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3 janvier 1926
BLAMONT
Procès-verbaux. - Les gendarmes ont verbalisé contre Weberspill
Henry, brocanteur, demeurant à Lunéville, pour défaut de
registre de brocanteur.
Contre Geyer Louis, débitant pour avoir embauché une bonne non
pourvue du certificat de bonne vie et moeurs.
Défaut d'éclairage. - Pour n'avoir pas allumé les phares de son
auto, M. Louis Jourde, 43 ans, agent d'assurances, demeurant à
Sarrebourg, s'est vu gratifier d'un procès-verbal.
Ivresse. - procès-verbal à Emile Soubriard, 56 ans, camionneur à
Foulcrey, rencontré à Blâmont, en état d'ivresse.
AVRICOURT
Abandon d'attelage. - Procès-verbal a été dressé contre Ars
Albrecht, domestique à Réchicourt (Moselle), pour avoir laissé
sans surveillance sa voiture attelée, alors qu'il consommait
dans un café.
REPAIX
Police des étrangers. - Les gendarmes ont verbalisé contre
Wascon Renaldo, 52
ans, maçon, pour défaut de carte d'identité et d'extrait
d'immatriculation.
VAUCOURT
Les cyclistes. - Procès verbal contre Emile Muller. 42 ans,
cordonnier à Lagarde, pour défaut de plaque d'identité à son
vélo.
10 janvier 1926
BLAMONT.
Au feu! - Le 31 décembre, vers 21 h., rentrant à son domicile.
Mme Albert Stassard constata que du linge placé pour le séchage,
au-dessus de la cuisinière, était en train de brûler. Avec
l'aide des voisins, M. Stassard éteignit le commencement
d'incendie; les dégâts s'élèvent â 200 fr. et sont couverts par
l'assurance.
RECLONVILLE
Défaut d'éclairage. - Pour n'avoir pas éclairé sa bicyclette
pour pédaler de nuit. Paul Delubin, 23 ans, bûcheron, s'est vu
relever contravention.
VEHO
Police du roulage. - Procès-verbal a été dressé à M. Edouard
Corny, négociant. Sa camionnette ne portait pas mention du poids
vide et de la charge maximum.
17 janvier 1926
BLAMONT
Bal. - Le bal que l'Union Sportive Blâmontaise a donné à
l'occasion du Nouvel An, dans le salon de l'Hôtel de Ville, a
obtenu un grand succès.
Le Comité nous prie d'adresser ses plus vifs remerciements aux
dévouées vendeuses de fleurs qui ont largement contribué au
succès de cette belle soirée.
Ambulants en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé le marchand
ambulant Sarnatron, pour défaut de patente.
- Triple contravention a été relevée contre Émile Noël, marchand
de peaux de lapins, pour défaut de récépissé de déclaration de
commerçant, défaut de patente et de plaque d'identité à son
vélo.
Éclairez ! - Charles- Émile Frémiot, conducteur, s'est vu
dresser procès-verbal pour défaut d'éclairage à son automobile
malgré l'obscurité.
- Ercole Nurbani, ferblantier, a également récolté un procès,
pour défaut de lumière à sa bicyclette, la nuit venue,
L'ivresse. - Henri Bouton, manoeuvre, s'est vu dresser
procès-verbal pour ivresse publique.
AVRICOURT
Contravention- Relevée à la charge de Pietro Stévanin. Manoeuvre,
pour circulation sur la voie ferrée.
CHAZELLES
Acte de probité.-- Le jeune Marcel Gillot ayant trouvé un
porte-monnaie contenant une certaine somme, s'est empressé de le
faire parvenir à son propriétaire.
Nos félicitations.
HARBOUEY
Ëclairez ! - Rencontré la nuit, sur une bicyclette sans lumière.
Paul Fiel, cultivateur, a été l'objet d'un procès-verbal.
Les autos. - M. André Morgenthaler. loueur d'autos à Sarrebourg,
a été verbalisé pour défaut de plaque d'identité à son
automobile.
OGEVILLER
Et la plaque ? - Louïs Noël, marchand ambulant à Raon-l'Étape,
pour défaut plaque d'identité à sa bicyclette, s'est vu relever
contravention.
24 janvier 1926
BLAMONT
En Appel.- Récemment, M. Jean Hennequin. 27 ans, quincaillier,
faisait appel devant la Cour de Nancy d'un jugement du Tribunal
correctionnel de Lunéville le condamnant à 25 fr. d'amende pour
coups sur la personne de sa femme, née Léonie Verrel, âgée de 25
ans.
Cette dame s'était présentée le 4 octobre dernier à la
gendarmerie de Blâmont en déclarant quelle venait de recevoir de
son mari plusieurs coups de poing au visage. Elle ajoutait
quelle avait trouvé dans le portefeuille de son mari des
photographies d'une personne de Bruyères Don mari s'en étant
aperçu, s'était mis en colère et l'avait frappée en la menaçant
que si elle ne partait pas immédiatement, il la ferait sortir de
force. C'est pourquoi elle se réfugiait chez sa mère.
A l'appui de sa plainte, elle produisit un certificat médical
constatant qu'elle avait des traces de coups au visage.
Interrogé par la gendarmerie, M. Jean Hennequin déclara :
« Je nie formellement avoir frappé ma femme, mais je lui ai fait
une observation qu'elle a mal prise. »
Devant la Cour. M. Hennequin protesta de nouveau de son
innocence et assura qu'il n'avait pas frappé sa femme.
Dans ces conditions, la Cour a prononcé l'acquittement de M.
Hennequin
GOGNEY
Ambulant en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé Frédéric
Muller, boulanger à Saint-Georges, pour défaut de récépissé de
déclaration de marchand ambulant.
31 janvier 1926
BLAMONT
Auto et chevaux. - M. Charles du Pont de Romémont, directeur de
la succursale de la Société Nancéienne a déposé une plainte. Il
revenait de Nancy en automobile, lorsqu'à l'entrée de
St-Nicolas, quatre chevaux non accompagnés et appartenant à M.
Bastien, rue de Laval, à St-Nicolas, barraient la route.
Un des chevaux se jeta sur l'avant de sa voiture, détériorant un
garde-boue, et un autre heurta le pare-brise, qui fut brisé. Le
préjudice s'élève à 781 fr. 30.
AVRICOURT
Arrestation. - A la vue des gendarmes, le journalier Emile
Crenner, 32 uns. demeurant à Nouvel-Avricourt, porteur d'une
grosse botte d'osier, s'est enfui. Bientôt rejoint, il déclara
qu'il l'avait achetée à un habitant d'Amenoncourt, mais pressé
de questions, il avoua l'avoir dérobée.
Comme Crenner avoue être venu en couper plusieurs fois, le
préjudice s'élève à environ une centaine de francs. Il s'en
servait pour confectionner des paniers qu'ill vendait ensuite.
Il fut mis en état d'arrestation.
La carte grise. - Bûcher Henri, 28 ans, conducteur d'auto au
service de MM. Lazare et Lévy, de Sarrebourg et demeurant dans
cette ville, rue du Pont-Rouge, a récolté un procès-verbal parce
qu'il n'était pas en possession de la carte grise du camion
qu'il conduisait.
7 février 1926
BLAMONT
Nomination. - Nous apprenons avec plaisir que M. Dufour, agent
voyez cantonal, vient d'être nommé, au choix, agent voyer
principal.
Nous lui adressons nos félicitations.
Cours d'Adultes. - La dernière séance, vient d'avoir lieu
vendredi dernier. |
Un concours eut lieu entre tous les élèves présents à l'une des
dernières séances. L'épreuve comportait une dictée et deux
problèmes. Les douze premiers, dont les noms suivent, méritent
tous les éloges, tant pour leur assiduité que pour les notes
qu'ils ont obtenues :
Charles Kretz, Adrien Jacquot, Georges Masson, Charles Galet,
Henri Otin. Georges Bigeard, André Trente, Georges Petit, Joseph
Trabac, Robert Petit, Robert Steib.
Parmi ceux qui viennent après, citons: Joseph Steib. Paul Cœury
et Jean Cadario. dont la fréquentation a été très régulière.
Les sports. - L'Union Sportive Lunévilloise est venue à Blâmont
pour y rencontrer l'équipe locale.
La jeune équipe blâmontaise a dû s'incliner par 6 buts à 1,
devant des adversaires beaucoup plus forts et plus en souffle.
Le but acquis à Blâmont a été marqué au cours de la 2e mi-temps
par Jolo.
A noter à Blâmont : Houzelle, Kennel, Piguet. Gœury. Tiha.
En somme, bon entraînement pour la jeune équipe, qui doit bien
faire si elle persévère.
Contrainte par corps. - Condamné le 24 décembre 1924, par 1e
Tribunal correctionnel de Lunéville, pour défaut de visa, le
manoeuvre Francisco Oricco ne s'était pas empressé de régler
l'amende infligée. Les gendarmes lui signifièrent qu'il était
l'objet d'une contrainte par corps. Mais il préféra payer les
frais et amande s'élevant à 235 fr. 85.
AMENONCOURT
Enlèvement de récoltes. - M. Pierre Biegel, 28 ans, cultivateur,
est arrivé a Amenoncourt au début de juin 1925, pour y exploiter
la ferme de Mme veuve Collet. Par erreur, il faucha et rentra la
récolte d'un champ ensemencé de trèfle blanc, appartenant à M.
Hubert Chambrey, propriétaire à Avricourt, qui fut surpris de
trouver son terrain nu.
Après une petite enquête, M. Chambrey, apprenant que c'était M.
Biegel qui avait récolté son trèfle, alla le trouver pour lui
demander de lui rendre. M. Biegel offrit de l'argent, qui fut
refusé, car M. Chambrey voulait du foin, c'est alors qu'il fut
décidé que M. Chambrey récolterait la 2e récolte d'un pré de M.
Biegel, situé à proximité du champ de trèfle. Cette 2e récolte
est encore dans le pré et M. Chambrey réclame du foin en
remplacement de son trèfle. De plus, il a porté plainte contre
M. Biegel.
AVRICOURT
Sans plaque. - M. Théodore Bernard, 51 ans, cultivateur à
Avricourt, s'est vu dresser un procès-verbal, pour défaut de
plaque au collier de son chien.
Contravention. – Relevé à la charge de Louis François, 28 ans,
cultivateur à Fraquelfing (Moselle) pour défaut de permis de
circulation et de permis de conduire.
BLEMEREY
Doublement en défaut. -- Contraventions ont été relevées à la
charge de M. Alphonse Klein, 29 ans, boulanger, pour abandon de
son attelage sur la voie publique et pour défaut de plaque
d'identité à sa voiture.
DOMJEVIN
Incendie. - Dans la nuit de lundi à mardi, vers 2 h. du matin,
un incendie s'est déclaré dans la maison occupée par M. Eugène
Michel, boulanger, et qui a été complètement détruite par le
feu.
Grâce à M. René Chaton, marchand d'étoffes, qui jeta le cri
d'alarme, M. Michel se leva en hâte et sauva ses enfants, qui
couchaient au 1er étage; il eut encore le temps de soustraire
aux flammes son cheval et sa voiture.
M. Michel suppose que le feu a dû être communiqué par une
fissure de son four.
Les pertes sont évaluées à 100.000 fr., couvertes par
l'Assurance 'La Providence' pour 94.035 francs.
Etranger en défaut. - Joseph Brener, 21 manoeuvre à Domjevin,
qui n'a pas fait apposer le visa réglementaire sur sa carte
d'identité, a été nanti d un procès.
LEINTREY
Voyage mouvementé. - Lundi dernier, les époux Boiselle étaient
allés à Lunéville, rendre visite à leur fille qui habite rue de
Viller. Le soir venu, reprenant le chemin de la gare, ils
jugèrent qu'ils
avaient encore du temps avant le départ du train et
s'installèrent dans un café où ils absorbèrent quelques
consommations, puis montèrent dans le « dur ».
A leur descente, à Emberménil, est-ce la température ou est-ce
le cahot du wagon, en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'ils
étaient ronds à ne pouvoir continuer leur chemin. Puis, un peu
remis par l'air frais, ils prirent la route qui va à Leintrey,
mais ne poussèrent pas bien loin, tant et si bien qu'ils se
couchèrent dans le fossé, prenant ce dernier pour leur lit.
M. Kennel, entrepreneur, vint à passer avec son auto-camion et
les chargea. Arrivé auprès du village de Leintrey, il les
débarqua et clopin-clopant Boiselle et sa moitié cherchèrent à
regagner leur domicile, non sans tomber plusieurs fois l'un sur
l'autre.
Les gendarmes arrivèrent sur les entrefaits et prièrent Mme
R.... de reconduire chez eux, ses parents, qui n'en étaient plus
capables. Le père se laissa faire, mais la mère, exaspérée par
les lazzis des gens assemblés autour d'eux, traita les gendarmes
de voleurs, bandits, etc...
Elle sera poursuivie pour insultes à la maréchaussée, et tous
deux, pour ivresse publique et manifeste.
OGEVILLER
Conférence. - Le samedi 13 février. à 14 heures. Salle de la
Mairie d'Ogéviller, M. Duriez, professeur d'Horticulture à
Nancy, fera une Conférence sur la Culture de l'Osier.
Les Cultivateurs sont tous invités à y assister.
REMONCOURT
La plaque de contrôle. - Joseph Baron, 21 ans, maréchal-ferrant,
chez ses parents, à Moussey (Moselle), a récolté un
procès-verbal pour défaut de plaque de contrôle à sa bicyclette.
14 février 1926
BLAMONT
Libéralité. - A l'occasion du mariage de son fils, M. Léon
Bechmann a fait don au Bureau de Bienfaisance, d'une somme de
200 francs. Remerciements.
Vol. - Pendant une courte absence de M. Auguste Paulissen,
coiffeur, on s'est introduit dans son salon de coiffure et on y
a dérobé deux gros flacons d'odeur placés dans la vitrine et un
carton suspendu au mur auquel étaient adhérents huit petits
flacons.
L'auteur de ce vol ne serait pas inconnu, vu qu'il avait dû
remettre du « sent bon » à un jeune homme de la commune, qui en
profita pour asperger d'odeur différentes personnes se trouvant
dans plusieurs cafés.
Auto. - Un procès-verbal a été dressé à Ben Armand, négociant,
pour numéro illisible à sa voiture automobile.
AVRICOURT.
Contraventions. - Pour défaut de permis de circulation et de
permis de conduire ont été relevées contre M. D…, pour défaut de
patente et défaut de permis de circulation, contre M. René
Poirot, au service de M. D… ; pour défaut de déclaration de
profession ambulante, contre M. Saturnin Sobry, marchand
ambulant.
HARBOUEY
Acte de probité. - En rentrant de course, Mme Bridet s'aperçut
qu'un porte-monnaie contenant une certaine somme, avait été
déposée, par mégarde, dans son panier. Elle s'empressa de
remettre ce porte-monnaie à son propriétaire.
Nos félicitations.
21 février 1926
BLAMONT
Collision. - M. Joseph Beckerich. .39 ans, boucher, revenait de
livrer de la marchandise à Domèvre, avec sa voiture automobile,
lorsque remontant la côte de Barbezieux, voyant venir dans sa
direction un camion automobile, il fit appel en veilleuse avec
ses phares, mais aveuglé par les lampes à acétylène du camion
automobile, il fut tamponné par le derrière de ce camion. De ce
fait, la voiture, fortement endommagée, a besoin d'une
réparation d'un millier de francs. Le conducteur du camion de la
Brasserie de Champigneulles, nommé Alexandre Hess, a reconnu
devant témoins, qu'il n'avait pu mettre ses phares en veilleuse
et qui est la cause de ce tamponnement.
AUTREPIERRE
Et la déclaration ? - M. Alph. Rouillon, 40 ans.
boulanger-épicier à Autrepierre, a, pour augmenter ses affaires,
entrepris d'aller vendre des marchandises dans les villages
environnants. Il ne fit pas la déclaration de profession
ambulante. Les gendarmes lui dressèrent procès-verbal.
AVRICOURT
Auto. - Une contravention a été relevée contre Joseph-Lucien
Flayeux, voyageur de commerce à Charmes, pour défaut de plaque
d'identité à son automobile.
L'ivresse. - Carlo Tonni, bûcheron, se trouvant en état
d'ivresse, s'est vu dresser un procès-verbal.
Cyclistes en défaut. - Procès-verbal à Marcel Brogéard, 23 ans,
cultivateur à la ferme des Sallières, près Gogney, rencontré sur
une bicyclette non éclairé malgré l'obscurité.
De même à Joseph Peltre, 25 ans, cultivateur à Maizières-les-Vic
(Moselle), pour s'être servi d'une bicyclette non pourvue
d'appareil sonore.
DOMJEVIN
Obsèques. - Jeudi 18 courant, ont eu lieu à Nancy, les obsèques
de M. Jules-François Grangé, ancien prisonnier de 1870, pris
comme otage en 1914, en sa qualité de maire de Domjevin, décédé
à lngolstadt (Bavière), après 7 mois de captivité le 25 avril
1915, dans sa 71e année.
NOUVEL-AVRICOURT
Grave accident. - Un grave accident s'est produit jeudi dernier
en gare de Nouvel-Avricourt. A 10 h. 1/2 du matin, M. Lemay,
agent de train, dirigeait la manoeuvre d'une rame de wagons en
gare de Nouvel-Avricourt, lorsque son bras ayant heurté un
poteau, il fut précipité par le choc sous les roues des wagons.
On se précipita à son secours ; le malheureux avait le bras et
l'épaule gauche littéralement broyée. Il fut immédiatement
emmené à l'hôpital de Strasbourg. Bien que grave, son état n'est
pas désespéré.
REMONCOURT
Cycliste en défaut.- Emile Claudot. 29 ans. bûcheron a Moussey
(Moselle), s'est vu dresser procès-verbal, pour s'être servi
d'une bicyclette non pourvue de plaque ni d'appareil sonore.
28 mars 1926
BLAMONT
Police des Etrangers. - Le manoeuvre Louis Boldrini, qui ne
possède ni carte d'identité ni extrait d'immatriculation, a été
l'objet d'un procès-verbal.
AVRICOURT
Ambulant en défaut. Salmi Mohamed. 23 ans, marchand ambulant à
Sarrebourg s'est vu dresser un procès-verbal pour non possession
du récépissé de déclaration de profession ambulante.
DOMJEVIN
Vol. - Travaillant à la construction d'un four, M. Jean Chaine
oublia de reprendre, à midi, son veston qu'il avait suspendu à
proximité de son chantier. A son retour, il s'aperçut qu'il
avait été délesté de son portefeuille renfermant un millier de
francs. Il a déposé une plainte.
REMONCOURT
Exploit de poivrots. - Les Italiens Antonio Ferrari. 19.ans ;
Vito Mazzocoto, 29 ans ; Jean Lucas, 27 ans, manouvres,
travaillant sur la voie ferrée et demeurant tous trois à
Avricourt, ayant terminé leur travail vers 14 h., décidèrent
d'aller passer leur après-midi à Remoncourt. Ils entrèrent au
café Malgras et n'en sortirent que le soir vers 19h.,
complètement ivres. Ils se dirigèrent alors vers Avricourt.
Arrivés à hauteur du bois de Rappes. ils aperçurent un traîneau
servant à sortir du bois de la forêt. Immédiatement, Ferrari et
Mazzocoto mirent ce traîneau en travers de la route.
M. Louis Humbert, 37 ans, garde particulier à la ferme de
Belcourt, et M. Marcel Gérardin revenaient d'Avricourt, en
bicyclette. M. Gérardin. qui précédait de quelques mètres M.
Humbert. aperçut l'obstacle, sauta de sa machine tout en
prévenant M. Humbert, mais celui-ci. Emporté par sa vitesse,
vint se jeter contre le traîneau et en fut quitte avec des
égratignures, mais sa bicyclette est sérieusement endommagée.
Les trois Italiens ont récolté chacun un procès-verbal pour
ivresse ; Mazzocoto en eut un second pour défaut de visa de sa
carte d'identité, et le cafetier Ferdinand Malgras eut, lui
aussi, son procès-verbal pour avoir servi à boire à des clients
jusqu'à ivresse complète.
4 avril 1926
BLAMONT
Incendie. - Dans la nuit du 28 au 29 mars, un hangar dépendant
des Etablissements Fensch et Labourel a été complètement la
proie des flammes. Les dégâts s'élèvent à 8.000 francs.
On ignore les causes de cet incendie, mais un ouvrier, M.
Bathelot, avait remarqué, il y a quelques semaines, que
différents objets renfermés dans le dit hangar avaient été
déplacés et qu'une bâche recouvrant une machine et une paire de
chaussons et sabots avaient été brûlés.
AVRICOURT
L'Art à l'École. - Le samedi 3 avril, à 20 heures précises, dans
la vaste salle du cinéma Loeffler, l'Art à l'Ecole offre une
soirée récréative au profit de l'oeuvre des Pupilles de l'Ecole.
Au programme quelques contes de Fernand Rousselot; « Le
Misanthrope et l'Auvergnat », comédie de Labiche ; « La noce de
not' Ugène », comédie d'Emile Badel.
Deux heures de fou-rire.
Etranger. - Les gendarmes ont verbalisé contre Vito Mazzocoto,
manoeuvre, pour défaut de carte identité.
Ivrognerie.- Amédée Maillard, 38 ans, domestique de culture,
s'est vu dresser procès-verbal pour ivresse.
Menaces et violences.- M. Louis Trente, 57 ans, retraité,
possède une petite maison qu'il avait louée à Joseph Iuncker. 48
ans, bûcheron. Il fit signifier à son locataire de déménager,
car il voulait l'habiter lui-même, pour le 1er avril.
Le 30 mars, vers 13 h. 30. ils se sont disputés au sujet du
paiement, l'un offrant du bois et l'autre refusant d'en prendre
livraison.
M. Trente prétend avoir été pris au collet par M. luncker, qui
ensuite le menaça.
DOMJEVIN
Etranger. - Joseph Brouer. 22 ans. garçon de culture, qui faute
d'avoir renouvelé sa carte d'identité, par suite du manque de
photo, prétend-il, a été verbalisé.
Vol de canards, c'était un « canard » ! - Mme Marie Crouzier. 48
ans, et M. Gustave Ditter, 48 ans, boucher. avaient remarqué le
28 mars, qu'il leur manquait une dizaine de canards, aussi en
firent-ils part aux gendarmes en tournée, qui s'empressèrent
d'enquêter, sans résultat.
Quelle ne fut pas la surprise des plaignants, lorsque le 29 au
matin. ils aperçurent leurs palmipèdes chantant couac, couac,
couac, avec leurs congénères..
EMBERMENIL
Contraventions.- Relevées à la charge de : Augustin Kosnac.
manoeuvre, pour défaut de carte d'identité; Joseph Cagné.
Cultivateur, pour défaut de lanterne à sa voiture en l'obscurité
; Emile Boiselle, manoeuvre, pour circulation de nuit sur
bicyclette non éclairée.
Plainte. - Il a été relaté que M. Auguste Carrière, 50 ans,
manoeuvre, avait déposé une plainte, pour coups, contre M. Léon
Verrelle, exploitant de carrière à Baccarat. A ce sujet, M.
Verrelle déclare qu'il n'a nullement frappé M. Carrière, mais
qu'il a été, au contraire, provoqué et menacé par lui, et que,
dans ces conditions, il porte plainte également.
Espérons que l'enquête de gendarmerie éclaircira cette affaire
bien embrouillée.
Sans guides. - Contravention a été relevée par les gendarmes,
contre M. Charles Gérardin, cultivateur à Vého, pour défaut de
guides à son attelage.
LEINTREY
Et la déclaration ? - Georges Frérot, marchand ambulant,
demeurant à Héming (Moselle), exerce depuis plusieurs mois le
commerce de volailles, mais il omit de faire sa déclaration de
profession ambulante ; il récolta de ce fait un procès-verbal.
Ayant avec lui son chien auquel il n'avait point mis de collier,
Frérot se vit dresser un second procès.
11 avril 1926
AVRICOURT
Coup double. - Joseph Bresse, 26 ans, chauffeur-mécanicien au
garage Weiller frères, à Morhange (Moselle), était venu faire un
tour à Avricourt. Les gendarmes lui demandèrent à voir ses
papiers. Ne pouvant les montrer, il récolta deux procès-verbaux
: pour défaut de permis de circulation ; défaut de déclaration
d'automobile et de permis de conduire.
Et la carte d'identité ? - Pour défaut de carte d'identité
obligatoire pour Ies étrangers, procès-verbal a été dressé à
Pietro Tassera, 38 ans, cimentier, domicilié rue Erckmann, 20, à
Lunéville; Giuseppe Casamaro, 26 ans, manoeuvre, domicilié à
Avricourt (Moselle).
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Collision d'autos. - Le 3 avril, vers 7 heures du soir, sur la
route n° 4, votre Domêvre et Ogéviller, une voiture conduite par
M. Gustave Féron, représentant de commerce à Strasbourg, a été
tamponnée par une voilure venant derrière lui et qui voulait le
doubler.
