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Edouard Lièvre
(Blâmont, 22 septembre 1828 - Paris, 26 novembre 1886)

Voir aussi
Famille Lièvre

 

Extrait de l'acte de naissance
Extrait de l'acte de naissance


Dépêche AFP - 12 décembre 2008

Une armoire française vendue 2,31 M€

Une armoire "japonisante" conçue par le dessinateur et ébéniste français Edouard Lièvre a été vendue plus de 2 millions de livres (2,31 millions d'euros) lors d'une vente aux enchères à Londres, battant le record mondial pour un meuble du 19ème siècle.
"Nous sommes ravis et honorés d'avoir vendu cette pièce extraordinaire, qui appartient à une collection de six meubles dont certains sont aujourd'hui au musée de l'Hermitage (à Saint Petersbourg) et au musée d'Orsay" à Paris, a expliqué François Brun, un responsable de la maison d'enchères britannique Bonhams où le meuble a été adjugé.
A la surprise générale, le cabinet réalisé en 1895 a été vendu plus de quatre fois son estimation pré-vente. Un acheteur anonyme intervenant par téléphone a emporté les enchères, déboursant 2,036 millions de livres.
Laqué et confectionné en bois de rose, le meuble s'inspire de la forme d'une pagode d'Extrême-orient, caractérisant l'exotisme en vogue à l'époque. Des lions et dragons de bronze s'enroulent autour de colonnes qui encadrent la partie centrale.
L'intérieur, décoré de peintures d'inspiration orientale, sert d'autel sacré.

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Pour une biographie détaillée de ce grand créateur du XIXème siècle, voir ci-dessous l'introduction au catalogue de sa succession. En effet, à la mort d'Edouard Lièvre, deux ventes sont organisées à l'Hôtel Drouot : la première se tient du 21 au 24 mars 1887 et, selon la presse de l'époque, "on s'écrasait à la salle 8. Depuis longtemps, les amateurs de bel ameublement d'art n'ont pas eu l'occasion de voir paraître aux enchères un ensemble aussi remarquable que l'oeuvre du maître regretté. Ses meubles feront époque comme ceux de ses célèbres devanciers des siècles passés." La seconde vente, le 27 février 1890, concerne ses dessins préparatoires pour des modèles en bronze.
Édouard Lièvre est aussi resté célèbre pour le somptueux lit en bronze de plusieurs couleurs réalisé pour la courtisane Valtesse de la Bigne, conservé aujourd'hui au musée des Arts décoratifs : cette chambre inspira Emile Zola pour la description de la chambre de Nana "Un autel d'une richesse byzantine, digne de la toute-puissance de son sexe."


Lit de parade de Valtesse de la Bigne - Édouard Lièvre (1829-1886)
Paris, vers 1875 - Bâti en bois, bronze doré, velours de soie vert 

Note : les biographies d'Edouard et Justin Lièvre indiquent des dates erronées. Voir l'article Famille Lièvre


Inventaire du fonds français après 1800 / Bibliothèque nationale,
Département des estampes. Tome quatorzième
Bibliothèque nationale (Paris)

LIÈVRE (Edouard).

