- La Gazette
13 septembre 1636
De Metz, le 6 Septembre
Le Duc de Weimar est parti de Lunéville, tirant vers la
Bourgogne. Pendant son sejour en ce païs, il a pris Franquemont
à 3 lieues d’ici ; où il a taillé en pièces tous les Lorrains
qui y estoient en garnison. Il envoya en fuïte le Colonel Oem
pour assiéger Blamont qui se rendit, dont il fit pendre le
Gouverneur nommé Cloppenstein, pouf avoir lui-même mis le feu
dans la ville avant que rendre le chasteau : d’où S. A. est allé
attaquer Ramberwillers. Si bien qu’à prêtent tout est paisible
en ces quartiers, & nos chemins sont derechef ouvers.
- Mercure de France
1er
avril 1729
Le16. est mort dans sa 80e année Dom
Jacques Moreau, Abbé de Haute-Seille, Ordre de Citeaux, Diocese
de Toul. Il a possedé cette Abbaye près de 37 ans.
Le Roy en 1691. étant au siège de Namur, le Chevalier Moreau, de
l’Ordre de S. Lazare, Capitaine dans le Regiment Royal des
Vaisseaux & frère de M. Moreau, de Mautour, montant la tranchée
en presence de Sa Majesté eut l’honneur de présenter un Placet
pour la supplier d’accorder cette Abbaye, qui étoit vaquante, à
Dom Moreau son frère, pour lors Sous-Prieur de l’Abbaye de
Chalis. Quelques jours après le Pere de -la Chaise qui étoit
alors au Camp, ayant présenté au Roy un Mémoire de Bénéfices à
remplir, & en même tems le Procès Verbal de l’élection de
l’Abbaye de Haute-Seille, contenant trois Sujets élus, du nombre
desquels étoit Dom Moreau, Sa Majesté ayant eu la bonté de se
ressouvenir du Placet, le nomma le 17. Juin de ladite année
1692.
L’Abbaye de Haute-Seille est située à une lieuë de Blamont au
fond d’une longue Prairie, sur la petite Riviere de Vezouze, qui
prend sa source dans les Montagnes de Vôges, dont elle n’est
distante que d’une lieue. Elle a été fondée en 1140. Dom Moreau
étoit frère de Dom Jean Baptiste Moreau, ancien Prieur de
Citeaux, & Vicaire General de l’Ordre, dont il est fait
intention dans le Mercure du mois d’Avril 1726.
- Mercure universel
12 mars 1791
Département de la Meurthe.
Blamont. Sur 72 fonctionnaires ecclésiastiques dans le district,
on nous marque que 5 seulement ont refusé de prêter le serment.
- Le Courrier de Strasbourg
19 mai 1792
Blamont, département de la Meurthe.
Un brave patriote de Blamont, qui n’a négligé aucune occasion
d’enflammer le patriotisme des citoyens de la campagne, par des
discours pleins de sagesse, de patriotisme & d’éloquence, me
fait passer le fait suivant, & me le donne pour certain.
« Les habitans du village de Raon sur Plaine, dépendant de la
principauté de Salm, viennent d’envoyer au receveur de notre
district, la somme de trois cents livres pour aider à faire la
guerre au roi de Hongrie & de Bohême, sous la protection duquel
ils seront lorsqu’il sera couronné empereur. Il paroît qu’ils se
soucient fort peu maintenant de cette protection impériale, car
ils ont assemblé leur commune, & le résultat de leur
délibération a été qu’ils se mettraient fous la protection de la
France. »
- Mercure universel
27 septembre 1793
Le receveur du district de Blamont,
département de la Meurthe, écrit que l'administration de ce
département ayant arrêté, le 25 août dernier, que l'impôt seroit
levé dans le quinzaine sur le pried de l’année dernière, et que
tout citoyen dont les contributions foncière et mobiliaire
réunies n'excéderoient pas la somme de 200 livres, paieroit
moitié de leur montant ; qu'au dessus de 200 livres, il en
paieroit la totalité, cet arrêté fut adressé aux municipalités.
Celle de Saint-George, district de Blamont, n'a pas cru cette
mesure suffisante, attendu les besoins de la patrie; aussi a
t-elle levé la totalité de ses contributions foncière et
mobilière de 1792, et les a versées à Ia caisse du district par
à-compte sur celles de 1793, en cas qu’elles soient plus fortes
que celles de 1792.
- Nouvelles politiques,
nationales et étrangères
23 février 1795
TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE.
Du 3 ventôse.
Marie-Thérèse Maréchal, âgée de 33 ans, née à Hébervilliers,
district de Blamont., département de la Meurthe, femme de
Charles Jacquet, manufacturier de fayance ;
Convaincue, 1°. d’avoir pratiqué avec des intentions
contre-révolutionnaires, des manœuvres & intelligences avec les
ennemis de l’état, tendantes à détruire la fortune publique par
un commerce de faux assignats ;
2°. D’avoir contribué sciemment à l’introduction de ces faux
assignais sur le territoire français, a été condamnée à la peine
de mort.
- Mercure de France
29 janvier 1799
- Les journaux français parlent du citoyen
Meisse, boucher, à Blamont, département de la Meurthe, comme
d’un phénomène. Il a 101 ans, dit-on, étant né le 14 février
1698. Il a eu quatre femmes et vingt-trois enfans ; onze
existent encore. Il jouit de la plus parfaite santé, ne se sert
point de lunettes, marche souvent et sans aucune peine.
Cent-un ans ! c’est un assez grand âge, à la vérité, quand on
les compare aux 60 ou 70 ans au plus où se terminent les jours
de ceux que l’on appelle vieux. Mais le citoyen Meisse n’est
encore qu’un beau jeune vieillard, si on le rapproche du citoyen
Joseph Surrington, mort il y a deux mois, étant âgé, si l’on
peut les en croire, de 160 ans. Né dans in petit village des
environs de Bergen, province de Norway, il a conservé l’usage de
sa raison jusqu’à sa dernière heure. La veille de sa mort, il a
rassemblé ses enfans pour leur diviser son bien. Cet homme avait
été plusieurs fois marié. Il laisse une jeune veuve et plusieurs
enfans, dont le plus vieux a 103 ans, et le plus jeune 9 ans.
- La Clef du cabinet des
souverains
21 juin 1800
Nancy, le 27 prairial.
Des fanatiques veulent raviver les farces de vierges, à Domgevin,
mais le tems des miracles est passé, celui de la tranquillité et
de la bonne foi est le plus nécessaire ; l’autorité supérieure a
pris les mesures les plus propres à faire fuir les baladins
ascétiques.
- Journal de Paris
12 mai 1802
Blamont (Meurthe), 17 floral. Le 12 de ce
mois, pendant la cérémonie de la proclamation de la loi sur les
cultes, on a présenté à la municipalité & ensuite au baptême un
nouveau-né, enfant du C.cn Boulanger, horloger en cette commune
; les parrain & marraine lui ont donné le nom de Napoléon ; ce
qui a fait tant de plaisir aux habitant, de Blamont, que cet
enfant a été reconduit a la maison paternelle par une foule de
citoyens qui répétaient le cri de Vive Buonaparte !
- Journal de Paris
10 avril 1804
Nancy, 15 germinal. Dans 8 jours d’ici, M.
Dominique Mathieu, ex-conseiller de l’hôtel de ville de Blamont,
âgé de 101 ans & 2 mois, contractera son septième mariage avec
demoiselle Marie-Louise Vautrin, célibataire, âgée de 60 ans. Ce
mariage est remarquable dans toutes ses circonstances.
