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Presse 1919-1937


Le Gaulois - 2 février 1919

Mais voici un nom qui fait bondir tous les coeurs. Avricourt ! L'ancienne frontière d'avant le 11 novembre 1918. Avricourt français - Deutsch-Avricourt Le train s'arrête avant de pénétrer en France reconquise, comme s'il voulait se recueillir pour l'émouvante prise de possession. Un indicible sentiment nous étreint tous. Le long de la voie, un personnage falot, tout habillé de bleu, avec une casquette et un baudrier rouges, va, vient, court, s'agite, prend des notes sur un petit carnet, fait l'empressé. Est-ce un espion oublié ? Non. C'est un fonctionnaire des chemins de fer allemands, qui continue à exercer ses ponctions en vertu des clauses de l'armistice. Désormais, nous ne verrons plus que des agents allemands chefs de gare fumant impassiblement de longues pipes de porcelaine, hommes d'équipe, aiguilleurs en longues capotes sombres, on dirait les soldats ennemis qu'on voit méthodiquement alignés sur les images d'Epinal. Ils opèrent gravement, ponctuellement. sous la surveillance de piquets de soldats français. 
Avricourt dépassé, voici Réchicourt-le-Château. Grondrexange, bombardé par nos avions et d'où nous apercevons les lignes de repli allemandes Saverne, dont Edmond About écrivit en des pages mémorables la douloureuse cession de 1871 et que décorent aujourd'hui des guirlandes et des drapeaux tricolores. Au fronton des gares, des bandes de toile blanche, masquant l'ancien nom allemand, arborent fièrement le nom français et cette fierté nous la ressentons tous en pensant « Terre d'Alsace, terre française ! »


La Presse - 10 août 1920

Rixe sanglante 
Lunéville. A la suite d'une altercation survenue entre Alsaciens et Italiens, à la sortie du débit Labaye, à Bénaménil, vers 23 heures, un Italien a porté un coup de couteau à l'Alsacien Joseph Schmitt, âge de 48 ans, scieur de long. Blessé au ventre, Schmitt a été transporté de suite à l'hôpital- de Lunéville. Schmitt se trouvant seul, quand il a été frappé, n'a pu donner aucune indication sur celui qui 1ui a porté le coup. 
Les ouvriers italiens qui ont pris part à la rixe travaillent. à Longuyon. La gendarmerie de Blamont s'est rendue hier matin dans cette commune.


Le Figaro - 31 octobre 1921

Ancervillers-le-Neuf renaît de ses cendres 
La guerre avait détruit de fond en comble Ancerviller, en Meurthe-et-Moselle, et dispersé ses 552 habitants. Ce village s'est relevé lui-même de ses ruines. Les habitants, unis en coopérative dès février 1919, l'ont, entièrement reconstruit. 
Ils fêtaient hier cette résurrection. Le général commandant le 20e corps d'armée a remis à la vaillante petite ville la Croix de guerre et l'évêque de Nancy a posé la première pierre de la nouvelle église.


La Croix - 21 novembre 1922

Un engin explose dans une ancienne tranchée allemande 
Des ouvriers italiens occupés à combler d'anciennes tranchées allemandes dans un bois de sapins appartenant à M. Geny, propriétaire du château Herbeviller, allumèrent du feu pour prendre leur repas. 
Soudain, une formidable détonation retentit. Un tube de fonte chargé d'explosif, enterré probablement à cette place à la fin de la guerre par les Allemands, venait de faire explosion. Deux ouvriers ont été tués sur le coup.


Le Matin - 4 août 1923

Pour vols, pillages et incendies un soudard allemand est condamné à mort par contumace 
Nancy, 3 août.. Téléph. Matin. Le conseil de guerre de la 20e région, siégeant a Nancy, vient de condamner à mort par contumace un des auteurs des crimes commis par les Allemands. 
Le capitaine G. Kuntz; accusé de vol qualifié, de pillage en bande, de provocation de militaires au pillage et d'incendie volontaire, ne s'est naturellement pas présenté à l'audience. Cet officier, après avoir fait arrêter le curé de Blamont. l'abbé Dupré son vieux père et sa bonne. les avait enfermés dans un local infect après les avoir dépouillés des sommes dont ils étaient porteurs. D'autres vols furent commis par le soudard, qui rafla les économies de diverses personnes de Blamont qui étaient venues s'y réfugier. Continuant ses odieux exploits, le capitaine Kuntz enleva les ornements sacerdotaux de l'église de Domèvre et détruisit complètement par le feu l'église de Harbouey. 
Répondant formellement aux vingt et une questions posées, le conseil de guerre après que Kuntz eut, été appelé en vain par trois fois, par l'huissier audiencier. le condamna par contumace a là peine, de mort.


