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Coopérative de Reconstruction des Eglises - Assemblée générale 1926
 


Semaine religieuse du diocèse de Nancy et Toul
3 avril 1926
Supplément

Société Coopérative de Reconstruction des Eglises du Diocèse de Nancy

SOMMAIRE
Assemblée générale du 24 mars 1926 : Rapport moral sur l'Année 1925; Rapport financier sur l'Exercice 1925; Elections d'Administrateurs et de Commissaires; Rapport sur les Crédits et l'Emprunt départemental de 1926 ; Allocution de Monseigneur
Liste des églises confiées à la Coopérative : Situation des travaux au début de 1926.
SIÈGE SOCIAL NANCY: Salle Déglln


Comité de Patronage
Président d'Honneur:
Monseigneur DE LA CELLE, évêque de Nancy.
Membres:
MM. LEBRUN, MICHAUT et MICHEL, sénateurs de Meurthe-et-Moselle ;
MM. FERRY, MARIN, MAZERAND, DE WARREN et DE WENDEL, députés de Meurthe-et-Moselle ;
M. le général DE CASTELNAU ;
M. le général BALFOURIER.

Conseil d'administration
Président :
M. l'abbé THOUVENIN, représentant de Sainte-Geneviève (1923).
Vice-Président :
M. HENRIOT, maire de Chambley (1925).
Secrétaire :
M. l'abbé Fiel, représentant d'Ancerviller (1924).
Trésorier:
M. le comte DE MAHUET, représentant d'Arraye (1926).
Membres:
M. DARDDAINE, maire de Manoncourt-sur-Seille (1923); .M. GODFRIN, représentant de Gerbéviller (1926);
M.LEHALLE, maire de Fey (1924);
M. DE METZ-NOBLAT, représentant de Bey (1925).

Commission de surveillance
M. DIDELON, directeur de la Caisse d'épargne de Nancy;
M. BOHIN, ancien notaire.

Les Bureaux (Salle Déglln, 6, rue Léopold-Lallement), sont ouverts les Mardi, Jeudi et Samedi, de 10 heures à midi et le Samedi après-midi (Téléph. 22-93).

ASSEMBLÉE GÉNERALE
du 24 mars 1926
(Galerie Nord de la Salle Poirel)

Au bureau prennent place: Monseigneur de La Celle, évêque de Nancy, président d'honneur; M. le vicaire général Barbier ; MM. l'abbé Thouvenin, vicaire général honoraire, président Henriot, conseiller d'arrondissement, maire de Chambley, vice-président; le comte de Mahuet, trésorier ; Dardaine, Godfrin. et de Metz-Noblat, administrateurs de la Société; M. Didelon, directeur de la Caisse d'Epargne, commissaire aux comptes de la Coopérative; M. Préaud, chef du Service d'un contrôle des Coopératives.
On remarque dans la salle MM. Coulon, directeur de la Coopérative des Ecoles et Mairies ; Voinier, conseiller d'arrondissement, maire de Bouxières-aux-Chênes ; beaucoup de maires, de curés, d'architectes et d'entrepreneurs.
A 14 h. 15, M. l'abbé Thouvenin. après avoir salué Monseigneur de la Celle et les assistants, présente les excuses de M. le vicaire général Jérôme; de M. le chanoine Fiel, secrétaire de la Société, retenu par son ministère; de M. Hérot, chef du Contrôle financier, et de plusieurs maires et curés, empêchés d'assister à la réunion.
Le Président de la Société constate que les convocations ont été faites par invitations personnelles aux maires et aux curés des communes dont les églises sont confiées à la Coopérative, par annonce dans la Semaine religieuse et l'Eclair de l'Est; que 74 communes sur 101 adhérentes sont représentées et que plus des deux tiers des intérêts engagés sont représentés. En conséquence, il déclare que l'Assemblée est valablement constituée pour délibérer sur les questions inscrites à l'ordre du jour.
Puis il fait connaître la suite qui a été donnée aux délibérations de l'Assemblée générale précédente réunie le 3 mars 1925 : la liquidation officielle des comptes a été réalisée pour 21 communes avec l'approbation et le concours des Services des R.L. à la Préfecture et la Trésorerie générale; les difficultés financières ne se sont pas aggravées; les difficultés administratives ont été presque toutes aplanies, grâce aux décisions bienveillantes de M. le Préfet et à la bonne volonté des divers Services de la reconstitution .
Enfin, le compte rendu de la précédente Assemblée générale est adopté.

