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19 et 20 juin 1915
 


Les 19 et 20 juin 1915 voient d'importants combats se dérouler à proximité de Reillon, sur la côte 303 marquée aujourd'hui par le monument dit des Bras de Chemise (?... aucune source ne permet à ce jour de confirmer l'origine de cette appellation locale - voir la correction  ultérieure de cette affirmation), érigé par la Société des Anciens Combattants du 217ème régiment d'infanterie (de Lyon, en juillet 1923)
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(on note une erreur manifeste lors de la réfection du monument : un L a remplacé le N d'origine dans le mois).



JMO du 217ème Régiment d'Infanterie

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Nuit du 19 au 20 juin - Attaque et occupation de la croupe 293,7, ancien observatoire allemand

En exécution de l'ordre d'attaque de M. le Lt Colonel Bluzet, Cdt le 223e Régt d'Infanterie, le Bataillon Villemin forme la colline d'attaque de droite, il a pour mission d'attaquer et d'occuper la hauteur cotée 293,7 saillant de la ligne allemande.
Rassemblée à la tête du ravin du Patis, face du NNE il est placé le 19 Juin à 21 h 30 face à son objectif, en colonne double : chaque colonne reçoit 1 peloton du 37e Tal pour le transport des réseaux de fils de fer Brun ; au centre de la formation un détachement de génie (20 hommes) porte des charges allongées de mélinite pour l'exécution d'une brèche centrale.
A 22 heures, le commandant du 223e donne téléphoniquement le signal de l'attaque.
De 22 h 20 à 22 h 35, bombardement par l'artillerie de la position 400 m au SE du carrefour à l'Est de Reillon. A partir de 22 h 30, l'artillerie allonge son tir pour arrêter tout mouvement des réserves vers le front indiqué. Le Bataillon Villemin en profite pour se rapprocher à 200 m de son objectif.
A 22 h 35 le bataillon se lance vers son objectif : au centre opère le détachement du génie, la colonne de droite se dirige 200 m à l'Est de l'observatoire, la gauche à 200 m à l'ouest.
A 22 h 45, après une marche silencieuse, sous le feu des sentinelles et du poste d'écoute, 3 brèches, 3 hurrahs !
Les éléments de 1e ligne, suivis immédiatement des éléments de 2e ligne franchissent les brèches aux airs de « En avant » et en chantant la marseillaise, les clairons sonnent la charge. Le poste allemand, environs 50 hommes, surpris est fait prisonnier presque en totalité.
Les Compagnies de 1e ligne se portent en couverture à 400 m en avant, celles de 2e de ligne munies d'outils, organisent la position. La Cie Tale porte les réseaux Brun à pied d'oeuvre, à 50 m en avant de tracé exécuté rapidement par les capitaines de la 2e ligne. Le génie complète les destructions et élargie les brèches (350 m), des fractions spéciales obstruent les boyaux de communications qui vont sur Gondrexon.
A 2 heures, le 20 Juin, le travail d'organisation est interrompu, à ce moment les réseaux Brun sont jointifs sur 3 éléments, les tranchées sont creusées de 80 cm à 1 mètre. La liaison est assurée, à droite avec le point d'appui VI (coté 297), à gauche avec la colonne d'attaque du centre (Bon Dunot). Une garnison de sureté (19 Compagnie, Capitaine Bollon et 1 section de la 20e Compagnie) occupent les positions conquises.
Pertes :
Tués : 6 hommes (dont 1 adjudant Chef)
Blessés : 2 officiers grièvement. 2 s/officiers mortellement, 29 hommes.
Prisonniers : (29 non blessés. 2 blessés)
Disparus : Néant

6ème Bataillon. Le Bataillon Jungbluth, Cdt le point d'appui VI, doit au cours de la nuit maintenir l'inviolabilité de la ligne des grand'gardes et couvrir à droite la colonne d'attaque de droite (Bon Villemin du 217e).
La 22e Cie (Capitaine Barthe) désignée pour assurer cette couverture franchit le réseau de fils de fer à 21 h 40, à 22 h elle arrive, sans coup de feu, à son emplacement, assure sa liaison à droite et à gauche et assiste au combat de préparation de notre artillerie sur la position 293,7 (cote 303 de la carte).
Vers 22 h 50, vive fusillade entre la couverture et les tranchées ennemies, la compagnie peut maintenir ses positions, vers 23 h la fusillade se fait plus vive sur toute la ligne. Vers 23 h 30, elle diminue d'intensité et le travail peut se continuer normalement, pour le détachement de travailleurs qui a suivi la Cie de couverture et qui porteur de fils de fer, doit relier immédiatement le long du chemin 297-303 le point d'appui VI au réseau allemand conquis.
A 1 h 50, notre artillerie tire sur le Bois Noir pour permettre à la Cie de couverture de se dégager et reprendre ses emplacements de jour. Perte : 1 homme blessé.

