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Blémerey - Eglise 1914

Ce tout petit épisode de guerre intervenu dans l'église de Blémerey, sans doute le 26 décembre 1914 (l'ouvrage, édité en 1916 ayant reçu l'imprimatur le 26 novembre 1915) évoque un régiment de hussards qui reste à identifier.



Du champ de bataille au ciel
Chanoine Stéphen Coubé
1916

AUTOUR DE L HOSTIE

Et vous comprenez bien que de pareils hommes, en dehors même de la communion, font fête à l'hostie toutes les fois qu'ils la rencontrent; et, si elle est en danger, ils s'élancent dans les flammes pour la sauver. Au mois de juin 1915, ils célèbrent la Fête-Dieu avec dévotion ; partout où ils le peuvent, ils dressent des reposoirs et organisent des processions. Un jeune séminariste décrit une de ces cérémonies :
« A la place des belles processions du saint Sacrement au milieu des étendards et des fleurs, nous avons eu la procession des différentes compagnies qui sont venues successivement monter leur heure de garde auprès du bon Dieu, exposé toute la journée dans la petite église du village. Quatre drapeaux tricolores et deux bouquets de fleurs sont les seules parures de la maison du bon Dieu. Mais des centaines de coeurs purs, tout embaumés encore du souffle de Jésus qu'ils ont reçu le matin, sont venus célébrer sa gloire et chanter ses bienfaits (1) ! »
Quand, par hasard, ils trouvent une hostie dans une église en ruines, de quel respect ils l'entourent ! Un lieutenant de hussards de Marseille entre un matin avec ses hommes dans l'église de Blémerey, en pays lorrain. Un ciboire est là abandonné et qui contient une hostie. Que faire ?.. . Les soldats ont compris ce qui se passe, et tous se sont arrêtés, attentifs. Le lieutenant s'est agenouillé, silencieux, ému, certes, et peut-être hésitant sur ce qu'il doit l'aire. Peut- il confier une hostie à un de ses
hussards ? Peut-il même la mettre sur lui, à côté de son revolver ?
Puis, se relevant, très calme, il fait longuement le salut militaire, s'incline en prenant l'hostie de ses doigts qui tremblent un peu, et, lentement, se donne à lui-même la communion... L'avant -veille, pour Noël, en effet, n' a-t-il pas communié ? Et, comme il est parti tôt dans la nuit, il se trouve à jeun. Ensuite, quelques minutes, il est resté à genoux dans le silence de cette pauvre église morte. Ses hussards n'ont pas bougé, le regardant, émus, à genoux eux aussi.
Quand il partit, tous se relevèrent et, d'un geste unanime, portèrent la main à leur shako...

(1) Semaine religieuse de Poitiers, 21 juin 1915.


On retrouve le récit de cet évènement dans Le Pélerin n° 1977 du 11 février 1915 avec cette illustration :


 

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