RAPPORT SUR L'EXERCICE 1925
présenté par M. de Metz-Noblat Membre du Conseil d'Administration

MONSEIGNEUR, MESSIEURS,
Par la suite des comptes-rendus annuels de l'activité de la Coopérative des Eglises, au cours des cinq dernières années, M. le chanoine Fiel, rapporteur habituel de la question, vous a tenus au courant du développement de la reconstitution des églises du diocèse. Il disait, il y a quelques mois, lors de la bénédiction de l'église de Flirey, qu'il ne convenait plus désormais de compter les édifices rendus au culte, mais ceux qui ne l'étaient pas encore. Il y en avait cinq à l'époque ; depuis, la paroisse de Leintrey est entrée en possession de son église.
L'année 1926 n'en trouve donc plus que quatre : Hussigny, dont la bénédiction sera faite en mai ; Longwy-Haut, en août; Mousson, dont le gros oeuvre est terminé; Nomeny, dont la tour commence à s'élever au-dessus du bâtiment principal achevé.
L'indispensable est à peu près partout en place en ce qui concerne les immeubles par destination : autel principal, table de communion, confessionnal, cloches, etc ... Par contre, il manque encore beaucoup du non indispensable; chaire ou ambon, petits autels, chemin de croix, statues, fonts baptismaux, etc ..
La reconstitution du mobilier, vases sacrés, garnitures d'autel, tapis, ornements, lingerie, livres, etc ... est encore assez en retard. C'est, en effet, dans l'ordre logique des choses, la dernière dont on ait eu à se préoccuper, et le ralentissement des paiements a eu ici un sérieux contrecoup.
A l'heure actuelle. les marchés en cours se terminent; mais nous sommes arrêtés. La Coopérative des églises ne pourra aller à nouveau de l'avant que si elle participe aux crédits de 1926 et à l'Emprunt départemental en préparation. Mais, avec ces nouvelles ressources, elle pourra alors assez rapidement mener à bonne fin une oeuvre déjà fortement avancée.
Actuellement, en effet, nous avons 21 comptes liquidés officiellement, au sens que nous avons défini à l'Assemblée générale de 1925: pour ces comptes concernant 21 communes, les indemnités déléguées s'élèvent à 10.992. 776 fr. 40; la dispense de remploi correspondant aux O. D. N. et aux emprunts est de 528. 791 francs ; les justifications imputées sur les indemnités communales se montent à 10.463.985 fr. 40.
Ces liquidations officielles, acceptées par le Contrôle financier, le Contrôle du remploi et le Contrôle des coopératives, signées par le Maire, le Président de la Coopérative et enfin par le Préfet, ont été notifiées au receveur communal par l'intermédiaire du Trésorier-Payeur général.
Nous attendons de la préfecture plusieurs autres liquidations officielles que nous avons proposées.
La liquidation réelle et définitive ne sera prononcée que plus tard, quand, compte tenu de toutes les ressources et de toutes les charges, nous pourrons les répartir entre toutes les communes adhérentes.
C'est avec joie que nous constatons les progrès de notre Société. L'année prochaine. nous espérons que la reconstitution des églises et de leur mobilier sera presque terminée et que la liquidation des comptes sera très avancée.
Le Président de la Société remercie M. de Metz d'avoir bien voulu suppléer M. le chanoine Fiel, pour faire le rapport sur la situation de la Coopérative des églises. Cette question ne donnant pas lieu à discussion, on passe à la situation financière.