Journée du 20 juin. Défense du point d'appui conquis 293,7 (cote 303).
Le 20 juin, de 2 heures à 10 heures, violent bombardement de la position 293,7 par du 77 et du 150.

A 8 h, une Cie allemande débouche du Bois Noir et par petits groupes, côtoyant les fils de fer non détruits, s'infiltre vers le point d'appui, couverte par ses groupes en position qui tirent en permanence. Notre artillerie tire efficacement sur cet objectif et la 20e Cie (moins 1 section) vient s'établir face à l'Est, en arrière de la cote 303 pour renforcer la garnison du point d'appui.
Vers 8 h 30, une compagnie allemande couverte par de petites patrouilles très mordantes s'infiltre dans les vallons à 800 m SO de Gondrexon. Notre artillerie, par un tir réglé puis un tir de barrage entre Gondrexon et 303, arrête la progression de l'ennemie.
Cependant, de nombreux petits groupes, rampant dans les hautes herbes peuvent atteindre le flanc de 303 entre la 19e Cie et le Bon Dunot à sa gauche, parviennent aux fils de fer et gagnent le grand boyau qui relie Gondrexon à l'observatoire. Nos soldats sont surpris et une lutte âpre et opiniâtre, avec roquettes et grenades, s'engage dans ce boyau, profond de 2 m 50, derrière des barrages improvisés.
Comme le bombardement continue et interdit l'arrivée des renforts nous éprouvons des pertes sérieuses, et le Capitaine Ct la garnison de défense, inquiet sur son flanc gauche, fait appel au chef de bataillon. Ce dernier organise son dispositif de façon à pouvoir effectuer une contre attaque soit vers Nord, soit vers le NE, au moyen de 2 compagnies et à appuyer par deux Cies Compagnies en réserve (17e, 18e) toute contre attaque.

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1ere contre attaque - La Compagnie de l'observatoire (19ème Capitaine Bollon) à la suite de la lutte pied à pied dans le boyau et d'une fusillade très vive de 2 Compagnies allemandes qui se sont infiltrées sur son flanc gauche, se replie en combattant. Elle perd ses 3 officiers blessés, une certaine hésitation se produit, l'ennemi en profite pour s'installer dans nos tranchées. Un violent bombardement de notre artillerie rend intenable l'observatoire et ses abords. Vers 13 heures, le tir cessant, la 20e Cie rallie les groupes épars et s'avance avec cohésion sur l'observatoire pour le reprendre. Accablée par un feu très violent, elle doit se replier en combattant. Il est 13 h 30.

2e Contre-attaque - Vers 14h30, sur l'ordre du chef de Bon, la 1e Compagnie de réserve, 17e Capitaine Viala, s'avance à son tour de la vallée du Pâtis sur l'observatoire. Elle marche avec crânerie et cohésion, en ligne de sections par 4, baïonnette au canon, couverte sur ses flancs par des groupes de repli qui se sont ressaisis et retournés. Elle progresse jusqu'à l'ancien réseau allemand, mais reçue par le feu de grenades et par une fusillade à courte portée qui décime la formation, elle se replie, un moment après, elle reprend son mouvement offensif, mais prise encore sous le feu violent elle recule dissociée : il est 15 h 30.

3ème contre attaque - Sur ordre reçu du Général Varin, commandant la 2ème DC, de tenir à tout prix la position 293,7 et d'essayer de briser la volonté offensive de l'adversaire, le chef de bataillon prescrit à la 2e Cie de réserve, 18e Capitaine M. Clayette, déjà fort éprouvée dans la nuit précédente, de contre attaquer et de reprendre les tranchées. Des chefs improvisés rallient les éléments en retraite et forment des groupes improvisés.
Le général met à sa disposition la Compagnie du 6e Bon qui est en réserve à Blemerey (23e Cie Capne Cuaz) et un peloton de la 21e Cie (S/Lt Roux).
Le Cdt Villemin place sa 18e Cie au centre, flanquée à droite des éléments du 6e Bon, à gauche de la section de mitrailleuses Guilhem. La Section Curieux étaye le flanc droit du dispositif.
Le groupe cycliste de la 2e DC, Capitaine Sand, mis à sa disposition également, doit se porter sur Reillon, en échelons, à l'extrême flanc gauche.
A 16 heures, le mouvement commence, malgré un feu nourri de grosse artillerie et celui de 2 Compagnies ennemies en position. La contre attaque progresse, ses éléments convergeant vers l'observatoire. Les éléments improvisés suivent le mouvement, le clairon sonne la charge.
A 17 heures, les tranchées sont reconquises aux cris de « Vive la France ! », et l'artillerie qui a largement contribué au succès de la contre-attaque échelonne son tir sur Gondrexon. Les Allemands subissent de grosses pertes. Une compagnie qui tente une contre-attaque, venant de Gondrexon, est clouée sur place par notre artillerie.
Vers 17 h 45, un bataillon du 230e, dirigé vers le flanc Nord, accentue le mouvement de retraite de l'ennemi et occupe les positions conquises. Le 217e Régt fort éprouvé est relevé vers 22 heures

