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Le Journal de Lunéville

- 1926 -
 


3 janvier 1926
BLAMONT
Procès-verbaux. - Les gendarmes ont verbalisé contre Weberspill Henry, brocanteur, demeurant à Lunéville, pour défaut de registre de brocanteur.
Contre Geyer Louis, débitant pour avoir embauché une bonne non pourvue du certificat de bonne vie et moeurs.
Défaut d'éclairage. - Pour n'avoir pas allumé les phares de son auto, M. Louis Jourde, 43 ans, agent d'assurances, demeurant à Sarrebourg, s'est vu gratifier d'un procès-verbal.
Ivresse. - procès-verbal à Emile Soubriard, 56 ans, camionneur à Foulcrey, rencontré à Blâmont, en état d'ivresse.

AVRICOURT
Abandon d'attelage. - Procès-verbal a été dressé contre Ars Albrecht, domestique à Réchicourt (Moselle), pour avoir laissé sans surveillance sa voiture attelée, alors qu'il consommait dans un café.

REPAIX
Police des étrangers. - Les gendarmes ont verbalisé contre Wascon Renaldo, 52 ans, maçon, pour défaut de carte d'identité et d'extrait d'immatriculation.

VAUCOURT
Les cyclistes. - Procès verbal contre Emile Muller. 42 ans, cordonnier à Lagarde, pour défaut de plaque d'identité à son vélo.


10 janvier 1926
BLAMONT.
Au feu! - Le 31 décembre, vers 21 h., rentrant à son domicile. Mme Albert Stassard constata que du linge placé pour le séchage, au-dessus de la cuisinière, était en train de brûler. Avec l'aide des voisins, M. Stassard éteignit le commencement d'incendie; les dégâts s'élèvent â 200 fr. et sont couverts par l'assurance.

RECLONVILLE
Défaut d'éclairage. - Pour n'avoir pas éclairé sa bicyclette pour pédaler de nuit. Paul Delubin, 23 ans, bûcheron, s'est vu relever contravention.

VEHO
Police du roulage. - Procès-verbal a été dressé à M. Edouard Corny, négociant. Sa camionnette ne portait pas mention du poids vide et de la charge maximum.


17 janvier 1926
BLAMONT
Bal. - Le bal que l'Union Sportive Blâmontaise a donné à l'occasion du Nouvel An, dans le salon de l'Hôtel de Ville, a obtenu un grand succès.
Le Comité nous prie d'adresser ses plus vifs remerciements aux dévouées vendeuses de fleurs qui ont largement contribué au succès de cette belle soirée.
Ambulants en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé le marchand ambulant Sarnatron, pour défaut de patente.
- Triple contravention a été relevée contre Émile Noël, marchand de peaux de lapins, pour défaut de récépissé de déclaration de commerçant, défaut de patente et de plaque d'identité à son vélo.
Éclairez ! - Charles- Émile Frémiot, conducteur, s'est vu dresser procès-verbal pour défaut d'éclairage à son automobile malgré l'obscurité.
- Ercole Nurbani, ferblantier, a également récolté un procès, pour défaut de lumière à sa bicyclette, la nuit venue,
L'ivresse. - Henri Bouton, manoeuvre, s'est vu dresser procès-verbal pour ivresse publique.

AVRICOURT
Contravention- Relevée à la charge de Pietro Stévanin. Manoeuvre, pour circulation sur la voie ferrée.

CHAZELLES
Acte de probité.-- Le jeune Marcel Gillot ayant trouvé un porte-monnaie contenant une certaine somme, s'est empressé de le faire parvenir à son propriétaire.
Nos félicitations.

HARBOUEY
Ëclairez ! - Rencontré la nuit, sur une bicyclette sans lumière. Paul Fiel, cultivateur, a été l'objet d'un procès-verbal.
Les autos. - M. André Morgenthaler. loueur d'autos à Sarrebourg, a été verbalisé pour défaut de plaque d'identité à son automobile.

OGEVILLER
Et la plaque ? - Louïs Noël, marchand ambulant à Raon-l'Étape, pour défaut plaque d'identité à sa bicyclette, s'est vu relever contravention.

24 janvier 1926
BLAMONT
En Appel.- Récemment, M. Jean Hennequin. 27 ans, quincaillier, faisait appel devant la Cour de Nancy d'un jugement du Tribunal correctionnel de Lunéville le condamnant à 25 fr. d'amende pour coups sur la personne de sa femme, née Léonie Verrel, âgée de 25 ans.
Cette dame s'était présentée le 4 octobre dernier à la gendarmerie de Blâmont en déclarant quelle venait de recevoir de son mari plusieurs coups de poing au visage. Elle ajoutait quelle avait trouvé dans le portefeuille de son mari des photographies d'une personne de Bruyères Don mari s'en étant aperçu, s'était mis en colère et l'avait frappée en la menaçant que si elle ne partait pas immédiatement, il la ferait sortir de force. C'est pourquoi elle se réfugiait chez sa mère.
A l'appui de sa plainte, elle produisit un certificat médical constatant qu'elle avait des traces de coups au visage.
Interrogé par la gendarmerie, M. Jean Hennequin déclara :
«  Je nie formellement avoir frappé ma femme, mais je lui ai fait une observation qu'elle a mal prise. »
Devant la Cour. M. Hennequin protesta de nouveau de son innocence et assura qu'il n'avait pas frappé sa femme.
Dans ces conditions, la Cour a prononcé l'acquittement de M. Hennequin

GOGNEY
Ambulant en défaut. - Les gendarmes ont verbalisé Frédéric Muller, boulanger à Saint-Georges, pour défaut de récépissé de déclaration de marchand ambulant.

31 janvier 1926
BLAMONT
Auto et chevaux. - M. Charles du Pont de Romémont, directeur de la succursale de la Société Nancéienne a déposé une plainte. Il revenait de Nancy en automobile, lorsqu'à l'entrée de St-Nicolas, quatre chevaux non accompagnés et appartenant à M. Bastien, rue de Laval, à St-Nicolas, barraient la route.
Un des chevaux se jeta sur l'avant de sa voiture, détériorant un garde-boue, et un autre heurta le pare-brise, qui fut brisé. Le préjudice s'élève à 781 fr. 30.

AVRICOURT
Arrestation. - A la vue des gendarmes, le journalier Emile Crenner, 32 uns. demeurant à Nouvel-Avricourt, porteur d'une grosse botte d'osier, s'est enfui. Bientôt rejoint, il déclara qu'il l'avait achetée à un habitant d'Amenoncourt, mais pressé de questions, il avoua l'avoir dérobée.
Comme Crenner avoue être venu en couper plusieurs fois, le préjudice s'élève à environ une centaine de francs. Il s'en servait pour confectionner des paniers qu'ill vendait ensuite.
Il fut mis en état d'arrestation.
La carte grise. - Bûcher Henri, 28 ans, conducteur d'auto au service de MM. Lazare et Lévy, de Sarrebourg et demeurant dans cette ville, rue du Pont-Rouge, a récolté un procès-verbal parce qu'il n'était pas en possession de la carte grise du camion qu'il conduisait.


7 février 1926
BLAMONT
Nomination. - Nous apprenons avec plaisir que M. Dufour, agent voyez cantonal, vient d'être nommé, au choix, agent voyer principal.
Nous lui adressons nos félicitations.
Cours d'Adultes. - La dernière séance, vient d'avoir lieu vendredi dernier. |
Un concours eut lieu entre tous les élèves présents à l'une des dernières séances. L'épreuve comportait une dictée et deux problèmes. Les douze premiers, dont les noms suivent, méritent tous les éloges, tant pour leur assiduité que pour les notes qu'ils ont obtenues :
Charles Kretz, Adrien Jacquot, Georges Masson, Charles Galet, Henri Otin. Georges Bigeard, André Trente, Georges Petit, Joseph Trabac, Robert Petit, Robert Steib.
Parmi ceux qui viennent après, citons: Joseph Steib. Paul Cœury et Jean Cadario. dont la fréquentation a été très régulière.
Les sports. - L'Union Sportive Lunévilloise est venue à Blâmont pour y rencontrer l'équipe locale.
La jeune équipe blâmontaise a dû s'incliner par 6 buts à 1, devant des adversaires beaucoup plus forts et plus en souffle. Le but acquis à Blâmont a été marqué au cours de la 2e mi-temps par Jolo.
A noter à Blâmont : Houzelle, Kennel, Piguet. Gœury. Tiha.
En somme, bon entraînement pour la jeune équipe, qui doit bien faire si elle persévère.
Contrainte par corps. - Condamné le 24 décembre 1924, par 1e Tribunal correctionnel de Lunéville, pour défaut de visa, le manoeuvre Francisco Oricco ne s'était pas empressé de régler l'amende infligée. Les gendarmes lui signifièrent qu'il était l'objet d'une contrainte par corps. Mais il préféra payer les frais et amande s'élevant à 235 fr. 85.

AMENONCOURT
Enlèvement de récoltes. - M. Pierre Biegel, 28 ans, cultivateur, est arrivé a Amenoncourt au début de juin 1925, pour y exploiter la ferme de Mme veuve Collet. Par erreur, il faucha et rentra la récolte d'un champ ensemencé de trèfle blanc, appartenant à M. Hubert Chambrey, propriétaire à Avricourt, qui fut surpris de trouver son terrain nu.
Après une petite enquête, M. Chambrey, apprenant que c'était M. Biegel qui avait récolté son trèfle, alla le trouver pour lui demander de lui rendre. M. Biegel offrit de l'argent, qui fut refusé, car M. Chambrey voulait du foin, c'est alors qu'il fut décidé que M. Chambrey récolterait la 2e récolte d'un pré de M. Biegel, situé à proximité du champ de trèfle. Cette 2e récolte est encore dans le pré et M. Chambrey réclame du foin en remplacement de son trèfle. De plus, il a porté plainte contre M. Biegel.

AVRICOURT
Sans plaque. - M. Théodore Bernard, 51 ans, cultivateur à Avricourt, s'est vu dresser un procès-verbal, pour défaut de plaque au collier de son chien.
Contravention. – Relevé à la charge de Louis François, 28 ans, cultivateur à Fraquelfing (Moselle) pour défaut de permis de circulation et de permis de conduire.

BLEMEREY
Doublement en défaut. -- Contraventions ont été relevées à la charge de M. Alphonse Klein, 29 ans, boulanger, pour abandon de son attelage sur la voie publique et pour défaut de plaque d'identité à sa voiture.

DOMJEVIN
Incendie. - Dans la nuit de lundi à mardi, vers 2 h. du matin, un incendie s'est déclaré dans la maison occupée par M. Eugène Michel, boulanger, et qui a été complètement détruite par le feu.
Grâce à M. René Chaton, marchand d'étoffes, qui jeta le cri d'alarme, M. Michel se leva en hâte et sauva ses enfants, qui couchaient au 1er étage; il eut encore le temps de soustraire aux flammes son cheval et sa voiture.
M. Michel suppose que le feu a dû être communiqué par une fissure de son four.
Les pertes sont évaluées à 100.000 fr., couvertes par l'Assurance 'La Providence' pour 94.035 francs.
Etranger en défaut. - Joseph Brener, 21 manoeuvre à Domjevin, qui n'a pas fait apposer le visa réglementaire sur sa carte d'identité, a été nanti d un procès.

LEINTREY
Voyage mouvementé. - Lundi dernier, les époux Boiselle étaient allés à Lunéville, rendre visite à leur fille qui habite rue de Viller. Le soir venu, reprenant le chemin de la gare, ils jugèrent qu'ils
avaient encore du temps avant le départ du train et s'installèrent dans un café où ils absorbèrent quelques consommations, puis montèrent dans le « dur ».
A leur descente, à Emberménil, est-ce la température ou est-ce le cahot du wagon, en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'ils étaient ronds à ne pouvoir continuer leur chemin. Puis, un peu remis par l'air frais, ils prirent la route qui va à Leintrey, mais ne poussèrent pas bien loin, tant et si bien qu'ils se couchèrent dans le fossé, prenant ce dernier pour leur lit.
M. Kennel, entrepreneur, vint à passer avec son auto-camion et les chargea. Arrivé auprès du village de Leintrey, il les débarqua et clopin-clopant Boiselle et sa moitié cherchèrent à regagner leur domicile, non sans tomber plusieurs fois l'un sur l'autre.
Les gendarmes arrivèrent sur les entrefaits et prièrent Mme R.... de reconduire chez eux, ses parents, qui n'en étaient plus capables. Le père se laissa faire, mais la mère, exaspérée par les lazzis des gens assemblés autour d'eux, traita les gendarmes de voleurs, bandits, etc...
Elle sera poursuivie pour insultes à la maréchaussée, et tous deux, pour ivresse publique et manifeste.

OGEVILLER
Conférence. - Le samedi 13 février. à 14 heures. Salle de la Mairie d'Ogéviller, M. Duriez, professeur d'Horticulture à Nancy, fera une Conférence sur la Culture de l'Osier.
Les Cultivateurs sont tous invités à y assister.

REMONCOURT
La plaque de contrôle. - Joseph Baron, 21 ans, maréchal-ferrant, chez ses parents, à Moussey (Moselle), a récolté un procès-verbal pour défaut de plaque de contrôle à sa bicyclette.


14 février 1926
BLAMONT
Libéralité. - A l'occasion du mariage de son fils, M. Léon Bechmann a fait don au Bureau de Bienfaisance, d'une somme de 200 francs. Remerciements.
Vol. - Pendant une courte absence de M. Auguste Paulissen, coiffeur, on s'est introduit dans son salon de coiffure et on y a dérobé deux gros flacons d'odeur placés dans la vitrine et un carton suspendu au mur auquel étaient adhérents huit petits flacons.
L'auteur de ce vol ne serait pas inconnu, vu qu'il avait dû remettre du « sent bon » à un jeune homme de la commune, qui en profita pour asperger d'odeur différentes personnes se trouvant dans plusieurs cafés.
Auto. - Un procès-verbal a été dressé à Ben Armand, négociant, pour numéro illisible à sa voiture automobile.

AVRICOURT.
Contraventions. - Pour défaut de permis de circulation et de permis de conduire ont été relevées contre M. D…, pour défaut de patente et défaut de permis de circulation, contre M. René Poirot, au service de M. D… ; pour défaut de déclaration de profession ambulante, contre M. Saturnin Sobry, marchand ambulant.

HARBOUEY
Acte de probité. - En rentrant de course, Mme Bridet s'aperçut qu'un porte-monnaie contenant une certaine somme, avait été déposée, par mégarde, dans son panier. Elle s'empressa de remettre ce porte-monnaie à son propriétaire.
Nos félicitations.


21 février 1926
BLAMONT
Collision. - M. Joseph Beckerich. .39 ans, boucher, revenait de livrer de la marchandise à Domèvre, avec sa voiture automobile, lorsque remontant la côte de Barbezieux, voyant venir dans sa direction un camion automobile, il fit appel en veilleuse avec ses phares, mais aveuglé par les lampes à acétylène du camion automobile, il fut tamponné par le derrière de ce camion. De ce fait, la voiture, fortement endommagée, a besoin d'une réparation d'un millier de francs. Le conducteur du camion de la Brasserie de Champigneulles, nommé Alexandre Hess, a reconnu devant témoins, qu'il n'avait pu mettre ses phares en veilleuse et qui est la cause de ce tamponnement.

AUTREPIERRE
Et la déclaration ? - M. Alph. Rouillon, 40 ans. boulanger-épicier à Autrepierre, a, pour augmenter ses affaires, entrepris d'aller vendre des marchandises dans les villages environnants. Il ne fit pas la déclaration de profession ambulante. Les gendarmes lui dressèrent procès-verbal.

AVRICOURT
Auto. - Une contravention a été relevée contre Joseph-Lucien Flayeux, voyageur de commerce à Charmes, pour défaut de plaque d'identité à son automobile.
L'ivresse. - Carlo Tonni, bûcheron, se trouvant en état d'ivresse, s'est vu dresser un procès-verbal.
Cyclistes en défaut. - Procès-verbal à Marcel Brogéard, 23 ans, cultivateur à la ferme des Sallières, près Gogney, rencontré sur une bicyclette non éclairé malgré l'obscurité.
De même à Joseph Peltre, 25 ans, cultivateur à Maizières-les-Vic (Moselle), pour s'être servi d'une bicyclette non pourvue d'appareil sonore.

DOMJEVIN
Obsèques. - Jeudi 18 courant, ont eu lieu à Nancy, les obsèques de M. Jules-François Grangé, ancien prisonnier de 1870, pris comme otage en 1914, en sa qualité de maire de Domjevin, décédé à lngolstadt (Bavière), après 7 mois de captivité le 25 avril 1915, dans sa 71e année.

NOUVEL-AVRICOURT
Grave accident. - Un grave accident s'est produit jeudi dernier en gare de Nouvel-Avricourt. A 10 h. 1/2 du matin, M. Lemay, agent de train, dirigeait la manoeuvre d'une rame de wagons en gare de Nouvel-Avricourt, lorsque son bras ayant heurté un poteau, il fut précipité par le choc sous les roues des wagons.
On se précipita à son secours ; le malheureux avait le bras et l'épaule gauche littéralement broyée. Il fut immédiatement emmené à l'hôpital de Strasbourg. Bien que grave, son état n'est pas désespéré.

REMONCOURT
Cycliste en défaut.- Emile Claudot. 29 ans. bûcheron a Moussey (Moselle), s'est vu dresser procès-verbal, pour s'être servi d'une bicyclette non pourvue de plaque ni d'appareil sonore.

28 mars 1926
BLAMONT
Police des Etrangers. - Le manoeuvre Louis Boldrini, qui ne possède ni carte d'identité ni extrait d'immatriculation, a été l'objet d'un procès-verbal.

AVRICOURT
Ambulant en défaut. Salmi Mohamed. 23 ans, marchand ambulant à Sarrebourg s'est vu dresser un procès-verbal pour non possession du récépissé de déclaration de profession ambulante.

DOMJEVIN
Vol. - Travaillant à la construction d'un four, M. Jean Chaine oublia de reprendre, à midi, son veston qu'il avait suspendu à proximité de son chantier. A son retour, il s'aperçut qu'il avait été délesté de son portefeuille renfermant un millier de francs. Il a déposé une plainte.

REMONCOURT
Exploit de poivrots. - Les Italiens Antonio Ferrari. 19.ans ; Vito Mazzocoto, 29 ans ; Jean Lucas, 27 ans, manouvres, travaillant sur la voie ferrée et demeurant tous trois à Avricourt, ayant terminé leur travail vers 14 h., décidèrent d'aller passer leur après-midi à Remoncourt. Ils entrèrent au café Malgras et n'en sortirent que le soir vers 19h., complètement ivres. Ils se dirigèrent alors vers Avricourt. Arrivés à hauteur du bois de Rappes. ils aperçurent un traîneau servant à sortir du bois de la forêt. Immédiatement, Ferrari et Mazzocoto mirent ce traîneau en travers de la route.
M. Louis Humbert, 37 ans, garde particulier à la ferme de Belcourt, et M. Marcel Gérardin revenaient d'Avricourt, en bicyclette. M. Gérardin. qui précédait de quelques mètres M. Humbert. aperçut l'obstacle, sauta de sa machine tout en prévenant M. Humbert, mais celui-ci. Emporté par sa vitesse, vint se jeter contre le traîneau et en fut quitte avec des égratignures, mais sa bicyclette est sérieusement endommagée.
Les trois Italiens ont récolté chacun un procès-verbal pour ivresse ; Mazzocoto en eut un second pour défaut de visa de sa carte d'identité, et le cafetier Ferdinand Malgras eut, lui aussi, son procès-verbal pour avoir servi à boire à des clients jusqu'à ivresse complète.

4 avril 1926
BLAMONT
Incendie. - Dans la nuit du 28 au 29 mars, un hangar dépendant des Etablissements Fensch et Labourel a été complètement la proie des flammes. Les dégâts s'élèvent à 8.000 francs.
On ignore les causes de cet incendie, mais un ouvrier, M. Bathelot, avait remarqué, il y a quelques semaines, que différents objets renfermés dans le dit hangar avaient été déplacés et qu'une bâche recouvrant une machine et une paire de chaussons et sabots avaient été brûlés.

AVRICOURT
L'Art à l'École. - Le samedi 3 avril, à 20 heures précises, dans la vaste salle du cinéma Loeffler, l'Art à l'Ecole offre une soirée récréative au profit de l'oeuvre des Pupilles de l'Ecole.
Au programme quelques contes de Fernand Rousselot; «  Le Misanthrope et l'Auvergnat », comédie de Labiche ; «  La noce de not' Ugène », comédie d'Emile Badel.
Deux heures de fou-rire.