- Journal de Paris
4 février 1806
Nancy, 29 janvier. Hier, une commission
militaire, formée à Nancy, en exécution du décret impérial du 17
frimaire an 14, a condamne à 2 ans d emprisonnement le nomme
François Heindelt, autrichien prisonnier de guerre, convaincu de
vol, de jour, dans la maison d un habitant de Blamont qui l’avoit
reçu à titre d’hospitalité.
- Journal de Paris
4 mars 1807
Nancy, 1er mars. On nous écrit d’Igney,
près de Blamont, que le 26 février, à 5 heures du matin, la
tempête a été si violente, quelle elle a abattu le clocher de
cette commune ; la maison voisine de l’église & celle du
desservant ont été endommagées. - Le 17, les débordemens sont
devenus si considérables, que les routes d’Epinal & de Metz
étoient couvertes d’eau de plus d’un mètre de hauteur. Quatre
hommes à cheval suivoient la route d’Epinal à Nancy ; le cheval
de l'un d'eux ayant touché un tas de grève, est tombé avec son
cavalier, le torrent les a entraînés, & ils ont péri près de
Crévechamp, à la vue des trois autres qui n’ont pu leur porter
recours.
- Journal de Paris
5 novembre 1819
Par ordonnance du 20 octobre, S. M. a
nommé chevalier de la Légion d’honneur M. Lafrogne, député de la
Meurthe, et maire de Blamont.
- Nouveau journal de Paris et
des départemens
14 août 1829
- M. Benjamin Constant est arrivé le 4
août au soir, à Brumath, chez son ami M. Coulmann. Sur sa route,
et longtemps avant d’entrer dans le département qui l’a investi
de sa confiance, l'honorable député a reçu les témoignages les
plus flatteurs de la satisfaction que tous les amis de la
monarchie constitutionnelle ont éprouvée de sa conduite
parlementaire, durant la session qui vient de finir. Une
députation de plus de 80 électeurs de la ville de Nancy est
venue le complimenter sur le zèle qu’il a déployé dans toutes
les questions importantes. A Lunéville, les électeurs
constitutionnels, instruits de son arrivée, ont organisé en
quelques heures un banquet de 50 des citoyens les plus notables,
et le nombre eût été beaucoup plus grand si le temps et le local
ne s’y étaient opposés. M. Boyer, l’un des premiers négocians de
Lunéville, a présidé ce banquet, et l’un de MM. les adjoints du
maire y a assisté.
M. Benjamin Constant, étant parti de Lunéville après cette
réunion civique, est arrivé à Blamont à la tombée de la nuit, et
bien qu’il n’eût dans cet endroit aucune connaissance
personnelle, les jeunes gens lui ont donné une sérénade, et lui
ont exprimé, par une députation, le souvenir qu’ils conservent
des occasions où il a défendu la jeunesse française contre les
calomnies d’un pouvoir qui aurait voulu étouffer dans la
génération naissante les germes de la liberté. A son départ,
trente de ces jeunes citoyens l’ont accompagné à cheval sur la
route, et ne se sont séparés de lui qu'en se promettant de
consacrer toutes les facultés de leur vie à la consolidation du
gouvernement constitutionnel, qu’ils doivent aux efforts des
hommes de 1789 et des élus de 1827.
- Archives israélites de
France
1er novembre 1846
Nous avons sous les yeux le sermon
prononcé dans le temple israélite de Blâmont par M. Klotz,
rabbin de Lunéville, le 5 septembre dernier, à l’occasion de
l’initiation religieuse : c’est la seconde cérémonie de ce genre
à Blâmont.
Il y avait 9 enfants, dont 4 garçons et 5 filles. Instruits par
M. Lévy, ministre officiant dont le chant mélodieux et vraiment
religieux a rehaussé cette fête de famille, ces jeunes enfants
ont répondu à l’examen que leur avait fait subir la veille M. le
rabbin, dans le temple ; ils ont répondu, disons-nous à la
satisfaction générale.
Le sermon de M. Klotz, écrit avec simplicité, lui fait honneur.
C’est un chaleureux appel aux parents pour les engager à
inspirer à leurs enfants le goût du travail manuel et une
exhortation aux enfants de joindre le travail et les occupations
honorables à la pratique de notre culte.
Il est heureux que la grande majorité de nos rabbins, au lieu de
se récrier contre le siècle, marchent avec lui et prêchent
d’excellentes maximes ; ils répudient certainement toutes ces
exagérations qui se débitent sur le culte ; ils savent qu’elles
ne sont que trop souvent enfantées par un cerveau en délire ou
par l’hypocrisie.
M. Sigisbert, membre du Consistoire de la circonscription de la
Meurthe et père d’une des initiées, a prononcé à cette occasion
un discours rempli des meilleurs sentiments.
Nous ajouterons que c’est lui qui a fait les frais de
l’impression du sermon de M. Klotz.
Cette générosité honore et le membre du Consistoire et le rabbin
de Lunéville.
- Gazette nationale ou le
Moniteur universel
24 mars 1848
Le citoyen Victor Zabel, de Blâmont,
département de la Meuse, est prié de faire parvenir son adresse
actuelle à la mairie du 7e arrondissement, où l’on a une
communication importante à lui faire.
- L'Indicateur
9 juillet 1851
- On écrit de Phalsbourg, 2 juillet : «
Pierre Kling, âgé de vingt-sept ans, condamné par la cour de
Nancy, il y a environ six semaines, à la peine de mort, pour un
assassinat qu’il a commis sur un jeune homme nommé Wolf, âgé de
dix-sept ans, sur la grande route entre Sarrebourg et Blamont, a
été exécuté dans notre ville, ce matin à huit heures. »
- Le Soleil
21 novembre 1866
Le marquis de Massa, qui vient d’être
nommé chevalier de la Légion d’honneur, est un des plus
brillants officiers de notre armée ; - il fait en ce moment
partie du corps expéditionnaire au Mexique, - et s’est mis à
l'ordre du jour, l'année dernière, par les Commentaires de
César, qui obtinrent sur le théâtre impérial de Compiègne un si
grand succès d'hilarité.
Philippe-Alexandre, marquis de Massa, né en 1831, est le
petit-fils de Claude-Ambroise Régnier, né à Blamont (Lorraine),
en 1736, et qui était membre du barreau de Nancy lorsque éclata
la révolution.
Député à l’Assemblée nationale, membre du conseil des anciens,
conseiller d’Etat, grand juge, ministre de la justice et de la
police, président du Corps Législatif, il fut créé duc de Massa
par l’Empereur Napoléon 1er, et mourut en 1814 du chagrin que
lui inspirèrent les grands bouleversements politiques de celte
époque.
Son fils, Nicolas-François-Silvestre Régnier, créé pair de
France par Louis XVIII, portait, du vivant de son père, le titre
de comte de Gronau, seigneurie prussienne médiatisée.
- L'Avenir national
10 décembre 1867
Suicide. - Le Journal de la Meurthe
rapporte que la crainte d’une correction paternelle vient de
déterminer au suicide un enfant de 13 ans, Victor Gouget, fils
d’un manoeuvre de Domjevin. On a retiré son cadavre de la
Vezouze.
- L'Univers
27 juillet 1870
Les élèves du collège de la Malgrange, de
l'école Saint-Léopold et des collèges ecclésiastiques de Blâmont
et de Lunéville ont renoncé à leurs prix et demandé que la
valeur en fût employée au soulagement des victimes de la guerre.
- Journal des villes et des
campagnes
9 août 1870
Liste des hospices sui ont mis des lils à
la disposition des blessés militaires
[...]
