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L'Est Républicain

- 1911 -

L'année 1911 étant très riche en évènements, nous en avons séparés deux modules :
-
Le crime de Domêvre sur Vezouze - Juillet 1911
- Les fêtes de Blâmont - 12 et 13 août 1911
 


7 janvier 1911
Gaz d'Avricourt. C'est une Société capital de 50,000 francs qui veut doter la commune d'Igney-Avricourt d'une distribution de gaz au moyen de gaz aérogènes- air carburé.
Le fondateur est M. E Morin.
Une installation analogue fonctionne déjà à Cirey.


8 janvier 1911
Igney-Avricourt
Une conférence sur « 40 ans de germanisation » sera faite, sous les auspices de l'Union des amis de l'école, par M. Ch. Joly, avocat, le dimanche 8 courant, à deux heures du soir. Cette conférence est publique et son entrée gratuite.
18 janvier 1911
Domjevin
La gendarmerie a ouvert une enquête pour découvrir un acte de malpropreté commis dans l'église de Dornjevin. Un individu ayant pénétré dans l'édifice a accompli un besoin naturel devant le maître autel.
19 janvier 1911
Le général Klein
A la liste des pairs et sénateurs de l'ancien département de la Meurthe, que nous avons publiée, d'après les documents officiels et les annuaires, il y a lieu d'ajouter le nom du général-comte Klein, qui fut nommé sénateur de l'Empire en 1807 (le seul lorrain, avec l'abbé-comte Grégoire, élevé à cette dignité). Le général Klein siégea ensuite à la Chambre des Pairs de 1814 à 1847. 11 était né à Blâmont le 24 janvier 1761, compatriote par conséquent, de Régnier, le Grand Juge, sur lequel un de ses descendants nancéiens prépare actuellement une importante biographie.
Nous croyons savoir que le général-sénateur Klein a encore de la famille à Nancy.

Un rival de Sherlock Holmes au village
Où donc s'arrêtera l'esprit ingénieux des détectives amateurs ? La science de Sherlock Holmes fait le tour du monde et pénètre dans les plus modestes villages.
Pour relever un indice les élèves sont à hauteur du maître.
Ils le surpassent même. Qu'on en juge plutôt par ce savoureux filet que nous découpons dans l'Impartial :
« Un malpropre personnage - dit notre confrère - a satisfait ses besoins sur le tapis du maître-autel de l'église de Domjevin (arrondissement de Lunéville). Plainte a été portée par l'abbé Meyer, curé de la localité, qui a prélevé une partie des matières découvertes pour en faire faire l'analyse. Il espère ainsi trouver un indice de nature à lui faire retrouver le coupable. »
Enfoncé Sherlock-Holmes ! Qui osera maintenant comparer les méthodes désormais vieillottes du célèbre policier aux trouvailles savantes et modernes du curé de Domjevin. C'est à la science et non à des ruses d'Indiens que celui-ci a recours pour découvrir une piste. O Sherlock Holmes l'heure de la retraite a sonné pour toi !
L'analyse des urines concourant à la recherche des malfaiteurs ! comme cela paraît simple et cependant il fallait trouver ce procédé éminemment infaillible. Il n'est pas douteux que d'ici peu de jours le curé de Domjevin connaîtra le malpropre personnage en question.
L'analyse de l'urine qu'il a soigneusement prélevée ne va-t-elle pas en effet lui déceler s'il a affaire à un homme atteint d'albumine, de diabète ou mieux encore d'autres maladies us ou moins avouables ? et comme Domjevin n'est pas si grand pour que les maladies de ses habitants ne soient au sus et à la connaissance de tous, il lui sera donc facile de préciser ses. soupçons... A moins que toutefois il ne soit obligé de les reporter sur un indécent toutou.- FANTASIO.
20 janvier 1911
Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du 18 janvier 1911
[...] Outrages [...] Denise Macaire, 28 ans, brodeuse à Blamont ; remise.