Etranger. - Les gendarmes ont verbalisé contre Vito Mazzocoto, manoeuvre, pour défaut de carte identité.
Ivrognerie.- Amédée Maillard, 38 ans, domestique de culture, s'est vu dresser procès-verbal pour ivresse.
Menaces et violences.- M. Louis Trente, 57 ans, retraité, possède une petite maison qu'il avait louée à Joseph Iuncker. 48 ans, bûcheron. Il fit signifier à son locataire de déménager, car il voulait l'habiter lui-même, pour le 1er avril.
Le 30 mars, vers 13 h. 30. ils se sont disputés au sujet du paiement, l'un offrant du bois et l'autre refusant d'en prendre livraison.
M. Trente prétend avoir été pris au collet par M. luncker, qui ensuite le menaça.

DOMJEVIN
Etranger. - Joseph Brouer. 22 ans. garçon de culture, qui faute d'avoir renouvelé sa carte d'identité, par suite du manque de photo, prétend-il, a été verbalisé.
Vol de canards, c'était un «  canard » ! - Mme Marie Crouzier. 48 ans, et M. Gustave Ditter, 48 ans, boucher. avaient remarqué le 28 mars, qu'il leur manquait une dizaine de canards, aussi en firent-ils part aux gendarmes en tournée, qui s'empressèrent d'enquêter, sans résultat.
Quelle ne fut pas la surprise des plaignants, lorsque le 29 au matin. ils aperçurent leurs palmipèdes chantant couac, couac, couac, avec leurs congénères..

EMBERMENIL
Contraventions.- Relevées à la charge de : Augustin Kosnac. manoeuvre, pour défaut de carte d'identité; Joseph Cagné. Cultivateur, pour défaut de lanterne à sa voiture en l'obscurité ; Emile Boiselle, manoeuvre, pour circulation de nuit sur bicyclette non éclairée.
Plainte. - Il a été relaté que M. Auguste Carrière, 50 ans, manoeuvre, avait déposé une plainte, pour coups, contre M. Léon Verrelle, exploitant de carrière à Baccarat. A ce sujet, M. Verrelle déclare qu'il n'a nullement frappé M. Carrière, mais qu'il a été, au contraire, provoqué et menacé par lui, et que, dans ces conditions, il porte plainte également.
Espérons que l'enquête de gendarmerie éclaircira cette affaire bien embrouillée.
Sans guides. - Contravention a été relevée par les gendarmes, contre M. Charles Gérardin, cultivateur à Vého, pour défaut de guides à son attelage.

LEINTREY
Et la déclaration ? - Georges Frérot, marchand ambulant, demeurant à Héming (Moselle), exerce depuis plusieurs mois le commerce de volailles, mais il omit de faire sa déclaration de profession ambulante ; il récolta de ce fait un procès-verbal. Ayant avec lui son chien auquel il n'avait point mis de collier, Frérot se vit dresser un second procès.

11 avril 1926
AVRICOURT
Coup double. - Joseph Bresse, 26 ans, chauffeur-mécanicien au garage Weiller frères, à Morhange (Moselle), était venu faire un tour à Avricourt. Les gendarmes lui demandèrent à voir ses papiers. Ne pouvant les montrer, il récolta deux procès-verbaux : pour défaut de permis de circulation ; défaut de déclaration d'automobile et de permis de conduire.
Et la carte d'identité ? - Pour défaut de carte d'identité obligatoire pour Ies étrangers, procès-verbal a été dressé à Pietro Tassera, 38 ans, cimentier, domicilié rue Erckmann, 20, à Lunéville; Giuseppe Casamaro, 26 ans, manoeuvre, domicilié à Avricourt (Moselle).

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Collision d'autos. - Le 3 avril, vers 7 heures du soir, sur la route n° 4, votre Domêvre et Ogéviller, une voiture conduite par M. Gustave Féron, représentant de commerce à Strasbourg, a été tamponnée par une voilure venant derrière lui et qui voulait le doubler.
Le choc fut violent et les dégâts occasionnés à la voiture de M. Féron sont importants. Fort heureusement, il n'y eut à déplorer aucun accident de personne.
Sans se préoccuper des dégâts non plus que de l'occupant de la voilure tamponnée, l'auto inconnue fila à toute vitesse. Pas assez vite cependant pour que M. Féron ne constatât que la voiture en question était une torpédo de quatre places, portant le numéro 9276.
La gendarmerie retrouvera facilement, dans ces conditions, le fuyard.


18 avril 1926
AVRICOURT
Carte identité. - Florian Horecky, 22 ans, domestique de culture, à Romécourt, écart d'Azoudange (Moselle), pour défaut de renouvellement de sa carte d'identité, a été l'objet d'un procès-verbal.

HALLOVILLE
Registre de logeur. - Jules Cuny. 45 ans, maçon, dont le registre de logeur était mal tenu, récolte une contravention.

XOUSSE
Cycliste en défaut. - Un procès-verbal a été dressé contre Jacob Gotlieb, marchand de peaux de lapins, pour bicyclette sans plaque d'identité.


25 avril 1926
BLAMONT
Coups. - M. Louis Geyer, 47 ans, manoeuvre à Blamont et ancien débitant, déménageait, lorsqu'il vit passer un de ses anciens pensionnaires. le Polonais Théodore Wodraw. 36 ans, carrier à Frémonville, qui lui devait la somme de 32 fr. et qu'il réclama ; pour toute réponse. Théodore Wodrow appliqua sur le visage de Geyer un formidable coup de poing qui lui mit le nez en compote.
Comme tous deux étaient quelque peu en état d'ivresse, ils écopèrent chacun un procès-verbal,

AUTREPIERRE
Permis de conduire ? - M. François D…, cultivateur. 33 ans, fut rencontré circulant à motocyclette sans permis de conduire, par les gendarmes, qui lui dressèrent une contravention.

BURIVILLE
Fermeture tardive. - Ayant obtenu une permission de rester ouvert, la nuit du 17 au 18 avril, pour un bal de noce, Louis Binetruy, 36 ans, cafetier, se crut autorisé à ne pas fermer à l'heure réglementaire, le dimanche 18. Les gendarmes lui prouvèrent le contraire en verbalisant.

CHAZELLES
Vol de lapins. - Le dimanche 18, vers 5 heures du matin, M. Ch. Sido, cultivateur, visitant son clapier, situé dans une baraque attenant à sa maison, constata la disparition de deux nichées de lapins dont les jeunes laineux avaient déjà un mois.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Police des Etrangers. - Nicolas Kartorskine, 39 ans, charpentier, n'a pas cru devoir faire viser son extrait d'immatriculation. Un procès-verbal l'amènera devant le Tribunal correctionnel pour y répondre de ce fait.
La brocante. - Eugène Dechamp. 44 ans, brocanteur, invité par les gendarmes à montrer son registre de brocanteur, leur présenta un registre sur lequel il n'avait fait pas inscrit les achats de vieux métaux qu'il avait fait. Procès-verbal lui a été dressé.

DOMJEVIN
Elections municipales. - Aux scrutins des 11 et 18 avril, ont été élus Conseillers: MM. Félicien Gérard, Louis Mollard, Eugène Hefter, Edmond Brégeard, Emile Stourm, Edmond Dulcy, Emile Brégeard, Charles Chatel, Edmond Chatton, Emile Parmentel.

EMBERMENIL
Cycliste en défaut. - Marini Fortimato, bûcheron, a été l'objet d'un procès-verbal pour bicyclette sans plaque d'identité.


2 mai 1926
BLAMONT
Ivresse. - Procès-verbal a été dressé à Louis Bagard, 48 ans, manoeuvre, qui déambulait dans les rues, ayant bu un coup de trop.
Mme Denette, débitante, écope de ce fait également un procès-verbal, pour avoir servi à boire à Bagard.

AVRICOURT
Les Etrangers. - Des procès-verbaaux ont été dressés contre : Jean Mlodriankowski. domestique de culture à Moussey, pour défaut de permis de récupération ; Attilio Violini, plâtrier à Guebwiller, pour défaut de visa à ses pièces d'identité ; François Perruchetti, plâtrier, pour défaut de récépissé ; Pierre Garfoli, manoeuvre, pour s'être servi d'une bicyclette dépourvue de plaque de contrôle, d'appareil avertisseur et de lanterne.

LEINTREY
Police des cafés. - Contravention a été relevée à la charge de Mme Gaullet. née Joséphine Breton, débitante, pour débit clandestin de spiritueux et fermeture tardive de son établissement.
Police des Etrangers. - Plusieurs contraventions ont été relevées contre Paul Kugynschy, manoeuvre, pour défaut de carte de récupérateur, de carte d'identité et d'extrait d'immatriculation.

OGEVILLER
Plaque à vélo. - Procès-verbal à Nicolas Brickler. 25 ans, manoeuvre à Moyenvic-la-Grande. rencontré pédalant sur un vélo dépourvu de sa plaque d'identité.

9 mai 1926
BLAMONT
Pour le salut du Franc. - On nous informe que le nouveau propriétaire d'un de nos principaux cafés-brasseries a l'intention de verser le produit de la recette d'une journée entre les mains du Percepteur, au titre de contribution volontaire, pour le salut de notre franc...
II est souhaitable que ce geste patriotique soit imité par tous ses collègues du pays et de la région.
La Vie Sportive. - La nouvelle annonçant, dans un de nos précédents numéros, la course sur route qui doit se faire fin mai, a fait beaucoup de bruit ; certains étaient persuadés que l'on ne pouvait plus trouver de coureurs ; d'autres, les profanes, qui voudraient avoir une épreuve tous les dimanches, demandaient à tout sportif : « Mais qu'attend-on à Blâmont, pour nous faire courir ? »
Aussi, à peine annoncée, cette nouvelle épreuve promet d'obtenir un succès éclatant, tant delà part des jeunes de l'U.S.B. qui veulent montrer que ni la distance, ni les quelques côtes du parcours ne peuvent les arrêter : de même de la part de généreux sportmen qui désirent encourager les sports, ainsi que les fêtes ou démonstrations en ville. A ce sujet, notons le joli geste de MM. H. Moyen ; G. Duchamp ; Tranchant, agent de ‘Peugeot' ; Marcel Péché, directeur d'assurances ; Bertrand, représentant en T. S. F. ; Raimond, coiffeur; Kallenbrum, agent de ‘Ford'; Dessaux, le nouveau gérant de la Société Nancéienne d'Alimentation ; Ch. Roch, l'ébéniste et marchand de meubles de la place Carnot, etc., etc., qui nous ont promis chacun une prime en espèces ou en nature.
Signalons encore les engagements qui nous sont déjà parvenus de : D. Badiaia, R. Piguet, F. Perrin, F. Petitfils, Paul Ganet. ainsi qu'un petit team de ‘La Pédale', la nouvelle et déjà si prospère société de Baccarat.
Nous publierons prochainement le règlement de la course, ainsi que la liste des prix. On s'engage toujours chez M. Georges Colas. Café du Commerce.

IGNEY
Vol d'arbustes. - M. Paul Feltmann, employé à la Cie de l'Est. 25. rue de Belfort. à Nancy, possède au lieu dit « Le Puits de Puttigny », un verger dans lequel il lui fut dérobé deux arbustes greffés il y a deux ans. L'auteur du méfait est inconnu.


16 mai 1926
BLAMONT
Obsèques. - Samedi 1er mai, étaient célébrées, à Blâmont, les obsèques de notre ami, M. Stanislas Marchal, propriétaire. Le deuil était conduit par Mme Stanislas Marchal, son épouse; M. et Mme René Marchal-Gauche, M. et Mme Christian Marchal, M. Lucien Marchal, M. et Mme Albert Clément-Marchal, ses enfants, et les autres membres de la famille. On remarquait dans l'assistance, M. Labourel, maire de Blâmont; l'amiral Lafrogne. MM. Diot et Crouzier, notaires; l'abbé Gauche, curé de Gemonville, et un grand nombre de personnalités locales.
Une grande partie de la population blâmontaise a tenu à conduire à sa dernière demeure Stanislas Marchal, qui fut toujours un homme de bien, bon époux, bon père, bon citoyen, bon travailleur, toujours prêt à rendre service à ses semblables, âme éprise des plus hauts sentiments de justice et d'humanité.
Nous offrons à Mme S. Marchal et à ses Enfants l'expression de nos sincères et religieuses condoléances.
La vie sportive. - Nous donnerons dans un de nos prochains numéros le règlement de la course sur route qui se disputera le dimanche 30 mai.

AVRICOURT
Etranger en défaut. - procès-verbal a été dressé à Franz Zilinski, domestique de culture, pour ne pas être en possession d'une carte d'identité et d'un extrait d'immatriculation, obligatoires pour les étrangers.
Et le permis ? - Une contravention a été relevée contre M. Raymond Job, marchand de bestiaux à Sarrebourg. pour automobile dépourvue du permis de circulation.

SAINT-MARTIN
Le bois mort. - M. Charles Claudin, cultivateur, avait entrepris pendant l'hiver l'abattage d'une coupe. Comme payement. il avait les branches d'arbres. Le 2 mai. il s'aperçut qu'environ un stère et demi avait été enlevé par M. Joseph Jacquemin, 67 ans, vannier, qui l'avait ramassé, croyant que c'était du bois mort. M. Jacquemin a offert de dédommager M. Claudin.

23 mai 1926
BL AMONT
Un Appel aux Maires du Canton. - M. Lucien Labourel, maire de Blâmont, appuyé par M. de Turckheim, conseiller général. et M. Adam, conseiller d'arrondissement du canton, adresse à chacun des Maires, l'appel suivant :
« Le Comité d'Arrondissement pour la Contribution Volontaire, constitué à Lunéville, sous la présidence d'honneur de M. le Sous-Préfet, m'invite à créer un Comité Cantonal. MM. les Maires des Communes du Canton sont priés d'en faire partie, ainsi que toutes les personnes animées du désir de collaborer à son succès.
« Je compte donc, Monsieur le Maire, sur votre acceptation, qui me permettra de vous inscrire comme membre correspondant du Comité Cantonal pour votre commune. En outre, je vous prie de vouloir bien solliciter les concours que vous rencontrerez (adjoint, curé, instituteur ou institutrice, etc.), ainsi que toutes autres personnes qui vous sembleront qualifiées.
« Afin de me permettre de fixer au plus tôt la composition du Comité Cantonal, je vous prie de m'adresser dès que possible (en tout cas avant la fin de la semaine). la liste des personnes de votre commune qui auront accepté d'en faire partie.
« Je vous tiendrai ensuite au courant des moyens d'action qui seront envisagés ou qui me seront transmit par le Comité tout nous informe aussi qu'il offre en d'Arrondissement. Parmi ces moyens, est envisagée une réunion au cours de laquelle M. le Sous-Préfet se propose de faire un exposé de la question.
« Veuillez agréer, Monsieur le Maire, l'assurance de ma haute considération. »
» Labourel, maire de Blâmont; Adrien de Turckheim, conseiller général ; Félix Adam, cons. d'arrondt., membres du Comité d'Arrondissement pr la Contribution Volontaire.

La Vie Sportive. - Voici le Règlement de la Course sur route annoncée dans nos précédents numéros :
Art. 1er. - la course de 30 km organisée avec le concours de nombreux commerçants de Blâmont, se disputera le Dimanche 30 mai, sous les Réglemente des Courses Cyclistes.
Art. 2. - La course est ouverte à tous les Coureurs non-licenciés de l'Arrondissement.
Art. 3. - Des contrôles volant» fonctionneront à Badonviller (carrefour de la route de Badonviller-Cirey) ; Cirey, café Bénédic ; Frémonville, café de l'Union.
Art. 4. - Tout changement de machine est interdit ; la Course se disputera sans entraîneurs ni suiveurs.
Art. 5. - L'itinéraire, sauf modification dont se réservent le droit les organisateurs, à charge par eux d'en avertir les coureurs avant le départ, est ainsi fixé : Blâmont, Barbas. Nonhigny, Montreux, carrefour de la route Badonviller-Cirey, Bréménil, Petitinont, Cirey, Frémonville et Blâmont.
Art. 6. - Les engagement» sont reçus par M. Georges Colas, café du Commerce ; ils seront clos le jeudi 27 mai. à 18 h.
Art. 7. - La plus grande prudence est recommandée aux coureurs, les organisateurs déclinant toute responsabilité en cas d'accidents dont pourrait être cause ou victime un coureur.
Art. 8.- Toute réclamation de la part des engagés devra être faite dans les 24 heures, au Café du Commerce. Les prix seront distribués après homologation de la Course, c'est-à-dire le mardi 1er juin, à 20 heures.
Art. 9. - La remise des dossards aura lieu à 13 h. Hôtel des Vosges; le départ sera donné à 14 h. précises devant la Brasserie G. Colas, place Carnot. L'arrivée sera jugée rue des Capucins, en face le Café-Restaurant Badiali.
Art. 10. - Plus de 250 francs de prix en espèces et en nature sont affectés à cette épreuve ; en outre, de nombreuses primes se disputeront en cours de route.
Art. 11.- Le fait d'être engagé indique que les coureurs auront pris connaissance du présent Règlement et qu'ils en acceptent toutes les clauses.
P. S. - Nous rappelons que tous les prix seront exposés à partir du Dimanche 16 mai, à la vitrine du magasin d'ameublement Charles Roch, place Carnot.

L'organisation de la Course Cycliste Blâmont- Badonviller- Cirey- Blâmont est complètement terminée ; les dernières dispositions ont été prises pour que cette épreuve obtienne un succès éclatant.
Des autos, mises à la disposition des dirigeants et conduites par MM. Tranchant, agent de ‘Peugeot' ; Paul Lévy, Ch. Roch. Joseph Kennel, le dévoué entrepreneur de transport, assureront la bonne marche de l'épreuve pendant tout le parcours… Et les primes sont encore venues grossir le lot des nombreux prix de la course ; notons en passant celles offertes par MM. Jean Crouzier, notaire; René Delettre, Léon Claudel, Simonin, boulanger; Joseph Rung, peintre; Thomassin, tissus et confections; P. Schlutz. vins en versos; Robert Divoux, de Baccarat; Paul Schnoor, le sympathique tailleur de la Grande-Rue, etc....
Un des sportsmen qui compte parmi les plus dévoués à Blâmont, Robert Mantout, nous informe aussi qu'il offre en prime, 3 kilogr. de ‘knackwurst', la spécialité de la maison, dont les gourmets font à bon droit tant d'éloges.
Rappelons aux intéressés que l'aimable propriétaire du Café-Restaurant Badiali, mettra une chambre à leur disposition, pour y déposer leurs effets.
Jeunes Coureurs ! Hâtez-vous ! et engagez-vous avant le jeudi 27 mai, dernier délai, chez Georges Colas, Café du Commerce.

La Contribution Volontaire. - Nous avons annoncé dans un précédent numéro qu'un Cafetier de la ville avait l'intention de verser la recette d'une journée pour le « salut du franc ». C'est notre ami Georges Colas, le nouveau propriétaire du Café du Commerce, qui veut aussi pour sa part contribuer à la relève du franc. A ce sujet, nous sommes heureux de faire connaître les principaux points de cette journée de la Contribution Volontaire.
Le matin de la date fixée et annoncée, un tronc sera mis sous scellé par Me Malo, huissier, assisté de deux témoins. MM. Labourel, maire de Blâmont, et Jean Crouzier, notaire, et sera laissé à la disposition des clients pour y verser eux-mêmes le prix de leurs consommations. Le lendemain, Me Malo, en présence des témoins, prélèvera la recette complète de la journée, qui sera mise de suite entre les mains du Comité chargé de la centralisation des fonds pour la Caisse d'Amortissement.
Souhaitons que, pour ce jour, notre ami Georges Colas reçoive la visite de tous les Blâmonlais et... Blâmontaises.