Blamont, 10;
Ce matin, 23 septembre, on dit qu’un
combat s’est engagé, à Schirmeck, entre une colonne badoise et
les francs-tireurs lyonnais. Je n’en connais pas le résultat.
Le bruit court également qu’à Badonvillers (Meurthe), à une
vingtaine de kilomètres de nous, un engagement aurait eu lieu
avec des Prussiens venus de Blamont (Meurthe), sur la ligne de
Lunéville à Sarrebourg.
Tribunal correctionnel de Bar-sur-Aube
Audience du 11 juillet 1874.
Pierson, Charles, âgé de 24 ans, garçon-brasseur, né et
demeurant à Blamont (Meurthe-et-Moselle) a été condamné à 15
jours d’emprisonnement pour coups et à 5 d’amende pour
contravention à la loi sur l’ivresse.
- Le Petit Journal
1er mai 1884
M. et Mme Fensch, demeurant à Blamont,
viennent de célébrer leurs noces d'or, entourés de leurs enfants
et petits-enfants.
- La France - Édition
régionale
10 août 1890
MEURTHE-ET-MOSELLE
Blâmont. - Un violent orage a éclaté sur Blâmont et les villages
environnants, Gogney, Repaix et Herbéviller et a causé des
dégâts évalués à près de 500,000 francs.
Bien que cet ouragan n’ait duré que quelques minutes, les
grêlons, dont beaucoup atteignaient la grosseur d’un œuf de
pigeon, ont littéralement haché vignes, blés et avoines.
Le sol est jonché de branches d’arbres et de fruits non encore
mûrs arrachés par la bourrasque.
Vignerons et cultivateurs sont dans la plus grande
consternation.
- L'Écho de Paris
30 mai 1899
Cérémonie patriotique
Blamont, 28 mai.
La remise du drapeau à la 320e section des vétérans des armées
de terre et de mer formée dans notre ville a été l'occasion
d'une imposante manifestation patriotique à laquelle se sont
associées toutes les sociétés blamontaises.
La réception du drapeau a été suivie d'une visite au monument
élevé à la mémoire des soldats morts en 1870-71.
Le soir a eu lieu un grand banquet par souscription.
ALERTE A LUNEVILLE
Dans la nuit de samedi à dimanche, M. le commandant de Mac-Mahon
a fait sonner l'alerte à tout son bataillon.
A minuit 20, les compagnies se dirigeaient sur Bénaménil-Domjevin,
où elles arrivèrent à quatre heures du matin. Apres avoir fait
le café et pris un repas froid, le 2e bataillon reprit la
direction de Lunéville, où il arrivait à huit heures quinze du
matin.
Malgré la chaleur, tous les chasseurs marchaient allègrement.
- La République française
12 décembre 1901
L’inauguration de l’Exposition du Cycle,
de l’Automobile et des Sports.- La visite présidentielle. -
Quelques stands. [...]
Le Président de la République, ainsi qu’il l'avait promis, a
visité le Salon à deux heures.[...]
Malgré la rapidité de sa course, le Président a pu s’arrêter un
instant devant le stand de l’importante maison de MM. de
Dietrich et Cie, les grands constructeurs et maîtres de forges
de Lunéville, qui a obtenu du reste le grand prix en 1900.
Les très artistiques catalogues des voitures automobiles que
construisent MM. Dietrich et Cie à Lunéville en disent plus long
que je ne saurais le faire ; ils donnent en phototypie et
photogravure les reproductions des différents types exposés ; en
en faisant la demande par simple carte postale aux ateliers de
Paris de l’usine Dietrich, 20, rue Brunei, tous nos lecteurs
pourront le recevoir. MM. Dietrich et Cie ont fait mieux que
construire dos voitures automobiles ; sans aucune subvention ni
du département ni des villes, ils ont installé de Lunéville à
Blamont un service public d’automobiles qui rend les plus grands
services à toute la région.
Je signalerai tout particulièrement à nos lecteurs qui auront
besoin de visiter le Salon : la voiture légère à essieu
tournant, dont MM. Dietrich construisent la carrosserie au gré
de leurs clients, soit type « limousine », soit type « tonneau »
avec dais, soit type phaéton ; remarqué aussi les voitures et
principalement l’omnibus à chaîne qui est bien le type rêvé de
la voiture de famille. [...]
- La Petite République
11 septembre 1906
EST-CE UN CRIME PASSIONNEL ?
Une sage-femme de Meurthe-et-Moselle est assassinée, chez elle,
par un berger, le meurtrier tente de se faire justice.
(DÉPÊCHE DE NOTRE CORRESPONDANT PARTlCULIER)
Lunéville, 10 septembre.
Un drame, sur les causes duquel on n’est pas encore fixé
exactement et sur lequel le parquet a ouvert une enquête, s’est
produit dans Je village d’Ancerviller, à 8 kilomètres de
Blamont.
Vers 6 heures et demie du matin, un berger, nommé Emile Parot,
âgé de 35 ans, se rendait chez la sage-femme de cette localité.
Mlle Jacques, âgée de 26 ans et là, dans des conditions que
l'enquête n'a pas encore pu établir, il tira sur cette personne
trois coups de revolver. La malheureuse femme fut atteinte à la
poitrine et au-dessous de l'oreille droite.
Son crime accompli, sans se préoccuper de sa victime, au secours
de laquelle se portèrent des voisins, accourus au bruit des
détonation, Parot rentra chez lui et raconta a sa femme et à ses
enfants le crime qu’il venait de commettre.
Après leur avoir dit qu'il avait tué Mlle Jacques, il ajouta : «
Je vais en faire autant pour moi. » Joignant le geste à la
parole, il tira de sa poche le revolver dont il s était servi et
se tira deux balles dans la tête. M. le docteur Henriot, de
Blamont, appelé à donner des soins à Mlle Jacques et au
meurtrier, a constaté que l’état de la blessée est très grave ;
on espère néanmoins qu’elle survivra. Quant à Parot, son état
est désespéré.
La gendarmerie a ouvert une enquête sur ce crime mystérieux.
- Le Progrès de la Côte-d'Or
20 février 1907
SERRIGNY. - Mort de froid. - Les lecteurs
du Progrès n’ont pas oublié la triste aventure de ce pauvre
chemineau qui avait été découvert, transi de froid, il y a une
quinzaine de jours, dans un fossé de la route nationale.
Transporté à l’Hôtel-Dieu de Beaune, par les soins de la
municipalité; il y est décédé ces jours derniers, malgré les
soins dévoués qui lui ont été prodigués. De l’examen de ses
papiers, il résulte que c’était un nommé Frédéric Schawb,
marchand ambulant, originaire de Blamont (Meurthe-et-Moselle),
où il était né en 1822.
- La France militaire
3 janvier 1908
Nous apprenons la mort de l’intendant
militaire Lemant, du cadre de réserve, commandeur de la Légion
d’honneur, décédé à Paris, 25, rue de l’Arcade, à l’âge de 76
ans.
Né à Blamont (Meurthe), il était capitaine au 33e de ligne lors
de son admission dans le corps de l’intendance, en 1863. Promu
sous-intendant de 3e classe en 1865, de 2e en 1870, de 1re en
1879 et intendant le 28 juin 1888, il était directeur de
l’intendance du 18e corps d’armée quand il fut admis au cadre de
réserve.
Les obsèques ont été célébrées hier et l’inhumation a eu lieu au
cimetière Montparnasse.
