui nous a ramenés pendant plus de 8 jours à la température glaciale.
La théorie du berger se trouve ainsi justifiée. Il parait qu'elle est en usage ailleurs encore qu'au pays de Blâmont On nous assure qu'elle n'est pas inconnue dans les cantons lorrains de Delme, Vic et Château-Salins.
Toujours est-il que nos villageois n'ont pas tort de conserver soigneusement leurs vieilles traditions, le plus souvent fondées sur des observations judicieuses, et dont il est sage de se faire une règle de conduite, alors même que cette règle ne serait pas toujours absolument infaillible.


  • 7 août 1892

On écrit de Blâmont, le 1er août, à la Meurthe :
« Hier, à 3 heures de l'après-midi, un orage épouvantable a éclaté sur Harbouey. La grêle est tombée pendant près de vingt minutes et a détruit la moitié environ des blés qui restaient à couper, ainsi que toutes les avoines, les pommes de terre, les orges et les légumes. Les arbres ont aussi beaucoup souffert.
» Ce même orage aurait aussi éclaté sur les territoires de Bréménil et de Parux. La foudre serait tombée sur le clocher de l'église de Parux et y aurait causé des dégâts assez importants. »

Verdenal .- Ces jours derniers, le sieur H... a tenté à plusieurs reprises de se donner la mort en se pendant à un arbre dans la forêt communale. On ignore les causes de ces tentatives.


  • 25 novembre 1894

Acte de probité. - L'élève Gérardin, de l'école de Vého, âgé de 11 ans, a trouvé, dans la campagne, une montre qu'il a remise aussitôt à son instituteur.
La montre avait été perdue par un sous-officier de cuirassiers de Lunéville, qui a envoyé, à titre de récompense, une pièce de 5fr. destinée à être placée à la caisse d'épargne au nom de l'enfant ; ce dernier appartient à une famille indigente.


  • 12 février 1895

Acte de courage. - M. le sous-préfet de Lunéville a fait ouvrir une enquête au sujet d'un acte de courage accompli par le sieur Georges Wesbecker, âgé de 32 ans, préposé des douanes à Repaix, qui, dans un incendie ayant éclaté dans cette localité, s'est particulièrement distingué par son courage et son activité pendant toute la durée du sinistre.


  • 17 février 1895

Notariat. - M. Charles Gance a été nommé notaire à Blâmont, où il succède à Me Crépin, et a prêté serment le 1er février.


  • 3 mars 1895

Elle [la commission départementale] a accordé un secours de 400 fr. à la commune d'Amenoncourt pour la réparation de son église.

Emberménil. - Adolphe Dime, âgé de 39 ans, cultivateur, s'était absenté de son domicile pour aller conduire une voiture de paille à Lunéville.
Avant de partir, il avait recommandé à son domestique, le jeune Hubert Wingerter, âgé de 14 ans, de prendre soin de ses deux petits enfants, Marie et Paul, respectivement âgés de 2 ans 1/2 et 10 mois.
Le soir venu, Wingerter, ne voyant rien d'anormal chez son maître, se coucha. Il dormait depuis une heure environ, quand tout à coup il fut réveillé par le frère de M. Dime, qui venait lui demander un service.
A ce moment, une odeur de paille brûlée le prit à la gorge. Il se précipita dans la cuisine, où couchaient les deux enfants. La salle était remplie d'une épaisse fumée. Quant aux petits, ils étaient étendus couchés sur le plancher, sans connaissance.
Voici ce qui s'était passé : une paillasse laissée imprudemment par le domestique à côté du fourneau s'était allumée, et les enfants étaient morts asphyxiés.
Le désespoir du père, à son retour de Lunéville, est absolument navrant.


  • 14 avril 1895

Blâmont. - L'homme trouvé avec une jambe coupée sur la ligne d'Avricourt à Cirey est un nommé Joseph Chalier, âgé de soixante ans, journalier à Blâmont. L'accident est arrivé lundi à 10 h. 30 du matin.
Chalier voulait traverser la voie. Il a succombé à sa blessure.