AVRICOURT
Inauguration du Monument. - L'inauguration du Monument aux Enfants d'Avricourt morts pour la France et la remise de la Croix de Guerre à la Commune auront lieu le dimanche 6 juin, sous la présidence effective de M. le Préfet de Meurthe-&-Moselle, de M. Lebrun, vice-président du Sénat, président du Conseil Général, ancien ministre: de M. Mazerand, député, président d'honneur du Comité d'Erection du Monument, et de M. le général de Brantés, commandant la 3e Division de Cavalerie, à Lunéville.
L'Étoile de l'indépendance d'Avricourt (Moselle) et l'industrielle, fanfare et chorale des Établissements Mazerand, prêteront leur concours à la cérémonie dont voici le programme :
Samedi 5 juin : 18 h. Sonnerie des cloches en volée et Pavoisement.
Dimanche 6 juin : 6 h., Sonnerie de cloches; 9 h., Service religieux à l'Eglise ; à l'issue du Service, Bénédiction du Monument ; à 10 h. 30, Réception des Autorités à la Mairie; à 11 h., Inauguration du Monument et Remise de la Croix de Guerre; à 12 h. 30, Banquet; à 14 h… Concert par l'industrielle sur la place de la Gare ; 20 h., Illuminations.
Ambulants en défaut. - Des contraventions ont été relevées à la charge de Rosa Allier, marchande ambulante, pour défaut de récépissé de déclaration et de patente; d'Émile Nenner, marchand ambulant, pour défaut de patente et de récépissé de déclaration de profession ambulante.
Plainte. - Mme Albert Humblot, débitante, a porté plainte contre le sieur Bizard, pour insultes et menaces.
Ce dernier se trouvant en complet état d'ivresse, Mme Humblot avait refusé de lui servir à boire.
Arrestation.- Le 18 mai, la gendarmerie a arrêté Paul-Charles Baudot. 32 ans, chauffeur d'auto au service de M. Ruyer, fromager à Avricourt.
Un jour qu'il avait bu plus que de coutume, il s'était vanté qu'en 1912, il avait été condamné aux travaux forcés a perpétuité, pour tentative d'homicide volontaire, par la Cour d'Assises de la Seine, celle-ci commuée en 10 ans de réclusion et 20 ans d'interdiction de séjour dans le département de Meurthe-&-Moselle.
Baudot est originaire de Bacourt (Moselle); il se disposait à quitter Avricourt, déclarant qu'il n'était pas en sûreté.

GOGNEY
Contravention. - Les gendarmes ont verbalisé M. Émile Vouaux. cultivateur, pour avoir laissé ses chevaux en liberté sur la voie publique.

VERDENAL
Vol de volailles. - Il a été dérobé au préjudice de Mme George, quatre canards estimés 100 francs.
Mme Caillaux a découvert et ramené à Mme George, un canard à moitié mort.


30 mai 1926
BLAMONT
Querelle de dames. - Mlle Augustine Mangin, 50 ans, repasseuse, vit en mauvaise intelligence avec sa voisine, Mme Bridey Céleste, 34 ans. Le 20 mai, dans la matinée, les deux femmes se rencontrèrent dans l'escalier, lequel est mitoyen. D'aigres propos furent échangés, pelle à main et balai se levèrent, puis s'abattirent. Mlle Mangin dit avoir été menacée et frappée «  Ce n'est pas vrai », déclare son adversaire. «  c'est elle qui m a battue ». La justice tachera de s'y reconnaître.

ANCERVILLER
Adjudication de travaux. - Samedi après-midi a eu lieu, à la préfecture, l'adjudication des travaux communaux ci-après :
1er lot. - Aménagement des voies de communication à Ancerviller; embellissement et extension du village ; construction d'un réseau d égouts. Montant. 426 446 fr. ; adjudicataire. MM. Antonini et Maire, avec surenchère de 12,50 %, sauf approbation du conseil municipal.
2e lot. - Travaux de réparation aux bâtiments communaux. 36.664 fr. M. Bancon, à Baccarat, surenchère, de 13 %.

EMBERMENIL
Le chien féroce. - Le 19 mai, le burger Geoffroy Huerner était rentré au village pour manger la soupe, laissant ses moutons parqués. Quand il revint, il constata qu'un chien appartenant à M. Emile Desboeufs s'était introduit dans le parc et avait mordu avec une véritable férocité trois brebis et cinq agneaux. Les pauvres bêtes sont terriblement abîmées. Plusieurs agneaux devront être sacrifiés.
Le propriétaire du berger estime à 1.000 fr. le préjudice qui lui est causé et dont le propriétaire du chien est évidemment responsable.

6 juin 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - La très belle course organisée dimanche dernier, a obtenu, comme il fallait s'y attendre, le plus éclatant succès, succès sans précédent dans les annales sportives de notre cité.
Il est vrai que les dirigeants avaient fait l'impossible pour cela ; toute la semaine, ils s'étaient donné un mal incroyable pour que tout s'exécute de façon parfaite. aussi bien les opérations de départ et d'arrivée que l'ensemble de la course elle-même. Ils ont droit ù tous nos remerciements. et nous ne leur ménageons pas.
Associons-leur, comme de juste. MM. Jean Carré, Kintzler, café des Halles; Thomas. café-bal du Centre ; P. Schnorr; la Bière 'Export' de Baccarat, etc.... qui, par leurs nombreux prix, ont permis de doter richement cette épreuve, ainsi que MM. Tranchant. Léry, Rock. Kennel, qui mirent leurs voitures à la disposition des organisateurs et qui, par leur présence, ont encore rehaussé l'éclat de cette fête.
Dès 13 h., une affluence inaccoutumée règne sur la coquette place Carnot, où a lieu la remise des dossards suivie de la signature des engagés ; 25 concurrents, appartenant à l'U.S.B., ainsi qu'aux différents clubs de la région ; «  Pédale » de Baccarat. Badonviller, Cirey, etc., s'alignent sous les yeux du starter, le sympathique M. Tranchant, et, après un dernier appel et les ultimes recommandations, notre ami leur donne le signal de départ.
La course sert déroulée ensuite avec les petits incidents habituels, au cours desquels les malchanceux ont pu se compter. Néanmoins, tout en rendant hommage à la qualité de tous les engagés, on peut dire que le vainqueur: Louis Michel, de la jeune, mais déjà si prospère société de Baccarat, «  La Pédale ». a bien mérité sa victoire.
Les arrivées : 1er Louis Michel, de la «  Pédale » de Baccarat, en 1 h. 6', sur bicyclette Terrot. avec pneus Hutchinson ; 2e Pierre Colin; 3e Albert Mangeot; 4e André Glay; 5e Louis Grivel ; 6e Paul Galet; 7e Dominique Badiali; 8e L. Laurent; 9e Paul; 10e L. Didierjean ; 11e Romano ; 12e R. Seyer ; 13e R. Agelot: 14e Roméo Badiali ; 15e Bas.
Pour terminer, n'omettons pas d'adresser les plus flatteuses louanges aux Municipalités de Biâmont. Badonviller et Cirey. pour le service d'ordre impeccable assuré par la police locale, à qui nous adressons aussi nos plus cordiales félicitations.
Excursion en autocar. - La Société «  Les Bons Amis de Blâmont » organise, pour la journée du Dimanche 13 juin, une excursion de 100 km en autocar, avec arrêt au Donon, pour déjeuner.
Prix du voyage : 20 fr. par personne. Pour se faire inscrire et pour tous renseignements, s'adresser Café du Commerce, place Carnot, avant le 11 juin, dernier délai.

Délit de chasse.- M. Constant Hertz. 68 ans, propriétaire à Blâmont. a un chien de chasse qui n'a pas besoin de fusil ni de permis surtout pour chasser le lièvre. Le 1er juin, le chien de M. Hertz a été reconnu pour avoir pris, au lieu dit Moyen-Pré, un jeune levraut, que son maître prétend être un lapin.

DOMJEVIN
Les Etrangers. - Guillaume Vitelet, 51 ans. paveur à Malzéville, son fils Henri. 18 ans, ont récolté chacun un procès-verbal pour défaut de carte d'identité ; de plus, le fils en eut un second pour défaut d'extrait d'immatriculation.

Menaces. - Le 28 mai, vers 19 h. 1/2. M. René Grandelaude était devant chez lui, lorsque le Sarrois Joseph Bréner, 22 ans, terrassier, passa et, avec un manche de pioche, cassa une lame de persiennes. M. Grandelaude l'interpella et lui dit son intention d'aller prévenir le Maire de la commune. Furieux. Bréner l'insulta et le menaça.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Epave. - Sur la route. M. Louis Bénédic a trouvé une fourrure, qu'il a déposée à la Mairie.

13 juin 1926
BLAMONT
Blâmont: MM. Labourel, maire; de Turckheim. conseiller général; Bechmann, Caen, Goll, Diot, Crouzier, Malo, Du Pont de Romémont, Martin, Seignabol, Lange, Fiel, Colas, Hanriot, Dufour, Gérard, Robert Mantout. Zéliker.
Amenoncourt : M. Ary, maire.
Ancervillier : M. Pierre Colin, maire.
Autrepierre: M Camille Perrin, maire.
Avricourt: MM. Loeffler, maire, Haas, Rietsch, Guitton, Bolland, Knebel, Léger, Louis, Louviot, Orth, Pérot, Uly, Mme Guittin et Vagner.
Barbas: M. Léon Hainzelin, maire.
Blémerey: MM. Marc Henry, maire: Dumas, Jarsau.
Buriville : MM. Mellé. maire; Dort, Jules Mellé. Edmond Mangin.
Chazelles : M. Aimé Coster, maire; Mme Galand.
Domèvre-sur-Vezouze : MM. Voissement. maire; André Marlot, Piot.
Domjevin : MM. Hefter, maire ; Félicien Gérard, Hollard, Emile Brégeard, Edmond Brégeard, Emile Stourm, Edmond Chatton, Edmond Dulcy, Parmentel, Chatel, René Aubriot.
Emberménil : MM. Alison. maire; Valentin, Dieudonné, Albert Vautrin.
Fréménil: MM. Adam, maire, conseiller d'arrondissement: Benoit, Kretz, Susset.
Frémonville : M. Demange, maire.
Gogney : M. Aubry, maire.
Gondrexon : M. Cotel, maire.
Halloville : MM. Martin, maire: Désiré Gérard.
Harbouey: M. Odinot. maire.
Herbéviller: M. Schertz, maire.
Igney : M. Piot, maire.
Leintrey : M. François, maire.
Montreux : MM. Martin, maire, Gondrexon : Mme Hard.
Nonhigny : M. Gérard, maire.
Ogéviiler: MM. Picaud, maire; Simonet Jules, Morel, Cherrier, Marius Énel, Burgun.
Reclonville : M. Georges, maire.
Reillon: M. Maire, maire; Mme Jacquot.
Remoncourt: M. Valter. maire.
Repaix : M. Lécrivain, adjoint.
Vaucourt: MM. Humbert, maire; Boileau, Abba.
Vého : M. Gérardin, maire.
Xousse : M. Barthélemy, maire ; M. Priat, Mme Colombain.
Verdenal: M. Georges, adjoint.
Saint-Martin : M. Pierron, maire.
Le Bureau ou Commission Permanente de ce Comité a été composé comme suit : MM. Labourel, président ; de Turckheim et Adam, vice-présidente; Crouzier. secrétaire; Du Pont de Romémont et Martin, trésoriers; Caen, Goll et Gérard, membres.

La Contribution Volontaire. - Comme nous l'annoncions la semaine passée, le propriétaire du Café du Commerce a organisé, vendredi dernier 4 juin, la journée de la Contribution Volontaire. A 7 h., Me Malo, huissier, assisté de ses deux témoins, pour les scellés sur l'urne qui devait recevoir le prix des consommations. Toute la journée et jusque la fermeture de l'établissement, nombreux furent les clients qui rendirent visite à notre ami.
MM. Caen, président actif de l'A.M.C. du canton de BIâmont ; le Dr Hanriot, entr'autres, le félicitèrent pour son bel exemple généreux. Le lendemain, en présence de Me Malo, la recette fut comptée et elle s'éleva à la jolie somme de 419 francs 35, qui va être remise entre les mains du Comité Cantonal chargé du Relèvement du Franc.
Félicitations à nouveau, notre ami. M. Georges Colas ; soyons assuré qu'il ne sera pas le seul et que de nombreux collègues suivront son exemple.

La Vie Sportive. - La nouvelle Société de Baccarat, La Pédale, organise, pour le dimanche 20 juin, une Course sur route de 50 km, avec contrôle fixe et signature place Carnot, à Blâmont.
Cette épreuve, dotée de nombreux prix, doit remporter un beau succès, nul doute que les jeunes de l'U.S.B., qui ont promis leur concours, ne figurent dans les premières places.
Engagement gratuit : Brasserie Georges Colas, à Blâmont, Jusqu'au jeudi 17 juin inclus.

Blessée par une auto. - Le 8, vers 11 heures 1/2, la jeune Albertine Stassard, sortant précipitamment du domicile de ses parente, voulut traverser la rue et ne voyant pas venir une automobile conduite par M. Marcel Sabron, directeur du cabinet Locard, fut tamponnée par celle-ci.
M. Sabron transporta la petite chez M. le Dr Thouar, qui lui prodigua les soins nécessaires à son état et a délivré un certificat médical.

AVRICOURT
Arrestation. - En vertu d'un extrait de jugement du 17 octobre 1923, le condamnant par défaut à 8 jours de prison, pour vol commis le 11 août 1923, la gendarmerie a arrêté Emile Meunier, 35 ans, domestique de culture, au Moulin de Hesse (Moselle).

IGNEY-AVRICOURT
Obsèques. - Jeudi matin ont eu lieu, au milieu d'une foule émue et sympathique, les obsèques de M. Michel Karman, retraité de la Cie de l'Est, décédé à l'âge de 72 ans.
Rien ne faisait prévoir la fin de cet homme de bien : dimanche dernier encore, lors de l'inauguration du Monumentaux Morts, M. Karman s'était chargé de l'ornementation et des travaux à la Chapelle.
M. Karman était le beau-père de M. Justin Calame, auquel nous adressons, ainsi qu'à toute la Famille, nos plus sincères condoléances.

VAUCOURT
Etranger en défaut. - procès-verbal a été dressé à Joseph Devallier, 29 ans, maçon, à Lagarde (Moselle), cour défaut de carte d'identité et d'extrait d'immatriculation.


16 juin 1926
AVRICOURT
Inauguration du Monument aux Morts
Avricourt a, dimanche 6 juin, solennellement inauguré le Monument élevé à la mémoire des Enfants de la commune (23) Morts pour la Patrie, et auxquels elle avait tenu à donner ainsi un pieux hommage de reconnaissance.
Dès 6 h., les cloches sonnèrent et à 9 h. eut lieu la cérémonie religieuse, en présence du Conseil Municipal et du Comité d'Érection au grand complet qu'accompagnait la musique de l' «Etoile île l'indépendance d'Avricourt.
L'église était supérieurement décorée ; le catafalque était recouvert d'un grand drapeau tricolore.
Dès que fut terminée la cérémonie, célébrée par M. l'abbé Voegeli. professeur au Collège St-Pierre Fourier de Lunéville, le Clergé, encadré des Autorités, de la Musique, des Enfants des Écoles, se dirigea vers le Monument dû au ciseau de M. Colère, de Nancy, et qui fut béni.
La musique avait attendu à la gare, les personnalités. Arrivèrent successivement MM. Lebrun, sénateur, vice-président du Sénat; le Sous-Préfet de Lunéville, le général de Brantes, commandant la 3e Division de Cavalerie, qui furent reçus par M. Mazerand, député, et M. le baron de Turckheim, conseiller général.
Le cortège se dirigea vers la Maison Commune, où le maire, M. Lœfler remercia les invités d'avoir bien voulu accepter de rehausser cette cérémonie de leur présence. Il présenta les excuses de MM. Louis Marin, Édouard de Warren et François de Wendel, députés, retenus par des engagements antérieurs.
De gracieuses fillettes offrirent des gerbes de fleurs aux personnages officiels.
Le Cortège se forme et, précédé de la Musique, se rend devant le Monument, en face duquel a été dressé une estrade où prennent place les personnalités déjà citées, ainsi que le Comité d'Érection, les membres de la Municipalité ainsi que les Maires d'Avricourt (Moselle), d'Igney, de Foulcrey, Domjevin, Fréménil, Amenoncourt, Autrepierre, Blâmont; le Capitaine de Gendarmerie de Lunéville. M. Coulon, inspecteur primaire: Resnick, délégué de l'A.M.C.; Grandbastien, inspecteur de la Cie de l'Est; Gris, chef de gare d'Avricourt, etc...
M. Guittin, instituteur, fait l'appel des Morts, auquel les Enfants répondent suivant la formule accoutumée.
Voici la liste glorieuse : Vogin Henri; Orth Jean-Ernest; Pierrat Auguste; Loeffler Frédéric; Davillé Félicien; Roos Eugène; Krebs Louis; Schœnherr Henri ; Rondelle Henri ; Aubert Félix ; Chambrey Hubert : Arborgast Théophile; Camaille Auguste ; Antoine Célestin ; Baccard Raoul; Faivre Henri; Hiebel Edmond; Goubler Marcel; Marchal René ; Massée Gaston : Orth Émile ; Querlal Jules; louis Marcel; Jacquiet Ferdinand.