Graveur à l'eau-forte, dessinateur lithographe et éditeur, né à Blamont (Meurthe) en 1829, + Paris en 1886. En dehors des publications indiquées ci-dessous, auxquelles a collaboré son frère Justin, il a dirigé l'édition de plusieurs volumes de reproduction d'oeuvres d'art anciennes et modernes et d'art décoratif. Nous conservons aux S. n. r. quelques dessins originaux de sa main ou de celle de Justin.
Comme dessinateur lithographe, il a surtout exécuté des scènes enfantines d'un type particulier : confiant à des enfants des histoires dont les adultes sont les acteurs normaux, il aboutit à des effets contestables, quand il s'agit, par exemple, de la guerre de Crimée.
1. Gambrinus..., lithogr. à Nancy, impr. L. Digout, 1845.
2. Cte Drouot, Lieutenant général d'artillerie..., lithogr., à Nancy, impr. L. Digout, 1847.
3. 5. Ulmann, Grand Rabbin... de Nancy, à Nancy, impr. L. Digout, 1847. - S. Ulmann, Grand rabbin de France..., impr. Plista, 1853.
4. En Crimée, 15 camaïeux et couv., chez Martinet, 1855. - Retour de Crimée, 15 camaïeux et couv., chez Martinet, 1855.
5. Onze camaïeux, scènes gracieuses, chez Martinet, 1856. - Amourette, 3 pl. (dont 1 de 4 sujets) chez Martinet, 1856-1858.
6. Magasin de l'enfance, 12 camaïeux, au Magasin de l'enfance, 1857. - Une pl. pour l'École de dessin, 6e année, pl. 397, 1857. - Fantaisies militaires, 6 camaïeux, chez Martinet, 1857.
7. Quatorze pl. de 8 sujets (métiers, etc.), au Magasin de l'enfance, 1857-1858.
8. Quatre camaïeux, costumes de théâtre, chez Martinet, 1858 : Théâtre des Variétés, Lassagne...; - id., Ambroise... id., Mlle Scriwaneck...; - Théâtre de la Gaîté, Paulin Ménier.
9. En Italie, 18 camaïeux, chez Martinet, 1859. - Les douze mois, 8 pl., chez Viginet, 1860. - Enfantillages, n° 24, pl. de 12 sujets, chez Viginet, 1860.
10. Six pl. de jeux d'enfants, impr. J. Monrocq, 1860 : 1, Colin-maillard ; - 3, Les quilles ; - 5, Artilleur; - 6, L'Education de Cocotte; - 10, La bascule; - 11, Les volontaires.
11. Aventures du petit Houillon, 20 pl. (avec légendes), chez Viginet, 1861.
12. Comédies de Molière, 15 pl. chez Martinet, 1862.
13. Trois camaïeux pour la Guerra d'independenza d'Italia, 1859, chez Monrocq frères, 1862. S. n. r.
14. Pl. à l'e.-f. dans Musée impérial du Louvre, Collection Sauvageot, chez Noblet et Baudry, 1863. Aa 125.
15. Pl. à l'e.-f. dans Les Collections célèbres d'oeuvres d'art, chez Goupil, 1866. Aa 126, Pet. fol.
16. Pl. avec divers, dans Hans Holbein, par Paul Mantz, chez Quantin, 1879, in-fol. Impr., Fol. M. 77.

LIÈVRE (Justin)

Graveur à l'eau-forte et dessinateur lithographe, né en 1828, frère et collaborateur d'Edouard Lièvre. Un certain nombre de planches non signées, dans les publications dirigées par son frère, sont peut-être de sa main.

1. Cinq pl. d'apr. Ed. Lièvre, dans Works of art in the Collections of England, à Londres, chez Holloway, vers 1873; - XIII, Persian boitte...; - XXIII, A corner buffet, by Boule; - XXV, Brass aiguière; - XXIX, Engravedpail; - XXXIV, French cabinet. Aa 126 a.
2. Onze chromolithogr. (reprod. d'objets orientaux) pour L'Art graphique, 1881. S. n. r.


Introduction au Catalogue de la Succession Édouard Lièvre (Paris 1887)

Catalogue des meubles d'arts en bois sculptés et ornés de bronzes, style renaissance, Louis XVI, et dans le goût japonais, oeuvres décoratives d'Édouard Lièvre, meubles anciens, bronzes et émaux cloisonnés, porcelaines, poteries de l'extrême orient, bronzes de Barbedienne, Faïences de Deck et autres européennes, étoffes, tentures, tapis d'Orient, tableaux, études, dessins, le tout dépendant de la succession de feu M. Édouard Lièvre, et dont la vente aura lieu Hôtel Drouot salles n° 8 & 9 les lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 et jeudi 24 mars 1887.

