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Jean Chipot (1921-1945)

 


Le nom de Jean Louis Chipot, « mort pour la France », a été ajouté sur le monument aux morts de la commune de Blâmont le 8 mai 2017.

Jean Chipot est né à Blâmont le 30 juin 1921, fils de Charles Victor Chipot et de Marie Louise Dérose. A cette date, la famille habite l’écart « la Chocolaterie », où Charles Victor (né le 16 février 1878 à Grandvillers dans les Vosges) est magasinier pour les services des Régions Libérées. Elle habitait précédemment rue des Voileurs, où était né le 2 janvier 1918, Roger Henri (décédé à Essey-les-Nancy le 18 décembre 2004), alors que Charles Victor exerçait le métier de comptable.
Charles Victor est ancien combattant de la grande guerre, avec diverses décorations et citations (le 13 mars 1916 par exemple, alors sous-lieutenant au 368ème régiment d 'infanterie : « au cours d'un coup de main exécuté le 13 mars 1916, dans les lignes ennemies, a fait preuve d'énergie et de bravoure en descendant seul dans un abri-caverne occupé par les Allemands. A capturé cinq prisonniers. »). L’acte de naissance de Roger indique que son père Charles serait « Chevalier de la légion d’honneur », mais nous n’en avons retrouvé aucune autre trace.
Charles épouse Marie Louise Dérose (née en 1893 à Lepange, décédée en 1973) le 19 octobre 1916 à Epinal.
Il repart à une date inconnue pour les Vosges, où il décède le 2 décembre 1936 à Saint-Laurent (commune rattachée à Epinal le 1er juillet 1964)

Ses deux fils ont été adoptés par la Nation : Roger par jugement du tribunal civil d’Epinal du 21 mai 1932, Jean par jugement du tribunal civil d’Epinal du 24 septembre 1937.

A 21 ans, Jean Chipot sort Lieutenant de la promotion "Charles de Foucauld" de l’Ecole de Saint-Cyr (promotion 1941-1942. L’école militaire est réinstallée à la caserne Miollis d’Aix-en-provence depuis octobre 1940).
De retour à Saint-Laurent en tant qu’ingénieur auxiliaire des Eaux et Forêts à Épinal, il rejoint la résistance, dans le maquis vosgien de Grandrupt-de-Bains, où existe une organisation militaire depuis fin 1943. Le 27 août 1944, Radio Londres émet le message attendu, « L'impératrice a des cors aux pieds ». Les résistants rejoignent Grandrupt où le maquis s'organise, sans grande précaution cependant.
Le 3 septembre 1944, le maquis se déplace en forêt du Morillon (nord de la Haute-Saône).
Mais le 5 septembre, la Gestapo de Lyon repliée sur Gérardmer, procède aux premières arrestations à Grandrupt, où le maquis retourne le 6 septembre.
Dès le lendemain matin, les forces allemandes attaquent le maquis, et exigent la reddition sous menace de fusiller les 700 habitants (de Grandrupt, Vioménil et Hennezel) pris en otages. Malgré un armement conséquent, 214 maquisards se rendent, avec la promesse d’être traités en prisonniers de guerre.

Mais comme ses camarades, Jean Chipot n’échappe pas à la déportation : il transite par Schirmeck le 10 septembre 1944, puis Sarrebück, pour Dachau, où il est affecté au camp annexe de Mühldorf (n° 133676), camp de travail de l’organisation Todt. Il s’épuise, avec plus de 10 000 autres prisonniers, à la construction d’une usine souterraine pour la fabrication des chasseurs bombardiers Messerschmitt Me 262.
 Il décède le 17 mai 1945 à l’hôpital de Spire, après sa libération, alors qu'il était en instance de rapatriement.

Il est titulaire de :
- médaille de l'Ordre de la Libération par décret du 3 juin 1955 (JO du 7 juin 1955).
- mention « Mort pour la France »
- mention « Mort en déportation » (arrêté du 24 janvier 2012 – JO du 1er avril 2012)
- Homologué Déportés et internés de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI)
(Cotes : Service historique de la Défense, Caen AC 21 P 44894 - Service historique de la Défense, Vincennes GR 16 P 128775)

 


Acte de naissance de Jean Louis Chopit

 

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