Les Discours
M. Paul Bertrand, président du Comité, en quelques mots émus, remet au Maire le Monument et fait le serment que la mémoire des morts dont les noms sont gravés sur le Monument demeurera impérissable.
M. Lœfler, maire, remercie et assume que lui et ses successeurs resteront dignes de la tâche qui leur est confiée.
Puis, les Enfants des Écoles entonnent, sous la direction de M. Guittin, l'hymne : C'est l'Heure Sainte.
Le sympathique conseiller général de Blâmont, M. de Turckheim prend la parole. Voici le texte intégral de son discours qui fut chaleureusement applaudi :
« La cérémonie d'aujourd'hui est particulièrement émouvante, parce que nous sommes à quelques pas de l'ancienne frontière. Nous revoyons dans nos souvenirs de fièvre d'août 1914, les troupes françaises descendant la côte d'Avricourt pour pénétrer en Lorraine annexée, après avoir renversé le poteau frontière.
« Ce n'est que quatre années plus tard que cette frontière a été définitivement effacée : mais déjà, à ce moment, nous sentions la victoire possible.
« Nos Morts l'ont rendue définitive par leur suprême sacrifice.
« Pendant les premières années après la Guerre, quand nous inaugurions un monument élevé à la gloire de nos grands morts, nous nous approchions d'eux avec tristesse certes, mais aussi avec un sentiment de joie intense et de fierté en pensant que leur sacrifice n'avait pas été vain puisque non seulement ils avaient sauvé la France attaquée, mais qu'ils l'avaient faite plus glorieuse et plus forte que jamais. Et nous nous approchions d'eux la tête haute en leur disant que, nous aussi, nous saurions faire notre devoir et que nous maintiendrions notre cher pays au rang où ils l'avaient fait monter, à la tête des nations.
« Pouvons-nous aujourd'hui encore tenir ce langage ? Ne venons-nous pas, devant ce monument, avec une tristesse rendue plus douloureuse encore, par I'angoisse qui nous étreint ? Quelques années ont passé depuis ces jours de novembre et de décembre 1918, que nous avons vécus dans une atmosphère d'enthousiasme continuel. La France parlait en maîtresse alors et il semblait que rien ne pourrait la faire déchoir après l'effort formidable que ses enfants avaient donné.
« Hélas ! qu'ils paraissent loin ces jours heureux !
« Qu'elles sont tristes, les heures présentes vécues au jour le jour, dans une atmosphère de découragement et de crainte pour l'avenir. Quelles sont loin ces espérances qui nous faisaient voir la
Patrie sanglante, mais triomphante, relevée par les paiements de l'ennemi vaincu et par les efforts réunis de tous nos alliés qui nous devaient la victoire. .
« Les plaies sont pansées, les régions sinistrées sont en partie relevées, mais c'est la France seule qui a dû faire l'effort, trop lourd pour ses épaules meurtries.
« Comptant sur les paiements des vaincus promis par les traités, elle s'était mise courageusement au travail de reconstruction, peut-être un peu follement, dans la griserie de la victoire. C était beau d'effacer les traces de la guerre et de rendre à ceux qui avaient tant souffert de l'exil ce qu'ils avaient perdu et même mieux. Mais peu à peu les promesses de paiements s'évanouissaient, oubliant le sang versé par les Enfants de France, se dressaient contre nous en créanciers implacables ; et aujourd'hui nous voyons le vainqueur glorieux plus mal traité que l'agresseur vaincu.
« Ah ! pauvres morts, quand vous combattiez avec des armes et des munitions livrées par nos alliés, quand vous vous faisiez tuer en attendant l'arrivée des Anglais et des Américains, vous ne pensez certes pas que cette aide matérielle apportée pour arriver à la victoire commune, devrait plus tard être payée par vos vieux parents, par vos frêres, par vos fils et vos petits-fils. Et vous auriez crié de dégoût si on vous avait fait prévoir que vos alliés feraient un jour à votre pauvre pays meurtri, un compte formidable, qu'ils refuseraient de laisser discuter, et qui s'accroîtrait d'intérêts chaque année.
« Inquiets de voir tous les fruits de votre victoire disparaître peu à peu, vous nous poseriez ces questions.
« Pourquoi donc avez-vous faibli dans le combat pour la paix ?
« Pourquoi vous êtes-vous fatigués si vite, vous, les vivants, de l'effort à faire pour maintenir à notre pays la force et le prestige que notre victoire lui avait donnés ? ».
« Pourquoi acceptez-vous de laisser mettre la Patrie sous la tutelle de la finance internationale ?
« Ne voyez-vous donc pas qu'une nouvelle attaque vous guette, celle de l'or étranger, vous mettant à sa merci, vous suçant la moelle, volant votre patrimoine artistique, vos terres des plus belles régions de France et bientôt vos usines.
« Ah ! faites comme nous à la Marne redressez-vous, il en est temps encore !
« Malgré la fatigue et le découragement, nous nous sommes retournés face à l'invasion, pour la maîtriser et l'arrêter. Nous étions unis alors, nous avions un chef et nous avions confiance en ce chef.
« Si vous suivez notre exemple, le nouvel envahisseur s'arrêtera à son tour et s'écriera comme l'agresseur de 1914 :
« Nous avions fait nos projets de conquête sans tenir compte du farouche patriotisme des Enfants de l'rance et de leur merveilleux moral. »
« Rappelez-vous les enseignements de la guerre si proche.
« Rappelez-vous notre union, rappelez-vous que la victoire finale n'est venue que quand nous avons eu un chef unique préparé de longue date à sa tâche tragique. »
Écoutons la voix de nos morts et demandons-nous ce qui nous manque pour réaliser à notre tour ce qu'ils ont accompli au péril de leur vie.
« Il nous manque cette union patriotique que nos soldats avaient su faire devant le danger commun, et il nous manque ce chef.
« Au moment de l'attaque, ils étaient tous là, dans la tranchée, coude à coude, décidés à tout pour arrêter l'invasion, tous camarades, communiant dans une même pensée de France en danger de mort. Il faut que la paix renaisse entre les Français.
« Et il faut que nous ayons un chef préparé à sa tâche, entouré d'hommes compétents, travaillant dans le calme au-dessus des partis et dans un but unique, celui du salut de la Patrie.
« Comme elle serait facile, la nouvelle victoire si nous faisions ce qu'ont fait nos soldats, ce qui leur a valu de gagner la guerre. La France ne peut pas s'abaisser ignominieusement après une si belle page de son histoire ; elle ne peut pas faire honte à tant de siècles de gloire.
« La victoire renaîtra quand nous aurons suivi les enseignements de la guerre.
« Alors, mais alors seulement, nous pourrons de nouveau nous approcher de ces monuments le front haut, le cœur joyeux, et dire à nos chers disparus :
« Grands Morts, vous avez, par votre suprême sacrifice, délivré et glorifié la France ;
« Nous avons su, à notre tour, malgré toutes les difficultés, la sauver de la rapacité du monde, la maintenir glorieuse et forte comme vous nous l'aviez confiée.
« Vous pouvez reposer en paix ! »
M. Mazerand rappelle la citation de la commune et, montrant l'égoïsme et la sécheresse du cœur dans la lutte quotidienne pour l'existence, ces monuments funèbres sont non seulement une dette sacrée, mais doivent engendrer des pensées généreuses, même chez le passant anonyme. Il retrace les exodes successifs et tristes des habitants d'Avricourt, que le Gouvernement vient justement de récompenser par la Croix de Guerre, et il convie tout le inonde à l'œuvre de redressement financier.
Après quelques mots du Sous-Préfet de Lunéville, M. Lebrun a la parole. Il dit que, certes, l'heure est grave, mais qu'il faut renouveler l'acte de 1914. Il faut sauver la France, il faut faire son devoir : 1° obtenir l'exécution des traités ; 2° travailler, persuadé que le monde ne retrouvera pas autrement la paix; 3° pratiquer les vertus civiques; en un mot, subordination des intérêts privés à l'intérêt général.
M. le Sous-Préfet remet ensuite la Croix du Mérite Agricole à M. Haas, et les Palmes Académiques à M. Loeffler, maire, puis à lieu la remise officielle à la Commune de la Croix de Guerre, par le Général de Brantès, représentant le Ministre de la Guerre.
Le Banquet a eu lieu au Restaurant Gaspard Krœbel. Au champagne. M. le Maire a refait l'historique de la Commune laquelle est dans sa vingt-huitième année d'existence.
M. de Turckheim but à la santé des cheminots, dont la conduite fut héroïque pendant la guerre. M. Mazerand dit son espoir de la prospérité d'Avricourt, et M. le Sous-Préfet lève son verre à la santé du Président de la République.
Après que M. Lebrun eut montré que les espoirs de la victoire n'ont pas été ce qu'on attendait, affirme que la France n'a jamais trahi ses engagements et que la force du droit triomphera.
Le cortège s'est rendu à Avricourt-Moselle, demeurée 48 ans sous le joug allemand et où une réception eut lieu à la Mairie.


20 juin 1926
BLAMONT
Tombola des Pupilles de l'Ecole. - Le Comité du Groupement Cantonal, en possession de tous les lots et bons (marchandises, volailles et lapins) se fait un devoir de remercier bien sinèrement tous les donateurs sans exception, qui. par leur générosité, ont grandement contribué au succès de la Tombola cantonale, et passant de l'OEuvre des Pupilles de l'Ecole.
Profondément touché du beau zèle dont a fait preuve le personnel enseignant du Canton, pour la réussite de cette tombola, il est heureux de lui adresser les plus légitimes félicitations.
Le tirage aura lieu à Lunéville, le dimanche 11 juillet prochain, et sera suivi de la Tombola d'arrondissement, dont les billets sont ceux des Tombolas cantonales. Ainsi donc, aux 250 lots respectifs du canton de Blâmont, s'ajoutent, pour l'ensemble des Cantons de l'arrondissement, de beaux lots, dont les plus importants figurent sur les billets de tombola : chambre à coucher, bicyclettes homme et dame, appareil photographique.
Les personnes, qui n'auraient pas été sollicitées, par omission. au moment de la vente des billets de tombola, ou qui en désirent d'autres, peuvent s'en procurer à l'école de garçons de Blâmont, où il s'en trouve encore quelques-uns.
Le président: Lange.

La Vie Sportive. - C'est demain, dimanche, que 'La Pédale' de Baccarat fera courir sur route une course de 50 km, avec contrôle fixe et signature devant la Brasserie Georges Colas. Ajoutons que quelques as de l'U.S.B. participeront à cette épreuve, et nul doute que les sportsmen blâmontais seront tous là pour les encourager. Arrivée probable : 15 hures.

La «  Cyclo-Sportive Lunévilloise » nous informe que, dimanche 20 juin, elle fera sa Course annuelle de 60 kilomètres, sur le parcours Lunéville-Blâmont et retour, avec contrôle à la Brasserie Georges Colas. Une trentaine de coureurs sont inscrits et de nombreux prix viendront récompenser nos courageux jeunes gens. Arrivée probable à Blâmont : 15 h. 1/2.

Pour le Relèvement du Franc. - Georges Colas a bien fait les choses, puisqu'il a rapporté au profit de la Caisse d'Amortissement. 450 francs. Mais noue croyons que l'ami Kientzler. du Café des Halles, qui possède le vrai bal champêtre, qu'il installe le dimanche 27 juin, place de l'Hôtel de ville, pour un grand bal avec orchestre choisi, aura aussi un grand succès. Ajoutons même quelques forains se mettront de la partie ; de celle façon, la fête n'en sera que plus belle et la recette destinée à la Caisse d'Amortissement que plus forte, car tous nous y participerons.

Tapageur. - Un procès-verbal à Enrico Motta. maçon, pour tapage injurieux sur la voie publique.

Ivresse. - M. Joseph Simon, cultivateur, rencontré en état d'ivresse, s'est vu dresser procès-verbal.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE.
Divagation de chevaux.- Contravention a été relevée à la charge de Louis Bagard, manoeuvre, pour avoir laissé aller ses chevaux en liberté sur la route.

EMBERMENIL
Vélo sans plaque. - Charles Meaux, brodeur à Lagarde, pédalant sur un vélo dépourvu des plaques d'identité et de contrôle, a été l'objet d'un procès-verbal.

REMONCOURT
Les attelages abandonnés.- Les gendarmes ont verbalisé M. Louis Thomas, cultivateur, qui avait laissé sans surveillance son attelage sur la voie publique.

27 juin 1926
BLAMONT
Perception. - M. Botté a été placé en disponibilité, à compter du 16 mai 1926.
Chien hargneux. - Le 16 juin, vers 12 h. 45, les trois enfants de M. Hanaux, marchand ambulant, rue Victor-Pierre, se rendaient à l'école, lorsque, passant à proximité de la maison de M. Dietrich, le chien de ce dernier se jeta sur l'un des enfants et mordit le jeune Lucien, âgé de 8 ans.
M. Dietrich a promis de prendre les frais à sa charge.

AVRICOURT
Les Etrangers. - Vérifiant les papiers des ouvriers étrangers, les gendarmes dressèrent un procès-verbal à Luigi Solia. 56 ans. manoeuvre, et à Pierre Ferrari. 26 ans. manoeuvre, pour défaut de visa.
Deux procès-verbaux à Francine Cretti. 21 ans, et Philippe Mélis, 26 ans, tous deux manoeuvres, pour défaut de carte d'identité et défaut de visa d'extrait d'immatriculation.

BLEMEREY
Fête de Reconstitution.- Une indiscrétion nous apprend que le village de Blémerey célébrera, le 11 juillet 1926, la fête de la reconstitution du village, la bénédiction de l'église, l'inauguration d'une plaque commémorative aux Enfants de Blémerey tombés au champ d'honneur.
Les plaques. - Maurice Munier, domestique oc culture, s'est vu dresser procès-verbal pour voiture démunie de plaque d'identité.

HARBOUEY
Stationnement sur la voie publique. - procès-verbal a été dressé contre le vannier ambulant Georges Ott, dont la roulotte stationnait près du passage à niveau et ce sans autorisation municipale.

4 juillet 1926
BLAMONT
Certificat d'études primaires
(1er ordre)
Centre de Blâmont. - Elèves présentés 43, élèves reçus 39. Liste des lauréats :
Canton de Blâmont. - Blâmont. - Garçons : R. Rudeau, H. Galet ; Filles : M. Bréneur. H. Cherrier, J. Humbert, S. Jardel, A. Thomas.
Avricourt. - Roger Rietsch, Virginie Perrin.
Barbas. - Jeanne Boudot.
Domêvre. - Madeleine Fourmann.
Domjevin. - Germaine Chatel.
Halloville. - Georges Démange.
Igney. - Pierre Brégeard.
Montreux. - Pierre Hard.
Nonhigny. - Remy L'hôte, Humbert. Georgette L'hôte.
Vaucourt. - Marthe Falentin.
2e Ordre
Garçons. - Avricourt : André Foulon, Camille Knæbel, Léon Magron.
Ancerviller : Jean Martin, Maurice Paulus.
Barbas : Michel Bajolet.
Blâmont : Georges Laboure!, René Noël, Roger Magniez, Gaston Marande, Jean Michel, Henri Mazerand.
Domjevin : Emile Chaton. Jean Chaton.
Harbouey : Gilbert Guénaire.
Igney : Félix Thomas.
Montreux : Paul Courrier.
Nonhigny : Camille L'hôte, Lucien L'hôte.
Reillon : Désiré Jacquot.
Vaucourt : Adrien Humbert.
Vého : Charles Rassemusse
Filles. - Ancerviller : Suzanne Bouvard. Germaine Colin, Gabrielle L'hôte, Aimée Vigneron.
Amenoncourt : Arlette Brénon.
Blâmont : Jeanne Bridey, Henriette Gouget, Paulette Hinerschid, Charlotte L'hôte, Madeleine Ripp.
Barbas : Madeleine Baudot, Marie-Thérèse Hainzelin.
Chazelles : Rose Coster.
Domjevin : Marie Michel, Renée Thirion.
Domêvre : Charlotte Colin, Marie Creusat.
Embermenil : Marguerite Falentin, Paulette Frauville.
Frémonville : Berthe Paulus.
Herbéviller : Marie Croizier.
Harbouey : Jeanne L'huillier.
Halloville : Andrée Viennet.
Igney : Madeleine Adam.
Leintrey : Denise Boiselle, Hélène Camaille, Antoinette L'huilier.
Repaix : Marceline André Madeleine Ehlin.
Reillon : Marie Bonhomme.
Reclonville : Paulette George.
La fête de l'Indépendance Day. - A l'occasion de la Fête de l'indépendance Day, à Blâmont, le 4 juillet 1926, en plus des trains réguliers, il sera mis en marche, par la Compagnie du L.-B.-B., les trains supplémentaires suivant l'horaire ci-dessus :
Train A. - Lunéville-Est, dép. 12h.45; Lunév.-Locai, 12 54 ; Chanteheux, 13 ; Croismare, 13 07; Marainviller. 13 15; Thiébauménil, 13 27; Manonviller, 13 32; Bénaménil, 13 37; Domjevin. 13 43; Fréménil, 13 47; Ogéviller. 13 52; Herbéviller. 14 ; Domèvre, 14 12; Verdenal. 14 19; Blâmont. arr. 14 25.
Train B. - Blâmont. dép. 23 h. : Verdenal, 23 07; Domèvre. 23 14; Herbéviller, 23 26; Ogéviller, 23 32; Fréménil, 23 38; Domjevin, 23 42; Bénaménil, 23 48; Manonviller, 23 52; Thiébauménil. 23 58; Marainviller. 0 04; Croismare,0 12; Chanteheux, 0 19; Lunéville-Local, arr. 0 24.
Les chiens. - Des procès-verbal ont été dressés à MM. Hubert Montviller, menuisier, et Ernest Susset, cultivateur, pour défaut de collier à leurs chiens.
Cycliste en défaut. - M. Jules Hanaux. 34 ans, marchand forain, surpris à pédaler sur une bicyclette qu'il avait omis de munir d'une plaque d'identité, s'est vu l'objet d'un procès-verbal.
Non-Déclaration d'Etranger. - Mme Louise Georgetti. 40 ans. débitante, rue du Château, écope un procès-verbal pour avoir négligé de déclarer la présence chez elle d'un sujet espagnol nommé Servando Diego, 32 ans.

AVRICOURT
Contravention. - Relevée à la charge de Pierre Pérary, conducteur du cylindre à vapeur, pour défaut de visa de sa carte d'identité.

BLEMEREY
Souvenir et Reconnaissance. - Nous donnons ci-après le Programme de la Cérémonie d'inauguration des Plaques Commémoratives aux Morts de Blémerey, qui aura lieu le 11 juillet:
9 h. : Service solennel et Bénédiction de l'Eglise et des Plaques Commémoratives;
10 h. 30 : Réception des Invités à la Mairie, par le Conseil Municipal ;
Inauguration des plaques, en présence de M. le Sous-Préfet;
12 h. : Inauguration des Bâtiments Communaux ;
12 h. 30: Repas dans la Salle de Classe.
Après-midi et soirée : Fête pour la Jeunesse.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Délit de chasse. - Les gendarmes ont verbalisé contre M. Joseph-Emile Dedennon, cultivateur, pour délit de casée.

IGNEY
L'ivresse. - Le manoeuvre Emile Marande s'est vu dresser procès-verbal pour ivresse publique.

LEINTREY
Contravention. - Relevée contre Jean Walter, manoeuvre, pour défaut de carte de récupération.

11 juillet 1926
AVRICOURT
Défaut de visa de carte d'identité. - Pour défaut de visa de carte d'identité Horecky Florian. 23 ans, sujet tchécoslovaque, domestique de culture à la ferme de Jambrot (Moselle), a été gratifié d'un procès-verbal.
Lanterne. - Une contravention a été relevée contre M. Emile Maurer, aubergiste, pour défaut de lanterne à sa voiture.

GOGNEY
Accident. - Le 1er juillet vers 8 heures. M. Jules Louviot. 77 ans, travaillant chez M. Busselot, cultivateur, était monté sur une voiture de foin pour la décharger. Il venait d'enlever la perche retenant le foin, lorsque perdant l'équilibre, il tomba la tête la première sur l'aire de la grange. Relevé aussitôt, il reçut les premiers soins du docteur Thomas qui constata une fracture à la base du crâne.
Il fut transporté d'urgence à l'hôpital de Lunéville.

EMBERMENIL
Procès-verbal. - P. V. contre Liotté Marcel, 21 ans, chauffeur au service de M. Ruyer-Tisserand, fromager, pour défaut de numéro d'ordre à l'arrière et de plaque d'identité à son auto.

REILLON
Défaut de carte identité. - P. V. à Steckow Jean. 26 ans, domestique de culture.


18 juillet 1926
BLEMEREY
Fête de Reconstitution
La petite commune de Blémerey qui fut en partie détruite par les évènements de la guerre, fêtait dimanche sa reconstitution en même temps qu'elle honorait ses morts.
Le village était décoré avec beaucoup de goût et les habitants n'avaient rien négligé pour rehausser l'éclat de cette fête en parant leurs rues et leurs maisons.
A L'ÉGLISE
A 8 h. 1/2, M. le chanoine Barbier, curé doyen de Blâmont, bénissait la nouvelle église, où eut lieu ensuite un service pour l'âme des morts, célébré par M. l'abbé Huel, curé de Saint Martin et desservant de Blémerey. Pas de catafalque, mais un tertre formant une tombe surmontée d'une croix de bois, autour duquel les pompiers en tenue forment la haie. La quête fut faite par Mlle Anne-Marie Henry. Les chants forts bien exécutés par M. Friot, un des doyens des chantres font impression.
A LA MAIRIE-ÉCOLE
A l'issue de la messe, M. le doyen de Blâmont prit la parole et en des termes très émouvants, exhorte les habitants à fréquenter leur église, la maison de Dieu. N'est-elle pas le lieu de réunion de toutes les phases de la vie. baptême, 1re communion, mariages et décès, n'est-elle pas la consolatrice de tous les pêcheurs, puis M. le chanoine Barbier donne l'absoute à la suite de laquelle on se rend professionnellement à la mairie-école ou M. le doyen bénit les deux magnifiques plaques en marmorite, scellées sur les murs du porche de la mairie. L'une porte les noms des enfants morts pour la France :
Henry Edmond, aumônier de la 11e D. , 4 7 1915.
Paulus Victorin, soldat, 10e R. G., 29 3 1916.
Breneur Jules, soldat, 82e R.I., 14 9 1918.
1914-1918
L'autre, la citation :
«  Occupée par les Allemands, dès le début des hostilités, a été incendiée et détruite par un ennemi sans pitié. Par ses souffrances endurées, a droit à la reconnaissance du pays ».
Ces deux plaques encastrées dans un cadre de pierres blanches où court une branche de laurier, sont l'oeuvre de la maison Wucher, de Lunéville.
A 11 heures 1/4, M. Henry, maire, entouré de son conseil municipal, recevait dans la salle d'honneur de la mairie-école les personnalités invitées à la cérémonie : MM. Mazerand, député ; Bouët, sous-préfet ; Adrien de Turckheim, conseiller général ; Adam, conseiller d'arrondissement ; Coulon, inspecteur primaire ; Marchal, capitaine de gendarmerie.
Après un échange de compliments, des bouquets sont remis par les enfants aux personnalités ci-dessus nommées et l'on se rendit sous l'auvent de la maison commune, où après la Marseillaise, chantée par les enfants des écoles, M. Jarzac, instituteur fait l'appel des morts et, comme président du Comité d'érection, remet les plaques à M. le Maire de Blémerey, lequel rappelle en ces termes la mémoire des enfants de la commune morts pour la Patrie.