Journal des Débats - 4 novembre 1923

NOUVELLES RELIGIEUSES 
La reconstruction des églises dévastées. - Le Comité de reconstruction des églises dévastées de Meurthe-et-Moselle se dispose à donner une solennité exceptionnelle à l'inauguration de l'église d'Ancerviller, l'une des premières reconstruite de fond en comble sur un emplacement nouveau. Cette consécration sera faite le mardi 20 novembre prochain par Son Exe. Mgr. Cerretti, nonce apostolique en France, en présence de plusieurs évêques.


Le Gaulois - 20 novembre 1923

Mgr CERRETTI A NANCY 
Nancy, 19 novembre. 

Mgr Cerreiti, nonce apostolique, est arrivé ce soir à. Nancy. Il a été salué à la gare par M. Vidal, secrétaire général de préfecture, et M. Henri Mengin, maire de Nancy. Il s'est rendu directement au palais épiscopal où Mgr de La Celle, évêque de Nancy et de Toul, lui a souhaité la bienvenue. 
Mgr. Cerretti inaugurera demain matin la nouvelle église du village d'Ancerviller, anéantie pendant la guerre et qu'un magnifique effort de reconstruction a fait sortir de ses ruines.


Le Matin - 21 novembre 1923

Mgr Cerretti, nonce apostolique consacre la nouvelle église d'Ancerviller 
Ancerviller, 20 novembre. Télégr. Matin. La commune d'Ancerviller qui, durant la guerre, était dans la zone rouge et, de ce fait, a vu toutes ses maisons rasées, a fêté aujourd'hui sa résurrection, en même temps que la consécration de son nouveau sanctuaire. 
Mgr Cerretti, nonce du pape, avait tenu lui-même à présider cette cérémonie de la première église lorraine relevée de ses ruines.
Les cérémonies religieuses terminées, un banquet a réuni toutes les personnalités présentes, au cours duquel Mgr de la Celle remercia les auteurs de la rénovation de la commune et, notamment, le chanoine Thouvenin, président de la coopérative, pour son inlassable dévouement à la reconstruction. 
Dans la soirée, le nonce est allé bénir l'église de Halloville.


La Croix - 19 juin 1924

OFFICIER ALLEMAND CONDAMNE A MORT 
Le Conseil de guerre de Nancy a condamné par contumace le commandant de Vallade, de la 4e landwehr bavaroise, à la peine de mort. Il avait, le 5 novembre 1914, à Emberménil donné l'ordre de fusiller Mme Philomène Husson, 68 ans et Louis Dime, 24 ans. Ce soudard prétendait que ces exécutions étaient justifiées par le fait que ces deux personnes connaissaient les civils qui avaient tiré sur des soldats allemands. Après cette double exécution, le commandant de Vallade avait donné l'ordre d'incendier les habitations de plusieurs habitants, dont celle du beau-père de Mme Husson.


Le Matin - 15 juillet 1924

A travers les départements 
Une commune de Meurthe-et-Moselle meurtrie par la guerre rend hommage à ses glorieux morts.
Nancy. 14 juillet. Téléph. Matin. La pittoresque bourgade de Blamont, située aux bords de la Vezouse, a son nom inscrit au premier rang dès cités meurtries par l'invasion. Hier, la coquette ville ressuscitée inaugurait le monument élevé à la mémoire de ses cinquante-six enfants morts au champ d'honneur. MM. Michel, sénateur ; de Warren, Mazereau, députés ; Magre, préfet ; Général Penet, commandant le 20e corps, étaient présents, ainsi que M. Piffert, maire, de Sarrebourg, et la plupart des maires du canton. A l'issue du service funèbre, un cortège se forma et se rendit au monument. Des discours furent prononcés par MM. Mazereau, de Warren, Michel, et Magre.


