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De Senone le 7 Janvier 1789,
M., vous prenez plaisir à consigner dans vos feuilles tous les
actes d'humanité dont vous avez connoissance. J'ose espérer que
vous voudrez bien y insérer ceux-ci. [...]
Dans le comte de Blamont un général d'ordre, quoique peu riche,
honore l'humanité; j'apprends que toute l'année il fait
travailler les pauvres paysans qui ont le bonheur d'habiter près
de chez lui ; il ne se contente pas de leur prêter une main
secourable en tout temps. En ces moments de crise & de calamité
publiques, il vient de faire venir de Strasbourg cinq à six
cents livres de riz pour les malheureux qui l'environnent.
J'ai l'honneur d'être, &c. Signe de Mercier.
-
Journal des
départemens de la Moselle, de la Meurthe, de la Meuse, des
Ardennes et des Vosges
Du 4e jour du mois pluviose de l'an II de la république.
(23 janvier 1794)
BLAMONT. Jea. Nic. Gérard
pere, habitant de Cambrey, ont vendu popr 400 liv. - Jea. Cla.
Glaudont, cultivateur, à Blamont, 927 liv. - [...] Affiché les
22 frimaire et 8 nivôse.
Deux loups viennent encore
d'être tués dans les forêts qui avoisinent Frémonville, village
près Blâmont.
Un incendie qui a éclaté tout
à coup dimanche dernier, à huit heures du soir, dans la ville de
Blâmont, et n'a pu être éteint qu'à trois heures du matin, a
réduit en cendres six maisons. On a craint un instant pour tout
un quartier; mais grâce à la bonne direction donnée aux secours
et aux efforts de la compagnie de sapeurs-pompiers, secondés par
ceux de Frémonville, de Domêvre et de plusieurs communes
environnantes, le foyer de l'incendie est resté concentré dans
la même rue. Cependant le désastre n'en a pas été moins grand ;
il a frappé la partie de la ville la plus populeuse et la plus
pauvre : dix-neuf ménages des plus nécessiteux se trouvaient
sans pain et sans asile. Les vieillards et les infirmes ont été
admis à l'hospice. Les personnes fortunées se sont empressées de
venir en aide à leurs concitoyens malheureux, de les loger, de
les vêtir et de leur donner du pain. De toutes parts se sont
faites pour eux des cotisations, car ils ont tout perdu. Cinq de
ces maisons étaient heureusement assurées à divers compagnies.
Cet incendie n'est point le fait de la malveillance : des
cendres chaudes placées dans un premier étage l'ont dit-on,
déterminé. (Patriote de la Meurthe.)
Le fils, âgé de 4 ans, du
sieur Harha, plâtrier à Nonhigny, ayant commis l'imprudence de
frapper, avec un roseau, un cheval que l'on conduisait à
l'abreuvoir, reçut de cet animal un coup de pied à la tête, qui
entraîna sa mort au bout de cinq jours.
Le Journal de la Meurthe et
des Vosges annonce que M. Marchal, maire de la commune de
Nonhigny, est révoqué par décret présidentiel.
M. Marchal avait favorisé dans sa commune l'établissement d'un
cabaret clandestin.
Il fréquentait lui-même cet établissement et avait défendu au
garde-champêtre de dresser procès-verbal contre le délinquant.
Le même jour, 10 septembre,
le sieur Charles Roche, âgé de vingt-six ans, né à Blamont
(Meurthe), journalier, a été écroué. Il était sans domicile
fixe.
PARIGI. - Espulslone del
Conte di Parigi. - Si dà per positivo che il governo prese
disposizioni per intimare al conte di Parigi il decreto di
espulsione appena giunga alla stazione di Avricourt (frontiera).
Nel caso che ci si atteggiasse in Austria pretendente si
espellerebbe di Francia tutta la famiglia Orleans.
Francia Germania.
L'abbiamo detto cento volte: tra la Francia e la Germania una
guerra è inevitabile. Potrà essers difl'erita un anno, due,
quattro; ma lo scoppio è sicuro. Tanto varrebbe che fosse
presto.
Atti di vivo dispetto, prove di animosità, piccole guerre d'inchiostro,
ostilità individuali e simili ne avvengono tutti i giorni.
Per non ricordare nulla del passato, riferiamo dai giornali il
seguente recente fatterello:
A Embermenil, presso Luneville, la casa dei fratelli Weisbach (commercio
all'ingrosso di mercerie e di balocchi) aveva aperta una
succursale all'esercizio principale stabilito a Strasburgo dopo
il 1873.
L'autorità francese ha fatto chiudere la succursale, perché
priva di autorizzazione doganale, ed ha diffidato i numerosi
operai tedeschi ad essa applicati a trovarsi entro tre giorni da
lavorare o a prepararsi a ripassar la frontiera.
Naturalmente la stampa tedesca protesta per questo fatto, e così
un'altra polemica uso Pagny, a proporzioni ridotte, si è
iniziata fra i giornali dei due paesi.
E il governo tedesco, dal canto suo, non ha perduto tempo nel
fare atti di rappresaglie.
E ha ordinato al capo della stazionen di Igney-Avrincourt, di
espellere trentotto dei suoi impiegati di nazionalità francese.