Discours de M. Henry
L'abbé Henry fut nommé, par décret du 2 août 1914, aumônier titulaire de la 11e division d'infanterie C'était son rêve le plus cher : faire campagne au milieu des braves pioupious de l'Est.
Il participa à la bataille de Morhange et aux durs combats du Léomont, puis aux attaques des Flandres, Belgique, Artois. Apres la fameuse offensive de Carency, son coeur se soulevait à la vue de tant de souffrances et d'héroïsme ; il se prodigue, au mépris du danger, pour soigner les blessés ; il renseignait les familles ; exaltait les courages; fleurissait les tombes.
C'est à Mareuil (Pas-de-Calais) qu'il tomba, foudroyé par un obus le 4 juillet 1915 ; pleuré de ses hommes, estimé de ses chefs. Des funérailles magnifiques lui furent faites à Haute-Avesne.
Paulus Victorin, mobilisé en 1915 ; il appartint au 10e régiment du génie et affronta les combats de Champagne, où il fut l'objet d'une citation. Ensuite, il se distingua devant Verdun, où il fut tué le 29 mars 1916.
Bréneur Jules, mobilisé en mars 1915, fut versé au 41e R.I.T. Il prit part aux combats du Mont-Sec (Hauts de Meuse), où sa compagnie eut a éprouver des bombardements intenses et des émissions de gaz. Affecté ensuite au 8e R.I., il était des batailles de la Somme, où il trouva une mort glorieuse le 14 septembre 1918.
Hélas ! ils nous revinrent, hier encore, pour prendre place dans le cimetière natal. Nous leur fimes cortège dans un recueillement qui témoignait de notre douleur mais aussi de notre patriotique fierté. A leurs familles ici présentes, je renouvelle l'expression de notre gratitude infinie.
En regard de votre plaque, chers morts, s'en trouve une deuxième.
Elle évoque, celle-là, le passé de notre village : l'invasion, l'occupation ennemie pendant plus d'un mois, les souffrances stoïquement supportées par nos pères, nos femmes, nos enfants ; l'évacuation ordonnée par l'autorité militaire française les 16 et 17 novembre 1914 et le départ pénible vers les localités de refuge. Enfin le martyre.
Plané entre les lignes ou dans la zone voisine des tranchées françaises, Blémerey fut détruit par un ennemi sans pitié ; ses bombardements journaliers meurtrirent son sol, effondrèrent ses toits et rasèrent ses murs. Il ne resta presque plus rien de ce que fut le berceau de nos morts.
Nous avons voulu, en relevant nos ruines, nous montrer dignes d'eux. Il nous reste encore beaucoup à faire Nous nous inspirerons de leur abnégation, de leur trépas ; nous travaillerons dans l'union, la concorde, la paix, à servir celle à qui ils ont offert leur sang : Notre France éternelle.
Morts de Blémerey, reposez en paix ! Gloire à vous !

M. Adrien de Turckheim
Le dévoué conseiller général du canton se lève et fit le discours suivant :
Nous voici une fois de plus devant un de ces monuments que dans toutes les communes de France on a élevés à la mémoire des chers disparus.
C'est toujours avec la même émotion et la même reconnaissance pour eux que nous nous approchons du granit où sont gravés leurs noms. De génération en génération, ces noms seront répétés comme étant ceux de braves enfants de France qui, par leur sacrifice suprême ont sauvé la Patrie.
Les enfants de Blémerey morts pour la France viennent apporter leurs noms à la longue et héroïque liste de tous ceux que la grande catastrophe a fauchés dans la fleur de l'âge.
Aussi venons-nous à notre tour saluer les enfants de Blémerey pour leur dire que leur souvenir est impérissable car ils ont été les héros de cette grande épopée, la plus formidable que la France et le monde aient jamais connue; ils ont été les héros de cette glorieuse victoire puisque prenant pour eux les balles et la mitraille qui labouraient l'air, ils ont permis aux camarades de passer, de refouler l'ennemi et de le chasser hors de France.
Cette victoire, ils ne l'ont pas connue hélas! mais ils savaient qu'en luttant comme ils l'ont fait, ils défendaient ce sol sacré de leurs aïeux, ces maisons, ces champs sur lesquels avaient peiné tant de générations, et ils ne voulaient pas que le fruit de tant de siècles de travail devint la proie de l'envahisseur.
Cette terre aimée qu'ils ont défendue de leurs poitrines, elle est là, grâce à eux, toujours bien française et ce sont les leurs qui continueront à la cultiver. Parents, frères et soeurs, veuves et enfants ont repris la tâche quotidienne pour faire prospérer cette terre, léguée par les anciens pour les faire vivre librement et pour nourrir la mère patrie.
En tenant la charrue, en faisant la fenaison ou la moisson, ceux qui restent au travail auront toujours présent le souvenir des chers disparus auxquels ils doivent d'être encore heureux sur le sol des aïeux.
Et ils l'aimeront doublement cette terre qui fait leur richesse et qui fait la richesse de la France aussi et qui la sauvera des difficultés si graves que nous traversons
Oui, c'est la terre qui nous sauvera, c'est vous, agriculteurs de France qui ferez front devant la catastrophe financière, devant l'agression de la finance internationale, comme vos frères, vos pères et vos enfants ont fait front contre l'envahisseur.
A la guerre du canon et des gaz a succédé une guerre moins cruelle mais plus vile, celle de l'or étranger, cherchant à prendre nos biens, notre trésor artistique, nos terres, nos usines.
Dans cette lutte contre l'or étranger nous ne pouvons vaincre que par un travail acharné, par une production intense, par la création de la richesse. Et c'est du sol de France que sortiront ces richesses qui, peu à peu, lentement mais sûrement feront reculer, ces nouveaux envahisseurs, jaloux de notre merveilleux pays.
Quelle misère est donc la nôtre après cette glorieuse victoire gagnée par nos chers disparus ? Quelle folie a donc pris tous ceux qui depuis huit années avaient la belle tâche de faire profiter la France de sa victoire? Pourquoi n'avons-nous pas pu comme nos héros trouver le chef compétent, ardent patriote, qui a su imposer à tous sa tactique, sa volonté de vaincre sans s'occuper d'aucune autre considération ? Pourquoi tant de bonnes volontés perdues parce que trop nombreuses, sans chef et sans directives ?
Et pourquoi devons-nous subir cette humiliation suprême de voir nos anciens alliés vouloir nous parler en maîtres absolus ?
N'étaient-ce donc pas nos soldats qui étaient là chaque fois qu'une défaillance se produisait dans les lignes alliées et qui arrêtaient la défaite. L'avez-vous donc oublié. Messieurs les Alliés ?
C'est qu'évidemment ce ne sont plus les anciens combattants qui ont aujourd'hui la direction de la France comme ils l'avaient pendant la guerre ; trop de forts sont tombés trop de faibles sont restés, qui peu à peu ont repris leur triste besogne d'avant guerre.
C'est qu'aussi chez les Alliés ce ne sont plus ceux qui ont combattu à nos côtés qui dirigent les destinées de leur pays.
Ils n'auraient pas admis, ceux-là, que ce matériel de guerre, autour duquel Français et alliés se faisaient tuer pour la défense commune, dût être payé sans contrôle, pendant de longues années par les vieux parents où les enfants de leurs compagnons d'armes.
Les anciens compagnons d'armes n'auraient pas admis que ce vaste bric à brac laissé, en France par les Américains, après la guerre et sans aucune valeur pour eux, dût être racheté pour des centaines de millions de dollars valant aujourd'hui plus de douze milliards et portant intérêts.
Certes, nous avons des dettes sacrées et nous devons les payer, mais en hommes libres et fiers de leur héroïsme qui discutent les prix et qui forcent les plus récalcitrants à comprendre qu'il faut faire entrer en ligne de compte la dévastation de nos zones rouges et le sang de nos enfants qui vaut plus que de l'or. Quand ils auront compris cela, nous accepterons leur secours dans notre détresse financière, comme ils acceptaient le secours de nos enfants dans leur détresse militaire, secours que nous leur donnions sans compter. Mais pour les convaincre, il faut que nous déléguions des hommes qui se souviennent de ce qu'a été la victoire et qui connaissent l'immense patrimoine de gloire accumulé depuis des siècles par la France
Aidés ainsi par nos anciens alliés, mais traités par eux en camarades et non en victimes, nous saurons faire le nécessaire avec nos propres ressources pour nous éloigner peu à peu du gouffre qui semble s'entr'ouvrir sous nos pas.
Que les hommes compétents qui ont montré les moyens de nous sauver soient écoutés ; que les innombrables bavards se taisent; que le chef surgisse, qui saura imposer les décisions à prendre, qui saura ramener la concorde et la confiance entre tous les Français, les yeux fixés sur le drapeau en danger!
Comme elle serait alors facile à gagner la victoire de la paix, qui semble s'éloigner toujours, comme l'âme de nos morts tressaillirait en sentant que leur sacrifice n'a pas été vain I Et nous, du plus profond de nos coeurs rassurés, nous reprendrons espoir comme sont revenues à l'espoir de la victoire nos armées en 1918 quand elles ont senti une main habile les mener au but.
La chute serait arrêtée, comme a été arrêtée l'invasion ; et la nation se sentant forte, vaillante, bien conduite, digne de ses grands morts et des glorieux ancêtres qui ont fait la France, saurait par un labeur acharné, par des restrictions de tous les jours, par la volonté de suivre les exemples de discipline et de courage qu'ils ont donnés jusque dans la mort, la nation saurait sauver encore une fois la chère patrie qu'ils nous ont remise et confiée, blessée et saignante certes, mais fière de la victoire, forte, glorieuse, immortelle.
Que le souvenir des enfants de Blémerey, comme le souvenir de tous les enfants de France tombés au cours de la grande tourmente, reste gravé dans nos coeurs comme un souvenir béni ; qu'il nous dicte notre devoir de Français, de vrais Français qui sentent la gravité de l'heure et de leur responsabilité en reprenant de leurs mains mourantes le flambeau qui guide et éclaire notre chère patrie vers de nouvelles et glorieuses destinées
Morts de Blémerey, je vous salue bien bas en vous disant au nom de tous un grand Merci.

M. Mazerand
M. Mazerand, député, après avoir déclaré que la commune de Blémerey figure avec honneur au nombre des dix-neuf agglomérations du canton de Blâmont entièrement détruites, fait l'historique de la guerre, et parle des difficultés actuelles pouvant être surmontées grâce au labeur de tous. (Ce discours est applaudi).

M. Bouët
Le sous-préfet fait un grand discours où il parle d'abondance, il passe en revue les divers phases de la guerre, d'après guerre, des formules à trouver pour arriver à une entente entre alliés et fait appel aux cultivateurs pour sortir de la situation actuelle.

M. Coulon
Après ce discours, les écoliers chantent le deuxième couplet de la Marseillaise et M. le Maire prend la parole, auquel succède M. Coulon, inspecteur primaire, qui est un orateur de première ordre, il fait l'éloge de l'école, félicite M. Jarsac, instituteur, et dans une conclusion d'une belle élévation de pensée, M. Coulon s'adresse aux habitants de Blémerey et dit :
«  Vous avez élevé une belle église à vos convictions religieuses. Vous devez élever aussi une belle école à vos convictions civiques et républicaines ». (Applaudissements).

Le banquet
Un banquet très bien servi dans la salle d'école par le vatel Godard, de Lunéville, réunit une cinquantaine de convives parmi lesquelles nous relevons les noms, en dehors des personnalités déjà citées, de M. l'abbé Huel, curé de Saint-Martin, MM. Henry et Paulus. Dumas, adjoint, Coster, maire de Chazelles. Mmes Petit et Vallée, etc.., etc...
Des toasts ont été portés par MM. Henry, maire ; de Turckheim, Mazerand, Adam et Bouët.
M. Fernand Rousselot a soulevé l'enthousiasme en clamant son vibrant appel : «  Lorrains, béyez vos sous ». et c'est sur ces mots que se termine ce banquet où ne cessa de régner la plus grande cordialité.

AVRICOURT
Un doublé. - Marcel Paul, 23 ans, conducteur d'auto, s'est vu relever une double contravention, pour défaut de carte grise et permis de circulation.

DOMJEVIN
Inauguration du monument. - L'inauguration du monument et la mairie-école aura lieu le dimanche 25 juillet.
Programme. - 6 heures, sonnerie des cloches en volée ; 9 heures 30, service religieux ; 10 h. 30. bénédiction du monument ; 11 heures, réception des autorités à la mairie ; 11 h. 20, inauguration du monument ; 12 heures, banquet ; 14 heures, concert sur la place de la Mairie ; 17 heures, distribution de jouets aux enfants des écoles ; 20 heures, bal populaire gratuit.

IGNEY
Chien sans collier.- procès-verbal à Mme Aimé Honoré, 42 ans, ménagère à Igney, dont le chien errait sans être muni d'un collier.

REMONCOURT
Automobiliste en défaut. - Contravention a été relevée à la charge de Jules Demange, 34 ans, charron à Remoncourt, pour défaut de permis de conduire.

VÊHO
Pour le Monument. - Une quête, au profit du monument commémoratif de la commune, a été faite an mariage Jacquemin-Verlé et a produit la somme de 63 francs. M. le Maire de Vého est heureux de présenter aux généreux donateurs ses plus sincères remerciements.

XOUSSE
Arrestation. Les gendarmes ont mis en état d'arrestation et écroué le nommé Florian Horecky, garçon de culture, qui s'était enfui de chez ses patrons en emportant une bicyclette et un veston de drap, le tout d'une valeur de 350 fr.
Domestique indélicat. - Florian Norecly, 23 ans, domestique de culture au service de M. Michel Wolter, à la ferme de Jambot, commune de Lagarde (Moselle) prétexta, le 6 courant, être souffrant. Il resta seul à la maison et profita de l'absence de ses patrons pour s'enfuir avec une bicyclette et un veston de drap gris, le tout d'une valeur de 350 francs.


25 juillet 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - Notre grand confrère. Le Petit Parisien, organise pour la fin de Juillet, une grande épreuve sur route, Paris-Strasbourg, à la marche, richement dotée, et qui se disputera sur 504 kilomètres. Il va sans dire que, selon son habitude, notre grand confrère ne négligera rien et consentira tous les sacrifices pour que cette organisation soit tout particulièrement soignée.
Les grandes lignes de l'itinéraire sont les suivantes :
Paris, Contrôle de départ, mercredi 28 juillet, à 13 heures (place de La République) ; Meaux, Château-Thiéry. Châlons-sur-Marne. Saint-Dizier, Nancy; Blâmont contrôle fixe place Carnot (Brasserie Georges Colas), le samedi 31 juillet; Saverne. Strasbourg.
Le total des villes, villages ou agglomérations traversés est de 100, dont 7 grands Contrôles.
L'horaire probable des concurrents de tête a été établi sur 100 à 106 heures, ce qui donnerait l'arrivée du vainqueur à Strasbourg, le 1er août, entre midi et six heures du soir.
Débit clandestin.- Procès-verbal a été dressé à René Haubin, qui, sans être muni de récépissé d'ouverture de gérance de café, avait oublié cette formalité.

AMENONCOURT
Inauguration du Monument aux Morts
Pour glorifier la mémoire de ses Enfants, Amenoncourt s'était décoré de guirlandes et de fleurs. L'église, d'une blancheur immaculée, est ornée de drapeaux. Un catafalque majestueux se dresse au milieu du choeur. En haut sont épinglées les décorations des Morts : Médaille Militaire et Croix de Guerre. En bas, un magnifique tableau représentant le Christ au calvaire symbolise le sacrifice des soldats.
M. l'abbé Colin, curé, exalte la gloire des héros et en termes choisis montre que leur situation terrestre n'a été que peu de chose à côté de celle qu'ils ont conquise au ciel.
Au cours de la messe, la brillante chorale d'Avricourt exécuta, avec beaucoup d'âme, un certain nombre de morceaux.
L'office terminé, le Monument simple, mais élégant, exécuté par M. Rombaux, de Jeumont, est béni et les prières liturgiques écoutées dans le plus grand recueillement.
A ce moment, M. le général de Metz, commandant la 2e Brigade de Cavalerie, dépose, au pied du Monument une superbe couronne. Après lui quatre fillettes apportent de magnifiques gerbes de fleurs.
M. le général de Metz remet alors la Croix de Guerre à la Commune.
Après l'Appel des Morts, les enfants exécutent l'hymne : Chantons les combats et la gloire des héros tombés, et la série des discours commence.
Nous notons à la tribune : M. le général de Metz, représentant le Gouvernement ; M. G. Mazerand. député : M le baron de Turckheim, conseiller général: M Looeffler, maire d'Avricourt ; MM. les Conseiller Municipaux d'Avricourt.
M. de Turckheim prend le premier la parole. Le distingué Conseiller Général, qui ne connaît aucun repos, a voulu apporter le réconfort de sa parole à cette population si laborieuse. « Cette circonstance est salutaire et noua rappelle le triomphe de la ténacité. Notre race est invincible. L'effort surhumain et prolongé que vos glorieux morts ont fait, nous le suivrons ; nous le jurons. Malgré notre victoire, ne semblons-nous pas être sous la tutelle de la finance internationale qui essaie de nous juguler ? Le réveil est cruel, certes; après avoir donné notre sang, on voudrait nos biens. Il faut arriver à annuler mutuellement nos dettes; l'idée fait son chemin. Mais nous n'y parviendrons pas si nous donnons l'impression d'impuissance. Soyons forts, mais pour l'être il faut un cerveau qui dirige la maison commune, la « res publica », en un mot, un chef tel qu'a la Marne. Hors de là, pas de salut ! »
Son discours est frénétiquement applaudi.
M. Mazerand loue l'effort de cette commune, qui compte cent cinquante habitants et qui, par ses seules ressources, a assuré l'érection de ce Monument. Il montre les souffrances des habitants pendant la guerre ; mais surtout il s'attache, d'accord, dit-il, avec M. de Turckheim, a croire qui n'y a pas de gouvernement possible sans la restauration de l'ordre ; la confiance est ébranlée, il faut le salut public.
Le banquet, servi dans le préau de la Mairie, est excellent. Des toasts furent prononcés par M. Lœffler, maire d'Avricourt, qui rappela les liens d'amitié rattachant tes deux communes. M. de Turckheim remercie une fois de plus ; M. Mazerand engage les convives à faire leur devoir de citoyen, et, dans l'ambiance de la fraternité, tous se séparent aux accents de la Marseillaise.

AVRICOURT
Ivresse. - Marius Bézard, 47 ans, domestique, qui avait fêlé la dive bouteille au point de ne plus savoir ce qu'il faisait ni disait, a été l'objet d'un procès-verbal.

DOMJEVIN
Programme des Fêtes de Dimanche. - A 9 h., Sonnerie des cloches en volée; 9 h. 30, Service religieux ; 10 h. 30, Bénédiction du Monument; 11 h., Réception des Autorités à la Maine; 11 h. 15, Inauguration du Monument; 12h., Inauguration de la Mairie-École; 12 h. 30, Banquet par souscription ; 14 h., Fête de la Reconstitution du Village et Concert sur la place de la Maine; 17 h., Distribution de Jouets aux Enfante des Ecoles; 20 h.,Bal populaire gratuit.
La Musique des Établissements Mazerand prêtera son gracieux concours aux fêtes de l'Inauguration du Monument et du Village reconstruit.


1er août 1926
BLAMONT
Paris-Strasbourg à la marche. - Aujourd'hui et demain, les 63 marcheurs partis de Paris, mercredi dernier, passeront à Blâmont pour gagner Strasbourg.
412 kilomètres sont déjà accomplis et il leur reste encore 92 kilomètres pour arriver à la place Kléber, mais ce rude effort n'effraie pas ces gaillards habitués à de longues randonnées.
On prévoit que les hommes de tête passeront samedi 31 juillet, au contrôle fixe, tenu à la Brasserie Colas vers 14 heures.

AVRICOURT
Police des étrangers. - procès-verbal a été dressé contre Waasif Pavourdjieff, 32 ans. étudiant en médecine, demeurant rue Sellier, à Nancy, pour défaut de carte d'identité; Joseph Orloff, 50 ans, charretier de l'Office national de navigation à Varangéville pour défaut de carte d'identité, défaut d'extrait d'immatriculation.

HERBEVILLER
Les belettes. - On signale que depuis quelque temps, des poules, poulets, lapins, disparaissent assez mystérieusement et que, malgré les recherches entreprises par les propriétaires, les auteurs de ces disparitions n'ont pu être découverts.
Tant va la cruche à l'eau...
Procès-verbaux. - Des procès verbaux out été dressés contre Jean Magnin, magasinier. pour défaut de plaque d'identité à son vélo, et contre Robert Gerstel, tailleur d'habits, pour défaut d'appareil sonore à son vélo.

VAUCOURT
Toute la série. - Henry Léon. 45 ans. cultivateur à Lagarde. dont la bicyclette était dépourvue de plaque de contrôle, d'appareil sonore et plaque d'identité, récolte de ce fait trois contraventions.
Les étrangers. - Visinali Félix, 28 ans. maçon à Avricourt, non muni de la carte d'identité (nouveau modèle), a été l'objet d'un p.v.