ÉDOUARD LIÈVRE

Les amis personnels d'Édouard Lièvre ne seront pas les seuls à se rappeler son nom. Même en un temps où l'on oublie vite, tous ceux dont l'art est la préoccupation constante garderont un fidèle souvenir à ce grand travailleur qui a paru disperser sa force parce qu'il l'a appliquée à des recherches très diverses, mais qui a su donner à sa vie une parfaite unité, puisqu'elle a été entièrement consacrée à la glorification des belles choses. Un mot résumera son effort. Édouard Lièvre n'a jamais voulu croire que les élégances de la forme et de la couleur fussent fatalement condamnées à obéir à la loi d'un type unique ; très touché et très instruit des grandes créations d'autrefois, il n'admettait pas que le présent dût être le captif du passé, et, à la suite de longues recherches, dont quelques-uns d'entre nous ont été les confidents et les témoins, il est parvenu à donner à sa pensée les séductions d'un vêtement nouveau.
Les débuts d'Édouard Lièvre furent des plus modestes. Né à Blamont (Meurthe) en 1829, il avait été placé tout enfant dans une imprimerie lithographique de Nancy. Il y prit le goût des images, ce qui est le commencement de la sagesse. En même temps, il apprenait à dessiner, ce qui est le devoir de tout honnête homme, Enrôlé, malgré sa jeunesse, dans le personnel d'une fonderie voisine de Vaucouleurs, il vit à l'oeuvre les ouvriers du métal, et il était déjà assez habile pour reproduire, avec la plume ou le crayon, les pièces d'art décoratif qui sortaient de cette grande usine. Il rêvait pourtant des destins meilleurs ; un beau jour, il arriva à Paris, le coeur plein d'espérance et la bourse presque vide.
Il fallait vivre. Pour des sommes dont la modicité éveillerait le sourire aux lèvres des financiers d'aujourd'hui, l'artiste futur fit des portraits, des modèles destinés aux fabricants de bronze et aussi des éventails, Car il était devenu aquarelliste, La peinture à l'eau et la gouache lui avaient été enseignées par un maître que Théophile Gautier tenait en grande estime, Théodore Valério, Dès 1847, c'est-à-dire à dix-huit ans, il savait déjà le métier. Lors d'un voyage qu'il fit à cette époque en Belgique, il peignit à l'aquarelle une copie de l'Allégorie de la Fécondité, un des plus beaux Jordaens du musée de Bruxelles. Lièvre aimait les coloristes, et, bien qu'elle lui ait été plus d'une fois demandée, il avait tenu à conserver cette page de sa jeunesse. Ses oeuvres de début inspiraient confiance à ses rares protecteurs. Dans une lettre que nous avons sous les yeux (23 mars 1849), Béranger lui prédisait d'heureux succès pour l'avenir : le poète ne s'est pas trompé.
Un peu plus tard, Édouard Lièvre, à qui le titre de peintre n'aurait pas déplu, travailla quelque temps avec Thomas Couture, dont il devait bientôt reproduire l'oeuvre capitale, les Romains de la décadence, dans -une brillante aquarelle qu'on se souvient avoir vue au Salon de 1859. Il faisait aussi des études au musée où il interrogeait Watteau, toujours plein de bons conseils pour ceux qui aiment l'esprit et la couleur. Bientôt, il exposa quelques peintures; mais ces premiers tableaux sont les essais d'un artiste qui hésite encore sur le choix du chemin qu'il doit suivre. Édouard Lièvre ne tarda pas cependant à trouver la voie où l'appelait son intelligente curiosité. Lorsque la collection Sauvageot fut donnée à l'État et transportée au Louvre, il fut l'un des premiers à étudier, la plume ou le crayon à la main, les trésors d'art que le savant amateur avait réunis. La grâce de la Renaissance française, le caractère robuste et somptueux du style Louis XIV, le spirituel caprice du XVIIIe siècle le séduisirent profondément, et il entreprit de reproduire, d'abord pour son instruction personnelle et ensuite pour la nôtre, les principales richesses de cette collection qui valait; un musée. Au Salon de 1864, il exposait, sous la forme de gravures, l'aiguière de Briot et l'F de François Ier. Ce n'était là que les premières pages d'un grand livre : la Collection Sauvageot, qui parut en 1865, et dont on se l'appelle le succès.
Dès lors, tous les cabinets des amateurs furent ouverts à Édouard Lièvre; il parcourait les musées de France, il allait à Londres, il recueillait partout des éléments dont il a su tirer le plus utile parti, non seulement pour lui, mais pour tous, car il avait compris dès le début combien il était opportun de propager la connaissance des styles et d'offrir aux jeunes chercheurs des modèles d'un goût éprouvé. Édouard Lièvre a fait oeuvre d'enseignement ; il a été un infatigable producteur de livres et d'estampes ; les bibliothèques d'art ornemental lui doivent les Collections célèbres (1869), les Arts décoratifs (1870), Works of Art in England (1872), les Musées graphiques et d'autres recueils encore où l'artiste et l'historien peuvent puiser tant de leçons. Le désir de marcher toujours en avant est visible dans chacun de ces livres. Lièvre attachait un grand prix à l'étude des procédés de reproduction ; il avait senti que pour certaines créations de la fantaisie, pour les étoffes particulièrement, la monochromie ne suffisait pas, et il s'est passionnément occupé des progrès de la gravure en couleur.