EXERCICE FINANCIER 1925
Rapport présenté par M. le comte DE MAHUET, Trésorier de la Coopérative

Ire PARTIE
LA COOPÉRATIVE ET SES ADHÉRENTS. - TRAVAUX

Le Journal Grand Livre, après balance, se présente de la façon suivante :

 

DÉBIT

CRÉDIT

1° Caisse

341.842 55

2° Banque Renauld

75.604 70

3° Société Nancéienne

4.204.613 34

4° Entrepreneurs, Architectes, Fournisseurs, etc

46.332.339 40

46.332.339 40

5° Avances remboursables

20.910.178 71

22.022.295 60

6° Prêteurs

13.536.626 21

15.000.000 »

7° Sociétaires

46.492.779 91

44.430.068 06

8° Fonds commun

194.525 02

4.303.806 68

 

132.088.509 74

132.088.509 74


1° Notre encaisse comprend uniquement des obligations de la Défense Nationale, destinées à être négociées ou à être données en paiement pour travaux et fournitures. Ces opérations exigent beaucoup de ces valeurs en caisse.

2° La BANQUE RENAULD paie les travaux et fournisseurs ; en outre, elle paie les coupons des Bons que nous émettons depuis août i924.

3° La SOCIÉTÉ NANCÉIENNE gère le produit de notre emprunt 1921 et les crédits d'Etat, qui paient, comme la Banque Renauld, les travaux, les fournitures et les coupons des Bons 1924. Elle garde aussi la Garantie complémentaire de notre Emprunt 1921.
 
Nous avons en caisse et en banque.

4.622.060 59

comprenant:
Espèces 963 787 35
O. D. N. (Décennales) 3.328.012 83
O. D. N. (Sexennales)  204.348 66
Obligations des Eglises 125. 911 75

4° AUX ENTREPRENEURS, ARCHITECTES, FOURNISSEURS, etc., nous avions payé au 31 décembre 46 332.339 40 et au 1er janvier

38.783.425 15
Soit pour 1925. 7.548.914 25

5° Les opérations sur les AVANCES REMBOURSABLES sont ainsi résumées :

   

ATTRIBUTION (Crédit)

Années RÉDUCTION (Débit) Espèces O. D. N. (au taux d'émission) Bons de cession
      19-29 25-31
1921   100.000 00    
1922 102.968 35 752.968 35    
1923 5.234.620 71 8 669.848 07 2.063.071 30  
1924 9.533.024 57 62.615 51 9.699.814 54  8.205 68
1925 6.030.565 68     542.772 66 123 000 00
  20.910.178 71 9.585.481 93 11.762.885 93 542.772 66 131.205 18
   

22.022.295 60

Nous n'avons reçu de l'Etat cette année que 542.772 fr. 66 en obligations sexennales aliénables et 123 000 francs de bons de cession par l'intermédiaire d'un entrepreneur, soit au total un peu plus d'un demi million, alors que nous présentions pour réduction d'avance des justifications pour plus de six millions.

6° PRÊTEURS. - Nous avons encore à justifier 321.439 fr. 29 sur l'Emprunt 1921.

7° SOCIÉTAIRES. - De 1921 à 1924, nous avons reçu pour eux 38. 901965 fr 34
Et en 1925 7.590.814 47
Soit au total 46 492.779 81
Nous avons inscrit à leur crédit 44.430.1 68 fr. 06 dont 10.068.322 fr. 22 en 1925.