- La Gazette de France
8 février 1909
LES MARIAGES
- La semaine dernière a été célébré, en l’église de Blamont
(Meurthe-et-Moselle), le mariage de Mie Jacqueline de Martimprey
de Romécourt avec le vicomte Jacques de Chivré. Les témoins
étaient, pour la mariée : M. René de La Lance, son beau-frère,
et le baron de Landre.son oncle ; pour le marié : le comte de
Chivré et le vicomte de Chivré, ses oncles. La quête a été faite
par Mlle de Villeneuve avec M. de La Brunelière, et Mlle d’Hausen
avec le lieutenant de Martimprey. A l’issue de la cérémonie, un
lunch assis réunissait les parents et amis des deux famil les
dans les salons de la comtesse Edmond de Martimprey de Romécourt.
- Excelsior
28 octobre 1911
MARIAGES
- En l'église de Blâmont (Meurthe-et-Moselle), a été célébré,
mercredi dernier, le mariage de Mlle Elisabeth d'Hausen, fille
de M. Frédéric d'Hausen, et de Mme, née Mathis de Grandseille,
avec M. Gaston de Joybert, fils du baron de Joybert et de Mme,
née d'André.
Les témoins étaient :
Pour le marié : la baronne de Dumast, née de Joybert, sa sœur,
et M. Antoine de Joybert, son frère ; pour la mariée : le
lieutenant André d'Hausen, du 11e cuirassiers, et le lieutenant
Etienne d'Hausen, du 25e dragons, ses frères.
Le service d'honneur était fait par :
Mlle de Pardieu et le lieutenant A. d'Hausen ;
Mlle de Lallemand de Nyon et M. Jean d'Hausen ; Mlle de Dumast
et M. Jean de Landrian ; Mlle Sabine de Grandseille et M.
Gabriel de Dumast.
Dans le cortège et l'assistance':
Le général, Mme et Mlle de Lardemelle ; baronne de Joybert ;
baron et baronne de Dumast ; capitaine et comtesse F. de Joybert
; baronne de Klopstein ; M. et Mme de Grandseille ; lieutenant
et Mme Etienne d'Hausen ; M. et Mme Henry Gomon ; colonel et Mme
Gouy ; capitaine er Mme E. de Lanouvelle ; M. et Mme H. de
Shacken ; M. Pierre de Gonneville ; M. et Mme des Aulnois ;
vicomtesse du Cray ; M. de Redon ; comtesse de Landrian ; M.
Piquemal ; baron A. de Ravinel ; M. et Mme du Chatelle ; marquis
de Lesseville ; baron et baronne de Landre ; barons Frédéric et
René de Klopstein ; M. J. de Lallemand de Mont ; comte et
comtesse de Guichen ; Mlles de Ravinel ; Mme et Mlles Keller ;
Mlle Degoutin ; M. et Mme H. de Gonneville ; M. et Mme Paul de
Thézy ; M. et Mlles de Roucy, etc.
A l'issue de la cérémonie, un lunch par petites tables réuni:
les invités au château de
Sainte-Marie, la belle propriété de M. et Mme F. d'Hausen, où
étaient exposés les nombreux cadeaux.
- La France militaire
20 mai 1914
Les obsèques de M. le vétérinaire-major de
2e classe Rousselot, de la place de Paris, chevalier de la
Légion d'honneur, décédé à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce,
ont eu lieu dimanche dernier à 9 heures, à la chapelle de cet
hôpital.
Le vétérinaire Rousselot était né à Blâmont
(Meurthe-et-Moselle), le 27 septembre 1870. Entré à Saumur en
1892, il en sortit aide-vétérinaire en 1893 et servit en cette
qualité au 25e d’artillerie, puis au 6e chasseurs. Il servit
successivement comme vétérinaire en second à Sétif, à
Constantine et fut affecté, en 1904, au 8e dragons, à
Vitry-le-François, puis à Lunéville. Promu vétérinaire en 1er en
1906 au 40e d’artillerie : il fut fait chevalier de la Légion
d'honneur en 1908, passa au 2e d'artillerie coloniale en 1909 et
accompagna la batterie de montagne de ce corps au Maroc en 1911.
Chef de service au camp de Tiflet, il prit part en 1912 à
différents combats (Bou-Mya, Tafoudeit, Yfran, Djebel-Outiki).
11 avait été rapatrié et affecté à la place de Paris le 23
septembre dernier.
De nombreux vétérinaires militaires et dos officiers de toutes
armes assistaient aux obsèques. Un discours ému fut prononcé par
M. le vétérinaire principal de 1re classe Bourgès, du
gouvernement militaire de Paris. L’inhumation a eu lieu à
Blâmont.
L’AFFAIRE DE BLAMONT
Un certain nombre de soldais français blessés au combat de
Blamont ont été dirigés sur Vichy. Ils sont presque tous
atteints aux jambes ou aux bras. Leur morals excellent.
lls déclarent qu’au point de vue tir, les Allemands sont des «
mazettes » et que fort heureusement, dans une très grande
proportion, leurs obus n’éclatent pas.
Tous rapportent de cette affaire de Blamont de trophées pris à
l’ennemi, casques, armes, éperons, etc...
D’après le récit d’un officier, également blessé, il tut
impossible de retenir les hommes. Les clairons sonnèrent la
charge à 1.500 mètres de l’ennemi et tous bondirent dans un élan
presque irréfléchi et culbutèrent l’Allemand.
- Courrier de Saône-et-Loire
23 juin 1915
De Lunéville aux Vosges. - Un combat assez
vif a été livré dans les parages d’Emberménil, dont il est de
temps à autre question. Au sud de ce village, entre le chemin de
fer et la vallée de la Vezouze, à l’ouest de Blamont, est le
village de Reillon, blotti dans un pli de la haute colline
allongée entre les voilons de Leintrey et d’Albe. Les Allemands
sont installés sur ces hauteurs, nous les y avons attaqués et
enlevé un point de leurs positions. Les Allemands sont par trois
fois revenus sur la position d’où ils avaient été chassés. A la
troisième tentative, ils nous ont obligés d’évacuer le site,
mais nous avons contre-attaqué à notre tour et repris le terrain
perdu, que les efforts de l’ennemi n’ont pu reconquérir. Les
combats, de ce côté, paraissent avoir pour but le nœud de routes
et de voies ferrées constitué par la petite ville de Blamont.
- Courrier de Saône-et-Loire
24 juin 1915
Lorraine orientale. - Les opérations
prennent de l’extension entre le chemin de fer de Lunéville à
Avricourt et le cours moyen de la Vezouze. Il ne s’agit plus
seulement d’escarmouches, comme on pouvait le croire, mais bien
de combats importants, ayant pour résultat la conquête d’un
terrain étendu.
Le théâtre de ces rencontres est à l’est de Lunéville, non loin
de la petite ville de Blamont. Comme nous le supposions hier, il
s’étend entre deux longs ruisseaux aboutissant à la Vezouze :
celui de Leintrey, naissant non loin du village de ce nom, près
du chemin de fer, et celui d’AIbe, qui, ayant sa source au sud
d’Avricourt, atteint la Vezouze en aval de Domèvre. La longue
colline qui sépare-les deux vallons a 319 mètres d’altitude près
de Leintrey et se tient sans cesse à plus de 300 mètres, alors
que la Vezouze coule à 250 mètres environ. C’est cette arête que
l'ennemi occupait et dont nous le chassons. Sa première ligne
est enlevée sur 1.500 mètres. Poursuivant ce succès, nos soldats
se sont avancés vers la vallée de l’Albe et ont atteint les
abords de Gondrexon et de Chazelies. L'ennemi a précipitamment
abandonné ses tranchées que l’on a trouvées remplies de
cadavres. Au sud-ouest d’Emberménil, même succès ; la hauteur
boisée des Remabois, qui domine Leintrey. a été abordée. Les
Allemands se sont concentrés près de là, fortement retranchés au
sud de Leintrey.
