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Notice sur Blâmont et Bon Accueil - J. Colin (2/2)
 

 

« BON ACCUEIL »

SON ORIGINE

En quelque partie que ce soit de la France, le patriotisme n'est pas un vain mot. Toujours vivace, il peut sembler s'attiédir quand, dans une paix heureuse, rien ne menace la grandeur et la paix du pays. Vienne un danger, il se révèle ardent, impétueux, tout d'abnégation.
C'est surtout dans nos provinces, voisines des frontières, qu'il faut assister à l'explosion des sentiments provoqués par l'annonce de la guerre. Chez ces populations qu'un contact permanent met aux prises avec l'étranger, qui les premières devant lui portent le nom et dressent les couleurs du pays, le patriotisme atteint son apogée. On n'aime pas seulement la patrie, on est jaloux d'elle; on n'a pas seulement la fierté de la grandeur nationale, on en a l'amour-propre. On entend la voix des aïeux crier plus haut le nom de l'ennemi héréditaire, on sent leur vieille ardeur brûler les veines et, comme eux, au poste d'avant-garde, quand le danger surgit, on jette au ciel le fier appel : « Debout les enfants. tous debout ! ».
Savoir entretenir ce feu sacré, le ranimer quand il semble s'éteindre, c'est tout le secret de la réussite des oeuvres dont nous avons étudié le développement. C'est le mérite de ceux qui les dirigent d'y avoir consacré leurs efforts. Or, sans remonter aux années qui suivent notre relèvement rapide après 1870, il était évident que la menace était suspendue sur notre tête.
Presque au lendemain de son avènement Guillaume II disait à sa noblesse de Brandebourg: « Je vois dans le peuple et dans le pays qui m'ont été transmis un gage qui m'est confié par Dieu et que c'est mon devoir d'accroître, comme il est dit dans la Bible. Je pense administrer ce gage de telle manière que je pourrai y ajouter encore pas mal. Ceux qui voudraient me gêner dans ce travail, je les écraserai. »
« Dieu l'a voulu, écrivait-il après le renvoi de Bismarck. J'ai le poste de l'officier de quart sur la passerelle du navire de l'Etat. La route reste la même. Et maintenant, en avant ! à toute vapeur ! ». Ce jour-là, Guillaume II avait bu, l'Allemagne était ivre. Ensemble, ils partaient à la conquête du monde. Tanger, Algésiras, Agadir, Sérajevo sont les étapes qui nous ont conduits à 1914. Mais ils se sont trompés. lIs n'ont pas senti battre le coeur de notre jeunesse qui, lasse de trop longues humiliations, n'appelait pas la guerre, mais était résolue à ne pas laisser diminuer son pays. La lutte que les misérables ont déchaînée a été une des plus grandioses que connaisse l'histoire. Terribles, hélas ! sont les blessures qu'elle nous a faites et que leur frénésie voulait incurables. Cruelles sont les douleurs que nous avons souffertes et que nous souffrons encore par elle.
Nos cantons de Blâmont et de Cirey ont été envahis dès la première heure, la nation allemande s'y est souillée de crimes abominables. Pendant quatre longues années, nous avons connu la honte et les tristesses de l'occupation ennemie et si l'on n'a pu accomplir le douloureux pèlerinage à nos communes, il suffit de consulter l'album de photographies qui en a été publié et qui est dû à notre concitoyen, M. René Diot, ingénieur des Mines, pour se rendre compte de l'étendue des misères subies. Toujours vaillantes, même dans l'adversité la plus grande, nos admirables populations se sont redressées et aujourd'hui on peut constater, par les résultats obtenus, l'effort énorme réalisé par elles.
De l'excès du mal devait naître, d'ailleurs, un bien très appréciable pour le plus grand profit, non seulement du chef-lieu, mais aussi des communes ou canton de Blâmont.
Lorsque l'armistice du 11 Novembre 1918 eût mis fin aux hostilités, les habitants de nos communes, réfugiés aux quatre coins de la France, n'eurent qu'un désir, regagner leurs villages, revoir leurs maisons et leurs champs. Presque partout, la destruction systématique la plus sauvage avait fait son oeuvre ; il ne subsistait que des ruines. La nécessité s'imposait donc de venir au secours des malheureux rapatriés. Des oeuvres se créèrent dans ce but, dont l'une, l'Armoire Lorraine, placée sous le patronage de Mme Jules Ferry, dirigée en fait par Mme Léon Weil, avec un zèle admirable, mérite une mention spéciale et la reconnaissance des habitants de nos contrées. L'oeuvre a rendu des services que personne n'oubliera. Des magasins et dépôts s'organisèrent qui distribuèrent ou vendirent à des prix peu élevés ce qui manquait à une population dépourvue de tout.