Pertes :
Tués : 2 officiers. 85 hommes
Blessés : 9 officiers. 176 hommes
Disparus : 60 hommes
Prisonniers : 24 non blessés. 2 blessés, plus un certain matériel.
A la suite de cette affaire, de nombreuses propositions de récompenses ont été établies en faveur d'officiers et de militaires qui se sont distingués.

L'Historique du 217ème régiment d'infanterie mentionne :
Dans la nuit du 19 au 20 juin, le 5èmeBataillon (Commandant Villemin) reçoit l'ordre de s'emparer de la cote 303, E. de Reillon. L'opération vigoureusement menée réussit parfaitement, mais un puissant retour offensif de l'ennemi nous reprend une partie du terrain conquis. Après plusieurs contre-attaques, le Régiment est définitivement maître du terrain, 60 prisonniers sont restés entre nos mains, l'ennemi a subi des pertes très élevées, nos pertes sont sérieuses : 12 Officiers et 400 Hommes. Le Régiment continue l'occupation de la nouvelle ligne jusqu'au 30 Juin

JMO du 223ème régiment d'infanterie

19 juin.
Le régiment reçoit l'ordre de s'emparer pendant la nuit du 19 au 20 juin des côtes à l'Est et au Nord de Reillon (carrefour des routes Blemerey-Amenoncourt et Gondrexon-Reillon) et d'organiser cette position.
Cette opération est dirigée par le Lt Colonet Bluzet Ct le régiment qui a en outre sous son commandement : 1 Baton du 217e - 1 Baton du 230e - 1 peloton du Groupe cycliste de la 2e D.C. - le détachement des sapeurs cyclistes de le 2e D.C.
A 20 h 30, le 5e Baton (Cdt berthelot) quitte son bivouac et se dirige vers 1 section de Mitraillses à l'extremité S. O de la croupe des vergers de Reillon face à 293 (1/50 000) point donné comme rassemblement.
A 20 h 10 le 6e Btn (Cdt Dunod) quitte son bivouac et se dirige avec 1 section de mitrailses sur la lisière N.O. de Reillon face à Gondrexon, point donné comme rassemblement.
La 3e son de meuses qui bivouaquait au pré Gradel, quitte le bivouac en même temps que le Baton et va se mettre en batterie à la lisière N. du boqueteau 251, pour servir de couverture à l'attaque.
A 22 heures, le Lt Colonel ct l'attaque donne l'ordre aux groupes de quitter leurs positions de rassemblement et de se porter sur leurs objectifs.
Btn Berthelot croupe 293,4
Btn Dunod ouvrage allemand et croupe 293,3
Chaque Btn part avec 2 Cies en 1ère ligne et 2 en renfort ; les 2 premières Cies doivent attaquer et puis couvrir les travaux exécutés ensuite par les 2 dernières.
A 22 h 30, tir de préparation d'Artie qui dure 15 minutes, après lesquelles elle exécute des tirs de barrage par derrière.
Vers 22 h 45 fusillade sur toute la ligne indiquant que les tranchées sont occupées (par l'ennemi).
Le 20 à 0 h 30 la situation est la suivante :
le Btn Dunod n'a pu faire partir sa charge dans les réseaux, les Cies de 1e ligne ont obliqué un peu trop à gauche ; la 23e (de la 2e ligne) s'est portée aux réseaux mais n'a pu les couper à cause de la faiblesse des cisailles.
Une très vive fusillade par d'un blockhaus allemand intact, à cheval sur la route de Gondrexon grosses pertes surtout à la 22e Cie.
Le Batn Berthelot ne dispose que de cisailles - les Cies de 1ere ligne (17e et 19e) s'efforcent de faire des brèches - vive fusillade - les Cies de 2e ligne (18e et 20e) s'installent face à l'Est et face au N. et creusent des tranchées.