In questa catena di incidenti che si seguono rassomigliandosi
tutti nei criteri onde traggono vita, ci può, un di l'altro,
esservi quello che riuscirà far perdere le staffe aqualcuno da
questa da quella parte del Reno...
Die Meldungen über die
bekannte Affaire der Gebrüder Weisbach in Embermenil lauten noch
einigermaßen widersprechend. Gegenüber der Nachricht, wonach die
französischen Behörden die Wiedereröffnung der Weisbach'schen
Puppenfabrik in Emberménil gestattet hätten, wird jetzt nämlich
gemeldet, daß es sich vorläufig nur um einen dreimonatlichen
Aufschub der Schließung handele; indessen wird kaum daran zu
zweifeln sein, daß binnen kurzem die formelle und vollständige
Aufhebung des Schlieszungsverbotes erfolgt. Wenn man sich nun
darüber freuen kann, daß auf dieseWeise einem abermals drohenden
Conflicte zwischen Deutschland und Frankreich die Spitze
abgebrochen worden ist, so ist doch leider ein Theil der
französischen Presse fortgesetzt bemüht, die Sache noch aus
zudeuten und wird zu diesem Behuse die Ausweisung französischer
Ostbahnbeamter aus dem Reichslande mit in die Angelegenheit
hineingezogen. Man hat es jedoch in letzterem Falle mit
keinerlei deutschen Repressalie wegen der anfänglichen
Schließung der Weisbach' schen Fabrik zu thun. Die Ausweisung
der betreffenden französischen Bahnbeamten, deren Zahl etwa 30
beträgt, aus dem Grenzorte Deutsch-Avricourt erfolgt lediglich,
weil deren Verhalten in letzterer Zeit öfters Anstoß erregt
hatte. Die Reichsregierung besitzt dabei die Coulanz, den
Unverheiratheten unter den ausgewiesenen Beamten eine Frist von
einem Monat, den Verheiratheten aber eine solche von drei
Monaten zur Regelung ihrer Angelegenheiten zu gestatten.
Mort du brigadier des douanes
Richard. - Le brigadier Richard, de Frémonville, qui s'était
grièvement blessé en voulant mettre fin à ses jours, vient de
mourir des suites de sa blessure.
Da Avricourt. telegrafano che
tutti i viaggiatori non muniti di passaporti, non vistati
dall'ambasciata di Germania a Parigi, sono rinviati
indistintamente, qualunque sia la loro nazionalità.
Von der deutsch-französischen
Grenze wird wieder einmal ein Zwischensall gemeldet. Im
Zollhause zu Deutsch-Avricourt zertrümmerte ein unbekannt
gebliebener Franzose mehrere Fenster,doch scheint der Vorfall
keine politischen Folgenhaben zu sollen. Bezeichnender Weise
haben sich die französischen Behörden geweigert, den
Heldendieser jüngsten « Patriotischen ». That zu ermitteln !
Vic-sur-Seille. On nous écrit
le 16 février :
La population de Vic vient d'être subitement plongée dans le
deuil. M. Stanislas Prégaldin, curé et archiprêtre de cette
ville, s'est éteint doucement dans sa 52e année, hier samedi, à
9 heures du matin. M. Prégaldin jouissait d'une bonne santé, et
mardi encore il visitait ses malades et ses pauvres comme d
habitude. Subitement atteint de l'influenza, il s'alita
mercredi, pour ne plus se relever, malgré des soins assidus et
dévoués: il avait pris un refroidissement, paraît-il. La
nouvelle de sa mort - si inattendue - se répandit en ville comme
un coup de foudre, et depuis ce moment les visages sont tristes
et la ville est morne. Ce prêtre si bon, si dévoué et si
charitable, est vivement regretté par toutes les classes de la
population, aussi les fidèles se pressent-ils en foule autour de
lui, voulant par là lui dire un dernier adieu et lui témoigner
toute leur gratitude.
Son corps est exposé sur un lit de parade dans une chambre
transformée en chapelle ardente et décorée de toutes les fleurs
qu'il aimait tant de cultiver. C'est là que ses chers
paroissiens viennent le pleurer, car tous l'aimaient.
M. Prégaldin était né à Blâmont, le 20 mai 1838; il avait été
successivement professeur au collège de Vic, puis professeur à
la Malgrange près Nancy, enfin curé de la paroisse de Juvelize
jusqu'en 1877, époque où il fut nommé curé de Vic.
C'est à son activité qu'est due la restauration de l'église
paroissiale, et on peut dire hautement qu'en peu de temps il a
fait des prodiges pour la transformation de ce vieil édifice.
La municipalité, avec laquelle ce prêtre juste n'a eu que des
rapports empreints de la plus grande cordialité, a voulu aussi
prendre sa part de deuil en interdisant aussitôt toutes les
réjouissances projetées dans le public pour fêter les jours
gras. Enfin le Conseil municipal s'est réuni extraordinairement
le même jour pour voter à l'unanimité qu'une concession à
perpétuité et choisie serait accordée à la dépouille de son
regretté pasteur, dans le cimetière de cette ville, afin de
perpétuer sa mémoire.
L'enterrement de ce digne prêtre aura lieu lundi, à 10 heures du
matin. Ch. M.