8 août 1926
BLAMONT
Les Sports. - C'est dimanche 8 août que doit se dérouler la grande épreuve cycliste de 120 kilomètres
Organisée par l'U.S. Blâmontaise avec le concours de nombreux commercants. Cette épreuve qui promet d'avoir un grand succès, aura lieu sur le parcours suivant : Blâmont, Domèvre, Herbéviller. Ogéviller, Bénaménil Thiébauménil, Marainviller, Lunéville, Rehainviller, Xermaménil, Gerbéviller, Moyen, Magnières, Saint Pierremont. Roville-aux-Chênes, Ramberviilers, Ménil, Baccarat, Bertrichamps, Raon l'Etape, Neufmaison, Pexonne, Badonviller, Bréménil, Petitmont, Cirey, Frémonville, Blâmont.
L'on peut se faire inscrire jusqu'au 7 août, à 18 heures, chez M. Tranchant, 78, Grande-Rue, et café des Halles, place de l'hôtel-de-ville, contre la somme de 3 francs, dossard compris.
Cette épreuve est dotée de plus de 800 francs de prix plus des primes de route.
Distribution des dossards, café des Halles. de 8 heures 30 à 9 heures 15. Départ place Carnot, à 9 h. 30.
L'arrivée sera jugée en face le café Georges Colas, place Carnot
Jeunes gens, hâtez-vous de vous faire inscrire.

Automobile. - procès-verbal à Loth Laurent, 38 ans, cafetier à Abreechwiller (Moselle), pour défaut de numéro d'ordre à l'avant de son auto.

VAUCOURT
Etranger. - Procès-verbal à Zaffani Dominico, 56 ans. sujet italien, chef de chantier à l'entreprise Oréfice, pour défaut de visa de carte d'identité.

VERDENAL
Contravention - Des contraventions ont été relevées contre M. Fançois H..., cultivateur, pour avoir laissé ses chevaux en liberté.


15 août 1926
BLAMONT
La Vie Sportive. - La très belle course organisée dimanche dernier, par l'U.S.B. a obtenu, comme il fallait s'y attendre, le plus éclatant succès; les actifs et dévoués Membres du Comité eurent la satisfaction de voir leurs efforts couronnés, tout marcha à souhait sans qu'il n'y eut aucune réclamation.
Dès 9 h., une affluence inaccoutumée règne aux abords du Café des Halles, où a lieu la distribution des dossards et la signature des engagés. Une treentaine de concurrents, appartenant à l'U.S.B. ainsi qu'aux différentes sociétés de la région : Vedette et Cyclo-Sportive Lunévilloises. Pédale de Baccarat, s'alignent ensuite sur la place Carnot, sous les yeux du starter, le dévoué M. Tranchant, délégué de l'U.V.F., qui, après un dernier appel et les ultimes recommandations, leur donne le signal du départ.
Devant le contrôle, place Carnot, une foule intense, parmi laquelle de nombreuses notabilités, commente les nouvelles et pronostique les chances de chacun.
A 14 h. 09 précises, Poutot, de la Vedette. passe la ligne aux acclamations du public ; puis, les arrivées se succèdent dans l'ordre suivant : 2e Chalmel, 3e Marienne, 4e Proust, 5e Michel, 6e A. Colin, 7e Gange, 8e Duchamp, 9e Pierre Colin. 10e Otin, 11e Benoit, 12e Turin, 13e Haugh. 14e Hubert. 15e Garry, 16e Rivolta. 17e Virion. 18e Seyer, 19e Piguet.
En résumé, très belle course, qui a permis de constater l'excellent esprit des coureurs, de même que leur forme particulièrement brillante, ce qui nous fait espérer dans l'avenir à d'aussi sensationnelles épreuves.
Et pour terminât, n'omettons pas d'adresser les plus flatteuses louanges aux organisateurs de cette belle manifestation sportive, au Président de l'U.S.B., M. le Dr Collot, à MM. Tranchant et Claudel, les généreux donateurs, les agents de police Trente et Marchand, qui avaient assuré un service d'ordre impeccable ; à tous les coureurs, principalement à Garry, Piguet et Seyer, à tous, nos plus cordiales félicitations.

IGNEY-AVRICOURT
Défaut de carte d'identité. - Contravention a été relevée contre Lina Sinteffi, 27 ans, ménagère, de nationalité italienne.


22 août 1926
BLAMONT
Etrangers. - Procès-verbaux ont été dressés contre : Kerpau André, 20 ans, Pislor Scar Albino, maçon , 20 ans, pour défaut d'extrait du registre d'immatriculation ; Pistor Primo, 26 ans, maçon, et Bizzi Luigi, 22 ans, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de visa de carte d'identité.

HERBEVILLER
Inauguration du Monument aux Morts. - L'Inauguration du Monument est au dimanche 29 août 1926.
Voici le Programme de la Cérémonie :
7 heures : Sonnerie Civile ;
9 h. 45 : Messe Solennelle ;
11 heures; Réception des Autorités à la Mairie;
11 h. 15: Inauguration du Monument;
12 heures : Banquet ;
15 heures : Concert et Jeux ;
16 heures : Tombola.


29 août 1926
BLAMONT
Une affaire embrouillée. - Ayant quitté son mari pour éviter de mauvais traitements. Mme Gabin, épouse Fernand Petitfils, 23 ans, s'était réfugiée, en apportant son linge, chez Mme Hautin, née Marie Renard. Elle aurait remis une somme de 400 francs à Mme Hautin, pour s'occuper de son divorce. Or, prétend-elle, son hôtesse a pris la moitié du linge, gardé l'argent et détourné des bijoux à elle confiés.
Mme Hautin nie absolument avoir reçu du linge, des bijoux et de l'argent,

ANCERVILLER
Contravention. - Pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette, contravention a été relevée à la charge de Henri Pierron, 19 ans, mécanicien.

AVRICOURT
Arrestation pour vol.- M. Ruyer, fromager à Avricourt, s'apercevait depuis quelque temps que des vols se commettaient dans sa fromagerie. Une souricière fut tendue et l'on finit par prendre le voleur sur le fait. Celui-ci, un sieur Marcel Liotté, 22 ans, conducteur d'auto au service de M. Ruyer, était chargé d'aller au village ramasser le lait.
Il fut pris au moment où, rentrant de tournée, il avait déposé chez lui deux litres de lait et. profitant de l'absence de son patron, il avait emporté de l'usine à son domicile environ 40 kilos de houille.
Liotté a été arrêté et écroué.

Les Etrangers. - Étant en patrouille, les gendarmes rencontrèrent, en traversant le Bois de la Baronne. Franc Kuchel, 23 ans, Rudolf Prasnikar. 22 ans, et Martin Circly. 23 ans, tous trois mineurs demeurant à Tucquegnieux, à chacun desquels ils dressèrent deux procès-verbaux, pour défaut de carte d'identité et défaut d'extrait d'immatriculation.

5 septembre 1926
HERBÉVILLER
Fête de Reconstitution et Inauguration du Monument
Dimanche, la population de la vaillante commune d'Herbéviller a solennellement honoré ses mortq et fêté qa résurrection.
Le monument est édifié derrière l'église. C'est une pyramide de lignes simples et nobles. Sur sa face antérieure, un buste de poilu. Sur les côtés, les noms des enfants d'Herbéviller morts pour la France : Coster Germain, Courtois Georges, Crouzier Remy, Dulché Edmond, Friot Albert, Masson Albert. Munier Joseph, Munier Jules, Thiry René.
Après un service funèbre célébré par M. l'abbé Munier. curé de Domèvre et Herbéviller, l'inauguration a eu lieu en présence d'une assistance nombreuse.
Les enfants de l'école, les bras chargés de gerbes fleuries, étaient au premier rang.

L'Inauguration
Sur l'estrade, ont pris place MM. Georges Mazerand, député de Meurthe-et-Moselle ; de Turckheim, conseiller général ; Adam, conseiller d'arrondissement ; Schertz, maire de Herbéviller ; Henry, maire de guerre ; Rolland, président de l'A.M.C. de Herbéviller. etc. .

LES DISCOURS
M. Rolland
M. Rolland prend le premier la parole ; après avoir remercié le maire, le conseil et ses camarades anciens combattants de l'honneur qu'ils lui ont fait en le nommant président du comité du monument.
Eloquemment, M. Rolland parle de la situation présente et des exigences de nos anciens alliés ; mais il formule des paroles d'invincible confiance dans les destinées de notre pays.
Il termine en déposant au pied du monument une palme, hommage d'indéfectible reconnaissance.

M. le Maire
M. Schertz, maire d'Herbéviller, se lève et remercie le comité d'érection du monument. Il rappelle ensuite les heures tragiques de la mobilisation et les heures non moins douloureuses qui suivirent.
M. Schertz dit très simplement, mais d'un cœur profondément ému, toute la reconnaissance que nous devons témoigner à ceux qui ont tout sacrifié pour sauver notre Lorraine et le pays tout entier.
M. le maire fait alors l'appel des morts et les enfants répondent « Mort pour la France ».
A ce moment, l'excellente musique d'Ancerviller qui prête son concours à la cérémonie, exécute la « Marseillaise ».

M. de Turckheim
Le dévoué conseiller général du canton de Blâmont prit ensuite la parole en ces termes : .
Devant un monument élevé à la gloire de nos morts un double sentiment nous envahit toujours Sentiment de tristesse au souvenir des chers disparus, mais aussi sentiment de fierté à l'idée que leur glorieux sacrifice a sauvé la France du plus terrible désastre qui l'ait jamais menacé. Et d'autre part, nous revivons les moments de découragement et d'horreur éprouvés en revenant dans nos régions détruites. Mais la joie revient vite au cœur à la vue du riant village d'Herbéviller relevé de ses ruines et reprenant sa vie active d'autrefois, comme si la grande tourmente n'y avait jamais passé
De ces émotions revécues, il nous vient avant tout un sentiment de profonde reconnaissance pour ceux dont les noms sont gravés sur ce granit, pour que nous ne les oubliions jamais et que les générations à venir s'en souviennent toujours
Car c'est grâce à eux et à leur suprême sacrifice que ce miracle de reconstruction a pu se manifester dans notre Lorraine reste française Nous serions ingrats de ne pas mêler à notre reconnaissance les mutilés, les blessés, les anciens combattants revenus vivants de la grande lutte, à qui aussi nous devons une part de cette belle journée de résurrection Mais c'est à ceux qui ne sont pas revenus pour vivre avec nous ces heures joyeuses que nos pensées émues vont en ce moment.
Le monument d'Herbéviller, particulièrement émouvant, noms rappelle leur héroïsme ; ce fier buste de poilu tourné vers i'Est est un symbole de de leur opiniâtre résistance jusque dans la mort, il semble citer, comme à Verdun : « On ne passe pas ! ».
L'étranger qui suit cette route nationale de l'ancienne frontière à Paris, voyant tous ses monuments qui jalonnent son chemin. Ie granit de Blâmont, la plaque de marbre de Domèvre, l'énergique poilu de Herbéviller, le marbre rose d'Ogéviller et tant d'autres ensuite, se rendent compte peu à peu de la grandeur du sacrifice que les enfants de France ont consenti pour libérer jour chère patrie, et il comprend pourquoi jamais ce peuple glorieux ne se laissera asservir par l'envahisseur.
Quelle que soit la forme que prenne l'invasion, quelle soit casquée ou menée à coups de sacs d or, elle sera toujours arrêtée par ces fils de France, mettant l'amour de leur beau pays au-dessus de tout.
Nulle part mieux qu'au pied de ce monument, nous ne sentons ce qu'est cette patrie, pour qui sont tombés ces enfants, ces jeunes hommes. La patrie ! mais ce sont ces maisons qui nous ont vu naître, cette église où vous avez éprouvé vos premières émotions, cette école où s'est ouvert votre esprit, ces champs où vous avez appris qu'il faut peiner pour vivre. La patrie ! c est le camarade du pays, qu'on est heureux de retrouver là où on se sent isole ; c'est la famille, qui vous rappelle votre jeunesse heureuse Tout cela avait disparu, tout cela a été retrouvé.
C'est cette famille qu'ils ont défendu de leur corps, les pauvres disparus, chacun revoyant une dernière fois, avant de fermer les yeux, son village et ceux qu'il laissait derrière lui.
Toutes ces petites patries, formant la grande France, c'est elle que chacun défendait en se sacrifiant pour son village aimé.
Et de l'ensemble de ces énergies, est sorti cet abord formidable qui nous a donne la victoire. Qui de nous ne se rappelle les journées de joie et de triomphe qui ont suivi armistice. Ceux qui avaient perdu un être aime, sentaient que leur sacrifice n'avait pas été vain et c'était une grande consolation à leur douleur ; et tous les Français dignes de ce nom retrouvaient, après ces longues années d'angoisse, cette fierté et cette confiance dans l'avenir, qui sont pour un peuple les vertus essentielles.
Cet avenir a-t-il tenu ses promesses d'alors ? Que de fois nous nous sommes posé cette question devant ces monuments. Peut être le recul de l'histoire ne nous permet-il pas encore d'en juger.
Mais, quoiqu'il arrive, une chose ne périra pas. C'est la gloire que la victoire de 1918 a fait planer sur la France en écrivant dans son histoire sa plus belle page. Ce peuple, qui n a pas voulu mourir sous les coups d'un adversaire terriblement fort et préparé fléchirait-il devant cette nouvelle attaque venant de la finance internationale, de ses anciens alliés, oublieux du sang versé, des régions détruites, oublieux même des engagements de garantie pris par eux au moment de la signature de la paix ?
Cette attitude de nos anciens amis a fini par révolter chacun de nous à tel point qu'aucun gouvernement n'a osé encore signer des accords asservissant la France pendant de longues années.
Ce n'est pas pour voir leurs parents, leurs frères et sœurs, leurs enfants et petits enfants ruinés et malheureux pendant de nombreuses décades que nos morts ont donné leur vie.
Aussi jamais la France n'admettra ces honteuses négociations où l'on ne veut faire entrer en ligne de compte que des comptes de banque.
Les gouvernements qui ont voulu signer ces accords ont été chassés et les gouvernants actuels qui semblaient fléchir à leur tour ont été rappelés au devoir par une grande voix qui semblait sortir d'outre-tombe pour parler au nom de nos morts.
C'était la voix du vieux Clemenceau, ou Père la Victoire, sortant du silence et de l'oubli où il a fui l'ingratitude de ses concitoyens et cette voix disait aux Américains : « Vous nous réclamez le paiement d'une dette, non de commerce mais de guerre et vous savez que notre caisse est vide! Vous voulez nous faire signer des billets à échéances, échéances fictives, pour aboutir à l'emprunt avec de bonnes hypothèques sur nos biens territoriaux comme en Turquie ! Cela, Monsieur le Président, il faut bien que j en vienne à vous dire, nous ne l'accepterons jamais. La France n'est pas à vendre même à ses amis, nous l'avons reçue indépendante, indépendante nous la laisserons ! .. »
Voilà un fier langage, qui, dans la bouche du chef qui a su diriger la France vers la victoire, a une belle allure.
Il a su, lui, au moment critique où tout semblait perdu, faire taire ceux qui ne croyaient plus à la victoire, redonner aux combattants la confiance et la foi dans la grandeur et la force de la France. Ila su passer par dessus la constitution, insuffisante dans les périodes de danger, prendre seul Ie commandement du pays et mener enfin nos m merveilleux poilus à la victoire.
Voilà le grand exemple qu'il nous faut suivre aujourd'hui ; voilà ce que peut un homme qui aime la France et pourquoi tout doit s'effacer pour arriver au salut
Est-ce parler politique que de rappeler ces grands souvenirs devant un monument des morts ? Comment pouvons-nous mieux leur rendre hommage, qu'en suivant leur bel exemple. Depuis les grands chefs d'armée jusqu'au simple soldat, tous sentaient une poigne, une volonté de vaincre qui ne se laisserait arrêter par rien et ils ont vaincu. Cette poigne, cette volonté de gagner la paix, il nous la faut aujourd'hui et nous vaincrons comme ils ont vaincu et le monde sera étonné de la vigueur de redressement de la France, comme il a été saisi d'admiration devant le redressement de la Marne et les attaques héroïques de 1918.
On nous dit qu'aujourd'hui comme alors, nous avons besoin du secours de nations amies ; c'est exact. Mais, pendant la guerre, ces nations venaient bénévolement à nous, parce quelles avaient confiance en nous et croyaient à notre succès. Il en sera de même aujourd'hui, sans que nous soyons obligés de nous courber sous des conditions humiliantes.
Serrons les rangs autour d'une volonté compétente, luttons et travaillons comme ils ont lutté et travaillé; restreignons-nous, comme ils ont dû le faire ; cela sera peu de choses en comparaison de leurs souffrances.
Produisons ces richesses dont regorge la terre de France quand on veut la travailler ; sachons faire rapporter ces coûteux monopoles, faisons flèche de tout bois pour éviter la mainmise de l'étranger sur nos biens, et peu a peu nous verrons les emprunts étrangers venir à nous avec confiance parce que cet or étranger se sentira à l'abri chez nous.
Mais pour Cela, il nous faut, comme pendant la guerre une continuité dans l'effort tendant toujours vers le même but.
Si au contraire, nous devions encore changer de guide si souvent au milieu du gué, nous revivrions les temps navrants de 1917 et la déchéance finale nous guetterait, lamentable.
Non, ce n'est pas pour cela que sont morts nos enfants ; ils ont voulu la France forte et glorieuse, et il» l'ont faite telle. Ils nous l'ont confiée aussi en mourant, et comme dit le vieux Tigre, nous l'avons reçue indépendante, de leurs mains, indépendante et fière nous la laisserons
Il est bon de nous retremper le cœur au cours de cérémonies comme celle que nous fêtons aujourd'hui.
Après les ruines, nous avons vu la renaissance d'Herbéviller, ayons confiance après ses morts, les vivants ont repris le flambeau, soyons en dignes.
Rien n'arrêtera alors la France dans si marche glorieuse, car elle est aussi nécessaire au monde que la lumière du soleil. Mais il faut quelle elle reste, là, où nos morts et nos anciens combattants l'ont mise, à la tète des nations. Nous pouvons l'y maintenir si nous le voulons; nous l'y maintiendrons. Cela sera le moyen le plus beau d'honorer la mémoire de nos chers morts Que leur exemple nous serve, que leur souvenir vive éternellement dans nos cœurs reconnaissants et émus

M. Georges Mazerand
M. Georges Mazerand, député de Meurthe-et-Moselle, termine la série des discours:
« Le tribut de reconnaissance que nos communes ne manquent pas d acquitter depuis l'armistice, envers les morts de la grande guerre, est un précieux réconfort
« Aujourd'hui, c'est Herbéviller qui inaugure à son tour un monument funèbre : j'ai tenu à m'associer à cet hommage suprême à la mémoire de vos braves, hommage émouvant à plus d'un titre !
M. Mazerand évoque une page tragique de l'histoire locale.
Ayant salué la mémoire des enfants d'Herbéviller tombés pour le pays et adressé à leurs familles l'expression de sa sympathie, M. Mazerand conclut :
« La France est résolument pacifique par son tempérament, par sa raison, par la nécessité impérieuse du progrès social.. Elle ne saurait toutefois être la dupe d'une pacification menteuse qui serait un outrage aux morts que nous vénérons... Et nous devons faire entière confiance à notre éminent compatriote. M. Raymond Poincaré, dans l'œuvre doublement périlleuse qui s'élabore en ce moment : le relèvement de notre situation financière, l'admission de l'Allemagne au sein de la société des nations... Nous sommes sûrs qu'avec lui, aucune atteinte ne sera portée à la dignité de notre cher pays et que dans toute sa conduite il demeurera fidèle à la promesse faite naguère devant un monument semblable à celui-ci : « Le seul hommage, disait-il, que nous devons rendre à nos morts, c'est le maintien de l'œuvre qu'ils ont accomplis l »
De chaleureux applaudissement accueillent cette péroraison.

LE BANQUET
La cérémonie terminée, un banquet réunit à la salie de la mairie, autour de M. le maire, les personnalités officielles, à l'exception de M. Mazerand, obligé de se rendre au concours du comice à Einville ; le conseil municipal et de nombreux habitants.
A l'issue du déjeuner qui fut entièrement cordial, des toasts ont été portés par M. le maire, M. Adam et M. de Turckheim.
Cette belle fête de la reconnaissance et de la résurrection fait le plus grand honneur à la commune d'Herbéviller et à ses vaillants habitants.


BLAMONT
Automobiles. - Contravention contre Jouccal Ahmed, chauffeur au service de la Brasserie de Champigneulles, pour défaut d'éclairage à l'arrière de son camion automobile.
Vol. - Le nommé Rollin Joseph, dit Blum, au service de M. Zéliker, négociant faisant une livraison chez M. Wahl, garagiste, est accusé d'avoir dérobé, dans le magasin de ce dernier une pompe à bicyclette et du sucre.
La Vie Sportive. - Nous apprenons que la société le C.V.B. organise, pour la fin de ce mois, une marche à pied sur le parcours Baccarat-Blâmont et retour, ouverte à tous les amateurs du sport à pied.
- Comme suite à notre information qui précède, le Comité du Club Vélocipédique de Baccarat a décidé que l'épreuve de marche Baccarat-Blâmont & retour aurait lieu le dimanche 19 courant. Départ de Baccarat à 11 h. ; arrivée probable au contrôle de Blâmont à 13 h. 1/2.
Plus de 500 francs de prix viendront récompenser la vaillance de nos jeunes gens, aussi les engageons-nous à venir s'inscrire, dès à présent, à la Brasserie Georges Colas. Une auto sera mise à leur disposition pour se rendre au lieu du départ c'est-à-dire Baccarat.
Lire dans nos prochains numéros : Règlement. Itinéraire, Liste des Prix, etc.