L'Humanité - 19 mars 1925

Une torpille fait explosion 
Deux jeunes gens revenaient de leur travail, à Leintrey, se tendant à Lunéville. En passant à travers champs, ils aperçurent une torpille, l'examinèrent, la déplacèrent, puis, imprudemment, jetèrent des pierres sur l'engin mortel. L'inévitable se produisit : la torpille fit explosion. Un des jeunes gens, Charles Riche, fut atteint par des éclats sur diverses parties du corps. Son camarade, Emile Boisselle, qui n'était pas touché, courut au village chercher du secours. On transporta le, blessé à l'hôpital de Lunéville, où il ne tarda pas à succomber.


Le Matin - 6 juin 1925

UNE POUPONNIÈRE MODÈLE EN MEURTHE-ET-MOSELLE
Nancy, 15 mai. Télégr. Matin.
Le professeur Pinard, député de Paris et doyen de la Chambre, accompagné du Dr Fruhinsholz, professeur à la faculté de médecine de Nancy, a visité le château de Blamont, dans lequel seront prochainement installées les salles destinées à recevoir les orphelins, les enfants abandonnés et les enfants de mères atteintes de la tuberculose.


Le Gaulois - 20 septembre 1927

Le monument de l'abbé Lefebvre 
Hier matin, à Ancerviller, près de Badonviller, a été inauguré le buste de l'abbé Lefebvre, ancien curé de la paroisse, mort au chevet des varioliques à l'hôpital Villemin à Nancy en février- 1918. L'oeuvre due au sculpteur Auguste Valin a été érigée sur l'emplacement de l'ancienne église détruite par les Allemands.


Journal des Débats - 15 novembre 1927

Une fusée meurtrière. Vendredi, alors que la petite commune de Vého, près de Lunéville, célébrait les fêtes de l'armistice, une détonation ébranla soudain le village. Un enfant de 6 ans, qui jouait avec une fusée, la laissa tomber sur le sol, où elle fit explosion. Le pauvre petit a été tué sur le coup.


Journal des Débats - 27 août 1929

Réunions et solennités du dimanche 
Pèlerinage d'anciens combattants en Lorraine 

Une délégation de 250 anciens combattants et les veuves et orphelins du 223e R.I., ayant à sa tête le colonel Grollmund, du 152e R.I; MM. Henri Villard, de Bourg, président; Pernot, vice-président de la Chambre des députés, ancien sergent au 223e R. I., dont les membres sont venus spécialement de Bourg, de Lyon et de Besançon, est arrivée hier pour visiter les environs de Lunéville, où le 223e R.I. a séjourné et combattu en 1914, 1915 et 1916. 
Après être allés samedi à Méhoncourt déposer une palme sur le monument élevé à l'endroit où fut tué le 25 août 1914 le lieutenant Pierre Goujon, député de Belley, les pèlerins ont assisté samedi soir à Lunéville à une manifestation musicale organisée en leur honneur par les sociétés locales. 
Dimanche, la caravane a parcouru l'ancien secteur de Reillon, Vehe, Denjevin, Doret de Parroy et a assisté à l'inauguration d'un monument élevé à Reillon à la mémoire des anciens combattants du 223e R.I. tombés au champ d'honneur. 
L'accueil des populations lorraines a été remarquablement chaleureux et émouvant.


Journal des Débats - 8 avril 1930

DANS L'UNIVERSITÉ 
Election au Conseil départemental 
La première des élections destinées à pourvoir au remplacement des conseillers départementaux du Syndicat national démissionnaires par solidarité avec l'instituteur communiste révoqué Doron vient d'avoir lieu en Meurthe-et-Moselle. 
Les deux délégués des instituteurs, qui avaient démissionné, se représentaient. Ils trouvaient en face d'eux une liste patronnée par l'Amicale et composée de MM. Daheille, directeur d'école à Foug, et Colette, instituteur à Gogney. Dans une profession de foi très digne et très ferme, ceux-ci protestaient contre la série de grèves organisées par le Syndicat national : grève des conférences pédagogiques, grève des examinateurs au certificat d'études, grève des conseillers départementaux. Ils disaient notamment 
« II est grand temps de changer tout cela et de remettre de l'ordre dans la maison; Il faut que les instituteurs en reviennent à n'envoyer siéger au conseil départemental que des délégués indépendants, uniquement préoccupés d'affaires professionnelles, sans arrière-pensées politiques. C'est à cette condition seulement que nous pourrons retrouver, auprès des pouvoirs publics, cette collaboration confiante et efficace que nous avons un instant connue et qui a périclité aux mains des syndicalistes ».
Les instituteurs de Meurthe-et-Moselle n'en ont pas moins réélu par 332 et 304 voix les candidats du Syndicat national contre 136 et 124 voix aux candidats de l'Amicale.