On annonce la mort de M.
l'abbé Stanislas-Amand Barbier, né à Blâmont, le 26 octobre 1813
; ordonné prêtre le 30 juin 1839, il fut successivement
professeur au Petit-Séminaire de Pont-à Mousson; curé de Brin,
1851; de Petitmont, 1853; de Villers-en-Haye depuis le 1er
novembre
1866, où il décédé, le 28 décembre 1892.
BASSES-PYRÉNÉES
ARRONDISSEMENT DE PAU
PAU. - Cour d'appel. - Audience correctionnelle du samedi 7
mars. [...]
Le second prévenu se nomme Gaston Lièvre et est âgé de 61 ans.
C'est un ancien chef d'escadron, natif de Blamont
(Meurthe-et-Moselle), chevalier de la Légion d'honneur, qui,
nommé percepteur à Mont-de-Marsan, fut, peu après, suspendu pour
irrégularités commises dans ses fonctions et obligé de
démissionner.
Le 28 novembre dernier, le tribunal correctionnel de
Mont-de-Marsan le condamnait à un an de prison et 50 francs
d'amende pour escroqueries et tentatives d'escroquerie, à propos
de prêts d'argent qu'il avait fait consentir en sa faveur par
diverses personnes, en employant des manœuvres frauduleuses pour
faire croire à l'existence de garanties qui n'existaient pas en
réalité.
Le prévenu qui a fait appel de ce jugement, prétend qu'il n'y a
pas eu de sa part fort manœuvres frauduleuses. Après une fort
belle défense présentée par Me Hubard, député de Seine-et-Oise,
qui conclut au relaxe de son client, et un réquisitoire
énergique de M. Biseuil, substitut de M. le procureur général,
la cour renvoie le prononcé de l'arrêt sous huitaine.
La police a mis en état
d'arrestation pour vagabondage le nommé Jacques François
Charles, âgé de 52 ans, serrurier né à Blamont
(Meurthe-et-Moselle).
Les établissements de
Dietrich et Cie seront représentés dans la course
Paris-Amsterdam, par trois voitures conduites respectivement par
M. le baron Adrien de Turckheim, M. le baron Eugène de Dietrich
et M. Maurice Hottinguer. Ces trois voitures sont :
Un duc de quatre places et à moteur de 9 chevaux, monté sur
pneumatiques.
Un duc de deux places à 6 chevaux, également monté sur
pneumatiques.
Une charrette américaine de quatre places et à 6 chevaux, sur
caoutchoucs pleins.
On dit... mais n'en disons pas davantage. Les évènements et les
résultats seront très concluants, si nous en croyons ces «
on-dit».
Die Zeugenvernehmung auf der
Grenze.
Aus Lothringen, 14. Aug., wird der „Frkft. Ztg“ berichtet: Heute
wollen wir von einer originellen Gerichtssitzung erzählen, die
vor kurzer Zeit an der Grenze, da wo die Straße nach dem
französischen Städtchen Blamont führt, stattgehabt hat. Der
Amtsrichter von L.- hatte in einer Diebstahlsaffaire einen
französischen Gensdarmen (den Bestohlenen) und dessen Frau als
Zeugen zu Vernehmen. Um alle Weitschweisigkeiten bezüglich der
Vernehmung der Ausländer au vernehmen lud der Amtsrichter sie
auf die Grenze vor. Unweit eines Padhofs wurde ein Tisch so
aufgestellt, daß dessen eine Hälfte auf deutschen, die andere
auf französischen Boden zu stehen kam. Auf der deutschen Seite
saßen Amtsrichter und Gerichtsecretär, ihren Durst mit Wasser
(Na, na!) löschend, auf der französischen Seite der Gensdarm und
seine Frau, die Bier tranken. Nach Beendigung der Vernehmung
setzten Richter und Secretär sich auf ihre Velos und radelten
dem heimischen Städtchen zu und Die von drüben zogen wieder gen
Blamont.
Cérémonie patriotique
Le dimanche 16 août 1903 (33e anniversaire de la bataille de
Gravelotte), la 320e section de vétérans des armées de terre et
de mer accompagnée de l'admirable compagnie de sapeurs-pompiers
de Blâmont, s'est rendue au cimetière de cette ville, pour
déposer une palme de souvenir au monument élevé à la mémoire des
militaires morts au service de la France.
M. Ferrez, le sympathique président de la section, ancien
combattant de Gravelotte, a retracé avec intelligence les
différentes péripéties de cette bataille héroïque, en conviant
les jeunes générations à l'idée du dévouement patriotique.
Ensuite, il a donné la parole à M. Schneider, vétéran, qui a
prononcé l'allocution suivante :
Mesdames, Messieurs,
« C'est avec un profond recueillement et dans une pensée pieuse
que nous venons apporter le tribut de notre estime et Je nos
regrets aux braves défenseurs du pays qui ont donné à la France
leur sang et leur vie, et qui, par leur dévouement, sont arrivés
à sauver l'honneur de la patrie.
« Si la palme que nous déposons au pied de ce monument est
modeste, en échange, nous y joignons une valeur qui émane du
fond de cœurs français, et qui se résume par le mot « souvenir »
et se personnifie par l'union autour du drapeau national. Car
nos âmes s'unissent dans la pensée. Il n'existe aucune barrière
infranchissable entre ceux qui espèrent, et assurément, sans
l'espérance, la vie ne serait qu'une amère dérision. Si quelque
chose peut consoler ceux qui restent, c'est de -penser que les
hommes dévoués trouvent leur récompense dans l'éternité.