8° AU FONDS COMMUN. - Nous avons surtout à signaler au Débit une perte de 93 938 fr. 81 sur vente d'obligations de la Défense nationale, les frais de gestion qui s'élèvent à 8.043 fr. 25 et les frais de négociation des obligations décennales, avec Bons de la Coopérative. Cette dernière opération mérite quelques explications.
En 1924, quand nous avons vu que les crédits de l'Etat ne nous parvenaient plus que sous forme d'obligations, papier que nous ne pouvions donner en grande abondance à nos entrepreneurs, architectes et fournisseurs, nous avons fait appel aux catholiques en leur proposant des obligations contre des espèces et des bons de ma Défense nationale. Pour que ctte bonne oeuvre ne soit pas une mauvaise affaire, nous avons offert, outre l'obligation décennale, un Bon de la Coopérative payable par semestre en même temps que le coupon de l'obligation. On a répondu à notre appel, que la Croix de l'Est a fait entendre souvent à ses nombreux lecteurs.
Nous tenons à exprimer dans cette assemblée toute notre reconnaissance à son directeur, M. le Chanoine Boulanger.
La Croix de l'Est a placé 1.579 obligations de 1.000 francs en 1924 et 1.601 en 1925 et nos bureaux, 525 en 1924 et 126 en 1925; soit au total 3.831.000 francs en valeur nominale, ce qui donne : brut 3.711.068 fr. 35 et net 3.677.972 fr. 35.
Aux frais de négociation, nous devons ajouter le paiement des coupons des Bons : 49.360 fr. en 1925 (contre 10.000 fr. en 1924).
Au Crédit du Fonds commun, nous lisons des escomptes pour 2.248.576 fr. 08 dont, pour 1925, 176.298 fr. 80. Cette dernière somme est faible, parce que nos paiements ont été moindres que les années précédentes et que, en partie, ils ont été faits sans escompte en O. D. N. comptées au taux d'émission.
Nous trouvons encore : des intérêts pour 338 884 francs en 1925, somme qui naturellement est beaucoup moindre que celle de l'an dernier; une subvention de l'Etat; une subvention du Groupement 1922, réduisant de 1 %!es frais à notre charge pour le premier emprunt départemental.
Après balance, le développement du Fonds commun s'établit de la façon suivante :

 

DÉBIT

Union et placement 8.062 00
Bons 1924 92.524 18
Perte sur O. D.N. 93.938 84
  194.525 02
 

CRÉDIT

Société prestations 1.150 00
Escomptes 2.248.576 08
Divers 2.054. 080 60
  4.303.806 68

Les escomptes. les intérêts et les autres bonis du Fonds commun, ainsi que les dons faits à la coopérative, serviront à atténuer la perte qu'elle éprouve en empruntant et en négociant des obligations de la Défense nationale.
En effet, les crédits accordés par l'Etat comprennent : espèces, 9.585. 431 fr. 93; bons de cession, 131.205 fr. 08; emprunt de la Coopérative (1921), 15 millions ; emprunt départemental (1922), 11.460.330 fr. 53 ; O.D.N. (1929): 11.762.885 fr. 93, O.D.N. (25-31), 542.772 fr. 66, total : 48.482.626 fr. 13; leur produit net est de 44.697.055 fr. 75.
Nous avons donc reçu en espèces moins de 20 % des crédits encaissés. Aussi, la perte officiellement reconnus s'élève-t-elle à la somme formidable de 3.785.570 fr. 38, somme qui, en 1926, vient d'être portée à 4.060.578 fr. 93 par des paiements en obligations inaliénables et qui va être encore augmentée si la Coopérative participe au nouvel emprunt départemental. Il n'y a pas de Coopérative qui, absolument et relativement, ait subi une perte aussi forte que notre Société.
MM. les Maires et Curés, qui nous ont confié les indemnités de leurs églises, sont priés de ne pas nous en vouloir, quand nous leur demandons d'ajourner ou même de supprimer certains marchés : leurs indemnités ne sont pas nettes, elles subissent une perte, une dépréciation qui est le fait de l'Etat, leur débiteur ou plutôt de la situation financière et non pas de la Coopérative, leur mandataire.
Notre rêve avait été de vous restituer, Monseigneur, les offrandes que vous avez recueillies dans le diocèse et que vous avez données à la Coopérative. Aujourd'hui. nous craignons que cet appoint ne suffise pas à combler le déficit causé par les paiements défectueux de l'Etat. Nous espérons qu'avec le concours de MM. les Maires et Curés, d'une part, et de MM. les entrepreneurs, architectes et fournisseurs, d'autre part, nous pourrons réduire dans une très large mesure la perte officiellement constatée et doter toutes les églises du mobilier indispensable,

IIe PARTIE
COMPTE « OBLIGATAIRES ». - EMPRUNT 1921

En 1925, nous avions à payer : 28.792 coupons n° 6 du 1er janvier et 28.792 coupons n° 7 du 1er juillet; 452 obligations remboursables le 1er juillet et le reliquat des coupons échus et des obligations sorties dans les années précédentes : 1.116 coupons n° 1, 2, 3, 4 et 5 et 164 obligations sorties en 1923 ou 1924 : soit au total : 58.700 coupons et 616 obligations.
Nous avons payé 57.299 coupons et 481 obligations. Il reste dû 1.401 coupons et 135 obligations.
La situation financière s'établit de la façon suivante :

