BLAMONT.INFO

Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

 Présentation

 Documents

 Recherche

 Contact

 
 Plan du site
 Historique du site
 
Texte précédent (dans l'ordre de mise en ligne)

Retour à la liste des textes

Texte suivant (dans l'ordre de mise en ligne)

Accès à la rubrique des textes concernant 1914-1918
 

Sépultures militaires 1914-1918
 



Cliquez pour agrandir

Voici un document disponible au Pôle d'Entretien des Nécropoles de Metz. Il cite à l'issue de la guerre, la présence à Blâmont de diverses tombes, en indiquant parfois les noms de manière très approximative.

Les deux premiers noms restent une énigme :

  • « Yeronimus » ? S'agit-il de Michel Marcel Hieronimus, né à Frouard le 20 janvier 1893, 2ème classe au 156ème régiment d'Infanterie, et tué à Morhange le 20 août 1914 selon la fiche du Ministère des Armées ? Le JMO du 156ème régiment d'infanterie fait état pour les journées du 19/20 août 1914 de « Hommes tués :53 - Hommes blessés : 288 - Hommes disparus : 522 ». Le nom de Hieronimus apparait dans la colonne « disparus » : aurait-il été transporté à l'hôpital de Blâmont ? Mais pourquoi l'indication « Lieutenant » ? (seul le 56ème RI, qui n'opérait pas dans la région, semble avoir en 1915 un lieutenant du nom de Paul Edmond Hieronimus :  mais devenu capitaine en 1916, il rejoindra en mai 1919 l'escadrille 255).
     

  • « Picard » ? S'agit-t-il ici du sous-lieutenant Picard, du 4ème Bataillon de chasseurs à cheval, tué à Morhange le 20 août 1914 ? L'Historique du 13ème Régiment de Chasseurs à cheval indique l'évacuation de 14 blessés depuis Morhange vers l'hôpital de Blâmont : comme dans le cas de Hieronimus, il semble donc que Picard n'ait été que gravement blessé à Morhange, et ait été transporté à Blâmont, où il est décédé?
     

  • « Poirson de Bertrichamp »
    Jean-Baptiste Louis Poirson, né le 26 octobre 1883 à Bertrichamps. 2eme classe au 20ème bataillon de Chasseurs à Pied. Tué le 10 août 1914 au Bois des Chiens près d'Halloville. (pour la position du bois des chiens, entre Ancerviller et Montreux, voir la carte de la 141ème brigade).

    JMO du 20ème BCP :
    « L'ennemi a un bataillon au Bois des Chiens ; plus à l'est il n'a que quelques éléments de cavalerie.
    10 août 1914. La situation du bataillon est la suivante : 3 compagnies tenant le ligne cote 314 (1 km sud d'Ancerviller) et cote 329 (lisière nord de Neuviller) et cote 345 (de Bréménil). En 2ème ligne, 2 compagnies et la section de mitrailleuses à Saint-Maurice derrière la gauche, 1 compagnie à Badonviller derrière la droite. Dès 3 heures toutes les troupes sont prêtes au combat. Peu après le commandant de la 2ecompagnie (Capitaine Brillat Savarin), fait connaître qu'il va réocupper le bois des Chiens si possible. Aussitôt, le Commandant du groupement n° 4 est avisé et donne l'ordre aux compagnies du 17e bataillon de Chasseurs à Pied qui occupent Ancerviller, et la Bergerie d'Ancerviller (400 mètres sud de la cote 321 de se porter sur le Clairbois. Mais tandis que la 2e compagnie du 20e Bataillon de Chasseurs à Pied progresse sur le bois des Chiens et l'occupe, sans coup férir, le clair bois demeure inoccupé. Aussi l'ennemi (environ 1 escadron ; 2 batteries et 1 régiment d'infanterie) venant de Blâmont y prend pied. Puis partant tout à la fois de ce bois et d'Halloville, dirige une attaque concentrique sur le bois des Chiens. la situation de la 2e compagnie du 20ème Bataillon de Chasseurs à Pies est alors d'autant plus délicate que par suite des nécessités de la couverture, elle s'étend sur un front de 1500 mètres. Malgré cela ses éléments de gauche en en particulier la 4ème section font tête vigoureusement à l'attaque, mais sont rejetés néanmoins vers le Sud et le S.E. Du moins leur ténacité permet aux éléments de droite de la même compagnie établis vers le signal de la vigne, de se replier dans la direction du Bois des Haies, sans être trop accrochée. L'ennemi épuisé par son effort voit son action ralentir et s'arrêter de ce côté, il est alors 10 heures. La 2eme compagnie a subi dans cette action des pertes très sensibles. Une cinquantaine d'hommes hors de combat parmi lesquels le Capitaine Brillat-Savarin et le Sous-Lieutenant de Réserve Couchard ; Vers 10 heures 40, le reste de la compagnie se replie en bon ordre sur Saint-Maurice et conformément aux ordres du Chef de bataillon, vient se reconstituer à Pexonne.
    »
     

  • « Chretienau Paul » : voir Paul Honoré Chrétiennot
     

  • « Semlin Jacques » et « Gaston » : aviateurs Adjudant Jacques Semelin et Sous-lieutenant Theophile Gallon (23 juin 1916)
     

  • « ANSARD Charles » : ANSART Charles Philippe - Né le 12 janvier 1892 à Haillicourt (62)
    Tué à l'ennemi le 26 juillet 1916 à Ancerviller
    2ème classe au 3ème Bis régiment de Zouaves
    JMO du 3eme Bis régiment de zouaves :
    « 26 juillet 1916 : Activité assez grande du côté ennemi. Une patrouille commandée par le Sergent Laurent de la 2e Cie avec qqs Zouaves sort en avant du PA4 vers T3 à 17 h pour se rendre compte d'un bruit qui se faisait entendre sous bois à 150 m environ. La patrouille se déploie et se porte en avant. Une fusillade ennemie les accueille, il se jettent à terre et le sergent se rend compte de l'importance du tir adverse. Le caporal Agostini 27870 (*) reçoit une balle à la cuisse gauche, la fémorale est sectionnée. Il meurt peu de temps après. Le Zouave Ansard Charles matricule 1750 qui se trouvait à gauche de la ligne tombe mortellement atteint d'une balle au front. Le sergent ne peut ramener le corps trop rapproché des tireurs ennemi. Il craint de faire tuer ses hommes. Le corps du Zouave Ansard ne fut pas retrouvé le soir, les Allemands durent l'emporter. »

    * NDLR : Caporal Jean Paul Agostini - 3eme Régiment de Zouaves - né le 1er mars 1892 à Arbellara (Corse)

 

Mentions légales

 blamont.info - Hébergement : Amen.fr

Partagez : Facebook Twitter Google+ LinkedIn tumblr Pinterest Email