« Dans notre société, les sentiments du souvenir sont
inséparables des sentiments patriotiques. Nous mettons en commun
nos aspirations françaises et nos espérances nationales.
« Nos cœurs éprouvent le mime sentiment fraternel pour les plus
modestes comme pour les plus illustres, et excitent dans nos
âmes le feu sacré du dévouement patriotique.
« Unissons nos cœurs et nos voix pour adresser un dernier
hommage à ceux qui furent de vaillants soldats. Inclinons-nous
respectueusement devant ce monument où reposent des braves
défenseurs du pays. Ils revivent dans l'immortalité qui est le
soleil des justes morts au service de la patrie française.
Au pied de ce monument aù seuil de l'éternité, je ne vous dis
pas adieu, chers camarades, mais plutôt : au revoir dans une vie
meilleure où les larmes et les chagrins sont inconnus.
« Au revoir ! »
A midi et demi, vétérans, sociétaires et sapeurs-pompiers se
sont réunis à l'hôtel de Paris, dans un banquet fraternel
admirablement servi, sous la direction agréable de Mme Cùny.
Après le repas, M. le président, après avoir remercié les
personnes qui ont prêté leur concours désintéressé à
l'organisation de la cérémonie patriotique, et exposé le but
noble de la Société des vétérans, a de nouveau accordé la parole
à M. Schneider, vétéran, qui s'est exprimé en ces termes :
« Messieurs et chers camarades,
« En présence de l'imposante cérémonie de ce matin, on comprend
que les aspirations de notre belle Société sont essentiellement
patriotiques. Mais, en même temps, elles tendent, par des
mesures de prévoyance et de solidarité, à améliorer l'avenir des
adhérents à notre Société, afin de leur assurer un bien-être
relatif pour l'heure où les forces ne leur permettront plus de
travailler manuellement.
« Cette pension sera le fruit de nos efforts, et le résultat de
l'union qui fait la force. Elle sera l'œuvre de la mutualité
fraternelle et du bon vouloir de ceux qui, favorisés par la
fortune, savent comprendre qu'en allant vers les humbles, on
inspire chez eux le sentiment du devoir et le dévouement le plus
complet.
« Notre Société, profondément libérale, sait réunir autour du
drapeau tricolore tous les anciens défenseurs de la patrie, sans
distinction d'arme ou de grade, et entretenir chez eux l'idée du
dévouement patriotique.
« Nous appartenons tous à la grande famille militaire, et,
certes, si la place d'honneur est destinée aux plus jeunes parmi
nous, le jour où la France fera appel à toutes les forces vives
de la nation, les vétérans sauront mettre leur expérience et
leur dévouement au service de la cause la plus noble qui est
celle de la défense du sol français et lorsque le vent des
batailles passera dans les plis du drapeau, sociétaires et
vétérans auront toujours pour signe de ralliement l'étendard
sacré de la Patrie française et pour mot d'ordre notre devise
patriotique :
« Oublier... jamais ! Espérer... toujours ! »
Mißhandlung durch die alte
Mannschaft.
Aus Lothringen, 2. Janr. Wie der „Frist. Ztg."von glaubwürdiger
Seite mitgeteilt wurde, hat der bei der 4. Schwadron des Ulanen
- Regiments Nr- 11 dienende Rekrut Paul Cherrier aus Dommenheim
(Kreis Chateau-Salins) seine Garnison Saarburg heimlich
verlassen und ist über die Grenze gegangen. AIs Grund zu diesem
Schritt gibt Cherrier an, er sei von der alten Mannschaft schwer
mißhandelt worden. Der Vater Cherriers hat nun einen Arzt nach
dem bei Blamont gelegenen Grenzorte gesandt, um seinen Sohn, der
infolge der Mißhandlung dort krank daniederliegen soll, auf
seinen Zustand untersuchen zu lassen. Dem Vernehmen nach wird
der Fall von einem der lothringischen Abgeordneten im Reichstag
zur Sprache gebracht werden.
Reillon. - Contraventions ont
été dressées contre les nommés Crouvizier Emile et Maire
Victorine, tous deux aubergistes à Reillon, pour fermeture
tardive de leur établissement. Quatre consommateurs qui se
trouvaient dans le dernier, ont également eu contravention.
Blâmont. - La dame Mercio a
déclaré que sa voisine, la femme Kling, lui a jeté un seau d'eau
à la figure.
Leintrey
Samedi matin, le nommé Auguste Lamblé, âgé de 48 ans, rentier, a
été trouvé pendu dans son grenier. Ce suicide est attribué à des
souffrances physiques endurées par Lamblé.
Automobilisme
Le baron Adrien de Turckheim, administrateur délégué de la
Société lorraine des établissements de Diétrich, a pris ce
matin, à la gare du Nord, le rapide du Havre où il doit
s'embarquer pour accompagner Duray en Amérique, où celui-ci va
prendre part à la Coupe Vanderbilt.
