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Kronprinz Rupprecht von Bayern
(1869-1955)

Les « Kronprinz » - Wilhelm von Hohenzollern - Georg von Sachsen
Voir aussi
Albert de Wurtemberg (1865-1939)


Rupprecht Maria Luitpold Ferdinand, aîné des treize enfants de Louis III de Bavière (1845-1921) nait à Munich le 18 mai 1869.
Après ses études, il entreprend de nombreux voyages en Italie, où il s'initie à la peinture de la Renaissance, pour laquelle il fonde une collection privée (l'Académie bavaroise des sciences le nommera membre honraire en 1911).
Le 10 juillet 1900, il épouse la duchesse Marie Gabrielle en Bavière (1878-1912, nièce de l'impératrice Élisabeth d'Autriche dite « Sissi ») dont il a quatre enfants (nés en 1901, 1902 1905 et 1909).

En 1902-1903, il voyage en Asie Orientale (ses mémoires de voyage seront publiés en 1923). Il se consacre ensuite à sa carrière militaire pour atteindre en 1906 le commandement du 1er corps d'armée bavarois, et l'inspection générale de la 4ème armée en 1913.

Au commencement de la première guerre mondiale, Rupprecht commande la 6ème armée allemande qui pénètre en Lorraine. En août 1914, il réussit à contenir les Français durant la bataille de Lorraine (défaite française de Morhange et Sarrebourg, d'où le curieux titre de « vainqueur de Metz ») et lance la contre-offensive dès le 20 août, sans toutefois réussir à percer les lignes ennemies (bataille de la trouée de Charmes, et échec sur Nancy-Epinal). Durant la guerre de positions qui s'ensuivit, Rupprecht est élevé au commandement de tout le front nord de la France, ajoutant à ses titres celui de « vainqueur d'Arras » en 1915, . En 1916, Rupprecht devient Generalfeldmarschall de Prusse et prend le commandement du groupe d'armées « Prince héritier Rupprecht » (comprenant la 6ème armée, la 1ère, 2ème, 4ème, 7ème et 17ème en 1917).

En novembre 1918, la révolution à Munich lui fait perdre tout droit au trône. Il quitte alors Bruxelles et rejoint Berchtesgaden en passant incognito par les Pays-Bas.

Veuf en 1921, le prince Rupprecht se remarie avec la princesse Antonia de Luxembourg (1899-1954), avec qui il a six autres enfants (nés en 1922, 1923, 1924, 1926, 1927 et 1935).
Bien qu'antisémite, Rupprecht refuse de soutenir le putsch de Hitler en 1923, le jugeant dangereux et irresponsable. En 1932-1933, il est au coeur des intrigues politiques, pressenti pour constituer un gouvernement, tout comme il est approché par le nazi Ernst Roehm de tendance monarchiste. La prise de pouvoir de Hitler (et la nuit des longs couteaux en 1934) le classe parmi les opposants au régime.

En 1939, pour échapper à une arrestation, Rupprecht décide de s'exiler en Italie fasciste, notamment à Florence. En 1944, la mainmise allemande sur l'Italie s'accentue : son ancien aide de camp, Christian Theodor von Frauenberg, le cache des nazis à Florence, mais sa femme et ses enfants sont arrêtés, et déportés en camps de concentration (Dachau, puis à Flossenbürg) où ils survivront.

Après la chute de Berlin en 1945, Rupprecht revient en Allemagne, se consacrant principalement à sa collection d'art.
Il décède le 2 août 1955 au château de Leutstetten, près de Starnberg, en dernier maréchal de la première guerre mondiale.

De toute évidence, la majorité des abris et bâtiments dits du « kronprinz » sur le front de la 6ème armée allemande, et notamment en Lorraine, sont relatifs à Rupprecht de Bavière et non à Wilhelm de Prusse. De rang certes inférieur à ce dernier (héritier de l'empire), Rupprecht n'est pas ignoré de la presse et choriques françaises, mais il est surtout considéré comme objet de crainte (voir ainsi la liste des personnes désignées pour  violation des lois et coutumes de guerre, en bas de l'article Crimes allemands et procès de Leipzig en 1921), voire de respect, puisqu'il n'est l'objet d'aucune des plaisanteries ou caricatures qui accablent son homologue prussien.
 

Portraits officiels et cartes postales :

      

 

Rédaction : Thierry Meurant


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