L'AFFAIRE DE BLAMONT
Le tribunal aborde, en dernier lieu cette affaire d'homicide par imprudence, qui fit l'objet de tant de conversations à Blâmont et passa par bien des alternatives pour arriver à la lumière, si tant est que la lumière est faite.
Le 3 octobre, c'était la fête de Blâmont. Toute la jeunesse du cru s'était payée du bon temps et la journée s'était passée sans incident. Le lendemain, au petit jour, des passants découvrirent, route de Gogney, à proximité de Blâmont, le corps d'un jeune homme dissimulé dans le fossé de la route.
On le reconnut pour être celui de M. Humilière, serrurier à Lunéville, fils d'un douanier de Bénaménil. Il portait une blessure à la tête.
Des premières investigations, on conclut qu'on était en présence d'un crime. Puis, l'autopsie fut faite et la blessure fut reconnue comme étant une fracture du crâne consécutive à un choc.
On pensa tout d'abord que le malheureux avait été attrapé et projeté par une automobile. Mais aucune automobile, au dire des douaniers, n'était passée par là, on dut chercher ailleurs.
On enquêtait, lorsque le pot-aux-roses se découvrit. Les langues s'étaient déliées et on apprit que le soir, un nommé Louis Marcel, 18 ans, employé à Avricourt, s'était présenté au café Gaucher, à Blâmont, qu'il était couvert de poussière et qu'en proie à une vive émotion, il avait demandé à se
brosser.
On l'interrogea et le jeune homme commença à avouer, mais en faisant de la scène un récit des plus mensongers. Il avait gagné à sa cause deux jeunes filles, Mlle Hélène P..., d'Avricourt, et Mlle G... de Blâmont, qui mentirent avec lui, pour le sauver.
Enfin, après bien des interrogatoires, la genèse de l'affaire s'établit et on apprit que Louis avait culbuté Humilière et qu'il s était sauvé en laissant sur le carreau le malheureux cycliste, râlant, pour expirer un quart d'heure auprès. Il espérait, lui indemne, échapper à la responsabilité de cet accident.
Un seul point, reste obscur : Humilière n'a pas été retrouvé à l'endroit où il était tombé, mais de l'autre côté de la route et sa blessure était lavée. Or, comme il lui était absolument impossible de faire cet effort et que d'autre part, Louis est retourné une heure après l'accident chercher sa casquette, qui était restée sur les lieux, on se demande si ce n'est pas lui qui a opéré le déplacement, soit dans un bon mouvement, soit pour faire une mise en scène. En tous cas, il nie.
Aujourd'hui, il vient donc répondre de son homicide par imprudence, auquel les circonstances donnent une particulière gravité.
C'est un petit jeune homme bien mis, presque imberbe, portant, une forte chevelure blonde soigneusement peignée.
Il se cantonne dans son système de défense : collision de bicyclettes dans la nuit, dont il sort sans blessure, fuite éperdue en voyant l'autre cycliste râlant.
- Ne me demandez pas ce que j'ai fait cette nuit-là, dit-il. J'étais trop ému en pensant à ce qu'on dirait de moi, si on venait à savoir. Je n'ai pas cherché à échapper à la justice, mais à l'opinion publique !
Me Groscolas, du barreau de Nancy, se porte partie civile pour M. Humilière père et demande 2,000 fr. de dommages-intérêts. En termes pathétiques, l'avocat fait le récit de l'accident qui amène. Louis devant le tribunal. Il flétrit son manque d'humanité, qui lui a fait abandonner en pleine nuit et sans soins un malheureux frappé à mort.
L'avocat insiste sur toutes les manoeuvres déloyales dont s'est entouré le prévenu pour échapper à sa responsabilité.
Pendant ce temps, M. Humilière père, assis dans la salle, pleure silencieusement.
Me Ribaud riposte et, dans une émouvante plaidoirie, demande toute l'indulgence du tribunal pour son jeune client, que l'affolement a égaré. L'avocat écarte toutes les circonstances qui pourraient donner à l'affaire un caractère qu'elle n'a pas et supplie le tribunal de faire état de la jeunesse de Louis Marcel.
Après quelques minutes de délibération, le tribunal rend son jugement et condamne Marcel Louis à cent francs d'amende, et, statuant sur la demande de la partie civile, condamne le père, civilement responsable, à payer deux mille francs de dommages-intérêts au père d'Humilière.
22 janvier 1911
Etude de Me BERTE greffier
de paix à Blâmont
VENTE d'un gros TRAIN DE CULTURE
A LA FERME DES SALLIERES
Commune de GOGNEY
LUNDI 6 FEVRIER 1911
à 9 h du matin, à la ferme des Salières et à la requête de M. Joseph Rupp, fermier sortant, Me BERTE, greffier de paix, vendra notamment :
16 jeunes et forts chevaux de race ardennaise, 20 vaches laitières pleines ou suivies de leur veau, 18 génisses de tout âge, 1 taureau de 20 mois, 3 taurillons de 5 à 10 mois, le tout de race suisse.
50 000.kilos foin. 25,000 kilos de paille.
Et un matériel de culture considérable.
Crédit jusqu'au 11 novembre 1911 en fournissant caution au canton de Blâmont.
Nota. - Un restaurant sera installé à la ferme qui se trouve à 2 kilomètres de la halte de Gogney, sur la ligne d'Avricourt à Cirey.
27 janvier 1911
Herbéviller
La gendarmerie a. arrêté Jules-Ferdinand Goublaire, âgé de 46 ans, sans profession ni domicile pour infraction à un arrêté d'expulsion.

Gogney
Goublaire Jules-Ferdinand, sujet étranger, de nombreuses fois condamné pour infraction à expulsion, a été de nouveau arrêté pour ce délit, à la ferme des Salières, près de Gogney, son lieu de prédilection.
Il a comparu mercredi matin, devant le tribunal correctionnel, qui l'a condamné à trois mois de prison.

Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du 25 janvier 1911
[...] Outrages. - Henri Cajelot, 41 ans, mécanicien à Lachapelle, 25 fr. d'amende.
29 janvier 1911
[Extrait du 27 janvier 1911 : M. Paul Genay dit qu'il est exagéré aussi de prétendre que 100 kilogr. de farine ne donnent que 128 kilogr. de pain et que certains boulangers lui ont accusé un rendement de 140 à 142 kilogr.]
La question des blés (suite)
Ce que dit un boulanger
Nous avons, dans notre numéro de vendredi, publié une lettre de M. Paul Genay, président du comice agricole de Lunéville, relative à la question des blés, lettre qui venait à la suite de renseignements recueillis par notre collaborateur A. Liégeois. Nous avons ajouté que nous restions à la disposition, soit des consommateurs, soit des intéressés, pour de nouvelles communications, s'il y avait lieu sur cette si intéressante question. Dans ces conditions, nous reproduisons la lettre suivante, qui émane d'un boulanger de Nancy :
« Nancy, le 28 janvier 1911.
Monsieur le directeur,
En réponse à l'article publié par votre journal dans les numéros du 17 janvier dernier et 27 du même mois, sur les conséquences d'une mauvaise récolte et du pain cher, veuillez me permettre, par la voie de votre estimable journal, de mettre les choses au point ou du moins d'en rectifier l'importance.
De nombreuses expériences faites ailleurs qu'à Blâmont, chez un de nos confrères, dont il est question dans l'article publié le 27, ont été faites à Paris, à Lille, à Nancy même ; dans des économats parisiens, et n'ont jamais donné des résultats dépassant 128 kilos, taux officiel reconnu par ces mêmes grands économats parisiens, sur lequel se fondent et se basent les préfectures, et accepté depuis le 15 avril dernier.
Notre confrère de Blâmont s'est induit en erreur en essayant de prouver et de faire croire qu'il arrivait à un rendement de 142 kilos, qu'il laisse passer pour 140.
Ce n'est pas à Nancy ni dans nos régions où la panification principale se fait en pains de 1 kilo percés et pesés quelquefois après 12 ou 14 heures de cuisson, que l'on peut arriver à ce résultat, faut-il encore qu'il n'en reste pas de rassis pour le lendemain, pour que l'on puisse arriver non sans peine à ces 128 kilos officiels.
Si toutefois notre confrère de Blâmont est arrivé à un résultat supérieur à 128 kilos, c'est-à-dire à un rendement supérieur au rendement officiel, la chose qu'il ne nous dit pas, c'est qu'à la campagne (à Blâmont) la grande partie du pain fabriqué est du rond en boules de 3 ou 4 kilos, qui, naturellement, s'évapore moins à la cuisson, et qui ne se fait plus dans nos villes, où la clientèle aime le pain élégant et bien présenté, raison pour laquelle aussi il existe une différence de prix de 0 fr. 05 par 2 kilos avec les grandes villes, où le boulanger fait tout ce qu'il peut pour être agréable à sa clientèle.
En vous priant d'insérer ces quelques lignes et vous remerciant de l'accueil que vous réservez aux questions de droit, je vous prie d'agréer, etc..
A. BARBIER,
7, rue de Villers. »
5 février 1911
A la gare de Deutsch-Avricourt
On évalue à 14,000 environ le nombre de pièces de bétail importées jusqu'ici de France en Allemagne et qui ont passé par la gare de Deutsch-Avricourt. Ce transit est énorme et il n'est pas à prévoir qu'il se ralentira.
10 février 1911
Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du 8 février
Vol de bois.- Voulant lutter contre le froid. Emile Perrin, 38 ans, journalier à Herbéviller, volait du bois à l'entreprise Meige et Bel, chargée des travaux du chemin de fer Lunéville-Blâmont. Il fut pincé par M. Tronville, un employé de l'entreprise. - Six francs d'amende à Perrin.