Le choc fut violent et les dégâts occasionnés à la voiture de M.
Féron sont importants. Fort heureusement, il n'y eut à déplorer
aucun accident de personne.
Sans se préoccuper des dégâts non plus que de l'occupant de la
voilure tamponnée, l'auto inconnue fila à toute vitesse. Pas
assez vite cependant pour que M. Féron ne constatât que la
voiture en question était une torpédo de quatre places, portant
le numéro 9276.
La gendarmerie retrouvera facilement, dans ces conditions, le
fuyard.
18 avril 1926
AVRICOURT
Carte identité. - Florian Horecky, 22 ans, domestique de
culture, à Romécourt, écart d'Azoudange (Moselle), pour défaut
de renouvellement de sa carte d'identité, a été l'objet d'un
procès-verbal.
HALLOVILLE
Registre de logeur. - Jules Cuny. 45 ans, maçon, dont le
registre de logeur était mal tenu, récolte une contravention.
XOUSSE
Cycliste en défaut. - Un procès-verbal a été dressé contre Jacob
Gotlieb, marchand de peaux de lapins, pour bicyclette sans
plaque d'identité.
25 avril 1926
BLAMONT
Coups. - M. Louis Geyer, 47 ans, manoeuvre à Blamont et ancien
débitant, déménageait, lorsqu'il vit passer un de ses anciens
pensionnaires. le Polonais Théodore Wodraw. 36 ans, carrier à
Frémonville, qui lui devait la somme de 32 fr. et qu'il réclama
; pour toute réponse. Théodore Wodrow appliqua sur le visage de
Geyer un formidable coup de poing qui lui mit le nez en compote.
Comme tous deux étaient quelque peu en état d'ivresse, ils
écopèrent chacun un procès-verbal,
AUTREPIERRE
Permis de conduire ? - M. François D…, cultivateur. 33 ans, fut
rencontré circulant à motocyclette sans permis de conduire, par
les gendarmes, qui lui dressèrent une contravention.
BURIVILLE
Fermeture tardive. - Ayant obtenu une permission de rester
ouvert, la nuit du 17 au 18 avril, pour un bal de noce, Louis
Binetruy, 36 ans, cafetier, se crut autorisé à ne pas fermer à
l'heure réglementaire, le dimanche 18. Les gendarmes lui
prouvèrent le contraire en verbalisant.
CHAZELLES
Vol de lapins. - Le dimanche 18, vers 5 heures du matin, M. Ch.
Sido, cultivateur, visitant son clapier, situé dans une baraque
attenant à sa maison, constata la disparition de deux nichées de
lapins dont les jeunes laineux avaient déjà un mois.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Police des Etrangers. - Nicolas Kartorskine, 39 ans,
charpentier, n'a pas cru devoir faire viser son extrait
d'immatriculation. Un procès-verbal l'amènera devant le Tribunal
correctionnel pour y répondre de ce fait.
La brocante. - Eugène Dechamp. 44 ans, brocanteur, invité par
les gendarmes à montrer son registre de brocanteur, leur
présenta un registre sur lequel il n'avait fait pas inscrit les
achats de vieux métaux qu'il avait fait. Procès-verbal lui a été
dressé.
DOMJEVIN
Elections municipales. - Aux scrutins des 11 et 18 avril, ont
été élus Conseillers: MM. Félicien Gérard, Louis Mollard, Eugène
Hefter, Edmond Brégeard, Emile Stourm, Edmond Dulcy, Emile
Brégeard, Charles Chatel, Edmond Chatton, Emile Parmentel.
EMBERMENIL
Cycliste en défaut. - Marini Fortimato, bûcheron, a été l'objet
d'un procès-verbal pour bicyclette sans plaque d'identité.
2 mai 1926
BLAMONT
Ivresse. - Procès-verbal a été dressé à Louis Bagard, 48 ans,
manoeuvre, qui déambulait dans les rues, ayant bu un coup de
trop.
Mme Denette, débitante, écope de ce fait également un
procès-verbal, pour avoir servi à boire à Bagard.
AVRICOURT
Les Etrangers. - Des procès-verbaaux ont été dressés contre :
Jean Mlodriankowski. domestique de culture à Moussey, pour
défaut de permis de récupération ; Attilio Violini, plâtrier à
Guebwiller, pour défaut de visa à ses pièces d'identité ;
François Perruchetti, plâtrier, pour défaut de récépissé ;
Pierre Garfoli, manoeuvre, pour s'être servi d'une bicyclette
dépourvue de plaque de contrôle, d'appareil avertisseur et de
lanterne.
LEINTREY
Police des cafés. - Contravention a été relevée à la charge de
Mme Gaullet. née Joséphine Breton, débitante, pour débit
clandestin de spiritueux et fermeture tardive de son
établissement.
Police des Etrangers. - Plusieurs contraventions ont été
relevées contre Paul Kugynschy, manoeuvre, pour défaut de carte
de récupérateur, de carte d'identité et d'extrait
d'immatriculation.
OGEVILLER
Plaque à vélo. - Procès-verbal à Nicolas Brickler. 25 ans,
manoeuvre à Moyenvic-la-Grande. rencontré pédalant sur un vélo
dépourvu de sa plaque d'identité.
9 mai 1926
BLAMONT
Pour le salut du Franc. - On nous informe que le nouveau
propriétaire d'un de nos principaux cafés-brasseries a
l'intention de verser le produit de la recette d'une journée
entre les mains du Percepteur, au titre de contribution
volontaire, pour le salut de notre franc...
II est souhaitable que ce geste patriotique soit imité par tous
ses collègues du pays et de la région.
La Vie Sportive. - La nouvelle annonçant, dans un de nos
précédents numéros, la course sur route qui doit se faire fin
mai, a fait beaucoup de bruit ; certains étaient persuadés que
l'on ne pouvait plus trouver de coureurs ; d'autres, les
profanes, qui voudraient avoir une épreuve tous les dimanches,
demandaient à tout sportif : « Mais qu'attend-on à Blâmont, pour
nous faire courir ? »
Aussi, à peine annoncée, cette nouvelle épreuve promet d'obtenir
un succès éclatant, tant delà part des jeunes de l'U.S.B. qui
veulent montrer que ni la distance, ni les quelques côtes du
parcours ne peuvent les arrêter : de même de la part de généreux
sportmen qui désirent encourager les sports, ainsi que les fêtes
ou démonstrations en ville. A ce sujet, notons le joli geste de
MM. H. Moyen ; G. Duchamp ; Tranchant, agent de ‘Peugeot' ;
Marcel Péché, directeur d'assurances ; Bertrand, représentant en
T. S. F. ; Raimond, coiffeur; Kallenbrum, agent de ‘Ford';
Dessaux, le nouveau gérant de la Société Nancéienne
d'Alimentation ; Ch. Roch, l'ébéniste et marchand de meubles de
la place Carnot, etc., etc., qui nous ont promis chacun une
prime en espèces ou en nature.
Signalons encore les engagements qui nous sont déjà parvenus de
: D. Badiaia, R. Piguet, F. Perrin, F. Petitfils, Paul Ganet.
ainsi qu'un petit team de ‘La Pédale', la nouvelle et déjà si
prospère société de Baccarat.
Nous publierons prochainement le règlement de la course, ainsi
que la liste des prix. On s'engage toujours chez M. Georges
Colas. Café du Commerce.
IGNEY
Vol d'arbustes. - M. Paul Feltmann, employé à la Cie de l'Est.
25. rue de Belfort. à Nancy, possède au lieu dit « Le Puits de
Puttigny », un verger dans lequel il lui fut dérobé deux
arbustes greffés il y a deux ans. L'auteur du méfait est
inconnu.
16 mai 1926
BLAMONT
Obsèques. - Samedi 1er mai, étaient célébrées, à Blâmont, les
obsèques de notre ami, M. Stanislas Marchal, propriétaire. Le
deuil était conduit par Mme Stanislas Marchal, son épouse; M. et
Mme René Marchal-Gauche, M. et Mme Christian Marchal, M. Lucien
Marchal, M. et Mme Albert Clément-Marchal, ses enfants, et les
autres membres de la famille. On remarquait dans l'assistance,
M. Labourel, maire de Blâmont; l'amiral Lafrogne. MM. Diot et
Crouzier, notaires; l'abbé Gauche, curé de Gemonville, et un
grand nombre de personnalités locales.
Une grande partie de la population blâmontaise a tenu à conduire
à sa dernière demeure Stanislas Marchal, qui fut toujours un
homme de bien, bon époux, bon père, bon citoyen, bon
travailleur, toujours prêt à rendre service à ses semblables,
âme éprise des plus hauts sentiments de justice et d'humanité.
Nous offrons à Mme S. Marchal et à ses Enfants l'expression de
nos sincères et religieuses condoléances.
La vie sportive. - Nous donnerons dans un de nos prochains
numéros le règlement de la course sur route qui se disputera le
dimanche 30 mai.
AVRICOURT
Etranger en défaut. - procès-verbal a été dressé à Franz
Zilinski, domestique de culture, pour ne pas être en possession
d'une carte d'identité et d'un extrait d'immatriculation,
obligatoires pour les étrangers.
Et le permis ? - Une contravention a été relevée contre M.
Raymond Job, marchand de bestiaux à Sarrebourg. pour automobile
dépourvue du permis de circulation.
SAINT-MARTIN
Le bois mort. - M. Charles Claudin, cultivateur, avait entrepris
pendant l'hiver l'abattage d'une coupe. Comme payement. il avait
les branches d'arbres. Le 2 mai. il s'aperçut qu'environ un
stère et demi avait été enlevé par M. Joseph Jacquemin, 67 ans,
vannier, qui l'avait ramassé, croyant que c'était du bois mort.
M. Jacquemin a offert de dédommager M. Claudin.
23 mai 1926
BL AMONT
Un Appel aux Maires du Canton. - M. Lucien Labourel, maire de
Blâmont, appuyé par M. de Turckheim, conseiller général. et M.
Adam, conseiller d'arrondissement du canton, adresse à chacun
des Maires, l'appel suivant :
« Le Comité d'Arrondissement pour la Contribution Volontaire,
constitué à Lunéville, sous la présidence d'honneur de M. le
Sous-Préfet, m'invite à créer un Comité Cantonal. MM. les Maires
des Communes du Canton sont priés d'en faire partie, ainsi que
toutes les personnes animées du désir de collaborer à son
succès.
« Je compte donc, Monsieur le Maire, sur votre acceptation, qui
me permettra de vous inscrire comme membre correspondant du
Comité Cantonal pour votre commune. En outre, je vous prie de
vouloir bien solliciter les concours que vous rencontrerez
(adjoint, curé, instituteur ou institutrice, etc.), ainsi que
toutes autres personnes qui vous sembleront qualifiées.
« Afin de me permettre de fixer au plus tôt la composition du
Comité Cantonal, je vous prie de m'adresser dès que possible (en
tout cas avant la fin de la semaine). la liste des personnes de
votre commune qui auront accepté d'en faire partie.
« Je vous tiendrai ensuite au courant des moyens d'action qui
seront envisagés ou qui me seront transmit par le Comité tout
nous informe aussi qu'il offre en d'Arrondissement. Parmi ces
moyens, est envisagée une réunion au cours de laquelle M. le
Sous-Préfet se propose de faire un exposé de la question.
« Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'assurance de ma haute
considération. »
» Labourel, maire de Blâmont; Adrien de Turckheim, conseiller
général ; Félix Adam, cons. d'arrondt., membres du Comité
d'Arrondissement pr la Contribution Volontaire.
La Vie Sportive. - Voici le Règlement de la Course sur route
annoncée dans nos précédents numéros :
Art. 1er. - la course de 30 km organisée avec le concours de
nombreux commerçants de Blâmont, se disputera le Dimanche 30
mai, sous les Réglemente des Courses Cyclistes.
Art. 2. - La course est ouverte à tous les Coureurs
non-licenciés de l'Arrondissement.
Art. 3. - Des contrôles volant» fonctionneront à Badonviller
(carrefour de la route de Badonviller-Cirey) ; Cirey, café
Bénédic ; Frémonville, café de l'Union.
Art. 4. - Tout changement de machine est interdit ; la Course se
disputera sans entraîneurs ni suiveurs.
Art. 5. - L'itinéraire, sauf modification dont se réservent le
droit les organisateurs, à charge par eux d'en avertir les
coureurs avant le départ, est ainsi fixé : Blâmont, Barbas.
Nonhigny, Montreux, carrefour de la route Badonviller-Cirey,
Bréménil, Petitinont, Cirey, Frémonville et Blâmont.
Art. 6. - Les engagement» sont reçus par M. Georges Colas, café
du Commerce ; ils seront clos le jeudi 27 mai. à 18 h.
Art. 7. - La plus grande prudence est recommandée aux coureurs,
les organisateurs déclinant toute responsabilité en cas
d'accidents dont pourrait être cause ou victime un coureur.
Art. 8.- Toute réclamation de la part des engagés devra être
faite dans les 24 heures, au Café du Commerce. Les prix seront
distribués après homologation de la Course, c'est-à-dire le
mardi 1er juin, à 20 heures.
Art. 9. - La remise des dossards aura lieu à 13 h. Hôtel des
Vosges; le départ sera donné à 14 h. précises devant la
Brasserie G. Colas, place Carnot. L'arrivée sera jugée rue des
Capucins, en face le Café-Restaurant Badiali.
Art. 10. - Plus de 250 francs de prix en espèces et en nature
sont affectés à cette épreuve ; en outre, de nombreuses primes
se disputeront en cours de route.
Art. 11.- Le fait d'être engagé indique que les coureurs auront
pris connaissance du présent Règlement et qu'ils en acceptent
toutes les clauses.
P. S. - Nous rappelons que tous les prix seront exposés à partir
du Dimanche 16 mai, à la vitrine du magasin d'ameublement
Charles Roch, place Carnot.
L'organisation de la Course Cycliste Blâmont- Badonviller- Cirey-
Blâmont est complètement terminée ; les dernières dispositions
ont été prises pour que cette épreuve obtienne un succès
éclatant.
Des autos, mises à la disposition des dirigeants et conduites
par MM. Tranchant, agent de ‘Peugeot' ; Paul Lévy, Ch. Roch.
Joseph Kennel, le dévoué entrepreneur de transport, assureront
la bonne marche de l'épreuve pendant tout le parcours… Et les
primes sont encore venues grossir le lot des nombreux prix de la
course ; notons en passant celles offertes par MM. Jean Crouzier,
notaire; René Delettre, Léon Claudel, Simonin, boulanger; Joseph
Rung, peintre; Thomassin, tissus et confections; P. Schlutz.
vins en versos; Robert Divoux, de Baccarat; Paul Schnoor, le
sympathique tailleur de la Grande-Rue, etc....
Un des sportsmen qui compte parmi les plus dévoués à Blâmont,
Robert Mantout, nous informe aussi qu'il offre en prime, 3
kilogr. de ‘knackwurst', la spécialité de la maison, dont les
gourmets font à bon droit tant d'éloges.
Rappelons aux intéressés que l'aimable propriétaire du
Café-Restaurant Badiali, mettra une chambre à leur disposition,
pour y déposer leurs effets.
Jeunes Coureurs ! Hâtez-vous ! et engagez-vous avant le jeudi 27
mai, dernier délai, chez Georges Colas, Café du Commerce.
La Contribution Volontaire. - Nous avons annoncé dans un
précédent numéro qu'un Cafetier de la ville avait l'intention de
verser la recette d'une journée pour le « salut du franc ».
C'est notre ami Georges Colas, le nouveau propriétaire du Café
du Commerce, qui veut aussi pour sa part contribuer à la relève
du franc. A ce sujet, nous sommes heureux de faire connaître les
principaux points de cette journée de la Contribution
Volontaire.
Le matin de la date fixée et annoncée, un tronc sera mis sous
scellé par Me Malo, huissier, assisté de deux témoins. MM.
Labourel, maire de Blâmont, et Jean Crouzier, notaire, et sera
laissé à la disposition des clients pour y verser eux-mêmes le
prix de leurs consommations. Le lendemain, Me Malo, en présence
des témoins, prélèvera la recette complète de la journée, qui
sera mise de suite entre les mains du Comité chargé de la
centralisation des fonds pour la Caisse d'Amortissement.
Souhaitons que, pour ce jour, notre ami Georges Colas reçoive la
visite de tous les Blâmonlais et... Blâmontaises.
AVRICOURT
Inauguration du Monument. - L'inauguration du Monument aux
Enfants d'Avricourt morts pour la France et la remise de la
Croix de Guerre à la Commune auront lieu le dimanche 6 juin,
sous la présidence effective de M. le Préfet de
Meurthe-&-Moselle, de M. Lebrun, vice-président du Sénat,
président du Conseil Général, ancien ministre: de M. Mazerand,
député, président d'honneur du Comité d'Erection du Monument, et
de M. le général de Brantés, commandant la 3e Division de
Cavalerie, à Lunéville.
L'Étoile de l'indépendance d'Avricourt (Moselle) et
l'industrielle, fanfare et chorale des Établissements Mazerand,
prêteront leur concours à la cérémonie dont voici le programme :
Samedi 5 juin : 18 h. Sonnerie des cloches en volée et
Pavoisement.
Dimanche 6 juin : 6 h., Sonnerie de cloches; 9 h., Service
religieux à l'Eglise ; à l'issue du Service, Bénédiction du
Monument ; à 10 h. 30, Réception des Autorités à la Mairie; à 11
h., Inauguration du Monument et Remise de la Croix de Guerre; à
12 h. 30, Banquet; à 14 h… Concert par l'industrielle sur la
place de la Gare ; 20 h., Illuminations.
Ambulants en défaut. - Des contraventions ont été relevées à la
charge de Rosa Allier, marchande ambulante, pour défaut de
récépissé de déclaration et de patente; d'Émile Nenner, marchand
ambulant, pour défaut de patente et de récépissé de déclaration
de profession ambulante.
Plainte. - Mme Albert Humblot, débitante, a porté plainte contre
le sieur Bizard, pour insultes et menaces.
Ce dernier se trouvant en complet état d'ivresse, Mme Humblot
avait refusé de lui servir à boire.
Arrestation.- Le 18 mai, la gendarmerie a arrêté Paul-Charles
Baudot. 32 ans, chauffeur d'auto au service de M. Ruyer,
fromager à Avricourt.
Un jour qu'il avait bu plus que de coutume, il s'était vanté
qu'en 1912, il avait été condamné aux travaux forcés a
perpétuité, pour tentative d'homicide volontaire, par la Cour
d'Assises de la Seine, celle-ci commuée en 10 ans de réclusion
et 20 ans d'interdiction de séjour dans le département de
Meurthe-&-Moselle.
Baudot est originaire de Bacourt (Moselle); il se disposait à
quitter Avricourt, déclarant qu'il n'était pas en sûreté.
GOGNEY
Contravention. - Les gendarmes ont verbalisé M. Émile Vouaux.
cultivateur, pour avoir laissé ses chevaux en liberté sur la
voie publique.
VERDENAL
Vol de volailles. - Il a été dérobé au préjudice de Mme George,
quatre canards estimés 100 francs.
Mme Caillaux a découvert et ramené à Mme George, un canard à
moitié mort.
30 mai 1926
BLAMONT
Querelle de dames. - Mlle Augustine Mangin, 50 ans, repasseuse,
vit en mauvaise intelligence avec sa voisine, Mme Bridey
Céleste, 34 ans. Le 20 mai, dans la matinée, les deux femmes se
rencontrèrent dans l'escalier, lequel est mitoyen. D'aigres
propos furent échangés, pelle à main et balai se levèrent, puis
s'abattirent. Mlle Mangin dit avoir été menacée et frappée « Ce
n'est pas vrai », déclare son adversaire. « c'est elle qui m a
battue ». La justice tachera de s'y reconnaître.
ANCERVILLER
Adjudication de travaux. - Samedi après-midi a eu lieu, à la
préfecture, l'adjudication des travaux communaux ci-après :
1er lot. - Aménagement des voies de communication à Ancerviller;
embellissement et extension du village ; construction d'un
réseau d égouts. Montant. 426 446 fr. ; adjudicataire. MM.
Antonini et Maire, avec surenchère de 12,50 %, sauf approbation
du conseil municipal.
2e lot. - Travaux de réparation aux bâtiments communaux. 36.664
fr. M. Bancon, à Baccarat, surenchère, de 13 %.
EMBERMENIL
Le chien féroce. - Le 19 mai, le burger Geoffroy Huerner était
rentré au village pour manger la soupe, laissant ses moutons
parqués. Quand il revint, il constata qu'un chien appartenant à
M. Emile Desboeufs s'était introduit dans le parc et avait mordu
avec une véritable férocité trois brebis et cinq agneaux. Les
pauvres bêtes sont terriblement abîmées. Plusieurs agneaux
devront être sacrifiés.
Le propriétaire du berger estime à 1.000 fr. le préjudice qui
lui est causé et dont le propriétaire du chien est évidemment
responsable.
6 juin 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - La très belle course organisée dimanche
dernier, a obtenu, comme il fallait s'y attendre, le plus
éclatant succès, succès sans précédent dans les annales
sportives de notre cité.
Il est vrai que les dirigeants avaient fait l'impossible pour
cela ; toute la semaine, ils s'étaient donné un mal incroyable
pour que tout s'exécute de façon parfaite. aussi bien les
opérations de départ et d'arrivée que l'ensemble de la course
elle-même. Ils ont droit ù tous nos remerciements. et nous ne
leur ménageons pas.
Associons-leur, comme de juste. MM. Jean Carré, Kintzler, café
des Halles; Thomas. café-bal du Centre ; P. Schnorr; la Bière
'Export' de Baccarat, etc.... qui, par leurs nombreux prix, ont
permis de doter richement cette épreuve, ainsi que MM.
Tranchant. Léry, Rock. Kennel, qui mirent leurs voitures à la
disposition des organisateurs et qui, par leur présence, ont
encore rehaussé l'éclat de cette fête.
Dès 13 h., une affluence inaccoutumée règne sur la coquette
place Carnot, où a lieu la remise des dossards suivie de la
signature des engagés ; 25 concurrents, appartenant à l'U.S.B.,
ainsi qu'aux différents clubs de la région ; « Pédale » de
Baccarat. Badonviller, Cirey, etc., s'alignent sous les yeux du
starter, le sympathique M. Tranchant, et, après un dernier appel
et les ultimes recommandations, notre ami leur donne le signal
de départ.
La course sert déroulée ensuite avec les petits incidents
habituels, au cours desquels les malchanceux ont pu se compter.
Néanmoins, tout en rendant hommage à la qualité de tous les
engagés, on peut dire que le vainqueur: Louis Michel, de la
jeune, mais déjà si prospère société de Baccarat, « La Pédale ».
a bien mérité sa victoire.
Les arrivées : 1er Louis Michel, de la « Pédale » de Baccarat, en
1 h. 6', sur bicyclette Terrot. avec pneus Hutchinson ; 2e
Pierre Colin; 3e Albert Mangeot; 4e André Glay; 5e Louis Grivel
; 6e Paul Galet; 7e Dominique Badiali; 8e L. Laurent; 9e Paul;
10e L. Didierjean ; 11e Romano ; 12e R. Seyer ; 13e R. Agelot:
14e Roméo Badiali ; 15e Bas.
Pour terminer, n'omettons pas d'adresser les plus flatteuses
louanges aux Municipalités de Biâmont. Badonviller et Cirey.
pour le service d'ordre impeccable assuré par la police locale,
à qui nous adressons aussi nos plus cordiales félicitations.
Excursion en autocar. - La Société « Les Bons Amis de Blâmont »
organise, pour la journée du Dimanche 13 juin, une excursion de
100 km en autocar, avec arrêt au Donon, pour déjeuner.
Prix du voyage : 20 fr. par personne. Pour se faire inscrire et
pour tous renseignements, s'adresser Café du Commerce, place
Carnot, avant le 11 juin, dernier délai.
Délit de chasse.- M. Constant Hertz. 68 ans, propriétaire à
Blâmont. a un chien de chasse qui n'a pas besoin de fusil ni de
permis surtout pour chasser le lièvre. Le 1er juin, le chien de
M. Hertz a été reconnu pour avoir pris, au lieu dit Moyen-Pré,
un jeune levraut, que son maître prétend être un lapin.
DOMJEVIN
Les Etrangers. - Guillaume Vitelet, 51 ans. paveur à Malzéville,
son fils Henri. 18 ans, ont récolté chacun un procès-verbal pour
défaut de carte d'identité ; de plus, le fils en eut un second
pour défaut d'extrait d'immatriculation.
Menaces. - Le 28 mai, vers 19 h. 1/2. M. René Grandelaude était
devant chez lui, lorsque le Sarrois Joseph Bréner, 22 ans,
terrassier, passa et, avec un manche de pioche, cassa une lame
de persiennes. M. Grandelaude l'interpella et lui dit son
intention d'aller prévenir le Maire de la commune. Furieux.
Bréner l'insulta et le menaça.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Epave. - Sur la route. M. Louis Bénédic a trouvé une fourrure,
qu'il a déposée à la Mairie.
