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Brèves de presse nationale (2) - 1633-1923
Voir aussi Brèves de presse nationale - 1806-1934


Gazette - Paris - 1633 (Théophraste Renaudot)

Du camp de Vic.- 8 janvier 1632

Le Roy a donné le Gouvernement de Moyenvic avec la Lieutenance de sa Majesté dans le pays au sieur de Fequieres.
A deux lieues d'icy prés Simemingen est arrivé un cas estrange, au récit duquel j'aime mieux me rendre ridicule aux profanes que prévaricateur aux gens de bien. Deux Tambours du regiment d'Annevouz, l'un de la compagnie de Tully, l'autre de celle du Vidal, revenans de Blâmont, pour se rendre en ce lieu de Simemingen leur quartier, & passans par dedans un bois, il leur apparut un diable en forme espouventable ; à la veue duquel l'un d'eux appellé la Mezange (grand blasphémateur & qui se donnoit souvent au diable) conjura son camarade & un paysan qui les guidoit, de se tenir-prés de luy : car c'est, dit-il, à moy qu'il en veut. Il parlait encore-quand cet esprit malin le prit par les jambes comme il vouloit fuir,& l'emporta visiblement, quelque effort que fist pour le retenir son pauvre camarade : qui l'ayant veu disparoir tomba tout évanoüy. Le paysan vint faire part de son effroy à tout le quartier. Quelques Officiers vont sur les lieux, font emporter dans l'Eglise le Tambour qui restoit encore.évanoüy sur la place. Et apres quelques remèdes inutiles, le Curé luy jettant de l'eau benite, il commença à respirer, mouvoir & revenir de son estonnement. Il confirme la deposition du paysan; mais il ne peut raconter cet accident (comme il a fait à sa Majesté qui en a esté suffisamment informée) sans paroistre tout à fait hors de soy.


La Presse - 9 mai 1861

Le Journal de la Meurthe et des Vosges rapporte qu'un crime a été commis dimanche dernier, vers trois heures, à Blâmont.
Un homme s'est introduit chez un propriétaire nommé Jean Bernard, dit Evrard, pendant l'absence de celui-ci. Lorsque Bernard rentra, il trouva le voleur qui essayait d'ouvrir son armoire avec une hachette. Bernard engagea une lutte avec le voleur, qui lui porta dix coups de hachette sur la tête et s'enfuit. Le malheureux Bernard fut retrouvé quelques instants après, ne donnant plus signe de vie. Il mourut au bout de deux heures, sans pouvoir donner aucun renseignement sur l'audacieux meurtrier.
Jusqu'à présent, les investigations de la justice ont été infructueuses.


La Presse - 15 mai 1861

Le Moniteur de la Meurthe reçoit de Blamont la lettre suivante, au sujet du crime qui a eu lieu dans cette commune, et que nous ayons rapporté :
« La justice vient de procéder à l'arrestation des auteurs présumés de l'assassinat du 5 mai Ce sont deux jeunes gens, dont l'un, Paul Bernard âgé de dix-sept ans, est le propre neveu de la victime ; l'autre, nommé Colin, âge de dix-neuf ans, est un repris de justice et a une très mauvaise réputation. Ils avaient fabriqué une fausse clé pour ouvrir l'armoire de M. Jean Bernard dit Evrard ; mais n'ont emporté qu'un porte-monnaie trouvé dans la poche de cet infortuné vieillard, et qui contenait la modique somme de 4 fr. Après le crime, ils out passé plusieurs heures dans les environs de Blamont, puis sont rentrés chez eux
On assure que Paul Bernard, pressé de questions, a déjà fait des aveux. Son malheureux père qui est un ancien soldat, s'est pendu de désespoir; mais on a pu venir à son secours quand il respirait encore, et l'on espère qu'il ne succombera pas.
L'émotion est toujours grande dans notre petite ville. »


Le Petit Journal - 17 février 1863

Une brodeuse de Blâmont était sortie quelques instants de chez elle à la tombée du
jour, après avoir couché ses trois enfants. Un quart-d'heure plus tard, elle rentrait ; déjà une épaisse fumée remplissait la chambre. Elle courut au berceau, placé près du poêle ; l'infortuné petit être qui y était endormi tout à l'heure avait tout le corps carbonisé.