Xousse. - M. Jacquemin, manœuvre, qui passait devant le domicile du sieur Friat, âgé de 61 ans, maçon, aperçut ce dernier acharné à coups de pincettes, sur sa sœur, âgée de 57 ans. Jacquemin voulut intervenir et réussit à arracher son arme à ce brutal.
Mal lui en prit car Friat, furieux, rentra à l'intérieur de la maison et, s'emparant de son fusil, en déchargea un coup, sans même épauler, sur Jacquemin, qui fut atteint dans le dos.
Quelques instants après, Friat était arrêté et remis entre les mains de la gendarmerie d'Avricourt qui l'a conduit à Lunéville où il a été écroué.

Domèvre-sur-Vezouze. - Mme Mathilde Bailly, femme Antoine, âgée de 29 ans, a été trouvée morte dons son lit par un de ses voisins, M. Courtois, vannier. Le même jour, vers quatre heures du matin, le mari de la défunte était entré chez M. Courtois et lui avait demandé des allumettes. A es moment, il tremblait de tous ses membres, et son voisin lui en fit l'observation. Depuis, Antoine a disparu de son domicile. C'est une heure après, que M. Courtois, étant entré dans le logement d'Antoine, trouva sa femme étendue sans vie sur le lit. A côté, dans un berceau, son enfant pleurait.
La rumeur publique accusait Antoine d'être l'auteur de la mort de sa femme La gendarmerie de Blâmont a ouvert une enquête, mais aucune trace de violences n'a été relevée sur le corps et M. la docteur Zimmermann a conclu à une mort naturelle.
Antoine, qui s'adonnait à la boisson, ne jouit pas de la plénitude de ses facultés mentales.

Verdenal. - Le sieur Joseph Mangin, âgé de 34 ans, cordonnier, a disparu de son domicile depuis le 21 mars dernier. Mangin, qui s'était rendu à Blâmont pour faire des achats a quitté cette ville à 10 h. du soir, légèrement pris de boisson. Une casquette lui appartenant a été retrouvée sur le bord du ruisseau de Gogney.

Avricourt. - Un homme ayant la jambe droite coupée a été trouvé sur la ligne d'Avricourt à Cirey.

Igney-Avricourt. - Un commencement d'incendie s'est déclaré au domicile do M. Jacquier, facteur-basculeur à la gare d'Igney. L'enfant des époux Jacquier, qui était couché, a pu saisir des allumettes et a mis le feu à son lit.
Aux cris de l'enfant, les parents sont accourus et ont éteint les flammes qui avaient déjà embrasé les rideaux et le lit.
L'enfant a été grièvement blessé aux cuisses et à la tête.

Xousse. - Un habitant de Xousse, canton de Blâmont, a été arrêté pour avoir tiré un coup de fusil sur un autre habitant de la commune.


  • 28 avril 1895

Jeudi matin, à l'arrivée à Igney-Avricourt du train express venant d'Allemagne, M. Nay, commissaire de police adjoint, a reconnu parmi les voyageurs un anarchiste des plus dangereux, nommé Borgetti, Italien expulsé d'Allemagne et de la Suisse. Il l'a arrêté immédiatement et fait déposer à la chambre de sûreté de la gendarmerie d'Igney.
Cet individu a été conduit à la prison de Lunéville, en attendant qu'il soit statué à son égard.
Borgetti a avoué qu'il se rendait à Paris ; il n'avait que fort peu d'argent à sa disposition.


  • 9 juin 1895

Union des sapeurs-pompiers. - Dans sa séance du 26 mai, le président de l'Union fédérale des officiers de sapeurs-pompiers de Meurthe-et-Moselle a proposé que le concours, qui a eu lieu cette année à Blâmont, soit fait à Pont-à-Mousson en 1896. Cette proposition a été approuvée par tous les membres présents.