Emberménil
Un commencement d'incendie s'est déclaré chez Mme veuve Marie, débitante. Le feu. qui a pris naissance dans une chambre du premier étage, a pu être rapidement éteint par les habitants de la maison et les consommateurs présents.
11 février 1911
Barbas
M. Gérard Théodore, conseiller municipal à Barbas, vient de mourir en cette commune.
24 février 1911
ETAT CIVIL DE NANCY
Du 23 février 1911
Décès
[...] Joseph Brogli,43 ans, tonnelier à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).

Avertissement d'enquête
L'administration des postes et des télégraphes va faire procéder à l'établissement des lignes électriques de Val-et-Châtillon à la Scierie de Pot-de-Vin : de Bénaménil à la gare de Bénaménil ; et à la modification de la ligne électrique de Herbéviller à Blâmont.
Un tracé de cette ligne indiquant les propriétés privées où il doit être placé des supports (ou conduits), restera pendant-3 (trois) jours consécutifs à partir,. du 1er mars 1911, déposé aux mairies des. communes de Val-et-Châtillon, Bénaménil, Herbéviller et Domêvre-sur-Vezouse, où les intéressés pourront en prendre connaissance et présenter leurs observations ou réclamations.
3 mars 1911
Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du 1er mars 1911
[...] Coups. - M. et Mme Valy avaient dû intervenir au domicile de leur frère, à Herbéviller, où les époux Leclerc s'étaient installés et faisaient danser l'anse du panier. Mme Leclerc avait notamment soustrait 115 francs, montant de la vente d'un porc. L'expulsion ne se fit pas sans horions et ce pugilat amène les acteurs en police correctionnelle.
Me Ribaud présente la défense des époux Valy, qui sont condamnés à 10 fr. d'amende ; quant à la femme Leclerc, elle attrape 25 fr. pour son vol.
7 mars 1911
LORRAINE et ALSACE
Avricourt
Le petit village perdu qu'était autrefois Avricourt n'existe plus : il est devenu, depuis des années une coquette bourgade et est en train de se hausser au rang d'une importante cité industrielle.
Sa situation géographique comme tête de plusieurs lignes de chemin de fer et sa proximité de la frontière en font l'endroit tout désigné pour établir certaines industries dont le trafic international exige de plus longues formalités en douane.
Tel est le cas de la maison Burrhus, de Rheinfelden (Suisse), qui vient d'acheter un terrain de 60 ares en vue- d'y construire une fabrique.
D'autres industries, dont une fabrique de jouets d'enfante, s'établiront également sous peu.
Tout naturellement, une hausse extraordinaire des terrains s'est produite ; mans cela ne peut qu'être profitable à la population du pays, qui trouvera dans ces usines et fabriques une occupation plus rémunératrice.
26 mars 1911
Le bruit courait vendredi soir à Lunéville qu'un peloton de uhlans qui manoeuvrait sur la frontière, se serait égaré dans les bois et aurait pénétré sur le sol français, près d'Emberménil.
Nous avons téléphoné à Emberménil pour nous procurer des renseignements sur cet incident, mais nous n'avons pu avoir ni confirmation, ni démenti.
1er avril 1911
Barbas
Des inconnus ont brisé la plaque du poteau indicateur se trouvant à l'intersection des chemins de Domèvre et de Blâmont.
Cet acte de vandalisme cause un préjudice de 20 fr. à l'administration des ponts et chaussées.
11 mai 1911
AMENONCOURT
Battue aux sangliers. - En raison des nombreux dégâts commis aux récoltes, une battue aux sangliers a eu lieu sur la demande des cultivateurs d'Amenoncourt et de Leintrey, dans les bois avoisinants. Malgré le mauvais temps, les traqueurs fournis par ces deux communes ont été pleins d'entrain. Grâce à l'habileté des fusils, une laie accompagnée de ses six petits, a été tuée, ainsi qu'une autre qui allait mettre bas sept petits. C'est donc en tout quinze sangliers qui épargneront les blés et les pommes de terre de ces deux communes.
13 mai 1911
IGNEY
Accident. - Le jeune Louis Patoux, âgé de 17 ans, manoeuvre, se trouvait sur l'échafaudage d'un bâtiment en construction à la gare. Voulant déplacer un madrier, il se pencha et tomba d'une hauteur de quatre mètres sur le sol où il se fit une blessure à la tête,
23 mai 1911
HARBOUEY
Colporteurs malmenés. - Deux jeunes colporteurs italiens, à la sortie de. la commune de Harbouey, rencontrèrent les jeunes Antoni de cette commune. Une altercation eut lieu entre les jeunes gens et Henri Antoni saisit la balle d'un des colporteurs, qu'il jeta dans le fossé de la route. Les marchandises, glaces, cadres, etc., furent endommagées. Le préjudice est d'une centaine de francs.
31 mai 1911
Justices de paix
Sont nommés suppléants de juge de paix :
A Blâmont, M. Diot, notaire, en remplacement de M. Barthélémy, démissionnaire.
4 juin 1911
Les résultats du recensement. - L'arrondissement de Lunéville compte 1.927 habitants de plus que n'en accusait le recensement de 1906.
Cependant, on n'atteint pas encore les 100.001 unités requises pour avoir droit à deux députés, le chiffre de la population n'est que de 99.079
Ont perdu sur 1906 : les cantons de Lunéville-Nord, 203 habitants ; Gerbéviller, 33 ; d'Arracourt, 114 : Bayon, 90 ; Badonviller, 8 ; Blâmont, 57.
Il n'y a de gain que pour le canton de Baccarat, 134 habitants ; pour celui de Cirey, 445, et pour Lunéville-Sud, 1.348.
La population totale de Lunéville a monté de 24.266 à 25.534, soit une différence en plus de 1.268 habitants.
7 juin 1911
REMONCOURT
Contrebandier arrêté. - Les douaniers de Remoncourt ont arrêté Victor Billotte, dû 68 ans, sans profession ni domicile, qui introduisait en France des allumettes et du tabac étrangers.
9 juin 1911
Lunéville
Tribunal correctionnel.- Audience du 7 juin 1911.- Contrebande. - Le nommé Billiotte François, 50 ans, sans domicile s fixe, trouvé à Rernoncourt. porteur, d'allumettes de fabrication clandestine, est condamné à six jours de prison et 500 fr. d'amende.
[...] - François Bas, 31 ans, mécanicien à Badonviller, par contre, a frappé le sieur Fréchard, maréchal-ferrant à Nonhigny, qui lui devait de l'argent. - 16 francs d'amende, sur plaidoirie de Me Dufournet.
10 juin 1911
Le général Goiran à Lunéville et à Blâmont
11 juin 1911
Le général Goiran à Lunéville et à Blâmont
16 juin 1911
LUNÉVILLE
Tribunal correctionnel - Audience du 14 juin 1911.
Exercice illégal de l'art dentaire. - M. Ferdinand Flubacher, 49 ans, dentiste à Sarrebourg, venait depuis longtemps à Avricourt, Cirey et Blâmont où il exerçait les fonctions de dentiste. Il payait même patente. Toutefois, comme il n'avait pas le diplôme exigé par la loi, il fut poursuivi sur la plainte d'un concurrent. Sur plaidoirie de Me Ribaud, qui défend la bonne foi du prévenu, celui-ci est condamné à 25 francs d'amende, aves sursis.
18 juin 1911
Réception de la ligne de Lunéville-Blâmont-Badonviller
23 juin 1911
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel - Audience du 21 juin 1911
[...] Outrages à la pudeur. - Un manoeuvre de 16 ans, Alphonse Lhuilier, de Buriville, était poursuivi pour outrages aux moeurs. Sur réquisition du ministère public, le huis clos est prononcé. Comme seul témoin, il n'y avait qu'une enfant de quatre ans, qui affirme les faits que nie le prévenu. Sur plaidoirie de Me Castara, Lhuilier est acquitté, le témoignage d'une enfant de quatre ans étant insuffisant à établir une culpabilité.
Pendant les débats, la mère du prévenu a eu une crise de nerfs et on dut l'emmener dans une salle voisine.