(Impartial de la Meurthe.)


Le Petit Parisien - 29 septembre 1892

DESERTIONS DANS L'ARMEE ALLEMANDE
(De notre correspondant particulier)
Blamont (Meurthe-et-Moselle), 28 septembre.
Ce matin, à la pointe du jour, quatre déserteurs du 11e régiment de uhlans brandebourgeois, en garnison à Sarrebourg (Lorraine), ont franchi la frontière, en uniforme, près de Blamont (Meurthe-et-Moselle; après avoir erré toute la nuit dans la campagne pour ne pas tomber dans les nombreuses embuscades de gendarmes et de douaniers allemands échelonnés le long de la frontière.
L'un d'eux, le nommé Bettbaum, s'est présenté affamé et harassé de fatigue à la gendarmerie de Blamont où on l'a restauré et de là conduit devant le commissaire spécial de la gare d'Igney-Avricourt, à qui il a demandé à contracter un engagement de trois ans dans la légion étrangère.
Ce magistrat l'a fait diriger sur Nancy.
Les trois autres se sont mis à la recherche de travail.
Ces jeunes gens ont déserté pour se soustraire au surmenage et aux mauvais traitements dont ils étaient l'objet de la part de leurs supérieurs.


Le Petit Parisien - 1er octobre 1892

DESERTIONS DANS L'ARMEE ALLEMANDE
(De notre correspondant particulier)
Chàlons-sur-Marne, 30 septembre.
Ce matin, trois déserteurs appartenant au 112e régiment d'infanterie allemand, en garnison à Mulhouse (Alsace-Lorraine), nommés Charles Licht, Joseph Batzler et Georges Ruff, se sont présentés au bureau de la place de Chalons, pour contracter un engagement dans la légion étrangère. Ces jeunes gens ont déserté pour se soustraire au surmenage et aux mauvais traitements dont ils auraient été l'objet de la part de leurs supérieurs.
Ces déserteurs allemands sont probablement les mêmes dont le Petit Parisien a signalé l'arrivée à Blamont (Meurthe-et-Moselle), il y a deux jours.
Ils avaient manifesté l'intention de chercher de l'ouvrage dans le pays, mais on conçoit facilement qu'ils n'en aient pas trouvé, étant donné leur nationalité et la juste crainte que nous avons sur la frontière de l'espionnage prussien. Ils se sont donc rabattus sur la légion étrangère.


La Presse - 8 décembre 1899

A LA FRONTIÈRE
On mande de Lunéville, 7 décembre

Un nommé Adam, journalier à Blamont, chassait dans une forêt allemande, lorsqu'il fut surpris par des individus que l'on croit être. des chasseurs allemands. Ceux-ci tirèrent sur Adam, qui prit aussitôt la fuite et ne dut son salut qu'à une mare qu'il traversa à la nage. Atteint à l'épaule, il a été recueilli par un médecin de Blamont qui passait en voiture. Son chien a été tué à ses côtés.
Avertis immédiatement, le commissaire spécial d'Avricourt et le parquet de Lunéville se sont transportés sur les lieux, où ils procèdent à une enquête minutieuse. 


La Presse - 11 décembre 1899

INCIDENT DE FRONTIERE
Nancy, 10 décembre. Les journaux ont raconté qu'un braconnier de Blâmont, nommé Adam, avait été blessé en territoire annexé, par des Allemands en civil. Voici des détails complémentaires sur cette affaire :
Adam était allé chasser sur le territoire de Foulcrey (Lorraine annexée). Les propriétaires de la plaine où il se trouvait, MM. Georgel, frères, d'anciens Français devenus Allemands, le guettaient, parait-il, depuis longtemps.
Adam n'ayant pas obtempéré assez vite aux injonctions des frères Georgel qui lui criaient de déposer ses armes, ceux-ci firent feu sur le braconnier, tuèrent son chien et le blessèrent lui-même au bras.
Malgré ses blessures, Adam put s'enfuir et regagner Blâmont grâce à l'aide d'un médecin de la localité qui l'avait recueilli en route.