12 septembre 1926
BLAMONT
Contraventions. - Les gendarmes ont verbalisé: M. Georges M...., instituteur, pour défaut de permis de circulation et de permis de conduire; M. Louis E..., cultivateur, pour défaut d'appareil sonore et de plaque d'identité à sa bicyclette.
La Vie Sportive. - Règlement Général de Baccarat-Blâmont-Baccarat à la marche organisé par le Club Vélocipédique de Baccarat :
Règlement (Partie sportive).- Article Premier. - Le Club Vélocipédique de Baccarat, avec le concours de nombreux commerçants de Baccarat et de Blâmont, organise, pour le dimanche 19 septembre, une épreuve de marche pour les amateurs, à l'exclusion des professionnels, sur le parcours de Baccarat-Blâmont-Baccarat.
Art. 2. - L'épreuve est internationale et tout Français ou étranger, mais à ses risques et périls et sous sa responsabilité, justifiant de sa qualité d'amateur, peut y prendre part.
Art. 3. - Les Règlements sportifs et Code de la marche (F.F.M.) seront appliqués; l'allure de course à pied est interdite.
Art. 4. - Allure de marche. - La marche est une succession de pas. Un pas est compris de la pointe du pied au talon de l'autre. Dans une épreuve de marche, le marcheur doit toujours avoir un pied en contact avec le sol, c'est-à-dire que le talon du pied en avant doit toucher le sol avant que la pointe du pied en arrière le quitte.
Art. 5. - police de la route.- Les concurrents devront garder la droite de la route, afin de na pas gêner la circulation. Ils participeront à leurs frais à l'épreuve et les organisateurs ne reconnaitront aucune dette commise par eux ou par leurs entraineurs.
Art. 6. - La tenue, dossarde. - Sera celle dite de sport, mais le costume touriste sera autorisé; elle devra être correcte. Le concurrent devra porter constamment sur la poitrine, un dossard.
Art. 7. - Caravane automobile des organisateurs. - Toutes le voitures officielles porteront distinctement les fanions de V.C.B.L'auto du Juge Arbitre, directeur de l'épreuve, portera un fanion tricolore.
Art. 8. Accidents. - L'épreuve devant servir à aider à la diffusion de la marche, le C.V.B. décline toutes responsabilités pouvant résulter d'accidents survenant aux concurrents.
Art. 9. - Entrainement.- L'entraînement cycliste sera autorisé, ainsi que les pédestrians à la marche seulement ; tout autre moyen est interdit.
Art. 10. - Disposition spéciale. - Tout concurrent convaincu d'avoir utilisé un autre moyen de locomotion que la marche, sera disqualifié sur-le-champ. Des contrôles secrets fonctionneront tout le long du parcours.
N.B. - Les engagements sont reçus contre la somme de 3 francs, à Baccarat chez M Berr, président du C.V.B. : M. O. Aubry, brasserie, rue des Cristalleries ; A Blâmont : Brasserie Georges Colas.

Chez les Pompiers. - M. Moyen a été nommé sous-lieutenant de Pompiers. A cette occasion, M. Labourel, maire, au cours d'une manœuvre de la Compagnie dimanche dernier, a félicité le nouveau promu.
Abandon d'attelage.- René Simonin, 28 ans, boulanger à Blâmont, ayant laissé son attelage sans attache ni surveillance sur la voie publique s'est vu gratifier d'un procès-verbal par les gendarmes.

AVRICOURT
Circulation interdite. - Les gendarmes ont verbalisé contre M. Hubert H…, professeur à nancy, pour circulation sur la voie ferrée.
Plainte. - M. Marcel Datry, négociant, a porté plainte à la gendarmerie, contre M. Robert Boul. employé de chemin de fer, pour violences sur la personne de sa femme et insultes à son égard.
Procès-verbaux. - Il y en a pour tous les goûts. L'un a été dressé à Louis Jourde, 41 ans. agent d'assurances, quai de la Sarre, à Sarrebourg, pour défaut de permis de circulation, défaut de permis de conduire, carte grise; d'autres, à Alexandre Boccard, 36 ans, représentant de commerce. 3 rue Charles Lemaire, à Epinal, pour défaut de plaque d'identité à son auto ; François Rozum, 43 ans, tonnelier, rue du 22 novembre, Strasbourg, et Vladislaw Sjeja, 27 ans, manoeuvre à Gondrexange (Moselle), pour défaut de carte d'identité d'étranger.

Domèvre-sur-Vezouze
Affichez les prix.- Un procès-verbal a été dressé à M. Emile Zabel. débitant, pour défaut d'affichage des prix de consommations.

FREMENIL
Ambulant en défaut. - Charles Wally, marchand ambulant, s'est vu dresser un procès-verbal pour défaut de patente.

SAINT-MARTN
Affichez ! Les gendarmes ont verbalisé Mme Charles Claudin, débitante, pour avoir omis d'apposer dans son établissement l'affiche des prix des consommations.


19 septembre 2026
BLAMONT
Grave accident. - Un grave accident est survenu à M. Henri Kallembrun, âgé de 18 ans.
Le 8 courant, Henri Kallembrun, accompagné de son père et de M. Zéliker, était allé faire un essai de moulage de gazogène au charbon de bois, avec un camion Fiat, appartenant à M. Zéliker.
Au croisement des routes de Blâmont et de Barbas, le moteur du camion s'arrêta. Une opération assez compliquée dut être pratiquée pour le remettre en marche. Tandis que M. Kallembrun tournait la manivelle, son fils glissa soudain et son bras droit vint s'engager dans le volant du moteur. Le malheureux jeune homme eut la main droite affreusement déchiquetée.
On dut le transporter à l'hôpital de Nancy, où il fut amputé au tiers de l'avant-bras.

La Vie Sportive. - Dimanche, le Club Vélocipédique de Baccarat, dans un but de propagande de la marche, donnera départ à une trentaine de concurrents venus de plusieurs points du département.
Les engagements reçus font que cette épreuve s'annonce comme devant dépasser nettement et de loin, comme intérêt sportif, toutes tes démonstrations qui ont déjà pu être organisées dans la région, elle permettra en outre au Comité du C.V.B. de revoir à l'œuvre ceux qui ont participé à la marche Baccarat-Raon et retour. De même, nous pouvons dire dès maintenant que les nouveaux inscrits, principalement ceux de Blâmont, défendront les couleurs de l'U.S.B. et ne seront pas inférieurs à leurs camarades de Baccarat.
L'attrait des prix et des lots remarquables offerts par le C.V.B., la Municipalité de Blâmont, l'U.S.B. MM. le Dr Collot, Grandjean, Claudel. Tranchant, Jean Labor, fera que les marcheurs se donneront à fond, sans aucun doute, pour essayer de remporter ces prix. Souhaitons aussi que le soleil se mette de la partie et nous assisterons à une belle empoignade entre les anciens et les jeunes qui ne demanderont qu'à suivre la tracé de aînés de « Paris-Strasbourg ».
N.-B. - Les marcheurs habitant Blâmont et environs sont priés d'être exacts à l'heure du départ, c'est-à-dire à 9 h., à la Brasserie Georges Colas, afin de faciliter la tâche de M. Paul Zéliker, qui a bien voulu mettre gracieusement sa voiture à leur disposition, pour Ies conduire à Baccarat.
Engagements et renseignements contre la somme de 3 francs, jusqu'au samedi 18 septembre: à Baccarat, chez MM. A. Berr, président de la C.V.B. et Octave Aubry, brasserie; à Blâmont Brasserie Georges Colas.
- La marche Baccarat-Blâmont et retour, organisé par le C.V.B., aura, demain, le plus légitime succès; les engagements ont afflué toute cette semaine, permettant d'escompter un beau peloton de marcheurs au départ. La route sera fléchée et toutes les indications pouvant intéresser les concurrents seront données avant la marche.

Comme nous l'avons déjà indiqué, cette épreuve sera chaudement discutée et promet un beau spectacle ; les jeunes engagés (il y en a de 15 ans à peine), qu'il faut intéresser aux sports parce qu'ils sont les espoirs de demain, trouveront à s'expliquer sur les 40 kilomètres du parcours.
Rappelons qu'une liste très importante de prix récompensera les efforts de tous les marcheurs et signalons aussi le beau geste sportif de la Municipalité de Blâmont, qui offre un joli vase artistique avec sa plante, au premier signant au Contrôle de la Place Carnot.

Et le permis ? - Robert Munier, 17 ans, brodeur, écope d'un procès-verbal pour défaut de permis de conduire un véhicule automobile.

OGEVILLER
Arrestation. - Les gendarmes ont arrêté le Polonais, François Kopelski, terrassier, inculpé de vol d'effets et d'argent au préjudice de ses camarades de chambre et de chantier.


26 septembre 1926
Mignéville
Fêtes du Centenaire et de la Reconstitution
Mignéville, qui a la bonne fortune de posséder un centenaire qui porte vaillamment son siècle et qui a vu défiler nombre de gouvernements, mais qui n'en a pas moins gardé la foi de ses pères, a fêté dignement, dimanche 19 septembre, M. Joseph Zalesky.
Rien n'avait été négligé pour donner à cette fête tout le relief que mérite pareil avènement : arcs de triomphe, guirlandes, drapeaux et sapins, donnaient à ce coquet village, nouvellement reconstitué, une impression de joie et de vitalité qui produit sur les nombreux hôtes le meilleur effet.
Nous félicitons vivement M. Liengey, le dévoué maire, ainsi que tous ses administrés, qui dans un même élan et une parfaite union, ont contribué à la réussite de cette belle journée qui restera gravée dans la mémoire de tous ceux qui y ont participé.
A 9 heures 15, comme prévu au programme, le conseil municipal, précédé de la musique Industrielle, de Cirey, entouré des pompiers dont le lieutenant, petit fils du centenaire, se rend au domicile de M. Zalesky, où après un morceau de pied ferme, le cortège se rend à l'église.

La Messe
A 9 heures 30, l'église a du mal à contenir la pieuse population qui appelle tout d'abord sur cette belle journée les bénédictions du ciel. M. l'abbé Aubert, respectable vieillard lui aussi, aimé de tous et qui exerce ici son ministère depuis plus de 28 ans, dit la messe dans le chœur où les peintures de l'artiste Mansion, de Nancy, malgré la guerre sont restées intactes.
L'Harmonie l'industrielle des Etablissements se fait entendre. Au premier rang M. Joseph Zalesky dont M. l'abbé Aubert fait dans son sermon le plus vif éloge M. le curé donne aux morts de la guerre un souvenir religieusement ému ; il se félicite d'avoir des paroissiens si unis entre eux et si assidus et qui ont montré pendant les heures difficiles un remarquable exemple de courage civique et de fierté nationale.
Pendant la messe, la quête fut faite par deux gracieuses jeunes filles. Ce sont les arrières petites filles du centenaire : Mlles Marguerite Jocquel et Suzanne Arnould.

Devant la Mairie
A l'issue de la messe, la foule se dirige vers la Mairie, située près de l'église où une tribune élégamment parée attend les autorités et les invités près du monument aux morts.
Des fleurs sont tout d'abord déposées au pied du monument par les enfants. Une minute de recueillement. Puis prennent place sur l'estrade : M Magre. préfet, qui préside, le papa Zalesky, tout souriant, MM. Michel, sénateur, Mazerand, député. Eugène Liengey, maire et conseiller d'arrondissement. Adrien Michaut, maire et conseiller général de Baccarat, Fenal, conseiller général, Fournier, maire de Badonviller et conseiller d'arrondissement, Bergé, Adam et Derque, conseillers d'arrondissement, abbé Aubert, curé de Mignéville, Gilbert, architecte, Stref, poids et mesures, Lhôte, instituteur, Hellé, adjoint, Coulon, inspecteur primaire. Chesnel, conseiller municipal de Lunéville, Scherbeck, artiste peintre, Fabry, de L.B.B. Barber, Parmentier, Lafontaine, les maires des communes environnantes : Voissement, de Domêvre, Balland, de Lachapelle, Jeanjean, de Brouville, Zabel, de Pettonville, Arnould, de Reherrey, Serment, de Montigny, Colin, d'Ancerviller, Divoux, de Vacqueville, Gorey, de Veney, George, de Reclonviile, Lacquenaire. d'Azerailles, Thouvenin, de Gélacourt, Jules Cuny, de Bertrichamps, etc.
Avant tout discours, M. Lhôte, instituteur donne lecture de l'acte de naissance de Joseph Zalesky : le 3 septembre 1926 !
Deux belles gerbes de fleurs sont remises par les arrières-petites filles du centenaire, l'une à M. le préfet, l'autre à leur arrière grand-père.
M. Liengey, maire, se lève et retrace la vie du centenaire en ces termes :

Discours de M. Eugène Liengey, maire
Les fonctions que je remplis me fournissent un plaisir bien doux, c'est celui de retracer, devant toute cette assemblée, votre longue vie de labeur, de travail, et j'ajouterai de peines.
Vous êtes issu d'une famille polonaise puisque votre grand-père. Philippe Zalesky, est venu en France avec Stanislas, roi détrôné de Pologne. Il eut deux fils, dont votre père, qui exerça le métier de maçon.
De son mariage, votre cher père eut quatre enfants, dont trois fils et une fille. Le second de ses fils a fait la campagne de Crimée ; il y a trouvé la mort en accomplissant vaillamment son devoir. Vous, l'aîné, né le 5 septembre 1826 vous êtes resté attaché à la terre.
... Les temps étaient durs. Aussi, dès l'âge de 9 ans, vous entrez comme domestique de culture chez M. Fenal, famille dont nous nous plaisons à reconnaître la parfaite honorabilité ; puis chez M. Masson, son gendre. Vous voyez les membres de ces deux familles s'endormir successivement dans le sommeil de la tombe et vous continuez le métier d'agriculteur chez M. Liengey. Entre temps, vous épousez Marguerite Claudon. De votre union naissent trois enfants, un garçon et deux filles. Votre fils, devenu grand, part au régiment, fait la campagne de 1870 en qualité de grenadier de la Garde Impériale et rentre chez vous comme grand blessé.
Lorsqu'il fut rétabli après des soins empressés, il fit de la culture. Ce fut une occasion pour vous de l'aider et par votre travail et par vos conseils. Vous avez l'immense douleur de fermer les yeux à votre compagne et la mort n'épargne même pas vos enfants. Heureusement qu'il vous restait vos petits-enfants qui ont su, par leur attention et leur tendresse, adoucir l'amertume de la séparation, et par la vaillance d'un de vos petits-fils, Georges Zalesky, qui a gagné pendant la guerre de 1914 à 1918 les galons de lieutenant d'infanterie, et dont vous êtes fier avec juste raison.
L'implacable destin, qui fauchait impitoyablement les jeunes existences n'a pu vous abattre. Vous avez donc vu, à deux reprises, en 1870 et en 1914, l'ennemi héréditaire envahir notre village, et que de fois vous avez serré les poings en assistant, impuissant, au sacrifice de nos braves soldats.
De votre mieux, vous avez supporté toutes ces dures épreuves, trouvant une consolation dans le travail de la terre.
Cette douce terre de France, qu'elle ne vous abandonne jamais. Vos 90 années d'attachement a la glèbe peuvent être données en exemple aux jeunes générations d'aujourd'hui qui, hélas! désertent les campagnes.
Qu'elles méditent votre vie, elles reconnaîtront la beauté et la grandeur du travail des champs.
Pour un si fidèle attachement à la terre, le Gouvernement de la République, par l'intermédiaire de M. le Préfet, vous a accordé la Médaillé d'Honneur Agricole, destinée aux bons et loyaux serviteurs, puis le Comice Agricole de Lunéville, à son tour, vous remettait, l'année dernière, au Concours agricole de Cirey, une prime en numéraire de 250 francs ; et enfin, le Gouvernement vous faisait Chevalier du Mérite Agricole, récompense justement méritée - n'est-il pas vrai ? - après une carrière si bien remplie.
Permettez-moi donc. cher monsieur Zalesky, en présence de M. le Préfet et des personnalités qui nous font l'honneur d'assister à cette fête, et devant tout ce public qui vous admire, de vous féliciter chaleureusement et de vous souhaiter encore une longue existence.
Au nom de la Commune, vous allez recevoir, des mains de M. le Préfet, un objet d'art, qui symbolisera la vie de labeur que vous avez si bien remplie et qui perpétuera dans votre famille le souvenir de celui village et à la terre qu'il n'a jamais cessé d'aimer.
Ces paroles sont soulignées d'applaudissements. On acclame Joseph Zalesky à qui un bronze, représentant un faucheur, est remis. Ensuite M. Adrien Michaut, conseiller général, s'exprime ainsi :

