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Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

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Journal - La Presse du jour

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Presse - Divers - 1789-1955


  • Affiches des Trois-Évêchés
    15 janvier 1789

De Senone le 7 Janvier 1789,
M., vous prenez plaisir à consigner dans vos feuilles tous les actes d'humanité dont vous avez connoissance. J'ose espérer que vous voudrez bien y insérer ceux-ci. [...]
Dans le comte de Blamont un général d'ordre, quoique peu riche, honore l'humanité; j'apprends que toute l'année il fait travailler les pauvres paysans qui ont le bonheur d'habiter près de chez lui ; il ne se contente pas de leur prêter une main secourable en tout temps. En ces moments de crise & de calamité publiques, il vient de faire venir de Strasbourg cinq à six cents livres de riz pour les malheureux qui l'environnent.
J'ai l'honneur d'être, &c. Signe de Mercier.


  • Journal des départemens de la Moselle, de la Meurthe, de la Meuse, des Ardennes et des Vosges
    Du 4e jour du mois pluviose de l'an II de la république.
    (23 janvier 1794)

BLAMONT. Jea. Nic. Gérard pere, habitant de Cambrey, ont vendu popr 400 liv. - Jea. Cla. Glaudont, cultivateur, à Blamont, 927 liv. - [...] Affiché les 22 frimaire et 8 nivôse.


  • Gazette de Metz
    14 janvier 1836

Deux loups viennent encore d'être tués dans les forêts qui avoisinent Frémonville, village près Blâmont.


  • La Réforme
    23 août 1846

Un incendie qui a éclaté tout à coup dimanche dernier, à huit heures du soir, dans la ville de Blâmont, et n'a pu être éteint qu'à trois heures du matin, a réduit en cendres six maisons. On a craint un instant pour tout un quartier; mais grâce à la bonne direction donnée aux secours et aux efforts de la compagnie de sapeurs-pompiers, secondés par ceux de Frémonville, de Domêvre et de plusieurs communes environnantes, le foyer de l'incendie est resté concentré dans la même rue. Cependant le désastre n'en a pas été moins grand ; il a frappé la partie de la ville la plus populeuse et la plus pauvre : dix-neuf ménages des plus nécessiteux se trouvaient sans pain et sans asile. Les vieillards et les infirmes ont été admis à l'hospice. Les personnes fortunées se sont empressées de venir en aide à leurs concitoyens malheureux, de les loger, de les vêtir et de leur donner du pain. De toutes parts se sont faites pour eux des cotisations, car ils ont tout perdu. Cinq de ces maisons étaient heureusement assurées à divers compagnies. Cet incendie n'est point le fait de la malveillance : des cendres chaudes placées dans un premier étage l'ont dit-on, déterminé. (Patriote de la Meurthe.)


  • L'Espérance : courrier de Nancy
    29 mars 1866

Le fils, âgé de 4 ans, du sieur Harha, plâtrier à Nonhigny, ayant commis l'imprudence de frapper, avec un roseau, un cheval que l'on conduisait à l'abreuvoir, reçut de cet animal un coup de pied à la tête, qui entraîna sa mort au bout de cinq jours.


  • Le Courrier du Loiret
    9 mars 1873

Le Journal de la Meurthe et des Vosges annonce que M. Marchal, maire de la commune de Nonhigny, est révoqué par décret présidentiel.
M. Marchal avait favorisé dans sa commune l'établissement d'un cabaret clandestin.
Il fréquentait lui-même cet établissement et avait défendu au garde-champêtre de dresser procès-verbal contre le délinquant.


  • Le Nouvelliste de l'Est
    4 mars 1888

Mort du brigadier des douanes Richard. - Le brigadier Richard, de Frémonville, qui s'était grièvement blessé en voulant mettre fin à ses jours, vient de mourir des suites de sa blessure.


