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Joseph Guillot (1739-1818), curé de Blâmont
 


L'abbé Rouyer, Essai sur la persécution révolutionnaire dans le district de la Marche
Saint-Dié - 1908

Une bonne catholique de La Vacheresse, Catherine Guillot, « laboureuse » (1) veuve de Pierre Bourguignon, également dénoncée par le conseil général de sa commune comme incivique et pour avoir prêché le fanatisme, fut traduite devant le district, et définitivement condamnée par celui-ci, le 8 mai [1793], à être mise en état de sûreté, ce qui fut exécuté sur l'heure. Mais le chirurgien Monsseaux ayant reconnu qu'on ne pouvait la laisser en prison sans compromettre sa santé, les commissaires du district, Noël et Bastien, l'autorisèrent à demeurer dans les chambres du geôlier, à la condition de n'en jamais sortir, et ce, sous la caution du citoyen Richard, habitant de la ville. On la réintégra en prison le 12 juin, et elle fut mise en liberté le 24, le directeur du « Juré » d'accusation ayant déclaré qu'il n'y avait lieu à poursuites.

(1) Elle était la soeur de Joseph Guillot, né à La Vacheresse le 17 août 1739, docteur en Sorbonne, curé de Blâmont en 1789, qui prit part aux élections du bailliage de cette ville, et fut l'un des trois commissaires choisis pour fusionner en un seul les cahiers particuliers.
Il y représenta aussi M. Colson, curé de Nitting, qui allait être élu aux Etats-Généraux. Puis, du 23 au 28 mars, il figura à l'assemblée du bailliage de Lunéville comme fondé de pouvoirs de M. de Cambis, abbé commandataire de Haute-Seille, et de M. Chaurand, curé de Badonvillers. Insermenté ou rétracté, il prit un arrêté de déportation en 1798. Qu'il ait quitté ou non la France, il était à Beaufremont vers 1795; on lui adressa à La Vacheresse son certificat d'amnistie le 8 avril 1803. Après avoir desservi Crainvilliers pendant quelques mois, il fût nommé le 24 octobre à Saulxures-les-Bulgnéville, avec Vaudincourt pour annexe.
C'était une situation bien modeste, après celle qu'il avait occupée avant la Révolution, et il n'était pas sans le sentir, puisqu'il écrivait, le 21 janvier 1816, à l'abbé Bernard, vicaire général de Nancy : « Je sais d'autant plus sensible à l'honneur de votre souvenir que je me croyais depuis longtemps enseveli dans un profond oubli. » Il n'avait pour logement que les deux chambres de gauche, dans la maison Maximin Rouyer, et pour revenu que 500 francs augmentés d'un maigre casuel. Il avait même dû cesser la desserte de Vaudoncourt, qui, sous prétexte de pauvreté, ne le payait plus des 300 francs auxquels la commune s'était engagée. On lui offrit alors des postes plus avantageux: Suriauville, puis Médonville, qui valait encore mieux ; mais, en raison de son grand âge, il déclina ces propositions, et il mourut en exercice le 28 juin 1818. Son corps repose au cimetière de Saulxures, où se voit encore sa croix, non loin de l'entrée de l'église, à gauche. D'après les anciens du lieu, il était un savant mathématicien.
Voici la note que lui décerne, en 1802, le juge de paix Godard : « C'est un homme respectable par son âge et ses moeurs, édifiant par la conduite, réunissant les talents d'un prêtre très instruit, qu'il emploie souvent à prêcher l'amour du bien public et le respect du gouvernement. »

 

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