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Presse - Journal Le petit parisien - 1878-1931


  • Journal Le Petit Parisien - 26 août 1878

Les Inondations en province.
Les pluies continuelles qui tombent depuis quelque temps provoquent déjà des inondations. La ligne du chemin de fer d'Avricourt à Cirey a été coupée le 20 août par les eaux, entre Blamont et Fremonville. Le train 21-45 qui part d'Avricourt est resté à Blamont.
La Meurthe a commencé déborder hier dans la prairie de Saint-Nicolas.
Cette crue contrarie beaucoup les travaux en cours d'exécution pour la conduite des eaux à Lunéville.


  • Journal Le Petit Parisien - 12 août 1886

DÉPARTEMENTS
Nancy, 10 août, M. Mezières, banquier à Blamont, vient d'être déclaré en faillite par le Tribunal de Lunéville. M. Mezières laisserait un passif de cinq millions.


  • Journal Le Petit Parisien - 22 juin 1887

DÉPARTEMENTS
Nancy, 20 juin. Echappant à la surveillance de ses parents, la petite Madeleine Bonhomme, âgée de deux ans, dont lit père est aubergiste et maire de la commune de Reillon, canton de Blâmont, était sortie de l'habitation de ses parents. M. Adolphe Bonhomme, ayant remarqué la disparition de sa petite fille se mit à sa recherche et découvrit bientôt son cadavre dans un cuveau place à l'entrée principale de la maison. La petite Madeleine avait la tête et les mains dans l'eau elle avait cessé de vivre depuis longtemps déjà, car tous les soins qui lui furent prodigués furent impuissants la rappeler à la vie ; elle avait été asphyxiée.


  • Journal Le Petit Parisien - 29 septembre 1892

DESERTIONS DANS L'ARMÉE ALLEMANDE
(De notre correspondant particulier)

Blamont (Meurthe-et-Moselle), 28 septembre.
Ce matin, à la pointe du jour, quatre déserteurs du 11e régiment de uhlans brandebourgeois, en garnison à Sarrebourg ¡Lorraine), ont franchi la frontière, en uniforme, près de Blamont (Meurthe-et-Moselle), après avoir erré toute la nuit dans la campagne pour ne pas tomber dans les nombreuses embuscades de gendarmes et de douaniers allemands échelonnés le long de la frontière.
L'un d'eux, le nommé Bettbaum, s'est présenté affamé et harassé de fatigue à la gendarmerie de Blamont où on l'a restauré et de là conduit devant le commissaire spécial de la gare d'Igney-Avricourt, à qui il a demandé à contracter un engagement de trois ans dans la légion étrangère.
Ce magistrat l'a tait diriger sur Nancy.
Les trois autres se sont mis à la recherche de travail.
Ces jeunes gens ont déserté pour se soustraire au surmenage et aux mauvais traitements dont ils étaient l'objet de la part de leurs supérieurs.


  • Journal Le Petit Parisien - 22 avril 1898

Versailles. Un individu nommé Antoine Somme, âgé de soixante ans, originaire de Blamont (Meurthe-et-Moselle), s'est asphyxié avec du charbon dans une chambre meublée, 17, rue de Noailles.
La cause de ce suicide serait la misère.


  • Journal Le Petit Parisien - 27 juin 1900

Lunéville. Un clerc de notaire nommé Claudel, âgé de cinquante-deux ans, s'est asphyxié à Blamont en compagnie de sa maîtresse, une jeune fille de vingt-deux ans, nommée Marie Toulon. On ignore les causes de ce double suicide.