13 juin 1926
BLAMONT
Blâmont: MM. Labourel, maire; de Turckheim. conseiller général;
Bechmann, Caen, Goll, Diot, Crouzier, Malo, Du Pont de Romémont,
Martin, Seignabol, Lange, Fiel, Colas, Hanriot, Dufour, Gérard,
Robert Mantout. Zéliker.
Amenoncourt : M. Ary, maire.
Ancervillier : M. Pierre Colin, maire.
Autrepierre: M Camille Perrin, maire.
Avricourt: MM. Loeffler, maire, Haas, Rietsch, Guitton, Bolland,
Knebel, Léger, Louis, Louviot, Orth, Pérot, Uly, Mme Guittin et
Vagner.
Barbas: M. Léon Hainzelin, maire.
Blémerey: MM. Marc Henry, maire: Dumas, Jarsau.
Buriville : MM. Mellé. maire; Dort, Jules Mellé. Edmond Mangin.
Chazelles : M. Aimé Coster, maire; Mme Galand.
Domèvre-sur-Vezouze : MM. Voissement. maire; André Marlot, Piot.
Domjevin : MM. Hefter, maire ; Félicien Gérard, Hollard, Emile
Brégeard, Edmond Brégeard, Emile Stourm, Edmond Chatton, Edmond
Dulcy, Parmentel, Chatel, René Aubriot.
Emberménil : MM. Alison. maire; Valentin, Dieudonné, Albert
Vautrin.
Fréménil: MM. Adam, maire, conseiller d'arrondissement: Benoit,
Kretz, Susset.
Frémonville : M. Demange, maire.
Gogney : M. Aubry, maire.
Gondrexon : M. Cotel, maire.
Halloville : MM. Martin, maire: Désiré Gérard.
Harbouey: M. Odinot. maire.
Herbéviller: M. Schertz, maire.
Igney : M. Piot, maire.
Leintrey : M. François, maire.
Montreux : MM. Martin, maire, Gondrexon : Mme Hard.
Nonhigny : M. Gérard, maire.
Ogéviiler: MM. Picaud, maire; Simonet Jules, Morel, Cherrier,
Marius Énel, Burgun.
Reclonville : M. Georges, maire.
Reillon: M. Maire, maire; Mme Jacquot.
Remoncourt: M. Valter. maire.
Repaix : M. Lécrivain, adjoint.
Vaucourt: MM. Humbert, maire; Boileau, Abba.
Vého : M. Gérardin, maire.
Xousse : M. Barthélemy, maire ; M. Priat, Mme Colombain.
Verdenal: M. Georges, adjoint.
Saint-Martin : M. Pierron, maire.
Le Bureau ou Commission Permanente de ce Comité a été composé
comme suit : MM. Labourel, président ; de Turckheim et Adam,
vice-présidente; Crouzier. secrétaire; Du Pont de Romémont et
Martin, trésoriers; Caen, Goll et Gérard, membres.
La Contribution Volontaire. - Comme nous l'annoncions la semaine
passée, le propriétaire du Café du Commerce a organisé, vendredi
dernier 4 juin, la journée de la Contribution Volontaire. A 7
h., Me Malo, huissier, assisté de ses deux témoins, pour les
scellés sur l'urne qui devait recevoir le prix des
consommations. Toute la journée et jusque la fermeture de
l'établissement, nombreux furent les clients qui rendirent
visite à notre ami.
MM. Caen, président actif de l'A.M.C. du canton de BIâmont ; le
Dr Hanriot, entr'autres, le félicitèrent pour son bel exemple
généreux. Le lendemain, en présence de Me Malo, la recette fut
comptée et elle s'éleva à la jolie somme de 419 francs 35, qui
va être remise entre les mains du Comité Cantonal chargé du
Relèvement du Franc.
Félicitations à nouveau, notre ami. M. Georges Colas ; soyons
assuré qu'il ne sera pas le seul et que de nombreux collègues
suivront son exemple.
La Vie Sportive. - La nouvelle Société de Baccarat, La Pédale,
organise, pour le dimanche 20 juin, une Course sur route de 50
km, avec contrôle fixe et signature place Carnot, à Blâmont.
Cette épreuve, dotée de nombreux prix, doit remporter un beau
succès, nul doute que les jeunes de l'U.S.B., qui ont promis
leur concours, ne figurent dans les premières places.
Engagement gratuit : Brasserie Georges Colas, à Blâmont,
Jusqu'au jeudi 17 juin inclus.
Blessée par une auto. - Le 8, vers 11 heures 1/2, la jeune
Albertine Stassard, sortant précipitamment du domicile de ses
parente, voulut traverser la rue et ne voyant pas venir une
automobile conduite par M. Marcel Sabron, directeur du cabinet
Locard, fut tamponnée par celle-ci.
M. Sabron transporta la petite chez M. le Dr Thouar, qui lui
prodigua les soins nécessaires à son état et a délivré un
certificat médical.
AVRICOURT
Arrestation. - En vertu d'un extrait de jugement du 17 octobre
1923, le condamnant par défaut à 8 jours de prison, pour vol
commis le 11 août 1923, la gendarmerie a arrêté Emile Meunier,
35 ans, domestique de culture, au Moulin de Hesse (Moselle).
IGNEY-AVRICOURT
Obsèques. - Jeudi matin ont eu lieu, au milieu d'une foule émue
et sympathique, les obsèques de M. Michel Karman, retraité de la
Cie de l'Est, décédé à l'âge de 72 ans.
Rien ne faisait prévoir la fin de cet homme de bien : dimanche
dernier encore, lors de l'inauguration du Monumentaux Morts, M.
Karman s'était chargé de l'ornementation et des travaux à la
Chapelle.
M. Karman était le beau-père de M. Justin Calame, auquel nous
adressons, ainsi qu'à toute la Famille, nos plus sincères
condoléances.
VAUCOURT
Etranger en défaut. - procès-verbal a été dressé à Joseph
Devallier, 29 ans, maçon, à Lagarde (Moselle), cour défaut de
carte d'identité et d'extrait d'immatriculation.
16 juin 1926
AVRICOURT
Inauguration du Monument aux Morts
Avricourt a, dimanche 6 juin, solennellement inauguré le
Monument élevé à la mémoire des Enfants de la commune (23) Morts
pour la Patrie, et auxquels elle avait tenu à donner ainsi un
pieux hommage de reconnaissance.
Dès 6 h., les cloches sonnèrent et à 9 h. eut lieu la cérémonie
religieuse, en présence du Conseil Municipal et du Comité
d'Érection au grand complet qu'accompagnait la musique de l'
«Etoile île l'indépendance d'Avricourt.
L'église était supérieurement décorée ; le catafalque était
recouvert d'un grand drapeau tricolore.
Dès que fut terminée la cérémonie, célébrée par M. l'abbé
Voegeli. professeur au Collège St-Pierre Fourier de Lunéville,
le Clergé, encadré des Autorités, de la Musique, des Enfants des
Écoles, se dirigea vers le Monument dû au ciseau de M. Colère,
de Nancy, et qui fut béni.
La musique avait attendu à la gare, les personnalités.
Arrivèrent successivement MM. Lebrun, sénateur, vice-président
du Sénat; le Sous-Préfet de Lunéville, le général de Brantes,
commandant la 3e Division de Cavalerie, qui furent reçus par M.
Mazerand, député, et M. le baron de Turckheim, conseiller
général.
Le cortège se dirigea vers la Maison Commune, où le maire, M.
Lœfler remercia les invités d'avoir bien voulu accepter de
rehausser cette cérémonie de leur présence. Il présenta les
excuses de MM. Louis Marin, Édouard de Warren et François de
Wendel, députés, retenus par des engagements antérieurs.
De gracieuses fillettes offrirent des gerbes de fleurs aux
personnages officiels.
Le Cortège se forme et, précédé de la Musique, se rend devant le
Monument, en face duquel a été dressé une estrade où prennent
place les personnalités déjà citées, ainsi que le Comité
d'Érection, les membres de la Municipalité ainsi que les Maires
d'Avricourt (Moselle), d'Igney, de Foulcrey, Domjevin, Fréménil,
Amenoncourt, Autrepierre, Blâmont; le Capitaine de Gendarmerie
de Lunéville. M. Coulon, inspecteur primaire: Resnick, délégué
de l'A.M.C.; Grandbastien, inspecteur de la Cie de l'Est; Gris,
chef de gare d'Avricourt, etc...
M. Guittin, instituteur, fait l'appel des Morts, auquel les
Enfants répondent suivant la formule accoutumée.
Voici la liste glorieuse : Vogin Henri; Orth Jean-Ernest;
Pierrat Auguste; Loeffler Frédéric; Davillé Félicien; Roos
Eugène; Krebs Louis; Schœnherr Henri ; Rondelle Henri ; Aubert
Félix ; Chambrey Hubert : Arborgast Théophile; Camaille Auguste
; Antoine Célestin ; Baccard Raoul; Faivre Henri; Hiebel Edmond;
Goubler Marcel; Marchal René ; Massée Gaston : Orth Émile ;
Querlal Jules; louis Marcel; Jacquiet Ferdinand.
Les Discours
M. Paul Bertrand, président du Comité, en quelques mots émus,
remet au Maire le Monument et fait le serment que la mémoire des
morts dont les noms sont gravés sur le Monument demeurera
impérissable.
M. Lœfler, maire, remercie et assume que lui et ses successeurs
resteront dignes de la tâche qui leur est confiée.
Puis, les Enfants des Écoles entonnent, sous la direction de M.
Guittin, l'hymne : C'est l'Heure Sainte.
Le sympathique conseiller général de Blâmont, M. de Turckheim
prend la parole. Voici le texte intégral de son discours qui fut
chaleureusement applaudi :
« La cérémonie d'aujourd'hui est particulièrement émouvante,
parce que nous sommes à quelques pas de l'ancienne frontière.
Nous revoyons dans nos souvenirs de fièvre d'août 1914, les
troupes françaises descendant la côte d'Avricourt pour pénétrer
en Lorraine annexée, après avoir renversé le poteau frontière.
« Ce n'est que quatre années plus tard que cette frontière a été
définitivement effacée : mais déjà, à ce moment, nous sentions
la victoire possible.
« Nos Morts l'ont rendue définitive par leur suprême sacrifice.
« Pendant les premières années après la Guerre, quand nous
inaugurions un monument élevé à la gloire de nos grands morts,
nous nous approchions d'eux avec tristesse certes, mais aussi
avec un sentiment de joie intense et de fierté en pensant que
leur sacrifice n'avait pas été vain puisque non seulement ils
avaient sauvé la France attaquée, mais qu'ils l'avaient faite
plus glorieuse et plus forte que jamais. Et nous nous
approchions d'eux la tête haute en leur disant que, nous aussi,
nous saurions faire notre devoir et que nous maintiendrions
notre cher pays au rang où ils l'avaient fait monter, à la tête
des nations.
« Pouvons-nous aujourd'hui encore tenir ce langage ? Ne
venons-nous pas, devant ce monument, avec une tristesse rendue
plus douloureuse encore, par I'angoisse qui nous étreint ?
Quelques années ont passé depuis ces jours de novembre et de
décembre 1918, que nous avons vécus dans une atmosphère
d'enthousiasme continuel. La France parlait en maîtresse alors
et il semblait que rien ne pourrait la faire déchoir après
l'effort formidable que ses enfants avaient donné.
« Hélas ! qu'ils paraissent loin ces jours heureux !
« Qu'elles sont tristes, les heures présentes vécues au jour le
jour, dans une atmosphère de découragement et de crainte pour
l'avenir. Quelles sont loin ces espérances qui nous faisaient
voir la
Patrie sanglante, mais triomphante, relevée par les paiements de
l'ennemi vaincu et par les efforts réunis de tous nos alliés qui
nous devaient la victoire. .
« Les plaies sont pansées, les régions sinistrées sont en partie
relevées, mais c'est la France seule qui a dû faire l'effort,
trop lourd pour ses épaules meurtries.
« Comptant sur les paiements des vaincus promis par les traités,
elle s'était mise courageusement au travail de reconstruction,
peut-être un peu follement, dans la griserie de la victoire. C
était beau d'effacer les traces de la guerre et de rendre à ceux
qui avaient tant souffert de l'exil ce qu'ils avaient perdu et
même mieux. Mais peu à peu les promesses de paiements
s'évanouissaient, oubliant le sang versé par les Enfants de
France, se dressaient contre nous en créanciers implacables ; et
aujourd'hui nous voyons le vainqueur glorieux plus mal traité
que l'agresseur vaincu.
« Ah ! pauvres morts, quand vous combattiez avec des armes et
des munitions livrées par nos alliés, quand vous vous faisiez
tuer en attendant l'arrivée des Anglais et des Américains, vous
ne pensez certes pas que cette aide matérielle apportée pour
arriver à la victoire commune, devrait plus tard être payée par
vos vieux parents, par vos frêres, par vos fils et vos
petits-fils. Et vous auriez crié de dégoût si on vous avait fait
prévoir que vos alliés feraient un jour à votre pauvre pays
meurtri, un compte formidable, qu'ils refuseraient de laisser
discuter, et qui s'accroîtrait d'intérêts chaque année.
« Inquiets de voir tous les fruits de votre victoire disparaître
peu à peu, vous nous poseriez ces questions.
« Pourquoi donc avez-vous faibli dans le combat pour la paix ?
« Pourquoi vous êtes-vous fatigués si vite, vous, les vivants,
de l'effort à faire pour maintenir à notre pays la force et le
prestige que notre victoire lui avait donnés ? ».
« Pourquoi acceptez-vous de laisser mettre la Patrie sous la
tutelle de la finance internationale ?
« Ne voyez-vous donc pas qu'une nouvelle attaque vous guette,
celle de l'or étranger, vous mettant à sa merci, vous suçant la
moelle, volant votre patrimoine artistique, vos terres des plus
belles régions de France et bientôt vos usines.
« Ah ! faites comme nous à la Marne redressez-vous, il en est
temps encore !
« Malgré la fatigue et le découragement, nous nous sommes
retournés face à l'invasion, pour la maîtriser et l'arrêter.
Nous étions unis alors, nous avions un chef et nous avions
confiance en ce chef.
« Si vous suivez notre exemple, le nouvel envahisseur s'arrêtera
à son tour et s'écriera comme l'agresseur de 1914 :
« Nous avions fait nos projets de conquête sans tenir compte du
farouche patriotisme des Enfants de l'rance et de leur
merveilleux moral. »
« Rappelez-vous les enseignements de la guerre si proche.
« Rappelez-vous notre union, rappelez-vous que la victoire
finale n'est venue que quand nous avons eu un chef unique
préparé de longue date à sa tâche tragique. »
Écoutons la voix de nos morts et demandons-nous ce qui nous
manque pour réaliser à notre tour ce qu'ils ont accompli au
péril de leur vie.
« Il nous manque cette union patriotique que nos soldats avaient
su faire devant le danger commun, et il nous manque ce chef.
« Au moment de l'attaque, ils étaient tous là, dans la tranchée,
coude à coude, décidés à tout pour arrêter l'invasion, tous
camarades, communiant dans une même pensée de France en danger
de mort. Il faut que la paix renaisse entre les Français.
« Et il faut que nous ayons un chef préparé à sa tâche, entouré
d'hommes compétents, travaillant dans le calme au-dessus des
partis et dans un but unique, celui du salut de la Patrie.
« Comme elle serait facile, la nouvelle victoire si nous
faisions ce qu'ont fait nos soldats, ce qui leur a valu de
gagner la guerre. La France ne peut pas s'abaisser
ignominieusement après une si belle page de son histoire ; elle
ne peut pas faire honte à tant de siècles de gloire.
« La victoire renaîtra quand nous aurons suivi les enseignements
de la guerre.
« Alors, mais alors seulement, nous pourrons de nouveau nous
approcher de ces monuments le front haut, le cœur joyeux, et
dire à nos chers disparus :
« Grands Morts, vous avez, par votre suprême sacrifice, délivré
et glorifié la France ;
« Nous avons su, à notre tour, malgré toutes les difficultés, la
sauver de la rapacité du monde, la maintenir glorieuse et forte
comme vous nous l'aviez confiée.
« Vous pouvez reposer en paix ! »
M. Mazerand rappelle la citation de la commune et, montrant
l'égoïsme et la sécheresse du cœur dans la lutte quotidienne
pour l'existence, ces monuments funèbres sont non seulement une
dette sacrée, mais doivent engendrer des pensées généreuses,
même chez le passant anonyme. Il retrace les exodes successifs
et tristes des habitants d'Avricourt, que le Gouvernement vient
justement de récompenser par la Croix de Guerre, et il convie
tout le inonde à l'œuvre de redressement financier.
Après quelques mots du Sous-Préfet de Lunéville, M. Lebrun a la
parole. Il dit que, certes, l'heure est grave, mais qu'il faut
renouveler l'acte de 1914. Il faut sauver la France, il faut
faire son devoir : 1° obtenir l'exécution des traités ; 2°
travailler, persuadé que le monde ne retrouvera pas autrement la
paix; 3° pratiquer les vertus civiques; en un mot, subordination
des intérêts privés à l'intérêt général.
M. le Sous-Préfet remet ensuite la Croix du Mérite Agricole à M.
Haas, et les Palmes Académiques à M. Loeffler, maire, puis à
lieu la remise officielle à la Commune de la Croix de Guerre,
par le Général de Brantès, représentant le Ministre de la
Guerre.
Le Banquet a eu lieu au Restaurant Gaspard Krœbel. Au champagne.
M. le Maire a refait l'historique de la Commune laquelle est
dans sa vingt-huitième année d'existence.
M. de Turckheim but à la santé des cheminots, dont la conduite
fut héroïque pendant la guerre. M. Mazerand dit son espoir de la
prospérité d'Avricourt, et M. le Sous-Préfet lève son verre à la
santé du Président de la République.
Après que M. Lebrun eut montré que les espoirs de la victoire
n'ont pas été ce qu'on attendait, affirme que la France n'a
jamais trahi ses engagements et que la force du droit
triomphera.
Le cortège s'est rendu à Avricourt-Moselle, demeurée 48 ans sous
le joug allemand et où une réception eut lieu à la Mairie.
20 juin 1926
BLAMONT
Tombola des Pupilles de l'Ecole. - Le Comité du Groupement
Cantonal, en possession de tous les lots et bons (marchandises,
volailles et lapins) se fait un devoir de remercier bien
sinèrement tous les donateurs sans exception, qui. par leur
générosité, ont grandement contribué au succès de la Tombola
cantonale, et passant de l'OEuvre des Pupilles de l'Ecole.
Profondément touché du beau zèle dont a fait preuve le personnel
enseignant du Canton, pour la réussite de cette tombola, il est
heureux de lui adresser les plus légitimes félicitations.
Le tirage aura lieu à Lunéville, le dimanche 11 juillet
prochain, et sera suivi de la Tombola d'arrondissement, dont les
billets sont ceux des Tombolas cantonales. Ainsi donc, aux 250
lots respectifs du canton de Blâmont, s'ajoutent, pour
l'ensemble des Cantons de l'arrondissement, de beaux lots, dont
les plus importants figurent sur les billets de tombola :
chambre à coucher, bicyclettes homme et dame, appareil
photographique.
Les personnes, qui n'auraient pas été sollicitées, par omission.
au moment de la vente des billets de tombola, ou qui en désirent
d'autres, peuvent s'en procurer à l'école de garçons de Blâmont,
où il s'en trouve encore quelques-uns.
Le président: Lange.
La Vie Sportive. - C'est demain, dimanche, que 'La Pédale' de
Baccarat fera courir sur route une course de 50 km, avec
contrôle fixe et signature devant la Brasserie Georges Colas.
Ajoutons que quelques as de l'U.S.B. participeront à cette
épreuve, et nul doute que les sportsmen blâmontais seront tous
là pour les encourager. Arrivée probable : 15 hures.
La « Cyclo-Sportive Lunévilloise » nous informe que, dimanche 20
juin, elle fera sa Course annuelle de 60 kilomètres, sur le
parcours Lunéville-Blâmont et retour, avec contrôle à la
Brasserie Georges Colas. Une trentaine de coureurs sont inscrits
et de nombreux prix viendront récompenser nos courageux jeunes
gens. Arrivée probable à Blâmont : 15 h. 1/2.
Pour le Relèvement du Franc. - Georges Colas a bien fait les
choses, puisqu'il a rapporté au profit de la Caisse
d'Amortissement. 450 francs. Mais noue croyons que l'ami
Kientzler. du Café des Halles, qui possède le vrai bal
champêtre, qu'il installe le dimanche 27 juin, place de l'Hôtel
de ville, pour un grand bal avec orchestre choisi, aura aussi un
grand succès. Ajoutons même quelques forains se mettront de la
partie ; de celle façon, la fête n'en sera que plus belle et la
recette destinée à la Caisse d'Amortissement que plus forte, car
tous nous y participerons.
Tapageur. - Un procès-verbal à Enrico Motta. maçon, pour tapage
injurieux sur la voie publique.
Ivresse. - M. Joseph Simon, cultivateur, rencontré en état
d'ivresse, s'est vu dresser procès-verbal.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE.
Divagation de chevaux.- Contravention a été relevée à la charge
de Louis Bagard, manoeuvre, pour avoir laissé aller ses chevaux
en liberté sur la route.
EMBERMENIL
Vélo sans plaque. - Charles Meaux, brodeur à Lagarde, pédalant
sur un vélo dépourvu des plaques d'identité et de contrôle, a
été l'objet d'un procès-verbal.
REMONCOURT
Les attelages abandonnés.- Les gendarmes ont verbalisé M. Louis
Thomas, cultivateur, qui avait laissé sans surveillance son
attelage sur la voie publique.
27 juin 1926
BLAMONT
Perception. - M. Botté a été placé en disponibilité, à compter
du 16 mai 1926.
Chien hargneux. - Le 16 juin, vers 12 h. 45, les trois enfants
de M. Hanaux, marchand ambulant, rue Victor-Pierre, se rendaient
à l'école, lorsque, passant à proximité de la maison de M.
Dietrich, le chien de ce dernier se jeta sur l'un des enfants et
mordit le jeune Lucien, âgé de 8 ans.
M. Dietrich a promis de prendre les frais à sa charge.
AVRICOURT
Les Etrangers. - Vérifiant les papiers des ouvriers étrangers,
les gendarmes dressèrent un procès-verbal à Luigi Solia. 56 ans.
manoeuvre, et à Pierre Ferrari. 26 ans. manoeuvre, pour défaut
de visa.
Deux procès-verbaux à Francine Cretti. 21 ans, et Philippe
Mélis, 26 ans, tous deux manoeuvres, pour défaut de carte
d'identité et défaut de visa d'extrait d'immatriculation.
BLEMEREY
Fête de Reconstitution.- Une indiscrétion nous apprend que le
village de Blémerey célébrera, le 11 juillet 1926, la fête de la
reconstitution du village, la bénédiction de l'église,
l'inauguration d'une plaque commémorative aux Enfants de
Blémerey tombés au champ d'honneur.
Les plaques. - Maurice Munier, domestique oc culture, s'est vu
dresser procès-verbal pour voiture démunie de plaque d'identité.
HARBOUEY
Stationnement sur la voie publique. - procès-verbal a été dressé
contre le vannier ambulant Georges Ott, dont la roulotte
stationnait près du passage à niveau et ce sans autorisation
municipale.
4 juillet 1926
BLAMONT
Certificat d'études primaires
(1er ordre)
Centre de Blâmont. - Elèves présentés 43, élèves reçus 39. Liste
des lauréats :
Canton de Blâmont. - Blâmont. - Garçons : R. Rudeau, H. Galet ;
Filles : M. Bréneur. H. Cherrier, J. Humbert, S. Jardel, A.
Thomas.
Avricourt. - Roger Rietsch, Virginie Perrin.
Barbas. - Jeanne Boudot.
Domêvre. - Madeleine Fourmann.
Domjevin. - Germaine Chatel.
Halloville. - Georges Démange.
Igney. - Pierre Brégeard.
Montreux. - Pierre Hard.
Nonhigny. - Remy L'hôte, Humbert. Georgette L'hôte.
Vaucourt. - Marthe Falentin.
2e Ordre
Garçons. - Avricourt : André Foulon, Camille Knæbel, Léon Magron.
Ancerviller : Jean Martin, Maurice Paulus.
Barbas : Michel Bajolet.
Blâmont : Georges Laboure!, René Noël, Roger Magniez, Gaston
Marande, Jean Michel, Henri Mazerand.
Domjevin : Emile Chaton. Jean Chaton.
Harbouey : Gilbert Guénaire.
Igney : Félix Thomas.
Montreux : Paul Courrier.
Nonhigny : Camille L'hôte, Lucien L'hôte.
Reillon : Désiré Jacquot.
Vaucourt : Adrien Humbert.
Vého : Charles Rassemusse
Filles. - Ancerviller : Suzanne Bouvard. Germaine Colin,
Gabrielle L'hôte, Aimée Vigneron.
Amenoncourt : Arlette Brénon.
Blâmont : Jeanne Bridey, Henriette Gouget, Paulette Hinerschid,
Charlotte L'hôte, Madeleine Ripp.