  • Le Petit Moniteur universel
    23 août 1903

Cérémonie patriotique
Le dimanche 16 août 1903 (33e anniversaire de la bataille de Gravelotte), la 320e section de vétérans des armées de terre et de mer accompagnée de l'admirable compagnie de sapeurs-pompiers de Blâmont, s'est rendue au cimetière de cette ville, pour déposer une palme de souvenir au monument élevé à la mémoire des militaires morts au service de la France.
M. Ferrez, le sympathique président de la section, ancien combattant de Gravelotte, a retracé avec intelligence les différentes péripéties de cette bataille héroïque, en conviant les jeunes générations à l'idée du dévouement patriotique.
Ensuite, il a donné la parole à M. Schneider, vétéran, qui a prononcé l'allocution suivante :
Mesdames, Messieurs,
« C'est avec un profond recueillement et dans une pensée pieuse que nous venons apporter le tribut de notre estime et Je nos regrets aux braves défenseurs du pays qui ont donné à la France leur sang et leur vie, et qui, par leur dévouement, sont arrivés à sauver l'honneur de la patrie.
« Si la palme que nous déposons au pied de ce monument est modeste, en échange, nous y joignons une valeur qui émane du fond de cœurs français, et qui se résume par le mot « souvenir » et se personnifie par l'union autour du drapeau national. Car nos âmes s'unissent dans la pensée. Il n'existe aucune barrière infranchissable entre ceux qui espèrent, et assurément, sans l'espérance, la vie ne serait qu'une amère dérision. Si quelque chose peut consoler ceux qui restent, c'est de -penser que les hommes dévoués trouvent leur récompense dans l'éternité.
« Dans notre société, les sentiments du souvenir sont inséparables des sentiments patriotiques. Nous mettons en commun nos aspirations françaises et nos espérances nationales.
« Nos cœurs éprouvent le mime sentiment fraternel pour les plus modestes comme pour les plus illustres, et excitent dans nos âmes le feu sacré du dévouement patriotique.
« Unissons nos cœurs et nos voix pour adresser un dernier hommage à ceux qui furent de vaillants soldats. Inclinons-nous respectueusement devant ce monument où reposent des braves défenseurs du pays. Ils revivent dans l'immortalité qui est le soleil des justes morts au service de la patrie française.
Au pied de ce monument aù seuil de l'éternité, je ne vous dis pas adieu, chers camarades, mais plutôt : au revoir dans une vie meilleure où les larmes et les chagrins sont inconnus.
« Au revoir ! »
A midi et demi, vétérans, sociétaires et sapeurs-pompiers se sont réunis à l'hôtel de Paris, dans un banquet fraternel admirablement servi, sous la direction agréable de Mme Cùny.
Après le repas, M. le président, après avoir remercié les personnes qui ont prêté leur concours désintéressé à l'organisation de la cérémonie patriotique, et exposé le but noble de la Société des vétérans, a de nouveau accordé la parole à M. Schneider, vétéran, qui s'est exprimé en ces termes :
« Messieurs et chers camarades,
« En présence de l'imposante cérémonie de ce matin, on comprend que les aspirations de notre belle Société sont essentiellement patriotiques. Mais, en même temps, elles tendent, par des mesures de prévoyance et de solidarité, à améliorer l'avenir des adhérents à notre Société, afin de leur assurer un bien-être relatif pour l'heure où les forces ne leur permettront plus de travailler manuellement.
« Cette pension sera le fruit de nos efforts, et le résultat de l'union qui fait la force. Elle sera l'œuvre de la mutualité fraternelle et du bon vouloir de ceux qui, favorisés par la fortune, savent comprendre qu'en allant vers les humbles, on inspire chez eux le sentiment du devoir et le dévouement le plus complet.
« Notre Société, profondément libérale, sait réunir autour du drapeau tricolore tous les anciens défenseurs de la patrie, sans distinction d'arme ou de grade, et entretenir chez eux l'idée du dévouement patriotique.
« Nous appartenons tous à la grande famille militaire, et, certes, si la place d'honneur est destinée aux plus jeunes parmi nous, le jour où la France fera appel à toutes les forces vives de la nation, les vétérans sauront mettre leur expérience et leur dévouement au service de la cause la plus noble qui est celle de la défense du sol français et lorsque le vent des batailles passera dans les plis du drapeau, sociétaires et vétérans auront toujours pour signe de ralliement l'étendard sacré de la Patrie française et pour mot d'ordre notre devise patriotique :
« Oublier... jamais ! Espérer... toujours ! »


  • Le Nouvelliste de l'Est
    10 janvier 1904

Reillon. - Contraventions ont été dressées contre les nommés Crouvizier Emile et Maire Victorine, tous deux aubergistes à Reillon, pour fermeture tardive de leur établissement. Quatre consommateurs qui se trouvaient dans le dernier, ont également eu contravention.


  • Le Nouvelliste de l'Est
    6 août 1905

Blâmont. - La dame Mercio a déclaré que sa voisine, la femme Kling, lui a jeté un seau d'eau à la figure.


  • Le Nouvelliste de l'Est
    6 août 1905

Leintrey
Samedi matin, le nommé Auguste Lamblé, âgé de 48 ans, rentier, a été trouvé pendu dans son grenier. Ce suicide est attribué à des souffrances physiques endurées par Lamblé.