  • Le Petit Parisien - 24 août 1914

A BLAMONT
Nancy, 23 août

Les procès-verbaux dressés par le préfet de Meurthe-et-Moselle donnent de nouveaux détails sur les actes de sauvagerie commis par les troupes allemandes, lors de leur incursion dans la région de Blâmont-Cirey.
A Blamont, les soldats allemands ont assassiné plusieurs personnes, pillé et saccagé de nombreuses maisons, entre autres une grande chocolaterie appartenant à M.
Burrus, sujet suisse.
Quand ils durent quitter Blamont et se replier, ils emmenèrent douze otages, dont le curé et le buraliste.
Ils les conduisirent auparavant à la place où un habitant, M. Louis Foell, venait d'être fusillé et, leur montrant la cervelle épandue sur les pavés sanglants, les menacèrent du même sort
L'un des otages, M. Colin, professeur de sciences au lycée Louis-le-Grand à Paris,
qui se trouvait en villégiature dans la localité avec sa famille, fut emmené en chemise,
pieds nus.
Indigné par les brutalités qu'il voyait commettre sur des enfants, sa propre fille reçut un coup de crosse en pleine figure.
M. Colin, s'adressant à un jeune lieutenant, lui cria
- Mais vous n'avez donc pas de mère !
Et l'émule de Forstner (*) de répondre textuellement ces paroles caractéristiques de la mentalité d'une race « Ma mère n a pas fait des cochons comme toi. »
Les otages de Blamont emmenés jusqu'à Cogney, enfermés dans l'église de cette commune de six heures du soir à sept heures du matin, ont pu retourner à Blamont.
Chez toutes ces populations lorraines, si tragiquement éprouvées, aucun abattement, aucune défaillance : un sentiment domine- les chagrins intimes les plus cruels « La France va vaincre. »
Ceux-ci ont perdu leurs récoltes ; ceux-là ont vu leur maison saccagée ; les uns ont vu les barbares incendier leur demeure; d'autres ont vu fusiller. Beaucoup ont été menacés, insultés, frappés, blessés. Quelques-uns ont connu en même temps toutes ces épreuves. Aucun ne baisse la tête. Les yeux ont des flammes, non des larmes.

(*) NDLR : allusion au sous-lieutenant Günter von Forstner, impliqué dans l'incident de Saverne en 1913. Le 28 octobre, Forstner avait déclaré à ses soldats « « Si vous êtes attaqués, faites usage de votre arme ! Si, ce faisant, vous poignardez un de ces Wackes alors vous obtiendrez de moi dix marks.». Le 2 décembre, lors d'un exercice militaire de Saverne, Forstner frappe de son épée un compagnon cordonnier nommé Blanck, qui se moquait de lui.


  • Journal Le Petit Parisien - 6 novembre 1914

LA PREPARATION MILITAIRE
Nos futurs soldats ont défilé sous les yeux du général Galliéni
Et ce fut, dans la cour d'honneur de l'Ecole militaire, une belle, simple et émouvante cérémonie
LE GENERAL GALLIENI PASSE EN REVUE LES FUTURS SOLDATS

Dans le cadre somptueux et cependant austère de la cour d'honneur de l'école militaire, hier, à deux heures de l'après-midi, six mille jeunes gens étaient rassemblés sous les armes.
Un clair soleil d'automne, aux rayons jaunes et doux, éclairait de ses lueurs d'or leur vaste assemblée disciplinée et silencieuse. Sous leurs vêtements civil- tous avaient pris, noblement, l'allure militaire, et, bien alignés sur le jalonnement de leurs instructeurs en uniforme, ils attendaient au « garde à vous ! » que le général Galliéni, gouverneur militaire de Paris, les vint passer en revue.
C'étaient les jeunes gens des Sociétés de préparation militaire de Paris. Dans le rang, le riche coudoyait le pauvre ; l'égalitaire fraternité des armes avait déjà, sous son niveau, placé leurs jeunes têtes. Des étudiants, élégants, qui portaient le fin bonnet de police galonné d'or, de Saint-Cyr ou de Polytechnique, coudoyaient de jeunes ouvriers en costume de velours, en chandails, en casquettes.
Mais la même flamme généreuse faisait briller leurs regards. Mais ils avaient, tous, pris la même attitude fière, née de la discipline respectée, parce que librement consentie. Mais on devinait qu'au moment même où les clairons sonores et les tambours éclatants exécutaient le « garde à vous ! », tous, d'un même élan, offraient le sacrifice de leurs jeunes vies sur l'autel sanglant et glorieux de la Patrie.
Et ce fut une minute grandiose que celle où, descendant de voiture, le général Galliéni, gouverneur de Paris, chef d'armée, grand-croix de la Légion d'honneur, médaillé militaire et pacificateur de Madagascar, leur adressa, gravement, le salut militaire.
Et, imitant son geste, MM. Doumer, Laurent, préfet de police ; Dislère, président de section au conseil d'Etat ; Henri Lavedan, de l'Académie française ; le colonel de Mokeewsky, de l'armée russe ; Liard, recteur de l'Université de Paris ; Chanot, Mouquin, le colonel Dérué, les présidents des sections se découvrirent à son exemple.
Alors la sonnerie « Aux champs » fit vibrer les échos de l'école et les tonnerres de la Marseillaise grondèrent superbement dans les cuivres de la musique de la garde républicaine.