D'autre part, les Dames de la Croix Rouge américaine, qui avaient suivi l'armée en Lorraine, témoins émus des misères et des besoins de nos compatriotes, abandonnèrent généreusement des stocks importants de marchandises de toutes sortes qui devaient être distribuées ou vendues à des prix modiques aux sinistrés. Spécifiant, en outre, que les sommes recueillies par la vente constitueraient. un fonds qui servirait à créer une oeuvre dont profiteraient la Ville de Blamont et les communes de son canton.
Grâce à la générosité de nos amis d'Amérique, notre cité allait enfin posséder ce qui lui a manqué jusqu'ici, un groupe intéressant d'oeuvres concernant l'hygiène générale, la puériculture, l'éducation physique et intellectuelle. Tel est, en effet, l'ensemble que l'on trouve dans la maison si justement appelée « Bon Accueil », don de la Croix Rouge américaine.
L'idée de Miss Johnson, de Miss Sibley et de leurs compagnes était belle, mais il fallait la réaliser en pratique. Il ne suffisait pas d'avoir les sommes nécessaires, il fallait trouver les locaux convenables et surtout l'homme qui aurait le courage, la volonté de diriger l'entreprise au milieu des difficultés de toutes sortes rencontrées dans nos régions dévastées.
M. le Docteur Hanriot avait quitté, au lendemain de l'armistice et sur sa demande, le poste envié de Médecin-chef de la place de Montpellier, pour rentrer à Blâmont et pour y retrouver quarante-cinq de ses concitoyens restés dans leurs foyers pendant toute la durée de la guerre. Toujours mobilisé au service des populations civiles et des camps de P. G., il accepta résolument la tâche, que lui confiait Mm. Léon Weil, de faire des distributions d'objets de literie, à ceux de nos concitoyens qui réintégraient, peu à peu, leurs foyers. Et quels foyers ! ! Secondé par un comité d'hommes et de femmes également dévoués à une si belle oeuvre, il s'y est consacré avec un zèle et une ardeur qui l'ont conduit au succès.
Nos remerciements émus vont, d'abord, aux généreuses donatrices, et c'est justice; mais nous ne devons pas oublier l'animateur de l'oeuvre.
Les circonstances fournirent le local rêvé.
L'antique maison des capucins, après la disparition des Pères, avait connu des fortunes diverses. Passée en des mains profanes, agrandie par des acquisitions successives, embellie et confortablement aménagée, elle constituait en 1914 une demeure enviable, avec d'importantes dépendances, un jardin-parc où l'on avait su grouper agréablement des arbres séculaires d'essences diverses, des parterres de fleurs alternant avec de belles pelouses entourant une pièce d'eau alimentée par une source d'excellente eau potable, la source des Capucins.
Occupée par les Allemands, du mois d'août 1914 au mois de novembre 1918, elle a subi les déprédations habituelles, mais, chose remarquable, les arbres sont restés debout, dans toute leur beauté.
Douloureusement affecté, on le serait à moins, par l'état de délabrement dans lequel il retrouva sa demeure, se sentant sans doute trop âgé pour en entreprendre la restauration, le propriétaire, M. de Gonneville, la mit en vente. Le Comité de l'oeuvre de la Croix-Rouge américaine en fit l'acquisition pour y installer l'ensemble des divers services projetés.
Stimulées par l'homme qui s'était promis de mener à bien l'entreprise, les équipes d'ouvriers de tous métiers se mirent ardemment à l' oeuvre, démolissant, modifiant, transformant, selon les plans établis avec un soin méticuleux par l'architecte-docteur devenu entrepreneur, maître-maçon...
Aujourd'hui, malgré les difficultés rencontrées, le but est atteint. « Bon Accueil» vit et tout lui promet longue vie, parce qu'il était nécessaire et que chaque jour qui s'écoule en montre mieux l'utilité.
L' Independence Day y est fêtée avec joie et chaque année elle le sera; on verra le quatre Juillet le drapeau étoilé de la grande République flotter au portail de la cour d'honneur, en signe de reconnaissance et de gratitude.