Mais, si entraîné qu'il fût du côté du décor, Lièvre ne cessait pas de s'intéresser aux oeuvres des maîtres qui font jouer le premier rôle à la figure humaine et aux émotions de l'âme. Dans le Musée universel (1868), il a placé, à côté de planches consacrées à l'ornement, beaucoup de dessins et de tableaux. Il aimait Les héros des époques glorieuses. Parmi ces ancêtres vénérables, Holbein, si grand dans le portrait, si puissant dans l'invention décorative, l'avait touché au coeur. La reproduction des plus beaux dessins du musée de Bâle a constitué le principal élément d'un in-folio, Le Hans Holbein, publié en 1879 par M. Quantin. Édouard Lièvre professait un culte spécial pour ces croquis, le plus souvent improvisés, où les grands maîtres, travaillant pour eux-mêmes, expriment librement leur pensée toute brûlante encore de la flamme créatrice. Rembrandt était un de ses dieux. Trois jours avant sa mort, survenue le 26 novembre 1886, il nous montrait les premières épreuves d'une publication qu'il rêvait d'entreprendre, et qui aurait reproduit en fac-similé les plus beaux Rembrandt du British Museum, des Rembrandt peu connus en France, mais qui, dans le laisser-aller de leur langage, disent si bien les émotions et le caprice de ce profond génie.
Toutefois, les publications qu'il a terminées avec tant de soin, celles aussi qu'il projetait, ce n'est là que la moitié de la vie d'Édouard Lièvre. La contemplation assidue des belles choses du passé lui avait inspiré l'ambition de créer à son tour des oeuvres personnelles. Il voulut travailler, dans la mesure de ses forces, au renouvellement du mobilier et de tous les arts glorieux dont les inventions sont la parure des maisons heureuses. La décoration de l'appartement, à laquelle il avait depuis si longtemps songé, devint dès lors l'objet essentiel de son étude. Il parvint, non sans peine, à grouper autour de lui un petit monde de collaborateurs habiles, et, aidé de son frère dont le concours ne lui a jamais manqué, il fit exécuter, d'après les modèles qu'il composait, des bronzes, des céramiques, des tissus, dans parler des meubles luxueux où il a fait paraître tant d'ingéniosité et de goût.
Dans ce domaine spécial, il est difficile d'inventer les formes d'ensemble, et, pour ainsi dire, l'architecture, étant déterminées par la destination du meuble, les artistes qui sont venus avant nous ont fourni des types dont il serait presque impossible de s'affranchir. Édouard Lièvre n'a pas essayé de se soustraire II la tyrannie de cette loi. Il a volontairement obéi aux nécessités traditionnelles. Dans la composition du meuble, il emprunte le point de départ aux modèles consacrés. Il songe à l'art oriental, à la renaissance, au style Louis XVI ; mais il ne les répète point. S'il reste fidèle aux grandes lignes caractéristiques de chaque idéal, il arrive, par un travail d'esprit qui se refuse à l'analyse, à varier le système de l'ornementation ; il ajoute sa pensée à celle des créateurs primitifs, et de plus en plus soucieux de la grâce sévère ou souriante, il parvient à exécuter des oeuvres d'art qui ont un cachet nouveau. Un meuble d'Édouard Lièvre est toujours conçu en vue de l'usage auquel il est destiné et du rôle qu'il doit jouer dans le milieu environnant. Bien qu'il soit d'un très riche travail, il ne reçoit que l'ornement qu'il comporte, je veux dire l'ornement qui, loin de cacher la matière employée, la revêt d'une décoration rationnelle et appropriée à sa nature. Le bois y est sculpté par des mains savantes, le bronze s'embellit de ciselures délicates ou fières, et, si soigné qu'il soit, le détail ne parle jamais trop haut dans l'ensemble. Enfin, l'exécution, toujours surveillée avec un soin jaloux, a cette loyauté qu'on réclamait autrefois du chef-d'oeuvre que devait accomplir le compagnon ambitieux d'obtenir son brevet de maîtrise.
Telles sont les qualités que les amateurs, un peu lassés des contrefaçons banales des types anciens, ont aimées dans les créations d'Édouard Lièvre. La composition de ces beaux meubles de luxe occupa les dernières années de sa vie si bien commencée par l'étude des formes et du décor qui sont la gloire des époques privilégiées. Avec le goût instinctif, il avait la science. Lorsqu'on dédie quelques lignes à la mémoire d'un vieux camarade, il faut prendre certaines précautions et se mettre en garde contre les suggestions de l'amitié. Nous ne croyons pas cependant nous tromper beaucoup en disant que, grâce à ses publications si utilement consultés, grâce à ses oeuvres originales, Edouard Lièvre a inscrit son nom dans la liste des artistes français qui, en un siècle où la vulgarité ne se gêne pas pour prendre la parole, ont maintenu et raffiné toutes les élégances des arts du décor.

