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La Semaine Religieuse du Diocèse de Nancy & de Toul
Ed. Nancy

- 1888 -


21 janvier 1888 - n° 3 - p. 45
ACTES OFFICIELS
Nomination
Par décision de Monseigneur, ont été nommés :
Curé de Frémonville, M. l'abbé GEORGE, précédemment curé de Saint-Martin ;
Curé de Vaucourt, M. l'abbé GROSSE, précédemment curé d'Ochey.


28 janvier 1888 - n° 4 - p. 66
DIOCÈSE.
ACTES OFFICIELS.
Nominations.
Par décision de Mgr l'Evêque, sont nommés :
[...] Vicaire à Nomeny : M. l'abbé COLIN, précédemment vicaire à Frémonville.


31 mars 1888 - n° 13 - p. 248
M. l'abbé Morel, curé de Bulligny.
Samedi matin mourait à Dieulouard, sa paroisse natale, dans sa 716 année, M. l'abbé Morel, ancien curé de Bulligny.
Ordonné prêtre en 1846, M. Morel fut d'abord vicaire à Blâmont et professeur au Collège. Il vint à Bulligny en 1848, et jamais l'offre de postes plus élevés ne put lui faire quitter sa paroisse, qu'il aima de plus en plus, jusqu'au dernier jour. Cette persévérance à travailler le même champ du Seigneur, étant ici l'effet d'une vertu, doit obtenir au ciel une belle récompense.
Du premier jour, le jeune prêtre, s'inspirant des circonstances, vit que son zèle devait prendre la forme d'une prudente et patiente énergie. Il ne se départit jamais de cette règle et réussit à sauvegarder ainsi les intérêts de Dieu et des âmes. II comprit aussi qu'à la terre qui ne rapportait pas au gré de ses désirs, il fallait confier le bon grain en abondance; et comme sa parole, nette et précise, excellait à mettre la vérité en tout son jour, il cultiva ce don; et l'on garde souvenir à Crézilles et à Bulligny, de bon nombre de belles et touchantes homélies : bonne semonce qui donnera son fruit! Pour faire pratiquer la foi que prêchait la parole, il s'appliqua à relever les congrégations, à en ériger de nouvelles, et considérera toujours comme le meilleur de son ministère, d'assurer l'accomplissement des devoirs qu'imposent leurs règlements. De la sorte, M. Morel réussit à tenir étroitement attachés à Dieu les bons paroissiens, dont le nombre reste plus grand qu'on ne le pense d'ordinaire, dans ce coin par trop discrédité de la Lorraine.
M. l'abbé Morel mit un grand zèle à l'embellissement de ses églises: que de beaux plans, que de riches dessins d'ensemble et de détails, dont il était lui-même l'auteur et qu'il étalait avec complaisance et compétence !
Avec sa belle et gracieuse architecture du XVe siècle, l'église de Bulligny, trop petite, hélas ! pour une population toujours croissante, fut renouvelée, ornée, parée dans une perfection de goût, que n'ont pas même nombre d'initiés. Dévoué et presque habile comme un artiste du moyen-âge, M. le Curé la peignit de ses mains, des pieds à la tête, nef, choeur, transept; puis il l'enrichit, à ses frais, d'un des plus beaux chemins de croix d'A. Pierron; demanda au ciseau des meilleurs sculpteurs toulois, d'y remplacer, toujours d'après ses dessins, les autels qui n'étaient pas de l'ancien style, et acheva de lui donner par un beau choix de vitraux, ce véritable cachet du Moyen-âge, qui la rend si intéressante.
Le trait saillant de la physionomie de M. Morel était la bonté, le désintéressement, la charité. On le dira longtemps : que de services rendus à ses paroissiens, et dont tous se souviendront avec reconnaissance ! En particulier, on sait de quels soins éclairés et généreux le bon curé, sans nuire à personne, entourait ses malades. L'affection des confrères lui fut aussi toujours acquise : M. Morel était un homme de droit jugement et de bon conseil, prompt à saisir le vrai point d'une question difficile, et donnant la solution claire et précise. C'était encore un ami loyal et sincère; ce qui n'arrive pas à tout le monde, on l'aimait d'autant plus qu'on l'approchait. Confident des peines ou des secrets de conscience d'un grand nombre, ceux-là seuls le connaissent bien, qui ont joui de ses entretiens intimes, où son coeur se donnait carrière pour exciter à la charité de Jésus-Christ dont il était rempli.
De ses affections, l'une des plus vives et des plus chères était, sans contredit, celle qu'il portait au Petit Séminaire de Pont-à-Mousson. Il aima le Petit-Séminaire toute sa vie ; il en aima tout et de tout son coeur; il se plaisait à le témoigner de mille manières, et souvent, la justice oblige d'ajouter, de la manière la plus effective. Contemporain, condisciple et ami de coeur de M. Gombervaux, c'était pour lui une vraie joie de le venir visiter une ou deux fois l'an, et de le recevoir aux vacances dans son modeste presbytère, avec un ou plusieurs maîtres. A l'arrivée de M. le Supérieur actuel, M. Morel n'eut rien à changer, ni à retrancher de ses affections: de part et d'autre, des preuves constantes en furent données.
C'est après quarante ans d'un labeur, où les peines ne furent pas sans se mêler aux consolations, que M. Morel songeait à prendre sa retraite. Depuis la mort d'une soeur profondément attachée à lui, ses forces allaient décroissant. En vain l'affection, que. l'on pourrait dire filiale, tant elle fut dévouée, d'un jeune et excellent confrère, M. l'abbé Pierson, curé de Bagneux, voulut-elle épargner à M. le curé les fatigues d'un ministère devenu pénible ; le mal s'aggrava, surtout, pendant le dernier hiver; il fallut faire le pénible sacrifice, et M. Morel vint occuper la retraite qu'il s'était préparée dans son village natal. L'une de ses joies était de retrouver comme pasteur un ancien condisciple, presque un compatriote, M. l'abbé Marchal, resté son ami. Il espérait, et de tout coeur nous lui souhaitions aussi, bon nombre de douces et paisibles années : au bout de dix-sept jours, Dieu lui donnait le repos éternel !
Le jour des funérailles, la population de Dieulouard a su rendre honneur, comme il le fallait, à un compatriote aimé et à un prêtre de Dieu. La manifestation de ses sentiments chrétiens a dû réjouir le pasteur qui la dirige, comme elle a consolé les parents et amis du défunt. Le deuil était conduit par M. l'abbé Mansuy, curé de la Cathédrale de Toul, ami et compatriote de M. Morel ; la grand'messe fut chantée par M. le Supérieur du Séminaire, et l'absoute par le doyen de Saint-Martin. L'éloge funèbre fut prononcé par M. l'abbé Briel, doyen de Saint-Gengoult, dont la parole chaleureuse, convaincue, pénétrante retraça la carrière sacerdotale de M. le curé de Bulligny, et montra les qualités d'esprit et de coeur, les vertus de l'homme et du prêtre qui rendront sa mémoire toujours chère à ceux qui l'ont connu, et qui font espérer de Dieu pour lui la récompense des bons pasteurs. Un ancien paroissien.
M. Morel était Membre de l'Association de prières.