- Courrier de Saône-et-Loire
26 octobre 1915
En Lorraine. - Il faut suivre avec
attention les petits combats qui se poursuivent sans
interruption depuis tant de semaines au long des vallons de
l’Albe et de Leintrev, et sur les croupes qui les séparent.
Celui qui s’est livré vendredi nous vaut quelques précisions
relativement au, terrain disputé, il permet de supposer que la
ligne entre les deux parties suit le sommet de ces croupes. Un
chemin qui n’est pas partout en bon état d’entretien suit ce
faîte. Montant d’Amenoncourt au nord, sur l’Albe, il passe par
les points cotés 290, 303, 297, alors que les fonds des vallons
sont à 256 et 260 mètres, et va descendre sur le Leintrey à
Blemerey. Ce chemin est 'traversé près de la cote 290 par celui
de Leintrey à Gondrexon. C’est au point d’intersection que l'on
s’est battu vendredi. Les Allemands y étaient Installés dans une
tranchée fortement défendue; nos soldats sont parvenus à les
déloger et à occuper cette croisée de chemins. Ils font face à
des collines plus hautes - 353 mètres au-dessus d’Autrepierre -
séparant l’Albe de la Vezouse et derrière lesquelles se blottit
la minuscule ville de Blamont, dont la gare est le centre des
ravitaillements de l’ennemi. Blamont est à 7 kilomètres de la
tranchée que nous venons d’enlever. (La Liberté) Ardouin-Dumazet
- La Journée industrielle
19 juillet 1922
Brasserie Baumgarten
Nancy, 17 juillet. - En remplacement de M. L. Schott,
démissionnaire, le conseil d’administration de cette société
anonyme, au capital de 260.000 fr., dont le siège est à Blamont
(Meurthe-et-Moselle), a élu comme président M. Paul Thiry, de
Nancy.
- Journal de Lunéville
28 octobre 1923
Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du Mercredi 24 Octobre
Vagabondage et Mendicité. - Leprince Marie, 56 ans, sans
domicile fixe, a été rencontrée mendiant dans les rues de
Blâmont. - 15 jours de prison.
- L'Action française
17 juillet 1925
LE CONSEIL DE GUERRE DU 20e CORPS CONDAMNE
UN GENERAL BOCHE
Nancy, 16 juillet. - Le conseil de guerre du 20" corps vient de
juger un général allemand qui avait à répondre d'incendie, de
meurtre et de pillages accomplis en Lorraine le 10 août 1914.
La 3e brigade bavaroise, commandée par le général Schoch,
entrait dans le village de Nonhigny. Soudain, un soldat
bavarois, ivre, tirait un coup de fusil ; aussitôt, le général
prétendit que les habitants avaient tiré sur ses troupes et fit
fusiller sans jugement deux vieillards, Jules Bertrand et
Chatton ; il fit, en outre, emmener le maire et l'adjoint comme
otages et incendier le village, après en avoir fait enlever les
plus beaux meubles par des camions automobiles. Quarante-sept
maisons, l'église et la mairie furent détruites.
Le général Schoch a été condamné par contumace à vingt ans de
travaux forcés et vingt ans d'interdiction de séjour.
- Le Carnet de la semaine
19 juillet 1925
Et nous nous plaignons
Alors que la plupart de nos livres ne coûtent encore que le
double du prix d'avant-guerre, un ouvrage, assez peu littéraire,
mais fort consulté en cette période d'après Grand-Prix, le «
Chaix », pour l’appeler par son nom, se trouve avoir subi
l'application du coefficient 4. Ses nombreux lecteurs ne
manquent pas de se plaindre d'une si forte majoration. Ils ont
tort...
Qu'est-ce, en définitive, que les pauvres trois francs
cinquante-papier qu'ils doivent débourser, pour connaître
l’ensemble de nos horaires, si l'on considère l'état de choses
existant chez la plupart de nos voisins ?
Outre-Rhin notamment, l'indicateur officiel des chemins de fer
du « Reich » ne coûte pas moins de six marks et demi: pies de
trente-cinq francs! Il est vrai que les renseignements qu’on
peut, en le feuilletant, acquérir à ce prix fort, loin d'être
purement techniques et d’intérêt... particulier, comme on
pourrait croire, sont parfois bien suggestifs, surtout pour nous
autres...
C’est ainsi que l’Administration ferroviaire supérieure de
Berlin ne paraît nullement disposée à admettre le caractère
définitif des événements qui ont fait de l’ancienne
station-frontière » Deutsch-Avricourt » notre simple station de
« Nouvel-Avricourt ». Pour la désigner, on a forgé
l’archi-germanique néologisme d’ « Elfringen » !
Là serait plutôt un véritable grief...
- Journal de Lunéville
27 février 1927
Nécrologie
Nous apprenons la mort de M. Florent Meyer, ancien négociant à
Lunéville, dé cédé à Blâmont dans sa 90e année.
Le défunt était le père de feu M. l'abbé Meyer, curé de Domjevin.
et de Mile Maria Meyer à laquelle nous présentons nos sincères
condoléances.
- Journal de Lunéville
2 mai 1928
Tribunal correctionnel de Nancy
Audience du 28 Avril
Confirmé. - Jules Démange, 34 ans, charron, demeurant à
Remoncourt, fait appel d’un jugement du tribunal de simple
police de Blâmont le condamnant à 11 fr. d’amende pour tapage
injurieux au cours d’une discussion qu’il eut avec M. Georges
Fritsch.
Me Mougin, présentant la défense du prévenu, sollicite une
enquête. Le tribunal estime qu’il est suffisamment édifié par
les déclarations recueillies et il confirme le jugement.
- Journal de Lunéville
10 mars 1929
BLAMONT
Les vélos. - Grande-Rue, à Blâmont. les gendarmes ont relevé une
contravention contre A... Maurice, 18 ans, mécanicien demeurant
à Halloville, pour bicyclette non pourvue d’appareil sonore.
- De même, rue Principale, deux contraventions ont été relevées
: Ie contre M. G... André, 28 ans, employé à Blâmont. pour
défaut de feu rouge à l’arrière de sa motocyclette: 2e contre le
jeune N. .. M.. coquetier à Bénaménil, pour défaut d’appareil
sonore et de plaque d’identité à son vélo.
Fêtes de la Mi-Carême - C’est dimanche prochain qu’aura lieu à
l’occasion de la Mi-Carême, une pittoresque cavalcade composée
de nombreux chars, qui défilera dans l’après-midi par les rues
de la ville. Ces fêtes se termineront par une soirée dansante
organisée dans les salons de l’Hôtel de Ville, ornés de drapeaux
et de verdure, qui sera présidée par Sa Majesté la reine. Mlle
Garry, assistée de ses demoiselles d’honneur, toutes trois élues
dimanche dernier au fracas du jazz-band et des cuivres. Décors,
costumes, tout sera excellent.
Les chars, aux couleurs vives, seront couverts de guirlandes et
de verdure. Il nous est impossible de donner leur désignation,
d’abord parce qu’ils sont trop nombreux et ensuite parce qu’ils
ont tous été construits avec goût et dans l’espoir d’être plus
joli l’un, plus joli l’autre. Il y aura aussi de nombreux
masques qui seront la joie des petits.
Il se confirme déjà qu’il y aura de nombreux spectateurs des
environs qui voudront assister à la cavalcade. Si le soleil
voulait répondre à l’invitation qui lui a été faite et être de
la partie, ces fêtes, dont les préparatifs sont sur le point
d’être achevés, obtiendraient un succès sans précédent
C’est pour la première fois, en effet, qu’il y aura eu accord
entre tous les organisateurs pour pousser à fond la réussite.