Une visite de « Bon Accueil »

Notre « Maison » est située dans la rue des Capucins, à petite distance de la place Carnot. Elle s'étend en bordure de la rue sur une longueur de plus de 100 mètres, jusqu'à la rivière de Vezouse, qui borde deux des côtés du grand rectangle formé par la propriété, ce qui n'en diminue pas le charme.

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BON ACCUEIL - LE PARC - LA CHAUFFERIE DES BAINS
(Vus de la Grotte)

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BON ACCUEIL. - LE PARC - LA PIÈCE D'EAU

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BON ACCUEIL. - LES JEUX DE PLEIN AIR - LE TENNIS - LE CROQUET
LA GRANDE TERRASSE SUR LA VEZOUZE

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BON ACCUEIL. - LE SAULE GIGANTESQUE SUR LA VEZOUZE

Sur la rue, à gauche de la grande porte, nous trouvons le Pavillon de « Bon Accueil » élevé en terrasse, entouré d'une grille dans lequel sont installés des appartements dont la location constitue un des revenus de l'établissement. Les locataires y ont l'agrément de posséder tout près d'eux un lieu de promenade et de repos, avantage appréciable,
Franchissant la grande porte, au fronton de laquelle une inscription rappelle la donation, nous pénétrons dans la cour d'honneur, dont nos photographies montrent bien toute l'ampleur et le charme.
A notre gauche, « Bon Accueil » proprement dit, avec son double escalier à colonnes du plus bel effet; à droite, les anciennes écuries, remises, etc ..., bouleversées de fond en comble, remplacées par un bâtiment qui renferme : la salle d'éducation physique, l'établissement des bains, la salle des machines et la chaufferie.
Au fond, devant nous, les frondaisons du parc.

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La salle d'éducation physique, vaste en tous sens, bien éclairée par de larges fenêtres, renferme tous les appareils et agrès nécessaires, des armoires-vestiaires.
C'est là que s'exercent et se perfectionnent nos jeunes gens, sous la direction d'un moniteur, et cela dans des conditions de confort vraiment moderne.
Un terrain de manoeuvre est réservé dans le parc pour les exercices de plein air prévus par le règlement de P. M.
A côté de la salle d'exercices, dans le même bâtiment, nous trouvons l'établissement de bains, installé, lui aussi, dans des conditions qui n'ont rien à envier aux meilleurs établissements des grandes villes.
Au rez-de-chaussée, à droite, sont les cabines de bains proprement dites, avec baignoires émaillées, eau chaude et eau froide à la disposition du baigneur, porte-habits, glaces, chaises, salles spacieuses bien éclairées, aux murs en ciment d'une grande propreté.
A gauche, se trouve la piscine, de capacité suffisante, pouvant être, utilisée par de tout jeunes gens, sans aucun danger, ou par des adultes capables de s'exercer à la natation. Autour, un promenoir avec balustrade en fer conduit aux cabines de bains et de douches que l'on trouve, également à l'étage supérieur.
Alimentée, soit par la source de Bon Accueil, soit par l'eau de rivière, soit par l'eau des fontaines de la ville, la piscine peut être vidée facilement et mise en état de propreté parfaite. Ajoutons que la température, dans ce grand local et dans les salles de bains, est maintenue au degré convenable par des radiateurs à vapeur. En somme, installation de premier ordre, appréciés à sa valeur par la population.
L'établissement fournit à volonté, moyennant rétribution, le linge nécessaire aux baigneurs.
Jetons un coup d'oeil dans la salle des machines et de la chaufferie où fonctionnent la pompe électrique qui alimente les bains et pénétrons, par le grand escalier dans le bâtiment principal.