  • 30 juin 1895

Reillon. - M. Christophe Coleur, sujet allemand, avait été engagé comme domestique par M. Adolphe Bonhomme, aubergiste à Reillon. Coleur, qui se trouvait à Lunéville, était sans le sou : « Qu'à cela ne tienne, lui dit M. Bonhomme (de fait et de nom). Voici cinq francs ; prenez votre billet, et venez avec moi. » Le soir, à Reillon, le nouveau domestique dîna avec son patron, puis alla se coucher. Le lendemain matin, M. Bonhomme, de très bonne heure, alla réveiller son domestique : « Allons, paresseux, au travail ! »
Coleur était plus matinal que ne le croyait son maître : il avait déjà filé. Qu'on le rattrape !


  • 14 juillet 1895

Blâmont. - M. Gondrexon, agent de police, avait dressé procès-verbal contre Gustave Baudot, 27 ans, voiturier, parce que ce dernier maltraitait ses chevaux. Quelques jours après, il se rendit à son domicile pour lui remettre une citation à comparaître prochainement devant M. le juge de paix. Baudot accueillit fort mal l'agent et essaya de le terrasser. Le plus curieux, c'est que Baudot prétend que c'est, au contraire, l'agent de police qui l'a terrassé et roué de coups avec une canne.

Buriville. - Ces jours derniers, M. Nicolas Brailly, cultivateur à Buriville, était parti pour la campagne avec son fils, à 4 heures du matin, laissant seul à la maison son domestique, le jeune Frédéric Hetzel, âgé de 14 ans, à qui il avait recommandé de bien soigner le bétail.
A son retour, M. Brailly, ne retrouva plus le petit domestique, Celui-ci, au lieu d'aller à l'écurie, s'était amusé à fouiller dans les armoires et y avait dérobé une somme de 60 francs qui s'y trouvait, puis il avait pris la fuite.
Rejoint quelques heures après par le fils de M. Brailly qui s'était mis à sa poursuite, ce jeune voleur a été mis à la disposition de M. le procureur de la République de Lunéville.


  • 4 août 1895

Blâmont. - Un commencement d'incendie s'est déclaré dans la maison de Mme veuve Fiel, ouvrière en velours à Blâmont. Le feu, qui a pu être rapidement éteint, a occasionné des dégâts évalués à environ 500 fr. Il y a assurance.

Domèvre-sur Vezouze. - M. Cotel, journalier, étant monté sur son grenier, vers minuit, avec une lampe allumée, vint à trébucher. Il tomba, abandonnant sa lampe, qui communiqua le feu à un tas de paille. En peu d'instants les flammes envahirent toute la maison, qui a été complètement détruite.


  • 6 octobre 1895

Secours à une veuve d'instituteur. - Sur la demande de M. Lemoine, conseiller d'arrondissement du canton de Blâmont, un secours de 150 fr. a été accordé à Mme Perrin, habitant Verdenal, veuve de l'ancien instituteur de Saint-Martin.

Blâmont. - Marie Dedenon, 20 ans, native de Lunéville, domestique chez M Cuny, cafetier et hôtelier, vient d'être arrêtée en flagrant délit de vol.


  • 27 octobre 1895

Blâmont. - Mlle Haas, 27 ans, native de Bettenhoffen (Alsace-Lorraine), domestique au service de M. Ferry, notaire, a été arrêtée en flagrant délit de vol chez son patron, à qui elle est inculpée d'avoir dérobé divers objets valant 180 fr.


  • 3 novembre 1895

Blâmont. - M. Louviot, 42 ans, velouteur, a porté plainte contre des bohémiens qui sont venus camper au lieudit les Pâtis, et qui lui ont volé son chat pour le faire dévorer par leurs chiens. Lesdits bohémiens sont repartis le lendemain dans la direction des pays annexés.


  • 1er décembre 1895

Ancerviller. - Un malfaiteur, encore inconnu, a coupé des osiers sur une surface d'environ 3 ares, dans une oseraie appartenant à M. Charpentier, vannier.

