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Archives israélites de France - 1841, 1848, 1866


Archives israélites de France
1841

ADHÉSION AUX SENTIMENTS EXPRIMÉS DANS LE DISCOURS PRONONCÉ PAR M. AD. WORMS, président du Consistoire, à Metz (1).

Le meilleur moyen de fixer le Consistoire central sur le degré d'opportunité qu'il y a à s'occuper enfin sérieusement de son projet d'organisation, c'est de publier les manifestations qui se font dans le sens d'une amélioration devenue urgente. Les personnes honorables habitants de Blâmont et de Vic, dont les noms suivent, ont, comme les Israélites de Nancy, adhéré aux sentiments exprimés par M. Ad. Worms, président du Consistoire, à Metz.
MM. BORIS, lieutenant au 34e de ligne.
Léon SPIRE, tanneur.
Salomon SPIRE, tanneur.
Isidor HERTZ, tanneur.
Samuel LION, fabricant de broderies.
Emile Lion, élève de l'école polytechnique.
LÉMANT aîné, fabricant de calicots, membre du conseil municipal.
Lion LÉMANT, teneur de livres.
Maurice BIRIÉ, négociant.
Jacob SPIRE, propriétaire, membre du conseil municipal et de la commission de l'hospice.
LIÈVRE, négociant.
Sigisbert SPIRE, officier de la garde nationale.
Ab. SPIRE, propriétaire.
Isaïe SPIRE, notable, membre du conseil municipal.
S LIÈVRE jeune, négociant.
Simon SPIRE, négociant.
CAHIN, teinturier.
Oury BIRIÉ, propriétaire.
Alphonse SPIRE, caissier.
LÉVY, propriétaire, à Vic.
SPIRE, propriétaire, à Vic.
Emmanuel Marx PICARD fils, négociant à Nancy.
Aron LÉVY, négociant, à Sarrebourg.

(1) Voy. Numéro d'août, p. 469.


Archives israélites
1848

MORT DE M. SIGISBERT SPIRE.
Un homme de bien, M. Sigisbert Spire, de Blâmont, membre du Consistoire israélite de la Meurthe, est mort à l'âge de trente-huit ans, le 4 juin dernier, après une courte maladie et dont rien ne faisait présager la gravité.
Cette perte, qui plonge dans le deuil sa famille et ses nombreux amis, est considérable pour le Judaïsme français.
Dans ce temps d'égoîsme, où tant de gens ne sont occupés que d'intérêts matériels, M. Sigisbert Spire montra un zèle ardent pour la réforme de notre culte, et par conséquent, pour la conservation de nos intérêts religieux. C'est de lui que nous avons parlé dans le Numéro de mai, p. 250. Il était du petit nombre de ceux dont l'activité n'est pas renfermée dans la recherche de la fortune et des honneurs ; il avait pris au sérieux sa mission comme membre du Consistoire.
« Il serait impossible de vous dire, nous écrit notre correspondant de Blâmont, quelle consternation la nouvelle de son décès a produite sur les esprits dans ces environs, aussitôt que dans la nuit retentit tout-à-coup ce cri déchirant : « Sigisbert se meurt ! » les réjouissances de la fête patriotique furent suspendues et sacrifiées par la jeunesse de cette ville. C'était un spectacle touchant de voir cette foule de femmes, d'enfants et de vieillards, se pressant du matin au soir aux abords de la maison mortuaire pour prier, les larmes aux yeux, pour l'âme du défunt; cela suffit déjà à vous donner une idée du profond amour et des vifs regrets que cet homme de bien emporte avec soi. Et la pompe de ses funérailles, n'est-elle pas la plus éloquente preuve de l'estime et de la vénération que M. Sigisbert sut inspirer, par sa noble conduite et ses actes d'excellent citoyen, à tous ses coreligionnaires et concitoyens ? Un cortège imposant : écoles primaires et autres institutions de Blâmont, la garde nationale, toute la municipalité, une foule d'habitants des environs accourus pour lui rendre les derniers honneurs, précéda et suivit le convoi dans un morne et effrayant silence jusqu'à sa dernière demeure, où MM. Klotz, rabbin de Lunéville, et Lévy, ministre-officiant de la communauté, prirent la parole pour retracer avec chaleur les excellentes qualités et les vertus de l'homme que nous pleurons. Mais, nous le disons avec satisfaction, ce n'est pas seulement lorsque la dernière heure eut sonné pour Sigisbert et que son cceur généreux et sympathique à toute infortune eut cessé de battre, que ses vues libérales et élevées furent reconnues et appréciées à leur juste valeur : partout, à toute occasion où il y avait du bien à faire, une marque de confiance et d'estime à donner, où un homme de talent et de dévouement était nécessaire, c'était toujours sur lui que se portèrent les regards de tous ses concitoyens. Aussi, dès l'avènement de la République, fut-il porté aux honorables fonctions de premier adjoint au maire de la ville, et réélu Unanimement, il n'y a que peu de temps, au Consistoire de la circonscription de Nancy, qui perd en lui un de ses plus éclairés et zélés membres ; en un mot, on était sûr de le trouver à la tête de toute association ou comité formés dans un but louable quelconque. »


Archives israélites
1866

Mars 1866

La Lorraine vient de perdre un de nos coreligionnaires les meilleurs et les plus distingués.
Vendredi, 2 mars eut lieu à Blamont (Meurthe) les obsèques de M. Jacob Spire, adjoint au maire, président de la commission administrative du temple Israélite.
La compagnie des pompiers, tambours et clairons en tète, précédait le cercueil, qui était suivi par les enfants des écoles et des hospices, par les élèves du collège et une foule nombreuse, composée de toutes les notabilités de la ville et d'un grand concours de personnes venues du dehors.
M. le rabbin Isaac Lévy, de Lunéville, a retracé devant la tombe la vie si bien remplie du défunt ; le directeur des Archives, qui a pu personnellement apprécier les hautes qualités et l'inaltérable dévouement de Jacob Spire aux intérêts généraux de l'israélitisme aime à joindre, dans cette douloureuse occurrence, son propre témoignage à tant d'autres plus autorisés.

Septembre 1866

Notre coreligionnaire, M. Lémant aîné, a été choisi comme adjoint au maire de Blamont (Meurthe).

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