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1925 - Souhait d'un monument aux entonnoirs de Leintrey


L'article ci-dessous sur les entonnoirs de Leintrey  comporte des erreurs : sur le numéro du régiment (162ème et non 172ème) et sur le nombre (doublé) de victimes.
On notera cependant que si « l'Ancien combattant » du 15 septembre 1930 exagère encore davantage en évoquant « deux cent cinquante Français ensevelis côte-à-côte », la situation a cependant bien évolué puisque le monument actuel est déjà construit mais non encore inauguré.

Le nom des 71 victimes identifiées figure sur les deux ossuaires  de la nécropole nationale de Reillon, mais il est probable que des ossements soient encore enfouis, ainsi que l'écrivait André Lejeune (« Les souvenirs remontent » - Ed. 2011)
« En 1940 ou 1941, pendant une période de sécheresse, le niveau de l'eau avait beaucoup baissé et j'ai retrouvé des ossements, des tibias et un crâne des sacrifiés de cette guerre que l'on avait appelée « la dernière » ».


La Voix du Combattant
1er août 1925

LA MISÈRE DES MORTS
150 DES NOTRES
au fond d'un cratère boueux

Le 11 juillet 1916 un groupe de 150 hommes commandés par le Lieutenant Lévy, du 172e Régiment d'Infanterie, se trouvaient de garde dans une tranchée à quelques kilomètres de Vého, dans le fameux secteur de Lintrey, près de Lunéville.
La tranchée, exactement repérée par l'ennemi et patiemment minée, un beau jour sauta. L'effectif, en son entier, fut enseveli.
Après l'explosion, seul subsista un immense cratère de 35 mètres de profondeur, que le temps et la pluie et aussi les infiltrations ne tardèrent pas à remplir d'eau.
Rien aujourd'hui ne rappelle aux passants que dans cette terre ou plus exactement au fond de cet étang, dorment les Anciens Combattants.
Les mères, les épouses, les enfants se rendant en pèlerinage en cet endroit s'accrochent aux barbelés en broussaille et ont la douleur de voir le sol jonché d'ossements.
Pour ceux qui dorment leur dernier sommeil pas d'exhumation possible, pas de regroupement. Ils sont à jamais perdus au fond de cette vase.
Pour eux, rien à faire ; mais pour leurs familles, ne serait-il pas possible de permettre une arrivée décente au bord du précipice infernal et de faire élever une croix à défaut de monument pour rappeler à ceux qui passent et qui oublient que là dorment de leur dernier sommeil 150 de nos frères d'armes.
François MALVAL.

 

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