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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1891-1897


21 janvier 1891
M. Charlier, mécanicien à la taillanderie de Blâmont, a eu, accidentellement, le doigt majeur de la main droite saisi et brisé dans un engrenage de la machine à vapeur.


4 février 1891
Blâmont. - Une médaille d'argent de 1re classe a été accordée à M. Delabbeye, capitaine de pompiers, à Blâmont.


22 février 1891
Blâmont. - Un incendie s'est produit dans un hangar de la gare et a causé pour 200 fr. de pertes.


24 février 1891
Blâmont. - Un inconnu a volé à M. Lhôte, vacher à la ferme Duchamp, une chaîne de montre valant 33 fr. et un porte-monnaie contenant 6 fr. 50.


10 mars 1891
Harbouey. - On écrit à l'Est républicain ;
« Hier, 6 mars, dans la matinée, un chien de chasse portant un collier sans plaque, s'est introduit dans cette commune après avoir roulé, paraît-il, déjà plusieurs de ses congénères, et est entre dans la maison de M. Zabé, maire de la localité, qui le chassa. Le chien est rentré et a mordu la petite Aline Zabé ; le père, aux cris poussés par son enfant, est accouru de suite, et a emmené celle-ci immédiatement à Blâmont au docteur Hanriot, qui lui a donné les soins nécessaires.
« Aussitôt après l'accident, on a fait abattre le chien, dont l'autopsie a été faite par M. Mangenot, médecin-vétérinaire, qui lui a reconnu des symptômes de rage. Je crois qu'il serait prudent de faire enfermer les chiens pendant un mois. »


13 mars 1891
Dieuze. - Nous trouvons dans le Lorrain d'édifiants détails sur la vie sacerdotale de M. l'abbé Pinoit, dont nous avons annoncé la mort :
« Né à Blâmont en 1821 de parents peu favorisés des biens de la terre, mais riches en vertus chrétiennes, M. Pinoit commença assez tard au collège de sa ville natale ses études ecclésiastiques qu'il acheva au grand séminaire de Nancy.
» Ordonné prêtre en 1848, il fut successivement vicaire à Malzéville et à Foug, puis curé à Lay-Saint-Remy, et depuis 1868 à Guébling Dans ces divers postes, il se montra, comme l'a si bien dit M. le curé de Vergaville, dans l'éloge funèbre qu'il fit de lui, l'homme simple dans son origine, sa personne
et ses discours, ce qui n'excluait pas chez ce prêtre une science approfondie de la direction des âmes.
» La fermeté, la charité, la foi dans la vie et à l'heure de la mort, quand il reçut les derniers sacrements, tels sont les traits saillants du caractère de ce bon prêtre qui vient de s'éteindre dans la 70e année de son âge et la 43e de son ministère.
» Confrères et paroissiens le regretteront, car tous l'aimaient, les larmes qu'ils ont versées sur sa dépouille mortelle l'ont amplement prouvé.
» Que Dieu lui donne le repos éternel !
» FRANCIS DES MARAIS. »


5 avril 1891
Blâmont. - Il a été volé à Mme veuve Charton, négociante, un grand nombre de marchandises de bazar, estimées 109 fr.
Ce vol est imputé à une ménagère, habitant la commune de Repaix.


12 avril 1891
Gogney. - La fièvre aphteuse a été reconnue sur deux vaches dans les écuries de M. Thomas, maire, et de M. Becker, tailleur. Mais M. Mangenot, vétérinaire à Blâmont, a pu les guérir, en prenant tous les soins indiqués contre cette épizootie.


22 avril 1891
Acte de probité. - On écrit de Blâmont à la Dépêche :
« Vendredi dernier 17 courant, un jeune clerc de notaire de Blâmont était chargé par son patron de déposer une somme d'une certaine importance au bureau de l'enregistrement. Arrivé chez M. le receveur, notre futur tabellion s'aperçut qu'il avait perdu un billet de 1.000 fr.
» En toute hâte, il revint sur ses pas, en proie à une grande émotion. Fort heureusement, M. Dupays, facteur de ville, en faisant sa tournée vit le précieux papier qui s'étalait au milieu de la rue et s'empressa de le remettre à son légitime propriétaire.
Rendons hommage à la probité de notre facteur, qui n'en est pas à son premier acte.


15 mai 1891
Une trombe. - On écrit de Cirey au Progrès que la trombe d'eau qui s'est abattue dimanche dernier sur Blâmont, Cirey et les localités voisines, de 7 à 11 heures du soir, a été d'une violence extrême.
Un mur de soutènement du chemin de grande communication n° 21, à la Vendée, s'est 'écroulé ; -les chaussées des rues sont désagrégées et les égouts de la ville presque complètement obstruées. Les caves de certaines maisons ainsi que des rez de-chaussée ont été inondées.
L'orage a également sévi à Blâmont, La pluie tombait par paquets. Un mur de soutènement, entre Barbas et Blâmont, a été renversé.
A la suite des pluies torrentielles tombées pendant l'orage, la Vezouze a débordé.


21 mai 1891
Gogney. - La fièvre aphteuse a éclaté sur les vaches de plusieurs écuries, notamment de MM. Lambert, épicier, Cézar, propriétaire, Richard et Cotelle.
M. Mougenot, vétérinaire à Blâmont, a été aussitôt mandé par le maire, M. Thomas, et toutes les mesures de préservation ont été prises.


30 mai 1891
Mort subite. - M. Pierre Poucher, âgé de 55 ans, militaire en retraite à Blâmont, était allé chercher du bouillon chez M. Bellot, lorsque tout à coup il s'affaissa. On releva le malade et on le transporta à son domicile où il mourut en arrivant. Le décès est attribué à la rupture d'un anévrisme.