Journal des Débats - 19 avril 1931

Le centenaire d'Henri Grégoire 
UN GRAND LEGISLATEUR 
Un groupement s'est fondé pour commémorer le centenaire de la mort, le 28 mai 1831, de Henri Grégoire, prêtre, député à la Constituante et à la Convention, membre du Conseil des Cinq-Cents et du Sénat impérial. 
L'abbé Grégoire fut un des plus illustres législateurs de la Révolution française. La plupart des lois et des oeuvres subsistent sur lesquelles il avait porté ses études et son action puissante. 
Membre émînent du Comité d'instruction publique, il fut l'un des fondateurs de l'Institut de France, sauva de la destruction les richesses artistiques du pays, constitua les trésors- de nos archives et de nos bibliothèques, fit créer le Bureau des Longitudes, les Jardins botaniques, le Conservatoire des Arts et Métiers, centre et foyer de la science appliquée à l'industrie, comprit et exposa là nécessité d'un enseignement primaire public, entreprit, en un mot, comme on l'a dit, de «régénérer la France autant par la science que par la liberté ».
Il fut aussi un précurseur d'une singulière clairvoyance. Il vit la nécessité d'une large diffusion de la langue nationale comme lien moral et facteur d'unité. Il prévit une codification du droit international, une organisation de congrès périodiques entre tous les membres français ou étranger de la République des Lettres, dressa ainsi le plan et presque le programme d'une institution universelle de coopération intellectuelle; il proposa une. réforme systématique des nomenclatures scientifiques et pressentit la grandeur du rôle colonial de la France. 
Le caractère était chez Grégoire à la hauteur de l'intelligence. Quelque appréciation qu'on puisse porter sur sa regrettable adhésion à la Constitution civile du clergé, on n'oubliera pas qu'il continua de porter le costume ecclésiastique pendant la Terreur et que, sommé d'abjurer par les fanatiques, il affirma à la tribune, en brumaire de l'An II, sa foi chrétienne et sa qualité de prêtre catholique. 
Or, cet « homme de fer », doué d'une énergie inflexible, était un doux pour qui l'Evangile était une réalité. Sa pitié fut généreuse et sa bonté s'étendit: à toute l'humanité. Dès 1787, la cause des infidèles l'avait ému. Son Essai sur la régénération physique et morale des Juifs, couronné par la Société royale des Sciences et Arts de Metz, fût le premier grand plaidoyer en faveur des victimes d'une oppression séculaire. A la Constituante, il le. reprit, et avec l'aide de Clermont-Tonnerre, de Mirabeau, de Castellane, de la Rochefoucauld-Liancourt et de Duport, arriva à obtenir l'émancipation civile et politique des Juifs de France. 
Bien entendu, il revendiqua aussi l'égalité des droits civils pour les protestants. 
Mais son plus efficace apostolat s'exerça en faveur des. pauvres Noirs, réduits alors à l'état de bétail humain. Membre depuis l'origine et plus tard président de la Société des Amis des Noirs, Grégoire se consacra, pendant plus d'un demi-siècle, avec un zèle infatigable, à la reconnaissance des droits des « sangs mêlés » et aussi à l'émancipation des nègres, à l'abolition de l'esclavage et de la traite. C'est lui, « l'ami des hommes de toutes les couleurs » comme il aimait à se nommer, qui, pendant les trente dernières années de sa vie, demeura le protecteur fidèle et en quelque sorte le chef spirituel des noirs et des mulâtres de Saint-Domingue, devenus depuis 1804 les libres citoyens de la République d'Haïti. 
Comment s'étonner de l'empressement avec lequel, en cette année d'Exposition coloniale, tant de Noirs s'associent à l'hommage rendu à Grégoire ? 
Les cérémonies annoncées sont les suivantes: 
1° Le 21 mai : cérémonie au Conservatoire des arts et métiers, organisée par M. Gabelle, directeur du Conservatoire; sous la présidence de M. Painlevé ;
2° Le 28 mai: Réunion sur la tombe de Grégoire ; 
3° Le 31 mai Cérémonie commémorative à la Sorbonne, qu'honoreront de leur présence M. le Président de la République; MM. les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés M. le président de l'Institut de France; 
4° Le 7 juin: Cérémonies à Lunéville, devant la statue de Grégoire, et à Vého, pour la restauration de la plaque autrefois apposée sur la maison natale de Grégoire. 
Prière d'adresser les adhésions et communications intéressant la Société à, M. Albert Chenevier, secrétaire-général de la Société des Amis de l'abbé Grégoire, 67, boulevard Lannes, Paris (16e).