Le Petit Parisien - 27 juin 1900
Mardi, 26 juin

Lunéville. Un clerc de notaire nommé Claudel, âgé de cinquante-deux ans, s'est asphyxié à Blamont en compagnie de sa maîtresse, une jeune fille de vingt-deux ans, nommée Marie Toulon. On ignore les causes de ce double suicide. 


Le Gaulois - 5 février 1914

Sur la frontière
L'incident de Croismare : Les officiers aviateurs allemands sont repartis hier - Les deux uhlans de Blâmont

(Par dépêche de notre correspondant particulier)
Lunéville, 4 février.

Contrairement à ce qui avait été dit, les deux officiers aviateurs allemands qui avaient atterri, hier, près de Croismare, n'ont pas été reconduits le soir même à la frontière ; l'autorisation de départ n'est parvenue que cet après-midi à Lunéville, et c'est à quatre heures que les lieutenants Fritz Priesten et Hans Guernersont partis pour Avricourt. Nos hôtes forcés avaient été consignés à la disposition de l'autorité militaire et conduits à Lunéville, où ils ont passé la nuit et la matinée dans un logement qui leur a été préparé au Château, dans le casernement des dragons.
Dans la matinée, quatre biplans de l'escadrille de Nancy sont arrivés à Lunéville et nos officiers aviateurs se sont rendus à Croismare, pour examiner l'appareil de leurs collègues allemands parmi les visiteurs se trouvait le lieutenant Camermann.
L'enquête ouverte par les autorités militaires n'a rien relevé de suspect à la charge des officiers allemands. Avisés aussitôt par télégraphe, les ministres de la guerre et de l'intérieur ont donné l'ordre de clore l'incident et de reconduire MM. Priesten et Guerner à la frontière. Le départ s'est effectué à quatre heures, cet après-midi ; les officiers allemands ont quitté Lunéville, en compagnie d'un commissaire spécial, dans une automobile appartenant à un officier de dragons, lequel conduisait lui-même la voiture. Aucun incident d'aucune sorte ne s'est produit. Quant à l'appareil, qui est à peu près complètement démoli, il a été démonté et expédié sur Strasbourg.

Autre petit incident sur la frontière. Celui-là s'est produit, hier également, dans la même région, à Blâmont, une petite ville située à quatre ou cinq kilomètres d'Avricourt.
Dans l'après-midi, les habitants de Blâmont ne furent pas peu surpris de voir arriver, au galop de leurs chevaux, deux ulhans en tenue et en armes, qui s'arrêtèrent devant la gendarmerie et demandèrent à parler au brigadier.
Mis en présence de celui-ci, ils déclarèrent qu'ils avaient déserté pour se soustraire aux mauvais traitements dont ils étaient l'objet de la part de leurs sous-officiers, et ils demandèrent d'être dirigés sur Paris.
Les deux déserteurs, qui appartiennent au uhlans, en garnison à Sarrebourg, ont été
aussitôt désarmés et des vêtements civils leur ont été procurés. Ce matin, sur l'ordre du sous préfet de Lunéville et après enquête, il a été fait droit à leur demande et on les a dirigés sur Paris.


L'Ouest-Eclair - 29 septembre 1923

UN VIEUX PRÊTRE EST ASSASSINÉ DANS UN TRAIN
Saint-Dié, 28 septembre ce matin, à 6 h 40, à l'arrivée à Saint-Dié d'un train venant de Gérardmer, on a découvert dans un compartiment le cadavre de l'abbé Hans, âgé de 62 ans, curé de Repaix (Meurthe-et-Moselle), près Blâmont.
L'abbé Hans revenait de Gérardmer où il était allé voir son frère, industriel dans cette localité.
Il avait été tué d'une balle à la tète. Le projectile a pénètre dans la tempe droite, et est sorti par la tempe gauche. Aussitôt connue la nouvelle du crime, la brigade mobile de Nancy, le Parquet de Saint-Dié et la gendarmerie ont procédé à l'enquête. Des témoins ont déclaré qu'entre Saulcy-sur-Meurthe et Saint-Léonard, on avait remarqué un jeune homme sautant du train. Ce jeune homme, nommé Demangel, fils d'une honorable famille de Saint-Dié a été arrête. Il avait les vêtements couverts de sang. Il a commence par nier, puis il a fait des aveux. Le vol serait le mobile du crime.
L'émotion est vive dans la région.

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