31 mai 1891
Expulsion de bohémiens. - On sait qu'en vertu de l'arrêté préfectoral du 27 octobre 1883, il est défendu aux bohémiens de stationner dans le département de Meurthe-et-Moselle.
La gendarmerie de Blâmont ayant appris qu'une famille de neuf individus nomades était campée près du poste de douanes de cette ville, elle l'a immédiatement refoulée à la frontière.


6 juin 1891
Blâmont. - On vient d'arrêter en flagrant délit de vol un étameur ambulant, qui avait dérobé chez M. Pérouff, aubergiste, un porte-monnaie contenant 33 fr.


7 juin 1891
Voleur arrêté. - Mardi dernier, deux individus de passage à Blâmont, un étameur ambulant et le domestique d'une dentiste, entraient chez la dame Catherine Denis, femme Perouff, aubergiste, et se faisaient servir successivement quatre petits verres d'eau-de-vie.
Pendant une absence que fut obligée de faire la femme Perouff, tous deux quittèrent l'auberge, l'étameur sortit le dernier.
A son retour, Mme Perouff s'aperçut qu'une mesure en étain, qu'elle avait à sa cuisine, avait disparu, ainsi qu'un porte-monnaie contenant 33 fr. et un petit sac en toile bleue, dans lequel se trouvait une somme de 11 fr. 40 en monnaie blanche et en monnaie de billon.
Les gendarmes, prévenus, finirent par trouver l'étameur ambulant, couché sur l'herbe, à quelque distance de la ville.
Interroge, il déclara se nommer Jean Menaux, mais nia le vol ; malheureusement pour lui, quand on le fouilla, on trouva sur lui tous les objets dérobés.
Actuellement, il attend à Lunéville le verdict de la justice.


14 juillet 1891
Promotion. - [...] Il convient encore d'ajouter aux noms déjà cités celui d'un autre de nos compatriotes, M. Marin, colonel du 6e hussards; promu également général de brigade.
M. Marin est né à Blâmont en 1836 ; il commandait en dernier lieu la brigade de cavalerie d'Evreux.


28 juillet 1891
Blâmont. - M. Lafrogne (Jules-Louis-Henri), aspirant de marine de 1re elasse, est promu au grade d'enseigne de vaisseau.


29 juillet 1891
Blâmont. - Mme veuve Boppe, ménagère, a été victime d'un voleur resté inconnu, qui lui a volé deux draps de lit.


25 octobre 1891
L'affaire de Blâmont.- On annonce que Joseph Marchal, de Blâmont, détenu à Lunéville, pour violences volontaires contre des douaniers allemands, à la suite de l'incident de frontière survenu le 3 octobre, près de la Haie-des-Allemands, est poursuivi en Alsace-Lorraine pour le délit de chasse qui a amené l'incident.
M. Jacquot, de la Haie, vient de comparaître volontairement devant le juge d'instruction de Lunéville.
Il aurait vu l'un des douaniers allemands tirer sur Marchal et celui- ci se sauver en territoire français dans la forêt de Blâmont.
A l'endroit où Marchai venait d'entrer sous les arbres, une forte détonation retentit, M. Jacquot a vu de la fumée. C'est ce qui fait supposer à tort ou avec raison que Marchal avait tiré sur le douanier.
La justice informe et éclaircira ce fait.
Marchal est également poursuivi en France pour détention d'allumettes de fraude et de poudre étrangère et pour délit de chasse.


3 novembre 1891
Tribunal correctionnel de Lunéville. - A la suite de l'affaire de chasse entre les douaniers allemands et Joseph Marchal, couvreur à Blâmont, une descente de justice a été faite chez ce dernier, à l'effet de vérifier s'il n'était pas détenteur de poudre et autres produits de provenances étrangères.
Des engins prohibés de chasse et de pêche ont été trouvés pendant le cours de la perquisition et c'est à cette découverte qu'il doit d'être poursuivi devant le tribunal correctionnel.
Il est condamné à un mois de prison et 50 fr. d'amende.


4 novembre 1891
Blâmont. - Un domestique de la ferme des Salières, est inculpé d'avoir commis une tentative de vol à l'hôpital.
Ayant une grande passion pour l'eau-de-vie, on suppose que c'est cela qu'il cherchait en fouillant les tiroirs et l'armoire de la salle à manger.
Il est rentré à la ferme en bel état d'ivresse.


1er décembre 1891
Blâmont. - Dans un de nos précédents numéros, nous avons dit que M. Baudot, cultivateur, avait fait arrêter un gamin de dix ans qui lui avait volé environ 80 fr. à diverses reprises. Ce précoce voleur, appelé Eugène Kinsler, a avoué, à la gendarmerie, avoir dérobé l'argent et avoir fracturé la porte de la cuisine à l'aide d'un couteau à asperges.


12 janvier 1892
Une décoration. - M. Eugène Bocquet, capitaine d'infanterie en retraite à Blâmont, est nommé chevalier de la Légion d'honneur.
M. Bocquet est originaire de Sarreguemines. Il compte de fort beaux états de services (26ans de présence sous les drapeaux et 2 campagnes). Des infirmités contractées pendant l'année terrible l'ont obligé à prendre prématurément sa retraite.