Recettes. - Annuités de l'Etat 1. 054.439 00
Intérêts en banque 9.550 95
Rectification pr double paiement 1.030 00
Solde 1924 468. 490 60
  1.533. 510 55
Dépenses. - 481 obligations amorties de 500 fr. 240.500 00
57.299 coupons échus, de 15 fr. 859.485 00
Service financier 2.00000
Commissions de banques 1.373 55
  1.103.358 55
Solde 430. 152 11

Tel est le résumé des opérations financières de la Société.
Nous vous prions, après que vous aurez entendu le rapport des Commissaires aux comptes, de vouloir bien les approuver,

Rapport des Commissaires des Comptes présenté par M. Didelon
Directeur de la Caisse d'épargne de Nancy

La comptabilité de la Coopérative des Eglises est encore plus compliquée que celle d'une coopérative ordinaire. Les dons des communes et des particuliers, les compensations, les commissions, les pertes sur obligations, les avances sur coupons s'enchevêtrent dans un véritable dédale financier. Seul un ancien professeur de mathématiques spéciales comme le chanoine Thouvenin est capable d'y manoeuvrer sans hésitation, S'il fallait que de simples Commissaires aux comptes reprennent toutes les opérations, pour les analyser dans leur ordre logique, un mois de travail n'y suffirait pas. Bornons-nous donc à un coup d'oeil d'ensemble.
CAISSE. - L'encaisse s'élève à 4.622.060 fr. 59. tant dans le coffre-fort de la Coopérative que dans les banques. Les espèces sont plutôt rares : 963.787 fr. 35; le reste est composé d'obligations décennales ou sexennales et d'obligations des églises pour la somme totale de 3.658.273 fr. 24, valeur taux d'émission. La valeur réelle est malheureusement moindre.
AVANCES REMBOURSABLES. - Il reste à justifier 1 .112.116 fr. 89 à ce poste et une remarque très importante peut être notée dans les attributions faites à la Coopérative en 1925. Tandis qu'en 1923, huit millions 1/2 d'avances avaient été consenties en espèces, en 1925 elles sont réduites à zéro, bien que le département de Meurthe-et-Moselle ait reçu plusieurs millions en espèces pour la reconstruction. Nous ne pouvons que regretter cette exclusion, car il en résultera une perte certaine dans la liquidation définitive, .
TRAVAUX. - La Coopérative doit, en effet, justifier pour 52 millions de travaux; elle a déjà payé 46 millions 1/2 aux entrepreneurs et architectes. Il reste donc 6 millions 1/2 à solder après travaux accomplis et c'est id qu'interviendront utilement les bénéfices constatés au Fonds commun.
FONDS COMMUN. - L'examen des comptes fait ressortir un bénéfice de 4.109.281 fr. 16 et il justifie à lui seul la bonne gestion de votre Coopérative par le Conseil d'administration et son animateur.
Il leur appartiendra, pour terminer les travaux et liquider sans perte ni profit, de décider si vous devez attendre de l'Etat le payement en espèces. bons ou obligations, ou s'il est préférable de profiter de l'Emprunt départemental en gestation. Perdre de 18 à 23 % du montant des indemnités est un gros sacrifice; nous sommes loin du précédent emprunt qui n'a coûté que 4 % aux sinistrés, défalcation faite des remises consenties par les entrepreneurs.
Tenant compte de nos observations antérieures, les comptables ont passé leurs écritures avec plus de soin ; on remarque très peu de ratures ou surcharges; aussi pouvons-nous féliciter ces comptables qui ont accompli dans de bonnes conditions une besogne très difficile.
Nous vous proposons, en conséquence, d'admettre les comptes de l'année 1925 tels qu'ils sont présentés par le Conseil d'administration, en remerciant M. le chanoine Thouvenin et ses aides pour le travail et le zèle dont ils ont fait preuve pendant le dernier exercice.
DIDELON. J. MALVAL

