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- M. de Haldat, pour se
conformer au désir de l'Académie, transmet les renseignements
qu'il a pu recueillir sur le météore qui a été vu dans le
département de la Meurthe, le 4 mai dernier. -Ce météore a paru
vers deux heures du matin avec un éclat remarquable qui a attiré
l'attention de toutes les personnes éveillées, frappé de terreur
des chevaux de diligences qui furent renversées entre
Pont-à-Mousson et Nancy, Sarrebourg et Blamont. Des observateurs
éloignés de plus de 80 kilomètres l'ont aperçu et lui ont
attribué le même éclat. La durée de ce phénomène a été de trois
à quatre secondes; quelques personnes assurent qu'il a été
précédé de bruits. Autant qu'il est permis de se fonder Sur des
observations inexactes, sa hauteur ne peut pas être évaluée
au-dessous de 5 à 600 mètres.- Ce météore parait avoir été vu
aussi dans les départements du Doubs, de la Haute-Saône et de la
Meuse. Il en résulte qu'il a brillé sur une étendue de 40 à 50
lieues.
LISTE DES PRISONNIERS
TRANSFERES A BELLE-ILE, DANS LA NUIT du 5 au 6 aout 1848 [...]
Fort de L‘Est [...]
Vigneron (Jules), 31 ans, menuisier, né à Ogeviller (Meurthe).
Vol. - Masson, Auguste-Emile,
né à Ancerviller (Meurthe-et-Moselle), le 22 janvier 1856,
détenu à la maison centrale de Clairvaux, était occupé aux fours
à chaux du Seilly, quand le 3 août courant il parvint à s’évader
;
Afin d’échapper aux soupçons, il avait quitté ses vêtements de
prisonnier et les avaient remplacés par une blouse, un gilet et
un chapeau appartenant à des ouvriers employés dans la même
usine. Cinq minutes à peine s’étaient écoulées depuis sa
disparition, que le gardien s’en apercevait, et malgré toutes
les recherches, on ne parvint point à découvrir ses traces.
Masson, pendant le temps qu’il est resté à la maison centrale, a
eu une bonne conduite et travaillait bien, sa peine expirait le
29 mars prochain ; il a compris qu’en s’évadant il avait fait
une sottise, aussi a-t-il voulu la réparer, et c’est ce qui l’a
amené à se constituer prisonnier à Troyes entre les mains des
gendarmes.
Il n’en est pas moins prévenu de vol d’effets d’habillement, et
le tribunal le condamne à un mois de prison.
Objet trouvé.
Plainte avait été portée à la gendarmerie de Blâmont par le
sieur Etienne Bridey, cultivateur à Amenoncourt, contre le sieur
Joseph Marchai, cultivateur à Blâmont qu’il accusait de lui
avoir dérobé un palonnier estimé 5 fr.
De l’enquête il résulte que Marchai a trouvé l’objet sur la
route et l’a pris sans penser mal faire ; il s’est empressé
d’ailleurs de remettre l’objet au propriétaire.
Cris séditieux en
Alsace-Lorraine
Le tribunal correctionnel, dans son audience du 3 juillet, a
condamné à trois mois et quatre semaines de prison le sieur
Pierre Nagel, âgé de vingt-quatre ans. né à Avricourt, domicilié
à Innweiler, prés de Saint-Wendel, pour offenses envers
l'empereur et scandale public. Pierre Nagel vend des pierres à
aiguiser et trimballe sa marchandise dans une charrette par le
pays. Le 29 mai il arrivait à Châtenois. Son premier souci fut
de visiter les auberges du village, si bien qu’à la fin il était
ivre.
Il alla ensuite prendre sa carriole et la mit en pièces en
criant toutes sortes d’injures auxquelles il mêla le nom de
l’empereur lorsque l'agent de police Pétermann voulut le mettre
à la raison.
Conseil de guerre du 6e
Corps.
Séance du 29 juillet.
[...]
T... Alfred-Adonis, 23 ans, né à Avricourt (Meurthe-et-Moselle),
ancien domestique, cavalier de 2e classe au 12e dragons à
Commercy, est accusé d’avoir volé 6 porte-monnaie ! ainsi que
différents objets, appartenant à des volontaires du régiment.
Ces vols ont été commis depuis le mois de janvier jusqu’au mois
de juin 1890. Le total des sommes volées s’élève à 48 fr. 50.
Le conseil écarte la question d’abus de confiance et condamne
T... pour les vols à 3 ans de prison.
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
A LUNÉVILLE
On nous communique sur le passage de M. le Président de la
République à Lunéville, le mardi 7 juin, quelques détails de
nature à intéresser nos lecteurs, et bien propres à montrer la
considération dont nos coreligionnaires jouissent dans cette
ville et dans les sphères élevées, comme aussi la part active
qu’ils prennent au développement industriel du pays.
