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Presse - Le Gaulois - 1908-1923


  • Journal Le Gaulois - 29 février 1908

A signaler, le vote - après. de vives critiques militaires présentées par M. le comte de Tréveneuc - d'une ligné à voie étroite-entre Lunéville et Blamont, et celui du projet qui institue à Marseille la police de l'Etat.


  • Journal Le Gaulois - 4 novembre 1911

Hier, un wagon contenant 10,000 kilos de pommes déraille en gare d'Avricourt. Par suite de cet accident, les trains de la direction de Cirvey et de Blamont n'ont pu quitter Avricourt. Les voyageurs ont été dirigés sur ces deux villes par des automobiles. Service rétabli à cinq heures du soir.


Depuis quelques jours, plusieurs détachements de notre Ecole de Saint-Cyr parcourent nos régions de l'Est, sous la conduite de leurs instructeurs. La semaine dernière, ils ont visité les camps retranchés de Belfort et d'Epinal. Remontant vers le Nord, ils sont arrivés lundi, par train spécial, au nombre d'une soixantaine, au fort de Manonviller, placé à moins d'un kilomètre de la frontière. Ils en ont profité pour excursionner, dans l'après-midi, sur la frontière même, à Avricourt et à Blamont.
Une vive émotion se répandit aussitôt dans ces petits villages lorrains, où les populations ont conservé intact le souvenir ému de l'ancienne mère-patrie. Tandis que les futurs officiers, ceux-là mêmes qui seront incorporés en octobre, se tenaient groupés à quelques pas de la ligne-frontière, touchant parfois le poteau, sous. le regard., courroucé des autorités allemandes, tous les braves Lorrains annexés s'étaient donné rendez-vous de l'autre côté et les acclamaient.
Les enfants leur lançaient des fleurs, tricolores cueillies dans les champs. Un hôtelier, qui avait vu, en 1870, les Prussiens défiler devant son établissement, par la route de Sarreburg, siège actuel du 21e corps allemand, leur offrit à tous le champagne, ajoutant
- Vous pourriez constater, messieurs, si vous pouviez venir, que ce n'est pas du Champagne allemand
C'est la première fois que nos jeunes Saint-Cyriens parcourent ces régions, où leur présence souleva la plus grande curiosité. Ils en ont profité pour planter, sur la frontière, des piquets devant servir de points de repère, en cas de conflit. Ces piquets seront placés sous la sauvegarde des communes.

Arrivée des Saint-Cyriens (1er juillet)


  • Journal Le Gaulois - 7 février 1915

TUÉS & BLESSÉS à l'ennemi
TUES
[...]
Le lieutenant Léon Chevy, du 85° d'infanterie, tué d'une balle en plein front, le 19 janvier. Il était âgé de trente ans. Blessé le 11 août, à Blamont, par une balle qui lui avait traversé la cuisse, il était resté, perdant son sang en abondance, de six heures du matin à deux heures du. soir, à la tête de sa section, sans dire à ses soldats qu'il avait été atteint d'un projectile ennemi. Le galon de lieutenant était venu le récompenser de cette héroïque conduite. Il repartit au front à peine guéri. Une deuxième fois, en septembre, il fut blessé, mais refusa de se laisser évacuer. Son entrain, son endurance, son mépris absolu du danger l'avaient fait remarquer par ses chefs, et il venait d'être proposé pour la Légion d'honneur et le grade de capitaine.


  • Journal Le Gaulois - 14 août 1916

Nous apprenons la mort glorieuse de l'adjudant pilote aviateur Jacques Semelin, de l'escadrille M. F. 58, cité à l'ordre de l'armée, tué au cours d'un combat aérien dans les lignes ennemies, à Blamont, le 23 juin 1916, à l'âge de vingt-sept ans. Il était le fils de M. Semelin, inspecteur principal de l'exploitation du chemin de fer d'Orléans, à Paris, et de Mme Semelin, née Bailliot.


