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Presse - Gazette nationale ou le moniteur universel - 1807-1858
 


  • 5 mars 1807

On nous écrit d'Igney, près de Blamont, que le 26 février, à cinq heures du matin, la tempête a été si violente qu’elle a abattu le clocher de cette commune ; la maison voisine de l’église et celle du desservant ont été endommagées. Le 27, les débordemens sont devenus si considérables, que les routes d'Epinal et de Metz étaient couvertes d’eau de plus d'un mètre de hauteur. Quatre hommes à cheval suivaient la route d'Epinal à Nancy ; le cheval de l’un d'eux ayant touché un tas de grève, est tombé avec son cavalier, le torrent les a entraînés, et ils ont péri près de Crévechamp, à la vue des trois autres qui n’ont pu leur porter secours.


  • 15 décembre 1816

On mande de Blamont, département de la Meurthe, que M. l’abbé Ferry, vicaire de cette ville, vient de faire habiller à ses frais quatorze enfans de parens pauvres. Une souscription pour le soulagement de la classe indigente a rendu 58 hectolitres de froment et 544 fr. en argent, indépendamment de 20 hectolitres de froment, et de 272 fr. qu’on a envoyés aux malheureux qui ont le plus souffert de l’épouvantable orage du 5 août.


  • 16 mars 1819

En vertu d'un mandat du commissaire des guerres, en date du 15 mars 1815, le sieur Demontrey, fournisseur des transports militaires de la place de Blamont, fournit les voitures nécessaires à un bataillon de gardes nationales des Vosges dit mobile et en activité. Il demanda d’abord le paiement de cette fourniture à M. le ministre de l'intérieur, qui renvoya sa réclamation au ministre de la guerre. L’intendant chargé de la liquidation de l'arriéré de ce ministère lui répondit qu’il n’avait jamais fait de liquidation relative à des gardes nationales, et qu’il n’avait aucun fonds pour cette espèce du dépense. Toutes les pièces furent renvoyées au préfet du département de la Meurthe, qui, par son arrêté du 17 août 1818, a déclaré que n’ayant aucun moyen de faire droit à sa demande, toutes les pièces à lui transmises seraient renvoyées au pétitionnaire.
Attendu que le réclamant ne s’est point pourvu devant l’autorité compétente, les conseils-généraux, qui, par une circulaire du ministère de l’intérieur, étaient chargés d’examiner les demandes de la nature de celle-ci, votre commission vous propose l’ordre du jour.
M. La Frogne. Lorsque les gardes nationales sont déclarées mobiles, et qu’elles quittent le département, elles sont alors h la disposition du ministre de la guerre. D’après ce motif, je demande que la pétition soit renvoyée au ministre de la guerre.
M. le rapporteur. Le pétitionnaire paraît fondé dans sa réclamation. Si le renvoi au ministre de la guerre peut réaliser ses espérances, la commission ne peut qu’adopter l’avis du préopinant. La chambre ordonne le renvoi de la pétition au ministre de la guerre.


  • 2 juillet 1858

On écrit de Blâmont, le 28 juin, au Moniteur de la Meurthe: le 23 de ce mois, vers deux heures de l’après-midi, un incendie, propagé avec une extrême rapidité par un vent très-violent, a réduit en cendres quinze maisons, habitées par dix-sept ménages, dans la commune de Herbéviller. Les trois jeunes enfants des époux François Coster, journaliers, avaient été laissés seuls par leurs parents que leurs occupations appelaient au dehors. En jouant avec des allumettes chimiques auprès d'un réduit à porcs, ils mirent le feu à la paille qui s’y trouvait. Les bardeaux en bois très-sec qui en couvraient le toit, s’enflammèrent rapidement et communiquèrent le feu à la toiture voisine qui était de même nature. De même qu’à Dolving, tous les habitants étaient alors occupés aux travaux de la fenaison. Cependant, au premier signal, les pompes des localités environnantes accoururent, et, grâce à l'eau d’une petite rivière qui traverse la commune, on a pu les faire jouer activement. Ce ne fut que le lendemain matin, au point du jour, qu'on put maîtriser le feu. On se figure aisément quel spectacle de désolation offrait cette lamentable catastrophe, et combien a été généreux et ardent le zèle des travailleurs. Des quinze maisons qui ont été la proie des flammes, treize étaient assurées à diverses compagnies; la quatorzième appartenait à un propriétaire aisé, qui supportera facilement la perte qu'il éprouve ; la dernière était à peu près l’unique fortune d'un vieux soldat qui se trouve aujourd'hui sans ressources. Le sous-préfet, le procureur impérial et le capitaine de gendarmerie de Lunéville ont paré aux premiers besoins de cette situation malheureuse, en attendant les secours qui pourront être plus tard régulièrement alloués à ce vieillard sur les fonds disponibles.
Le clocher de l’église, couvert en bois, a aussi pris feu dans sa partie supérieure; sur les trois cloches qu'il contenait, l’une a été fondue par l'intensité de la chaleur, et les deux autres ont été mises hors de service en tombant de leurs supports calcinés. Quant à l’église, elle a été miraculeusement préservée.
Dans ce grand désastre, il n’y a eu heureusement aucun accident à déplorer. Presque tout le mobilier, le foin nouvellement rentré et les autres récoltes ont été consumés. Les bestiaux seuls ont pu être sauvés. L'église n'étant pas assurée, et la commune ayant très-peu de ressources, il sera fort difficile de rétablir le clocher. Le dévouement des pompiers a été admirable.

 

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