Dès lundi 6 juin, M. Edmond Bechmann, chef d’industrie à Blamont
(frère de M. Georges Bechmann de Paris), avait reçu du préfet de
Meurthe-et-Moselle une dépêche l’invitant à assister aux
réceptions officielles de M. Carnot. En effet, dans la réception
des autorités et notabilités qui a eu lieu le mardi matin, le
Président a conféré les insignes de la Légion d’honneur à M. E.
Bechmann, comme créateur de la fabrication des velours anglais à
Blâmont.
Elude de Me Triboulot,
notaire à Lunéville.
A VENDRE A L’AMIABLE
L’Usine dite le Moulin des Champs
Cette usine, située à Blâmont (Meurthe-et-Moselle), sur la
rivière de Vezouze, à proximité de la gare de Blamont, comprend
:
1° Force motrice hydraulique d'environ 23 chevaux, force à
vapeur produite par un moteur neuf de 50 chevaux (type Corllf,
construction Berger-André), le tout disposé pour pouvoir être
doublé ;
2° Bâtiments industriels, magasins, maison de direction, 20
logements d’employés et d’ouvriers, le tout en bon état ;
3° 12 hectares environ de prés, terres, jardins et surfaces
bâties.
Pour tous renseignements, s’adresser à M. D. Hausen,
propriétaire à Blamont, ou à Me Triboulot, notaire à Lunéville.
POUCE CORRECTIONNELLE DE
BAR-SUR-AUBE
Audience du 3 février 1900
Sur la poursuite de l’administration forestière, Lemaire
Léon-Hyacinthe-Odile, âgé de 20 ans, né à Paris, et Louviot
Firmin, âgé de 51 ans, né à Verdenal (Meurthe-et-Moselle),
domiciliés à Vannes-le-Châtel, verriers, travaillant
actuellement à la verrerie de Bayel, ont été condamnés par
défaut conjointement et solidairement en chacun 18 fr. 80
d’amende, 6 fr. 20 de restitution, et aux dépens, pour coupe et
enlèvement de bois mort, le 17 décembre, dans la forêt domaniale
de Clairvaux, canton de Poulegrive, territoire de Baroville.
Dupic Paul, âgé de 20 ans, né
à Igney (Meurthe et-Moselle), domestique, sans domicile fixe, en
fuite, a été condamné par défaut à 4 mois d’emprisonnement, pour
vol d*une somme de 50 francs au préjudice du sieur Pavoille
Henri-Constant, demeurant à Jessains, actuellement militaire en
Algérie.
BAR-SUR-SEINE
Tribunal correctionnel.
Baptiste Nicolas-Augustin, âgé de 44 ans, né à Autrepierre
(Meurthe-et-Moselle), manouvrier, né et demeurant à
Villiers-sous-Praslin, prévenu d’outrage public à la pudeur et
de violences envers son enfant mineure a été acquitté.
Les loups se mangent entre
eux.
DEPECHE DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER
Lunéville, 27 juillet.
La petite commune de Domjevin vient d’être le théâtre d’une
scène épique, dont les paisibles habitants garderont longtemps
le réjouissant souvenir. Voici, d’après l’enquête de la
gendarmerie, comment les faits se sont produits :
Il y a quelques jours, le curé de la paroisse, l’abbé Charrier,
recevait son changement. Il quittait donc le presbytère, où
venait s’installer aussitôt son successeur, M. Florent Mayer.
L’abbé Charrier voulut vendre à son collègue la récolte de son
jardin ; M. Mayer refusa. Peu satisfait, M. Charrier
s’introduisait avec un ouvrier dans son ancien domaine et
arracha tout, même les plantes encore vertes. Cette vengeance
n’assouvit pas sa colère : elle l’exaspéra plutôt.
Il pénétra dans la cure et se mit à injurier son collègue ; la
sœur de celui-ci, survenant, fut reçue de façon peu catholique.
Enfin, le père du curé Mayer, survenant à son tour, reçut dans
le ventre un formidable coup de pied de l’irascible pasteur. Le
pauvre vieillard - il a soixante-dix ans - poussa des cris de
douleur qui rassemblèrent une partie de la population.
Les paysans, outrés, se mirent en devoir de passer à tabac leur
ex-curé, qui, craignant une correction méritée, dut s'enfuir par
le derrière de la maison.
Le docteur Mégrat, de Lunéville, a dû être appelé près du père
Mayer. Il craint des complications.