Herbéviller. - Une maison d'habitation, appartenant à M. Claude, marchand de veaux a été détruite par un incendie dont les causes sont présumées accidentelles. Les pertes, évaluées à environ 3,500 fr., sont couvertes par l'assurance.


  • 29 décembre 1895

Blâmont. - La compagnie des sapeurs-pompiers et la musique municipale se sont réunis, le 22 décembre, pour y célébrer la sainte Barbe et la sainte Cécile.
1° Messe en musique à onze heures du matin ; toute la compagnie en grande tenue, la municipalité et une grande partie de la population y assistaient.
2° Banquet très bien servi à trois heures du soir au café du Centre, tenu par M. Moitrier, sous-lieutenant de la compagnie. Au dessert s'était rendu M. Barthélémy, maire et conseiller général, ainsi que quelques membres du conseil municipal.
On a rappelé avec plaisir le concours de pompes à incendie qui a eu lieu cette année organisé par M. le capitaine Delabbeye et qui a si bien réussi.


  • 20 janvier 1896

Blâmont. - La population de Blâmont conduisait, il y a quelques jour», à sa dernière demeure, Mme veuve Houillon, née Madeleine Lambert, pensionnaire à l'hospice depuis de longues années, enlevée trop tôt à l'affection d'une nièce qui subvenait à ses besoins.
Veuve d'un officier du premier empire, décédé à Fontainebleau. Mme Houillon s'est éteinte dans sa 96e année, emportant l'estime et les regrets de nombreuses personnes qui l'ont connue, Malgré son grand âge, elle avait conservé toute sa lucidité d'esprit; à une mémoire prodigieuse elle joignait, un caractère jovial. Sans une chute qu'elle fît ces derniers temps, elle eût vécu plusieurs années encore à l'hospice de Blâmont, où les soins les plus affectueux lui étaient prodigué».


  • 26 janvier 1896

Verdenal. - Aux environs du 15 août dernier, la grosse cloche de Verdenal s'est trouvée fêlée. Le conseil municipal, appelé à statuer, a décidé de remplacer les trois cloches par trois nouvelles. Celles-ci ont été fondues par M. F. Farnier, fondeur à Robécourt (Vosges).
Lé baptême de ces cloches a eu lieu jeudi 16 janvier. La cérémonie religieuse â été ce qu'elle est toujours en pareil cas.


  • 2 février 1896

Assises de Meurthe-et-Moselle - Voici le rôle des affaires qui seront jugées par la cour d'assises dans la session qui s'ouvrira le lundi 3 février prochain :
Mercredi 5.- Armand Heutsch, 41 ans, maçon à Leintrey.- Tentative de meurtre (6 témoins). - Ministère public, M. Villard; défenseur, Me Blum.

Bréménil. - M. Payeur, 45 ans, cultivateur à Bréménil, quittait Harbouey, il y a quelques jours, avec une voiture chargée de foin, vers 3 heures du soir. Comme il voulait attacher la chaîne du limon à la cravate d'un des bœufs attelés au véhicule, l'animal lui aurait donné un coup de tête qui l'aurait fait tomber si malheureusement que les roues de la voiture lui auraient passé suie le corps. Le docteur Hanrion, de Blâmont, appelé en toute hâte, a constaté de graves blessures auxquelles il ne survivrait pas. En effet, M. Payeur a expiré, vers 10 heures du soir.


  • 16 février 1896

Verdenal. - Sur la proposition de M. Bichat, doyen de la Faculté des sciences, président du comité pour l'érection d'un monument à Paris en l'honneur de Pasteur, M. Guittin, instituteur à Verdenal, a ouvert une souscription dans sa commune, et les élèves Célestin Démangé et René Berger, chargés de recueillir les souscriptions à domicile ont réuni la somme de 12 fr. 90.
Les élèves de l'école de garçons ont, en outre, souscrit une somme de 1 fr. 10, et les élèves de l'école des filles ont fourni la même somme.