Le Président de la Coopérative remercie M. de Mahuet, trésorier, et MM. Didelon et Malval, commissaires aux comptes, d'avoir bien voulu présenter leurs rapports sur la situation financière de la Société. La Commission de surveillance, avec raison. signale la complexité de nos écritures. Nous avons, en effet, plusieurs unités de comptes. Si nous n'avons pas de franc-or, nous devons inscrire dans une même comptabilité le franc-papier en espèces, le franc-papier de l'Emprunt 1921, déprécié de 7.61 %, le franc-papier de l'Emprunt 1922, déprécié de 9,30 %, le franc-papier des O. D. N. décennales déprécié d'une façon variable de 2 1 à 25 %, le franc-papier des O. D. N. sexennales aliénables du 16 février 1931 déprécié de 22 à 27 %, enfin le franc-papier des O. D. N, inaliénables dont on ne connait pas la dépréciation, sans compter les francs-papiers que nous pourrons recevoir en titres quadriennaux ou décennaux ou encore en emprunt 1926.
Malgré les difficultés inhérentes à une comptabilité aussi complexe, nous croyons néanmoins avoir tenu un compte suffisant des variations de notre monnaie et nous vous demandons de vouloir bien approuver les opérations financières de 1925.
Cette proposition, mise aux voix, est adoptée à l'unanimité.

Elections d' Administrateurs et de Commissaires aux comptes.

Sont réélus administrateurs MM. Dardaine et Godfrin.
M. Malval, ayant été nommé, en 1925, adjoint au maire de Nancy, demande à être remplacé. On propose M. Bohin, ancien notaire.
Sont alors élus commissaires aux comptes MM. Didelon et Bohin.
Le Président de la Coopérative remercie M. Malval d'avoir bien voulu, pendant cinq ans, apporter à notre Société le concours de son expérience et de son dévouement.

RAPPORT SUR LES CRÉDITS
et sur
L'EMPRUNT DÉPARTEMENTAL 1926

présenté par M. l'abbé Thouvenin Président de la Coopérative

Ce matin, à l'Assemblée de l'Union des Coopératives, nous avons étudié, en général, les questions des crédits et de l'emprunt de 1926. Ce soir, il suffit de faire l'application de cette étude à la Coopérative des Eglises.
En chiffres ronds, le montant des indemnités dues par l'Etat à la Coopérative est de 53.847.000 francs; celui des crédits accordés jusqu'ici est de 49 485 000 francs ; nous ayons encore à recevoir de l'Etat la différence, soit 4 362.000 francs.
Admettons que par suite d'imputations erronées, ou pour d'autres motifs, il y ait 362.000 francs d'indisponible pour le moment, c'est donc quatre millions que nous attendons de l'Etat.
Faut-il, celle année, demander cette somme tout entière, soit directement sur les fonds de l'Etat. soit indirectement sur Ies fonds de l'Emprunt départemental ? Si oui, dans quelle proportion ? Si on prend à l'Emprunt, quels titres pourrait-on déléguer au Groupement en voie de formation ? Comment en supporter les frais?
Tout d'abord, il semble que tous nous voudrions en finir au plus tôt. Fût-ce même au prix de quelques sacrifices. C'est en partant de cette hypothèse que je vais faire des propositions.
Devons-nous demander tout à l'Emprunt ? Nous ne le pouvons pas pour deux raisons : la perte serait d'un million, ce qui est excessif pour la Coopérative des Eglises; de plus, nous ne pouvons déléguer les titres de 2eme' catégorie représentant l'indemnité pour le mobilier.
C'est pourquoi nous nous proposons de prendre seulement deux millions à l'Emprunt départemental 1926. Les communes pour lesquelles nous participerons à l'Emprunt sont surtout celles qui ont adhéré à la Coopérative après les emprunts de 1921 et de 1922. Sans elles, nous avions tous les crédits nécessaires; c'est leur adhésion tardive qui nous cause des embarras; il est donc juste qu'elles supportent, au moins partiellement, les frais d'emprunt; d'ailleurs, ces frais ne dépasseront pas la perte qu'elles auraient éprouvée avec des obligations de la défense nationale; nous ferons toutefois notre possible pour que les frais d'emprunt n'absorbent pas une trop grande partie de leur indemnité.
Il reste à demander deux millions sur les fonds d'Etat.
Nous croyons devoir écarter les obligations sexennales aliénables ou inaliénables dont nous avons encore un stock important et qui d'ailleurs ne seront plus émises à partir du 1er mai prochain. En outre, nous ne prendrons des prestations en nature qu'autant que nous pourrons nous entendre avec des entrepreneurs, des commerçants ou des industriels.
C'est donc deux millions que nous demanderons en espèces, en titres quadriennaux et en annuités décennales.
Les paiements en espèces ne peuvent atteindre cette somme, car ils sont réservés, d'après la loi du 27 février dernier, à la reconstitution immobilière; en demandant un million, nous ne pensons pas exagérer, puisque, jusqu'ici, les paiements faits en espèces par l'Etat à la Coopérative des Eglises sont inférieurs à 20 % du total des crédits encaissées. Nous demanderons le surplus aux titres quadriennaux pour le remploi immobilier, et en annuités décennales pour remploi de touts espèce; ces derniers paiements prolongeront nos opérations encore pendant quatre ou dix ans. Mais si MM. les Curés sont pressés d'achever la reconstitution de leur église, ils pourront rechercher et fournir des fonds à la Coopérative, et en échange celle-ci leur donnera en nantissement des titres payables sans intérêt de semestre en semestre, en huit termes égaux, ou bien encore elle leur remettra des titres amortissables en dix ans, par semestre et capitalisés au taux annuel de 6 %; les titres décennaux pourront être mis au nom du bailleur de fonds. Cette dernière opération nous semble très avantageuse: elle pourrait même être proposée à des institutions qui cherchent à placer des fonds.
En résumé : l'Etat nous doit encore quatre millions; sauf avis contraire de votre part ou de la part des communes adhérentes, nous en demanderons deux à l'Emprunt 1926, un sur crédits espèces, 1 /2 sur titres quadriennaux et 1/2 sur annuités décennales.
Si toutes nos prévisions sont réalisées, la reconstitution de nos églises sera presque entièrement terminée dans le cours de cette année et la Coopérative des Eglises, à partir de 1927, n'aura plus qu'à liquider les comptes des communes adhérentes.