La justice est saisie de l’affaire
LE PILORI
Paris 24 février. - Le « Journal des Débats » a pu connaître les
noms de queiques-uns des officiers assassins qui se sont
signalés par leurs cruautés. Après notre confrère, nous croyons
utile de les vouer à l'exécration du monde entier, en attendant
l'heure du châtiment.
Celui qui commandait les troupes bavaroises qui ont incendié le
village de Gerbeviller et ont fusillé de 40 à 50 enfants, femmes
ou vieillards, se nomme : Von Beeren, général de division,
commandant un corps d'armée.
A Embermenil (Meurthe-et-Moselle), une femme et un petit garçon
ont été fusillés par ordre du colonel commandant le 4e landwehr
bavarois. Ce colonel se nomme von Valade.
Une section a refusé d'exécuter l'ordre; une autre section a
obéi. C'est une section de la 2a compagnie du 1er bataillon,
commandée par le sous-lieutenant Willig lequel a declaré,
d'ailleurs, que oe jour était le plus pénible de sa vie.
Une victoire pangermaniste
Les Pangermains ont remporté un succès linguistique en Lorraine
: le 1er mai dernier, ils ont pris près de la frontière
cinquante-six villages. Ceux-ci, s'il faut tout dire, étaient
bien annexés depuis 45 ans, mais une reconnaissance
pangermanique ayant poussé une pointe jusque-là s'aperçut que
ces petites cités avaient gardé leurs noms français !
Après une vive escarmouche avec les autorités, les villages ont
été détruits. Il ne reste plus rien de ce qui fut Avricourt,
Noveant ou Chambrey. A leur place s'élèvent Elfringen, Neubùrg
et Kambrich.
Mais combien de temps garderont-ils ces noms bien allemands ?
Strassburg, 6. Juni. Unfälle.
Mit einem schwer verletzten Auge wurde die 60 jährige Katherine
Moziman aus Blamont in die Klinik verbracht. Sie war von einem
Granatsplitter getroffen worden.
Condamnation d'un office
ministériel
NANCY. 24 février. Téléph. Matin. Le tribunal correctionnel de
Lunéville a jugé Charles Barthmann, 29 ans, huissier suppléant à
Cirey-sur-Vezouze, où il remplaçait son frère tué au front.
S'occupant à côté de ses fonctions d'huissier de faire des
recouvrements, il s'appropria des sommes assez importantes,
notamment le montant d'une traité de 12.000 francs, encaissée
pour le compte de M. Ory, entrepreneur à Blamont. En outre
Barthmann vendit sa charge d'huissier, bien qu'il n'en eût pas
le droit, puisqu'il en avait seulement la gérance.
A l'audience, Charles Barthmann. avouant ses méfaits, a imploré
le pardon de ses juges. Son avocat, Me Joly, a, dans sa
plaidoirie, signalé que son client s'était bien conduit pendant
la guerre et qu'il avait été plusieurs fois blessé. Reconnu
coupable d'escroquerie et d'abus de confiance. Barthmann a été
condamné à huit mois de prison, sans sursis.
JUSTICE
CONDAMNATION D’UN OFFICIER MINISTERIEL
Le tribunal correctionnel de Lunéville a jugé Charles Barthmann,
29 ans, huissier suppléant à Cirey-sur-Vezouze. S’occupant à
côté de ses fonctions d’huissier de faire des recouvrements, il
s'appropria des sommes assez importantes, notamment le montant
d’une traite de 12000 francs, encaissée pour le compte de M. Ory,
entrepreneur à Blâmont. En outre, Barthmann vendit sa charge
d’huissier, bien qu’il n'en eût pas le droit, puisqu'il en avait
seulement la gérance.
Barthmann a été condamné à huit mois de prison.
Le Marché du Travail dans les
départements [...]
MEURTHE-ET-MOSELLE. - Travail actif dans une filature de coton
occupant 400 personne»; par suite du manque de main-d’œuvre, 90
métiers ne sont pas utilisés. L'atelier de teinture de cette
usine est sur le point d’être remis en marche. Situation normale
dans une fabrique de tissus de velours occupant 280 personnes.
l.e travail doit reprendre prochainement dans deux
établissements dépendant de cette usine et situés à Orgéviller
et Ancerviller. Un tissage doit prochainement être installé à
Blâmont. Aucun changement à Cirey dans une fabrique de glaces et
de produits chimiques. A Badonviller, travail normal dans une
faïencerie occupant plus de 500 ouvriers.
Un journal suisse de Délemont
écrit : « Le trafic ferroviaire entre l’Alsace d’une part, la
France et l’Allemagne de l’autre, a été considérablement
amélioré. Dans le nouvel horaire des chemins de fer figurent
notamment quatre rapides sur la ligne Strasbourg-Saverne- Paris
et retour avec wagons-lits. La durée du trajet Strasbourg-Paris
sera de 12 heures, contre 6 heures avant la guerre. La douane se
fera à « Elfringen », qui est le nouveau nom allemand d’Avricourt.