Barbas : Madeleine Baudot, Marie-Thérèse Hainzelin.
Chazelles : Rose Coster.
Domjevin : Marie Michel, Renée Thirion.
Domêvre : Charlotte Colin, Marie Creusat.
Embermenil : Marguerite Falentin, Paulette Frauville.
Frémonville : Berthe Paulus.
Herbéviller : Marie Croizier.
Harbouey : Jeanne L'huillier.
Halloville : Andrée Viennet.
Igney : Madeleine Adam.
Leintrey : Denise Boiselle, Hélène Camaille, Antoinette
L'huilier.
Repaix : Marceline André Madeleine Ehlin.
Reillon : Marie Bonhomme.
Reclonville : Paulette George.
La fête de l'Indépendance Day. - A l'occasion de la Fête de
l'indépendance Day, à Blâmont, le 4 juillet 1926, en plus des
trains réguliers, il sera mis en marche, par la Compagnie du
L.-B.-B., les trains supplémentaires suivant l'horaire ci-dessus
:
Train A. - Lunéville-Est, dép. 12h.45; Lunév.-Locai, 12 54 ;
Chanteheux, 13 ; Croismare, 13 07; Marainviller. 13 15;
Thiébauménil, 13 27; Manonviller, 13 32; Bénaménil, 13 37;
Domjevin. 13 43; Fréménil, 13 47; Ogéviller. 13 52; Herbéviller.
14 ; Domèvre, 14 12; Verdenal. 14 19; Blâmont. arr. 14 25.
Train B. - Blâmont. dép. 23 h. : Verdenal, 23 07; Domèvre. 23
14; Herbéviller, 23 26; Ogéviller, 23 32; Fréménil, 23 38;
Domjevin, 23 42; Bénaménil, 23 48; Manonviller, 23 52;
Thiébauménil. 23 58; Marainviller. 0 04; Croismare,0 12;
Chanteheux, 0 19; Lunéville-Local, arr. 0 24.
Les chiens. - Des procès-verbal ont été dressés à MM. Hubert
Montviller, menuisier, et Ernest Susset, cultivateur, pour
défaut de collier à leurs chiens.
Cycliste en défaut. - M. Jules Hanaux. 34 ans, marchand forain,
surpris à pédaler sur une bicyclette qu'il avait omis de munir
d'une plaque d'identité, s'est vu l'objet d'un procès-verbal.
Non-Déclaration d'Etranger. - Mme Louise Georgetti. 40 ans.
débitante, rue du Château, écope un procès-verbal pour avoir
négligé de déclarer la présence chez elle d'un sujet espagnol
nommé Servando Diego, 32 ans.
AVRICOURT
Contravention. - Relevée à la charge de Pierre Pérary,
conducteur du cylindre à vapeur, pour défaut de visa de sa carte
d'identité.
BLEMEREY
Souvenir et Reconnaissance. - Nous donnons ci-après le Programme
de la Cérémonie d'inauguration des Plaques Commémoratives aux
Morts de Blémerey, qui aura lieu le 11 juillet:
9 h. : Service solennel et Bénédiction de l'Eglise et des
Plaques Commémoratives;
10 h. 30 : Réception des Invités à la Mairie, par le Conseil
Municipal ;
Inauguration des plaques, en présence de M. le Sous-Préfet;
12 h. : Inauguration des Bâtiments Communaux ;
12 h. 30: Repas dans la Salle de Classe.
Après-midi et soirée : Fête pour la Jeunesse.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Délit de chasse. - Les gendarmes ont verbalisé contre M.
Joseph-Emile Dedennon, cultivateur, pour délit de casée.
IGNEY
L'ivresse. - Le manoeuvre Emile Marande s'est vu dresser
procès-verbal pour ivresse publique.
LEINTREY
Contravention. - Relevée contre Jean Walter, manoeuvre, pour
défaut de carte de récupération.
11 juillet 1926
AVRICOURT
Défaut de visa de carte d'identité. - Pour défaut de visa de
carte d'identité Horecky Florian. 23 ans, sujet tchécoslovaque,
domestique de culture à la ferme de Jambrot (Moselle), a été
gratifié d'un procès-verbal.
Lanterne. - Une contravention a été relevée contre M. Emile
Maurer, aubergiste, pour défaut de lanterne à sa voiture.
GOGNEY
Accident. - Le 1er juillet vers 8 heures. M. Jules Louviot. 77
ans, travaillant chez M. Busselot, cultivateur, était monté sur
une voiture de foin pour la décharger. Il venait d'enlever la
perche retenant le foin, lorsque perdant l'équilibre, il tomba
la tête la première sur l'aire de la grange. Relevé aussitôt, il
reçut les premiers soins du docteur Thomas qui constata une
fracture à la base du crâne.
Il fut transporté d'urgence à l'hôpital de Lunéville.
EMBERMENIL
Procès-verbal. - P. V. contre Liotté Marcel, 21 ans, chauffeur
au service de M. Ruyer-Tisserand, fromager, pour défaut de
numéro d'ordre à l'arrière et de plaque d'identité à son auto.
REILLON
Défaut de carte identité. - P. V. à Steckow Jean. 26 ans,
domestique de culture.
18 juillet 1926
BLEMEREY
Fête de Reconstitution
La petite commune de Blémerey qui fut en partie détruite par les
évènements de la guerre, fêtait dimanche sa reconstitution en
même temps qu'elle honorait ses morts.
Le village était décoré avec beaucoup de goût et les habitants
n'avaient rien négligé pour rehausser l'éclat de cette fête en
parant leurs rues et leurs maisons.
A L'ÉGLISE
A 8 h. 1/2, M. le chanoine Barbier, curé doyen de Blâmont,
bénissait la nouvelle église, où eut lieu ensuite un service
pour l'âme des morts, célébré par M. l'abbé Huel, curé de Saint
Martin et desservant de Blémerey. Pas de catafalque, mais un
tertre formant une tombe surmontée d'une croix de bois, autour
duquel les pompiers en tenue forment la haie. La quête fut faite
par Mlle Anne-Marie Henry. Les chants forts bien exécutés par M.
Friot, un des doyens des chantres font impression.
A LA MAIRIE-ÉCOLE
A l'issue de la messe, M. le doyen de Blâmont prit la parole et
en des termes très émouvants, exhorte les habitants à fréquenter
leur église, la maison de Dieu. N'est-elle pas le lieu de
réunion de toutes les phases de la vie. baptême, 1re communion,
mariages et décès, n'est-elle pas la consolatrice de tous les
pêcheurs, puis M. le chanoine Barbier donne l'absoute à la suite
de laquelle on se rend professionnellement à la mairie-école ou
M. le doyen bénit les deux magnifiques plaques en marmorite,
scellées sur les murs du porche de la mairie. L'une porte les
noms des enfants morts pour la France :
Henry Edmond, aumônier de la 11e D. , 4 7 1915.
Paulus Victorin, soldat, 10e R. G., 29 3 1916.
Breneur Jules, soldat, 82e R.I., 14 9 1918.
1914-1918
L'autre, la citation :
« Occupée par les Allemands, dès le début des hostilités, a été
incendiée et détruite par un ennemi sans pitié. Par ses
souffrances endurées, a droit à la reconnaissance du pays ».
Ces deux plaques encastrées dans un cadre de pierres blanches où
court une branche de laurier, sont l'oeuvre de la maison Wucher,
de Lunéville.
A 11 heures 1/4, M. Henry, maire, entouré de son conseil
municipal, recevait dans la salle d'honneur de la mairie-école
les personnalités invitées à la cérémonie : MM. Mazerand, député
; Bouët, sous-préfet ; Adrien de Turckheim, conseiller général ;
Adam, conseiller d'arrondissement ; Coulon, inspecteur primaire
; Marchal, capitaine de gendarmerie.
Après un échange de compliments, des bouquets sont remis par les
enfants aux personnalités ci-dessus nommées et l'on se rendit
sous l'auvent de la maison commune, où après la Marseillaise,
chantée par les enfants des écoles, M. Jarzac, instituteur fait
l'appel des morts et, comme président du Comité d'érection,
remet les plaques à M. le Maire de Blémerey, lequel rappelle en
ces termes la mémoire des enfants de la commune morts pour la
Patrie.
Discours de M. Henry
L'abbé Henry fut nommé, par décret du 2 août 1914, aumônier
titulaire de la 11e division d'infanterie C'était son rêve le
plus cher : faire campagne au milieu des braves pioupious de
l'Est.
Il participa à la bataille de Morhange et aux durs combats du
Léomont, puis aux attaques des Flandres, Belgique, Artois. Apres
la fameuse offensive de Carency, son coeur se soulevait à la vue
de tant de souffrances et d'héroïsme ; il se prodigue, au mépris
du danger, pour soigner les blessés ; il renseignait les
familles ; exaltait les courages; fleurissait les tombes.
C'est à Mareuil (Pas-de-Calais) qu'il tomba, foudroyé par un
obus le 4 juillet 1915 ; pleuré de ses hommes, estimé de ses
chefs. Des funérailles magnifiques lui furent faites à Haute-Avesne.
Paulus Victorin, mobilisé en 1915 ; il appartint au 10e régiment
du génie et affronta les combats de Champagne, où il fut l'objet
d'une citation. Ensuite, il se distingua devant Verdun, où il
fut tué le 29 mars 1916.
Bréneur Jules, mobilisé en mars 1915, fut versé au 41e R.I.T. Il
prit part aux combats du Mont-Sec (Hauts de Meuse), où sa
compagnie eut a éprouver des bombardements intenses et des
émissions de gaz. Affecté ensuite au 8e R.I., il était des
batailles de la Somme, où il trouva une mort glorieuse le 14
septembre 1918.
Hélas ! ils nous revinrent, hier encore, pour prendre place dans
le cimetière natal. Nous leur fimes cortège dans un
recueillement qui témoignait de notre douleur mais aussi de
notre patriotique fierté. A leurs familles ici présentes, je
renouvelle l'expression de notre gratitude infinie.
En regard de votre plaque, chers morts, s'en trouve une
deuxième.
Elle évoque, celle-là, le passé de notre village : l'invasion,
l'occupation ennemie pendant plus d'un mois, les souffrances
stoïquement supportées par nos pères, nos femmes, nos enfants ;
l'évacuation ordonnée par l'autorité militaire française les 16
et 17 novembre 1914 et le départ pénible vers les localités de
refuge. Enfin le martyre.
Plané entre les lignes ou dans la zone voisine des tranchées
françaises, Blémerey fut détruit par un ennemi sans pitié ; ses
bombardements journaliers meurtrirent son sol, effondrèrent ses
toits et rasèrent ses murs. Il ne resta presque plus rien de ce
que fut le berceau de nos morts.
Nous avons voulu, en relevant nos ruines, nous montrer dignes
d'eux. Il nous reste encore beaucoup à faire Nous nous
inspirerons de leur abnégation, de leur trépas ; nous
travaillerons dans l'union, la concorde, la paix, à servir celle
à qui ils ont offert leur sang : Notre France éternelle.
Morts de Blémerey, reposez en paix ! Gloire à vous !
M. Adrien de Turckheim
Le dévoué conseiller général du canton se lève et fit le
discours suivant :
Nous voici une fois de plus devant un de ces monuments que dans
toutes les communes de France on a élevés à la mémoire des chers
disparus.
C'est toujours avec la même émotion et la même reconnaissance
pour eux que nous nous approchons du granit où sont gravés leurs
noms. De génération en génération, ces noms seront répétés comme
étant ceux de braves enfants de France qui, par leur sacrifice
suprême ont sauvé la Patrie.
Les enfants de Blémerey morts pour la France viennent apporter
leurs noms à la longue et héroïque liste de tous ceux que la
grande catastrophe a fauchés dans la fleur de l'âge.
Aussi venons-nous à notre tour saluer les enfants de Blémerey
pour leur dire que leur souvenir est impérissable car ils ont
été les héros de cette grande épopée, la plus formidable que la
France et le monde aient jamais connue; ils ont été les héros de
cette glorieuse victoire puisque prenant pour eux les balles et
la mitraille qui labouraient l'air, ils ont permis aux camarades
de passer, de refouler l'ennemi et de le chasser hors de France.
Cette victoire, ils ne l'ont pas connue hélas! mais ils savaient
qu'en luttant comme ils l'ont fait, ils défendaient ce sol sacré
de leurs aïeux, ces maisons, ces champs sur lesquels avaient
peiné tant de générations, et ils ne voulaient pas que le fruit
de tant de siècles de travail devint la proie de l'envahisseur.
Cette terre aimée qu'ils ont défendue de leurs poitrines, elle
est là, grâce à eux, toujours bien française et ce sont les
leurs qui continueront à la cultiver. Parents, frères et soeurs,
veuves et enfants ont repris la tâche quotidienne pour faire
prospérer cette terre, léguée par les anciens pour les faire
vivre librement et pour nourrir la mère patrie.
En tenant la charrue, en faisant la fenaison ou la moisson, ceux
qui restent au travail auront toujours présent le souvenir des
chers disparus auxquels ils doivent d'être encore heureux sur le
sol des aïeux.
Et ils l'aimeront doublement cette terre qui fait leur richesse
et qui fait la richesse de la France aussi et qui la sauvera des
difficultés si graves que nous traversons
Oui, c'est la terre qui nous sauvera, c'est vous, agriculteurs
de France qui ferez front devant la catastrophe financière,
devant l'agression de la finance internationale, comme vos
frères, vos pères et vos enfants ont fait front contre
l'envahisseur.
A la guerre du canon et des gaz a succédé une guerre moins
cruelle mais plus vile, celle de l'or étranger, cherchant à
prendre nos biens, notre trésor artistique, nos terres, nos
usines.
Dans cette lutte contre l'or étranger nous ne pouvons vaincre
que par un travail acharné, par une production intense, par la
création de la richesse. Et c'est du sol de France que sortiront
ces richesses qui, peu à peu, lentement mais sûrement feront
reculer, ces nouveaux envahisseurs, jaloux de notre merveilleux
pays.
Quelle misère est donc la nôtre après cette glorieuse victoire
gagnée par nos chers disparus ? Quelle folie a donc pris tous
ceux qui depuis huit années avaient la belle tâche de faire
profiter la France de sa victoire? Pourquoi n'avons-nous pas pu
comme nos héros trouver le chef compétent, ardent patriote, qui
a su imposer à tous sa tactique, sa volonté de vaincre sans
s'occuper d'aucune autre considération ? Pourquoi tant de bonnes
volontés perdues parce que trop nombreuses, sans chef et sans
directives ?
Et pourquoi devons-nous subir cette humiliation suprême de voir
nos anciens alliés vouloir nous parler en maîtres absolus ?
N'étaient-ce donc pas nos soldats qui étaient là chaque fois
qu'une défaillance se produisait dans les lignes alliées et qui
arrêtaient la défaite. L'avez-vous donc oublié. Messieurs les
Alliés ?
C'est qu'évidemment ce ne sont plus les anciens combattants qui
ont aujourd'hui la direction de la France comme ils l'avaient
pendant la guerre ; trop de forts sont tombés trop de faibles
sont restés, qui peu à peu ont repris leur triste besogne
d'avant guerre.
C'est qu'aussi chez les Alliés ce ne sont plus ceux qui ont
combattu à nos côtés qui dirigent les destinées de leur pays.
Ils n'auraient pas admis, ceux-là, que ce matériel de guerre,
autour duquel Français et alliés se faisaient tuer pour la
défense commune, dût être payé sans contrôle, pendant de longues
années par les vieux parents où les enfants de leurs compagnons
d'armes.
Les anciens compagnons d'armes n'auraient pas admis que ce vaste
bric à brac laissé, en France par les Américains, après la
guerre et sans aucune valeur pour eux, dût être racheté pour des
centaines de millions de dollars valant aujourd'hui plus de
douze milliards et portant intérêts.
Certes, nous avons des dettes sacrées et nous devons les payer,
mais en hommes libres et fiers de leur héroïsme qui discutent
les prix et qui forcent les plus récalcitrants à comprendre
qu'il faut faire entrer en ligne de compte la dévastation de nos
zones rouges et le sang de nos enfants qui vaut plus que de
l'or. Quand ils auront compris cela, nous accepterons leur
secours dans notre détresse financière, comme ils acceptaient le
secours de nos enfants dans leur détresse militaire, secours que
nous leur donnions sans compter. Mais pour les convaincre, il
faut que nous déléguions des hommes qui se souviennent de ce
qu'a été la victoire et qui connaissent l'immense patrimoine de
gloire accumulé depuis des siècles par la France
Aidés ainsi par nos anciens alliés, mais traités par eux en
camarades et non en victimes, nous saurons faire le nécessaire
avec nos propres ressources pour nous éloigner peu à peu du
gouffre qui semble s'entr'ouvrir sous nos pas.
Que les hommes compétents qui ont montré les moyens de nous
sauver soient écoutés ; que les innombrables bavards se taisent;
que le chef surgisse, qui saura imposer les décisions à prendre,
qui saura ramener la concorde et la confiance entre tous les
Français, les yeux fixés sur le drapeau en danger!
Comme elle serait alors facile à gagner la victoire de la paix,
qui semble s'éloigner toujours, comme l'âme de nos morts
tressaillirait en sentant que leur sacrifice n'a pas été vain I
Et nous, du plus profond de nos coeurs rassurés, nous reprendrons
espoir comme sont revenues à l'espoir de la victoire nos armées
en 1918 quand elles ont senti une main habile les mener au but.
La chute serait arrêtée, comme a été arrêtée l'invasion ; et la
nation se sentant forte, vaillante, bien conduite, digne de ses
grands morts et des glorieux ancêtres qui ont fait la France,
saurait par un labeur acharné, par des restrictions de tous les
jours, par la volonté de suivre les exemples de discipline et de
courage qu'ils ont donnés jusque dans la mort, la nation saurait
sauver encore une fois la chère patrie qu'ils nous ont remise et
confiée, blessée et saignante certes, mais fière de la victoire,
forte, glorieuse, immortelle.
Que le souvenir des enfants de Blémerey, comme le souvenir de
tous les enfants de France tombés au cours de la grande
tourmente, reste gravé dans nos coeurs comme un souvenir béni ;
qu'il nous dicte notre devoir de Français, de vrais Français qui
sentent la gravité de l'heure et de leur responsabilité en
reprenant de leurs mains mourantes le flambeau qui guide et
éclaire notre chère patrie vers de nouvelles et glorieuses
destinées
Morts de Blémerey, je vous salue bien bas en vous disant au nom
de tous un grand Merci.
M. Mazerand
M. Mazerand, député, après avoir déclaré que la commune de
Blémerey figure avec honneur au nombre des dix-neuf
agglomérations du canton de Blâmont entièrement détruites, fait
l'historique de la guerre, et parle des difficultés actuelles
pouvant être surmontées grâce au labeur de tous. (Ce discours
est applaudi).
M. Bouët
Le sous-préfet fait un grand discours où il parle d'abondance,
il passe en revue les divers phases de la guerre, d'après
guerre, des formules à trouver pour arriver à une entente entre
alliés et fait appel aux cultivateurs pour sortir de la
situation actuelle.
M. Coulon
Après ce discours, les écoliers chantent le deuxième couplet de
la Marseillaise et M. le Maire prend la parole, auquel succède
M. Coulon, inspecteur primaire, qui est un orateur de première
ordre, il fait l'éloge de l'école, félicite M. Jarsac,
instituteur, et dans une conclusion d'une belle élévation de
pensée, M. Coulon s'adresse aux habitants de Blémerey et dit :
« Vous avez élevé une belle église à vos convictions
religieuses. Vous devez élever aussi une belle école à vos
convictions civiques et républicaines ». (Applaudissements).
Le banquet
Un banquet très bien servi dans la salle d'école par le vatel
Godard, de Lunéville, réunit une cinquantaine de convives parmi
lesquelles nous relevons les noms, en dehors des personnalités
déjà citées, de M. l'abbé Huel, curé de Saint-Martin, MM. Henry
et Paulus. Dumas, adjoint, Coster, maire de Chazelles. Mmes
Petit et Vallée, etc.., etc...
Des toasts ont été portés par MM. Henry, maire ; de Turckheim,
Mazerand, Adam et Bouët.
M. Fernand Rousselot a soulevé l'enthousiasme en clamant son
vibrant appel : « Lorrains, béyez vos sous ». et c'est sur ces
mots que se termine ce banquet où ne cessa de régner la plus
grande cordialité.
AVRICOURT
Un doublé. - Marcel Paul, 23 ans, conducteur d'auto, s'est vu
relever une double contravention, pour défaut de carte grise et
permis de circulation.
DOMJEVIN
Inauguration du monument. - L'inauguration du monument et la
mairie-école aura lieu le dimanche 25 juillet.
Programme. - 6 heures, sonnerie des cloches en volée ; 9 heures
30, service religieux ; 10 h. 30. bénédiction du monument ; 11
heures, réception des autorités à la mairie ; 11 h. 20,
inauguration du monument ; 12 heures, banquet ; 14 heures,
concert sur la place de la Mairie ; 17 heures, distribution de
jouets aux enfants des écoles ; 20 heures, bal populaire
gratuit.
IGNEY
Chien sans collier.- procès-verbal à Mme Aimé Honoré, 42 ans,
ménagère à Igney, dont le chien errait sans être muni d'un
collier.
REMONCOURT
Automobiliste en défaut. - Contravention a été relevée à la
charge de Jules Demange, 34 ans, charron à Remoncourt, pour
défaut de permis de conduire.
VÊHO
Pour le Monument. - Une quête, au profit du monument
commémoratif de la commune, a été faite an mariage Jacquemin-Verlé
et a produit la somme de 63 francs. M. le Maire de Vého est
heureux de présenter aux généreux donateurs ses plus sincères
remerciements.
XOUSSE
Arrestation. Les gendarmes ont mis en état d'arrestation et
écroué le nommé Florian Horecky, garçon de culture, qui s'était
enfui de chez ses patrons en emportant une bicyclette et un
veston de drap, le tout d'une valeur de 350 fr.
Domestique indélicat. - Florian Norecly, 23 ans, domestique de
culture au service de M. Michel Wolter, à la ferme de Jambot,
commune de Lagarde (Moselle) prétexta, le 6 courant, être
souffrant. Il resta seul à la maison et profita de l'absence de
ses patrons pour s'enfuir avec une bicyclette et un veston de
drap gris, le tout d'une valeur de 350 francs.
25 juillet 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - Notre grand confrère. Le Petit Parisien,
organise pour la fin de Juillet, une grande épreuve sur route,
Paris-Strasbourg, à la marche, richement dotée, et qui se
disputera sur 504 kilomètres. Il va sans dire que, selon son
habitude, notre grand confrère ne négligera rien et consentira
tous les sacrifices pour que cette organisation soit tout
particulièrement soignée.
Les grandes lignes de l'itinéraire sont les suivantes :
Paris, Contrôle de départ, mercredi 28 juillet, à 13 heures
(place de La République) ; Meaux, Château-Thiéry.
Châlons-sur-Marne. Saint-Dizier, Nancy; Blâmont contrôle fixe
place Carnot (Brasserie Georges Colas), le samedi 31 juillet;
Saverne. Strasbourg.
Le total des villes, villages ou agglomérations traversés est de
100, dont 7 grands Contrôles.
L'horaire probable des concurrents de tête a été établi sur 100
à 106 heures, ce qui donnerait l'arrivée du vainqueur à
Strasbourg, le 1er août, entre midi et six heures du soir.
Débit clandestin.- Procès-verbal a été dressé à René Haubin,
qui, sans être muni de récépissé d'ouverture de gérance de café,
avait oublié cette formalité.
AMENONCOURT
Inauguration du Monument aux Morts
Pour glorifier la mémoire de ses Enfants, Amenoncourt s'était
décoré de guirlandes et de fleurs. L'église, d'une blancheur
immaculée, est ornée de drapeaux. Un catafalque majestueux se
dresse au milieu du choeur. En haut sont épinglées les
décorations des Morts : Médaille Militaire et Croix de Guerre.
En bas, un magnifique tableau représentant le Christ au calvaire
symbolise le sacrifice des soldats.
M. l'abbé Colin, curé, exalte la gloire des héros et en termes
choisis montre que leur situation terrestre n'a été que peu de
chose à côté de celle qu'ils ont conquise au ciel.
Au cours de la messe, la brillante chorale d'Avricourt exécuta,
avec beaucoup d'âme, un certain nombre de morceaux.
L'office terminé, le Monument simple, mais élégant, exécuté par
M. Rombaux, de Jeumont, est béni et les prières liturgiques
écoutées dans le plus grand recueillement.
A ce moment, M. le général de Metz, commandant la 2e Brigade de
Cavalerie, dépose, au pied du Monument une superbe couronne.
Après lui quatre fillettes apportent de magnifiques gerbes de
fleurs.
M. le général de Metz remet alors la Croix de Guerre à la
Commune.
Après l'Appel des Morts, les enfants exécutent l'hymne :
Chantons les combats et la gloire des héros tombés, et la série
des discours commence.