- Journal de Lunéville
12 mai 1929
On nous écrit de Blâmont :
Les élections municipales de Blâmont paraissent devoir se
dérouler dans le calme malgré l’existence de trois listes, l'une
du Dr Hanriot, maire sortant, l'autre de M. de Turckheim,
conseiller général et une troisième de M. Mantout Robert,
important boucher et négociant en bestiaux ; il a tenu à faire
cavalier seul pour déclarer qu’il est l’ennemi du favoritisme ;
a-t-il voulu donner une leçon aux
membres cartellistes de la liste du Maire ?
Un incident comique a été l’envoi per le maire à M. de Turckheim
de la gendarmerie pour dresser procès-verbal aux afficheurs du
conseiller général qui ne trouvant que deux panneaux au lieu des
trois nécessaires y ont collé leurs affiches. Pourquoi n’y
avait-il que deux panneaux alors que le maire savait
parfaitement qu’il en fallait trois. La déclaration avait été
faite verbalement, comme cela est l’usage, qu’il y aurait une
liste de Turckheim ; personne à Blâmont ne l’ignorait. Ces
affiches ont été soigneusement arrachées.
Le lendemain sur demande écrite parut un troisième panneau. Il
s’agira de savoir si un procès-verbal était légal, une
déclaration verbale suffisant.
- Cà promet pour l’avenir, disent les habitants de Blâmont
désireux de vivre en paix. Si le bouillant docteur est élu maire
pour six ans, il passera ses journées à parcourir les rues de
Blâmont le nez au vent et l’œil partout pour faire distribuer
des procès-verbal à tous ceux qui ne seraient pas rigoureusement
en règle. On s’amusera.
La liste du Dr Hanriot est complète à 16 noms. Elle présente un
magnifique programme ; çà coûte si peu ! Mais comment se fait-il
que l’argent étant là comme le déclare le programme, on n’ait
rien fait de tout cela jusqu'à présent ? Mystère !
Ces Messieurs se déclarent franchement républicains, el
affirment que leurs délégués sénatoriaux auront la mission de
voter pour des candidats nettement républicains. Nettement,
franchement, cela s’explique par ce que ces Messieurs entendent
par républicains.
La liste de M. de Turckheim est incomplète à douze noms d’hommes
qualifiés pour siéger au Conseil Municipal.
Les électeurs en grande majorité se serviront de celle liste et
y ajouteront quatre noms à leur choix, à eux de décider de
l’avenir de la jolie petite cité qui s’anémiera de plus en plus
si une équipe nouvelle ne réagit pas vigoureusement.
Aux urnes, dimanche, de 8 heures à 3 heures après-midi. Pas
d’abstentions surtout !
- La Lorraine sociale
1er octobre 1930
CARNET FAMILIAL
Nous avons le plaisir d’apprendre le mariage de M. Pierre
Toussaint, diplômé notaire, du Syndicat des Employés de Nancy,
avec Mlle M.-T. Colin, fille de M. Colin, ancien professeur au
Lycée Louis-le Grand, maire de Blâmont, qui a été célébré le 10
septembre, en l'église de Blâmont.
Nous adressons nos meilleurs souhaits de bonheur et de
prospérité aux nouveaux époux.
- L'Ami du peuple
3 octobre 1930
TOUJOURS LES PASSAGES A NIVEAU
Une auto-mitrailleuse renversée par un train
Lunéville, 2 octobre (Dép. Ami du Peuple). - Au passage à niveau
de Croismare, une auto-mitrailleuse blindée, conduite par le
soldat Sichier du 3e ... M.T.., est entrée en collision avec le
train de la ligne Lunéville-Blâmont.
Sous la violence du choc la locomotive a déraillé et l’auto-mitrailleuse
a capoté dans un fossé. Il n’y a pas eu d’accident de personne ;
seuls des dégâts matériels sont importants.
- La Petite Gironde
14 juin 1931
UNE MYSTÉRIEUSE AFFAIRE D’EMPOISONNEMENT
EN MEURTHE-ET-MOSELLE
Vengeance ou cupidité ?
Nancy, 13 Juin. - Le docteur Laget trouverait-il en Lorraine des
Imitateurs ? Un double empoisonnement émeut la population de
Blamont. Depuis trois mois le parquet de Lunéville instruit
celte affaire, mais la crainte d'un scandale semble retarder
l’œuvre de la justice, tandis qu'au contraire les étranges
circonstances du drame passionnent l'opinion publique.
Le 13 décembre dernier, Mme Gouget, femme de ménage au service
de M. Lahoussay, vétérinaire à Blamont, su plaignit d’une
violente migraine. Son patron prit alors dans une boite où il
puisait pour son usage personnel un des deux cachets d'aspirine
qui restaient et l’offrit à Mme Gouget en lui disant : « Cela
apaisera votre mal. » Mais la femme de ménage fut terrassée par
les effets foudroyants d’un empoisonnement, et elle mourut
quatre heures plus tard, après d'atroces souffrances.
Son mari demeura seul avec trois Jeunes enfants.
Un mois plus tard, M. Lahoussay, le patron de Mme Gouget,
éprouvant un peu de fièvre, prit à son tour le dernier cachet de
sa boite. Aussitôt les symptômes d’un empoisonnement se
manifestèrent : troubles, vertiges, tremblement nerveux, et il
ne dut son salut qu’à la prompte intervention d'un médecin de
ses amis.
L’affaire fit grand bruit. Les soupçons s’éveillèrent. M. Gouget
porta plainte. Le parquet de Lunéville ordonna l’exhumation et
l'autopsie de la première victime. Aucun doute possible : la
mort était due à une absorption de strychnine. La poudre, dont
quelques fragments furent retrouvés sur les parois de la boite
suspecte, contenait aussi de la strychnine.
Telle est la gravité des révélations qui motivèrent de longues
et minutieuses enquêtes.
Elles ont déjà établi un point important : les cachets n’ont pus
été préparés par le pharmacien local, Ils étaient d’une marque
connue. Il semble donc impossible qu’une erreur ait été commise
au moment de leur fabrication. Faudrait-il admettre que
quelqu'un ait ouverts deux des cachets et remplacé leur contenu
inoffensif par de la strychnine ?
Quelle main criminelle a préparé et mêlé une substance nocive au
médicament dont M. Lahoussay faisait si souvent usage ? Est-ce
la vengeance ou la cupidité qui a fait agir le coupable ?
M. Gouget se porte partie civile dans le procès qu’il intente.
- Journal de Lunéville
17 janvier 1932
BLAMONT
Association des Sous-Officiers de Réserves - Le Jeudi 7 Janvier,
notre Ville recevait, dans sa Salle de Justice da Paix, les
membres du Comité que l’A.S.O.R. de Lunéville et arrondissement
avait délégués pour exposer aux Sous-Officiers de Réserve du
Canton, les avantages accordés aux candidats suivant les Cours
des Ecoles de Perfectionnement et les buts poursuivis par
l’Association.
Nous avons eu le plaisir de constater, que dans notre Canton
comme d'ailleurs dans tous les centres qui ont été visités par
l’A.S.O.R. les adhésions sont nombreuses et que nous adhérons à
un groupement puissant réunissant dans un même sentiment de
camaraderie et de patriotisme, tous les Sous-Officiers de
Réserve de l’Arrondissement de Lunéville, qui sont eux-mêmes
rattachés au fur et et à mesure de leurs adhésions, au vaste
groupement de la Fédération de Ia 20e Région.
