BLAMONT.INFO

Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

 Présentation

 Documents

 Recherche

 Contact

 
 Plan du site
 Historique du site
 
Texte précédent (dans l'ordre de mise en ligne)

Retour à la liste des textes

Texte suivant (dans l'ordre de mise en ligne)

 

Condamnation à mort - 1795

A ce jour, selon nos recherches, Marie-Thérèse Marchal apparaît comme la seule personne du canton condamnée à mort et exécutée par le tribunal révolutionnaire.

Voir aussi note à l'article Ignaz Peter Marschall von Perclat (1764-1823)


HISTOIRE GÉNÉRALE DES CRIMES COMMIS PENDANT LA RÉVOLUTION FRANCAISE, SOUS LES QUATRE LÉGISLATURES

Paris, 1795

Marchal, femme de Charles-Jacquet (Marie-Thérèse), marchande fayencière, âgée de 38 ans, née à Hebervillers, dép. de la Meurthe, dom. à Domèvre, même dép., cond. à mort, le 3 ventôse, an 3, par le trib. révol. de Paris, comme convaincue d'avoir pratiqué des manoeuvres et intelligences avec les ennemis de l'état, tendantes à détruire la fortune publique, par un commerce de faux assignats.


Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris : avec le journal de ses actes.
Tome 6
Henri Wallon
1880-1882

Opérations du nouveau tribunal une condamnation pour fabrication de faux assignats; acquittements significatifs Lacoste et Guilbert (29 pluviôse an III, 17 lévrier 1795).

Une véritable révolution s'était donc opérée dans l'esprit des juges plus encore que dans le système des lois et dans les formes du tribunal. Aussi, depuis son installation en pluviôse jusqu'au 8 germinal, époque où recommence le jugement de Fouquier, le tribunal ne fit-il guère que prononcer des acquittements ou des renvois. Sur quatre-vingt-un prévenus, trente-sept furent renvoyés devant la justice ordinaire; six condamnés à la détention et vingt-deux mis en liberté par jugements rendus en chambre du conseil. Seize seulement furent réservés pour les assises du tribunal, et sur les seize, quinze furent acquittés (1).
La sentence de mort ne frappa donc qu'une seule tête, une femme, Marie-Thérèse Marchal-Jacquet : elle fut condamnée le 3 ventôse an III (21 février 1795), pour avoir « pratiqué avec des intentions contre-révolutionnaires des manoeuvres et des intelligences avec les ennemis de l'État par un commerce de faux assignats et contribué sciemment à l'introduction de ces faux assignats sur le territoire français (2) ; crime de fausse monnaie rigoureusement puni dans toutes les législations, et qui, avec les circonstances visées dans le jugement, devait, à cette époque surtout, attirer toutes les sévérités de la justice. Elle avait sur elle pour 6000 livres de faux assignats quand on l'arrêta revenant de la Suisse (3).
Quinze autres avaient paru, après interrogatoire, pouvoir mériter un sort pareil, puisqu'ils avaient été mis en accusation et renvoyés devant le tribunal. C'est dans ces cas réservés et suivis d'acquittement que l'on peut surtout apprécier le contraste entre la cruauté des lois révolutionnaires et l'esprit nouveau qui animait les juges.

1. Voyez Campardon, t. II, p. 157, et le Journal pour cette période
2. Moniteur du 6 ventôse an III (24 lévrier 1795).
3. Archives, W 490, n° 517, pièce 6 (interrogatoire); cf. pièce 8 (paquet de faux assignats).

 




 

Mentions légales

 blamont.info - Hébergement : Amen.fr

Partagez : Facebook Twitter Google+ LinkedIn tumblr Pinterest Email