Nous notons à la tribune : M. le général de Metz, représentant
le Gouvernement ; M. G. Mazerand. député : M le baron de
Turckheim, conseiller général: M Looeffler, maire d'Avricourt ;
MM. les Conseiller Municipaux d'Avricourt.
M. de Turckheim prend le premier la parole. Le distingué
Conseiller Général, qui ne connaît aucun repos, a voulu apporter
le réconfort de sa parole à cette population si laborieuse. «
Cette circonstance est salutaire et noua rappelle le triomphe de
la ténacité. Notre race est invincible. L'effort surhumain et
prolongé que vos glorieux morts ont fait, nous le suivrons ;
nous le jurons. Malgré notre victoire, ne semblons-nous pas être
sous la tutelle de la finance internationale qui essaie de nous
juguler ? Le réveil est cruel, certes; après avoir donné notre
sang, on voudrait nos biens. Il faut arriver à annuler
mutuellement nos dettes; l'idée fait son chemin. Mais nous n'y
parviendrons pas si nous donnons l'impression d'impuissance.
Soyons forts, mais pour l'être il faut un cerveau qui dirige la
maison commune, la « res publica », en un mot, un chef tel qu'a
la Marne. Hors de là, pas de salut ! »
Son discours est frénétiquement applaudi.
M. Mazerand loue l'effort de cette commune, qui compte cent
cinquante habitants et qui, par ses seules ressources, a assuré
l'érection de ce Monument. Il montre les souffrances des
habitants pendant la guerre ; mais surtout il s'attache,
d'accord, dit-il, avec M. de Turckheim, a croire qui n'y a pas
de gouvernement possible sans la restauration de l'ordre ; la
confiance est ébranlée, il faut le salut public.
Le banquet, servi dans le préau de la Mairie, est excellent. Des
toasts furent prononcés par M. Lœffler, maire d'Avricourt, qui
rappela les liens d'amitié rattachant tes deux communes. M. de
Turckheim remercie une fois de plus ; M. Mazerand engage les
convives à faire leur devoir de citoyen, et, dans l'ambiance de
la fraternité, tous se séparent aux accents de la Marseillaise.
AVRICOURT
Ivresse. - Marius Bézard, 47 ans, domestique, qui avait fêlé la
dive bouteille au point de ne plus savoir ce qu'il faisait ni
disait, a été l'objet d'un procès-verbal.
DOMJEVIN
Programme des Fêtes de Dimanche. - A 9 h., Sonnerie des cloches
en volée; 9 h. 30, Service religieux ; 10 h. 30, Bénédiction du
Monument; 11 h., Réception des Autorités à la Maine; 11 h. 15,
Inauguration du Monument; 12h., Inauguration de la Mairie-École;
12 h. 30, Banquet par souscription ; 14 h., Fête de la
Reconstitution du Village et Concert sur la place de la Maine;
17 h., Distribution de Jouets aux Enfante des Ecoles; 20 h.,Bal
populaire gratuit.
La Musique des Établissements Mazerand prêtera son gracieux
concours aux fêtes de l'Inauguration du Monument et du Village
reconstruit.
1er août 1926
BLAMONT
Paris-Strasbourg à la marche. - Aujourd'hui et demain, les 63
marcheurs partis de Paris, mercredi dernier, passeront à Blâmont
pour gagner Strasbourg.
412 kilomètres sont déjà accomplis et il leur reste encore 92
kilomètres pour arriver à la place Kléber, mais ce rude effort
n'effraie pas ces gaillards habitués à de longues randonnées.
On prévoit que les hommes de tête passeront samedi 31 juillet,
au contrôle fixe, tenu à la Brasserie Colas vers 14 heures.
AVRICOURT
Police des étrangers. - procès-verbal a été dressé contre Waasif
Pavourdjieff, 32 ans. étudiant en médecine, demeurant rue
Sellier, à Nancy, pour défaut de carte d'identité; Joseph Orloff,
50 ans, charretier de l'Office national de navigation à
Varangéville pour défaut de carte d'identité, défaut d'extrait
d'immatriculation.
HERBEVILLER
Les belettes. - On signale que depuis quelque temps, des poules,
poulets, lapins, disparaissent assez mystérieusement et que,
malgré les recherches entreprises par les propriétaires, les
auteurs de ces disparitions n'ont pu être découverts.
Tant va la cruche à l'eau...
Procès-verbaux. - Des procès verbaux out été dressés contre Jean
Magnin, magasinier. pour défaut de plaque d'identité à son vélo,
et contre Robert Gerstel, tailleur d'habits, pour défaut
d'appareil sonore à son vélo.
VAUCOURT
Toute la série. - Henry Léon. 45 ans. cultivateur à Lagarde.
dont la bicyclette était dépourvue de plaque de contrôle,
d'appareil sonore et plaque d'identité, récolte de ce fait trois
contraventions.
Les étrangers. - Visinali Félix, 28 ans. maçon à Avricourt, non
muni de la carte d'identité (nouveau modèle), a été l'objet d'un
p.v.
8 août 1926
BLAMONT
Les Sports. - C'est dimanche 8 août que doit se dérouler la
grande épreuve cycliste de 120 kilomètres
Organisée par l'U.S. Blâmontaise avec le concours de nombreux
commercants. Cette épreuve qui promet d'avoir un grand succès,
aura lieu sur le parcours suivant : Blâmont, Domèvre,
Herbéviller. Ogéviller, Bénaménil Thiébauménil, Marainviller,
Lunéville, Rehainviller, Xermaménil, Gerbéviller, Moyen,
Magnières, Saint Pierremont. Roville-aux-Chênes, Ramberviilers,
Ménil, Baccarat, Bertrichamps, Raon l'Etape, Neufmaison, Pexonne,
Badonviller, Bréménil, Petitmont, Cirey, Frémonville, Blâmont.
L'on peut se faire inscrire jusqu'au 7 août, à 18 heures, chez
M. Tranchant, 78, Grande-Rue, et café des Halles, place de
l'hôtel-de-ville, contre la somme de 3 francs, dossard compris.
Cette épreuve est dotée de plus de 800 francs de prix plus des
primes de route.
Distribution des dossards, café des Halles. de 8 heures 30 à 9
heures 15. Départ place Carnot, à 9 h. 30.
L'arrivée sera jugée en face le café Georges Colas, place Carnot
Jeunes gens, hâtez-vous de vous faire inscrire.
Automobile. - procès-verbal à Loth Laurent, 38 ans, cafetier à
Abreechwiller (Moselle), pour défaut de numéro d'ordre à l'avant
de son auto.
VAUCOURT
Etranger. - Procès-verbal à Zaffani Dominico, 56 ans. sujet
italien, chef de chantier à l'entreprise Oréfice, pour défaut de
visa de carte d'identité.
VERDENAL
Contravention - Des contraventions ont été relevées contre M.
Fançois H..., cultivateur, pour avoir laissé ses chevaux en
liberté.
15 août 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - La très belle course organisée dimanche
dernier, par l'U.S.B. a obtenu, comme il fallait s'y attendre,
le plus éclatant succès; les actifs et dévoués Membres du Comité
eurent la satisfaction de voir leurs efforts couronnés, tout
marcha à souhait sans qu'il n'y eut aucune réclamation.
Dès 9 h., une affluence inaccoutumée règne aux abords du Café
des Halles, où a lieu la distribution des dossards et la
signature des engagés. Une treentaine de concurrents,
appartenant à l'U.S.B. ainsi qu'aux différentes sociétés de la
région : Vedette et Cyclo-Sportive Lunévilloises. Pédale de
Baccarat, s'alignent ensuite sur la place Carnot, sous les yeux
du starter, le dévoué M. Tranchant, délégué de l'U.V.F., qui,
après un dernier appel et les ultimes recommandations, leur
donne le signal du départ.
Devant le contrôle, place Carnot, une foule intense, parmi
laquelle de nombreuses notabilités, commente les nouvelles et
pronostique les chances de chacun.
A 14 h. 09 précises, Poutot, de la Vedette. passe la ligne aux
acclamations du public ; puis, les arrivées se succèdent dans
l'ordre suivant : 2e Chalmel, 3e Marienne, 4e Proust, 5e Michel,
6e A. Colin, 7e Gange, 8e Duchamp, 9e Pierre Colin. 10e Otin,
11e Benoit, 12e Turin, 13e Haugh. 14e Hubert. 15e Garry, 16e
Rivolta. 17e Virion. 18e Seyer, 19e Piguet.
En résumé, très belle course, qui a permis de constater
l'excellent esprit des coureurs, de même que leur forme
particulièrement brillante, ce qui nous fait espérer dans
l'avenir à d'aussi sensationnelles épreuves.
Et pour terminât, n'omettons pas d'adresser les plus flatteuses
louanges aux organisateurs de cette belle manifestation
sportive, au Président de l'U.S.B., M. le Dr Collot, à MM.
Tranchant et Claudel, les généreux donateurs, les agents de
police Trente et Marchand, qui avaient assuré un service d'ordre
impeccable ; à tous les coureurs, principalement à Garry, Piguet
et Seyer, à tous, nos plus cordiales félicitations.
IGNEY-AVRICOURT
Défaut de carte d'identité. - Contravention a été relevée contre
Lina Sinteffi, 27 ans, ménagère, de nationalité italienne.
22 août 1926
BLAMONT
Etrangers. - Procès-verbaux ont été dressés contre : Kerpau
André, 20 ans, Pislor Scar Albino, maçon , 20 ans, pour défaut
d'extrait du registre d'immatriculation ; Pistor Primo, 26 ans,
maçon, et Bizzi Luigi, 22 ans, pour défaut d'extrait
d'immatriculation et de visa de carte d'identité.
HERBEVILLER
Inauguration du Monument aux Morts. - L'Inauguration du Monument
est au dimanche 29 août 1926.
Voici le Programme de la Cérémonie :
7 heures : Sonnerie Civile ;
9 h. 45 : Messe Solennelle ;
11 heures; Réception des Autorités à la Mairie;
11 h. 15: Inauguration du Monument;
12 heures : Banquet ;
15 heures : Concert et Jeux ;
16 heures : Tombola.
29 août 1926
BLAMONT
Une affaire embrouillée. - Ayant quitté son mari pour éviter de
mauvais traitements. Mme Gabin, épouse Fernand Petitfils, 23
ans, s'était réfugiée, en apportant son linge, chez Mme Hautin,
née Marie Renard. Elle aurait remis une somme de 400 francs à
Mme Hautin, pour s'occuper de son divorce. Or, prétend-elle, son
hôtesse a pris la moitié du linge, gardé l'argent et détourné
des bijoux à elle confiés.
Mme Hautin nie absolument avoir reçu du linge, des bijoux et de
l'argent,
ANCERVILLER
Contravention. - Pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette,
contravention a été relevée à la charge de Henri Pierron, 19
ans, mécanicien.
AVRICOURT
Arrestation pour vol.- M. Ruyer, fromager à Avricourt,
s'apercevait depuis quelque temps que des vols se commettaient
dans sa fromagerie. Une souricière fut tendue et l'on finit par
prendre le voleur sur le fait. Celui-ci, un sieur Marcel Liotté,
22 ans, conducteur d'auto au service de M. Ruyer, était chargé
d'aller au village ramasser le lait.
Il fut pris au moment où, rentrant de tournée, il avait déposé
chez lui deux litres de lait et. profitant de l'absence de son
patron, il avait emporté de l'usine à son domicile environ 40
kilos de houille.
Liotté a été arrêté et écroué.
Les Etrangers. - Étant en patrouille, les gendarmes
rencontrèrent, en traversant le Bois de la Baronne. Franc Kuchel,
23 ans, Rudolf Prasnikar. 22 ans, et Martin Circly. 23 ans, tous
trois mineurs demeurant à Tucquegnieux, à chacun desquels ils
dressèrent deux procès-verbaux, pour défaut de carte d'identité
et défaut d'extrait d'immatriculation.
5 septembre 1926
HERBÉVILLER
Fête de Reconstitution et Inauguration du Monument
Dimanche, la population de la vaillante commune d'Herbéviller a
solennellement honoré ses mortq et fêté qa résurrection.
Le monument est édifié derrière l'église. C'est une pyramide de
lignes simples et nobles. Sur sa face antérieure, un buste de
poilu. Sur les côtés, les noms des enfants d'Herbéviller morts
pour la France : Coster Germain, Courtois Georges, Crouzier Remy,
Dulché Edmond, Friot Albert, Masson Albert. Munier Joseph,
Munier Jules, Thiry René.
Après un service funèbre célébré par M. l'abbé Munier. curé de
Domèvre et Herbéviller, l'inauguration a eu lieu en présence
d'une assistance nombreuse.
Les enfants de l'école, les bras chargés de gerbes fleuries,
étaient au premier rang.
L'Inauguration
Sur l'estrade, ont pris place MM. Georges Mazerand, député de
Meurthe-et-Moselle ; de Turckheim, conseiller général ; Adam,
conseiller d'arrondissement ; Schertz, maire de Herbéviller ;
Henry, maire de guerre ; Rolland, président de l'A.M.C. de
Herbéviller. etc. .
LES DISCOURS
M. Rolland
M. Rolland prend le premier la parole ; après avoir remercié le
maire, le conseil et ses camarades anciens combattants de
l'honneur qu'ils lui ont fait en le nommant président du comité
du monument.
Eloquemment, M. Rolland parle de la situation présente et des
exigences de nos anciens alliés ; mais il formule des paroles
d'invincible confiance dans les destinées de notre pays.
Il termine en déposant au pied du monument une palme, hommage
d'indéfectible reconnaissance.
M. le Maire
M. Schertz, maire d'Herbéviller, se lève et remercie le comité
d'érection du monument. Il rappelle ensuite les heures tragiques
de la mobilisation et les heures non moins douloureuses qui
suivirent.
M. Schertz dit très simplement, mais d'un cœur profondément ému,
toute la reconnaissance que nous devons témoigner à ceux qui ont
tout sacrifié pour sauver notre Lorraine et le pays tout entier.
M. le maire fait alors l'appel des morts et les enfants
répondent « Mort pour la France ».
A ce moment, l'excellente musique d'Ancerviller qui prête son
concours à la cérémonie, exécute la « Marseillaise ».
M. de Turckheim
Le dévoué conseiller général du canton de Blâmont prit ensuite
la parole en ces termes : .
Devant un monument élevé à la gloire de nos morts un double
sentiment nous envahit toujours Sentiment de tristesse au
souvenir des chers disparus, mais aussi sentiment de fierté à
l'idée que leur glorieux sacrifice a sauvé la France du plus
terrible désastre qui l'ait jamais menacé. Et d'autre part, nous
revivons les moments de découragement et d'horreur éprouvés en
revenant dans nos régions détruites. Mais la joie revient vite
au cœur à la vue du riant village d'Herbéviller relevé de ses
ruines et reprenant sa vie active d'autrefois, comme si la
grande tourmente n'y avait jamais passé
De ces émotions revécues, il nous vient avant tout un sentiment
de profonde reconnaissance pour ceux dont les noms sont gravés
sur ce granit, pour que nous ne les oubliions jamais et que les
générations à venir s'en souviennent toujours
Car c'est grâce à eux et à leur suprême sacrifice que ce miracle
de reconstruction a pu se manifester dans notre Lorraine reste
française Nous serions ingrats de ne pas mêler à notre
reconnaissance les mutilés, les blessés, les anciens combattants
revenus vivants de la grande lutte, à qui aussi nous devons une
part de cette belle journée de résurrection Mais c'est à ceux
qui ne sont pas revenus pour vivre avec nous ces heures joyeuses
que nos pensées émues vont en ce moment.
Le monument d'Herbéviller, particulièrement émouvant, noms
rappelle leur héroïsme ; ce fier buste de poilu tourné vers
i'Est est un symbole de de leur opiniâtre résistance jusque dans
la mort, il semble citer, comme à Verdun : « On ne passe pas !
».
L'étranger qui suit cette route nationale de l'ancienne
frontière à Paris, voyant tous ses monuments qui jalonnent son
chemin. Ie granit de Blâmont, la plaque de marbre de Domèvre,
l'énergique poilu de Herbéviller, le marbre rose d'Ogéviller et
tant d'autres ensuite, se rendent compte peu à peu de la
grandeur du sacrifice que les enfants de France ont consenti
pour libérer jour chère patrie, et il comprend pourquoi jamais
ce peuple glorieux ne se laissera asservir par l'envahisseur.
Quelle que soit la forme que prenne l'invasion, quelle soit
casquée ou menée à coups de sacs d or, elle sera toujours
arrêtée par ces fils de France, mettant l'amour de leur beau
pays au-dessus de tout.
Nulle part mieux qu'au pied de ce monument, nous ne sentons ce
qu'est cette patrie, pour qui sont tombés ces enfants, ces
jeunes hommes. La patrie ! mais ce sont ces maisons qui nous ont
vu naître, cette église où vous avez éprouvé vos premières
émotions, cette école où s'est ouvert votre esprit, ces champs
où vous avez appris qu'il faut peiner pour vivre. La patrie ! c
est le camarade du pays, qu'on est heureux de retrouver là où on
se sent isole ; c'est la famille, qui vous rappelle votre
jeunesse heureuse Tout cela avait disparu, tout cela a été
retrouvé.
C'est cette famille qu'ils ont défendu de leur corps, les
pauvres disparus, chacun revoyant une dernière fois, avant de
fermer les yeux, son village et ceux qu'il laissait derrière
lui.
Toutes ces petites patries, formant la grande France, c'est elle
que chacun défendait en se sacrifiant pour son village aimé.
Et de l'ensemble de ces énergies, est sorti cet abord formidable
qui nous a donne la victoire. Qui de nous ne se rappelle les
journées de joie et de triomphe qui ont suivi armistice. Ceux
qui avaient perdu un être aime, sentaient que leur sacrifice
n'avait pas été vain et c'était une grande consolation à leur
douleur ; et tous les Français dignes de ce nom retrouvaient,
après ces longues années d'angoisse, cette fierté et cette
confiance dans l'avenir, qui sont pour un peuple les vertus
essentielles.
Cet avenir a-t-il tenu ses promesses d'alors ? Que de fois nous
nous sommes posé cette question devant ces monuments. Peut être
le recul de l'histoire ne nous permet-il pas encore d'en juger.
Mais, quoiqu'il arrive, une chose ne périra pas. C'est la gloire
que la victoire de 1918 a fait planer sur la France en écrivant
dans son histoire sa plus belle page. Ce peuple, qui n a pas
voulu mourir sous les coups d'un adversaire terriblement fort et
préparé fléchirait-il devant cette nouvelle attaque venant de la
finance internationale, de ses anciens alliés, oublieux du sang
versé, des régions détruites, oublieux même des engagements de
garantie pris par eux au moment de la signature de la paix ?
Cette attitude de nos anciens amis a fini par révolter chacun de
nous à tel point qu'aucun gouvernement n'a osé encore signer des
accords asservissant la France pendant de longues années.
Ce n'est pas pour voir leurs parents, leurs frères et sœurs,
leurs enfants et petits enfants ruinés et malheureux pendant de
nombreuses décades que nos morts ont donné leur vie.
Aussi jamais la France n'admettra ces honteuses négociations où
l'on ne veut faire entrer en ligne de compte que des comptes de
banque.
Les gouvernements qui ont voulu signer ces accords ont été
chassés et les gouvernants actuels qui semblaient fléchir à leur
tour ont été rappelés au devoir par une grande voix qui semblait
sortir d'outre-tombe pour parler au nom de nos morts.
C'était la voix du vieux Clemenceau, ou Père la Victoire,
sortant du silence et de l'oubli où il a fui l'ingratitude de
ses concitoyens et cette voix disait aux Américains : « Vous
nous réclamez le paiement d'une dette, non de commerce mais de
guerre et vous savez que notre caisse est vide! Vous voulez nous
faire signer des billets à échéances, échéances fictives, pour
aboutir à l'emprunt avec de bonnes hypothèques sur nos biens
territoriaux comme en Turquie ! Cela, Monsieur le Président, il
faut bien que j en vienne à vous dire, nous ne l'accepterons
jamais. La France n'est pas à vendre même à ses amis, nous
l'avons reçue indépendante, indépendante nous la laisserons ! ..
»
Voilà un fier langage, qui, dans la bouche du chef qui a su
diriger la France vers la victoire, a une belle allure.
Il a su, lui, au moment critique où tout semblait perdu, faire
taire ceux qui ne croyaient plus à la victoire, redonner aux
combattants la confiance et la foi dans la grandeur et la force
de la France. Ila su passer par dessus la constitution,
insuffisante dans les périodes de danger, prendre seul Ie
commandement du pays et mener enfin nos m merveilleux poilus à
la victoire.
Voilà le grand exemple qu'il nous faut suivre aujourd'hui ;
voilà ce que peut un homme qui aime la France et pourquoi tout
doit s'effacer pour arriver au salut
Est-ce parler politique que de rappeler ces grands souvenirs
devant un monument des morts ? Comment pouvons-nous mieux leur
rendre hommage, qu'en suivant leur bel exemple. Depuis les
grands chefs d'armée jusqu'au simple soldat, tous sentaient une
poigne, une volonté de vaincre qui ne se laisserait arrêter par
rien et ils ont vaincu. Cette poigne, cette volonté de gagner la
paix, il nous la faut aujourd'hui et nous vaincrons comme ils
ont vaincu et le monde sera étonné de la vigueur de redressement
de la France, comme il a été saisi d'admiration devant le
redressement de la Marne et les attaques héroïques de 1918.
On nous dit qu'aujourd'hui comme alors, nous avons besoin du
secours de nations amies ; c'est exact. Mais, pendant la guerre,
ces nations venaient bénévolement à nous, parce quelles avaient
confiance en nous et croyaient à notre succès. Il en sera de
même aujourd'hui, sans que nous soyons obligés de nous courber
sous des conditions humiliantes.
Serrons les rangs autour d'une volonté compétente, luttons et
travaillons comme ils ont lutté et travaillé; restreignons-nous,
comme ils ont dû le faire ; cela sera peu de choses en
comparaison de leurs souffrances.
Produisons ces richesses dont regorge la terre de France quand
on veut la travailler ; sachons faire rapporter ces coûteux
monopoles, faisons flèche de tout bois pour éviter la mainmise
de l'étranger sur nos biens, et peu a peu nous verrons les
emprunts étrangers venir à nous avec confiance parce que cet or
étranger se sentira à l'abri chez nous.
Mais pour Cela, il nous faut, comme pendant la guerre une
continuité dans l'effort tendant toujours vers le même but.
Si au contraire, nous devions encore changer de guide si souvent
au milieu du gué, nous revivrions les temps navrants de 1917 et
la déchéance finale nous guetterait, lamentable.
Non, ce n'est pas pour cela que sont morts nos enfants ; ils ont
voulu la France forte et glorieuse, et il» l'ont faite telle.
Ils nous l'ont confiée aussi en mourant, et comme dit le vieux
Tigre, nous l'avons reçue indépendante, de leurs mains,
indépendante et fière nous la laisserons
Il est bon de nous retremper le cœur au cours de cérémonies
comme celle que nous fêtons aujourd'hui.
Après les ruines, nous avons vu la renaissance d'Herbéviller,
ayons confiance après ses morts, les vivants ont repris le
flambeau, soyons en dignes.
Rien n'arrêtera alors la France dans si marche glorieuse, car
elle est aussi nécessaire au monde que la lumière du soleil.
Mais il faut quelle elle reste, là, où nos morts et nos anciens
combattants l'ont mise, à la tète des nations. Nous pouvons l'y
maintenir si nous le voulons; nous l'y maintiendrons. Cela sera
le moyen le plus beau d'honorer la mémoire de nos chers morts
Que leur exemple nous serve, que leur souvenir vive
éternellement dans nos cœurs reconnaissants et émus
M. Georges Mazerand
M. Georges Mazerand, député de Meurthe-et-Moselle, termine la
série des discours:
« Le tribut de reconnaissance que nos communes ne manquent pas d
acquitter depuis l'armistice, envers les morts de la grande
guerre, est un précieux réconfort
« Aujourd'hui, c'est Herbéviller qui inaugure à son tour un
monument funèbre : j'ai tenu à m'associer à cet hommage suprême
à la mémoire de vos braves, hommage émouvant à plus d'un titre !
M. Mazerand évoque une page tragique de l'histoire locale.
Ayant salué la mémoire des enfants d'Herbéviller tombés pour le
pays et adressé à leurs familles l'expression de sa sympathie,
M. Mazerand conclut :
« La France est résolument pacifique par son tempérament, par sa
raison, par la nécessité impérieuse du progrès social.. Elle ne
saurait toutefois être la dupe d'une pacification menteuse qui
serait un outrage aux morts que nous vénérons... Et nous devons
faire entière confiance à notre éminent compatriote. M. Raymond
Poincaré, dans l'œuvre doublement périlleuse qui s'élabore en ce
moment : le relèvement de notre situation financière,
l'admission de l'Allemagne au sein de la société des nations...