Il nous reste à adresser un appel cordial aux retardataires qui,
nous n’en doutons pas se feront un plaisir de venir grossir nos
rangs
Une école ouvrira ses cours à Blâmont incessamment, sous les
auspices des O.R. du Canton, et sous la haute direction de M. le
Commandant Veil, c’est l'occasion pour les S.O.R. absents jeudi
de prendre contact avec leurs camarades.
- Journal de Lunéville
17 janvier 1932
CHAZELLES
Drame passionnel. - Samedi dernier, Aimé Babel. 34 an»,
mécanicien du cylindrage, rentrant de son travail, vers 16
heures, annonçait, sans autres explications, à son amie Odette
Vrot. âgée de 20 an» avec laquelle il vivait maritalement depuis
quatre mois. qu’il allait Ia quitter. Surexcitée par cette
brusque déclaration, Odette Vrot s’empara d’un couteau, et avant
que Babel ait pu esquisser un geste de défense, elle le lui
planta dans la poitrine. Babel, grièvement atteint, tomba sur le
sol. Quant à Odette Vrot, atterrée par l’acte qu’elle venait de
commettre, elle courut chercher du secours.
Le maire de la commune, prévenu, accourut aussitôt, fit déposer
Babel sur un lit et mander un médecin d’urgence à Blâmont.
Celui-ci ayant constaté une perforation du poumon, ordonna le
transfert immédiat du blessé à l’hôpital de Lunéville, où son
état fut considéré comme très grave. La fille Vrot, arrêtée par
les gendarmes, chercha à se disculper en prétendant qu’il
s’était blessé en tombant sur la pointe du couteau.
- Journal de Lunéville
22 octobre 1933
L’incendiaire de Blémerey
Mercredi après-midi venait aux assises l’affaire de Blémerey
dans laquelle Robert Prudhomme, cultivateur joua, mais à la
manière tragique, le Dépit Amoureux.
Le Président reproche à l’accusé des habitudes d’intempérance
qui le rendent irritable et mauvais.
Il courtisait Mlle Marianne Nuss, fille d’un fermier, il avait
l’intention de l’épouser mais ce mariage ne plaisait pas à ses
parents. Les deux jeunes gens prirent des arrhes sur une union
qui tardait trop.
Sur le rapport d’un camarade, Robert se crut trompé par Marianne
; il conçut sournoisement un projet de vengeance ; un soir qu’il
revenait ivre de la fêle de Saint-Martin, il mit le feu à une
meule appartenant à M. Nuss.
Les gendarmes de Blâmont ouvrirent une enquête qui se termina
par les aveux de Robert Prudhomme. Il comparait donc pour
incendie volontaire, crime pour lequel la loi prévoit la peine
de mort. L’accusé à son banc ne parait pas très ému, son visage
qui ne respire pas l'intelligence reste immobile tout au long de
l’audience ; il répond à peine aux questions du président.
Des témoins sont appelés ; d’abord M. le docteur Aubry, de
l’asile de Maréville ; il déclare que l'accusé porte le poids
d’une lourde hérédité alcoolique et que sa responsabilité doit
être retenue dans une mesure atténuée.
Les dépositions des autres témoins ont mis le public en gaieté :
M.CIaudin dans sa jovialité et son langage semble un personnage
extrait des « Couarails» de Fernand Rousselot.
Me Mougin, du barreau de Lunéville, partie civile, évalue à
5.000 francs la meule incendiée.
M. l’avocat général Durasse demande un verdict permettant une
application modérée de la loi.
Me Nicolas, du barreau de Lunéville, présente habilement la
défense de Robert Prudhomme, fils d’alcoolique, alcoolique
lui-même qui n’a qu’une intelligence et une responsabilité très
limitées.
Prudhomme est condamné à 2 ans de prison avec sursis et à 5.000
francs envers la partie civile.
- Journal de Lunéville
14 octobre 1934
REMERCIEMENTS
Canton de Blâmont
CHERS ÉLECTEURS.
Une fois de plus, vous avez bien voulu me faire confiance en me
déléguant au Conseil Général, de Meurthe-et-Moselle, pour
représenter le canton de Blâmont pendant une nouvelle période de
six années.
Je vous en remercie de tout cœur, heureux d'avoir eu une
majorité encore accrue.
Votre vote signifie nettement votre volonté d’Union Nationale
sous l’autorité vigilante de notre respecté Président du
Conseil. M. Doumergue qui travaille ardemment au redressement
moral, politique et économie dé notre cher Pays.
Le camouflage de mon concurrent, représentant du néfaste Cartel
et de la Franc-Maçonnerie, ne vous a pas trompés. Son programme
ne consistant qu’en injures contre moi et en admiration béate de
sa personne, vous l’avez renvoyé à ses chères études, avec son
barnum.
Si toute la France a voté comme vous pour l’Union franche et
sans arrière pensée, le relèvement se fera facilement.
II s’agit maintenant de convaincre ceux qui n’ont pas encore
compris la gravité de la situation et le danger du Front commun
révolutionnaire soutenu encore par trop de radicaux-socialistes.
Nous le combattrons à outrance par tous les moyens.
Peu à peu tout le Pays devra se joindre à nous contre les
ennemis de I’intérieur qui veulent le chambardent à leur profit,
ce qui encouragerait dangereusement nos ennemis séculaires de
l’autre côté du Rhin à tenter une nouvelle invasion.
Mettez-moi à contribution : je ferai toujours de mon mieux pour
vous à venir en aide.
A un tournant si grave de notre vie nationale, vous avez compris
où était le devoir.
Merci encore et haut les cœurs pour la défense de nos glorieuses
traditions.
Vive le canton de Blâmont !
Vive la France !
Adrien de TURCKHEIM
Conseiller Général
- Journal de Lunéville
21 avril 1935
BLAMONT
Société des pécheurs à la ligne. - Le Comité de la Société des
Pêcheurs à la ligne informe ses nombreux adhérents qu’ils
peuvent retirer les cartes émises pour la période 1935 1936. Ils
devront s'adressera MM. Fiel et Bertrand, pour Blamont ; à M.
Vigneron. vice-président, à Cirey et à M. Chevalier, pour
Domèvre.
Depuis sa dernière réunion, le Comité a eu le plaisir de
recevoir un don de 300 fr. des Etablissements Bechmann. D’autre
part. M le directeur de l'Ecole Nationale des Eaux et Forêts a
bien voulu réserver gratuitement à la société, pour l'exercice
1935, 3.800 alevins de truite commune qui seront immergés dans
le courant du mois de mai. Cette importante administration se
propose pour l'an prochain, d’en accorder une plus grande
quantité.
Au nom se tous ses adhérents, la société adresse aux généreux
donateurs ses vifs remerciements.
Société de tir. - Le première séance avait attiré sur le pas de
tir nombreux tireurs et tireuses, car les dames et demoiselles
ne se sont pas montrées les moins empressées â assister à cette
séance d'ouverture.
La fanfare la « Blâmontaise », qui prêtait son gracieux concours
à la première manifestation de notre société, a donné dans le
courant de l’après midi un concert fort applaudi par la foule
qui se pressait au stand des Marmottes.
Le Comité de la Société de tir a l'intention d’organiser lors
dune prochaine séance, en collaboration avec l'Union Blâmontaise
de la P. M., un cross-country avec départ et arrivée au stand.
Des prix importants viendront récompenser les gagnants de cette
course, qui ne manquera pas de susciter le plus vif intérêt
Nul doute que la population de Blâmont et du canton ne vienne
assister nombreuse à cette belle manifestation sportive.
Challenge du Blâmontais - Ce Challenge sera disputé pour la
troisième fois, le lundi de Pâques» entre quatre équipes faisant
partie de la F.F.F.A.