  • Journal Le Gaulois - 29 septembre 1923

Un prêtre assassiné dans un train
Le vol est le mobile du crime
On nous télégraphie de Saint-Dié qu'hier matin, à l'arrivée en gare de cette ville d'un train venant de Gérardmer, on a découvert, dans un compartiment, le cadavre de l'abbé Hans, âgé de soixante-deux ans, curé de Repaix (Meurthe-et-Moselle), près Blamont. L'abbé Hans revenait de Gérardmer, où il était allé voir son frère, industriel dans cette localité. Il avait été tué d'une balle à la tête. Le projectile a pénétré dans la tempe droite et est sorti par la tempe gauche. Aussitôt connue la nouvelle du crime, la brigade mobile de Nancy, le parquet de Saint-Dié et la gendarmerie ont procédé à l'enquête. Des témoins ont déclaré qu'entre Saulcy-sur-Meurthe et Saint-Léonard, on avait remarqué un jeune tomme sautant du train. Ce jeune homme, nommé Demangel, fils d'une honorable famille de Saint- Dié, a. été arrêté. Il avait les vêtements couverts de sang. Il a commencé par nier, puis il a fait des aveux.
Le vol serait le mobile du crime. L'émotion est vive dans la région.
(lire la suite en. Dernière Heure.)

Les détails du crime
Epinal, 28 septembre,
Voici de nouveaux détails sur le crime commis dans le train 18 Epinal-Saint-Dié.
La victime est un prêtre, M. l'abbé Hans, âgé de soixante·deux ans, curé de Repaix, près de Blamont (Meurthe-et-Moselle), né à Wolzheim (Bas-Rhin). Son meurtrier est un jeune homme de Saint-Dié Jules Demangel, jardinier, né le 5 mai 1904, à Vagnier (Vosges). Dans la journée d'avant-hier, Demangel a été déclaré bon pour le service par le conseil de révision de Saint-Dié. Dans le courant de l'après-midi, il a fêté l'événement avec ses camarades et l'un de ceux-ci lui a vendu un revolver du calibre de 8 mm.
Dans la journée d'hier, il avait décidé de partir en voyage et est venu, à 16 heures, à Epinal, où il a passé la nuit sans se coucher. Ce matin il est reparti pour Saint-Dié par le train de 4 h. 55. Il a fait seul le voyage Jusqu'à Laveline-de-Bruyères. A cet endroit est monté l'abbé Hans qui venait de passer quelques jours chez son frère, industriel à Gérardmer, et qui se rendait à Saint-Dié.
Que s'est-il passé dans le train ? On l'ignore encore. Aussitôt que le cadavre du prêtre a été découvert, le parquet s'est rendu sur les lieux et a recueilli plusieurs témoignages c'est ainsi qu'on a appris qu'entre Saint-Léonard et Saulcy-sur-Meurthe plusieurs employés de chemins de fer avaient entendu des détonations.

L'arrestation du meurtrier
Deux gendarmes cyclistes ont remarqué, à Sainte-Marguerite, un individu, correspondant au signalement donné, qui se cachait derrière un charriot. Interrogé, cet individu a déclaré se nommer Jules Demangel, Fouillé, il a été trouvé porteur d'un revolver de 8 mm. et d'un mouchoir couvert de sang, mais récemment lavé son linge était également fraîchement mouillé, mais portait encore de larges maculatures de sang. Cependant, Demangel niait.
Conduit à Saint-Dié, l'assassin a été mis en présence du cadavre de sa victime, mais avec un sang-froid imperturbable, il a juré qu'il était innocent. Ce n'est qu'après une heure d'interrogatoire qu'il est entré dans la voie des aveux. Il a fait le récit suivant de son crime : « J'etais dans le train avec l'abbé Hans, quand, par mégarde, j'ai heurté un de ses paquets. L'abbé m'a fait alors des reproches et, pour l'effrayer, j'ai sorti mon revolver. Comme l'abbé voulait me désarmer, j'ai tiré un premier coup de feu qui a traversé son chapeau, puis un second qui l'a blessé à la tête. Comme il criait, affolé, j'ai tiré une troisième balle, puis je me suis élancé par la portière ouverte du train en marche.
« Au moment où j'ai été arrêté, je venais de me laver pour effacer les traces de sang.
 

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