Nous sommes sûrs qu'avec lui, aucune atteinte ne sera portée à
la dignité de notre cher pays et que dans toute sa conduite il
demeurera fidèle à la promesse faite naguère devant un monument
semblable à celui-ci : « Le seul hommage, disait-il, que nous
devons rendre à nos morts, c'est le maintien de l'œuvre qu'ils
ont accomplis l »
De chaleureux applaudissement accueillent cette péroraison.
LE BANQUET
La cérémonie terminée, un banquet réunit à la salie de la
mairie, autour de M. le maire, les personnalités officielles, à
l'exception de M. Mazerand, obligé de se rendre au concours du
comice à Einville ; le conseil municipal et de nombreux
habitants.
A l'issue du déjeuner qui fut entièrement cordial, des toasts
ont été portés par M. le maire, M. Adam et M. de Turckheim.
Cette belle fête de la reconnaissance et de la résurrection fait
le plus grand honneur à la commune d'Herbéviller et à ses
vaillants habitants.
BLAMONT
Automobiles. - Contravention contre Jouccal Ahmed, chauffeur au
service de la Brasserie de Champigneulles, pour défaut
d'éclairage à l'arrière de son camion automobile.
Vol. - Le nommé Rollin Joseph, dit Blum, au service de M.
Zéliker, négociant faisant une livraison chez M. Wahl,
garagiste, est accusé d'avoir dérobé, dans le magasin de ce
dernier une pompe à bicyclette et du sucre.
La Vie Sportive. - Nous apprenons que la société le C.V.B.
organise, pour la fin de ce mois, une marche à pied sur le
parcours Baccarat-Blâmont et retour, ouverte à tous les amateurs
du sport à pied.
- Comme suite à notre information qui précède, le Comité du Club
Vélocipédique de Baccarat a décidé que l'épreuve de marche
Baccarat-Blâmont & retour aurait lieu le dimanche 19 courant.
Départ de Baccarat à 11 h. ; arrivée probable au contrôle de
Blâmont à 13 h. 1/2.
Plus de 500 francs de prix viendront récompenser la vaillance de
nos jeunes gens, aussi les engageons-nous à venir s'inscrire,
dès à présent, à la Brasserie Georges Colas. Une auto sera mise
à leur disposition pour se rendre au lieu du départ c'est-à-dire
Baccarat.
Lire dans nos prochains numéros : Règlement. Itinéraire, Liste
des Prix, etc.
12 septembre 1926
BLAMONT
Contraventions. - Les gendarmes ont verbalisé: M. Georges M....,
instituteur, pour défaut de permis de circulation et de permis
de conduire; M. Louis E..., cultivateur, pour défaut d'appareil
sonore et de plaque d'identité à sa bicyclette.
La Vie Sportive. - Règlement Général de
Baccarat-Blâmont-Baccarat à la marche organisé par le Club
Vélocipédique de Baccarat :
Règlement (Partie sportive).- Article Premier. - Le Club
Vélocipédique de Baccarat, avec le concours de nombreux
commerçants de Baccarat et de Blâmont, organise, pour le
dimanche 19 septembre, une épreuve de marche pour les amateurs,
à l'exclusion des professionnels, sur le parcours de
Baccarat-Blâmont-Baccarat.
Art. 2. - L'épreuve est internationale et tout Français ou
étranger, mais à ses risques et périls et sous sa
responsabilité, justifiant de sa qualité d'amateur, peut y
prendre part.
Art. 3. - Les Règlements sportifs et Code de la marche (F.F.M.)
seront appliqués; l'allure de course à pied est interdite.
Art. 4. - Allure de marche. - La marche est une succession de
pas. Un pas est compris de la pointe du pied au talon de
l'autre. Dans une épreuve de marche, le marcheur doit toujours
avoir un pied en contact avec le sol, c'est-à-dire que le talon
du pied en avant doit toucher le sol avant que la pointe du pied
en arrière le quitte.
Art. 5. - police de la route.- Les concurrents devront garder la
droite de la route, afin de na pas gêner la circulation. Ils
participeront à leurs frais à l'épreuve et les organisateurs ne
reconnaitront aucune dette commise par eux ou par leurs
entraineurs.
Art. 6. - La tenue, dossarde. - Sera celle dite de sport, mais
le costume touriste sera autorisé; elle devra être correcte. Le
concurrent devra porter constamment sur la poitrine, un dossard.
Art. 7. - Caravane automobile des organisateurs. - Toutes le
voitures officielles porteront distinctement les fanions de
V.C.B.L'auto du Juge Arbitre, directeur de l'épreuve, portera un
fanion tricolore.
Art. 8. Accidents. - L'épreuve devant servir à aider à la
diffusion de la marche, le C.V.B. décline toutes responsabilités
pouvant résulter d'accidents survenant aux concurrents.
Art. 9. - Entrainement.- L'entraînement cycliste sera autorisé,
ainsi que les pédestrians à la marche seulement ; tout autre
moyen est interdit.
Art. 10. - Disposition spéciale. - Tout concurrent convaincu
d'avoir utilisé un autre moyen de locomotion que la marche, sera
disqualifié sur-le-champ. Des contrôles secrets fonctionneront
tout le long du parcours.
N.B. - Les engagements sont reçus contre la somme de 3 francs, à
Baccarat chez M Berr, président du C.V.B. : M. O. Aubry,
brasserie, rue des Cristalleries ; A Blâmont : Brasserie Georges
Colas.
Chez les Pompiers. - M. Moyen a été nommé sous-lieutenant de
Pompiers. A cette occasion, M. Labourel, maire, au cours d'une
manœuvre de la Compagnie dimanche dernier, a félicité le nouveau
promu.
Abandon d'attelage.- René Simonin, 28 ans, boulanger à Blâmont,
ayant laissé son attelage sans attache ni surveillance sur la
voie publique s'est vu gratifier d'un procès-verbal par les
gendarmes.
AVRICOURT
Circulation interdite. - Les gendarmes ont verbalisé contre M.
Hubert H…, professeur à nancy, pour circulation sur la voie
ferrée.
Plainte. - M. Marcel Datry, négociant, a porté plainte à la
gendarmerie, contre M. Robert Boul. employé de chemin de fer,
pour violences sur la personne de sa femme et insultes à son
égard.
Procès-verbaux. - Il y en a pour tous les goûts. L'un a été
dressé à Louis Jourde, 41 ans. agent d'assurances, quai de la
Sarre, à Sarrebourg, pour défaut de permis de circulation,
défaut de permis de conduire, carte grise; d'autres, à Alexandre
Boccard, 36 ans, représentant de commerce. 3 rue Charles
Lemaire, à Epinal, pour défaut de plaque d'identité à son auto ;
François Rozum, 43 ans, tonnelier, rue du 22 novembre,
Strasbourg, et Vladislaw Sjeja, 27 ans, manoeuvre à Gondrexange
(Moselle), pour défaut de carte d'identité d'étranger.
Domèvre-sur-Vezouze
Affichez les prix.- Un procès-verbal a été dressé à M. Emile
Zabel. débitant, pour défaut d'affichage des prix de
consommations.
FREMENIL
Ambulant en défaut. - Charles Wally, marchand ambulant, s'est vu
dresser un procès-verbal pour défaut de patente.
SAINT-MARTN
Affichez ! Les gendarmes ont verbalisé Mme Charles Claudin,
débitante, pour avoir omis d'apposer dans son établissement
l'affiche des prix des consommations.
19 septembre 2026
BLAMONT
Grave accident. - Un grave accident est survenu à M. Henri
Kallembrun, âgé de 18 ans.
Le 8 courant, Henri Kallembrun, accompagné de son père et de M.
Zéliker, était allé faire un essai de moulage de gazogène au
charbon de bois, avec un camion Fiat, appartenant à M. Zéliker.
Au croisement des routes de Blâmont et de Barbas, le moteur du
camion s'arrêta. Une opération assez compliquée dut être
pratiquée pour le remettre en marche. Tandis que M. Kallembrun
tournait la manivelle, son fils glissa soudain et son bras droit
vint s'engager dans le volant du moteur. Le malheureux jeune
homme eut la main droite affreusement déchiquetée.
On dut le transporter à l'hôpital de Nancy, où il fut amputé au
tiers de l'avant-bras.
La Vie Sportive. - Dimanche, le Club Vélocipédique de Baccarat,
dans un but de propagande de la marche, donnera départ à une
trentaine de concurrents venus de plusieurs points du
département.
Les engagements reçus font que cette épreuve s'annonce comme
devant dépasser nettement et de loin, comme intérêt sportif,
toutes tes démonstrations qui ont déjà pu être organisées dans
la région, elle permettra en outre au Comité du C.V.B. de revoir
à l'œuvre ceux qui ont participé à la marche Baccarat-Raon et
retour. De même, nous pouvons dire dès maintenant que les
nouveaux inscrits, principalement ceux de Blâmont, défendront
les couleurs de l'U.S.B. et ne seront pas inférieurs à leurs
camarades de Baccarat.
L'attrait des prix et des lots remarquables offerts par le C.V.B.,
la Municipalité de Blâmont, l'U.S.B. MM. le Dr Collot,
Grandjean, Claudel. Tranchant, Jean Labor, fera que les
marcheurs se donneront à fond, sans aucun doute, pour essayer de
remporter ces prix. Souhaitons aussi que le soleil se mette de
la partie et nous assisterons à une belle empoignade entre les
anciens et les jeunes qui ne demanderont qu'à suivre la tracé de
aînés de « Paris-Strasbourg ».
N.-B. - Les marcheurs habitant Blâmont et environs sont priés
d'être exacts à l'heure du départ, c'est-à-dire à 9 h., à la
Brasserie Georges Colas, afin de faciliter la tâche de M. Paul
Zéliker, qui a bien voulu mettre gracieusement sa voiture à leur
disposition, pour Ies conduire à Baccarat.
Engagements et renseignements contre la somme de 3 francs,
jusqu'au samedi 18 septembre: à Baccarat, chez MM. A. Berr,
président de la C.V.B. et Octave Aubry, brasserie; à Blâmont
Brasserie Georges Colas.
- La marche Baccarat-Blâmont et retour, organisé par le C.V.B.,
aura, demain, le plus légitime succès; les engagements ont
afflué toute cette semaine, permettant d'escompter un beau
peloton de marcheurs au départ. La route sera fléchée et toutes
les indications pouvant intéresser les concurrents seront
données avant la marche.
Comme nous l'avons déjà indiqué, cette épreuve sera chaudement
discutée et promet un beau spectacle ; les jeunes engagés (il y
en a de 15 ans à peine), qu'il faut intéresser aux sports parce
qu'ils sont les espoirs de demain, trouveront à s'expliquer sur
les 40 kilomètres du parcours.
Rappelons qu'une liste très importante de prix récompensera les
efforts de tous les marcheurs et signalons aussi le beau geste
sportif de la Municipalité de Blâmont, qui offre un joli vase
artistique avec sa plante, au premier signant au Contrôle de la
Place Carnot.
Et le permis ? - Robert Munier, 17 ans, brodeur, écope d'un
procès-verbal pour défaut de permis de conduire un véhicule
automobile.
OGEVILLER
Arrestation. - Les gendarmes ont arrêté le Polonais, François
Kopelski, terrassier, inculpé de vol d'effets et d'argent au
préjudice de ses camarades de chambre et de chantier.
26 septembre 1926
Mignéville
Fêtes du Centenaire et de la Reconstitution
Mignéville, qui a la bonne fortune de posséder un centenaire qui
porte vaillamment son siècle et qui a vu défiler nombre de
gouvernements, mais qui n'en a pas moins gardé la foi de ses
pères, a fêté dignement, dimanche 19 septembre, M. Joseph
Zalesky.
Rien n'avait été négligé pour donner à cette fête tout le relief
que mérite pareil avènement : arcs de triomphe, guirlandes,
drapeaux et sapins, donnaient à ce coquet village, nouvellement
reconstitué, une impression de joie et de vitalité qui produit
sur les nombreux hôtes le meilleur effet.
Nous félicitons vivement M. Liengey, le dévoué maire, ainsi que
tous ses administrés, qui dans un même élan et une parfaite
union, ont contribué à la réussite de cette belle journée qui
restera gravée dans la mémoire de tous ceux qui y ont participé.
A 9 heures 15, comme prévu au programme, le conseil municipal,
précédé de la musique Industrielle, de Cirey, entouré des
pompiers dont le lieutenant, petit fils du centenaire, se rend
au domicile de M. Zalesky, où après un morceau de pied ferme, le
cortège se rend à l'église.
La Messe
A 9 heures 30, l'église a du mal à contenir la pieuse population
qui appelle tout d'abord sur cette belle journée les
bénédictions du ciel. M. l'abbé Aubert, respectable vieillard
lui aussi, aimé de tous et qui exerce ici son ministère depuis
plus de 28 ans, dit la messe dans le chœur où les peintures de
l'artiste Mansion, de Nancy, malgré la guerre sont restées
intactes.
L'Harmonie l'industrielle des Etablissements se fait entendre.
Au premier rang M. Joseph Zalesky dont M. l'abbé Aubert fait
dans son sermon le plus vif éloge M. le curé donne aux morts de
la guerre un souvenir religieusement ému ; il se félicite
d'avoir des paroissiens si unis entre eux et si assidus et qui
ont montré pendant les heures difficiles un remarquable exemple
de courage civique et de fierté nationale.
Pendant la messe, la quête fut faite par deux gracieuses jeunes
filles. Ce sont les arrières petites filles du centenaire :
Mlles Marguerite Jocquel et Suzanne Arnould.
Devant la Mairie
A l'issue de la messe, la foule se dirige vers la Mairie, située
près de l'église où une tribune élégamment parée attend les
autorités et les invités près du monument aux morts.
Des fleurs sont tout d'abord déposées au pied du monument par
les enfants. Une minute de recueillement. Puis prennent place
sur l'estrade : M Magre. préfet, qui préside, le papa Zalesky,
tout souriant, MM. Michel, sénateur, Mazerand, député. Eugène
Liengey, maire et conseiller d'arrondissement. Adrien Michaut,
maire et conseiller général de Baccarat, Fenal, conseiller
général, Fournier, maire de Badonviller et conseiller
d'arrondissement, Bergé, Adam et Derque, conseillers
d'arrondissement, abbé Aubert, curé de Mignéville, Gilbert,
architecte, Stref, poids et mesures, Lhôte, instituteur, Hellé,
adjoint, Coulon, inspecteur primaire. Chesnel, conseiller
municipal de Lunéville, Scherbeck, artiste peintre, Fabry, de
L.B.B. Barber, Parmentier, Lafontaine, les maires des communes
environnantes : Voissement, de Domêvre, Balland, de Lachapelle,
Jeanjean, de Brouville, Zabel, de Pettonville, Arnould, de
Reherrey, Serment, de Montigny, Colin, d'Ancerviller, Divoux, de
Vacqueville, Gorey, de Veney, George, de Reclonviile,
Lacquenaire. d'Azerailles, Thouvenin, de Gélacourt, Jules Cuny,
de Bertrichamps, etc.
Avant tout discours, M. Lhôte, instituteur donne lecture de
l'acte de naissance de Joseph Zalesky : le 3 septembre 1926 !
Deux belles gerbes de fleurs sont remises par les
arrières-petites filles du centenaire, l'une à M. le préfet,
l'autre à leur arrière grand-père.
M. Liengey, maire, se lève et retrace la vie du centenaire en
ces termes :
Discours de M. Eugène Liengey, maire
Les fonctions que je remplis me fournissent un plaisir bien
doux, c'est celui de retracer, devant toute cette assemblée,
votre longue vie de labeur, de travail, et j'ajouterai de
peines.
Vous êtes issu d'une famille polonaise puisque votre grand-père.
Philippe Zalesky, est venu en France avec Stanislas, roi détrôné
de Pologne. Il eut deux fils, dont votre père, qui exerça le
métier de maçon.
De son mariage, votre cher père eut quatre enfants, dont trois
fils et une fille. Le second de ses fils a fait la campagne de
Crimée ; il y a trouvé la mort en accomplissant vaillamment son
devoir. Vous, l'aîné, né le 5 septembre 1826 vous êtes resté
attaché à la terre.
... Les temps étaient durs. Aussi, dès l'âge de 9 ans, vous
entrez comme domestique de culture chez M. Fenal, famille dont
nous nous plaisons à reconnaître la parfaite honorabilité ; puis
chez M. Masson, son gendre. Vous voyez les membres de ces deux
familles s'endormir successivement dans le sommeil de la tombe
et vous continuez le métier d'agriculteur chez M. Liengey. Entre
temps, vous épousez Marguerite Claudon. De votre union naissent
trois enfants, un garçon et deux filles. Votre fils, devenu
grand, part au régiment, fait la campagne de 1870 en qualité de
grenadier de la Garde Impériale et rentre chez vous comme grand
blessé.
Lorsqu'il fut rétabli après des soins empressés, il fit de la
culture. Ce fut une occasion pour vous de l'aider et par votre
travail et par vos conseils. Vous avez l'immense douleur de
fermer les yeux à votre compagne et la mort n'épargne même pas
vos enfants. Heureusement qu'il vous restait vos petits-enfants
qui ont su, par leur attention et leur tendresse, adoucir
l'amertume de la séparation, et par la vaillance d'un de vos
petits-fils, Georges Zalesky, qui a gagné pendant la guerre de
1914 à 1918 les galons de lieutenant d'infanterie, et dont vous
êtes fier avec juste raison.
L'implacable destin, qui fauchait impitoyablement les jeunes
existences n'a pu vous abattre. Vous avez donc vu, à deux
reprises, en 1870 et en 1914, l'ennemi héréditaire envahir notre
village, et que de fois vous avez serré les poings en assistant,
impuissant, au sacrifice de nos braves soldats.
De votre mieux, vous avez supporté toutes ces dures épreuves,
trouvant une consolation dans le travail de la terre.
Cette douce terre de France, qu'elle ne vous abandonne jamais.
Vos 90 années d'attachement a la glèbe peuvent être données en
exemple aux jeunes générations d'aujourd'hui qui, hélas!
désertent les campagnes.
Qu'elles méditent votre vie, elles reconnaîtront la beauté et la
grandeur du travail des champs.
Pour un si fidèle attachement à la terre, le Gouvernement de la
République, par l'intermédiaire de M. le Préfet, vous a accordé
la Médaillé d'Honneur Agricole, destinée aux bons et loyaux
serviteurs, puis le Comice Agricole de Lunéville, à son tour,
vous remettait, l'année dernière, au Concours agricole de Cirey,
une prime en numéraire de 250 francs ; et enfin, le Gouvernement
vous faisait Chevalier du Mérite Agricole, récompense justement
méritée - n'est-il pas vrai ? - après une carrière si bien
remplie.
Permettez-moi donc. cher monsieur Zalesky, en présence de M. le
Préfet et des personnalités qui nous font l'honneur d'assister à
cette fête, et devant tout ce public qui vous admire, de vous
féliciter chaleureusement et de vous souhaiter encore une longue
existence.
Au nom de la Commune, vous allez recevoir, des mains de M. le
Préfet, un objet d'art, qui symbolisera la vie de labeur que
vous avez si bien remplie et qui perpétuera dans votre famille
le souvenir de celui village et à la terre qu'il n'a jamais
cessé d'aimer.
Ces paroles sont soulignées d'applaudissements. On acclame
Joseph Zalesky à qui un bronze, représentant un faucheur, est
remis. Ensuite M. Adrien Michaut, conseiller général, s'exprime
ainsi :
Discours de M. Adrien Michaut
Les maisons de nos villages lorrains, périodiquement détruites
par les guerres, ont toujours eu une existence précaire. Que de
fois elles ont été ruinées et reconstruites au cours de
l'histoire de notre pays, éternel champ de bataille !
Celles dont nous fêtons aujourd'hui le relèvement avaient
remplacé des habitations détruites par la guerre de trente ans,
qui n'en avait guère laissé debout dans nos campagnes. Dans ce
temps de misères plus grandes encore que celles que nous avons
vécues, les populations, elles aussi, avaient été presque
totalement anéanties par les massacres, la famine et la peste,
qui firent alors plus de victimes que, de nos jours, les obus et
les gaz.
Dans ces conditions, la reconstitution laissée à l'initiative
privée, sans secours financier, fut très lente, de sorte que nus
villages de 1914 n'avaient pas beaucoup plus de 200 ans
d'existence.
Cette fois, 7 ans après leur destruction, maisons, mairies,
écoles, églises sont rétablies plus confortables et plus belles
que celles qui existaient avant la guerre, sans, qu'en dehors de
leurs souffrances, il en ait rien coûté aux habitants.
Ce qu'ils ont enduré pendant quatre années de guerre, je
tenterai de vous le décrire. Après la paix, campés dans des
baraques en bois qui les protégeaient mal des intempéries, sans
meubles, avec des difficultés matérielles de tous genres, ils
ont remis leurs terres en culture.
Toutes leurs peines étaient récompensées par la joie de voir
renaître leur village de pierre, dont les maisons nouvelles plus
saines et plus commodes se groupaient autour d'une église et de
bâtiments communaux d'une architecture élégante et pratique.
Sous l'impulsion et avec l'aide des Services départementaux de
Reconstitution, auxquels les Sinistrés ne sauraient être trop
reconnaissants, une Coopérative de Reconstruction s'était
organisée. Les Coopératives des Églises et des Écoles avaient
apporté leurs concours dévoués. Ces organismes, sans perdre de
temps, après s'être assuré la collaboration d'architectes
distingués et d'entrepreneurs de valeur, se mirent activement à
l'ouvrage, sous la direction d'un Maire qui est trop mon ami
pour que je puisse dire tout le bien que j'en pense.
Pour juger les ouvriers de cette grande et belle entreprise,
voyez l'œuvre réalisée. J'estime que l'honneur qu'elle leur fait
à tous rend inutile de louables félicitations.
En admirant ce beau village éclos sur des ruines, nous évoquons
celles-ci et les épreuves des habitants de Mignéville pendant
que leurs maisons s'émiettaient sous les obus. Je veux vous les
retracer brièvement.
Au lendemain de la mobilisation, l'ordre donné aux troupes de
couverture de ne pas s'approcher <le la frontière à plus de 10
kilomètres, permit aux patrouilles allemandes de venir jusqu'à
Mignéville que nos Chasseurs à pied ne devaient pas dépasser.
Le déclenchement de l'offensive française, le 14 août, refoula
l'ennemi vers Sarrebourg.
Une semaine après, nos troupes en retraite repassaient talonnées
par les Allemands, qui entraient, le 25, à Mignéville, tandis
qu'on se battait aux environs.
C'était l'occupation avec ses prises d'otages, ses menaces de
fusillade, auxquelles M Gerlé échappa à grand'peine, ses
réquisitions, ses corvées d'inhumation des morts, ses
difficultés d'alimentation.
C'est grâce au dévouement de M. Baccus que le pain ne manqua pas
totalement. Il cuisait la nuit à l'insu des occupants.
On commençait à souffrir de la faim quand, le 11 septembre,
débuta de façon bien imprévue la retraite allemande. Trois jours
après, le village était libéré et reprenait une vie à peu près
normale, mais sans sécurité.
L'ennemi s'était retiré vers la haute Vezouze, où il avait
laissé des effectifs peu nombreux, tandis que les Français ne
s'étaient pas installés au delà de la Verdurette. Entre eux,
s'étendant une région inoccupée où ils patrouillaient de nuit
les uns et les autres.
Dépourvus également de canons de modèles récents et de munitions
d'artillerie plus utiles sur des fronts importants, ils
faisaient de temps en temps des manifestations pour tenir
l'adversaire en haleine. C'étaient de grosses reconnaissances
offensives non poussées à fond et sans idée d'avance définitive.
Ce n'en était pas moins dangereux pour les villages pris pour
objectifs. C'est dans ces conditions que, le 23 septembre,
Mignéville lut bombardé toute l'après-midi par les Allemands qui
l'occupèrent le soir. Ils attaquèrent le lendemain vers la
Verdurette pour se retirer, le 25 au matin, sans être
poursuivis, dans la direction d'Ancerviller.
En novembre, les Français firent une opération du même genre, de
plus grande envergure, sur Cirey.
Cette situation peu rassurante pour ceux qui étaient entre les
deux armées rendaient leur ravitaillement difficile. Ils
devaient se rationner de façon pénible.
A la fin de février 1915, les Allemands s'avançaient sur la
Blette, avec l'intention apparente de s'y établir ou même de la
dépasser.
Les premiers jours de mars furent critiques, on se battait de la
Chapelotte à Domèvre. Enfin, le front se stabilisa, pour ne plus
se déplacer sensiblement jusqu'à l'armistice. La guerre de
tranchées commençait.
Mignéville, du côté français, était à quelques kilomètres des
batteries ennemies et sans cesse bombardé. Si toutes ses maisons
ne furent pas anéanties, toutes furent gravement atteintes.
Les habitants restés tenaient bon sous les rafales, cultivaient
et récoltaient dans les moments de calme relatif.
Le 19 avril 1915, M. J. Louis fut tué, sa femme blessée
légèrement et sa fillette, grièvement. Celle-ci dut être amputée
d'une jambe. Le 5 février 1916, l'Adjoint, M. Hinzelin, est tué
dans la rue en exerçant ses fonctions. Le … juin 1916, M.