21 janvier 1892
PRONOSTICS DU BERGER.
Contrairement aux prédictions de l'abbé Fortin, qui nous annonce un hiver fort modéré, un berger lorrain, qui habite un village du canton de Blâmont, nous prédit un hiver très froid, principalement en février.
Voici sur quoi il se fonde, pour nous donner ce pronostic :
Depuis 40 ans, ce berger s'occupe d'observer la bruyère, dans la manière dont se comportent ses pousses. Quand les petites fleurs, dit-il, commencent par le bas de la tige, on est certain que l'hiver sera très précoce, et que les froids vifs se feront sentir dès novembre et décembre. Plus ces fleurs seront nombreuses, serrées, ou rapprochées l'une de l'autre, plus la rigueur du froid d'hiver aura d'intensité ou d'acuité.
Au contraire, plus le bas de la tige sera dénudé de fleurs, plus l'hiver sera tardif. Mais, quoique tardif, il sera d'autant plus rigoureux, que les pousses florales seront plus abondantes et contiguës.
Telle est la théorie de ce berger observateur, théorie fondée sur une expérience d'au moins 40 années.
Or, pour l'année présente, comme on peut aisément s'en convaincre, les tiges de bruyère sont dégarnies de pousses jusqu'au tiers supérieur. Le haut de la tige est seul en fleurs, put d'abord, les fleurs sont lâches et disjointes sensiblement, ce qui dénote pour janvier une température assez douce. Mais, ensuite, les fleurs se pressent jusqu'à se toucher mutuellement jusqu'au point terminal de la tige, ce qui indique de grands froids pour les deux mois de février et mars.
Notre berger lorrain, dont la bruyère est le thermomètre, se pose ainsi en contradicteur de l'abbé Fortin, dont la boussole est le magnétomètre.
Qui aura raison, de l'abbé savant ou du berger peu docte? Nous saurons cela, quand nous aurons chanté l'Alléluia pascal.


28 janvier 1892
Dieuze. - M. l'abbé Marsal (Auguste), curé archiprêtre de Dieuze, dont nous avons annoncé la mort, est né en 1824, à Saint-Maurice, doyenné de Badonviller. Ordonné prêtre en 1849, il a été professeur au collège de Blâmont, vicaire à la paroisse Saint-Nicolas de Nancy, curé de Wahl et, en 1878, curé archiprêtre de Dieuze.
Comme nous l'avons dit. M. l'abbé Marsal était resté membre de l'Association de prières dans le diocèse de Nancy.


30 janvier 1892
LES OBSÈQUES DE M. L'ABBÉ MARSAL.
M. l'archiprêtre de Dieuze, M. l'abbé Auguste Marsal, dont nous avons annoncé la mort, a eu mardi des funérailles magnifiques. Plus de 70 prêtres, dont plusieurs dignitaires du diocèse de Nancy, entre autres M. Didierjean, vicaire général, sont venus honorer leur confrère et ami. M. le curé de Saint-Jacques de Lunéville, a chanté la messe; M. l'abbé Karst, vicaire général, a prononcé l'éloge funèbre. Prêtre en 1849, M. Marsal a été successivement professeur au collège de Blâmont, vicaire à Saint-Nicolas de Nancy, curé de Wahl, en 1878, curé-archiprêtre de Dieuze : c'est presqu'un demi-siècle de beau et fécond ministère.
M. Marsal laisse le souvenir d'un homme dont la bonté a été le cachet particulier : poli, aimable, hospitalier, il était très aimé de ses confrères ; très bon aux jeunes prêtres, il a toujours su s'attacher particulièrement ses vicaires. Et puisque c'est par la bonté que l'homme ressemble le plus à Dieu, il nous semble qu'on ne peut faire de M. Marsal un plus bel éloge. Que ses paroissiens veuillent bien s'en souvenir.


23 février 1892
Nous avons la douleur d'apprendre la mort de M. l'abbé Helluy, curé d'Emberménil, décédé, dimanche dernier, à l'âge de 60 ans, après une longue et douloureuse maladie.
Ordonné prêtre en 1858, M. l'abbé Helluy aurait été successivement professeur au collège de Blâmont, vicaire de cette paroisse; et depuis 1862, curé d'Emberménil.
Il était membre de l'Association de prières.


8 mars 1892
Les prévisions du berger. - La froidure excessive par laquelle a débuté le mois de mars, qui nous a ramené les gelées, après la température si douce du mois de février donne raison à ce proverbe qu'ont mis en cours les Savoisiens :
Si février ne fevrotte.
Mars marmotte.
C'est à dire que mars est froid, quand février n'à pas fait grelotter. Nous en faisons, cette année, l'expérience bien convaincante.
Mais on se rappelle que nous avons fait connaître, dès le 21 janvier, ces grands froids de mars, d'après les pronostics du berger lorrain qui habité la région d'Ogéviller, et qui observe depuis 40 ans la bruyère, son régulateur habituel pour la prévision de la température hivernale.
Sur la foi de sa règle constante, il prévoyait du froid pour février, qui a présenté effectivement quelques jours assez froids, mais surtout pour mars, qui nous a ramenés pendant plus de 8 jours à la température glaciale.
La théorie du berger se trouve ainsi justifiée. Il parait qu'elle est en usage ailleurs encore qu'au pays de Blâmont. On nous assure qu'elle n'est pas inconnue dans les cantons lorrains de Delme, Vic et Château-Salins.
Toujours est-il que nos villageois n'ont pas tort de conserver soigneusement leurs vieilles traditions, le plus, souvent fondées sur des observations judicieuses, et dont il est sage de se faire une règle de conduite, alors même que cette, règle ne serait pas toujours absolument infaillible.


24 mars 1892
Domèvre-sur-Vezouse. - M. Marchand aubergiste à Verdenal, se trouvait à l'auberge Janin. Il y a plaisanté un maréchal-ferrant qui a pris sur la table une bouteille vide et l'en a frappé à la tête. Le sang a jailli en abondance. On a appelé M. le docteur Hanriot de Blâmont, pour soigner le blessé, dont les plaies sont graves. On craint pour lui une méningite.


5 mai 1892
Domjevin. - MM. Marange et Moser, journaliers ont porté plainte contre un coquetier qui aurait enlevé de leur maison 2 portes, 2 volets et une fenêtre, le tout estimé 50 fr., et qui leur aurait dérobé aussi la somme de 50 fr.
Cette plainte est contredite par l'inculpé, qui nie le vol d'argent, et qui explique par des raisons valables l'enlèvement des portes et fenêtres de la maison qu'il a vendue aux plaignants, par contrat fait chez Me Crépin, notaire à Blâmont.