Journal des débats - 21 avril 1931

LA VIE AERIENNE & SPORTtVE 
Le retour de Moench et Burtin 
Nous avons signalé hier en Dernière Heure l'arrivée au Bourcet des aviateurs Moench et Burtin, retour de Tokio sur leur Farman Gnome-Rhône de 230 CV. 
Pour la première étape, tes aviateurs partis du Bourget poussèrent leur route jusqu'à Athènes le lendemain à 6 h. 45. Par la suite, Alep tes vit quelque peu en difficulté par suite d'une avarie d'hélice due au mauvais temps, puis ce fut le chemin poursuivi par étapes jusque Saigon sur l'itinéraire de la ligne aérienne France-Indochine. Hanoï Changhaï, la Chine. Enfin, ce fut l'arrivée à Tokio où la réception fut magnifique. 
« Le temps fut le plus souvent mauvais, nous a dit Burtin, surtout en Chine. »
De nombreuses personnalités les ont félicités à leur arrivée, M. Henry et Maurice Farman, le capitaine Etienne et le capitaine Saint-Esteban, représentant le ministre de l'air ; les aviateurs Bailly, Réginensi, Lalouette et le commandant du port aérien du Bourget, Mme Burtin et sa petite fille Michelle. 
Un télégramme de l'Aéro-Club de Nancy adressé à l'équipage au Bourget invite celui-ci à se rendre en Meurthe.-et-Moselle, dès que possible, pour y être fêtés. En effet, Christian Moench est né à Avricourt le 26 mai 1904; Johanny Burtin est né le 3 octobre 1893 a Martigny-le-Comte Il est breveté pilote depuis le 6 janvier 1916 et totalise actuellement 3.400 heures de vol. Il est détenteur de deux records du monde d'attitude avec charge de 500 et 1.000 kilos, depuis juillet et août.


Journal des Débats - 25 mai 1931

Le centenaire de l'abbé Grégoire 
Sous le nom de Société des Amis de l'abbé Grégoire, vient de se fonder un groupement qui se propose de célébrer, au cours de la présente année, le centenaire de la mort d'Henri Grégoire, né à Vého (Meurthe-et-Moselle), en 1750, mort à Paris, le 28 mai 1831. 
Le curé d'Embermesnil est célèbre. Son nom est associé dans toutes les mémoires à quelques-uns des événements les plus importants de la Révolution Française serment du Jeu de Paume, réunion du bas-clergé et du Tiers-Etat en 1789, proclamation de la République, le 21 septembre 1792. A la Constituante, à la Convention - qu'il a eu l'honneur et :le courage de présider plusieurs fois en habit violet - il a joué un rôle de premier plan. 
Il fut le promoteur des principales institutions scientifiques créées par la Révolution, le Consulat et l'Empire, de l'émancipation politique des juifs et des noirs. 
Le comité, sous la présidence de M. Ferdinand Brunot, membre de l'Institut, doyen honoraire de la Faculté des lettres, organise les cérémonies suivantes 
Le 28 mai réunion sur la tombe de Grégoire, au cimetière Montparnasse ;
Le 31 mai cérémonie commémorative à la Sorbonne, en présence de M. le Président de la République ;
Le 7 juin cérémonies à Lunéville, devant la statue de Grégoire, et à Vého ; restauration de la plaque autrefois apposée sur la maison natale de Grégoire. 
Le 28 juin (sauf changement), cérémonie à l'exposition coloniale, sous la présidence du ministre des colonies, en l'honneur de Grégoire « ami des hommes de toutes les couleurs ».


La Croix - 3 août 1933

La joie au village 

Quand, publiant le roman de M. Marius Gonin, les Floraisons Nouvelles, la Page des Jeunes décrivait une fête des bergers au pays où coule le Rhône, il s'est certainement trouvé des lecteurs pour qualifier de rêveries de telles descriptions. 
Rêveries, allons donc ! la J.A.C. est là et, par les faits, elle prouve leur réalité en même temps qu'elle montre comment la joie, la vraie joie chrétienne, peut s'épanouir dans les festivités villageoises organisées en l'honneur du travail de la terre et des paysans de France. 