Les efforts des Cies qui cherchent à couper les réseaux à la cisaille sont rendus infructueux par la fusillade partant des tranchées ennemies.
Quelques éléments franchissent la 1ère ligne de réseaux ; d'autres entrent dans le réseau principal et des isolés (sergt Lefranc, sergt Billaudy, blessé, parviennent même de l'autre côté) mais les colonnes d'attaque ne peuvent franchir l'obstacle constitué par le fil de fer américain.
Au petit jour la situation est la suivante :
le Btn Dunod est installé en deçà de la crête, parallèlement à la route Blemerey-Leintrey.
le Btn Berthelot a 2 Cies dans les tranchées face à l'E et au N. les premières en deça de la crête, les autres ayant leur gauche vers un arbre coupé de la croupe N. de reillon.
Le Lt Colonel prescrit de maintenir à tout prix le terrain acquis - les unités laissées dans les tranchées continuant à travailler de jour.
Le régiment se tropuve ainsi disposé :
Btn Dunod - 1 Cie (23e) et demie (21e) et 1 Cie (24e) garnison de Reillon - le reste à l'emplacement de bivouac.
Btn Berthelot - 1 Cie (20e) et demie (18e) et 1/2 Cie (18e) garnison de Reillon - le reste à l'emplacement de bivouac (19e et 17e Cies).
Les Secons de Mitrses restent à leurs emplacements. Le nombre de prisonniers allemands faits est d'une quarantaine.
Dans l'après-midi, le Baton du 217e mis à la disposition du Lt Colonel ct le 223e et qui dans le nuit après avoir franchi les réseaux allemands, s'était emparé des tranchées allemandes dites de "l'Observatoire" en saillant S.O de la ligne ennemie avait été forcé d'év&acuer ces ouvrages après une contre-attaque de l'adversaire et après avoir lutté longtemps à coups de grenades et de raquettes dans les boyaux.
Le Lt Colonel ct le 223 reçoit l'ordre du Gal comt le D.A.L. de monter une contre-attaque avec tous les éléments dont il peut disposer. Il doit profiter du succès pour élargir la brèche et l'occupation de la veille.
La conduite de cette contre-attaque est confiée au Ct Villemin du 217e. Y participent :
3 Cies du 217e
1 Bon du 230e
le groupe léger de la 2e BL
la moitié de la 18e Cie (S.Lt Savary) et la 1/2 de la 20e Cie (Capne de Lancesseur)
Cette contre-attaque menée avec un entrain endiablé fortement appuyée par l'artillerie, réussit au delà de toute espérance.
Les troupes franchissent les réseaux sans les couper. On s'empare de l'Observatoire, du blockhaus de la route Reillon-Gondrexon. Des unités de droite du 230 s'étendent jusque Gondrexon. Le 223 se distingue par son ardeur. Un clairon de la 23e tombe, les 2 jambes brisées par un éclat d'obus. Il continue à sonner la charge jusqu'au bout.
Le 230 occupe tous les ouvrages allemands devant notre front ; nous détruisons les réseaux de l'ennemi ; notre ligne est portée franchement en avant.
A la nuit, le 223e reste encore autour de Reillon les unités qui n'ont pas passé la journée dans les tranchées sont relevées par les 17e, 19e, 24e Cie et 1/2 des 21e ; les autres au bivouac autour de Reillon.
[...]
Tués : 21
Blessés : 86
Disparus : 27

Le 20 juin à 17 h. soir l'Ordre d'opérations prescrit de reprendre l'offensive ; les troupes d'attaques sont placées s. les o. du Colonel Challe ct la 148e Bde. Le 223e reste aux environs de Reillon prêt à soutenir la contre-attaque.