22 mai 1892
Blâmont. -M. Grandemange, épicier, a été victime d'un vol de 7 planches, estimées 10 fr. Auteur inconnu.


25 mai 1892
Blâmont. - M. Jannot, cafetier, a porté plainte contre un manoeuvre eu fuite, qui lui a volé une somme de 30 fr.


24 juillet 1892
Repaix. - M. Michel, domestique chez M. Bastien, cultivateur, a eu la jambe droite fracturée par suite d'un accident de voiture.
Il a été transporté à l'hospice de Blâmont, où M. le docteur Hanriot lui a immédiatement donné ses soins.


4 août 1892
On écrit de Blâmont, le 1er août, à la Meurthe :
« Hier, à 3 heures de l'après-midi, un orage épouvantable a éclaté sur Harbouey. La grêle est tombée pendant près de vingt minutes et a détruit la moitié environ des blés qui restaient à couper, ainsi que toutes les avoines, les pommes de terre, les orges et les légumes. Les arbres ont aussi beaucoup souffert.
» Ce même orage aurait aussi éclaté sur les territoires de Bréménil et de Parux. La foudre serait tombée sur le clocher de l'église de Parux et y aurait causé des dégâts assez importants. »


20 septembre 1892
Barbas. - Cinq jeunes maraudeurs de Blâmont sont inculpés d'avoir volé pour 8 fr. de fruits dans une propriété de M. Meyer, au lieudit Hariant.


7 octobre 1892
Blâmont. - La femme Martin, de Blâmont, vient de mettre fin à ses jours dans des circonstances dramatiques. Dans-un accès de folie, et après son premier sommeil, elle a absorbé un verre de potasse caustique, pour échapper, a-t elle dit, à la poursuite des gendarmes. Cette pauvre femme est morte au bout de vingt-quatre heures de violentes souffrances.


8 novembre 1892
Blâmont. - M. Receveur, pâtissier, a porté plainte contre M. Weill, négociant dont le chien hargneux et méchant, mis en liberté, a causé des blessures assez sérieuses au plaignant, qui a dû se faire visiter et soigner par M. le docteur Zimmermann.


27 novembre 1892
Leintrey. - M. Jacques, maréchal-ferrant, revenait vers sept heures du soir, de Blâmont. A environ un kilomètre de Leintrey, il fit la rencontre de deux individus qui s'approchèrent de lui, lui demandèrent : « La bourse ou la vie », puis le frappèrent de nombreux coups de pieds et le renversèrent sur le sol. M. Jacques, qui était armé d'un bâton, se releva et se défendit avec énergie. Il réussit à mettre ses agresseurs en fuite.
La gendarmerie d'Igney-Avricourt a ouvert une enquête.


23 décembre 1892
Blâmont. - M. le docteur Hanriot a porté plainte contre son domestique en fuite, qui lui a volé un manteau garni de fourrures, estimé 300 fr


30 décembre 1892
Blamont. - Induit en erreur, nous avons, dans notre numéro du 23 décembre, annoncé que le domestique de M. le docteur Hanriot s'était enfui avec un manteau en fourrure appartenant à son maitre.
Le domestique en question, Auguste Mathieu, de Bertrambois, s'est, au contraire, distingué en poursuivant l'auteur du vol qui n'était autre qu'un vagabond inconnu dans le pays ; avec l'aide d'un passant de bonne volonté, le jeune Mathieu a pu atteindre le voleur et rapporter la pelisse chez son maitre.