BLAMONT
Expulsé arrêté. - Jules Goublaire, âgé de 46 ans, sujet allemand, sans profession ni domicile, fut rencontré à Blâmont par les gendarmes, qui l'arrêtèrent, car il est frappé d'un arrêté d'expulsion.
26 juin 1911
LUNÉVILLE
La ligne Lunéville-Blâmont
28 juin 1911
L'ouverture de la ligne Lunéville-Blâmont
7 juillet 1911
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel. - Audience du 5 juillet 1911.
Pour la vingtième fois ! - Jules Goublaire, 40 ans, a été arrêté pour la vingtième fois, à Blâmont, pour infraction à un arrêté d'expulsion. Amené à la prison de Lunéville,il tomba malade et M. le docteur Job ne fut pas peu surpris en constatant que le détenu avait le corps garni de noyaux de cerises, dont Goublaire, véritable homme des bois, sétait nourri les jours précédents. Le docteur, par différents moyens, en fit sortir le chiffre fantastique de 1080 ! Il fallait le tempérament de troglodyte de Goublaire, pour résister à un embarras gastrique de cette nature.
Quatre mois de prison.

OGÉVILLER
Arrestation. - Le nommé Fontana Henri, sujet italien, 45 ans, a été arrêté par la gendarmerie pour vol d'outils au préjudice de M. Picart Jean, entrepreneur à Ogéviller
9 juillet 1911
MANONVILLER
Vols d'outils. - Henri Fontaine, maçon, n'ayant pas d'outils pour travailler, ne trouva rien de mieux que d'en dérober sur le chantier de M. Picaud, entrepreneur à Ogéviller, et travaillant au fort Fontaine a fait des aveux à la gendarmerie.
13 juillet 1911
Un crime à Domèvre-sur-Vezouze
14 juillet 1911
LUNÉVILLE
Tribunal correctionnel. -Audience du 12 juillet 19111.
Vol. - Le nommé Fontana, 25 ans, maçon à Ogéviller, a volé différents outils, au préjudice de son patron et d'autres ouvriers.
- C'était pour me permettre de travailler dit-il, je n'avais pas d'argent pour en acheter. 8 jours de prison.

ETAT CIVIL
Du 18 juillet
Publications de mariages
[...] Eugène- Alexis Barillet, brigadier au 5e régiment de hussards, à Nancy, et Marguerite-Martha Kine, sans profession, à Val-et-Châtillon (Meurthe-et-Moselle), avant à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).
18 juillet 1911
BARBAS
Conseil d'Etat.-Le Conseil d'Etat vient de rendre son arrêt sur la requête de M. Dieudonné contre un arrêté, en date du 27 octobre 1910 par lequel le Conseil de préfecture du département de Meurthe-et-Moselle a rejeté sa demande en réduction de la taxe des prestations à laquelle il a été imposé pour l'année 1910, sur le rôle de la commune de Barbas.
La requête est rejetée.
20 juillet 1911
Les Fêtes de Blâmont
23 juillet 1911
M. Lebrun à Blâmont
23 juillet 1911
Le secret de Polichinelle
De nombreux lecteurs se demandent par quel miracle les habitants de Saint-Mihiel ont pu, samedi matin, lire avant neuf heures le compte rendu de l'exécution de Philippe.
Déjà, lors du crime de Domèvre-sur-Vezouze, on nous avait posé la même question :
- Comment avez-vous pu, l'autre matin, publier dans le journal des détails complets sur une affaire qui s était produite seulement, la veille au soir dans le pays ? »
Les nouvelles sportives se rattachant à la deuxième étape (Longwy-Belfort) du Tour de France cycliste furent si complètes que notre service d'informations provoqua encore quelque étonnement.
A quoi bon rappeler ici les occasions dans lesquelles s'affirmèrent la sûreté, la ; rapidité des communications relatives aux événements importants de notre région ?
La liste en serait trop longue De miracle, il n'y en a point. Nos reporters peuvent, en si peu de temps, se transporter à la source même des informations, parce qu'ils ont à leur disposition les meilleures automobiles Peugeot.
La marque Peugeot ne triomphe pas exclusivement dans les épreuves où, comme à Boulogne-sur-Mer, elle gagne la coupe de Caraman-Chimay et prouve ainsi une fois de plus son éclatante supériorité sur toutes ses rivales sans exception. Elle remporte d'autres victoires.
Par des résultats pratiques, Peugeot s'associe aux succès des entreprises où il s'agit de faire vite et bien - dans le journalisme comme dans les autres branches de l'activité humaine.
Le moyen de renseigner nos lecteurs de la région sur les faits dont ils ont été les témoins quelques heures auparavant, c'est, comme vous le voyez, le secret de Polichinelle. - L
26 juillet 1911
Le concours régional de tir et de gymnastique
27 juillet 1911
JOEUF
Publication de mariagess [...] Longefay Edouard, comptable, et Pierron Marie-Louise, à Blâmont[...]
Fiançailles - C'est avec plaisir que nous apprenons le prochain mariage de M. Edouard Longefay, caissier à la Société Générale à Joeuf, avec Mlle Marie-Louise Gros, de Blâmont.
M. Longefay, par son amabilité,sa complaisance, s'est attiré la sympathie de toutes les personnes qui ont affaire aux guichets de la Société Générale.
Nous adressons aux futurs époux nos meilleurs voeux de bonheur et nos félicitations.
28 juillet 1911
La ligne LUnéville-Avricourt en feu
LUNÉVILLE, 27 juillet. - Les deux côtés de la voie ferrée, entre Lunéville et Avricourt sont en feu. On attribue des plus vraisemblablement ce sinistre à des étincelles échappées des locomotives et qui projetées sur les herbes mangées par la sécheresse y ont propagé l'incendie.
Le fléau sévit surtout entre Lunéville et Marainviller. Au kilomètre 380, les haies des talus brûlent, Le feu gagne les prairies environnantes, les récoltes sont en partie détruites, les herbes enflammées crépitent sinistrement. A Laneuveville-au-Bois, le spectacle est réellement effrayant.
Les trains passent au milieu de tourbillons de fumée, les habitants agitent les bras dans l'espérance d'arrêter les convois. On ne sait comment arrêter le sinistre.