La revue et le défilé

Après de rapides présentations, le général, Galliéni se porta sur le front des sociétés de préparation militaire et, lentement, minutieusement, les passa en revue. Il interrogeait l'un, questionnait l'autre, adressait quelques mots à celui-ci et i. celui-là.
Et les jeunes visages des futurs soldats resplendissaient de joie et d'orgueil quand leur grand aîné leur adressait la parole.
Enfin, quand le général Galliéni passa devant les boys-scouts parisiens, une lueur d'émotion attendrie passa dans son regard.
Il voulut leur donner une marque particulière d'estime et, pour ce faire, salua réglementairement, à douze pas, tous leurs fanions tricolores.
Puis il traversa la cour et alla se placer avec son état-major à La gauche de la cour d'honneur.
La « clique » de la garde fit chanter ses clairons et rouler ses tambours. les baïonnettes jaillirent hors des fourreaux, claires et nues sous le ciel léger.
Et, dans l'or du déclinant soleil d'automne, aux allègres accents, au chant rythmé, martial de Sambre-et-Meuse, les juvéniles bataillons s'ébranlèrent.
En colonne de compagnie par quatre, ils défilèrent la tête haute. le regard droit, le visage fier les officiers instructeurs, au passage, saluèrent de l'épée. Haletante, au dehors, la foule collait ses ardents visages aux durs barreaux des grilles. On ne criait pas. On applaudissait parfois. Mais, continu, chaud, rauque, un grand souffle fiévreux montait de cette masse collée, agglutinée, compressée sur l'étroite place de Fontenoy. On devinait qu'une puissante émotion serrait les cours, crispait les poings, poignait les gorges.
Et tout cela était farouchement beau.
Quand, à leur tour, les boys-scouts défilèrent, sérieux, appliqués, dignes, ce fut, déchaînée, une clameur furieuse. Les petits bonshommes dévoués, débrouillards, héroïques même, qui, depuis le début de la mobilisation, sont à la peine, furent superbement à l'honneur. Les hommes agitaient leurs chapeaux et criaient : « Bravo, les gosses » Et des femmes pleuraient à chaudes larmes, en les voyant si braves et si gentils, avec leurs larges feutres, leurs foulards, leurs genoux nus, leurs grands bâtons et leurs beaux yeux graves et purs.
[...]de la charge, passèrent à toute allure. Le général Galliéni salua et se prépara au départ.

Le chasseur Bigarré

C'est alors qu'on lui présenta le chasseur à pied Emile Bigarré, du 7e bataillon, qui fut
glorieusement blessé dans les tranchée, au cours de deux mois et demi de campagne.
Emile Bigarré a quinze ans et demi. Il est né à Blamont (Meurthe-et-Moselle) et a perdu, dans l'effroyable guerre, ses parents, réfugiés il ne sait où.
Ce blondinet, aux clairs regards bleus, ce petit gars intelligent, plus doux et plus timide qu'une fille, s'est battu comme un lionceau. Blessé à la jambe droite, au coude et à la main gauches, il refusait de quitter les soldats du bataillon, qui l'avaient recueilli, consolé, habillé, armé. Il fallut, à Rozières, où il reçut sa dernière blessure, qu'on lui donnât l'ordre formel de se retirer pour qu'il consentit à se laisser panser.
A ce jeune héros, le général Galliéni a su dire en quelques mots son estime.
- Mon enfant, lui dit-il, tu as porté avec honneur l'uniforme des chasseurs à pied. Tu as fait dignement figure dans leurs rangs. Donne-moi la main. Tu es un brave !
Et le gouverneur de Paris, ayant décerné ce magnifique brevet d'honneur au petit chasseur à pied, remonta dans sa voiture non sans dire au général Vérand, qui l'accompagnait
- Il est de ces enfants qui donnent des leçons à bien des hommes
 