- Quelles plaisanteries n'a-t-on pas faites sur la cinquième
roue du carrosse et son inutilité ? Voici qu'elle n'est même
plus suffisante. En effet, les maisons de Diétrich et Turcat-Méry
expérimentent actuellement un omnibus à six roues. Propulsé par
les deux roues centrales avec pignons de chaînes en arrière des
roues commandées â l'inverse de ce qui se fait ordinairement ce
véhicule très maniable semble devoir donner toute satisfaction.
Les courses d'automobiles et
les fabricants français
De New-York au New-York Herald :
Le baron Adrien de Turckheim, membre de la Commission sportive
de l'Automobile Club de France, qui est arrivé à New-York pour
la Coupe Vanderbilt, ainsi que de nombreux automobilistes
européens, a déclaré que cette épreuve sera probablement la
dernière course internationale de vitesse.
- Les fabricants français, a-t-il dit, n'ont plus
d'enseignements à tirer des courses de vitesse. A l'avenir, il
n'y aura plus que des concours de tourisme sur de grandes
distances.
Obsèques à Blâmont
On vient de célébrer à Blâmont les obsèques d'un vieux brave,
Joseph Trente, agent de police dans cette ville.
Sur la tombe M. Ferez, président de la 320e section des
vétérans, retraça les états de service du défunt. Né à Blâmont
le 1er avril 1839, après avoir été sergent au 68e de ligne,
Trente, lors de la guerre, partit dans la garde mobile de la
Meurthe. Il prit une part très active au combat de la
scierie Lajus, près de Pierre-Percée. Il finit la campagne comme
sous-lieutenant à l'armée de la Loire.
Trente était porte-drapeau des vétérans de Blâmont.
Leintrey. - Charles Arnoux,
25 ans, cultivateur, a été l'objet de procès verbaux pour
violation de domicile et violences. Il avait pénétré, en
enfonçant la porte, dans la maison de Mme et Mlle Mougin, avait
frappé la première et lui avait brisé son parapluie. Les dames
Mengin ont été aussi l'objet d'un procès verbal pour tapage
nocturne.
Der Tabak als Kriegsbarometer.
Aus Avricourt kommt folgende heitere Episode: Als vor einiger
Zeit verschiedene deutsche Regimenter in der Nähe der
französischen Grenze ererzierten, gab dies infolge der damals
bestehenden Spannung zwischen Frankreich und amten nichts
bekannt Tatsächlich gab es denn auch wirklich keinen Krieg, und
auf französischer Seite ist man beruhigt, daß man im Tabak einen
sicheren Barometer über Krieg oder Frieden gefunden hat.
ANCERVILLER
Mort accidentelle. - M. Ch. Barbier, 35 ans, cultivateur, s'est
tué en tombant alors de qu'il conduisait une voiture.
Le malheureux était épileptique et sujet à de fréquentes crises
; il a succombé à une fracture du crâne.
In dem Spionageprozetz Worg
wurde festgestellt, daß der schon mehrfach schwer vorbestrafte
Angeklagte, Kaufmann Ernst Willh Worg, in Weißenfels geboren und
zuletzt in Schiltigheim bei Straßburg wohnhaft, versucht hat,
Pläne über Lage und Beschaffenheit von Befestigungen in der
Umgebung von Straßburg dein französischen Nachrichtenbureau in
Nancy zu übermitteln, er wurde aber auf der Grenzstation
Avricourt verhaftet. Das Urteil lautete, wie erwähnt, auf vier
Jahre Gefängnis. Der Angeklagte, der lediglich aus Gewinnsucht
gehandelt hat, zeigte nicht die geringste Reue.
w. Lunéville,
4.• April. Die Erlaubnis zur Rückfahrt des Luftschiffes traf im
Laufe des Vormittags hier ein und wurde mittags vom
Unterprafekten und dem General Lescot dem Führer des
Luftschiffes, Kapitan Glund, übermittelt. Um 11 Uhr 45 Min.
trieb ein Windstoß den Ballen in die Höhe, mit ihm 30 Soldaten,
die ihn hielten. Es war ein angstvoller Augenblick. Alles rief
Loslassen!, worauf sich die Soldaten auf die Erde fallen ließen.
Dann senkte sich die Spitze des Luftschiffes und näherte sich
bis auf zwei Meter dem Boden. Um das Gleichgewicht
wiederherzustellen, begab sich die Mannschaft durch den Laufgang
‚ in die hintere Gondel. Um 12 Uhr 30 Min. wurde der Befehl zum
Aufstieg gegeben. Das Schiff hob sich sofort, schwebte aber noch
über eine Stunde über dem Platze in der Luft, da es gegen
heftigen Wind zu kampfen hatte, der es nach Norden abtreiben
wollte. Jn dem Luftschiff befand sich nur die eigene Mannschaft,
während der Bürgermeister die deutschen Offiziere, die von
besonderen Beamten begleitet wurden, in seinem Automobil nach
Avricourt brachte. Der abmontierte Motor wurde auf einem Wagen
nach dem Bahnhofe geschafft. Die Offiziere des Luftschiffes „Z
IV“ zahlten heute fruh die Summe von 8000 Mk, die sie sich aus
Friedrichshafen hatten anweisen lassen, sofort an die
Zollbehörde.