M. l'abbé Thouvenin répond aux demandes d'explications. Il est bien exact que la Coopérative des Eglises n'a pas reçu, en espèces, 20 % des crédits qu'elle a encaissés sur indemnités de dommages de guerre. Ce n'est nullement la faute de l'Administration; mais ce fait tient à deux causes : la Coopérative des Eglises n'a été fondée qu'en 1921 et n'a commencé de grands travaux qu'en 1922, alors que les autres Coopératives, fondées en 1919. étaient en pleine activité en 1921 et 1922 et qu'elles absorbaient la plupart des crédits; d'ailleurs, nous l'avons déjà dit l'an dernier, en faisant l'Emprunt des Eglises (1921), en participant largement à l'Emprunt départemental (1922). en acceptant beaucoup d'O. D. N., nous avons voulu laisser les crédits en espèces aux particuliers sinistrés : nous comptions sur la Providence et nous espérions l'aide des catholiques et nous n'avons pas été déçus.
Néanmoins, ce nous est une raison pour obtenir, cette année. au moins un million en espèces et d'ailleurs la loi du 27 février 1926 affirme nos droits.
Demain, nous demanderons aux Maires les délibérations et les signatures nécessaires pour participer au futur Groupement 1926.
Au fur et à mesure que nous recevrons des crédits, nous admettrons de nouveaux marchés en adoptant l'ordre de priorité suivant: 1 ° Cloches, horloge, maitre-autel, table de communion avec ambon, confessionnal, bancs, buffet de sacristie, etc ... ; 2° Installation électrique, chemin de croix, stalles et boiseries, fonds de baptême, etc ... ; 3° Mobilier.
En raison de la perte énorme causée par les emprunts et les O.D.N., nous réserverons une marge de 5 %. Pour le moment, nous ne ferons donc des marchés que pour 95 % des indemnités au maximum.
Toutes ces propositions sont adoptées.