BLAMONT
Société de tir, de P, M. et de gymnastique de Blâmont-Cirey
29 juillet 1911
Les Fêtes de Blâmont
30 juillet 1911
M. Albert Lebrun en Lorraine
2 août 1911
Gymnastique et préparation militaire
3 août 1911
Les Fêtes de Lunéville et de Blâmont
6 août 1911
Les fêtes de Blâmont
8 août 1911
Groupe Bara
12 août 1911
Les Fêtes de Lunéville et de Blâmont
13 août 1911
LES FÊTES DE BLAMONT
14 août 1911
Les Fêtes de Blâmont
15 août 1911
APRES LES FETES DE BLAMONT
17 août 1911
Un beau raid de l'Escadron de Lorraine :

PIERREPONT
Les amoureux tragiques. - Dans la matinée,
le nommé Jean Jenft, 35 ans, employé de chemin de fer à Igney-Avricourt, se rendait à Joudreville pour y retrouver son ancienne maîtresse, Marie Dellinger, 44 ans, femme Gilquin.qu'il n'avait pas vue depuis cinq ans. Là, il apprit par les enfants de celle-ci qu'elle se trouvait à Pierrepont et vivait maritalement avec un plâtrier, Charles Stock.
Jenft se rendit aussitôt à Pierrepont, au domicile de son ancienne maîtresse, lui demandant de retourner avec lui à Avricourt -Sur le refus formel de celle-ci, il lui tira une halle de revolver dans l'oreille droite ; elle s'enfuit aussitôt en criant au secours.
Pendant ce temps, Jenft se tirait plusieurs balles de revolver dans la bouche, puis alla se coucher sur le lit de sa maîtresse, où il resta jusqu'au moment où le docteur Marchand, de Boismont, jugeant son état très grave, ordonna son transfert l'hôpital de Longwy.
La blessure de la femme Gilquin ne paraît pas grave.
18 août 1911
Un beau raid de l'Escadron de Nancy
19 août 1911
ECHOS DES FÊTES DE BLAMONT
23 août 1911
Au sujet de Fêtes récentes en Lorraine
26 août 1911
Personnel enseignant primaire
MEURTHE-ET-MOSELLE
Ont été nommés : [...] Baland, adj. à Gerbéviller, à Fréménil.
[...] Ont été nommées institutrices : [...] Mlle Dion, de Domèvre-sur-Vezouse, à l'école Drouin ; Mlle Plaisance, adjointe à Badonviller, à Domèvre-sur-Vezouse ;
29 août 1911
A PROPOS DES
Fêtes récentes en Lorraine

3 septembre 1911
ETAT CIVIL
Du 2 septembre
Décès
[...] Maurice André-Jules Denis, 4 ans et. 5 mois, à Avricourt (Meurthe-et-Moselle). - Joseph Guénaire, 17 ans et 5 mois, domestique à Harbouey (Meurthe-et-Moselle).
5 septembre 1911
VERDENAL
En famille. - A propos de la culture d'un jardin, une discussion assez vive s'éleva entre les époux Joseph Vary, et leur fils Gabriel. Des coups furent échangés de part et d'autre et la gendarmerie a dû ouvrir une enquête.
9 septembre 1911
VERDENAL
Violences. - M. Dussaulx Charles, âgé de 48 ans, passait dans un pré lui appartenant et situé à 8 mètres de la halte, lorsqu'il remarqua du bois et des ordures ménagères. Supposant que c'était Mme Lebourg, receveuse de la halte qui les avait déposées, il lui en fit l'observation. Celle-ci répondit qu'on le connaissait bien.
La querelle s'envenima tant et si bien, que Mme Lebourg lança des pierres à M. Dussaulx.
Voulut-il parer ces projectiles avec son râteau, ou bien avait-il l'intention d'en frapper Mme Lebourg ? Toujours est-il que, se croyant en danger, cette dame porta un coup de ciseau à M. Dussaulx dans la poitrine. Celui-ci dut se faire panser par le docteur Obellianne de Blâmont.
13 septembre 1911
LUNÉVILLE
Mutilation volontaire. - Il y a un mois arrivait au 18e chasseurs à cheval un engagé volontaire.
A peine « habillé » il déclara qu'il se couperait un doigt pour ne pas être soldat.
Dimanche soir, le jeune homme mettait son projet à exécution.
Il se rendait derrière la caserne, étendait le bras sur la voie ferrée de Blâmont et la machine lui broyait ce membre.
Il revint, tout heureux, à la caserne, en agitant le moignon auquel adhérait encore l'avant bras.
M. le médecin-major Nicolas acheva la section à l'hôpital.
L'état du mutilé volontaire est grave.
14 septembre 1911
SAINTE-POLE
Coups. - M. Charpentier, mécanicien à Sainte-Pôle, a porté plainte à la gendarmerie contre André Munier, 13 ans, cultivateur chez ses parents à Ancerviller, qui aurait frappé assez rudement le jeune Arsène Charpentier, son fils, domestique chez Mme Blaise, au même lieu.
22 septembre 1911
GOGNEY
Coups. - M. Paul Roger, boulanger à Foulcrey (Alsace-Loraine), se trouvait au café tenu par M. Vouaux, lorsque les frères Louis et Paul Bertrand, marchands forains, de Tanconville, lui proposèrent un tour de cartes. Il accepta et posa comme enjeu une pièce de 10 mark, que Paul Bertrand empocha. Une discussion s'ensuivit et Louis Bertrand porta un violent coup de poing à M. Roger, qui a eu l'oeil tuméfié. La gendarmerie avertie, a drossé procès-verbal à M. Vouaux et à M. Louis Bertrand, qui n'avaient pas prévenu l'autorité locale de la scène qui s'est passée dans son établissement.