Pour cette journée sportive, nous nous sommes assurés le
concours de trois équipes qui comptent parmi les meilleures de
la région.
Avec ia participation de l’U.S.L. (réserve, S. F Sarrebourg
(mixte). A Chanteheux (1) et l'équipe locale le succès des
matches sera d’autant plus grand que les équipes se tiennent de
très près et pratiquent un jeu admirable.
Les excellents joueurs de Lunéville lutteront énergiquement pour
s’attribuer définitivement le Challenge puisque c’est leur
équipe qui, successivement pendant deux années a remporté ia
première place ; Chanteheux qui a terminé deuxième l’année
dernière donnera certainement un sérieux effort. Cependant, les
autres équipes voudront également s’attribuer la garde du
challenge, ce qui amènera une lutte active de toutes les
équipes.
Nous convions donc tous les amateurs de beau jeu à venir
applaudir les joueurs des équipes qui se trouveront en présence
lundi prochain sur le terrain des Capucins.
Les épreuves éliminatoires de cette importante compétition
auront lieu à partir de 8 h. 39 du matin.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Renversé par un camion. - M. Maurice Hern qui se trouvait devant
l'église de Domêvre a été renversé par un camion automobile
piloté par M. Georges Peltier, chauffeur a la société agricole
de Blâmont.
M. Hern, qui a été assez sérieusement blessé, a reçu les
premiers soins de M. le docteur Thomas et a été et suite
transporté à l'hôpital de Lunéville
Enquête.
IGNEY
Entr’aide aide et solidarité. - Le maire et le comité de l’A.M.C.
remercient bien vivement les personnes qui ont bien voulu
répondre à leur appel en faveur de la veuve et des enfants d'un
camarade A.C., récemment décédé. L’ne somme de 232 fr. a été
remise à la famille Une quête a été organisée parmi les enfants
de l'école en faveur de leurs petits camarades orphelins.
Plaints. - Mme Alfred Clauser, ménagère à Igney, a porte plainte
pour insultes et menaces contre M. L... R.., retraité.
- Journal de Lunéville
28 juin 1936
Blâmont
Ambulants - Les époux Albert Weizel, marchands de balais à
brosse, domiciliés à Saverne ont été verbalisés pour défaut de
patente de l’année en cours et pour défaut de récépissé de
déclaration de marchands ambulants.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Triple procès-verbal. - M. J. D.... boucher à Blâmont, a été
verbalisé pour défaut de miroir rétroviseur à la motocyclette
qu’il pilotait, et défaut de permis de conduire et de carte
grise
DOMJEVIN
A l'occasion du mariage Jouquet-Guise, une quête faite à la
mairie, au profit de la caisse des écoles a produit la somme de
44 fr. 35.
- Journal de Lunéville
8 novembre 1936
REILLON Accident mortel. - Un accident
mortel s’est produit mercredi matin à Reillon et a plongé la
paisible population de cette localité dans la consternation.
M. Albert Jacquot, ancien maire de Reillon, bien connu dans le
canton de Blâmont, se trouvait dans l’écurie de son fils,
lorsqu’un taureau subitement curieux, le terrassa. La lutte fut
courte ; aux premiers cris poussés par la victime, on accourut,
mais déjà il était trop tard. La bête, d’un coup de corne, avait
défoncé la poitrine du malheureux et la mort fut presque
instantanée.
- Journal de Lunéville
26 juin 1938
BLAMONT
Semaine de l’Enfance. - La vente des cartes faites a l'occasion
de la Semaine de l’enfance par les fillettes de l'école
communale, a produit 260 fr.
Nos vives félicitations aux gentilles petites vendeuses.
Bureau de Bienfaisance. - A l'occasion de leur mariage M et Mme
Signoret ont remis a M. le Maire une somme de 100 francs a titre
de don en faveur du bureau de bienfaisance.
Concours de pêche du 10 juillet. - Nous donnons ci-dessous la
première liste des dons en argent faits à l’occasion du concours
régional de pèche à la ligne du 10 ouille M. Jean Crouzier,
maire de Blamont, 100 fr. ; Anciens Etablissements Bechmann, 250
; Hôtel de Lorraine, 50 fr ; E. D., 10 fr ; M. A. Geiss,
receveur de l‘enregistrement, 20 fr. : M. Lartillot, percepteur,
20 fr. ; Mme Toubhans, 20 fr ;C.M., 5 fr., M. P. Schmittt,
boucher, 20 fr. ; G. Tiha, 10 fr ; Hôtel du Commerce, 50 fr. ;
M. Joly, 10 francs et 1 prix en nature ; M. Grandjean, 50 fr. ;
Jean Simon, 50 fr. ; M. Marchal, boucher, 50 fr. ;
M. Belissant 10 fr. ; M. Martin, ancien percepteur, 15 fr. ; L.
B., 100 fr. ; Anonyme, 300 fr. ; M. Villemont, architecte à
Domèvre-sur-Vezouze, 250 fr. ; S.A., 300 frans ; M. Masson, 5 fr.
; M. Blot. 5 fr. ; M. Colette, 5 fr. ; R. Martin, 10 fr. ; A.
Florentin, 10 fr. fr. ; P. Lévy, Grande Bue, 10 francs ; M.
Valentin, conseiller général à Marainviller, 50 fr. ; Docteur
Collot. Conseiller d’arrondissement, 20 fr. ; B. N., 20 francs ;
M. Humbert, 10 fr. ; Laiterie Saint-Hubert, 50 fr.
Nous rappelons que les dons et particulièrement ceux en nature
dont la liste sera publiée dans quelques jours doivent être
déposés chez. M. Henri Charton, Magasins Réunis, Grande Rue.
AUTREPIERRE
Trouvaille - M. Dillmann, berger à trouvé dans une rue de
Blâmont, un billet de banque, qu’il s’est empressé de déposer en
mairie où son propriétaire pourra le réclamer.
Nos félicitations à M. Dillmann pour son bel acte de probité.
AVRICOURT
Chute grave. - M. Rene Saintève, 36 ans, rentrait des champs sur
sa bicyclette. Il tomba soudain et resta étendu sur la route,
sans connaissance. Le docteur Collot, de Blâmont, aussitôt
appelé à donner ses soins au blessé, constata une commotion
cérébrale d’une certaine gravité. Dans sa chute, M. Saintève a
eu, en outre, une fracture du nez et de la mâchoire.
Un garçonnet tombe de cheval. - M. Verdenal, cultivateur,
rentrant des champs et conduisant un attelage, avait placé son
fils, âge de 14 ans, sur le dos d’un des chevaux.
La bête, soudain, eut peur et se cabra. L’enfant tomba sur la
route et se fractura le crâne. Le pauvre petit, dont l’état est
alarmant, a été conduit de toute urgence à l’hôpital de
Lunéville.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Concours de pèche - Nous rappelons que les pêcheurs qui doivent
participer au concours de pêche à la ligne qui doit avoir lieu
le 10 juillet à Blâmont, devront solliciter leur inscription
chez M. Chevalier, avant le 8 juillet. Le droit d’inscription
est fixé à 5 francs.
VERDENAL
Une quête au mariage Sautier-Perez a produit 44 francs pour le
monument aux morts.
- Journal de Lunéville
7 août 1938
COOPERATIVE DE BLE
de l’Arrondissement de Lunéville
[...]
Canton de Blâmont - Les agriculteurs de ce canton pourront
livrer leur blé à Blâmont, en magasin situé près des Grands
Moulins Scheffler, local loué par la Coopérative pour faciliter
les livraisons des cultivateurs de cette région. |