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Nous y trouvons, à gauche, la salle des pas perdus donnant accès au dispensaire et à la salle de consultation des nourrissons; à droite, la salle de réunion du Conseil d'administration de l'oeuvre.
Au fond du large couloir par lequel nous avons pénétré, se trouve la salle de théâtre, aménagée avec art et avec goût, mais non sans de grandes difficultés. Elle communique, à gauche, par une large baie ouverte, avec la salle de lecture, la bibliothèque et une cour-jardinet, ce qui constitue, en cas de danger, un dégagement plus que suffisant.
Dans, le couloir, un escalier conduit au premier étage, où sont installés les appareils cinématographiques, des locaux affectés aux réunions du Comité des Femmes de France et des oeuvres sociales et patriotiques. Au premier étage s'ouvrent également les loges et balcons du théâtre. Tout est conçu avec simplicité, mais avec gout.
La salle de théâtre est aménagée pour recevoir 500 spectateurs. On y donne, périodiquement, des spectacles variés, comportant des pièces jouées par des troupes parisiennes en tournée ou par des acteurs des théâtres de Nancy. Mais c'est le film cinématographique qui occupe le plus souvent l'affiche. C'est là une source de distractions fort agréable qui est très appréciée ! Des essais de projection de films en plein air ont parfaitement réussi et charmé la population.
La bibliothèque n'est pas la partie la moins utile dans cet ensemble où tout était nécessaire. Elle comprend déjà plus de 2.000 volumes de nos meilleurs auteurs modernes, On y a organisé le prêt à domicile, mais on peut utiliser la salle de lecture où l'on trouve nombre de revues et de journaux illustrés. Le chauffage central, installé dans tout le bâtiment, y assure un confort qui n'est pas à dédaigner dans la saison froide.
Dans cette salle a été installé un poste de T. S. F. qui permet aux visiteurs de profiter des concerts de la Tour Eiffel et de la Société Radiola.
La partie Est du bâtiment dénommé « Villa Bon Accueil » comprend des appartements qui sont loués, comme ceux du pavillon. Ici, on est vraiment au milieu des jardins, loin des bruits de la rue, au soleil levant d'un côté, au midi de l'autre, avec vue sur la campagne environnante, s'étendant même jusqu'aux contreforts des Vosges qui bornent l'horizon, au fond de la vallée.
Sur la rue des Capucins, dans la partie qui confine à la rivière, se trouve le bâtiment de l'intendant, gardien de la maison, et une grande terrasse couverte, abritée contre les vents du Nord et de l'Est, orientée au Midi. Véritable petite Provence au printemps et à l'automne, c'est un lieu de repos agréable d'où l'on domine des terrains de jeux et d'où la vue embrasse l'ensemble du parc et les coteaux boisés qui bordent la vallée au Sud.
Le parc n'a pas l'étendue ni les splendeurs de la Pépinière, chère aux Nancéiens, des Bosquets fameux de Lunéville; dans son cadre modeste, il est cependant fort apprécié des familles. Ses beaux arbres, au feuillage si divers, offrent un délicieux ombrage. Ses allées, bordées de fleurs, permettent un exercice modéré mais bienfaisant. De nombreux sièges : bancs; chaises attendent le promeneur qui désire se reposer, travailler, lire, admirer les massifs de fleurs et de plantes, si soigneusement entretenus, ou encore suivre les, ébats des joueurs de tennis et de croquet. Ses pavillons ou logettes rustiques sont un abri contre la pluie, des palais, peut-être, pour les enfants à l'imagination fertile, qui peuvent s'y ébattre à leur aise. De belles pelouses d'un vert tendre entourent la pièce d'eau, suprême attraction - avec la volière - des gamins turbulents. Un tir à la carabine y est maintenant installé, où chacun peut venir s'exercer à démolir oeufs et pipes, animaux et boches en terre cuite,
A ceux à qui l'air confiné fait horreur, notre modeste parc offre des installations très confortables et un sport de grand air. Un court de tennis et un de croquet ont été aménagés en face de la villa, près de la rivière, où l'on peut, en passant, admirer un saule gigantesque, sans doute plusieurs fois centenaire, et dont un peintre de talent, notre compatriote M. Renaudin, a assuré l'immortalité dans un tableau charmant que l'on peut admirer dans la salle du Conseil.
Un kiosque démontable peut abriter, à l'occasion, un orchestre, une fanfare.
Le tennis a maintenant sa société, son règlement ; il attire de nombreux amateurs.
Le parc est ouvert au public tous les jours, du matin au soir.
Les arbustes, les massifs de fleurs sont mis sous la protection des visiteurs, qui doivent les faire respecter.
Au matin, de bonne heure, venez-y faire un tour de promenade; c'est le moment délicieux où la nature sourit au soleil levant, où les petits oiseaux heureux d'avoir échappé aux embûches de la nuit saluent la bienfaisante lumière. A côté de vous, vous entendrez le ruisseau passer léger sur les cailloux, emportant dans sa course chantante les pensées lourdes et soucieuses. Sur vos têtes, ce sera le concert varié de la fanfare ailée. Vous goûterez là une heure délicieuse, et vous vous préparerez à bien remplir votre journée.