3 mai 1888 - n° 18 - p. 353
DIOCÈSE.
ACTES OFFICIELS.
Nominations.
Par décision de Monseigneur l'Evêque, ont été nommés:
Curé de Chazelles, M. l'abbé BRÉGEAT, précédemment curé de Saint-Pancré; [...]


14 juillet 1888 - n° 28 - p. 547
DIOCÈSE.
ACTES OFFICIELS.
Ordination.
Dimanche prochain, Monseigneur procédera à une ordination générale, dans l'ancienne église Saint-Pierre devenue chapelle du Grand-Séminaire. Elle comprend : 31 tonsurés, 26 minorés, 11 sous-diacres, 15 diacres et 10 prêtres.
Voici les noms de ces derniers :
[...] DEDENON (A.-I.), d'Autrepierre.
DUHAUT (I.-E.), d'Ancerviller [...]


18 août 1888
DIOCÈSE.
ACTES OFFICIELS.
Nominations.
Par décision de Monseigneur l'Evêque, ont été nommés:
[...] Curé de Blémerey, M. CHAXEL, précédemment curé de Méhoncourt ; [...]


1er septembre 1888 - n° 35 - p. 685
DIOCÈSE.
ACTES OFFICIELS.
Nominations.
Par décision de Monseigneur l'Evêque, ont été nommés:
[...] Curé de Roville, M. l'abbé GRIDEL, précédemment vicaire à Blâmont.
Vicaire à Blâmont, M. l'abbé MICHEL, prêtre de la dernière ordination.


