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Marthe Richard, espionne dénoncée par la presse

Voir aussi :
- Marthe Richard - Polémique

-
Marthe Richard - Mémoires
-
Marthe Richard - Biographie
-
Marthe Richard - Homonymie
- Marthe Richard - Le début d'une légende

En 1917, Marthe Richard (veuve Richer) est en mission en Espagne. Un accident automobile va attirer sur elle l'attention de la presse française, qui se méprend sur son activité, comme on peut le voir dans l'article du journal La Croix ci-dessous, reprenant les interrogations soulevées par Léon Daudet dans l'Action française.
C
es indignations étalées dans la presse, causeront l'arrêt des activités d'espionnage de Marthe Richard, qui devra rentrer en France.



Journal La Croix - 2 août 1917

L'espionnage en automobile
Un accident intéressant

De l' « Action Française » (Léon Daudet) :

Il est des rencontres bizarres. Au moment même où éclate en France l'affaire Vigo - laquelle ne fait que commencer, je prie M. Malvy d'en être bien convaincu, il nous vient d'Espagne une nouvelle qui pourrait jeter une vive lumière sur le fonctionnement de l'espionnage allemand entre Paris, Saint-Sébastien et Carthagène. Je me contenterai d'exposer les faits, laissant pour le moment à M. Hudelo, préfet de police, et à la Sûreté générale le soin de mener l'enquête indispensable. Elle les conduira certainement à quelque chose de très intéressant. On lit dans le Heraldo de Madrid du 8 juillet courant (Traduction littérale)

ACCIDENT D'AUTOMOBILES

Quatre blessés graves
A la côte des Perdrix, en face le restaurant bien connu « Casa Camorra », arriva, avant-hier soir, à 10 heures, un accident d'automobiles dont plusieurs étrangers sortirent assez sérieusement blessés.
L'auto, qui marchait à une vitesse normale, se croisa à l'endroit antérieurement cité avec une autre qui allait dans la direction opposée, et la puissante lumière des deux phares de celle-ci aveugla l'autre, qui, complètement aveuglée, alla cogner contre-un poteau téléphonique, faisant les victimes suivantes
Hans von Krohn, capitaine de corvette de l'état-major de la marine impériale, attaché à l'ambassade allemande en Espagne, avec une blessure de 7 centimètres d'étendue et de 3 de profondeur, située en dessous du menton. Davricheny Joseph, propriétaire, naturel de Gori (Russie) et naturalisé en France, brisure complète de la rotule et du fémur (pronostic grave). Ernest Reny (chauffeur), de Russie, contusions diverses et érosions légères, et Mme Vve de Richer, née Marthe Betenfeld, naturelle de Blamont (France), lésion interne à la jambe gauche et contusions générales.
Ils reçurent, dans la « maison Camorra », les soins éclairés du docteur Astola, et furent transportés à leurs domiciles dans une auto appartenant à M. Alvaro de Loma, qui passa par hasard au lieu de l'accident.
La justice d'Aravasa s'occupe de l'affaire.
L'auto fut démolie complètement; c'était l'Allemand, von Krohn qui conduisait la voiture.

Apprenez maintenant que le seigneur Hans von Krohn est le grand maître des torpillages sur les côtes d'Espagne et qu'il passe pour avoir organisé en personne les ravitaillements et les incursions en Méditerranée du fameux sous-marin boche U-35, lequel était à Carthagène le 20 juin 1916. Je prie que l'on examine la date.
Apprenez en mitre que, de Madrid à Irun, il y a en circulation deux express et le Sud-Express chaque jour. Il est trop facile de comprendre pourquoi von Krohn et son compagnon avaient choisi la route, avec tous ses accidents éventuels, et la nuit !
On ne sera pas étonné, dans ces conditions, de mon insistance à m'enquérir des personnalités des trois compagnons du chef d'espionnage boche von Krohn, auprès de la Préfecture de police et de la Sûreté générale. Il n'est pas impossible, sans doute, de savoir qui sont exactement
1° Mme Vve de Richer, née Marthe Betenfeld, « naturelle de Blamont » ;
2° Joseph Davricheny, né à Gori et naturalisé Français
3° Ernest Reny, chauffeur.
Il n'est pas impossible non plus de savoir quel était, à la date du 7 juillet dernier, le but du voyage en Espagne de cette femme et de ces trois hommes. Si les autorités compétentes donnent leur langue aux chiens, comme on dit vulgairement, je ferai, de mon côte, tout mon possible pour venir à leur aide.
 

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