Lunéville
Tribunal correctionnel. -- Audience du 20 septembre 1911.
- Pour une mesquine question de pâquis, le fils Gabriel Vary, 36 ans, manoeuvre à Verdenal, en vint aux mains aves ses parents qu'il frappa avec brutalité. II nie les faits, mais ce faisant, il tient sur ses auteurs, les propos qui lui attire une sévère admonestation de M. le Président. 15 jours de prison avec sursis.
24 septembre 1911
VIRECOURT
Suicide. - Le nommé Emile Révolte, 61 ans, domestique de culture, s'est pendu à une poutre du grenier de la ferme Jeanpierre, à Virecourt.
S'adonnant à la boisson, Révolte faisait si mal son service qu'il y a une huitaine de jours son patron l'avait renvoyé.
Il n'avait pas quitté le pays et il revint à la ferme mettre à exécution son sinistre dessein. Révolte était né à Emberménil, le 11 février 1850.
25 septembre 1911
Chemin de fer de Lunéville à Blâmont et à Badonviller. - La compagnie a l'honneur d'informer le public qu'à l'occasion de la représentation extraordinaire que doit donner le grand cirque Rancy, à Lunéville, le mercredi 27 septembre prochain, elle mettra en circulation entre Lunéville et Blâmont un train supplémentaire avec l'horaire ci-dessous :
Lunéville-local, départ, 11 h. 45 soir ; Chanteheux, 11 h. 52 ; Croismare, minuit ; Marainviller, minuit 09 ; Thiébauménil, minuit 15 ; Bénaménil, minuit 26 ; Domjevin, minuit 32 ; Frémémil, minuit 36 ; Ogéviller, minuit 42 ; Herbéviller, minuit 53 ; Domévre, 1 h. 07 matin ; Verdenal, 1 h. 14 ; Blâmont, arrivée, 1 h. 20.
NOTA. - Le train régulier n° 8 qui part de Blâmont à 6 h. 43 et arrive à Lunéville-Local à 8 h. 16, permettra aux voyageurs d'arriver à temps pour le spectacle.
29 septembre 1911
HERBEVILLER
Concurrence présidentielle. - On nous écrit :
« Au moment où les douze coups de midi sonnaient au clocher dentelé de l'église d'Herbéviller, près de Blâmont, un train spécial se dirigeant, d'après les on-dit, sur Bénaménil, se mettait en route.
Qu'était-ce donc pour que la petite compagnie L. B. eut fait si importante dépense ?
Ministre en voyage ou gros bonnet de l'arrondissement ? Troupes de couverture ou mobilisation ? L'incertitude fut de courte durée.
C'était une noce campagnarde de soixante personnes qui, après l'union de M. et Mme Dulché, les nouveaux époux, par l'estimable maire, M. Labrut, avait jugé plus prudent et plus alerte, pour n'interrompre aucun instant le cours de leurs travaux, de se servir d'un train sur commande, aux lieu et place de leurs vieux chariots et voitures surannées.
Nos compliments aux jeunes mariés pour leur intelligente initiative et nos remerciements aux administrateurs de la L. B. pour leurs soins attentifs à la bonne marche du spécial. »
30 septembre 1911
[...] M. Cuny, instituteur à Borviller, est nommé à Amenoncourt.
4 octobre 1911
ETAT CIVIL
[...]Publications de mariage
Gaston-Marie-Joseph-Edouard-Charles de Joybert, .sans profession, rue Hermite, 48, et Marie-Pauline-Elisabeth d'Hausen, sans profession, à Sainte-Marie commune de Blâmont (Meurthe et-Moselle)
6 octobre 1911
Lunéville
Tribunal correctionnel. -- Audience du 4 octobre 1911.
- Au café Vouaux, à Gogney, M. Bertrand avait gagné un pari dont M. Roger lui paya le montant. Puis, celui-ci se ravisant, essaya de reprendre l'argent qu'il a versé. Bertrand se défendit et eut son gilet déchiré. Ce que voyant, son frère sauta à son tour sur le parieur peu scrupuleux et le rossa. Cela lui vaut 5 fr. d'amende.
11 octobre 1911
Main coupée
M. Joseph Beaumont, ouvrier sagard dans une scierie de Herbéviller, a eu la main gauche prise par une scie circulaire à laquelle il était occupé. Cet ouvrier, qui a une forte entaille à la paume de la main, a été amené à l'hôpital de Nancy.
12 octobre 1911
Déraillement à Emberménil
EMBERMÉNIL, mercredi 11 octobre. - Aujourd'hui, dans la matinée, vers 8 heures et demie, deux wagons d'un train de pommes que l'on garait à Emberménil, sortirent des rails, et encombrèrent la voie principale montante.
Un service à voie unique a dû être établi entre Emberménil et la gare d'Avricourt. Pas d'accident de personnes. Par suite de ce déraillement, les trains ont subi d'assez grands retards.
La machino et le fourgon de secours, mandés à Avricourt, arrivèrent bientôt sur les lieux et à dix heures, le service normal était repris.