La Société de Tir reconstituée et son Stand

Nous avons indiqué plus haut l'importance qu'avait prise la Société de Tir et les résultats qu'elle avait obtenus grâce à son excellente organisation et à la belle installation de ses services. La guerre ayant tout anéanti, il a fallu reconstituer le grand foyer d'éducation et d'émulation, rendu plus nécessaire qu'avant 1914 par la réduction du service militaire, qui pose de manière impérative la question du citoyen soldat pour la sauvegarde du pays et la conservation de la paix, si noblement mais si chèrement gagnée. A l'heure actuelle, le problème est résolu de façon remarquable : l'expérience acquise a été mise merveilleusement à profit par ceux qui avaient réalisé l'oeuvre que nous avons analysée.
Grâce aux indemnités pour dommages de guerre, la Société de Tir a pu acquérir un vaste terrain, au lieudit « Les Marmottes », dans un site charmant à 500 mètres de la ville, au pied d'une colline verdoyante, d'où on embrasse le panorama de la ville et de la campagne environnante, Des travaux importants ont permis la construction d'une ample terrasse sur laquelle sont établis les bâtiments du nouveau stand et de ses dépendances. Le tout agrémenté d'un parterre de roses de toute beauté. A l'une des extrémités de la terrasse se dresse le pavillon principal, dit Pavillon des Tireurs, qui comprend les bureaux de l'administration, 4 cibles à 200 mètres, 2 à 50 mètres, 6 à 20 mètres ; face à la ville se trouve un bâtiment non moins important, comprenant une salle de restaurant, pouvant servir de salle de fêtes, abritant au moins 300 personnes. A côté, un vestiaire, un garage pour bicyclettes.
A la porte même du stand, un sentier conduit on quelques minutes au sommet de la colline d'où l'on jouit d'une vue très étendue sur la chaîne des Vosges, depuis le rocher de Dabo à l'Est, jusqu'à la côte de Saffais à l'ouest, en passant par le Schneeberg, le massif du Grosmann, le majestueux Donon, et toute la chaine boisée qui borde la vallée de Celles; au premier plan, le damier bariolé d'une campagne où s'étalent de nombreux villages. C'est un vaste spectacle que l'on ne se lasse pas d'admirer, que l'on élime à revoir. D'accès facile, le chemin de crête des Marmottes est un but de promenade fort agréable.
Ce n'est d'ailleurs pas le seul qui s'offre au visiteur qui veut séjourner dans notre cité, où l'on peut. trouver bonne table et bon gîte. Si nous ajoutons que l'on peut facilement se transporter à plus longue distance par voies ferrées, dans la région montagneuse ou vers l'Alsace, on comprendra tout l'attrait que présente au voyageur modeste notre aimable petite ville.

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Maison maternelle de Blâmont

Au sommet du Blanc-Mont, où se dressent les ruines imposantes de l'antique château féodal, se trouve la demeure, plus moderne, de leurs proprietaires. Restaurée peu avant 1914, par M. Burrus, elle a subi les vexations du boche et des obus. Acquise après la guerre par M. le baron Adrien de Turckheim, elle est actuellement aménagée avec tout le confort moderne pour recueillir et y élever au grand air de la campagne, quatre-vingts à cent enfants de 3 à 18 mois, abandonnés, ou dont la mère est tuberculeuse. Les soins maternels leur sont donnés par un groupe d'infirmières à la tête duquel se trouve une surintendante. Tout le monde se plait à rendre un hommage mérité au dévouement du créateur d'une oeuvre aussi intéressante et de ses collaboratrices.

Composition du Conseil d'Administration de « Bon Accueil » en 1926
MM. DOCTEUR HANRIOT, Président.
LUCIEN LABOUREL, Maire de Blâmont, Vice-Président.
J. COLIN, Officier du Nicham, Secrétaire.
DUPONT DE ROMÉMONT, Trésorier.
MEMBRES :
FÉLIX ADAM, Conseiller d'Arrond.
CAMPION, Adjoint au Maire.
CHAMBREY, Commerçant.
CHESNEL, Lunéville.
Mme Victor LÉON, Vice-Présidente de L'U.F.F.
MM. ADRIEN DE TURCKHEIM, Conseiller général.
LOUIS ZÉLIKER, Commerçant.

 

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