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Brèves
de presse nationale (3) - 1915-1916
Voir aussi Brèves de presse nationale - 1806-1934 et Brèves de presse nationale (2) - 1633-1923


La Presse - 26 mars 1915

Les actes d'héroïsme des fonctionnaires civils dans les régions envahies

M. Bouvret, receveur à Blamont, du 7 au 15 août, est resté sur place et a continué à donner les Communications électriques, même lorsque les troupes ennemies passaient sous sa fenêtre. N'a quitté le bureau par l'arrière du local que lorsque l'ennemi, entrait par l'avant. A montré un véritable courage et une ténacité remarquable dans l'accomplissement de sa tâche.


L'Ouest-Eclair - 25 janvier 1915

La Grande guerre (histoire inédite) par le commandant Landry

Quand nos troupes sont entrées Blamont, elles ont trouvé sur les murs des affiches annonçant que le lendemain matin le maire et les notables du pays seraient fusillés. Notre arrivée rapide et le désordre de la retraite allemande leur ont sauvé la vie, mais déjà une jeune fille et un vieillard de quatre-vingt-six ans avaient été fusillés.
On croit rêver. Mais l'affirmation officielle est là. Quels délits pouvaient bien avoir commis cette jeune fille, ce vieillard de quatre-vingt-six ans, pour mériter la
mort ? Ni l'un, ni l'autre, à coup sur, n'avaient pris les armes contre les envahisseurs. On les a exécutés pour l'exemple, afin d'intimider, de terroriser leurs concitoyens, afin de montrer que les officiers germaniques sont implacables.
Les inscriptions des monuments d'Egypte nous disent parfois combien les souverains de cet antique pays avaient massacré d'êtres humains. Plus grand était le nombre des victimes, et plus lumineuse devait être la gloire du monarque ; l'Allemagne nous ramène à ce temps-là.

L'Ouest-Eclair - 26 janvier 1915
[...]
Lisez encore cette lettre d'une veuve d'officier tué à l'ennemi

« Arrivée sur les lignes allemandes, je demandais à parler à un officier. On me conduisit un major, un gros homme roux portant des lorgnons d'or. Quand j'entrai dans la salle d'auberge où il se trouvait, il ne daigna même pas me saluer. Résolument je lui expliquai le but de ma visite. Chercher et reprendre le corps de mon mari, tué il quelques centaines de mètres de là. Le major me laissa parler jusqu'au bout sans sourciller. Quand j'eus terminé, il me dit en allemand
Die franzoesischen Leichen sollen durch die Raubvogeln gefresses verden ; Heraus. « Les cadavres des Français doivent être mangés par les oiseaux de proie. Va t'en »
Et il me chassa.
Des soldats qui avaient entendu les paroles du major me poussèrent dehors. Avec la pointe de leurs baïonnettes, ils se mirent à me piquer le cou, que j'avais découvert. Pendant trois cents mètres je fus ainsi reconduite vers Blamont par deux soldats.
Quand je rentrai à l'hôtel, le sang qui s'échappait des piqûres faites à mon cou me coulait dans le dos ; j'ai dû m'aliter et faire venir un médecin qui m'a aussitôt fait un pansement. Il a compté vingt-deux piqûres. 


Les Annales - 27 février 1916

Impressions et souvenirs d'un soldat de la grande guerre - Lieutenant Jacques P...

Comme aucune épreuve ne devait nous être épargnée, notre capitaine fut blessé. Je ne crois pas l'avoir nommé encore : c'était le capitaine Baumann.
Les événements l'avaient affecté autant que nous, plus que nous peut-être. Il avait pleuré à chaudes larmes en voyant l'hécatombe de ses hommes et, témoin de notre épuisement, il souffrait de son impuissance à nous venir en aide.
Je revois toujours sa face douloureuse, ses traits amaigris, ses yeux fiévreux quand il nous quitta. Quel contraste avec le brillant lieutenant de mitrailleurs qu'il était au début de la campagne, avec le héros demeuré légendaire de Sarrebourg, de Blamont, de Matexé !
A Sarrebourg, toute une journée, il demeura juché, avec sa mitrailleuse, en haut d'une maison, tirant, de là, sur le bois où s'était réfugié l'ennemi et le contraignant à la retraite chaque fois qu'il tentait de sortir. Les obus tombaient autour de lui, crevant les murs et les toits. Lui, tirait, tirait, ou fumait des cigarettes.
A Blamont, sur la route, comme les Boches s'avançaient en colonnes compactes, il s'adossa à des platanes, ordonna à ses hommes de le laisser seul et, certain qu'il allait mourir, il attendit. Il attendit que la colonne ne fût plus qu'à vingt pas de lui et, ouvrant alors le feu, il fit un tel carnage que les survivants s'enfuirent en hurlant, le laissant maître du champ de bataille !... 

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