22 septembre 1888 - n° 38 - p. 753
Nécrologie.
M. le chanoine Parisot nous prie de reproduire dans la Semaine la notice nécrologique qu'il a adressée à l'Espérance. Nous le faisons volontiers :
« Monsieur le Rédacteur,
Comme vous l'avez sans doute appris, le clergé du diocèse de Nancy vient de perdre un de ses membres à la fois les plus modestes et les plus distingués.
« M. l'abbé Guyot, chanoine honoraire de Nancy et de Bordeaux, ancien professeur au Petit Séminaire de Pont-à- Mousson et au collège de Blâmont, aumônier de l'abbaye de Flavigny depuis 32 ans, a rendu sa belle âme à Dieu, dimanche 16 septembre, à l'âge de 76 ans. Il est mort doucement et saintement, à la suite d'une maladie qui l'a consumé lentement. Son dernier soupir a coïncidé avec la prière de l'Angelus du soir, à la fin d'une neuvaine que le vénéré malade avait voulu faire lui-même, en l'honneur de Notre-Dame de Sion. Le jour de sa mort, dès le matin, alors que rien ne faisait présager encore sa fin terrestre, il avait dit: « je pense mourir aujourd'hui ! »
« Je viens d'assister aux funérailles de ce prêtre vénéré de tous, qui a vécu et qui est mort comme les saints de Dieu; je m'empresse de vous en écrire un mot.
A dix heures, plus de trente prêtres se trouvent réunis autour de son cercueil ouvert. En contemplant les traits du saint prêtre, traits amaigris et glacés par la mort, on se sent vivement attendri. L'âme du digne aumônier s'est affirmée jusqu'à l'heure de la séparation, intelligente, douce, pieuse, patiente; mais le corps n'est plus qu'une ruine ! Saint Paul demande aux disciples de Jésus-Christ de s'immoler à la gloire de Dieu comme des hosties vivantes ... Voici bien l'une de ces hosties vivantes, qui s'est consumée, pendant près de cinquante ans, sur l'autel du sacrifice ...
Cependant les cloches de l'antique abbaye s'ébranlent. M. le curé-doyen de Saint-Nicolas-de-Port, assisté de M. le curé de Flavigny, fait la levée du corps. La population de Flavigny est dignement représentée. M. l'archiprêtre de Lunéville, supérieur spirituel du Monastère, conduit le deuil avec M. l'abbé Crépin, le nouvel aumônier, M. le chanoine André, aumônier des Bénédictines d'Oriocourt, ainsi que plusieurs membres de l'honorable famille de M. l'abbé Guyot.
« Beaucoup de nos chers confrères ont été avertis à la dernière heure. Un certain nombre, - et parmi eux d'anciens élèves très dévoués, - par suite de circonstances indépendantes de leur volonté, n'ont pu venir se mêler au cortège funèbre.
« Tandis que le cercueil est porté à l'église abbatiale, au milieu des chants funèbres, les Religieuses, à la tête leur digne Abbesse, entourées d'une foule de leurs anciennes élèves, sont à genoux, attendant avec émotion, derrière la grille du choeur, la dépouille vénérée ...
« M. l'abbé Fruminet monte à l'autel et célèbre solennellement le Saint Sacrifice. Après la messe, M. le doyen de Saint-Nicolas parait en chaire. M. l'abbé Geoffroy « ne veut point retracer la vie du défunt; il se contentera de quelques souvenirs qui honorent la mémoire du vénérable aumônier, et qui lui paraissent propres à édifier son auditoire. »
« Son texte est, à lui seul, un magnifique discours. On l'eût dit inspiré pour la circonstance. Le voici:
« Vir bonus et benignus, vrecundus visu, modestus moribus, eloquiis decorus, et à puero in virtutibus exercitatus : Il était bon et plein de douceur; son visage était modeste, comme sa conduite était simple et réglée. Son esprit était distingué dans les lettres divines et humaines. De plus, dès l'âge de l'enfance, il s'était exercé à toute sorte de vertus! (2. Mach.)
« Je n'oserais pas abuser de votre bienveillance, M. le Rédacteur, en vous demandant de publier l'éloquente allocution de M. l'abbé Geoffroy; on nous a fait espérer, du reste, une Notice biographique sur le digne aumônier que nous pleurons; l'éloge funèbre trouvera là ra place naturelle. Toutefois, je ne résiste pas au désir de vous citer quelques paroles qui rappellent le professeur de rhétorique à Blâmont.
« Après avoir parlé de la paroisse d'origine et de l'honorable famille de M. Guyot, de ses premières études remarquées et brillantes, M. Geoffroy vient à l'ordination sacerdotale qui, en 1839, va vouer aux âmes le pieux Lévite. C'est le collège de Blâmont, dit l'orateur, qui sera tout d'abord le grand théâtre de son dévoûment. Ce qu'il y fit de bien, ce qu'il y dépensa de talent et de zèle, ceux qui furent ses élèves le diraient beaucoup mieux que moi ! Je crois ne pas m'éloigner de la vérité en affirmant que si le collège de Blâmont a été surtout florissant de 1840 à 1860, s'il a donné au diocèse de Nancy, pendant ces vingt années, de cinquante à soixante prêtres, qui honorent le clergé et dont plusieurs occupent, avec distinction, un rang éminent au milieu de leurs confrères, - si, dis-je, le collège de Blâmont a obtenu cette gloire, due aussi à l'intelligence et au dévoûment de collaborateurs zélés, il la doit particulièrement à M. Guyot, dont la réputation comme professeur s'étendait au loin. Par son talent et son goût exquis, il formait des lettrés; par sa piété persuasive et l'exemple de sa vie, il favorisait les vocations sacerdotales.
« Qui l'ignore? On allait à ses cours comme à une fête, il passionnait ses élèves pour l'étude et l'analyse des modèles en particulier. Avec quel soin il corrigeait les devoirs pour en rendre compte ! Avec quel zèle il se dépensait pour certains élèves qui avaient moins d'aptitude que leurs condisciples ! Il faut entendre à ce sujet les éloges enthousiastes de ses élèves reconnaissants, pour se faire une idée des grandes qualités et de la valeur du professeur de rhétorique de Blâmont, et des services éminents qu'il a rendus à son pays et à l'Eglise ! ...
« Que ne puis-je continuer et ajouter d'autres extraits concernant spécialement son esprit de foi et de zèle, et sa sainte vie d'aumônier ! Il faudra, en vérité, une biographie. Le sujet est trop beau pour être dessiné trop imparfaitement.
« C'est M. l'abbé George, aumônier de la Visitation, de Nancy, qui a donné l'absoute. On reconnaissait sans peine, dans l'accent ému du prêtre, la filiale et ardente reconnaissance de l'élève.
« M. le curé de Bayon, compatriote de M. l'abbé Guyot, a eu la consolation et la douleur de bénir la tombe de son vénéré collègue et de réciter les dernières prières... Les dépouilles mortelles du regretté défunt reposent dans l'ancien cimetière des Bénédictines, à l'ombre de la chère église qu'il a tant aimée et dans laquelle il a tant prié ! C'est là qu'elles attendront la glorieuse résurrection !
« Pendant la cérémonie une pensée me poursuivait. Si les indifférents, me disais-je, prenaient la peine de réfléchir et de méditer, par exemple, une vie comme celle qui vient de se transformer ; s'ils contemplaient cette mort si sereine après une vie si pure et si bien remplie, il me semble qu'ils s'écrieraient, ou du moins, qu'ils se diraient à eux-mêmes: Le vrai bonheur est là, parce que là se trouvent la véritable sagesse et la véritable grandeur !
« Veuillez agréer, etc. Ch. P. »
M. l'abbé Guyot était membre de l'Association de prières.