  • 2 août 1896

Blâmont. - Depuis quelque temps, M. Vouaux, 62 ans, demeurant à Réclonville, avait manifesté l'intention de se suicider. Le 26 juillet, il a mis son fatal projet à exécution ; on l'a trouvé pendu à un arbre, à 6 h. du matin.


  • 13 septembre 1896

Incendie à Charmois. - Une partie de l'importante ferme de Charmois, appartenant à M. d'Hausen (château Sainte-Marie, commune de Blâmont) et dirigée par M. Derbanne, vient d'être la proie des flammes.
Mardi, vers deux heures et demie de l'après-midi, le régisseur, souffrant depuis quelques jours, reposait dans une chambre avec son plus jeune fils, après avoir, à une heure, donné ses ordres et envoyé son nombreux personnel à divers travaux hors de la ferme, lorsque les cris des servantes, qui lavaient dans la cour, lui firent craindre un malheur.
Il courut aux écuries et ne vit rien ; de là, à la grange voisine, où tout flambait.
M. Derbanne courut aux quatre chevaux qui restaient, et les fit sortir à grand'peine de l'écurie, où ils seraient rentrés sans le concours des premières personnes accourues.
Moins de dix minutes après, la toiture s'effondrait. Le bâtiment incendié contenait plus de 17,000 gerbes de blé, 35,000 kilogr. de foin, de 6 à 8,000 kilogr. de paille bottelée et deux voitures d'avoine engrangée.
Les pompes de Damelevières, Blainville et celle de la filature arrivèrent bientôt. Malgré le manque d'eau, on parvint à sauver partiellement le bâtiment d'habitation, et à préserver les maisons voisines. Une partie des murs se sont écroulés ; d'autres encore menacent ruine.
Les pertes en immeubles, qui sont assurés, sont estimées à 27,000 fr.; celles des récoltes et du matériel, également assurés, s'élèvent à 17,450 fr.
La municipalité fera bien de profiter de cette dure leçon pour ne plus laisser l'égayoir (seul réservoir d'eau que la commune possède, en dehors de ses puits et de sa fontaine) à sec pendant près de deux mois. Si l'incendie eût éclaté la nuit et par un vent violent, ce manque d'eau eût été cause d'un véritable désastre.

Emberménil. - Mardi dernier, on a trouvé couché dans sa charrette stationnée dans les champs à proximité d'un parc à moutons, Charles Marchal, 40 ans, berger à Emberménil. Marchal avait cessé de vivre. On suppose que cet homme, qui s'adonnait à la boisson, aura succombé à une congestion. II laisse une veuve avec six enfants, la plupart en bas-âge.


  • 20 septembre 1896

Avricourt. - M. Schoumacher, ouvrier au chemin de fer, a été écrasé pendant une manœuvre à la gare de Deutsch-Avricourt. Il se tenait prêt à accrocher un wagon, quand, par suite de quelque faux mouvement, il fut tamponné en pleine poitrine et tué sur le coup.
M. Schoumacher était un ouvrier rangé et généralement estimé. Il laisse une veuve et sept enfants dont un infirme et 3 au-dessous de 12 ans.


  • 13 décembre 1896

Mort subite. - Le 7 décembre, à 4 heures du soir, Pierre Roger, 71 ans, marcaire, natif de Hermelange et venant de Vaucourt, est mort subitement chez M. Motte, débitant, faubourg de Nancy, qui logeait ce vieillard gratis, depuis la veille.
Le défunt n'ayant aucun parent à Lunéville, on a conduit sou corps à l'hôpital. Il parait que cette mort a pour cause l'âge et surtout l'épuisement du malheureux vieillard.


  • 4 avril 1897

Chazelles. - Un incendie, supposé accidentel, s'est déclaré au domicile de M. Mussor, manœuvre. Les pertes, couvertes par une assurance, s'élèvent à 800 fr. environ.