MAXÊVILLE
Mme Jean de BAEDTS ; Mme Veuve Louis de BAEDTS ; M. et Mme René
DUBOIS et leurs fils ; M. et Mme Paul MILBACH et leurs fils, et
toute la Famille, vous font part du décès de Monsieur Jean de
BAEDTS, survenu à Dijon, le 20 août 1943. à l’âge de 31 ans. Un
service religieux sera célébré pour le. repos de son âme le
lundi 27 septembre 1943, en l'église de Maxéville, à 10 heures.
- Maxéville:
10, rue de la République.
MAXEVILLE. - Mme Vve Louis de
BAEDTS ; M. et Mme René DUBOIS et leurs enfants ; M. et Mme Paul
MILBACH et leurs enfants, et toute la famille font part du
retour du corps de
Monsieur Jean de BAEDTS
massacré par les Allemands le 20 août 1943, A Dijon, A l'Age de
31 ans. Réunion au cimetière de Maxévllle, où la bénédiction et
l'inhumation auront lieu le Jeudi 3 novembre à 8 h. 30.
Maxévllle, 10, r. de la République.
Le chanoine Gustave Jeanjean
LA CROIX a fait part, en son temps, du décès du chanoine
Jeanjean, ancien professeur de psychologie et directeur de
laboratoire à l’institut catholique de Paris.
Né à Barbas, près de Blamont (Meurthe-et-Moselle) en 1876.
Gustave Jeanjean fit d excellentes études aux Séminaires de
Nancy. Il v fut formé par un corps professoral d’élite dans un
diocèse où le travail intellectuel est de tradition et en grand
honneur. Toutefois. sa vocation scientifique ne se manifesta
qu'après son ordination sacerdotale en 1899. Il est bientôt
relevé de son ministère paroissial pour recevoir la charge la
classe de philosophie de Saint-Sigisbert. Brillant professeur,
il continue de s'instruire durant les vacances dans les
Universités allemandes et aussi à Louvain où il était l’hôte de
son compatriote et ami le regretté P. Merkten.
Ses travaux attirent sur lui l’attention. Après plusieurs années
de professorat à Nancy, M. l’abbé Jeanjean vient à Pans où,
pendant quelque temps, il dirigera l’école Saint-Jean de Passy
et, jusqu'à la récente guerre, occupera la chaire de psychologie
pédagogique de l’Institut catholique.
« Il y créa et rendit célèbre un laboratoire où, avec sa chanté
et sa science reconnues, il se livre à
enfants anormaux, à l’amélioration physique et morale de leur
sort. Pendant de longues années, en liaison avec des
législateurs compréhensifs, avec les sommités de la médecine et
de la magistrature, il s'occupera de soigner, d’orienter, de
reclasser tous ces petits malheureux. » (La Croix de l’Est.)
C’est par milliers que des enfants furent ainsi scrupuleusement
examinés par lui et suivis dans la vie.
Dans les années d'avant 1914 et entre les deux guerres, son
renom s était étendu à travers le monde. Il fut appelé à donner
des conférences à Bruxelles, Louvain, Gand, dans les Universités
canadiennes. Il était à ce titre, chevalier de la Légion
d’honneur et docteur honorés causa de Montréal.
Le courageux labeur de M. l’abbé Jeanjean fut d’autant plus
méritoire qu'au cours de la guerre de 1914 il avait été blessé
Réformé à la suite d'une déchirure grave du poumon, il dut se
soigner d’abord en Suisse et plus tard à Cannes où il laissa un
profond souvenir.
Demeuré de santé fragile, et ressaisi par son atavisme paysan,
le chanoine Jeanjean vint s’installer à Pontoise, près de
l’école Saint-Martin où il mit gracieusement à la disposition de
jeunes professeurs, dans une école nouvelle tous les services
que sa science et sa vaste expérience lui permettaient de
rendre. En 1938. il prenait la direction du collège de Normandie
en partit au début d’avril 1940 pour se retirer à Castres
(Gironde), où il devait mourir, le 3 septembre, d’une crise
d'angine de poitrine.
Ces lignes ne sont que les prémices d une brochure en
préparation qui détaillera, outre l'existence du chanoine
Jeanjean. les traits de cet homme très vivant, de ce caractère
original, primesautier et avisé de cet esprit aiguisé et bolide.
de cet ami fidèle et délicat, de ce prêtre qui transforma
toujours ses études et consultations scientifiques en ministère
apostolique, en message de lumière, en offrande de charité
M. Duprey.
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