PAUL MANTZ


Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes.
Ouvrage commencé par Émile Bellier de La Chavignerie ; continué par Louis Auvray,...
1882-1885

Lièvre (Justin), graveur, né à Blamont (Meurthe). Rue de la Grange-Batelière, 6. -
S. 1872. Bassin persan, vase gravé (for the Works of art in the collection of England).

LIÈVRE (Edouard), peintre et graveur, né à Blamont (Meurthe) en 1829, élève de M. T.
Couture. - Boulevard Saint-Martin, 11. - S. 1855. Allégorie 1855, dessin. - S. 1859. Les
Romains de la décadence, d'après M. Couture, aquarelle. - S. 1861. Le Petit Poucet, peinture. - S. 1863. Trépied vénitien, donation Sauvageot (musée du Louvre), eau-forte (pour la collection Sauvageot, de MM. Lièvre et A. Sauzay) - Guitare indienne, donation Sauvageot (musée du Louvre) eau-forte (pour la collection Sauvageot, de MM. Lièvre et Sauzay). - S. 1864. La cage, peinture; - Le nid, éventail peinture; - Aiguière, et plateau de Briot, donation Sauvageot (musée du Louvre),eau-forte (pour la collection Sauvageot de MM. Lièvre et Sauzay); - L' F. de François Ier, donation Sauvageot (musée du Louvre), eau-forte (pour la collection Sauvageot, de MM. Lièvre et Sauzay). - S. 1866. Six gravures à l'eau-forte même numéro : Selle d'armes - Pistolets - Tric-trac ; - Meuble; Cuve baptismale de Saint-Louis et vase incrusté. - S. 1867. Objets d'art et curiosités, dessin à la plume; - Pistolet et verrerie (collection de M. le comte de Nieuwerkerke) - Email (collection de M. le baron J. de Rothschild) ; - Objets d'art et curiosités, dessins à la plume: Selle (collection de S. M. l'Empereur); - Saint-Georges, d'après Holbein (musée de Bâle) ; - Casque (collection de M. le marquis de Colbert) pour les collections célèbres d'oeuvres d'art par M. E. Lièvre). - S. 1868. Armes, de la collection de M. Spitzer, aquarelle. - S. 1869. Objets d'art, aquarelle.