Réalisation lorraine 
Comme il convenait à la doyenne des Fédérations jacistes de France, la Fédération lorraine, fondée et animée par M. l'abbé Jacques, eut l'initiative de la première grande fête rurale jaciste.
Ancerviller, un de ces villages lorrains détruits par la guerre, ressuscites par l'énergie de ses fils, eut l'honneur d'abriter cette première réalisation. Et il fit bien les choses pour recevoir ses invités et animer la fête : guirlandes de mousse, banderoles de fleurs, sapins verts, bordaient les rues, enrobaient de leurs festons les seuils et les fenêtres des habitations, se croisaient au-dessus des rues, pour finir par se rassembler après une ultime et audacieuse escalade au faite du clocher de l'église. 
Il s'agissait, en cette journée du 28 mai, de célébrer dignement la fête de la fenaison. La section jaciste locale, aidée par la municipalité, avait prévu une séance d'étude, une messe, un banquet, un grand défilé, une fête foraine. Et tout se déroula selon le programme. 

Programme 
A 7 heures, une messe de communion rassemble les Jacistes à la sainte Table. A 9 heures et demie s'ouvre une double séance d'études.A l'une viennent les Jacistes qui, sous la direction de Robert Gravier, leur président national, étudient pourquoi et comment la J.A.C. ? A l'autre, accourent les Semeuses de Lorraine (J.A.C.F.) qui, sous la direction de leur présidente, Mlle Michel, précisent les buts de leur action. 
Tous se retrouvent avec les hommes du village pour la grand'-messe paroissiale ou ils entendent un sermon de circonstance prononcé par M. l'abbé Jacques. 
Du banquet nous ne dirions rien, malgré ses tostes étincelants, s'il n'avait été l'oeuvre du président local jaciste. Puis ce fut la fête.
De nombreuses attractions fonctionnent autour de l'église et de la salle d'oeuvres tirs, jeux de massacres, jeux d'anneaux, s'y disputent les curieux qui vont se réconforter à un superbe buffet avec orchestre - s'il vous plaît - tenu par de jeunes Lorraines dans leur costume traditionnel. 
Mais voici 3 heures : la fanfare d'Ancerviller annonce l'arrivée du cortège, le clou de la fête. Les cloches sonnent à toute volée. La tête du défilé s'engage sous les arcs de triomphe. C'est d'abord tout un essaim de jeunes faneuses en costume terrain, porteuses de râteaux tout fleuris, puis s'avancent les faucheurs tenant ferme leur faux dont l'éclat de l'acier est atténué par les fleurs dont elles s'ornent : voici tous les instruments agricoles servant à la fenaison, depuis les modèles les plus anciens jusqu'aux modèles les plus récents qui ont leurs dents, leurs roues, leurs bois, masqués par les corolles parfumées. 
Fleuris aussi sont les animaux qui traînent les machines. Fleuris également les fouets des constructeurs, jusqu'au fidèle chien de ferme qui trottine un gros bouquet au collier. Et maintenant viennent les chars à foin. Ils ne portent plus les gerbes parfumées, mais ils sont peuplés de jeunes Lorraines vêtues de leur costume provincial ; elles émergent des voitures tapissées de ce foin que l'on célèbre. 
Tout le monde se rassemble devant l'église grimpé sur un char, le président diocésain de la J.A.C., Jean Harrouard, harangue la multitude. Il proclame la grandeur du paysan, la noblesse de sa tâche, la fierté qu'il doit avoir de son titre de

Croix de blé faite et portée par les Jacistes à la fête de Marie 
paysan et de chrétien, et il demande aux Jeunes d'imiter l'exemple des ancêtres. 
Alors s'avance M. le curé d'Ancerviller qui bénit tous les instruments dont dès le lendemain le rôle va commencer. 
Et la fête continue jusqu'au soir où, dans la paix de l'église, les Jacistes et les Semeuses vinrent chanter les Complies avant de se séparer.
Une fête des fenaisons venait d'ouvrir un cycle de fêles rurales qui se continua à Germiny où l'on célébra une fête des moissons, en attendant qu'en octobre à Bruley il se clôture par une fête des vendanges.
Grâce aux Jeunes, une vieille tradition se renouvelle l'Eglise rentre en contact avec les fêtes populaires. Et dans la joie, par les images, est rappelé au peuple qui travaille l'intérêt que Dieu porte à son labeur ainsi qu'à tout ce qui s'y rattache.