  • Le Nouvelliste de l'Est
    30 août 1908

Leintrey. - Charles Arnoux, 25 ans, cultivateur, a été l'objet de procès verbaux pour violation de domicile et violences. Il avait pénétré, en enfonçant la porte, dans la maison de Mme et Mlle Mougin, avait frappé la première et lui avait brisé son parapluie. Les dames Mengin ont été aussi l'objet d'un procès verbal pour tapage nocturne.


  • L'Est républicain
    14 juin 1912

ANCERVILLER
Mort accidentelle. - M. Ch. Barbier, 35 ans, cultivateur, s'est tué en tombant alors de qu'il conduisait une voiture.
Le malheureux était épileptique et sujet à de fréquentes crises ; il a succombé à une fracture du crâne.


  • Le Rire aux éclats
    1er juillet 1916

UNE MESSE AU FRONT
L'autel est disposé près du chêne géant
Et le prêtre-soldat a commencé l'office,
L'on honore aujourd'hui ceux tombés au néant
Du ravin de Reillon et ceux qui dans la lice
Ont défendu le sol du doux pays lorrain.
Au premier rang, les clefs sont debout, mine frère,
Derrière eux les poilus, de qui l'âme d'airain
Pleure pourtant la mort des compagnons de guerre.
Un chant s'élève : il est grave et mélodieux,
Un chant par quoi le cœur qui s'humilie implore
Le seigneur trois fois juste et miséricordieux,
Evoque les défunts que l'on croit voir encore.
Soudain, un grondement là-bas a retenti,
Un « cent cinquante » arrive el, sa puissante haleine
Trouant l'air, fait vibrer le sol et s'aplatit
Dans un bruit d'ouragan derrière le grand chêne.
Quelques éclats d'obus jaillissent au milieu
Des soldats assemblés au service funèbre.
Peut-être un peu d'émoi, de crainte est-elle en eux ?
Eux, qui narguent pourtant l'Enfer et ses ténèbres.
Mais ils ont vu leurs chefs indifférents debout
Et pareil au grand chêne, impavide pilastre,
Le Général suivant la messe, jusqu'au bout...
Ses deux étoiles d'or semblent être ces astres
Sur qui les voyageurs se guident en chemin
De même ses soldats ont foi dans ses étoiles.
Chaque fois que l'obus, le lourd obus germain,
S'annonçait en sifflant, lui, l'âme martiale.
Stoïque et froid prononçait : « Casque ! » simple[ment
Et tous les assistants se coiffaient, héroïques ;
Puis, le danger passé, respectueusement
Les fronts se découvraient devant l'autel mystique.
Les chants furent plus beaux après cet incident,
Les cœurs étaient plus forts, plus graves les pensées
Et les Boches tiraient sans succès... cependant
Seul un soldat eut sa capote transpercée.
Et le chêne au milieu des obus demeurait
Droit, tel un bouclier défendant la patrie
Et telle que ce chêne, ô France, tu parais
Plus forte que jamais par le malheur grandie.
Trouttet


  • Journal de Lunéville
    10 juin 1923

Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du Mercredi 6 Juin
Abus de confiance. - En octobre 1922, Raymond François, chef d'équipe au service d'exhumation des tombes militaires à Reillon, pour le compte de la maison Morel, de Paris, disparaissait en emportant 3.000 fr. qui lui restaient sur la paye de ses ouvriers. et une somme de 5.000 fr. au préjudice du même Morel ; mais la comptabilité peu régulière de la maison ne permet pas d'affirmer qu'elle a suivi le même chemin. Toutefois, afin d'entendre M. Morel qui est absent de France pour le moment, l'affaire est renvoyée au 27 juin.


  • Journal de Lunéville
    15 juillet 1923

Tribunal correctionnel de Lunéville
Audience du Mercredi 11 Juillet
Abus de confiance. - Le nommé Raymond François. avait touché de l'argent pour payer des ouvriers, au nom de M. Morel, et en avait gardé une partie. M Morel déclare par l'organe de ministère public retirer sa plainte.
Le tribunal en prend bonne note et relaxe Raymond.


  • Le Télégramme des Vosges
    14 octobre 1925

FREMONVILLE
N'OUBLIEZ PAS L'HEURE ! - Le nommé Reisch Michel, 35 ans, cafetier, s'amusait, en compagnie de clients, au point qu'il oublia l'heure de fermeture. Les gendarmes la lui rappelèrent par un procès-verbal.