  • 13 juin 1897

Militaire noyé à Toul. - A peine la température a-t-elle permis l'organisation des bains de rivière, qu'on signale déjà de Toul un accident mortel arrivé à un militaire se baignant dans la Moselle.
Mardi soir, quatre militaires du 6e bataillon du 1er régiment du génie se baignaient sur le territoire de Gondreville, près de la redoute, lorsque l'un d'eux, cependant excellent nageur, le sieur Henri-Justin Klein, âgé de 22 ans, perdit pied et glissa au fond de la rivière, profonde de quatre mètres en cet endroit.
Malgré les efforts de ses camarades, ce malheureux n'a pu être retiré.
Le lendemain matin, des recherches furent faites pour retrouver le corps, qui fut enfin découvert vers deux heures de l'après-midi.
Klein, dessinateur industriel, était originaire de Blâmont; ses parents habitent Reims ; ils ont- été prévenus du malheur qui les frappe.
On attribue la mort à une congestion cérébrale causée par ce fait que cet imprudent avait mangé moins de deux heures avant d'entrer dans l'eau.


  • 8 août 1897

COUR D ASSISES DE MEURTHE-ET MOSELLE.
3e Affaire. - Incendie volontaire et tentative d'incendie. - L'accusé est Léon-Gustave Liotté 35 ans, cultivateur à Vého. Il n'a jamais subi de condamnation ; mais les renseignements de probité et de moralité fournis sur son compte sont des plus mauvais.
Le 23 mars, il mit le feu dans un hangar attenant à la maison de M. Friot. Le 26, il incendia sa propre maison, et le sinistre causa pour 15,200 fr. de dégâts.
Poursuivi pour ces deux faits criminels, il a pour défenseur Me Schneider.
Les débats se prolongent jusqu'à 10 h. 1/2 du soir, en présence d'un nombreux public.
Le jury rend un verdict affirmatif, avec circonstances atténuantes. La Cour condamne Liotté à 5 années de travaux forcés et à 10 ans d'interdiction de séjour.


  • 12 septembre 1897

Un chasseur du 20e bataillon est rentré aussi à Baccarat, blessé assez sérieusement en tombant d'une hauteur de plusieurs mètres, à Herbéviller.


  • 31 octobre 1897

Mignéville. - M. J. Louis, vannier à Mignéville, passant près du canal d'un moulin de la localité, a aperçu, flottant sur l'eau, un cadavre qu'il s'est empressé de retirer, et qu'il a reconnu pour être celui de M. Jean-Joseph Blaise, 67 ans, domicilié dans la commune, où il était employé comme manœuvre.
La mort doit être attribuée à un suicide ; M. Blaise avait perdu sa femme, décédée il y a quelques jours, et désespérant de la vie où il devait rester seul, avait déjà manifesté à plusieurs personnes, notamment à M. le maire, son intention d'en finir avec la vie.