BLAMONT
Vol de choux. - M. Aimé Diant, jardinier, a porté plainte contre une femme de la localité qui a été surprise coupant des choux dans son Jardin.
Cette femme, malgré la déposition d'un témoin, nie le fait.
15 octobre 1911
LUNEVILLE
Justes doléances. - On nous écrit :
« Depuis que le chemin de fer de Blâmont fonctionne, la circulation est devenue forcément assez difficile rue Rivolet. Ce qui est surtout gênant, ce sont les wagons qu'à chaque train la compagnie fait stationner sur le tronçon de ligne qui dépasse le mur de la cour de la gare. Toutes les voitures qui viennent de la rue des Vieux-Fossés sont obligées de faire un long détour pour gagner la sortie.
L'administration de ce chemin de fer aurait droit à la reconnaissance des intéressés si elle arrêtait les wagons à hauteur du mur dont il est question plus haut. »
22 octobre 1911
OGÉVILLER
Nécrologie. - Nous apprenons avec un vif regret le décès de M. Moitrier, maire d'Ogéviller et conseiller d'arrondissement du canton.
Conseiller d'arrondissement, puis président de cette assemblée il fut le collaborateur assidu et dévoué de M. Bentz dans tous les progrès et améliorations réalisées dans le canton de Blâmont.
Ce fut un modeste, faisant beaucoup plus de besogne que de bruit. Sa mort sera unanimement déplorée par les républicains du canton et par ses adversaires mêmes qui n'hésitaient pas à rendre hommage à son dévouement.
27 octobre 1911
Le transit des pommes, - Les wagons de pommes venant de Normandie et prenant la direction d'Allemagne, continuent à affluer sur la ligne de l'Est. Le triage sa fait à Mont et à Emberménil où des employés de la Compagnie sont venus renforcer te personnel permanent.
C'est par milliers que ces wagons sont attendus.
Inutile de dire que, ce mouvement provoque un encombrement dans les gares.
A Lunéville, notamment, on est obligé de garer des trains complets à Saint-Clément et Azerailles, tant la gare est insuffisante.
28 octobre 1911
Accident. - M. Désiré Ferrolat, 24 ans, employé à la compagnie de l'Est, se trouvait sur la voie au moment du départ d'un train de pommes, d'Emberménil sur Avricourt.
Au moment du départ du train, il s'aperçut que les freins d'un des wagons étaient serrés. Il y monta et en descendant à contre-voie, il fut atteint par le train 42 qui venait en sens inverse. Ferrolet, qui porte une plaie à la tête, a été conduit d'urgence à l'hôpital de Lunéville.
1er novembre 1911
BLAMONT
incendie. - Un incendie a éclaté dans un hangar rempli de saules et appartenant à M. Chatel, vannier.
Peu après, le feu se communiquait à la maison d'habitation située à 6 mètres dudit hangar et le détruisait, de même que celle voisine, appartenant à M. Souhait.
Les pompiers de Blâmont organisèrent rapidement les secours, mais ce fut en vain. Les pertes s'élèvent à 16,800 francs, couvertes par une assurance.
4 novembre 1911
BLAMONT
Coup». - M. Bagard Louis, domestique chez M. Baumgarten, cultivateur, a porté plainte contre un autre domestique, Paul Aubry, qui lui a porté des coups et occasionné des blessures.
Les deux hommes se trouvaient à l'écurie, lorsque le second frappa le premier à la suite d'une observation que celui-ci lui avait faite.
14 novembre 1911
Assises de Meurthe-et-Moselle
17 novembre 1911
LUNEVILLE
Tribunal correctionnel. - Audience du 15 novembre. - Contrebande. - Morel Joseph, 47 ans, trouvé porteur d'allumettes de contrebande à Avricourt.est condamne à 500 fr. d'amende et trois jours de prison.
[...] -Mme Perrin, 43 ans, ménagère à Blâmont, trouvant la vie trop chère, s'approvisionne en choux dans le champ de M. Drant. Cela lui vaut d'être condamnée à huit jours avec sursis, par défaut.
[...] Coups. _ Le 30 octobre, dans la rue, les nommés Louis Bagard, 36 ans, domestique, et Paul Aubry. 35 ans, tous deux employés à la brasserie, se prirent de querelle et se portèrent de tels coups qu'on dut intervenir pour les séparer.
Des deux côtés, les prévenus se rejettent mutuellement la responsabilité de la bagarre. Cependant, la plus grande part de culpabilité semble incomber à Aubry, bien que Bagard, en état d'ivresse, l'ait provoqué.
Me Ribaud défend Aubry. Tous deux sont condamnés à 16 fr. d'amende.

AVRICOURT
Contrebandier arrêté. - Joseph Morel, âgé de 47 ans, ouvrier de filature, sans domicile, a été arrêté en flagrant délit de colportage d'allumettes de fabrication étrangère.
24 novembre 1911
Jeudi après-midi, la cour d'assises...
25 novembre 1911
COUR D'ASSISES de Meurthe et Moselle - Le meurtre de Domèvre-sur-Vezouze