  • Le Télégramme des Vosges
    13 juin 1927

Tribunal correctionnel
Coups et blessures. - Buda Charles-Georges, 25 ans, carrier à Frémonville, a frappé d'un coup de poing à la figure et renversé M. Seyer Albert, à Blâmont. 50 fr. d'amende.


  • L'Univers israélite
    2 novembre 1934

MEURTHE-ET-MOSELLE Blamont. - Fiançailles. - Nous apprenons avec plaisir les fiançailles de Mlle Marguerite Resnick, fille de M. Aria Resnick, grand mutilé de guerre, Médaille militaire, Croix de guerre, et de Mme Resnick, avec M. Sam Spiegel, étudiant à la Faculté de droit de l'Université de Nancy. Nos sincères félicitations.


  • Journal de Lunéville
    4 novembre 1934

Tribunal de Lunéville
Audience du 31 Octobre 1934
Bris de vitres. - René Zinckuck, 37 ans, garçon de culture, étant en état d'ivresse a cassé des carreaux dans un débit de Blâmont. Il s'engage à payer la casse. 25 fr. d'amende.


  • Le Messin : organe des intérêts lorrains
    21 novembre 1934

AVRICOURT
A la prochaine fois! - Pour avoir cambriolé la caisse de la gare d'Avricourt, où il fit main basse sur une somme de 75 francs, le mécanicien Mathieu Lisch, 33 ans, titulaire de tout un paquet de condamnations, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Saverne à un an de prison et à la relégation. Le condamné ayant fait appel du jugement, la Cour de Colmar a réduit à trois mois la peine de prison et supprimé la peine de relégation.


  • Journal de Lunéville
    13 septembre 1936

Tribunal de Lunéville
Audience du 9 Septembre 1936
Pâturage économique. - Anthony Marie, 58 ans, vannière ambulante, faisait pâturer son cheval à Frémonville, dans un parc appartenant au sieur Mougeot. Poursuivie pour ce délit, elle fait défaut le Tribunal la condamne à 25 francs d'amende.


  • L'Est républicain
    6 janvier 1937

CENTRE D'ÉTUDES LORRAINES
Conférence de l'abbé Hatton
C'est demain jeudi, à 16 h. 30, qu'aura lieu, dans le grand amphithéâtre de la Faculté des Lettres, la troisième conférence du centre d'études lorraines. M. l'abbé Hatton parlera de ses recherches et de ses fouilles également pittoresques dans la région de Blâmont, afin de retrouver, dans une mesure jusqu'alors insoupçonnée, les traces de l'installation et de l'occupation des Romains. On peut encore louer des places aujourd'hui au bureau de renseignements, 13, place Carnot, de 9 heures à midi et de 15 à 18 heures. La précieuse leçon d'archéologie pratique du distingué curé de Domjevin attirera certainement un nombreux public.


  • L'Écho de Nancy
    22 août 1941

DISSOLUTION DE CONSEILS MUNICIPAUX
Le conseil municipal de la commune d'Ancerviller est dissous.
Il est Institué dans la commune d'Ancerviller une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal ei ainsi composée ; Président : M. Cotel (Louis) ; membres : MM. Lartisant (Paul), Colin (Louis).


  • La Marseillaise
    23 juillet 1955

Parce qu'il ne savait danser que la polka
Un plombier-zingueur est assommé à coups de louche par Marie, la gracieuse danseuse d'Avricourt
Nancy. - Au petit bal d'Avricourt (Moselle), la toute jeune et gracieuse Marie Jazinsky s'était taillé un beau succès l'autre soir.
Le mambo n'avait pas plus de secret pour elle que la samba. Malheureusement, le fiancé qui l'avait amenée là, Jean Kruger, 29 ans, plombier zingueur, était bien forcé d'attendre à la buvette que l'orchestre entamât une polka.
« Je ne savais danser que ça », précisa-t-il aux gendarmes.
L'attente devint pénible. Finalement, il pria Marie de quitter la piste ; elle refusa. Il l'attendit alors à la sortie et lui asséna, sous les étoiles, une correction tellement rude que, dès le lendemain, la nécessité de se faire pardonner lui parut évidente.
Et notre amoureux d'aller rendre visite aux parents de la victime. Alors qu'il discutait avec sa future belle-mère, la fiancée l'approcha par derrière, armée d'une louche et. d'un seul coup solidement asséné sur le crâne, le coucha sans connaissance sur les pavés de la cuisine.
La petite Marie a porté plainte aux gendarmes de Sarrebourg pour avoir été corrigée. L'amoureux est allé raconter lui aussi son histoire à la gendarmerie.
« Il n'y a pas de raison de se faire assommer parce qu'on ne sait danser que la polka ».

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