5 janvier 1893
M. BARBIER, CURÉ DE VILLERS EN-HAYE.
Vendredi, 30 décembre, les paroisses de Villers en-Hay: et de Rogéville rendaient les derniers honneurs à leur vénérable pasteur, M. l'abbé Stanislas-Armand Barbier. Né à Blâmont, en 1813, le regretté défunt reçut, le 30 juin 1839, l'onction sacerdotale des mains de Mgr Menjaud. Envoyé le 26 octobre suivant au Petit-Séminaire de Pont à Mousson, il y professa les lettres durant douze années; ses nombreux élèves, prêtres, religieux et laïques, ont conservé de lui un souvenir ineffaçable. Tous rendaient hommage à sa piété vive et austère, à l'activité dévorante de sa vigoureuse nature, à la franchise et à la loyauté de son caractère ; tous saluaient en lui l'homme du devoir, l'observateur
scrupuleux de la règle. L'abbé Jeandel, alors supérieur de l'établissement, remarqua le jeune professeur, l'honora de son estime, et lui voua une affection qui ne se démentit jamais, témoins les lettres nombreuses que lui écrivit plus tard, de Rome, l'illustre Dominicain. M. Barbier fut ensuite, successivement curé de Brin, de Petitmont et de Villers-en-Haye.
C'est dans cette dernière paroisse et dans celle de Rogéville, qu'il a passé les vingt six dernières années de son long apostolat. Jusqu'à la fin de ses jours, il est resté le même prêtre, à la foi robuste, et au zèle infatigable. Comme il l'avait maintes fois prévu et annoncé, il est tombé les armes à la main, luttant pour son Dieu et pour le salut des âmes. Le dimanche, 4 décembre, il chantait encore
la messe dans ses deux paroisses ; ce devait être, hélas ! pour la dernière fois. Epuisé par ce suprême effort, il se vit obligé, le lendemain, de garder la chambre ; un moment, il crut que sa forte constitution triompherait du mal qui le minait sourdement ; il se trompait : sa nature le trahit, les forces l'abandonnèrent et après trois semaines de souffrances supportées avec la plus chrétienne
résignation, le mercredi, 28 décembre, il rendait sa belle âme à Dieu, et s'en allait, comme il le disait la veille, à quelques confrères émus, chanter au ciel l'Alléluia de la délivrance.
Ses funérailles ont eu lieu le vendredi 30 décembre. Ce jour-là, malgré la distance des lieux et les rigueurs de la saison, les paroissiens de Rogéville vinrent, en très grand nombre répandre leurs prières et leurs larmes sur le cercueil de celui qu'ils appelaient, à si juste titre, leur « bon père Barbier ». Vingt prêtres accompagnaient le convoi funèbre, rendant un suprême hommage au confrère dévoué, au digne prêtre qu'ils estimaient et aimaient, unissant leurs regrets et leurs voeux à ceux des deux paroisses en deuil. La levée du corps fut faite par M. le Supérieur du Petit-Séminaire ; la messe,
chantée par M. le curé de Rosières-en-Haye ; l'éloge funèbre, prononcé par M. le curé-doyen de Liverdun. C'est M. Marchai, curé de Dieulouard, qui fit l'absoute et conduisit au cimetière la dépouille mortelle de son vieil ami. Et maintenant le digne pasteur repose en paix au milieu de ses paroissiens.
Nous pouvons le répéter avec ses supérieurs : il a fourni une longue carrière, remplie de bonnes oeuvres et chargée de mérites. Sans doute, dans l'exercice de son ministère, il n'a pas toujours su réprimer certaines vivacités de caractère ; comme le soldat, dans les ardeurs de la lutte, il a pu dépasser le but, et se laisser entraîner à des intempérances de zèle ; mais comme le disait M. l'abbé Mirguet dans son éloquent discours, quelle âme loyale et vraiment chrétienne pourrait lui en faire un reproche sérieux ? D'ailleurs, ces imperfections qui étaient des conséquences, pour ainsi dire inévitables de sa bouillante nature, ne les a-t-il pas rachetées par les austérités de sa vie, par les oeuvres si nombreuses de son zèle et de sa charité ? Et, en effet, pour assurer le service religieux dans ses deux paroisses pour distribuer à tous le pain de la parole divine, faciliter la réception des sacrements, encourager les malades et les préparer à mourir saintement, que de fatigues et de courses ne s'est-il pas imposées !
Trois ou quatre fois par semaine, toujours à pied et malgré le mauvais temps, il allait à Rogéville, faire le catéchisme aux enfants, célébrer le Saint-Sacrifice, entendre les confessions, et pendant le Carême, le mois de mai, le mois d'octobre, présider lui-même les pieux exercices du soir. Les dimanches et jours de fête, après avoir chanté les vêpres à la paroisse, il les chantait une seconde fois à l'annexe, se dépensant, se surmenant dans l'intérêt des âmes qui lui étaient confiées. Pour embellir et orner ses deux églises, il a dépensé beaucoup d'argent, et que de larges aumônes faites aux pauvres nécessiteux de ses paroisses I Plusieurs fois, à défaut d'une pièce de monnaie, il leur a même donné une partie de son linge et de ses vêtements.
« Je n'ai plus un sou, disait-il de temps à autre à ses intimes ; mais je compte sur la Providence; elle ne m'a jamais abandonné. »
Ces paroles, il a pu les redire avant de mourir, car il n'a rien laissé. Ses paroissiens s'en doutaient bien ; aussi, dans un élan spontané du coeur, ils ont voulu supporter eux-mêmes les frais des funérailles de leur regretté pasteur.
Qu'ils en soient bénis et qu'ils se consolent dans leur douleur car toutes les bonnes oeuvres de ce saint prêtre le suivent au delà de la tombe, et la Providence sur laquelle il a tant compté, ne les laissera pas sans récompense. Leur bon père n'est plus sur la terre, mais il vit dans les ceux pour les protéger encore, pour les aimer toujours.
L'abbé J. DOYOTTE.


1er février 1893
Lorquin. - Nous avons parlé hier d'un cadavre, trouvé sur la neige, près de Blâmont. On écrit à ce propos au Lorrain :
« Le nommé Joseph Béna, de Lorquin, vient de trouver la mort dans de bien tristes circonstances. Se trouvant à Blâmont (Meurthe et-Moselle) et voulant retourner chez lui, il s'est égaré, a traversé la rivière gelée en ce moment et est venu tomber, pour ne plus se relever, dans le jardin de M. Reinstadler, pharmacien.
Le corps de Béna a été retrouvé par hasard jeudi dernier par des ouvriers qui déblayaient la neige. Le décès pouvait remonter à quinze jours, au dire du médecin qui a constaté la mort. La famille de Béna, non prévenue à temps, n'a pu réclamer le corps. L'inhumation a été faite à Blâmont samedi. Le pauvre malheureux ne jouissait pas de ses facultés mentales. Dénué de ressources, il n'en portait pas moins trois bagues en or. J. G. »


11 mars 1893
Nonhigny. - M. Humbert, cultivateur, a fait une chute de voiture en revenant de Blâmont, et s'est fracturé le poignet droit. Il a reçu les soins de M. le docteur Henrion, de Blâmont.


14 mai 1893
Nécrologie. - On annonce de Blâmont, que M. Vanier, notaire en cette ville, et suppléant du juge de paix, est mort subitement jeudi, vers huit heures du matin.


24 mai 1893
Accident. - M. Colin, voiturier à Blâmont, traversait cette localité, conduisant une voiture, lorsqu‘un jeune enfant, âgé de 2 ans, Camille Aubry qu'il venait de dépasser, tomba sur la chaussée et roula sous les roues de la voiture.
Aux cris poussés par l'enfant, M. Colin arrêta sa voiture, mais le jeune Aubry avait été atteint par une roue et avait le bras droit fracturé.


28 mai 1893
Repaix. - Un inconnu à mutilé, dans un pré de M. Usselmann, au lieudit Haut de Blâmont, 12 pruniers et 2 poiriers, estimés 30 fr.