UNE MESSE AU FRONT
L'autel est disposé près du chêne géant
Et le prêtre-soldat a commencé l'office,
L'on honore aujourd'hui ceux tombés au néant
Du ravin de Reillon et ceux qui dans la lice
Ont défendu le sol du doux pays lorrain.
Au premier rang, les clefs sont debout, mine frère,
Derrière eux les poilus, de qui l'âme d'airain
Pleure pourtant la mort des compagnons de guerre.
Un chant s'élève : il est grave et mélodieux,
Un chant par quoi le cœur qui s'humilie implore
Le seigneur trois fois juste et miséricordieux,
Evoque les défunts que l'on croit voir encore.
Soudain, un grondement là-bas a retenti,
Un « cent cinquante » arrive el, sa puissante haleine
Trouant l'air, fait vibrer le sol et s'aplatit
Dans un bruit d'ouragan derrière le grand chêne.
Quelques éclats d'obus jaillissent au milieu
Des soldats assemblés au service funèbre.
Peut-être un peu d'émoi, de crainte est-elle en eux ?
Eux, qui narguent pourtant l'Enfer et ses ténèbres.
Mais ils ont vu leurs chefs indifférents debout
Et pareil au grand chêne, impavide pilastre,
Le Général suivant la messe, jusqu'au bout...
Ses deux étoiles d'or semblent être ces astres
Sur qui les voyageurs se guident en chemin
De même ses soldats ont foi dans ses étoiles.
Chaque fois que l'obus, le lourd obus germain,
S'annonçait en sifflant, lui, l'âme martiale.
Stoïque et froid prononçait : « Casque ! » simple[ment
Et tous les assistants se coiffaient, héroïques ;
Puis, le danger passé, respectueusement
Les fronts se découvraient devant l'autel mystique.
Les chants furent plus beaux après cet incident,
Les cœurs étaient plus forts, plus graves les pensées
Et les Boches tiraient sans succès... cependant
Seul un soldat eut sa capote transpercée.
Et le chêne au milieu des obus demeurait
Droit, tel un bouclier défendant la patrie
Et telle que ce chêne, ô France, tu parais
Plus forte que jamais par le malheur grandie.
Trouttet
Tribunal correctionnel de
Lunéville
Audience du Mercredi 6 Juin
Abus de confiance. - En octobre 1922, Raymond François, chef
d'équipe au service d'exhumation des tombes militaires à Reillon,
pour le compte de la maison Morel, de Paris, disparaissait en
emportant 3.000 fr. qui lui restaient sur la paye de ses
ouvriers. et une somme de 5.000 fr. au préjudice du même Morel ;
mais la comptabilité peu régulière de la maison ne permet pas
d'affirmer qu'elle a suivi le même chemin. Toutefois, afin
d'entendre M. Morel qui est absent de France pour le moment,
l'affaire est renvoyée au 27 juin.
Tribunal correctionnel de
Lunéville
Audience du Mercredi 11 Juillet
Abus de confiance. - Le nommé Raymond François. avait touché de
l'argent pour payer des ouvriers, au nom de M. Morel, et en
avait gardé une partie. M Morel déclare par l'organe de
ministère public retirer sa plainte.
Le tribunal en prend bonne note et relaxe Raymond.
FREMONVILLE
N'OUBLIEZ PAS L'HEURE ! - Le nommé Reisch Michel, 35 ans,
cafetier, s'amusait, en compagnie de clients, au point qu'il
oublia l'heure de fermeture. Les gendarmes la lui rappelèrent
par un procès-verbal.
Tribunal correctionnel
Coups et blessures. - Buda Charles-Georges, 25 ans, carrier à
Frémonville, a frappé d'un coup de poing à la figure et renversé
M. Seyer Albert, à Blâmont. 50 fr. d'amende
LUNEVILLE
Candidat fasciste. - M. le baron Adrien de Turckheim ne doute de
rien ! Il espère que ses désirs se réaliseront au point de vue
politique, comme le hasard l'a servi pour sa naissance.
Membre de la dynastie des de Turckheim, royalistes,
propriétaires de droit divin, ralliée a la république
capitaliste parce quelle elle lui conserve leurs privilèges.
Fougueux conservateur fasciste, étant administrateur de
plusieurs grandes sociétés, « il n'admettra jamais un
commencement de révolte des salariés », c'est-à-dire des
améliorations à la situation des travailleurs, ni d'organisation
de liberté de pensée.
Des personnes bien renseignées affirment qu'il a été très bien
servi en dommages de guerre ; le montant devrait être publié.
Dans son programme, il veut un gouvernement « fort et stable » ;
Connaissant l'homme, on sait ce que cela veut dire.
Croyant utile d'étaler tous ses titres, cela forme la moitié de
son programme : agriculteur, républicain national, légion
d'honneur, croix de guerre, Maire de Repaix, administrateur des
chemins de fer de best et de la La Lorraine Dietrich, président
du Syndicat d'électrification de la Vezouze, fondateur d'une
pouonnière. Assez ! Assez !...
Tous les travailleurs conscients et électeurs intelligents
comprendront que son origine, sa puissance de domination dans
les sociétés capitalistes lui donne des intérêts opposés aux
leurs ; que la chaîne économique suffit sans lui donner la
trique politique. Ils feront le nécessaire pour l(empêcher
d'être élu. [...]