Allgemeines Künstler-Lexicon
Hermann Alexander Müller - 1895

Lièvre, Edouard, Maler und Kupferstecher, geb. 1829 in Blamont (Dép. Meurthe), + 26. Nov. 1886 in Paris, Schüler von Couture. Er arbeitete mit A. Sauzay mehrere Radierungen nach den Kunstgegenständen, die M. Sauvageot dem Louvre stiftete. Von seinen Malereien erwähnen wir Der kleine Däumling (1861), Waffen (1868, Aquarell). Zuletzt widmete er sich der Archäologie und schrieb auch ein Buch über Kunstwerke in England.


L'Art en Alsace-Lorraine
René Ménard
Éd. Paris 1876

ÉDOUARD LIÈVRE

EDOUARD LIÈVRE est né à Blamont, bourg situé sur la lisière des Vosges. Il fut placé fort jeune dans une imprimerie lithographique à Nancy ; mais il put, tout en apprenant un état, suivre les cours de l'école de dessin, et se livra surtout à l'étude de l'ornement. Chargé de reproduire les travaux de la fonderie de Tusey, près Vaucouleurs, où s'exécutaient les fontaines et candélabres de la place de la Concorde, il rencontra en ce lieu des sculpteurs qui l'engagèrent vivement à venir à Paris, où il fut bientôt mis en relation avec les plus importantes maisons de bronze d'art. Le poëte Béranger, qui s'intéressait vivement à lui, le recommanda à Valério, dont les conseils lui furent fort utiles pour l'aquarelle. Il suivit aussi quelque temps les conseils de Couture.
C'est surtout par ses travaux pour l'industrie décorative que Lièvre s'est fait connaître. Longtemps attaché à la maison Barbedienne, et chargé de reproduire les remarquables ouvrages de Constant Sévin, il a fait, dans ces dernières années, de grands ouvrages d'art, qui comptent parmi les plus beaux qu'on ait publiés en France. Nous citerons particulièrement la Collection Sauvageot (1865), le Musée universel (1868), les Collections célèbres (1869), les Arts décoratifs (1870), le Cours d'ornements (1870), Works of Art (1872), les Maîtres anciens et contemporains (1875).


Biographie alsacienne-lorraine,
A. Cerfberr de Médelsheim
Ed. Paris 1879

LIÈVRE (ÉDOUARD), dessinateur, né à Blamont, commença fort jeune dans une imprimerie lithographique de Nancy, et suivit les cours de l'école dessin, surtout pour la partie de l'ornement. Venu à Paris, il reçut les conseils de MM. Valério et Couture, et bientôt produisit une foule de dessins pour les bronzes d'art et l'industrie décorative. La maison Barbedienne l'occupa longtemps, et il collabora aux plus beaux ouvrages d'art qu'on ait publiés en France : la Collection Sauvageot, le Musée universel, les Arts décoratifs, les Maîtres anciens et contemporains, etc. Il a été décoré en 1875.


 

Rédaction : Thierry Meurant

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