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Presse - Le Temps - 1870-1933


4 mai 1870
LES GREVES
Les ouvriers des forges de Blamont (Meurthe), viennent de se mettre en grève.
Ils réclament une augmentation d'un quart.


27 mars 1881
TRIBUNAUX
Un sinistre imaginaire.
Sur les bancs de la police correctionnelle s'asseyait hier un aventurier d'une bien remarquable audace. Il avait à lui seul fabriqué pour les besoins de son industrie une conflagration effroyable, laissant sans pain et sans asile un nombre considérable de familles et il avait placé ce terrible malheur assez loin de Paris pour en écarter les curieux. Des attestations officielles corroboraient son récit :
Notre petite ville vient d'être frappée d'une terrible catastrophe. Un violent incendie s'est déclaré le 16 octobre dernier, vers huit heures du matin, dans une boulangerie. Le feu n'a pas tardé à se propager avec une effrayante rapidité et à se communiquer aux habitations voisines. En moins d'une demi-heure, une quinzaine de maisons étaient atteintes, et malgré le zèle et le dévouement de tous nos habitants, il n'a pas fallu moins de trois heures pour se rendre maître du feu. Il était temps: dix-huit maisons étaient détruites par les flammes. Plus de quarante familles dont les habitations n'existent plus, se trouvent, par suite de ce sinistre, dans une douloureuse situation, sans asile et sans vêtements ; elles sont d'autant plus malheureuses qu'elles souffrent déjà de la rigueur de la température.
Il faut donc les secourir, et le plus vite passible. Grâce aux secours déjà arrivés, nous avons pu subvenir aux besoins les plus pressants. Mais il reste beaucoup à faire, et c'est pourquoi nous osons adresser un chaleureux appel à la générosité publique, convaincus que nous sommes que la sympathie de notre noble pays ne fera pas défaut en cette triste circonstance.

C'est M. Robert Sellier, de notre ville, qui a été chargé de cette souscription, dont le produit doit soulager tant de familles, plongées dans le désespoir. Nous lui souhaitons le plus grand succès et adressons à l'avance nos remerciements sincères à tous ceux qui voudront bien nous prêter leur concours dans ces circonstances douloureuses. La liste sera publiée par les soins du soussigné.
A Blâmont, le 28 octobre 1880.
Le maire : COSSON

A verso, Cette estampille :
Sur le rapport de la mairie de la ville de Blamont du 29 de ce mois, nous autorisons une souscription en faveur des incendiés de cette ville pour la durée de six mois, en nommant M. Robert Sellier délégué.
Nancy, le 30 octobre 1880.
Pour le préfet
Le secrétaire général,
GENEST

Les générosités abondaient. Le Crédit foncier souscrivait pour 300 francs, M. Kohn Reinach pour 200 fr.; MM. Perrier frères pour égale somme, et aussi MM. Ephrussi. Un autre banquier, M. Lehideux, qui devait verser 200 fr., eut la pensée de se renseigner auprès du maire de Blamont. Tout l'échafaudage s'écroulait. L'immense sinistre était imaginaire. Le prévenu a été condamné à treize mois de prison.


5 août 1888
Un journal du matin, dans un article paru le 21 juillet dernier, accusait l'autorité militaire, et notamment le service de la place de Paris, d'avoir renvoyé et laissé sans ressources un militaire venant d'Algérie et regagnant son pays d'origine, Blamont, dans Meurthe-et-Moselle.
Il résulte des renseignements précis fournis par le général commandant le 15e corps à Marseille et par le gouverneur de Paris, que cet homme, appartenant au 30e régiment d'artillerie, a été mis régulièrement en route à Marseille pour Blamont, après avoir reçu l'indemnité à laquelle il avait droit.
Ce militaire est venu à Paris, par où il n'aurait pas dû passer sans autorisation. Il y a dépensé ce qu'il avait, et, par conséquent, ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même du dénuement dans lequel il se trouvait par sa faute. 


12 août 1911
Déplacements ministériels
M. Lebrun, ministre des colonies, accompagné de M.Boutroue, chef de son secrétariat particulier, arrivera, à Lunéville demain samedi 12, à une heure de l'après-midi, pour assister aux fêtes préparées en vue de l'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ribière, ancien maire de la ville.
M. Augagneur, ministre des travaux publics, arrivera à Lunéville dimanche 13, à 5 heures du matin, accompagné de M. Milliot, chef adjoint de son cabinet. A 8 heures, les deux ministres prendront un train spécial qui circulera sur la nouvelle ligne d'intérêt local de Lunéville à Blâmont. Des arrêts dans chacune des gares marqueront l'inauguration officielle de la nouvelle voie.
A midi et demi, le train atteindra Blamont, point terminus. Après leur réception par la municipalité, les deux ministres se rendront à un banquet, auquel feront suite les fêtes d'un concours de gymnastique. A 5 heures aura lieu le départ pour Lunéville et à 11 h. 45 le retour à Paris.
La ligne que M. Augagneur va inaugurer a une longueur totale de 46 kilomètres; elle dessert de nombreux et importants villages de la vallée de la Vezouse, de la vallée de la Blette et contribuera au développement industriel, commercial et agricole de cette région.
Une gare de marchandises a été construite au sortir de Lunéville, en bordure de la ligne de l'Est.
L'établissement de la nouvelle voie ferrée a coûté, matériel compris, 4 millions; elle comporte deux ponts, un de 75 mètres, sur la Vezouse, et un autre de 40 mètres.