NDLR : voir aussi Journal des instituteurs - 1914

  • Journal Le Petit Parisien - 1er février 1927

RIXE MORTELLE ENTRE VANNIERS
Sarrebourg, 31 janvier (dép. Petit Paris.)
Après une discussion survenue dans un café de Lafrimbolle, deux vanniers, Nicolas Buch, trente ans, et Ott, dix-huit ans, se retrouvèrent dans la rue, où une rixe éclata. Armé d'un couteau, Buch se jeta sur son antagoniste et lui trancha la gorge, puis il s'enfuit. Le blessé, transporté a l'hôpital de Blamont, ne tarda pas à succomber.
Le meurtrier, qui s'était réfugié dans les montagnes, aux environs du Donon, a été arrêté.


  • Journal Le Petit Parisien - 1er septembre 1928

NECROLOGIE.
On annonce, de Dijon, la mort de M. Henry Boncourt, préfet honoraire, commandeur de la Légion d'honneur. Le corps sera inhumé à Blamont (Meurthe-et-Moselle).

NDLR : voir note ci-dessous


  • Journal Le Petit Parisien - 13 juin 1931

Près de Lunéville, la femme de ménage d'un vétérinaire était morte empoisonnée par un cachet pharmaceutique

Nancy, 12 juin (dép. Petit Parisien.) Une affaire soulève actuellement un vif intérêt dans la région de Blamont, arrondissement de Lunéville, en raison même de l'inquiétant mystère qui l'entoure. Au mois de décembre dernier, la femme de ménage de M. Lahoussay, vétérinaire à Blamont, se plaignant de maux de tête, le praticien lui administra un cachet. Peu de temps après, Mme Gouget était prise de violents malaises et, après quelques jours de maladie, expirait. A quelques semaines de là, M. Lahoussay ayant eu pour son propre compte à absorber un cachet, ressentit un sérieux malaise.
L'autopsie du corps de Mme Gouget fut alors pratiquée et l'on découvrit que sa mort était due à l'ingestion de strychnine. Les autres cachets, trouvés dans la boîte en possession du vétérinaire, contenaient le même poison. A la suite de ces faits le mari de la victime porta plainte.
Le parquet de Lunéville a ouvert une enquête pour rechercher dans quelles conditions le poison avait été introduit dans les cachets, car il apparaît que ceux-ci ont dû être vidés de leur contenu normal. par une main criminelle, guidée sans doute par un intérêt personnel et que le poison y a été déposé après coup, ce qui démontrerait que l'auteur de ce crime a quelques notions de pharmacie.


NDLR : Henry Boncourt (1851-1928). Préfet du Jura, puis de l'Isère, commandeur de la légion d'honneur le 6 mai 1913 (chevalier le 26 août 1898, officier le 8 janvier 1910), H. Boncourt était né à Ibigny le 24 août 1851 (Meurthe). Il est décédé à Dijon le 26 août 1928.
Engagé volontaire à la 5ème compagnie du 1er Bataillon des voltigeurs du Nord, il participe à la campagne de 1870-71. Il devint ensuite Sous-préfet de Puger Théniers le 4 avril 1883, de Pontarlier le 22 mai 1885, secrétaire général de l'Isère le 12 février 1890, de la Loire inférieure le 31 décembre 1892. Préfet du Jura le 13 septembre 1897, puis de l'Isère le 26 juin 1901, il cessa ses fonctions le 15 mai 1913.

Il repose au cimetière de Blâmont, en compagnie de sa mère, Apolline Boncourt née Laurent (1828-1904)


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