  • 18 décembre 1897

Election au Conseil général
DU 18 DÉCEMBRE 1887.
Voici la Proclamation que M. d'Hausen, candidat au conseil général, vient d'adresser aux électeurs du canton de Blâmont :
« Messieurs et chers Concitoyens,
» Je me rends à l'appel du Comité Conservateur de notre Canton en me présentant de nouveau à vos suffrages.
» Il y a seize mois, je vous dénonçais les maux que nous a infligés la République.
» Depuis lors, ils n'ont fait qu'empirer, et des faits tristement éloquents ont mis en évidence le but que bien des républicains ne craignent pas de poursuivre au pouvoir : s'enrichir au détriment de la fortune publique et de l'honneur national.
» De perpétuels changements de ministères, ou le remplacement d'un Président sans dignité par un Président sans prestige, ne peuvent suffire à améliorer cette situation.
» Il appartient aux Electeurs, en votant contre les partisans de ce régime d'abus, de reconstituer un gouvernement de probité, d'ordre et d'économies, digne du respect et de la confiance de tous.
» Je crois que là est le devoir, pour tous ceux qui ont au cœur le culte de la Patrie et le mépris des faiblesses ou des calculs qui la perdent.
» En acceptant la candidature au Conseil général, je n'ai d'autre ambition que de travailler, dans la mesure de mes forces et suivant ma conscience, à votre bien et à celui du pays.
» Si vous pensez que mes études préalables nos intérêts, la connaissance que j'ai de notre canton et ma résidence à son chef-lieu me mettent en mesure de vous représenter avec fruit, vous pouvez me donner vos voix en toute sécurité : en ma personne, vous enverriez au Conseil général un homme indépendant, ennemi de toute violence, incapable de vous tromper, désireux de vous être utile et de faire œuvre de bon citoyen.
» F. d'Hausen,
» Ingénieur, propriétaire à Blâmont.
» Blâmont, le 6 décembre 1887 »
Ceux mêmes qui sont décidés à ne pas voter pour M. d'Hausen diront que c'est là le langage d'un homme loyal. Elu conseiller général, notre candidat agira comme il vient de parler. Ayant l'estime de tous, il est digne de la confiance de l'immense majorité, et nous espérons qu'il l'obtiendra.
En votant, dimanche prochain, pour M. d'Hausen, comme ils y paraissent disposés en majorité, les électeurs du canton de Blâmont réaliseront plusieurs choses avantageuses.
Ils donneront à leur canton un conseiller général intelligent, dévoué, connaissant les affaires, soucieux des intérêts généraux, et très capable de les défendre.
Les adversaires mêmes de M. d'Hausen ne lui contestent sérieusement aucune de ces qualités, et s'il voulait changer de cocarde et d'opinion, ils le préféreraient cent fois à M. Emile Cuny, le cultivateur d'Igney.
La seule chose qu'ils lui reprochent, c'est de n'être pas républicain. Ce défaut, M. d'Hausen le partage avec beaucoup d'électeurs du canton, comme on le verra dimanche.
Dans tous les cas, pour n'être pas républicain, on peut, quand même, faire un excellent conseiller général. MM. Michaut, de Bouvier, de Klopstein, d'autres encore de leurs amis, qui sont royalistes comme M. d'Hausen, valent bien, je crois, leurs collègues républicains pour l'intelligence, le zèle et le dévouement.
On sent si bien qu'il n'y a pas autre chose à reprocher à notre candidat, que le Progrès se bat journellement les flancs et bat les buissons, pour alimenter la polémique. Se borner à détailler les hauts mérites de M. E. Cuny, ce serait trop tôt fini ; accumuler contre M. d'Hausen d'autres griefs que ses opinions politiques, c'est impossible. Aussi le journal opportuniste, n'ayant rien de sérieux à dire, dit à ses lecteurs ce que pensent de la république M. de Cassagnac, le Journal d'Alençon, et d'autres organes conservateurs.
En quoi cela intéresse-t-il les électeurs du canton de Blâmont? et en quoi M. d'Hausen est-il responsable des lubies de M. de Cassagnac ?
Celui-ci voudrait voir exécuter un coup d'Etat. M. le Comte de Paris, le chef des royalistes, a vingt fois répété qu'il ne veut revenir que par la voie légale : la parole est à la France !
Et quand la France aura parlé, il reviendra sans secousse, à moins que les républicains ne se mentent à eux-mêmes, en refusant de se soumettre au suffrage universel.
Ce que veut M. le comte de Paris, M. d'Hausen le veut aussi. Point de violence, point de surprise. La légalité et le droit, toujours et en tout.
Ainsi disparaît l'épouvantail que le Progrès ne cesse d'agiter devant les électeurs.
Ceux-ci, pour se décider, n'ont qu'à comparer les mérites et les talents des deux concurrents.
Lequel est le plus apte à servir le canton ?
Dira-t-on que, n'étant pas républicain, M. d'Hausen n'obtiendra rien de l'administration?
Ce serait faire à celle-ci la plus cruelle injure, car se serait la supposer capable de répondre à une demande faite par un conseiller conservateur:
Votre demande est juste, mais comme vous êtes réactionnaire, il n'y sera jamais fait droit!
M. Schnerb serait-il bien flatté d'être ainsi jugé?
Autre avantage de notre candidat sur son rival: M. d'Hausen demeure à Blâmont même, au chef-lieu de canton, où les électeurs sont incessamment amenés, par et pour leurs affaires. Ils n'auront pas à entreprendre le voyage d'Igney, le jour où ils voudront s'entretenir avec le conseiller général.
Mais tout en nommant M. d'Hausen, ils rendront aussi un signalé service à M. E. Cuny. Ce cultivateur du Progrès possède encore, dit-on, quelques hectares qui sont en friche. Eh bien ! il les mettra en valeur, au lieu de venir deux fois par an assister, ennuyé et muet, aux séances du conseil général. Ne sera-ce pas du temps mieux employé ?
Enfin, pour envisager les choses de plus haut, il faut élire M. d'Hausen, pour donner une leçon aux républicains qui ruinent la France, oppriment les consciences, et suppriment les droits des familles et des communes.
N'êtes-vous pas indignés, électeurs de la campagne, de ce qui se passe, depuis dix ans, dans vos localités et vos écoles?
Est-ce avec votre consentement qu'on a expulsé des classes le catéchisme, la prière et le Crucifix ? est-ce de votre gré qu'on a fait de vos enfants la Propriété de l'Etat ? L'occasion se présente de
Protester et de faire connaître vos véritables sentiments. Le nom de M. d'Hausen servira de protestation et dira que vous voulez un régime de vraie liberté, d'honnêteté et d'économie - un gouvernement national, en un mot, et non un gouvernement de gaspillages, de secte et de coterie.