9 janvier 1914
Une affaire d'espionnage
Il y a six semaines, la police spéciale d'Avricourt arrêtait à Vacqueville (Meurthe-et-Moselle) un sujet allemand et sous-officier de réserve dans l'armée allemande, Jean-Baptiste Hermann qui, par ses allées et venues, et certains propos compromettants, avait attiré sur lui l'attention du service de contre-espionnage. Au cours d'une perquisition opérée à son domicile, on découvrit les plans d'ouvrages d'art de la ligne de chemin de fer d'intérêt local de Lunéville. Blâmont-Badonviller dont les entrepreneurs, MM. François Mége, actuellement à Rognac (Bouches-du-Rhône), et Justin Ferge dit Bayle, à Palaiseau, avaient eu Hermann comme contremaître sur les chantiers de construction de cette ligne.
Le parquet de Lunéville, poursuivant Hermann en vertu de la loi du 18 avril 1886, a compris dans les poursuites les deux entrepreneurs, qu il a inculpés de complicité pour avoir laissé à la disposition du premier venu les plans (tirés sur papier bleu), qu'avait pu se procurer et conserver Hermann.
L'affaire est venue hier devant le tribunal correctionnel de Lunéville: Les débats ont eu lieu à huis clos. Un commandant du génie les a suivis comme représentant de l'autorité militaire, et vingt témoins, tous appartenant aux polices spéciale, mobile ou de contre-espionnage y déposèrent. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré.


24 juin 1921
Officiers allemands poursuivis pour vols.
Le conseil de guerre de la 20e région vient de s'occuper du cas de deux officiers allemands poursuivis pour avoir commis dans des villages lorrains de nombreux actes de pillage.
Le capitaine Lehmann qui, à Cirey, procéda à l'enlèvement des archives de l'étude Zimmermann, qui n'ont pu être retrouvées, a été condamné à dix ans de travaux forcés et dix ans d'interdiction de séjour.
Le lieutenant Gueb, qui vola du matériel de literie appartenant à une institutrice de Blamont, a été condamné à un an de prison.
Ces deux condamnations ont été malheureusement prononcées par contumace.


8 septembre 1932
Le marché du blé
A la manifestation agricole de Blamont

Au banquet qui a suivi la manifestation agricole de Blamont, M. François de Wendel, député
de Meurthe-et-Moselle, a prononcé un discours qui a été très applaudi et dans lequel il a exposé les réflexions que lui ont suggérées la fréquentation des milieux agricoles et son activité industrielle.-
Il ne faut, dit-il, parler du blé qu'avec prudence car les événements vont si vite qu'ils dépassent toujours les prévisions, et les conseilleurs ne sont pas les payeurs. On doit se garder des mots d'ordre trop absolus qui risquent d'engendrer des paniques et de favoriser la spéculation. On doit, au contraire, mener sur les cours une action modératrice et répartir les ventes pour contrarier la spéculation. Mais, on doit aussi se,.garder d'emblaver des terres qui, normalement, ne devraient pas l'être. Le malheur veut, en effet, que les écarts de prix ne soient jamais en corrélation avec les écarts de quantité.
Traitant cette délicate question des déséquilibres dangereux à l'intérieur, M. François de Wendel en vint à mettre aussi ses auditeurs en garde contre un déséquilibre plus grave encore celui qui menace les échanges européens..
Le déséquilibre économique et monétaire de l'Europe, dit-il, permet à certains pays d'abaisser brusquement leurs prix dé revient et ces écarts de prix toujours possibles doivent nous mettre en garde contre une campagne antiprotectionniste qui menace autant notre agriculture que notre industrie. Ce serait folie de notre part de désarmer, de supprimer nos protections économiques, d'autant plus que la France est le pays pour lequel le protectionnisme a le moins d'inconvénient, sa production intérieure se trouvant dans un équilibre à peu près parfait.
Ensuite, M. Georges Mazerand, député, vint affirmer qu'il ne faut pas opposer l'agriculture à l'industrie mais, au contraire, les faire étroitement collaborer. M. Louis Michel, sénateur, mit les cultivateurs en garde contre deux graves dangers pour les cours : le bavardage et la panique.


2 septembre 1933
On nous prie d'annoncer la mort du contre-amiral Henry Lafrogne, commandeur de la Légion d'honneur, décédé à Blamont dans sa 66e année.
Ses obsèques auront lieu le samedi 2 septembre, à 10 h. 30, à Blamont (Meurthe-et-Moselle). 

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