1er décembre 1888 - n° 48 - p. 954
Les révélations de Mathilde Marchat.
« Nous avons parlé d'une ordonnance par laquelle Mgr l'Evêque de Chartres condamne les soi-disant révélations de la nommée Mathilde Marchat, qui se fait appeler Soeur Marié-Geneviève du Sacré-Coeur, Mgr l'Evêque défend d'admettre aux sacrements cette personne, à cause de son obstination dans la désobéissance; il interdit toute quête en faveur de son oeuvre prétendue du Coeur de Jésus pénitent.
L'ordonnance du prélat a été confirmée par le Saint-Siège.
Aujourd'hui nous recevons un recueil de pièces imprimées, tendant à « prouver » la nullité des actes précités de l'autorité ecclésiastique.
Cet essai de révolte contre les supérieurs légitimes s'accomplit au nom de la secte Naündorffiste, c'est-à dire des fanatiques partisans du faux Louis XVII et de ses descendants.
Les catholiques ne se prendront pas à ces pièges. Le Naündorffisme est depuis longtemps jugé et condamné par le bon sens, aussi bien que par l'histoire. Ce ne sont pas des appels de fonds, ni des prophéties ridicules, ni des rêveries de visionnaires, ni des parodies de la dévotion au Sacré-Coeur qui le remettront en honneur parmi nous.
Il est des gens qui trouvent le moyen de vivre de ces manoeuvres sacrilèges. Ce ne sont pas nos lecteurs qui emploieront leur argent à soutenir une telle industrie.
(Semaine de Toulouse.)
 

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