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Ignaz Peter Marschall von Perclat (1764-1823)
16 décembre 1764, Blâmont - 27 janvier 1823, Vienne



Durant les guerres de l'Empire, alors que général Dominique Louis Antoine Klein est en retraite depuis décembre 1808, apparait dans les campagnes d'Italie de 1813, un autre natif de Blâmont : le général Marschall von Perclat... qui lutte contre la France sous l'uniforme autrichien !

L'origine d'une telle histoire est, comme dans le cas du baron de Saint-Odile, l'« échange » convenu aux préliminaires de Venise, qui établit Stanislas Duc de Lorraine à compter du 21 mars 1737, et donne au Duc François III (duc de Lorraine depuis 1729) le duché de Toscane. On sait que les lorrains accueillirent fraichement Stanislas, imposé par la France, et de nombreux lorrains restèrent fidèles à leur duc héréditaire : certains suivirent ainsi, à Florence, François III de Habsbourg-Lorraine (1708, Nancy - 1765, Insbrück), qui sera élu Empereur romain germanique le 13 septembre 1745.

De cette période toscane, date l'élévation d'une famille de laboureur de Domèvre : en 1686, nait à Domèvre sur Vesouze,  Claude Marchal, fils du laboureur Nicolas Marchal (dit « Berquelat »). Il devient lieutenant-colonel de cavalerie au service d'empire, et est anobli par le Duc François III le 7 avril 1739, prenant alors le nom de « Marchal de Berclat ». Il semble qu'il résidait encore à la plupart du temps à Domèvre puisque l'Inventaire sommaire des archives départementales y indique « 9 oct. 1749, mort d'Anne-Louise Marchal de Berclat, fille de Claude Marchal de Berclat, lieutenant-colonel de cavalerie au service d'empire, et de Marie-Anne-Gebertrude Bayard, âgée de21 ans ».
Claude Marchal de Berclat décède d'ailleurs à Domèvre en 1763 : parmi ses enfants, on compte Paul-Ambroise de Marchal, « officier de sa sa majesté impériale et royale », commandant de la forteresse hongroise de Komàrom sur le Danube.

Paul-Ambroise épouse Marie Antoinette, baronne de Warnésins, et c'est à Blâmont que naissent leur trois fils : Joseph Alexandre, Marc Antoine et Ignace Pierre, né le 16 décembre 1764.
C'est ce dernier que l'on retrouve sous le nom germanisé de Ignaz-Peter Marschall von Perclat, dans l'histoire militaire de l'Autriche, parfois sous différents noms :
- Ignace-Pierre Marchal de Perclat,
- Ignace-Pierre Mareschall de Perclat,
- Ignaz Peter Marschall von Perclat,
- Peter Ignaz Marschal von Perclat, ...

Toute sa carrière se fait sans l'armée autrichienne : Major en 1797, Oberstleutnant en 1800, puis Oberstleutnant de 1ère classe en 1804, il devient Generalmajor le 15 août 1808 et Feldmarschalleutnant le 26 juillet 1813.
Il est élevé au rang de baron (Freiherr) le 27 décembre 1819.
Il est honoré des distinctions suivantes :
- Croix autrichienne de commandeur de l'ordre de Leopold, 1er juin 1814 ;
- Ordre autrichienne de la Croix de fer de 3ème classe le 12 février 1816 ;
- Chevalier de l'ordre français militaire de Saint-Louis en 1818 et Commandeur en 1819.
Il est également colonel propriétaire du 41ème régiment d'infanterie à compter de 1817 jusqu'à sa mort, le 27 janvier 1823.

Au début de la campagne de 1813, il commande une division de l'armée autrichienne opérant en Italie. Le 7 octobre 1813, il attaque sur Tarvis (Tarvisio, Italie) défendu par le général français Pierre-Guillaume Gratien. Le 3 décembre, il enlève les villages de Rovigo et de Boara, défendus par la brigade du Baron Vincent-Martel De Conchy. En 1814, il est au blocus de Venise.
On le retrouve ainsi dans de nombreux récits des campagnes d'Italie sous le nom de Général Marschall.