2 juillet 1893
- On écrit de Blâmont :
« Mercredi dernier, à 6 h. du soir, un violent orage s'est abattu sur notre ville, la grêle a dévasté la moitié des récoltes, les vignes, qui promettaient une belle vendange, ont été fortement endommagées, les houblonnières aussi ; mais sur les territoires de Verdenal, Chazelles, Autrepierre et Gondrexon, cela a été pour ainsi dire entièrement saccagé; la population des campagnes est dans la désolation la plus complète, ayant fait une maigre récolte de fourrages, elle comptait se rattraper sur les grains, mais l'espérance cette fois, était encore vaine. »


18 juillet 1893
Blâmont. - La fièvre aphteuse à été constatée sur plusieurs bestiaux appartenant à des habitants de la commune de Blâmont.
Les mesures nécessaires pour empêcher la propagation de la maladie ont été prises par la municipalité.


23 juillet 1893
Tentative de vol dans deux églises. - Le 16 courant, vers cinq heures du matin, le sieur François Lartisant, maréchal-ferrant et sonneur de cloches à Gondrexon, étant allé sonner l'Angélus, remarqua que quatre carreaux d'un vitrail peint avaient été brisés.
Supposant que des voleurs avaient pénétré dans l'église, il regarda dans l'armoire où sont renfermés les vases sacrés et constata que rien n'avait été dérobé. Le ou les voleurs, qui en voulaient probablement aux troncs, n'en ayant pas trouvé dans l'église, se sont retirés sans rien emporter.
La même nuit, c'est-à-dire la nuit de dimanche à lundi, une tentative semblable a été faite à l'église de Chazel. Trois carreaux d'un vitrail ont été brisés; le grillage en fil de fer servant à protéger ce vitrail, a été arraché; mais rien n'a été dérobé dans l'église.
La gendarmerie de Blâmont, prévenue, a ouvert une enquête; mais, malgré les recherches les plus actives, elle n'a pu jusqu'ici découvrir les auteurs de ces tentatives criminelles.


10 août 1893
Franconville. - M. Poirot, cultivateur, travaillait à la réparation de son grenier à fourrage, quand une poutre de la charpente est tombée, après une secousse qu'elle avait reçue. Dans sa chute, cette poutre a frappé un domestique, et l'a tué raide. Rien ne faisait prévoir un pareil accident. L'infortuné domestique était de Blâmont, et se nommait Emile. M. Poirot ne l'avait à son service que depuis 8 jours.


15 août 1893
Blâmont. - M. Malgras, garçon brasseur chez M. Baumgarten, en faisant sa tournée dans les communes, a eu sa voiture projetée sur le sol, à l'entrée dû village de Montreux. Il a reçu deux plaies au côté gauche et de fortes contusions.


10 octobre 1893
Un coup de battoir. - Mlle Marie Rauch, de Blâmont, âgée de 14 ans, gymnaste ambulante, se présentait au lavoir et demandait poliment aux laveuses une place pour laver son linge.
On lui indiqua une place vacante et elle s'y installa ; elle y était à peine depuis quelques minutes, quand survint Mme Henriquel qui, sur le refus de Mlle Rauch de quitter sa place, lui porta un violent coup de battoir à la figure.
Mlle Rauch tomba évanouie, perdant le sang en abondance et lâchant une robe et une chemise qui furent entraînées par le courant.


19 octobre 1893
Enfant brûlée vive. - Le 16 octobre, la jeune Louise Louviot, âgée de 10 ans, demeurant chez son père, journalier à Blâmont, est morte à la suite de brûlures occasionnées par la chute d'une lampe à pétrole allumée.


24 avril 1894
Blâmont. - Il paraît, dit un de nos confrères, que la taillanderie connue sous la raison sociale : Les fils de Mme Batelot, va cesser tout travail à brève échéance. Les propriétaires, dont M. d'Hausen, ont décidé qu'en l'état actuel, à moins de transformation de l'outillage, les bénéfices seraient trop minimes.
Les ouvriers seront donc congédiés les uns après les autres.


29 mai 1894
Blâmont. - Un petit hangar en bois, estimé 100 fr., et appartenant à M. Dubois, charretier, a été détruit par un incendie.
Ce hangar était situé dans le jardin du propriétaire.
On impute le sinistre à la malveillance d'une personne suspecte qu'un garçon épicier a vu rôder autour de l'habitation.


17 juin 1894
Singulier retard. - M. S..., négociant à Blâmont, est venu à Nancy, vendredi soir, pour rechercher un de ses employés qu'il avait envoyé faire des encaissements se montant à 3,000 fr. environ et qui n'était point rentré à Blâmont à l'heure convenue.
M S..., qui a une grande confiance en son employé, craint qu'il n'ait été victime d'un accident.


11 juillet 1894
Blâmont. - La ville de Blâmont, qui s'est fait remarquer dans toutes les circonstances par son patriotisme, en a donné une nouvelle preuve lorsqu'elle a eu connaissance de l'horrible attentat commis sur la personne de M. le président de la République.
La municipalité a immédiatement et directement adressé à Mme Carnot un télégramme dans lequel elle lui exprimait, avec ses regrets, ses sympathiques compliments de condoléance, pendant qu'à tous les édifices publics et à la plupart des maisons, on arborait des drapeaux en berne, entourés de crêpes.
Le dimanche suivant, au moment des funérailles du regretté M. Carnot, toute la municipalité, tous les fonctionnaires portant un crêpe en signe de deuil, accompagnés de la brigade de gendarmerie, d'une délégation des préposés de la douane, précédés de la musique municipale et des sapeurs-pompiers, se rendaient en corps à un service célébré à l'église, préalablement décoré de tentures et de trophées de drapeaux cravatés de crêpe.
L'église était à peine assez grande pour contenir la foule émue qui tenait à assister à cette imposante cérémonie.