Camille Marin et Juliette Zalesky étaient blessés à la sortie du
village. Le premier guérit ; la seconde mourut, à Flin, de ses
blessures.
Le 11 juin 1918. Mme Renaux fut victime des gaz.
Le clocher de l'église avait résisté aux obus. Le 15 septembre
1915, le génie français, estimant sans doute qu'il servait de
repère à l'artillerie, le fit sauter. Il tomba sur la nef de
l'église.
Pauvres églises ! Accusées d'être des observatoires, d'être
garnies de mitrailleuses, de servir de points de direction,
etc., elles ne survécurent pas à tant de griefs. Toutes celles
de la zone avancée furent détruites.
Au fur et à mesure que les maisons s'écroulaient, leurs
occupants étaient contraints de partir. A l'armistice, il ne
restait que 14 habitants, qu'on a appelés « les irréductibles ».
Comment les irréductibles furent-ils tolérés par l'armée, alors
que dans les villages voisins, souvent moins exposés, tous les
habitants avaient été évacués avant ou après le premier
bombardement ?
L'autorité militaire agissait ainsi généralement moins par
sollicitude pour eux que par crainte des espions. Pour elle, un
civil dans la zone des armées pouvait l'être ou le devenir. |
Nous tous, qui y sommes restés, avons été plus ou moins
soupçonnés. J'en parle par expérience, ayant été l'objet d'une
surveillance spéciale exercée par un capitaine de la prévôté.
Baccarat lui semblant trop peu bombardé à son gré, il allouait
ce qu'il pensait être une faveur à quelque influence auprès du
Boche, la mienne probablement.
D'autre part, les officiers et soldats de l'intérieur avaient
peine à comprendre notre mentalité qui nous attachait à nos
foyers, malgré les dangers courus ; jugeant insensés ces gens
qui se refusaient à chercher la sécurité à l'arrière, ils
croyaient leur rendre service en les y évacuant de force.
Les habitants de Mignéville, chassés de leurs maisons détruites,
s'en éloignaient à regret et le moins possible. Sans souci des
risques, pour avoir de temps en temps des nouvelles du village
et pour y rentrer plus vite à la paix toujours espérée
prochaine, ils se fixaient dans les villages les plus proches où
l'autorité militaire les tolérait.
Beaucoup de ceux qui, au début, dans un moment d'affolement,
avaient fui droit devant eux, étaient revenus.
Nos évacués dans des provinces lointaines trouvèrent la guerre
plus dure et plus longue que ceux qui la vécurent près du front,
en dépit des risques
Parmi les premiers, la mortalité lut plus grande, causée par la
dépression morale due à l'exil qui, a dit Lamennais, est la
solitude.
Incompris de ceux au milieu desquels ils vivaient sans s'y
mêler, aigris, ils s'isolèrent complètement. Ainsi, la sympathie
qui les avait accueillis devint parfois de l'hostilité.
De ces malentendus naquit la légende des réfugiés, cruelle et
injuste pour les malheureux, qui accrut encore leurs
souffrances.
Beaucoup de ceux qui ne sont pas revenus et reposent dans des
cimetières provençaux et savoyards sont, eux aussi, des victimes
de la guerre et de leur attachement à leurs foyers. Ils ont été
plus à plaindre et plus nombreux que ceux que tuèrent dans leur
village les obus allemands.
Leurs noms ne sont pas inscrits sur des Monuments. à côté des
noms des Combattants morts pour la France, mais sur une modeste
croix où ils s'effacent déjà, dans des cimetières où ils sont
ignorés de tous les visiteurs.
Les irréductibles ont moins souffert.
Pour tous les habitants de Mignéville de 1914. c'est une bien
belle fête que l'inauguration du Mignéville de 1926. Ils
aimeront le nouveau village autant que l'ancien, ne pouvant
l'aimer davantage.
Je leur souhaite à tous autant d'années qu'en porte si
allègrement leur vénérable doyen. Monsieur Zalesky, dont la
longue existence est un bel exemple de fidélité à la terre
natale et au travail rural.
Vous avez montré dans vos épreuves que ces fidélités étaient
vôtres. Elles furent l'honneur de cette courageuse population
pendant et après la grande guerre. La Croix de Guerre qui leur a
été décernée en est un durable témoignage.
Discours de M. Mazerand, député
Après que des applaudissements nourris ont accueilli la
péroraison du discours de M. Adrien Michaut, M. Mazerand se
déclare heureux de participer aux fêtes de reconstruction et à
celle du « grand-papa Zalesky » comme on l'appelle dans toute la
région.
Si quelque chose pouvait consoler des amertumes de la guerre, ce
seraient des cérémonies telles que celles d'aujourd'hui.
Le regretté préfet Duponteil aimait à répéter comment la foi et
le courage des sinistrés permettaient de triompher des
difficultés de la reconstitution.
Maintenant la vie moderne, avec l'électricité s'introduit dans
les logis restaurés. La maison commune a ses salles de réunion
vastes et commodes. Les salles d'école sont aussi superbes el
l'orateur félicité à ce sujet l'inspecteur primaire M Coulon.
président de la Coopérative de reconstitution scolaire.
On a également reconstruit l'église dans laquelle on reçoit le
baptême, on fait sa 1re communion, où l'on se marie et où l'on
prie ensemble pour les morts.
M. Mazerand ajoute : « Ce sera notre fierté d'avoir fait notre
reconstitution nous mêmes, quand l'ennemi nous croyait abattus
». Le député de Meurthe-et-Moselle voit dans la vie de M. Joseph
Zalesky un exemple magnifique d'unité et de fidélité à la terre
et termine son discours, très applaudi, par ces mots :
« Vive Mignéville reconstituée ! Vive le père Zalesky ! »
Discours de Louis Michel, sénateur
M. Louis Michel rappelle qu'il y a un an ce fut l'inauguration
du monument aux morts : fêle de la tristesse...
Mais aujourd'hui c'est une autre fête, qui conseille de chasser
les idées noires : la fête de la vieillesse et de la
reconstitution.
Et s'adressant aux jeunes filles de Mignéville qui se prestent
pour l'entendre et qu'il appelle de « petites pommes d'api »,.
M. le sénateur les adjure de rester dans leur village.de s'y
marier, d'y faire souche d'honnêtes cultivateurs.
N'y devient-on pas centenaire, sans presque sans apercevoir ?
(Rires) Quoi de plus beau que cette carrière de Joseph Zalesky
passée entièrement à cultiver la terre. C'est généralement dans
les campagnes que l'on fête les centenaires parce qu'on y mène
une vie beaucoup plus saine que dans les villes. M. Louis Michel
espère que dans quelques années on aura la joie de fêter les 110
ans de M. Joseph Zalesky.
Discours de M André Magre préfet de Meurthe-et-Moselle
En termes magnifiques, M. André Magre exalte la vertu de notre
tradition des marches de l'Est en s'inclinant devant le
centenaire : « Mon cher grand-père, s'écrie-t-il, vous êtes le
symbolez de l'éternité de la terre lorraine. »
Aux acclamations enthousiastes de la foule, M le préfet donne
alors l'accolade au vénérable aïeul, au doyen de la commune de
Mignéville, qui a bien mérité de la patrie française.
Le Banquet
La musique joue et la foule lentement se disperse, tandis que
les personnalités officielles visitent le village ressuscité.
A midi, un banquet installé dans la grande salle de la
mairie-école réunissait autour du papa Zalesky cent trente
convives C'est le vatel lunévillois, Emile Godard, qui le
servait. Il se surpassa et reçut en particulier de M. le préfet,
les plus flatteurs et mérités compliments.
Pendant le banquet, extrêmement cordial et gai, la musique et la
chorale des jeunes filles donnèrent un intéressant concert,
frénétiquement applaudi.
Les Toasts
A l'heure du champagne, M. Liengey se lève ; il exprima les
excuses d'un certain nombre de personnalités empêchées
d'assister à la fête et remercie chaleureusement ses invités de
I honneur qu'ils ont fait à Mignéville en se déplaçant, pour
fêter sa reconstitution et son centenaire.
M. Coulon, inspecteur primaire, expose le rôle de l'racole
publique et montra la nécessité d'une bonne fréquentation
scolaire ainsi que de l'enseignement post scolaire.
M. Coulon félicite ensuite MM Gilbert et Ogé, architectes ;
Bancon, entrepreneur, de la réalisation si heureuse que nous
admirons aujourd'hui. Il remercie également les parlementaires
et les services préfectoraux du précieux et indispensable
concours qu'ils ont apporté à l'œuvre de la reconstitution des
écoles.
Fernand Rousselot se lève à ton tour et adresse un compliment
bien tourné au centenaire, compliment salué par les acclamations
enthousiastes de la salle entière.
M. Georges Mazerand dit le rôle joué par la maison commune dans
les villages et se félicite de se trouver aujourd'hui dans ce
bel et spacieux édifice où l'on ne saurait que faire de la bonne
administration. Notre député regrette l'absence des dames à
cette fête familiale el leur porte un toast applaudi.
Très applaudi encore. M. Louis Michel, qui donne aux
cultivateurs d'excellents conseils, puisés à la source de
l'expérience. Les agriculteurs doivent faire l'effort nécessaire
au redressement national.
Et c'est en adoptant résolument les méthodes culturales
nouvelles qu'ils arriveront à doubler, sinon tripler le
rendement de leurs récoltes. En Lorraine, on fait un emploi trop
parcimonieux des engrais chimiques.
M Louis Michel fait un vigoureux appel à l'intelligente volonté
des cultivateurs et boit aux progrès futurs qu'ils réaliseront
s'ils veulent accomplir l'effort demandé.
M. le préfet termine la série des toasts.
Il a un mot aimable, un trait spirituel, une attention
affectueuse pour tous, il boit plus particulièrement à M.
Liengey, le digne maire de Lunéville, animateur de cette
inoubliable cérémonie, à Mignéville reconstitué, et enfin au
héros de la fête, le grand-père Zalesky, qu'il compte bien
retrouver en bonne santé et encore rajeuni quand, dans dix ans,
on donnera une nouvelle fête en son honneur.
Un brillant concert, un feu d'artifice et un bal très animé ont
terminé cette belle journée, favorisée par un soleil radieux et
c'est presque avec regret que l'on quitte ces lieux où règne la
plus parfaite harmonie entre tous les habitants.
BLAMONT
La vie sportive. - Si l'épreuve de dimanche dernier
Baccarat-Blâmont et retour à la marche, a connu la grosse
popularité et le succès d'un bout à l'autre du parcours, il
n'est pas sans intérêt de rappeler ici, que c'est un peu grâce à
I'équipe des douze marcheurs de la P. M. et de l'U.S.
Blâmontaise, dans laquelle comprenait un vétéran de 63 ans. le
père Auguste Colin, ainsi que le benjamin des concurrents, le
courageux Albert Pierson ; d'autres engagés tels que Bigel,
Coster, Enel, Dubois, Jacques, Petitfils, etc. nous valurent de
jolies émotions. Bigel entr'autres dans un effort surhumain,
parvint à devancer son plus dangereux rival. Philippe, cinquante
mètres avait le contrôle de Blâmont, aux applaudissements d'une
foule enthousiasmée par le brillant exploit qu'il venait
d'accomplir.
Le retour sur Baccarat s'effectua par une chaleur accablante, la
bataille fut des plus ardentes, mais fut définitivement gagnée
par Philippe. Sa victoire fut longuement acclamée et une gerbe
de fleurs lui fut offerte pendant que le public prodiguait des
chaleureux applaudissements. Philippe a accompli le parcours en
4 heures 52, soit à la moyenne de 8 kilomètres 160 à l'heure.
Pour terminer remercions tous ceux qui nous ont prêté leur
concours, soit d'une façon effective, soit par leur obole
généreuse ; au Docteur Hanriot qui prodigua ses encouragements
aux concurrents avant le départ pour Baccarat et pouvons aussi
annoncer que cette épreuve qui a si parfaitement réussie aura
son renouvellement.
AVRICOURT
Etranger. - Augustin Bednaz, 31 ans. manoeuvre, dont les papiers
n étaient pas en règle, écope d'un p. v.
EMBERMENIL
Accident. - M. Eugène Camaille, 38 ans, habitant à Leintrey,
venu à Lunéville pour passer une visite médicale afin d'être
admis à la Compagnie des chemins de fer de l'Est, où il devait
prendre rang le 1er octobre prochain, s'en retournait chez lui,
et pour ce faire descendit à la gare d Emberménil. Pour
raccourcir le trajet, il emprunta la voie ferrée lorsqu'il fut
surpris par l'express de 21 heures 29.
Relevé aussitôt, le malheureux Camaille a été transporté à
l'hôpital où l'amputation du bras droit fut jugée nécessaire.
GONDREXON
Chien sans collier. - De ce fait, le propriétaire, M. Léon
Rapport, 30 ans, cultivateur, écope d'un p -v.
MONTREUX
Vol. - M. Jédor Georges, 27 ans, débitant à Montreux, est
propriétaire d'une baraque en planches, sise au hameau de la
Boulaie qui lui sert à remiser ses outils de jardinage. Ces
jours derniers. M. Jédor constata la disparition de deux bêches
et d'une hache de pré, d'où plainte.
3 octobre 1926
BLAMONT
Affichage des prix. - M. B... René-Marie. 28 ans. épicier à
Lunéville, qui vendait sur la voie publique des denrées
alimentaires sans indication de prix a été verbalisé.
Etranger. - P.-V. contre Kartchouck Romain. 34 ans. sujet
polonais, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de carte
d'identité.
L'heure légale.- procès-verbal a été dressé à Mme Houbin, née
Hélène Toussaint, 23 an», débitante. Grande-Rue, pour fermeture
tardive de son établissement ; René Coster. 26 ans, Lamineur, et
André Grivel, 26 ans, manoeuvre, demeurant tous deux rue des
voileurs, qui y consommaient.
AVRICOURT
Les Etrangers en défaut.- Les gendarmes ont verbalisé: Antoine
Dominigini. 30 ans, manoeuvre, domicilié à Nancy, rencontré en
non possession de carte d'identité ni d'extrait
d'immatriculation ; Jean Nelodreenkowski, 42 ans, domestique de
culture à Moussey (Moselle). et Giovanni Molinari, 24 ans,
terrassier à Nouvel-Avricourt, également dépourvus de cartes
d'identité.
Circulation sur la voie ferrée. - Procès-verbal a été dressé à
Charles Poira. 18 ans, charron à Azondange (Moselle), qui, pour
raccourcir son chemin, circulait sur la voie ferrée.
Brutalité révoltante. - Le 22 septembre, vers 18 h. 30, la
petite Marie-Thérèse Burrus. 6 ans, jouait devant la maison de
ses parents avec une petite amie, lorsque la dame Boul. née
Germaine Juncker. 17 ans. ménagère, sortit de chez elle et gifla
à plusieurs reprises la petite Burrus, qu'elle accuse d'avoir
insulté son mari.
Plainte a été déposée.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Eclairez ! - Un procès-verbal a été dressé à M. Paul S....,
maréchal-ferrant, pour bicyclette non éclairée.
IGNEY
Police des Etrangers. - Tadeux Kryzanowski. 19 ans, et Franzy
Zinth, 18 ans, tous deux manoeuvres, demeurant rue des
Serruriers, à Colmar (Haut-Rhin), ont eu la mauvaise idée de
venir faire un tour jusqu'à Igney, où ils rencontrèrent les
gendarmcs, qui leur dressèrent à chacun deux procès-verbal, pour
défaut d'extrait d'immatriculation et de carte d'identité.
10 octobre 1926
BLAMONT
L'Epopée des chasseurs. - On nous annonce que le Comité de l'A.
M. C. (Section de Blâmont) donnera dans le courant du mois
prochain, dans la grande salle de « Bon Accueil ». le célèbre
film historique réalisé par la F. N. A. C.
L'épopée des chasseurs, l'un des plu beaux spectacles
cinématographiques sera projeté en matinée et en soirée ; ces
deux belles séances ne manqueront pas de réunir de très nombreux
spectateurs et ce film aura à Blâmont le succès qu'il a obtenu
partout ailleurs.
Dans un prochain article nous donnerons de plus amples
informations.
Les ambulants. - Eugène Bégin, marchand ambulant, s'est vu
dresser procès-verbal pour défaut de patente.
Pas en règle. - M. Gaston Cornet, représentent à Paris, qui
n'était pas en possession de sa carte d'identité
professionnelle, s'est vu dresser un procès-verbal.
Egalement, François Bertrand, 23 ans, marchand ambulant, pour
non possession de patente.
Sans lanterne - A son vélo, malgré l'obscurité, Léon Thiry. 28
ans, manoeuvre à Barbas, est surpris et gratifié d'un
procès-verbal.
ANCERVILLER
Succès. - Avec satisfaction, nous apprenons le beau succès
remporté par M. Raymond Hovasee. élève du Lycée de Nancy, admis
en bon rang à l'Ecole Centrale des Arts & Manufactures.
Nous lui adressons, ainsi qu'à sa ramille, nos meilleurs
compléments.
Coups. - Le 30 septembre, vers 13 h., Jean Pierron. terrassier,
et Pierre Schneider. terrassier également, consommaient au café
Bouvard, lorsque Charles Pierrat. 37 ans, terrassier à Lepage
(Vosges), qui était en état avancé d'ébriété, pénétra dans le
café. Il chercha immédiatement chicane, Le débitant lui retirant
la chopine demandée, Pierrat, furieux, s'élança sur Pierron. le
gifla et le jeta à terre.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Les Etrangers en défaut.- Les gendarmes ont verbalisé Avriz-Francisco
Pereira, terrassier, pour défaut d'extrait d'immatriculation et
défaut de visa de carte d'identité. duire.
Vol de pommes de terre.- On a dérobé dans un champ appartenant à
M. Charles Voissement, cultivateur, six sacs de pommes de terre,
lui causant un préjudice de 320 francs. Auteur inconnu.
Logeuse en défaut. - Les gendarmes|. relevèrent contravention à
la charge de Mme Kern. ménagère, pour non déclaration d'un
étranger et pour défaut de registre de logeur.
OGEVlLLER
Cambriolage. - Le 4 octobre, vers 15 heures 30, Mme Lucie
Cherrier, rentrant chez elle, constata que de hardis malfaiteurs
s'étaient introduit chez elle, passant par une fenêtre sur cour
du rez-de-chaussée. Divers bijoux et de l'argent avalent été
volés ; le préjudice s'élèverait à 1.000 francs.
La gendarmerie de Blâmont prévenue téléphoniquement fit une
rapide enquête qui permit d'établir que ce cambriolage était le
fait de trois jeunes pupilles du patronage Rollet. venus à
bicyclette. Les brigades de gendarmerie de Badonviller et
Baccarat furent alertées.
Le gendarme Travaux, de Badonviller. se dirigea vers Sainte-Pôle
; en arrivant dans ce village, il aperçut trois cyclistes, dont
l'un était à environ 150 mètres dérrière les deux autres. Ce
dernier, à la vue du gendarme s'enfuit, mais ses deux larrons
purent être appréhendée.
Ce sont les nommés Maurice Goujat. 16 ans, couvreur à .Saint
Boingt. Eugène Fardeau, 17 ans, domestique de culture à Saint-Boingt.
Ils avouèrent être les voleurs des bicyclettes dérobées le 3
octobre dans la grange de M. Windling, de Saint-Germain. Quand
au troisième cycliste, qui s'est enfuit, c'est un nommé René
Paulin. 17 ans. qui déroba la bicyclette de M. Maire, à Bayon,
et qu'il abandonna dans un bois près de Domèvre.
17 octobre 1926
BLAMONT
Ambulant. - P.V. a été dressé contre Adolphe Favre, 52.ans,
marchand de tableaux, demeurant à Toul, pour non visa de sa
patente qui d'ailleurs ne portait pas son signalement.
AVRICOLRT
Opposition. - Christine Hari, 39 ans, vannière à Saint-Louis
(Moselle), recherchée en vertu d'un extrait de jugement prononcé
par le tribunal correctionnel de Lunéville, le 17 mars 1926. la
condamnant par défaut à quatre jours de prison pour vol, a
déclaré faire opposition. Elle devra se présenter devant le
tribunal correctionnel départemental.
IGNEY
Le conseil municipal - Le conseil municipal de la commune d'Igney
est dissous.
LEINTREY
Monument aux Morts. - Une quête faite à la mairie, au mariage de
Mlle Nicole avec M. Lejeune, a produit la somme de 46 francs.
24 octobre 1926
BLAMONT
Société de Tir. - Nous donnons les résultats obtenus par les
délégations de la Société de Tir, aux différents Concours qui
ont eu lieu cette année.
Concours du Comité Départemental de P. M.- 16 délégations: 64
tireurs. Classement : 2e. 28 balles, 188 points. Classement
individuel : Andréas, 1er, 7-53 : Géradin, 5e, 7-50 ; les 6
autres tireurs obtiennent un assez bon rang.
Concours de Reims. - Délégation d'adultes, 4 tireurs : Potier.
Vaganey, Melchior, Virion ; 19e sur 36, avec 56 points. Prix:
une plaquette de bronze. Délégation de jeunes gens, 3 tireurs :
Andréas. Gérardin, Cherrier; 5e sur 12, avec 136 pte.
Prix: une plaquette de bronze argenté.
Concours Fédéral. - Adultes : une breloque bronze; Potier, 2e
prix. Pupilles: une breloque bronze; Gérardin, 2e prix.
Séries illimitées. Tireurs ayant fait 27 points : Melchior,
Vaganey ; prix 15 tr. Tireur ayant fait 26 points et une mouche:
Robert Potier; prix 20 francs.
Championnat au fusil (200 m.) : 8e prix, Andréas, 55 points.
Concours de Corps d'Armée. - 18e sur 80, avec 171 points.
Classement individuel : 20e Potier, 56 p.; 23e .Melchior, 55 ;
85e Guérin. 46; 93e Virion, 45. Concours de sélection : 20e
Guérin ; pupilles : 3e Gérardin.
Concours de Blainville. - Classement individuel: 7e Melchior;
Pupilles: 1er Hanriot.
Concours de Badonviller. - 3e et 5e rangs au classement des
délégations d'adultes ; 1er et 2e rangs au classement des
délégations de pupilles. Classement individuel : adultes: 3e
Potier; 5e Guérin; 6e Vaganey ; Pupilles : 1er Hanriot; 2e
Andréas; 3e Jacques; 4e Cherrier; 5e Kallembrun.
L'Epopée des Chasseurs. - Le Comité de l'A.M.C. s'est réuni
lundi dernier, sous la présidence du dévoué M. Caen, pour
élaborer le programme du film : « L'Epopée des Chasseurs».
Il a été décidé que cette fête aurait lieu Le dimanche 21
novembre, dans la splendide salle de « Bon Accueil », offerte
gracieusement par M. le Dr Hanriot.
M. Gaston Thirion, qui a remporté un si brillant succès au début
de l'année, lors du dernier concert offert par l'A.M.C. ; M.
Devé, qui préside également l'Amicale des 20e & 60e B. C. P. de
Baccarat, prêteront leurs concours.
Avec de tels éléments qui se joindront à la projection du film,
nul doute que cette fête n'obtienne le plus brillant succès.
AVRIC0URT
- Michel Pezzoli, manoeuvre, qui n'était pas en possession de
carte d'identité, a été également gratifié d'un procès-verbal
Les autos. - Contravention a été relevée contre Gaston Désalme,
chauffeur, pour automobile dépourvue de feu rouge.
Vol de légumes. - M. Henri Drant, 28 ans, garde-frein à la Cie
de l'Est, a porté plainte pour vol de carottes, qu'un adroit
malfaiteur lui a dérobé dans son cellier. Aucune effraction n'a
été constatée.
Il estime le préjudice qui lui est causé à 15 francs.
Etrangers en défaut. - Procès-verbal a été dressé à Constantini
Evaristo, 25 ans, manoeuvre, pour défaut de photographie sur son
récépissé de demande de carte d'identité.
CHAZELLES
Vol d'une baraque. - M. Prosper Hinzelin mécanicien à Baccarat,
avait acheté pour 400 francs, une baraque à M. Heftre de
Saint-Clément.
Le 15 courant, venant prendre livraison de son achat, M.
Hinzelin s'est aperçu que la baraque avait été démontée et
enlevée.
De l'enquête, il ressort que le vol de cette baraque, sise à
Chazelles. avait été commis depuis une quinzaine de jours et que
c'était une voiture attelée de chevaux qui l'aurait transportée.
OGEVILLER - HERBEVILLER - FREMENIL
Adduction d'eau.- Les Travaux d'addiction et Distribution d'Eau
Potable dans les communes d'Ogéviller, Herbéviller et Fréménil
ont été mis en adjudication à la Préfecture, le montant de ces
Travaux était évalué à 468.000 francs.
Non adjugé.
RECLONVILLE
Accident. - Le dimanche 10 octobre, vers 1 heure du matin, M.