COMEDIE LORRAINE. - L'excellente société ira donner, sur la demande des habitants de Cirey et de Blâmont, deux représentations de gala du chef-d'oeuvre de Richepin, Le Chemineau.
Le représentation de Cirey aura lieu samedi 25 et celle de Blâmont le dimanche 26 novembre, à 8 heures et demie du soir.
28 novembre 1911
AVRICOURT
Grivèlerie. - Paul Simonet, âgé de 33 ans,manoeuvre, étant sans aucune ressource, est entré chez trois restaurateurs d'Avricourt, où il s'est fait servir des consommations. Il a été arrêté pour grivèlerie
29 novembre 1911
BLAMONT
La « Comédie Lorraine ». - On nous écrit :
Il y a une dizaine d'années, la Comédie Lorraine, sous la direction de M. Gaillard, était venue donner, à maintes reprises, des représentations dans la salle de l'hôtel de ville de Blâmont. Elle avait laissé à tous le meilleur souvenir, la plus excellente impression.
Dernièrement, un heureux hasard avait mis en relations M. le docteur Hanriot, président des S.A.G., de Blârnont-Cirey, avec M. Fleurant, régisseur général de la Comédie Lorraine, auquel il avait fait visiter les différents locaux, la grande salle des fêtes en particulier, des Sociétés. Ils ébauchèrent le projet d'une représentation au profit de la Caisse de ces sociétés.
Avec l'assentiment empressé du sympathique M. Maurice Pister, administrateur, M. Marc Cransac, le distingué directeur de la troupe, proposa une représentation du Chemineau, le drame de Richepin, pour le 26 novembre. Elle fut acceptée avec enthousiasme.
Dimanche dernier, la Salle des fêtes était archi-comble, chacun voulait revoir la Comédie Lorraine. Las administrateurs s'étaient mis en frais : éclairage parfait, décors nouveaux, rien n'y manquait.
Les artistes, M. Fleurant en tête, furent parfaits ; Mmes Grandjean, Cransac et Martin se surpassèrent. Les spectateurs ne ménagèrent pas leurs applaudissements, et chacun de se dire, pendant les entr'actes : la Comédie Lorraine fait le plus grand honneur à ses administrateur et directeur, qui ont su maintenir haut et ferme son bon renom artistique d'antan.
La fanfare de la Société de tir avait tenu à honneur de jouer pendant les entr'actes les plus beaux morceaux de son répertoire.
30 novembre 1911
GOGNEY
Contrebandier arrêté. - Les préposés des douanes ont arrêté Albert Thomas, âgé de 35 ans, et Jules Verrier, âgé de 32 ans, manoeuvres, sans domicile, en flagrant délit de contrebande.
1er décembre 1911
Les pommes françaises
EN ALLEMAGNE
Le transit est terminé
AVRICOURT. 20 novembre- -Voici - nous écrit un correspondant particulier - des renseignements, complémentaires de ceux que vous avez déjà donnés sur le transit des pommes françaises en Allemagne :
La période des pommes vient de se terminer.
Depuis les premiers jours de septembre, jusqu'à maintenant, il est entré à Avricourt-annexé une quantité de wagons de pommes à cidre, pour être expédiés dans toutes les parties de l'Allemagne, notamment dans le Wurtemberg et le grand-duché dé Bade.
Le principal marché se tenait a Stuttgard et à Avricourt français.
La Normandie, cette année, a été presque nulle commet production ; c'est à la Bretagne que l'on doit le plus grand nombre d'expéditions, principalement de la région de Ploërmel.
1906 comptant comme une année abondante, il est entré à Avricourt-frontière 3.500 wagons de pommes à 10.000 kilos environ par wagon, ce qui donnait déjà un poids respectable de 35 millions de kilos.
Ce chiffre a été de beaucoup supérieur cette année, si on pense que dans une période de 2 mois et demi, les compagnies de chemin de fer ont eu à transporter 10.910 wagons par trains spéciaux ou supplémentaires ; l'année 1906 a été de beaucoup dépassée ; à 40 wagons par convoi, cela représente 2.070 trains à charge complète, sans compter les transports habituels ; il n'est pas étonnantt qu'à certaines gares, il y ait eu encombrement, surtout que, à Avricourt français, il était très difficiles d'écouler les wagons.
La douane allemande, par ses lenteurs, son service tout à fait strict, presque chicanier, refusait impitoyablement les .wagons qu'elle ne pouvait visiter ; de là, les envois partiels et espacés,- et pendant ce temps, las trains toujours complets arrivaient au point de transit, et les pommes pourrissaient.
Il n'est pas drôle que des commerçants venant de très loin, voire, de Bruxelles, se soient installés, qui à Avricourt, qui à Sarrebourg ; aussi les cours variaient, dans de grandes proportions, suivant la marchandise, bien entendu.
Enfin, en ce moment, on peut voir, sur les voies du chemin de fer, de nombreux monticules de pommes plus ou moins pourries, qui proviennent forcément du triage du contenu des wagons.
Sur la quantité de véhicules expédiés chargés dans toute l'Allemagne, 9.200 sont déjà passés vides à Avricourt, retournant dans leurs réseaux respectif en France.
II fallait se hâter, en effet, de vendre et d'écouler, car, à partir du 1er décembre, les droits de douane seront perçus à l'entrée en Allemagne. Jusqu'alors, les pommes passaient en franchise.
14 décembre 1911
BLAMONT
Election au conseil d'arrondissement.
Une importante réunion, convoquée par M. Bentz, conseiller gênerai, s'est tenue récemment à Blâmont
Cette réunion, composée des maires républicains du canton, où, a leur défaut, du-président du comité local, avait pour put de désigner le candidat à présenter pour la prochaine élection au conseil d'arrondissement en remplacement de M. Moitrier, maire d'Ogéviller, décédé.
La candidature, offerte d'abord aux plus anciens en âge et en service administratif, fut acceptée par M. Labru, maire d'Herbéviller, qui réunit l'unanimité des suffrages.
M. Labru, ancien officier, ancien percepteur est depuis plusieurs années déjà maire d'Herbéviller. Il a fait montre d'une grande affabilité et d'un grand dévouement dans ses fonctions de maire. Relativement jeune, pouvant consacrer tout son temps à bien remplir le nouveau mandat dont il sera investi, vivant au milieu de nos populations agricoles, il représentera on ne peut mieux le canton de Blâmont au conseil d'arrondissement.
M. Labru est le gendre de M. Protche, ancien maire d'Herbéviller ; les fermes convictions républicaines de M. Labru sont bien connues.

OGEVILLER
Election d'un maire et d'un adjoint. - L'élection d'un maire et d'un adjoint vient d'avoir lieu.
M. Marchal, Joseph, adjoint, est élu maire-par 8 voix sur 9 votants, en remplacement de M. Moitrier, décédé.
M. Enel, Marins, est élu adjoint par l 7 voix sur 9 votants, en remplacement de M. Marchal, élu maire.
21 décembre 1911
BLAMONT
Election au conseil d'arrondissement
M. Labru, qui vient d'être élu sans concurrent, conseiller d'arrondissement du canton de Blâmont en remplacement de M. Moitrier, le regretté maire d'Ogéviller, remercia ses électeurs en ces termes :
« Mes chers concitoyens,
Je remercie sincèrement les 1835 électeurs qui ont bien voulu m'accorder leurs suffrages. Je ferai tout mon possible pour mériter leur confiance. Je m'engage à soutenir avec fermeté au conseil d'arrondissement les intérêts particuliers et, les intérêts généraux du canton, en m'inspirant toujours des deux principes démocratiques : le Droit et la Justice.
Vive le canton de Blâmont !
Vive la République !
Léon LABRU,
Conseiller d'arrondissement,
maire d'Herbéviller. »
24 décembre 1911
DOMJEVIN
Un bain forcé. - Un cavalier du 18e chasseurs, 1er escadron, nommé Pinson, en manoeuvre près de Domjevin, voulut passer avec son cheval sur une passerelle. Celle-ci, peu solide, s'effondra sous le poids et cavalier et cheval roulèrent dans la Vezouze, coulant à pleins bords.
Quant on s'aperçut de l'accident, il était grand temps, le pauvre garçon allait se noyer ; ses camarades eurent de la peine à le retirer de sa fâcheuse position, sa monture avait pu remonter sur la berge.
29 décembre 1911
GOGNEY
Le feu. - Pendant la nuit, Mme Bouvard, négociante, était réveillée vers une heure et demi du matin, par une voisine.
Elle se leva et constata que le feu venait de se déclarer dans le plancher du grenier.
Mme Bouvard donna l'alarme ; les pompiers accoururent et, après une heure de travail, ils purent conjurer tout danger.
Ce commencement d'incendie est dû au réchauffement du tuyau du fourneau traversant le plancher, il a causé des dégâts évalués à 2.000 fr. Il y a assurance.
 

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