A la Lorraine Diétrich on fait annoncer par la presse locale des
commandes de wagons et tracteurs. Dans toutes les usines, à
l'approche des élections on fait miroiter des espérances aux
ouvriers avec l'espoir de les faire voter pour les candidats
défenseurs du capital, le coffre-fort.
Nous avons le plaisir
d'apprendre le mariage de M. Pierre Toussaint, diplômé notaire,
du Syndicat des Employés de Nancy, avec Mlle M.-T. Colin, fille
de M. Colin, ancien professeur au Lycée Louis-le Grand, maire de
Blâmont, qui a été célébré le 10 septembre, en l'église de
Blâmont.
Nous adressons nos meilleurs souhaits de bonheur et de
prospérité aux nouveaux époux.
BLAMONT
A la Maison Bechmann
Dans cette fabrique de velours, l'exploitation dépasse les
limites et pour ne citer qu'un exemple, dénonçons la façon dont
sont traités les vieux ouvriers. La maison les envoie à la
teinturerie à Val et Châtillon, soit à 12 km. Tous les jours la
camionnette vient les prendre vers 6 heures pour les conduire à
l'usine à 7 heures pour accomplir leur 9 heures de servage.
Cette camionnette n'est pa faite pour le transport des voyageurs
et nos vieux arrivent gelés.
Leurs salaires ? 18 fr. 50, y compris une indemnité de 1 fr. 50
par jour. Défalquez le vol pour assurances sociales et voyez ce
qui reste pour la nourriture.
LUNEVILLE
M. Adrien de Turckheim, conseiller général de Blamont, pose sa
candidature contre M. Mazerand qui, élu en 1928, en se réclamant
de M. Poincaré, s'est avéré depuis ami du Cartel. M. Mazerand a,
en effet, voté la confiance aux deux éphémères ministères
cartellistes : Chautemps et Steeg. Récemment il a invité M.
Painlevé à présider un banquet à Lunéville.
M. Adrien de Turckheim, estimant cette volte-face inadmissible,
se présente contre le député sortant et adresse aux électeurs un
appel où il demande notamment :
Le maintien de l'ordre à l'intérieur ; la réalisation des
économies nécessaires ; l'arrêt de la hausse ininterrompue des
traitements et la réduction du coût de la vie ; la liberté de
conscience ; la défense de l'épargne ; une répartition plus
juste des cartes de combattants ; la défense des intérêts
agricoles ; des lois mieux appropriées pour assurer le bien-être
des travailleurs ; la réforme de la loi des Assurances sociales.
A l'extérieur, M. Adrien de Turckheim préconise : la nécessité
d'un gouvernement respecté et durable capable de défendre le
pays contre tous les dangers qui le menacent.
Intérieurement, M. Adrien de Turckheim proclame la nécessité de
barrer la route au Cartel ainsi qu'à ses amis qui ont conduit le
pays au bord de l'abime en 1926.
Unglücksfahrt zum Sportfest.
WL. Saargemünd, 23. Juni. Eine Saarburger Familie befand sich
auf einer Autofahrt zu einem Sportfest. In der Nähe von Blamont
versagten an einer abschüssigen Stelle plötzlich die Bremsen und
das Steuer des Kraftwagens, der mit voller Wucht gegen einen
Baum fuhr. Das vierjährige Töchterchen des Besitzers war sofort
tot. Die Frau erlitt einen schweren Schadelbruch und innere
Verletzungen und wurde zusammen mit ihrer Mutter, die ebenfalls
schwer verletzt war, ins Krankenhaus geschafft. Der Mann, der
den Wagen steuerte, kam mit geringfügigen Hautabschürfungen
davon.
Pocise min. Barthou obrzucony
kamieniami.
Paryz. Prasa podaje, ze minister Barthou w podrozy z Pragi do
Paryza uniknal szce sJiwie wypadku, ktory mogl mlec powazne
nastepstwa. Jak donosi "Matin", pomiedzy stacjami Ignay
Avricourt a Richecourt Ie Chateau obrzucono przejezdzahcy pociag
kamieniami. Jeden z nich trafil w szybe wagonu sypialnego, w
ktorym znajdowal sic minister. W szybie wybita zostala dziuza
wielkosci 30X 15 ctm. Towarzyszacy ministrowi komisarz policji
zameldowal o wydarezniu wladzy policyinej w Nance, ktore
wszczely dochodzenie.
.
MEURTHE-ET-MOSELLE Blamont. -
Fiançailles. - Nous apprenons avec plaisir les fiançailles de
Mlle Marguerite Resnick, fille de M. Aria Resnick, grand mutilé
de guerre, Médaille militaire, Croix de guerre, et de Mme
Resnick, avec M. Sam Spiegel, étudiant à la Faculté de droit de
l'Université de Nancy. Nos sincères félicitations.
Tribunal de Lunéville
Audience du 31 Octobre 1934
Bris de vitres. - René Zinckuck, 37 ans, garçon de culture,
étant en état d'ivresse a cassé des carreaux dans un débit de
Blâmont. Il s'engage à payer la casse. 25 fr. d'amende.