François Albert, charpentier, revenait de Nancy, à bicyclette et
rejoignait son domicile, à Reclonville. En arrivant à deux cents
mètres d'Ogéviller, il s'est jeté dans une remorque qui se
trouvait sans éclairage au milieu de la route. Blessé à la tête
et à la cuisse gauche, M. François a déposé une plainte à la
gendarmerie, contre le propriétaire de la remorque.
31 octobre 1926
BLAMONT
Le film des chasseurs à pied. - Comme nous l'avons déjà indiqué,
la Comité de l'AM.C. offrira au public blâmontais et des
environs, un des plus beaux films pris pendant la guerre et
unique en France.
Ce film intitulé « L'Epopée des Chasseurs » représente tous les
épisodes de la vie de ces soldats d'élite pendant la campagne
1914-1918. Il offre un intérêt complètement rétrospectif de tout
premier ordre et certainement tous ceux qui ont servi dans les
bataillons de chasseurs et tous les anciens combattants de la
grande guerre seront heureux de venir admirer cette production,
due au service cinématographique de l'armée pendant la guerre.
Nous ne doutons pas un seul instant que celle matinée et soirée
qui sera encadrée également par la présentation de quelques
comiques joyeux et amusants ne soit un prélude très agréable
d'autres soirées en perspective. Nous reviendrons du reste sur
celle fête présentée par l'A.M.C. qui sera certainement une des
plus belles démonstrations que Blâmont doit à ce vigilant
organisme dont chaque initiative est un succès.
Appel aux Anciens Chasseurs et Anciens
Combattants Messieurs et Chers Camarades, Le Comité de l'A.M.C.
(section Blâmont) adresse un appel à tous anciens combattants de
la grande guerre, et les prie de vouloir bien assister à la fête
offerte le dimanche 21 novembre, au Théâtre de « Bon Accueil ».
A cette occasion, un grand film représentant l'Epopée des
Chasseurs fixera toute vive, et pour toujours l'Histoire
représentant la vie et les exploits des « Diables Bleus »
pendant la guerre. Sur l'écran, pendant deux heures, on verra
brusquement ressurgir les ombres du souvenir, les cantonnements
grouillants d'une vie pittoresque les grand'haltes. les
ravitaillements, les montées en ligne, quelques uns des mauvais
coins où les « Diables Bleus » vécurent, gueules béantes de
canons crachant le feu ; et enfin, passage atroce d'exactitude
et de vérité, une attaque : Heure H. bond par dessus le parapet,
galopade vers la tranchée ennemie, parmi les explosions d'obus
et de mines.
Confiant dans l'esprit de corps qui demeure chez les chasseurs
et anciens combattants, le Comité de l'A.M.C. les convie à venir
en grand nombre à cette fête où le meilleur accueil leur sera
réservé.
Vol de deux lapins. - Deux lapins ont été volés notamment dans
le clapier de M. Émile Jacquot chef de gare, lui causant un
préjudice de 50 francs.
EMBERMÈNIL
Vol de lapins. - Mme Mercier. 53 an-, ménagère, au hameau de la
gare d'Emberménil, possède une baraque située dans un verger à
20 mètres de son habitation.
Le 25 au soir, comme elle avait donné à manger à ses lapins,
elle ne remarqua rien d'anormal mais laissa la clef sur la
porte, le lendemain, elle constata la porte entrouverte ouverte
et la disparition de dix gros lapins pesant chacun environ 3 kgs.
Elle estime le préjudice qui lui est causé par ce vol à 300
francs.
Mme Mercier a porté plainte à la gendarmerie contre inconnu.
Néanmoins la veille au soir, elle avait vu rôder un homme d
allures suspectes autour de sa propriété.
VEHO
Mariage. - Le 23 octobre, à l'occasion du mariage de M. Jean
Barthélémy, fils de M. le Maire de Xousse, avec Mlle Germaine
Gérardin, fille de M. le Maire de Vého, une quête, qui a produit
la somme de 62 francs, a été faite au profil de l'érection du
Monument aux Morts.
7 novembre 1926
BLAMONT
Commémoration. - La fête traditionnelle de Commémoration s'est
déroulée avec le cérémonial et le caractère qu'exige une
semblable manifestation.
A 13 h. 30, devant l'Hôtel de Ville, réunion du Conseil
Municipal, de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers avec le
lieutenant Martin et le ss-lieutenant Moyen, de l'A.M.C. avec
son président M. Caen, des Vétérans, des Enfants des Ecoles avec
leurs maîtres et maîtresses, enfin de tous ceux qui, animés d'un
beau sentiment de reconnaissance, ont voulu joindre leur hommage
à celui de nos édiles, des corps constitués et de nos enfants,
dont le nombre était fort restreint en raison de l'épidémie de
rougeole.
Le cortège se forme dans l'ordre prescrit et l'on se rend place
Carnot, devant le Monument, dont les massifs sont garnis de
chrysanthèmes.
On sonne « Aux Champs» et M. Caen, au nom de l'A.M.C., dans une
allocution empreinte du plus pur patriotisme, rend un hommage
respectueux et reconnaissant aux victimes de la guerre. Puis M.
de Turckheim, conseiller général, évoque la mémoire de nos
héros.
Ensuite, M. Cæn invite tous les assistants à se recueillir une
minute, minute sublime qui, à nos yeux, constitue le caractère
essentiel de cette fête du souvenir ! Personnellement, nous
regardons ces noms burinés en lettres d'or, et nous pensons à
nos morts, qui sont tombés pour nous, pour la France, qui ont
moralement posé lès premières assises de la paix générale et
universelle. De cette tombe commune, des voix muettes semblent
nous dire : « Assez de victimes ! plus de carnages ! Faites en
sorte que cette guerre, où nous nous sommes battus
courageusement, soit la dernière. ! »
Au son des clairons, le cortège se rend au Cimetière, devant le
Monument aux Morts de 1870 et les tombes militaires.
A 14 heures, le cortège se reforme et l'on regagne la place de
l'hôtel de Ville, où a lieu la dislocation.
Belle manifestation, qui se résume en ces mots : « N'oublions
pas, n'oublions jamais. »
Autour de l'épopée des Chasseurs. - Nous allons aujourd'hui hui
donner un aperçu rapide de la représentation du film, offerte
par l'A.MC.. le dimanche 21 novembre, en matinée et soirée.
Dans la 1re partie, nous trouvons : les bataillons avant
l'attaque, en Alsace. Skieurs au Camp Brunet Ravitaillement. Vie
au cantonnement, le relevé de la garde. Embarquement. Montée en
ligne.
Dans la 2e partie : Quelques coins fameux, les Bataillons
pendant l'attaque : Serrés coude à coude dans la gigantesque
mêlée, tous les fils de France, jaillis des quatre coins du sol
natal, pendant quatre dures années, opposent le mur vivant de
leurs poitrines à la ruée de l'envahisseur.
A la 3e partie, nous voyons : Après le coup dur, arrivée du
général Mangin et du président Poincaré.
4e Partie : Les Diables Bleues en Italie. Réception et remise du
vieux drapeau au Musée de l'Armée, etc...
Pour résumer, voici ce qu'écrivait un grand journal de Paris,
lors de la première projection du film : « Les spectateurs
suivirent avec une attention émue les épisodes héroïques du film
de la Fédération Nationale des Anciens Chasseurs à pied présenté
sur l'écran. Il avait fallu rechercher permis les 250 kilomètres
de film du service cinématographique de l'armée toutes les
bandes où figuraient les chasseurs à pied. Il vint un moment où
les spectatrices pleuraient et où les hommes se levaient pour
contempler - debout, par respect - les prouesses de nos
héroïques « Diables Bleus ».
Pour terminer, souhaitons le beau temps pour cette journée qui
devra contribuer à assurer le succès de notre société que dirige
avec dévouement l'actif Président M. Caen entouré de nombreux et
sympathiques collaborateurs
AMENONCOURT
Etranger. - P.-V. à Gariloff Jean, maoeuvre, pour défaut de visa
de pièces d'identité.
AVRICOURT
Etranger.- N'étant pas en prestation de sa carte d'identité.
Giovanni Migliarina, manoeuvre, a été gratifié d'un p.-v.
14 novembre 1926
BLAMONT
Fondation Edmond Bechmann. - En mémoire de son mari. Mme Edmond
Bechmann a remis collectivement au directeur et à la directrice
des écoles de Blâmont des titres de rente formant un total de
100 francs de rente annuelle.
Cette rente est destinée à constituer chaque année deux livrets
de caisse d'épargne de 50 francs chacun pour être attribués au
meilleur élève de l'école de garçons et à la meilleure élève de
l'école de filles Ces prix auront comme désignation : Prix
Edmond Bechmann.
Libéralité - En mémoire de son mari, M. Edmond Bechmann, Mme
Bechmann vient de faire don d'une rente annuelle de 300 francs à
l'hospice de Blâmont et d'une rente de 400 francs pour le bureau
de bienfaisance.
NONHIGNY
Coup double. - René Humbert. 21 ans, cultivateur, a récolté deux
procès-verbaux pour abandon d'attelage sur la voie publique et
parce que sa voiture n'était pas munie de plaque.
XOUSSE
P. V. - Fousse Marcel. 19 ans, carrier, à Vacqueville, pour
bicyclette non éclairée.
21 novembre 1926
BLAMONT
Fête du 21 novembre. - Les préparatifs de la représentation
l'Epopée des Chasseurs organisée par le comité de la section de
l'A.M.C. de Blâmont, au profit de la caisse de secours, sont à
peu près terminés.
Le Président et le comité invitent cordialement toute la
population à assister à ces deux brillantes séances de famille
qui auront lieu dimanche prochain 21 novembre, à 15 heures et à
20 heures, dans la jolie salle de Bon Accueil, mise
gracieusement à la disposition de l'A.M.C. par les soins de
l'honorable M. le docteur Hanriot.
Lever de rideau : 15 heures 30 et 20 heures 30.
Prix des places : Parterre, 3 fr. ; loges. 5 francs. Par mesure
spéciale, entrée gratuite aux pupilles de la nation munis de
leur carte.
Les chevaux ont disparu. - Ferdinand Perichon, plombier, au
service de Mme veuve Joséphine Clasquin, quincaillerie, 59,
Grande-Rue, alla effectuer des réparations à Nonhigny. Ces
réparations faites, il déposa le complément de matériaux dans un
hangar. Mais il y a quelques jours, Mme Clasquin veulant faire
entrer ces matériaux dans son magasin, s'apercevait que 4 mètres
de créneaux en zinc avaient disparu. Une enquête est ouverte.
AVRICOURT
Circulation sur la voie ferrée. - Edmond Hubert, 29 ans,
photographe, 5, rue de la Gare, à Avricourt (Moselle), a été
surpris circulant sur la voie ferrée. Procès-verbal lui a été
dressé.
Police des étrangers. - L'Italien Giovanni Del Ori. 38 ans,
maçon, 12, place Saint-Jacques, à Lunéville, récolte deux
procès-verbaux pour défaut de visa de son extrait
d'immatriculation et de sa carte d'identité.
Arrestation. - En vertu d'un mandat d'arrêt en date du 15
juillet, NikitaTchwiakoff. 35 ans, manoeuvre, sans domicile
fixe, a été arrêté, pour vol et abus de confiance, de plus, il
aura à répondre du délit de défaut de carte d'identité et
d'extrait d'immatriculation
Défaut d'extrait d'immatriculation. - Jonota Jaroslaw, 28 ans,
ajusteur-mécanicien.
LEINTREY
Libéralité. - M. Marin, cultivateur à la ferme de Serolles,
écart de Leintrey. à la suite d'un différend avec un
propriétaire de la commune, avait obtenu 15 fr. de
dommages-intérêts, somme qu'il a versée à M. le Maire, au profit
du Monument aux Morts.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Imprudence. - En jouant sur le quai de la gare en compagnie
d'autres enfants, la jeune Jeanne Kine. 10 ans, mit la main dans
un hache-paille confié au transport. Trois doigts de l'enfant
ont été coupés.
OGEVILLER
Dans les postes. - Mlle Souillet, receveuse des postes à
Ogéviller, est nommée à Mayen-Multien (Seine-et-Marne).
28 novembre 1926
AVRICOURT
Opposition. - En vertu d'extrait de jugement du tribunal
correctionnel de Nancy, en date du 6 août dernier, le condamnant
à 2 mois de prison pour abus de confiance, les gendarmes
arrêtèrent Eugène Hertzler, 24ans, représentant de commerce,
demeurant actuellement 14, rue Stanislas, à Lunéville. mais
Hertzler a déclaré faire opposition.
AUTREPIERRE
Libéralité. - Une quête faite à l'occasion du mariage
Bonnetier-Bernard, à la mairie, a produit la somme de 70 francs,
destinée è l'œuvre des pupilles de l'école publique.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
La brocante. - procès-verbal a été dressé contre Jean Jungels,
31 ans, brocanteur, pour mauvaise tenue de son registre.
EMBERMENIL
Etrangers. - Jean Fabini et Antoine Domenigi, manoeuvres, en
pension au café Desbouifs, ont été verbalisés 1° pour défaut de
carte d'identité. 2° pour défaut d'extrait de matriculation. M.
Emilio Rhinaldo, tâcheron è Nouvel-Avricourt qui les employait,
a récolté une contravention pour emploi d'étrangers non en
règle.
HARBOUEY
Adjudication. - Il y a quelques jours a eu lieu, è la préfecture
de Nancy, l'adjudication des travaux de construction de
caniveaux pavés. 138 000 fr. M. Gillet Marcel, à Lunéville,
adjudicataire è 9 % d'augmentation.
5 décembre 1926
BLAM0NT.
A. M.C. - Après la fête du 21 novembre organisée au profit de la
Caisse de secours le Comité d'organisation est heureux
d'adresser, au nom de la Section, ses plus vifs remerciements à
tous ceux qui lui ont apporté leur dévoué concours aux autorités
qui, par leur présence ont rehaussé l'éclat des deux
représentations, au Docteur Hanriot, l'âme de Bon Accueil à
Georges Colas pour son active et intelligente propagande à la
presse qui a su si aimablement prêter sa collaboration, à
population Blâmontaise et des environs pour l'accueil
enthousiaste qu'elle a fait à notre appel, aux artistes de
Baccarat qui ont si généreusement payé de leur personne. A tous
merci. Il est rappelé que la réunion générale de la Section du
canton de Blâmont aura lieu le dimanche 12 décembre prochain à
14 heures, à Blâmont à Bon Accueil.
Un clou. Un clou chasse l'autre, dit-on. Il semble bien que
Blâmont ne veuille pas faire mentir le diction.
A ce sujet. une indiscrétion nous apprend que le comité d'une de
nos sociétés Iocales, nouvellement renouvelé, à l'intention
d'offrir à titre gracieux à tous ses membres honoraires et
actifs, un joli bal à grand orchestre, pour la fin d'année.
Que nos charmantes jeunes filles, passionnées de la dense, se
préparent pour cette belle soirée ; elles ne le regretteront
pas.
HALLOVILLE
Eclairez - Les gendarmes ont verbalisé contre M. Jean A,...
cultivateur, pour voitures non éclairées.
12 décembre 1926
BLAMONT
Un joli bal en perspective. - Comme suite à notre dernière
information, nous pouvons annoncer aujourd'hui que le nouveau
comité de l'Union Sportive Blâmontaise a décidé d'offrir, à tous
ses membres honoraires et actifs, un bal à grand orchestre, dans
les jolis salons de l'hôtel de ville, le 1er janvier 1927.
Tous les détails concernant cette soirée sont à l'étude
actuellement, le comité de l'U.S.B. désirant donner à cette fête
le même éclat que les années précédentes, si ce n'est davantage.
Aussi nous pouvons assurer dès à présent que ce premier bal de
la nouvelle année sera éblouissant. Nous engageons donc nos
jeunes gens à s'y préparer et leur donnons rendez-vous pour la
soirée du 1er janvier.
ANCERVILLER
Contravention. - Beausset Pierre, ans, charron, pour défaut
d'appareil sonore à sa bicyclette.
AVRICOURT
Les autos. - P.V. contre Louis Mathiot, 31 ans chauffeur à
Nancy. pour défaut de numéro d'ordre, de carte grise et de
permis de circulation.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Affichez ! - P.V. contre René Lejol, 15 ans, marchand ambulant à
Montigny. pour défaut d'affichage des prix.
IGNEY
Les étrangers. - Une contravention a été relevée contre Bertelli,
pour défaut da visa de carte d'identité.
LEINTREY
Les fagots disparaissent. - M. Arsène Jacquot possède au lieu
dit « Bois de Saulxures », un bois qu'il exploite ; s'étant
rendu dans sa propriété il s'aperçut qu'environ 35 fagots
avaient été pris sur plusieurs tas et qu'une masse avaient
disparue.
Ce bois donne en bordure de la voie ferrée sur laquelle une
nombreuse équipe d'ouvriers effectue des travaux. M. Delarue.
qui habite au passage à niveau ayant vu la masse de M. Jacquot
aux mains des ouvriers, la leur reprit et la remit à son
propriétaire, d'autre part, il a déclaré que les ouvriers
brûlèrent des fagots pour se chauffer.
19 décembre 1926
BLAMONT
Aux Anciens Chasseurs à Pied. - La Section d'Anciens Chasseurs à
Pied, Alpins et Cvclistes, a été fondée à la réunion qui s'est
tenue dimanche dernier, à la Brasserie Georges Colas., en suite
de I »appel lancé par le Comité provisoire. Une vingtaine
d'adhésions ont été reçues; d'autres viendront certainement s'v
ajouter.
A 16 h., M. Harmand ouvre la séance, remerciant les Camarades
qui ont répondu à I'appel, permettant ainsi de constituer la
société. Il présente ensuite les noms de huit membres appelés à
constituer le Comité ; ils sont agréés à la majorité des membres
présents.
La présidence d'honneur étant réservée. le premier Comité est
composé comme suit :
Président actif: M. André Marlot, à Domèvre; vice-président : M.
Charles Colette, à Gogney ; secrétaire : M. Georges Colas,
brasserie, à Blâmont; Trésorier: M. Paul Claudin. épicier, à
Blâmont ; membres: MM. Léon Harmand, à Frémonville; Auguste
Virriat, à Blâmont; Paul Therret, à Blâmont ; Emile Faber, à
Bertrambois.
Le Comité formé, il est donné lecture des Statuts, qui sont
adoptés; le titre de la société sera: Sidi-Brahim Blamontaise.
Le montant de la cotisation de membre actif est fixé à 8 fr.. et
de celle de membre honoraire à 10 fr.
Après quelques propositions diverses et ordre de service, la
séance est levée.
Voila donc les bases d'une belle et nécessaire société jetées et
nous ne pouvons que féliciter MM. Colette et Harmand. du choix
des Membres du Comité, qui est une vraie garantie du succès de
ce nouveau groupement.
Nous invitons tous les Anciens Chasseurs qui n'auraient pu
envoyer leur bulletin d'adhésion, de vouloir bien le faire, le
plus rapidement possible, au Secrétaire Georges Colas,
brasserie, à Blâmont.
Le Bal de l'Union Sportive Blâmontaise - Nous avons annoncé
précédemment le bal que doit donner le Comité de l'U.S.B. au
Public Blâmontais, à ses Membres Honoraires et fictifs, et qui
aura lieu le 1er janvier, à 20 h 1/2.
Le Comité organisateur, qui travaille activement à l'élaboration
de cette soirée, ne néglige rien, afin qu'un succès complet en
soit le couronnement ; c'est ainsi qu'au cours de la soirée
dansante, une grande surprise sera réservée à toutes nos
charmantes danseuses.
Un vestiaire fonctionnera sous la direction du dévoué M.
Barthélémy, et des consommations de premier choix seront
servies, à prix modérés, par le sympathique M. Charles Cuny.
Aussi sommes-nous certains que les jolis salons de l'Hôte! de
Ville abriteront une véritable foule, à laquelle l'orchestre de
l'aimable M. René Cadario saura donner les rythmes variés des
danses anciennes et nouvelles.
Le Comité de l'U.S.B. rappelle à nouveau qu'une personne passera
à domicile, pour remettre les cartes de Membres Honoraires ; à
cet effet, il espère que le meilleur accueil lui sera réservé.
Chevaux en liberté. - Pour ce fait délictueux, un procès-verbal
a été dressé à M. Auguste Contal. 25 ans, cultivateur.
Etrangers. - Deux procès-verbaux ont été dressés contre Heck
Eljasiewiez, 26 ans, marchand de peaux de lapins, 22, rue
Traversière, à Lunéville, pour défaut de déclaration de
profession ambulante, d'extrait d'immatriculation
AMENONCOURT
Vols d'outils et d'un abri. - M. Eugène Troiteur. 69 ans,
manoeuvre, casse des pierres pour les ponts et chaussées sur la
route d'Amenoncourt à Leintrey ; il avait fait un abri en toile
huilée qu'il laissait sur le bord de la route ainsi que ses
outils, le tout recouvert par une tôle, pendant l'heure des
repas ; mais le 6 décembre, vers 13 heures, il constata la
disparition de son pauvre abri.
AVRICOURT
Contraventions - procès-verbal a été dressé contre : Pierre
Bourgon. 17 ans, mécanicien, rue du Moulin, à Blâmont, au
service de M. Kahl, garagiste dans cette ville, pour défaut de
permis de conduire ; Eugénie Bertrand, veuve Bastien, 29 ans,
marchande ambulante, demeurant route de Jolivet, à Lunéville :
1° pour défaut de patente; 2° pour défaut d'extrait
d'immatriculation au registre du commerce.
HERBEVILLER
Procès verbal - Un procès-verbal a été dressé contre Eugène
Kuhn, charretier, pour défaut de feu rouge à l'arrière de sa
voiture.
IGNEY
Elections municipales du 12 décembre 1926. - Inscrits : 63 ;
votants : 47 ; suffrages exprimés : 45.
Ont été élus: MM. Gadel Louis. 30 voix ; Adam Auguste, 29;
Gérard Léon, 29: Boileau Louis, 28; Malgras Ferdinand, 27 ;
Frecaut Louis, 25 ; Joly Justin, 24 ; Boileau Constant, 23 :
Grégoire Justin. 23.
L'élection complémentaire aura lieu le 19 décembre prochain.
OGÉVILLER
Lanterne. - Achetz Frogmann, 31 ans, marchand ambulant,
Grande-Rue. à Lunéville, a récolté un procès-verbal pour avoir
circulé la nuit sur une bicyclette non éclairée.
26 décembre 1926
BLAMONT
Sidi-Brahim Blâmontaise. Quinze jours se sont à peine écoulés
depuis l'appel lancé par le comité provisoire qu'un nombre
d'adhésions d'anciens chasseurs est venu grossir le noyau de la
nouvelle société. A cet effet le comité de la Sidi-Brahim
Blâmontaise adresse aux camarades qui sont venus à lui comme à
ceux qu'il espère voit bientôt se grouper sous son fanion, ses
remerciements les plus sincères.
Pour les hésitants, le comité rappelle qu'il ne changera en rien
à sa ligne de conduite. et qu'il poursuivra son programme
d'action, méthodique et soutenu, dont il entend pour la large
part qui lui incombe assurer la réalisation.
Et d'abord, qu'il soit bien entendu que la Sidi-Brahim ne se
propose nullement de se substituer aux associations déjà
existantes, celles-ci ont leur raison d'être, elle sont
nécessaires, utiles, et il est souhaitable quelles elles
continuent à subsister.
Le comité profite de cette occasion pour rappeler que son seul
but est de grouper dans une même grande famille, tous les
anciens chasseurs de la région qui ont vécu coude à coude
pendant 52 mois de souffrance et qui seront heureux de se
retrouver tous ensemble au moins une fois l'an, dans un banquet
fraternel
Vive la Sidi-Brahim Blâmontaise
Le Comité.
AVRIC0URT
Ivresse. Pour avoir fêté la dive bouteille, au point d'en être
ivre. Nicolas Karcher, 48 ans, manoeuvre à Avricourt (Moselle),
a récolté un procès-verbal.
Police des étrangers. Antoine Zanini. 44 ans. manoeuvre,
demeurant café Del Grante, place Saint-Jacques, à Lunéville a
récolté deux procès verbaux pour défaut d'extrait
d'immatriculation.
BLÉMEREY
Procès-verbal. Un procès-verbal pour ivresse publique a été
dressé contre Voinson Jean-Baptiste, demeurant à Blémerey.
DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Vol d une lanterne. - Maurice Gonand, 18 ans, commis
quincaillier, sera poursuivi pour vol d'une lanterne de
bicyclette, au préjudice de M. Baptiste Joseph, charpentier.
IGNEY
Scrutin de ballottage du 19 décembre - A été élu Conseiller
municipal M. Brégeard Louis, employé de chemin de fer, par 28
voix sur 39 votants.
SAINT-MARTIN
Police du roulage. - MM. Henri Vozelle et Emilien Jacquet, tous
deux cultivateurs, se sont vus dresser procès-verbal parce que
les chariots qu'ils conduisaient étaient chargés de grumes de
plus de six mètres de longueur et qu'en outre, ils avaient
négligé de placer un feu rouge à l'arrière du chargement.
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