  • 19 décembre 1897

Mignéville. - Samedi dernier, toute la population accompagnait le convoi funèbre de M. Masson, maire de l'endroit depuis 35 ans. Elle rendait hommage à cet homme de bien, en partageant la douleur de son fils M. l'abbé Masson, curé d'Emberménil.
Malgré les rafales affreuses de la journée, les amis du défunt étaient venus nombreux de tous côtés. Rarement, il est donné de voir funérailles plus dignes et touchantes.
Des prêtres nombreux offraient sans interruption le Saint-Sacrifice aux divers autels.
M. l'abbé Messin, supérieur du Collège Saint-Pierre Fourier à Lunéville, donna l'absoute et fit la conduite au cimetière.
La commune de Mignéville perd en M. Masson un administrateur intègre et dévoué et la paroisse perd, du même coup, l'ami fidèle, l'auxiliaire précieux de son cher et zélé curé.

Emberménil. - Dans la nuit du 9 au 10 du courant, un individu qu'on présume être M. François, boulanger à Sommerviller, a été écrasé au passage à niveau d'Emberménil, par l'express Orient, qui passe à une heure quinze du matin.
Cet accident serait dû à une imprudence.

Repaix. - Dimanche, Joseph Charron, domicilié à Autrepierre, s'est introduit chez son père, domicilié à Repaix, lui déclarant qu'il « allait y passer » ; il s'élança sur lui et le terrassa, en lui serrant la gorge. Grâce au secours apporté par le domestique de la victime, le fils dût lâcher prise. En se relevant, le père saisit une vieille bêche sur laquelle il était tombé, et en porta un coup à son fils.
Le maire et le garde champêtre ayant été requis, purent, après bien des efforts, faire sortir Joseph Charron.


  • 16 janvier 1898

Frémonville. - Par son testament public, en date du 18 mars 1895, déposé au rang des minutes de Me Wecker, notaire à Blâmont, Mme Colin, née Adèle Jacquot, en son vivant demeurant à Frémonville, où elle est décédée le 22 mars 1897, a légué à la fabrique de l'église de cette dernière commune une somme de 1,000 fr., à la charge de fondation de messes.

Verdenal. - Depuis plusieurs mois, les habitants se plaignaient des dégâts que les sangliers faisaient dans leur terrain. Le 4 janvier courant, des chasseurs de Blâmont, ont tué sur la propriété de Grandseille, territoire de Verdenal, deux de ces animaux dévastateurs, l'un de 70 et l'autre de 40 kg. à la grande satisfaction de le population.

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