7 septembre 1894
Repaix. - Un cheval attelé à un tombereau s'est emporté sur le chemin d'intérêt commun de Barbas à Blâmont. M. Jean-Pierre Baudisson, âgé de 22 ans, préposé des douanes à Repaix, qui se trouvait sur le véhicule, a été projeté sur le sol. La mort a été instantanée.
M. René Aubry, conducteur du tombereau, qui a été également projeté sur la chaussée, a été transportée à son domicile ; son état est très grave.


25 octobre 1894
Vol de 200 francs. - M. Lucien Godchot, âgé de 40 ans, marchand de chevaux à Blâmont, avait envoyé son domestique chez M. Désiré Vourion, cultivateur à Ogéviller, lui remettant une lettre dans laquelle il priait ce dernier de remettre à son domestique une somme de 200 fr, à valoir sur le prix d'un cheval que lui avait vendu M. Godchot.
M. Godchot ne voyant pas revenir son domestique, nommé Eugène Jacquot, âgé de15 ans, originaire des Moriville, fut pris de soupçons, et télégraphia à M. Vourion, qui lui répondit qu'il avait remis les 200 fr. à Jacquot.
Comprenant alors qu'il avait été volé, il informa la gendarmerie de Blâmont du préjudice qui lui était causé.


13 novembre 1894
Rixe à Verdenal. - Une discussion s'est élevée, dans une auberge, entre les sieurs Mulot frères, horlogers à Blâmont, et les sieurs Vary, Michel et Mengin, de Verdenal. Tous sortirent de l'établissement et des mots grossiers furent échangés, puis on en vint aux coups.
Les frères Mulot, qui prétendent avoir été l'objet d'une agression, sont allés se plaindre à la gendarmerie. De leur côté, les sieurs Vary, Michel et Mengin nient avoir frappé les sieurs Mulot.
Une enquête est ouverte à ce sujet.


8 janvier 1895
Blâmont. - Le 4 courant, vers 5 h. 1/2 du soir, un incendie a éclaté à Repaix, canton de Blâmont.
Une grande maison de culture a presque entièrement été détruite, ainsi que 4,000 quintaux de paille et foin, 6.000 gerbes d'avoine et autres céréales; neuf bêtes à cornes ont péri dans les flammes. Le mobilier a été sauvé.
Les gendarmes Roussel et Bridey, de la brigade de Blâmont, étant arrivés des premiers, ont déployé beaucoup d'énergie en organisant le service ; à désigner, comme s'étant distingué, le curé du village.
Les pertes sont estimées à 16,000 fr. Il n'y a eu aucun incident de personnes.


19 janvier 1895
A Blâmont, deux rues sont, dit on, inondées; un pont aurait été enlevé.


22 janvier 1895
Découverte d'un squelette. - On a trouvé, dans un verger appartenant à M. Duhaut, habitant Harbouey, un squelette humain enterré à une profondeur de 40 centimètres.
On soupçonne que ce squelette est celui d'un soldat russe inhumé en 1815.
Le docteur Hanrion, de Blâmont, estime, en effet, que l'inhumation doit remonter à une époque difficile à déterminer, mais déjà ancienne.


7 février 1895
Blâmont. - M. Marchal, maître d'hôtel à Blâmont, à la suite du commencement d'incendie arrivé le 24 janvier dernier chez M. Cayet, ancien militaire, habitant sa maison, a fait don à la compagnie de sapeurs-pompiers de Blâmont d'une somme de 50 francs pour reconnaître les bons services de la compagnie.


14 février 1895
Notariat. - M. Charles Gance a été nommé notaire à Blâmont, où il succède à Me Crépin, et a prêté serment le 1er février.


10 avril 1895
Domèvre-sur-Vezouse. - Mme Mathilde Bailly, femme Antoine, âgée de 29 ans, a été trouvée morte dons son lit par un de ses voisins, M. Courtois, vannier. Le même jour, vers quatre heures du matin, le mari de la défunte était entré chez M. Courtois et lui avait demandé des allumettes. A ce moment, il tremblait de tous ses membres, et son voisin lui en fit l'observation. Depuis, Antoine a disparu de son domicile. C'est une heure après, que M. Courtois, étant entré dans le logement d'Antoine, trouva sa femme étendue sans vie sur le lit. A côté, dans un berceau son enfant pleurait.
La rumeur publique accusait Antoine d'être l'auteur de la mort de sa femme La gendarmerie de Blâmont a ouvert une enquête, mais aucune trace de violences n'a été relevée sur le corps et M. le docteur Zimmermann a conclu à une mort naturelle.
Antoine, qui s'adonnait à la boisson ne jouit pas de la plénitude de ses facultés mentaies.

Avricourt. - Un homme ayant la jambe droite coupée a été trouvé sur la ligne d'Avricourt à Cirey.

Xousse. - Un habitant de Xousse, canton de Blâmont, a été arrêté pour avoir tiré un coup de fusil sur un autre habitant de la commune.


13 avril 1895
Blâmont. - Joseph Chalier, 60 ans, fossoyeur à Blâmont, qui avait eu la jambe droite coupée par un train sur la voie d'Avricourt à Cirey, est mort des suites de sa terrible blessure.


29 août 1895
Une imprudence, - Le 25 août, vers six heures du soir, le sieur Daguindeau, natif de Blâmont, ouvrier; demeurant à Lunéville, chez M. Genet, charpentier, avenue des Vosges, était allé baigner un cheval à Ménil. En sortant de l'eau, il mit pied à terre et donna des coups de pied au cheval pour le faire-avancer. L'animal, surpris, lança une ruade et atteignit à la tête et au côté droit Daguindeau, qui tomba inanimé et fut transporté au domicile de son patron. M. le docteur Maire, appelé pour donner ses soins, accourut en toute hâte et déclara que le blessé n'était pas en danger.


7 septembre 1895
Blâmont. - La gendarmerie a dressé procès-verbal à la jeune Oster, 14 ans, qui, étant seule dans le magasin de M. Laval, épicier, a dérobé une somme de 75 fr. dans le tiroir du comptoir.