La Croix - 28 décembre 1933

Manifestations et Congrès
Journées interparoissiales d'A.C.J.F, en Meurthe-et-Moselle

Le 10 décembre, c'est la paroisse d'Homecourt qui accueillait les Jeunes de l'A.C.J.F. pour la 2e Journée cantonale organisée par le Comité diocésain.
Les paroisses de Joeuf-Franchepré et de Joeuf-Sainte-Croix, de Briey d'Auboué, etc., éaient représentées, dès 9 h à la réunion tenue au presbytère Dans une atmosphère de cordiale sympathie, on passa en revue les réalisations de chacun et l'on se préoccupa des moyens à employer pour que les différents cercles d'études deviennent des foyers d'Action catholique plus rayonnante.
La réunion générale de l'après-midi s'ouvrit, sous la présidence de M. l'abbé Lehnard, sous-directeur des oeuvres par un rapport solide et substantiel présenté par R. Drouy, président du
cercle d'Homécourt, sur l'Eucharistie vue par les Jeunes. A chaque réunion cantonale, une place est faite ainsi à la question eucharistique en vue de préparer le Congrès eucharistique national qui se tiendra à Nancy en 1935.
Ensuite, Pierre Michon développa le programme de la J.O.C. et cita plusieurs réalisations de la Fédération de Nancy. Enfin, René Mercier, président diocésain de l'A.C.J.F précisa les consignes que chacun devait emporter et faire passer dans sa vie.
Huit jours plus tard, c'était aux Jeunes de son canton que M. le doyen de Blâmont réservait un charmant accueil.
Ceux-ci, malgré la neige et la température glaciale, avaient répondu nombreux à l'appel du Comité diocésain.
Mgr Hurault, évêque de Nancy, avait tenu à présider les différentes séances d'études de la journée, et tous les jeunes gens, venus de la campagne pour la plupart, lui surent gré de ce témoignage particulier de sympathie et d'affection.
M. l'abbé Jacques, aumônier, fondateur du mouvement agricole, insista sur la nécessité de se grouper à la campagne; si le cercle d'études paroissial est difficile à constituer en raison du nombre trop faible des éléments susceptibles d'y participer, ce n'est pas une raison pour demeurer isolés: que l'on envisage, dans un cadre plus large, la création de groupes interparoissiaux.
A la grand'messe, Monseigneur reprit, en les appliquant spécialement aux paysans lorrains, ces paroles de saint Paul : « Modestia, vestra nota sit... Que votre esprit de mesure d'attachement à la terre soit apprécié à sa juste valeur. »
La réunion générale de l'après-midi, sous la présidence de Monseigneur, s'ouvrit par un rapport très surnaturel d'Etienne Marchand sur l'Eucharistie et les Jeunes.
Un apôtre de la J. A. C., Jean Harrouard, retraça l'idéal du mouvement ! servir, et son triple but former des catholiques, des sociaux, des paysans. Enfin, René Mercier, avant de donner à ses jeunes auditeurs, venus de dix-sept paroisses, les directives que l'on attend d'un président diocésain, fit songer au prochain pèlerinage de l'A.C.J.F. à Rome. qui clôturera si magnifiquement l'année jubilaire.
Monseigneur, en terminant dit combien il fondait d'espoir sur des Journées comme celle de Blamont pour développer chez les jeunes gens aussi profondément chrétiens l'esprit de conquête du monde rural.


L'Immeuble et la construction dans l'Est
28 décembre 1933

Avricourt

Importante gare frontière avant la guerre, la gare de Nouvel-Avricourt était devenue, en 1918, une gare d'échange à grand trafic entre les réseaux A. L. et Est. Depuis des années, ce trafic à été reporté à Sarrebourg et, à partir du 1er janvier, Nouvel-Avricourt ne sera plus qu'une modeste halte administrée par une gérante. Il est vrai que les voyageurs de la localité ont plus de facilité à aller prendre le train à Igney-Avricourt, dont la gare beaucoup plus proche du village, a été aménagée pour son trafic actuel.


Le Matin - 24 novembre 1934

BLAMONT. Un incendie détruit le château du baron de Turckheim, transformé récemment en préventorium.


Le Figaro - 26 août 1937

On annonce la mort de M. Joseph Colin, professeur honoraire au lycée Louis-le-Grand, chevalier de la Légion d'honneur, décédé à Blâmont (Meurthe-et-Moselle).

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