ALLOCUTION DE Mgr DE LA CELLE (1)

Monseigneur tire les conclusions de cette réunion dans une courte allocution qui est très applaudie.
Il résulte, en effet, dit-il, d'après les rapports fournis, que l'oeuvre de la Coopérative des Eglises est presque terminée.
Et Monseigneur félicite chaleureusement maires, curés, architectes et entrepreneurs dont l'entente a été parfaite. Il souligne encore avec force le dévouement et la science technique qu'a déployés M. le vicaire général Thouvenin. Aussi Monseigneur lui en exprime-t-il publiquement toute sa reconnaissance. Malgré les difficultés, il se montre très optimiste, car il sait que les destinées de la Coopérative des Eglises sont entre bonnes mains. N'a-t-on pas reconstruit cent trois églises dans l'espace de cinq ans. C'est un véritable tour de force.
Et Mgr de la Celle termine en adressant un cordial merci à tous et en caressant l'espoir que l'année prochaine les derniers comptes de coopérative seront définitivement liquidés.
C'est sur ces paroles d'espérance que la séance est levée.
(1) Extrait de l'Eclair de l'Est. Nous remercions ce journal d'avoir bien voulu donner une large publicité de notre Assemblée générale du 24 mars dernier.

Eglises confiées à la Coopérative

COMMUNES

NATURE des travaux à exécuter

SITUATION au début de 1926
Aboucourt Reconstruct. totale Livrée au culte
Aix - - -
Ancerviller - - -
Angomont - - -
Armaucourt - partielle -
Arracourt - totale -
Arraye - partielle -
Audun-le-Roman Réparat. importante -
Bathelémont Reconstruct. partielle -
Beaumont - - -
Bernécourt - - -
Bey - totale -
Bezange - - -
Blémery - - -
Bouxiéres-aux-Chênes - - -
Bouxières-s.-Froidmont - partielle -
Brin - totale -
Bures - - -
Cercueil Réparation   -
Chambley Reconstruct. totale -
Champenoux - partielle -
Charey - totale -
Chazelles - - -
Chenicourt - - -
Clémery - partielle -
Cutry - totale -
Dampvitoux - - -
Domèvre-sur-Vezouse - partielle -
Dommartin-la-Chaussée - totale -
Doncourt-les-Beuveille - - -
Einville - partielle -
Emberménil - totale -
Eply - - -
Fey - - -
Flirey - - -
Gerbéviller - partielle -
Gondrexon - totale -
Hagéville - - -
Halloville - - -
Hamonville - - -
Han - partielle -
Harbouey - totale -
Hénaménil - - -
Herbeviller -- - _
Hussigny - - En voie d'aménagement intérieur
Jeandelize - - Livrée au culte
Laix - partielle -
Lanfroicourt - - -
Leintrey - totale -
Lesménils - - -
Létricourt - - -
Leyr - partielle -
Limey - totale -
Lironville - - -
Longwy-haut (Beaux Arts) - partielle En voie d'aménagement intérieur
Magnières - - Livrée au culte
Manoncourt-sur-Seille - totale -
Mignéville - partielle -
Moncel-sur-Seille - totale -
Montreus - - -
Morfontaine - partielle -
Morville-sur-Seille - totale -
Mouacourt - - -
Mousson - - En voie d'aménagement intérieur
Neuviller-les-Badonviller - - Livrée au culte
Nomenu (Beaux-Arts) - partielle Gros oeuvre achevé
Nonhigny - - Livrée au culte
Pannes - - -
Parroy - totale -
Parux - - -
Philin - partielle -
Port-sur-Seille - totale -
Prény - - -
Raucourt - - -
Réchicourt - - -
Reillon - - -
Réméréville - partielle -
Rouvres - totale -
Saint-Baussant - - -
Saint-Julien - partielle -
Saint-Geneviève - - -
Seicheprey - totale -
Serres - - -
Sornéville - partielle -
Thiaucourt - totale -
Vaucourt - totale -
Vého - - -
Vittonville - - -
Xousse - - -

Eglises dont les dommages étaient peu importants

Anthelupt Bruley Longwy-Bas Thézey-Saint-Martin
Auboué Gondrecourt Merviller Vacqueville
Baccarat Joudreville Noviant-aux-Prés
Blâmont Landres Saffais

 

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