Die Zöglinge der Wiener-Neustädter Militär-Akademie: Von der Gründung des Institutes bis aus unsere Tage
Johann Svoboda
1870

Marschall von Perclat Peter Ignaz Freih., geb. 16. Dez 1764, (eingetr. 5. Nov.), wurde 13. Okt. 1783 als Fähnr. zu Clerfayt-Inf. Nr. 9 ausgemustert, war 1793 Hptm. bei Le Loup-Freicorps und zeichnete sich 4. Okt. bei Colichy aus, indem er den angegriffenen Jäger-Piqueten mit seiner Kompagnie zu Hülfe kam und den Feind zurücktrieb. Am 24. Okt. fand er bei der Verteidigung von Orchies abermals. Gelegenheit zur Auszeichnung. Am 30. Okt. schloss er sich bei Eroberung von Marchiennes unaufgefordert mit einigen seiner Leute an die zum gefährlichsten Unternehmen vorgerufenen Freiwilligen an und lieferte neue Beweise seiner Tapferkeit. Bald darauf kam er zum GQSt., wo er 1797 zum Maj und 1800 zum Obstlt. vorrückte. Im Früjahre 1804 wurde er Oberst bei Strasoldo-Inf.-Reg. Nr. 27 und machte den Feldzug in Tirol mit. Im Jahre 1808 wurde er GM. und kommandirte 1809 eine Brigade unter FML. Chasteler in Tirol, wo er sich im Treffen bei Roveredo und Volano am 24. April besonders hervorthat. Im Jahre 1813 war Marschall FML. und Divisionär im Korps des FZM. Hiller und zeichnete sich bei der Vorrückung am 28. August in Villach aus, welches er mit besonderer Tapferkeit vertheidigte, bis die Stadt in Flammen aufging, ferner bei Tarvis am 7. Okt., wo er mit persönlicher Bravour seine Truppen führte. Während der Ereignisse an der Etsch Anfangs Dezember stand Marschall bei Rovigo, wurde zwar am 7. durch die Uebermacht des Vizekönigs von Neapel zurückgedrängt, errang aber am 8. gegen diese Uebermacht einige Vortheile, die es ihm möglich machten, die Stellung bei Boara zu behaupten. Er wurde dann mit der Blokade von Venedig beauftragt. Das wichtigste Ereigniss während derselben war der Angriff auf das am linken Etschufer liegende Fort Cavanella und die feste Stellung von Santa Anna 23. März 1814, um Venedig enger einzuschliessen. Der Feind wurde im Sturme aus allen seinen Werken zwischen der Etsch und Brenta vertrieben und bis unter die Kanonen von Brondolo verfolgt, dann die wichtige Insel Fessone erobert. In Folge des Waffenstillstandes am 16 April besetzte Marschall 20. Venedig. Er erhielt für seine mehrmals bewiesene Tapferkeit und die ausgezeichnete Leitung der Blokade von Venedig das Kommandeurkreuz des österreichischen Leopold-Ordens, dann den eisernen Kronenorden 3. Klasse und das Kommandeurkreuz des französischen Ludwig-Ordens. Nach dem Friedensschlüsse wurde Marschall Divisionär in Slavonian, 1817 Inhaber des Inf.-Reg. Nr. 41 und + 27. Jänner 1823 zu Wien.


Note sur la famille Berclat/Perclat: l'abbé Dedenon dans son Histoire du Blâmontois, écrit concernant les exécutions de 1795: « Il faut ajouter un autre nom à ce lugubre martyrologe, celui de Marie-Thérèse Berclat, née à Herbéviller, femme de Joseph Jacquel, faïencier à Domèvre. Le lieu et la date de sa condamnation nous échappent, mais le fait est attesté par un rapport du procureur-syndic de Blâmont, à la date du Ier prairial, an II (21 mai 1795) : « Il passe pour certain, écrit-il, que la femme Jacquel a été condamnée pour avoir distribué de faux assignats; aussi son bien doit être confisqué...» Le mari protesta que sa femme n'avait rien dans son entreprise, mais la loi l'emporta, après un an de démêlés, et la confiscation fut exécutée. » ».
Sans doute les inévitables confusions de nom (Marchal, Maréchal... tout comme Jacquet, Jacquel...) ne lui ont-elles pas permis de retrouver la trace de la condamnation à mort du 21 février 1795 de Marie-Thèrese Marchal, âgée de 38 ans (née à Herbéviller le 26 décembre 1756, fille de Germain Marchal, "tissier" à Herbéviller, et de Barbe Gérard).

 

Rédaction : Thierry Meurant

 

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