20 octobre 1895
Blâmont. - Mlle Haas, 27 ans, native de Bettenhoffen (Alsace-Lorraine), domestique au service de M. Ferry, notaire, a été arrêtée en flagrant délit de vol chez son patron, à qui elle est inculpée d'avoir dérobé divers objets valant 180 fr.


31 octobre 1895
Blâmont. - M. Louviot, 42 ans, velouteur, a porté plainte contre des bohémiens qui sont venus camper au lieudit les Pâtis, et qui lui ont volé son chat pour le faire dévorer par leurs chiens. Lesdits bohémiens sont repartis le lendemain dans la direction des pays annexés.


19 novembre 1895
Fréménil. - A la suite de plaintes émanant de plusieurs habitants de Fréménil, au sujet de vols de canards commis à leur préjudice, la gendarmerie de Blâmont a arrête la jeune Philippa, 12 ans, domestique au service d'un gymnasiarque ambulant nommé Robba.


28 décembre 1895
Blâmont. - Un incendie, dont la cause est inconnue, mais supposée accidentelle, a détruit, le 24 décembre, vers 7 heures 1/2 du soir, la maison de M. Thirion, journalier à Verdenal, et appartenant à M. Isidore Petit, cafetier au même lieu.
Aucun accident de personne. Les pertes, évaluées à 1,300 fr., sont couvertes par une assurance.


19 janvier 1896
Blâmont. - La population de Blâmont conduisait, il y a quelques jours, à sa dernière demeure, Mme veuve Bouillon, née Madeleine Lambert, pensionnaire à l'hospice depuis longues années, enlevée trop tôt à l'affection d'une nièce qui subvenait à ses besoins.
Veuve d'un officier du premier empire, décédé à Fontainebleau, Mme Bouillon s'est éteinte dans sa 96e année, emportant l'estime et les regrets de nombreuses personnes qui l'ont connue, Malgré son grand âge, elle avait conservé toute sa lucidité d'esprit ; à une mémoire prodigieuse elle joignait un caractère jovial. Sans une chute qu'elle fit ces derniers temps, elle eût vécu plusieurs années encore à l'hospice de Blâmont, où les soins les plus affectueux lui étaient prodigués.


4 mars 1896
Blâmont. - Un vol d'une somme de 858 francs a été commis aux domicile et préjudice de la veuve Vouaux, aubergiste à Gogney, cette somme était renfermée dans un porte-monnaie placé dans le tiroir de la table de nuit de la chambre à coucher. La veuve Vouaux a constaté à 4 heures 1/2 du soir la disparition de cette somme qui s'y trouvait encore à 11 heures du matin.
On ignore l'auteur de ce vol audacieux.


12 mars 1896
Par suite des pluies de lundi soir, une reprise de crue est annoncée sur la Vezouze à Blâmont et sur la Meurthe à Saint-Dié.

Blâmont. - La Vezouze est montée lundi, en six heures, de 0 m. 22. Elle atteignait ; mardi matin, à 7 h. 1/2, 1 m. 82, La hausse continue. La pluie a cessé. Le vent tourne au Nord-Est.


8 avril 1896
Dans une battue organisée par M. d'Hausen, propriétaire à Blâmont, les chasseurs de cette ville ont tué, dans la forêt communale de Domèvre, un loup pesant 40 kilogrammes.
Ces messieurs, non contents d'avoir délivré le pays d un hôte aussi dangereux, viennent de verser entre les mains du maire de Domèvre la somme de 100 fr., montant de la prime qui leur a été accordée. Selon l'intention des donateurs, une partie de cette somme a été immédiatement distribuée aux traqueurs et l'autre partie versée au Bureau de Bienfaisance.


9 octobre 1896
Nécrologie. - Nous avons le vif regret d'annoncer la mort de M. l'abbé Paul-Arsène Xilliez, natif de Blâmont, ancien professeur de philosophie à l'Institution du B. P. Fourier, à Lunéville, décédé à l'âge de 28 ans.
M. l'abbé Xilliez faisait partie de l'Association de prières.


29 octobre 1896
Bébing. - Dans la nuit du 24 au 25, trois chevaux et la montre du domestique ont été volés dans l'écurie de M. Cabocel, cultivateur. Le voleur, Victor Loux, ancien domestique de M. Cabocel, a été arrêté à Blâmont, où il avait conduit les chevaux.


2 février 1897
Domjevin. - Lundi, 25 janvier, Auguste Taron, menuisier à Domjevin, était parti à Blâmont. Comme le temps était très mauvais, sa femme ne fut pas étonnée de voir qu'il ne s revenait pas ; elle pensa qu'il était resté à Verdenal, où il a des parents.
Ce fut seulement le mercredi qu'on se mit à sa recherche. On apprit que ses parents de Verdenal l'avaient, en effet, engagé à rester, mais qu'il était parti avant 4 heures. On l'a vu passer à Chazelles vers 4 h. 1/4. :
Surpris par une bourrasque de neige, qui le fouettait juste en face, il est tombé dans les champs, à un kilomètre de Blémerey, et ne s'est pas relevé.
Il avait commis l'imprudence de s'engager dans un sentier, déjà pénible en temps ordinaire, mais absolument impraticable par un temps de neige. Taron était âgé de 35 ans ; il laisse une veuve avec trois jeunes enfants.


19 juin 1897
Blâmont. - Mercredi soir, le fermier de l'usine à gaz de Blâmont, en voulant, dit-on, fermer un obturateur, a laissé le gaz se diriger vers les appareils de chauffage et une formidable explosion ébranla toute cette vieille usine, qui, bientôt, fut entièrement brûlée.
Grièvement blessé par l'explosion, le locataire a été conduit à l'hôpital de Blâmont, dans un état très alarmant. Il ne reste absolument plus rien de l'usine.

 

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