AVRICOURT
A la prochaine fois! - Pour avoir cambriolé la caisse de la gare
d'Avricourt, où il fit main basse sur une somme de 75 francs, le
mécanicien Mathieu Lisch, 33 ans, titulaire de tout un paquet de
condamnations, avait été condamné par le tribunal correctionnel
de Saverne à un an de prison et à la relégation. Le condamné
ayant fait appel du jugement, la Cour de Colmar a réduit à trois
mois la peine de prison et supprimé la peine de relégation.
Tribunal de Lunéville
Audience du 9 Septembre 1936
Pâturage économique. - Anthony Marie, 58 ans, vannière
ambulante, faisait pâturer son cheval à Frémonville, dans un
parc appartenant au sieur Mougeot. Poursuivie pour ce délit,
elle fait défaut le Tribunal la condamne à 25 francs d'amende.
CENTRE D'ÉTUDES LORRAINES
Conférence de l'abbé Hatton
C'est demain jeudi, à 16 h. 30, qu'aura lieu, dans le grand
amphithéâtre de la Faculté des Lettres, la troisième conférence
du centre d'études lorraines. M. l'abbé Hatton parlera de ses
recherches et de ses fouilles également pittoresques dans la
région de Blâmont, afin de retrouver, dans une mesure
jusqu'alors insoupçonnée, les traces de l'installation et de
l'occupation des Romains. On peut encore louer des places
aujourd'hui au bureau de renseignements, 13, place Carnot, de 9
heures à midi et de 15 à 18 heures. La précieuse leçon
d'archéologie pratique du distingué curé de Domjevin attirera
certainement un nombreux public.
Deux autos se rencontrent. -
Un accident s'est produit au croisement de la route d'Avricourt.
Un automobiliste de Blamont s'y est rencontré avec une autre
voiture automobile, y débouchant au même instant.
Pour éviter le choc la première voiture fut dirigée par son
conducteur contre le mur bordant le quai du canal de la Marne au
Rhin. Il s'en est suivi des dommages matériels.
Sur la route de Blâmont, un
voiturier a laissé stationner sa voiture chargée de troncs
d'arbres au bord de la route et sans éclairage. Un automobiliste
de Blâmont et venu y empaler sa voiture. Fort heureusement, il
put s'en tirer indemne. La gendarmerie a dressé procès-verbal.
Le voiturier aura à répondre des dégâts.
BLAMONT
DU CHARBON QUI COUTERA CHER
Mlle Rousseville Marguerite, gérante du café de la Paix à
Blâmont et sa sœur Rousseville Jeanne, se sont fait prendre par
les gendarmes, au moment où elles rentraient à leur domicile
avec un sac à provisions garni de charbon, qu'elles avaient pris
dans un chantier abandonné.
Ce combustible était dissimulé sous de l'herbe dans leur filet à
provisions.
DISSOLUTION DE CONSEILS
MUNICIPAUX
Le conseil municipal de la commune d'Ancerviller est dissous.
Il est Institué dans la commune d'Ancerviller une délégation
spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil
municipal ei ainsi composée ; Président : M. Cotel (Louis) ;
membres : MM. Lartisant (Paul), Colin (Louis).
Un treno deraglia nelle
vicinanze di Nancy
NANCY, 4 luglio - Cinque persone sono rimaste uccise e dodici
gravemente ferite nel de¬ ragliamento dell'espresso Strasburgo-Parigi
avvenuto alle ore 13 di oggi nei pressi di D'Embermenil, a
cinquanta km. circa da Nancy.
Les soucis de M. Marin
Les anciens colistiers de M. Marin, MM. Pierre André et Jean
Crouzier, ont refusé la honte de se présenter de nouveau avec
lui. L'Action républicaine lorraine l'a exclu de sa liste.
Il ne reste au sanglant M. Louis Marin qu'à trouver cinq
colistiers... ou à rejoindre sur une liste d'extrême-gauche ses
compagnons en fureur épuratrice.
Parce qu'il ne savait danser
que la polka
Un plombier-zingueur est assommé à coups de louche par Marie, la
gracieuse danseuse d'Avricourt
Nancy. - Au petit bal d'Avricourt (Moselle), la toute jeune et
gracieuse Marie Jazinsky s'était taillé un beau succès l'autre
soir.
Le mambo n'avait pas plus de secret pour elle que la samba.
Malheureusement, le fiancé qui l'avait amenée là, Jean Kruger,
29 ans, plombier zingueur, était bien forcé d'attendre à la
buvette que l'orchestre entamât une polka.
« Je ne savais danser que ça », précisa-t-il aux gendarmes.
L'attente devint pénible. Finalement, il pria Marie de quitter
la piste ; elle refusa. Il l'attendit alors à la sortie et lui
asséna, sous les étoiles, une correction tellement rude que, dès
le lendemain, la nécessité de se faire pardonner lui parut
évidente.
Et notre amoureux d'aller rendre visite aux parents de la
victime. Alors qu'il discutait avec sa future belle-mère, la
fiancée l'approcha par derrière, armée d'une louche et. d'un
seul coup solidement asséné sur le crâne, le coucha sans
connaissance sur les pavés de la cuisine.
La petite Marie a porté plainte aux gendarmes de Sarrebourg pour
avoir été corrigée. L'amoureux est allé raconter lui aussi son
histoire à la gendarmerie.
« Il n'y a pas de raison de se faire assommer parce qu'on ne
sait danser que la polka ».
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