JMO du 230ème régiment d'infanterie

20 juin.
Le lieutt-Colonel reçoit ordre par la 74e Division de se rendre dans le plus bref délai, avec son E.M., la Cie de mitrailleuses et la Cie H.R. à Marainviller, où il rejoindra le 6e Bon. Le 230 en entier est mis à la disposition de la 2e D.C.
Entre 3h et 4h, le 5e Bon bivouaque au village nègre. A midi arrive l'ordre de porter le Bon à la ferme de l'Etang, en passant par Domjevin. Le mouvement est terminé à 15h. A 16h15 ordre de porter le bataillon par itinéraire défilé dans la région sud de Reillon, prêt à appuyer une contre-attaque du 217e, sur les tranchées conquises dans la nuit précédente, et reperdues dans la journée.
A 17h15, le commandant Imbert, appelé au poste de commandement de reillon, reçoit directement du Général Humbert comt le D.A.L., l'ordre de se porter le plus tôt possible à l'assaut des tranchées ennemies.
La 20e Cie (capitaine Lagarde) attaque par la droite de la position, franchit le réseau de fil de fer, et, après avoir enlevé deux lignes de tranchées peu défendues, s'arrête au bois noir, à 500 m S.O. de Gondrexon.
La 19e Cie attaque au centre le blockhaus allemand situé au S. de la route de Reillon-Gondrexon.
Les 18e et 19e Cies, trouvent dans cet ouvrage quantité de morts ennemis (environ une cinquantaine). La 17e Cie attaque l'ouvrage au N. de la route de Reillon. Les 17e-18e-19e Cies franchissent les réseaux de fil de fer sou un terrible feu de barrage de l'artillerie lourde allemande.
La 17e Cie ne trouvant pas de brèche, escalade le réseau avec un entrain merveilleux. Le Capitaine Humbert est tué par un obus, le sous-lieutt Ricordon grièvement blessé, le sergent Blanchard mortellement atteint, le Lieutt Carillat très légèrement blessé à la main ; le capitaine de Ladepèze petite égratignure au front, pertes sensibles dans cette Cie. - A la 19e l'adjt Bondaz est blessé, ainsi que le Ss Lieutt Vittet.
A signaler particulièrement la 17e Cie, et l'entrain des Ss Lieutt Panisset, et adjt Briquet (20e Compie)
Le Bon après avoir occupé la position, en a poursuivi l'organisation toute la nuit, pendant une grande partie de laquelle il a été soumis à un tir d'artillerie lourde : principalement entre 3h30 et 5h.
A signaler la reconnaissance faite par une section sous le comt du Ss Lieutt Panisset à minuit jusqu'à Gondrexon.
[...]
Tués : 21
Blessés : 96
Disparus : 7

Le 6e Bon bivouaque dans le bois S.O. du Bois du Pré Gradel. A la suite du combat de Reillon, parait l'ordre général :
« Dans l'après-midi du 20 juin, après un violent bombardement supporté vaillamment par les troupes opérant sous les ordres du Général commt le G.O, le 217e (Bon Villemin) a repris les ouvrages de l'observatoire allemand ; - Le 230e (Bon Imbert) a enlevé l'ouvrage du carrefour à l'est de Reillon.
« Sur ces deux points de nombreux prisonniers ont été faits. l'ennemi a subi du fait de nos attaques et du feu efficace de notre artillerie, des pertes très sensibles. Plusieurs de ses tranchées étaient remplies de cadavres.
« Sur le compte-rendu de ce qui a été fait, le Général commt le D.A.L., a bien voulu charger le Gal comt le G.O. d'exprimer aux troupes qui ont combattu dans cette journée, toute la satisfaction pour l'ardeur et l'énergie qu'elle ont toutes déployées.
« Le général comt le G.O est heureux de porter cette communication à la connaissance de toutes les troupes qui ont combattu sous ses ordres dans cette journée.
« Le Général comt la 2e Don de cavalerie. Signé : Varin »


JMO 2ème Division de cavalerie

19 juin. [...] A 18 h les Bon des 223 - 230° 217e et la 8e de cavalerie en réserve prennent les emplacements prévus pour l'opération établie par l'ordre n° 2444.
A 22 heures les détachements sous les ordres du Lt colonel Bluzet du 223e comprenant le 223e, 9 Btn du 230e, un Bon du 217e, un peloton cycliste de la 2 DC attaque les positions ennemies à l'Est de Reillon. Le 223e atteint les fils de fer ennemis, le 217e s'empare de l'observatoire allemand. Une quarantaine de prisonniers sont faits (100e landwehr saxon). L'ennemi canonne Reillon avec un 150 et un 77.
20 juin. A 1 h 30 et 4 h tentatives de contre-attaque enrayées par notre artillerie. A 10 h même tentative : la lutte continue à coups de grenades vers le front du 217. A 15 h nouvelle contre attaque qui nous déloge de l'observatoire. Sur les ordres du Gal cdt le D.A.L., à 18 h un retour offensif un Nb 230e, de 5 cies du 217e, et du groupe ... de 17 ch. reprend l'observatoire et déloge l'ennemi des positions du carrefour. Fait une vingtaine de prisonniers. A la nuit nos patrouilles poussent jusqu'aux lisières de Gondrexon.
 

 

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