Discours de M. Adrien Michaut
Les maisons de nos villages lorrains, périodiquement détruites par les guerres, ont toujours eu une existence précaire. Que de fois elles ont été ruinées et reconstruites au cours de l'histoire de notre pays, éternel champ de bataille !
Celles dont nous fêtons aujourd'hui le relèvement avaient remplacé des habitations détruites par la guerre de trente ans, qui n'en avait guère laissé debout dans nos campagnes. Dans ce temps de misères plus grandes encore que celles que nous avons vécues, les populations, elles aussi, avaient été presque totalement anéanties par les massacres, la famine et la peste, qui firent alors plus de victimes que, de nos jours, les obus et les gaz.
Dans ces conditions, la reconstitution laissée à l'initiative privée, sans secours financier, fut très lente, de sorte que nus villages de 1914 n'avaient pas beaucoup plus de 200 ans d'existence.
Cette fois, 7 ans après leur destruction, maisons, mairies, écoles, églises sont rétablies plus confortables et plus belles que celles qui existaient avant la guerre, sans, qu'en dehors de leurs souffrances, il en ait rien coûté aux habitants.
Ce qu'ils ont enduré pendant quatre années de guerre, je tenterai de vous le décrire. Après la paix, campés dans des baraques en bois qui les protégeaient mal des intempéries, sans meubles, avec des difficultés matérielles de tous genres, ils ont remis leurs terres en culture.
Toutes leurs peines étaient récompensées par la joie de voir renaître leur village de pierre, dont les maisons nouvelles plus saines et plus commodes se groupaient autour d'une église et de bâtiments communaux d'une architecture élégante et pratique. Sous l'impulsion et avec l'aide des Services départementaux de Reconstitution, auxquels les Sinistrés ne sauraient être trop reconnaissants, une Coopérative de Reconstruction s'était organisée. Les Coopératives des Églises et des Écoles avaient apporté leurs concours dévoués. Ces organismes, sans perdre de temps, après s'être assuré la collaboration d'architectes distingués et d'entrepreneurs de valeur, se mirent activement à l'ouvrage, sous la direction d'un Maire qui est trop mon ami pour que je puisse dire tout le bien que j'en pense.
Pour juger les ouvriers de cette grande et belle entreprise, voyez l'œuvre réalisée. J'estime que l'honneur qu'elle leur fait à tous rend inutile de louables félicitations.
En admirant ce beau village éclos sur des ruines, nous évoquons celles-ci et les épreuves des habitants de Mignéville pendant que leurs maisons s'émiettaient sous les obus. Je veux vous les retracer brièvement.
Au lendemain de la mobilisation, l'ordre donné aux troupes de couverture de ne pas s'approcher <le la frontière à plus de 10 kilomètres, permit aux patrouilles allemandes de venir jusqu'à Mignéville que nos Chasseurs à pied ne devaient pas dépasser.
Le déclenchement de l'offensive française, le 14 août, refoula l'ennemi vers Sarrebourg.
Une semaine après, nos troupes en retraite repassaient talonnées par les Allemands, qui entraient, le 25, à Mignéville, tandis qu'on se battait aux environs.
C'était l'occupation avec ses prises d'otages, ses menaces de fusillade, auxquelles M Gerlé échappa à grand'peine, ses réquisitions, ses corvées d'inhumation des morts, ses difficultés d'alimentation.
C'est grâce au dévouement de M. Baccus que le pain ne manqua pas totalement. Il cuisait la nuit à l'insu des occupants.
On commençait à souffrir de la faim quand, le 11 septembre, débuta de façon bien imprévue la retraite allemande. Trois jours après, le village était libéré et reprenait une vie à peu près normale, mais sans sécurité.
L'ennemi s'était retiré vers la haute Vezouze, où il avait laissé des effectifs peu nombreux, tandis que les Français ne s'étaient pas installés au delà de la Verdurette. Entre eux, s'étendant une région inoccupée où ils patrouillaient de nuit les uns et les autres.
Dépourvus également de canons de modèles récents et de munitions d'artillerie plus utiles sur des fronts importants, ils faisaient de temps en temps des manifestations pour tenir l'adversaire en haleine. C'étaient de grosses reconnaissances offensives non poussées à fond et sans idée d'avance définitive.
Ce n'en était pas moins dangereux pour les villages pris pour objectifs. C'est dans ces conditions que, le 23 septembre, Mignéville lut bombardé toute l'après-midi par les Allemands qui l'occupèrent le soir. Ils attaquèrent le lendemain vers la Verdurette pour se retirer, le 25 au matin, sans être poursuivis, dans la direction d'Ancerviller.
En novembre, les Français firent une opération du même genre, de plus grande envergure, sur Cirey.
Cette situation peu rassurante pour ceux qui étaient entre les deux armées rendaient leur ravitaillement difficile. Ils devaient se rationner de façon pénible.
A la fin de février 1915, les Allemands s'avançaient sur la Blette, avec l'intention apparente de s'y établir ou même de la dépasser.
Les premiers jours de mars furent critiques, on se battait de la Chapelotte à Domèvre. Enfin, le front se stabilisa, pour ne plus se déplacer sensiblement jusqu'à l'armistice. La guerre de tranchées commençait.
Mignéville, du côté français, était à quelques kilomètres des batteries ennemies et sans cesse bombardé. Si toutes ses maisons ne furent pas anéanties, toutes furent gravement atteintes.
Les habitants restés tenaient bon sous les rafales, cultivaient et récoltaient dans les moments de calme relatif.
Le 19 avril 1915, M. J. Louis fut tué, sa femme blessée légèrement et sa fillette, grièvement. Celle-ci dut être amputée d'une jambe. Le 5 février 1916, l'Adjoint, M. Hinzelin, est tué dans la rue en exerçant ses fonctions. Le … juin 1916, M. Camille Marin et Juliette Zalesky étaient blessés à la sortie du village. Le premier guérit ; la seconde mourut, à Flin, de ses blessures.
Le 11 juin 1918. Mme Renaux fut victime des gaz.
Le clocher de l'église avait résisté aux obus. Le 15 septembre 1915, le génie français, estimant sans doute qu'il servait de repère à l'artillerie, le fit sauter. Il tomba sur la nef de l'église.
Pauvres églises ! Accusées d'être des observatoires, d'être garnies de mitrailleuses, de servir de points de direction, etc., elles ne survécurent pas à tant de griefs. Toutes celles de la zone avancée furent détruites.
Au fur et à mesure que les maisons s'écroulaient, leurs occupants étaient contraints de partir. A l'armistice, il ne restait que 14 habitants, qu'on a appelés « les irréductibles ».
Comment les irréductibles furent-ils tolérés par l'armée, alors que dans les villages voisins, souvent moins exposés, tous les habitants avaient été évacués avant ou après le premier bombardement ?
L'autorité militaire agissait ainsi généralement moins par sollicitude pour eux que par crainte des espions. Pour elle, un civil dans la zone des armées pouvait l'être ou le devenir. |
Nous tous, qui y sommes restés, avons été plus ou moins soupçonnés. J'en parle par expérience, ayant été l'objet d'une surveillance spéciale exercée par un capitaine de la prévôté. Baccarat lui semblant trop peu bombardé à son gré, il allouait ce qu'il pensait être une faveur à quelque influence auprès du Boche, la mienne probablement.
D'autre part, les officiers et soldats de l'intérieur avaient peine à comprendre notre mentalité qui nous attachait à nos foyers, malgré les dangers courus ; jugeant insensés ces gens qui se refusaient à chercher la sécurité à l'arrière, ils croyaient leur rendre service en les y évacuant de force.
Les habitants de Mignéville, chassés de leurs maisons détruites, s'en éloignaient à regret et le moins possible. Sans souci des risques, pour avoir de temps en temps des nouvelles du village et pour y rentrer plus vite à la paix toujours espérée prochaine, ils se fixaient dans les villages les plus proches où l'autorité militaire les tolérait.
Beaucoup de ceux qui, au début, dans un moment d'affolement, avaient fui droit devant eux, étaient revenus.
Nos évacués dans des provinces lointaines trouvèrent la guerre plus dure et plus longue que ceux qui la vécurent près du front, en dépit des risques
Parmi les premiers, la mortalité lut plus grande, causée par la dépression morale due à l'exil qui, a dit Lamennais, est la solitude.
Incompris de ceux au milieu desquels ils vivaient sans s'y mêler, aigris, ils s'isolèrent complètement. Ainsi, la sympathie qui les avait accueillis devint parfois de l'hostilité.
De ces malentendus naquit la légende des réfugiés, cruelle et injuste pour les malheureux, qui accrut encore leurs souffrances.
Beaucoup de ceux qui ne sont pas revenus et reposent dans des cimetières provençaux et savoyards sont, eux aussi, des victimes de la guerre et de leur attachement à leurs foyers. Ils ont été plus à plaindre et plus nombreux que ceux que tuèrent dans leur village les obus allemands.
Leurs noms ne sont pas inscrits sur des Monuments. à côté des noms des Combattants morts pour la France, mais sur une modeste croix où ils s'effacent déjà, dans des cimetières où ils sont ignorés de tous les visiteurs.
Les irréductibles ont moins souffert.
Pour tous les habitants de Mignéville de 1914. c'est une bien belle fête que l'inauguration du Mignéville de 1926. Ils aimeront le nouveau village autant que l'ancien, ne pouvant l'aimer davantage.
Je leur souhaite à tous autant d'années qu'en porte si allègrement leur vénérable doyen. Monsieur Zalesky, dont la longue existence est un bel exemple de fidélité à la terre natale et au travail rural.
Vous avez montré dans vos épreuves que ces fidélités étaient vôtres. Elles furent l'honneur de cette courageuse population pendant et après la grande guerre. La Croix de Guerre qui leur a été décernée en est un durable témoignage.

Discours de M. Mazerand, député
Après que des applaudissements nourris ont accueilli la péroraison du discours de M. Adrien Michaut, M. Mazerand se déclare heureux de participer aux fêtes de reconstruction et à celle du « grand-papa Zalesky » comme on l'appelle dans toute la région.
Si quelque chose pouvait consoler des amertumes de la guerre, ce seraient des cérémonies telles que celles d'aujourd'hui.
Le regretté préfet Duponteil aimait à répéter comment la foi et le courage des sinistrés permettaient de triompher des difficultés de la reconstitution.
Maintenant la vie moderne, avec l'électricité s'introduit dans les logis restaurés. La maison commune a ses salles de réunion vastes et commodes. Les salles d'école sont aussi superbes el l'orateur félicité à ce sujet l'inspecteur primaire M Coulon. président de la Coopérative de reconstitution scolaire.
On a également reconstruit l'église dans laquelle on reçoit le baptême, on fait sa 1re communion, où l'on se marie et où l'on prie ensemble pour les morts.
M. Mazerand ajoute : « Ce sera notre fierté d'avoir fait notre reconstitution nous mêmes, quand l'ennemi nous croyait abattus ». Le député de Meurthe-et-Moselle voit dans la vie de M. Joseph Zalesky un exemple magnifique d'unité et de fidélité à la terre et termine son discours, très applaudi, par ces mots :
« Vive Mignéville reconstituée ! Vive le père Zalesky ! »

Discours de Louis Michel, sénateur
M. Louis Michel rappelle qu'il y a un an ce fut l'inauguration du monument aux morts : fêle de la tristesse...
Mais aujourd'hui c'est une autre fête, qui conseille de chasser les idées noires : la fête de la vieillesse et de la reconstitution.
Et s'adressant aux jeunes filles de Mignéville qui se prestent pour l'entendre et qu'il appelle de « petites pommes d'api »,. M. le sénateur les adjure de rester dans leur village.de s'y marier, d'y faire souche d'honnêtes cultivateurs.
N'y devient-on pas centenaire, sans presque sans apercevoir ? (Rires) Quoi de plus beau que cette carrière de Joseph Zalesky passée entièrement à cultiver la terre. C'est généralement dans les campagnes que l'on fête les centenaires parce qu'on y mène une vie beaucoup plus saine que dans les villes. M. Louis Michel espère que dans quelques années on aura la joie de fêter les 110 ans de M. Joseph Zalesky.

Discours de M André Magre préfet de Meurthe-et-Moselle
En termes magnifiques, M. André Magre exalte la vertu de notre tradition des marches de l'Est en s'inclinant devant le centenaire : « Mon cher grand-père, s'écrie-t-il, vous êtes le symbolez de l'éternité de la terre lorraine. »
Aux acclamations enthousiastes de la foule, M le préfet donne alors l'accolade au vénérable aïeul, au doyen de la commune de Mignéville, qui a bien mérité de la patrie française.

Le Banquet
La musique joue et la foule lentement se disperse, tandis que les personnalités officielles visitent le village ressuscité.
A midi, un banquet installé dans la grande salle de la mairie-école réunissait autour du papa Zalesky cent trente convives C'est le vatel lunévillois, Emile Godard, qui le servait. Il se surpassa et reçut en particulier de M. le préfet, les plus flatteurs et mérités compliments.
Pendant le banquet, extrêmement cordial et gai, la musique et la chorale des jeunes filles donnèrent un intéressant concert, frénétiquement applaudi.

Les Toasts
A l'heure du champagne, M. Liengey se lève ; il exprima les excuses d'un certain nombre de personnalités empêchées d'assister à la fête et remercie chaleureusement ses invités de I honneur qu'ils ont fait à Mignéville en se déplaçant, pour fêter sa reconstitution et son centenaire.

M. Coulon, inspecteur primaire, expose le rôle de l'racole publique et montra la nécessité d'une bonne fréquentation scolaire ainsi que de l'enseignement post scolaire.
M. Coulon félicite ensuite MM Gilbert et Ogé, architectes ; Bancon, entrepreneur, de la réalisation si heureuse que nous admirons aujourd'hui. Il remercie également les parlementaires et les services préfectoraux du précieux et indispensable concours qu'ils ont apporté à l'œuvre de la reconstitution des écoles.
Fernand Rousselot se lève à ton tour et adresse un compliment bien tourné au centenaire, compliment salué par les acclamations enthousiastes de la salle entière.
M. Georges Mazerand dit le rôle joué par la maison commune dans les villages et se félicite de se trouver aujourd'hui dans ce bel et spacieux édifice où l'on ne saurait que faire de la bonne administration. Notre député regrette l'absence des dames à cette fête familiale el leur porte un toast applaudi.
Très applaudi encore. M. Louis Michel, qui donne aux cultivateurs d'excellents conseils, puisés à la source de l'expérience. Les agriculteurs doivent faire l'effort nécessaire au redressement national.
Et c'est en adoptant résolument les méthodes culturales nouvelles qu'ils arriveront à doubler, sinon tripler le rendement de leurs récoltes. En Lorraine, on fait un emploi trop parcimonieux des engrais chimiques.
M Louis Michel fait un vigoureux appel à l'intelligente volonté des cultivateurs et boit aux progrès futurs qu'ils réaliseront s'ils veulent accomplir l'effort demandé.
M. le préfet termine la série des toasts.
Il a un mot aimable, un trait spirituel, une attention affectueuse pour tous, il boit plus particulièrement à M. Liengey, le digne maire de Lunéville, animateur de cette inoubliable cérémonie, à Mignéville reconstitué, et enfin au héros de la fête, le grand-père Zalesky, qu'il compte bien retrouver en bonne santé et encore rajeuni quand, dans dix ans, on donnera une nouvelle fête en son honneur.
Un brillant concert, un feu d'artifice et un bal très animé ont terminé cette belle journée, favorisée par un soleil radieux et c'est presque avec regret que l'on quitte ces lieux où règne la plus parfaite harmonie entre tous les habitants.


BLAMONT
La vie sportive. - Si l'épreuve de dimanche dernier Baccarat-Blâmont et retour à la marche, a connu la grosse popularité et le succès d'un bout à l'autre du parcours, il n'est pas sans intérêt de rappeler ici, que c'est un peu grâce à I'équipe des douze marcheurs de la P. M. et de l'U.S. Blâmontaise, dans laquelle comprenait un vétéran de 63 ans. le père Auguste Colin, ainsi que le benjamin des concurrents, le courageux Albert Pierson ; d'autres engagés tels que Bigel, Coster, Enel, Dubois, Jacques, Petitfils, etc. nous valurent de jolies émotions. Bigel entr'autres dans un effort surhumain, parvint à devancer son plus dangereux rival. Philippe, cinquante mètres avait le contrôle de Blâmont, aux applaudissements d'une foule enthousiasmée par le brillant exploit qu'il venait d'accomplir.
Le retour sur Baccarat s'effectua par une chaleur accablante, la bataille fut des plus ardentes, mais fut définitivement gagnée par Philippe. Sa victoire fut longuement acclamée et une gerbe de fleurs lui fut offerte pendant que le public prodiguait des chaleureux applaudissements. Philippe a accompli le parcours en 4 heures 52, soit à la moyenne de 8 kilomètres 160 à l'heure.
Pour terminer remercions tous ceux qui nous ont prêté leur concours, soit d'une façon effective, soit par leur obole généreuse ; au Docteur Hanriot qui prodigua ses encouragements aux concurrents avant le départ pour Baccarat et pouvons aussi annoncer que cette épreuve qui a si parfaitement réussie aura son renouvellement.

AVRICOURT
Etranger. - Augustin Bednaz, 31 ans. manoeuvre, dont les papiers n étaient pas en règle, écope d'un p. v.

EMBERMENIL
Accident. - M. Eugène Camaille, 38 ans, habitant à Leintrey, venu à Lunéville pour passer une visite médicale afin d'être admis à la Compagnie des chemins de fer de l'Est, où il devait prendre rang le 1er octobre prochain, s'en retournait chez lui, et pour ce faire descendit à la gare d Emberménil. Pour raccourcir le trajet, il emprunta la voie ferrée lorsqu'il fut surpris par l'express de 21 heures 29.
Relevé aussitôt, le malheureux Camaille a été transporté à l'hôpital où l'amputation du bras droit fut jugée nécessaire.

GONDREXON
Chien sans collier. - De ce fait, le propriétaire, M. Léon Rapport, 30 ans, cultivateur, écope d'un p -v.

MONTREUX
Vol. - M. Jédor Georges, 27 ans, débitant à Montreux, est propriétaire d'une baraque en planches, sise au hameau de la Boulaie qui lui sert à remiser ses outils de jardinage. Ces jours derniers. M. Jédor constata la disparition de deux bêches et d'une hache de pré, d'où plainte.


3 octobre 1926
BLAMONT
Affichage des prix. - M. B... René-Marie. 28 ans. épicier à Lunéville, qui vendait sur la voie publique des denrées alimentaires sans indication de prix a été verbalisé.
Etranger. - P.-V. contre Kartchouck Romain. 34 ans. sujet polonais, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de carte d'identité.
L'heure légale.- procès-verbal a été dressé à Mme Houbin, née Hélène Toussaint, 23 an», débitante. Grande-Rue, pour fermeture tardive de son établissement ; René Coster. 26 ans, Lamineur, et André Grivel, 26 ans, manoeuvre, demeurant tous deux rue des voileurs, qui y consommaient.

AVRICOURT
Les Etrangers en défaut.- Les gendarmes ont verbalisé: Antoine Dominigini. 30 ans, manoeuvre, domicilié à Nancy, rencontré en non possession de carte d'identité ni d'extrait d'immatriculation ; Jean Nelodreenkowski, 42 ans, domestique de culture à Moussey (Moselle). et Giovanni Molinari, 24 ans, terrassier à Nouvel-Avricourt, également dépourvus de cartes d'identité.
Circulation sur la voie ferrée. - Procès-verbal a été dressé à Charles Poira. 18 ans, charron à Azondange (Moselle), qui, pour raccourcir son chemin, circulait sur la voie ferrée.
Brutalité révoltante. - Le 22 septembre, vers 18 h. 30, la petite Marie-Thérèse Burrus. 6 ans, jouait devant la maison de ses parents avec une petite amie, lorsque la dame Boul. née Germaine Juncker. 17 ans. ménagère, sortit de chez elle et gifla à plusieurs reprises la petite Burrus, qu'elle accuse d'avoir insulté son mari.
Plainte a été déposée.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Eclairez ! - Un procès-verbal a été dressé à M. Paul S...., maréchal-ferrant, pour bicyclette non éclairée.

IGNEY
Police des Etrangers. - Tadeux Kryzanowski. 19 ans, et Franzy Zinth, 18 ans, tous deux manoeuvres, demeurant rue des Serruriers, à Colmar (Haut-Rhin), ont eu la mauvaise idée de venir faire un tour jusqu'à Igney, où ils rencontrèrent les gendarmcs, qui leur dressèrent à chacun deux procès-verbal, pour défaut d'extrait d'immatriculation et de carte d'identité.

10 octobre 1926
BLAMONT
L'Epopée des chasseurs. - On nous annonce que le Comité de l'A. M. C. (Section de Blâmont) donnera dans le courant du mois prochain, dans la grande salle de «  Bon Accueil ». le célèbre film historique réalisé par la F. N. A. C.
L'épopée des chasseurs, l'un des plu beaux spectacles cinématographiques sera projeté en matinée et en soirée ; ces deux belles séances ne manqueront pas de réunir de très nombreux spectateurs et ce film aura à Blâmont le succès qu'il a obtenu partout ailleurs.
Dans un prochain article nous donnerons de plus amples informations.

Les ambulants. - Eugène Bégin, marchand ambulant, s'est vu dresser procès-verbal pour défaut de patente.

Pas en règle. - M. Gaston Cornet, représentent à Paris, qui n'était pas en possession de sa carte d'identité professionnelle, s'est vu dresser un procès-verbal.
Egalement, François Bertrand, 23 ans, marchand ambulant, pour non possession de patente.
Sans lanterne - A son vélo, malgré l'obscurité, Léon Thiry. 28 ans, manoeuvre à Barbas, est surpris et gratifié d'un procès-verbal.

ANCERVILLER
Succès. - Avec satisfaction, nous apprenons le beau succès remporté par M. Raymond Hovasee. élève du Lycée de Nancy, admis en bon rang à l'Ecole Centrale des Arts & Manufactures.
Nous lui adressons, ainsi qu'à sa ramille, nos meilleurs compléments.
Coups. - Le 30 septembre, vers 13 h., Jean Pierron. terrassier, et Pierre Schneider. terrassier également, consommaient au café Bouvard, lorsque Charles Pierrat. 37 ans, terrassier à Lepage (Vosges), qui était en état avancé d'ébriété, pénétra dans le café. Il chercha immédiatement chicane, Le débitant lui retirant la chopine demandée, Pierrat, furieux, s'élança sur Pierron. le gifla et le jeta à terre.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Les Etrangers en défaut.- Les gendarmes ont verbalisé Avriz-Francisco Pereira, terrassier, pour défaut d'extrait d'immatriculation et défaut de visa de carte d'identité. duire.
Vol de pommes de terre.- On a dérobé dans un champ appartenant à M. Charles Voissement, cultivateur, six sacs de pommes de terre, lui causant un préjudice de 320 francs. Auteur inconnu.

Logeuse en défaut. - Les gendarmes|. relevèrent contravention à la charge de Mme Kern. ménagère, pour non déclaration d'un étranger et pour défaut de registre de logeur.

OGEVlLLER
Cambriolage. - Le 4 octobre, vers 15 heures 30, Mme Lucie Cherrier, rentrant chez elle, constata que de hardis malfaiteurs s'étaient introduit chez elle, passant par une fenêtre sur cour du rez-de-chaussée. Divers bijoux et de l'argent avalent été volés ; le préjudice s'élèverait à 1.000 francs.
La gendarmerie de Blâmont prévenue téléphoniquement fit une rapide enquête qui permit d'établir que ce cambriolage était le fait de trois jeunes pupilles du patronage Rollet. venus à bicyclette. Les brigades de gendarmerie de Badonviller et Baccarat furent alertées.
Le gendarme Travaux, de Badonviller. se dirigea vers Sainte-Pôle ; en arrivant dans ce village, il aperçut trois cyclistes, dont l'un était à environ 150 mètres dérrière les deux autres. Ce dernier, à la vue du gendarme s'enfuit, mais ses deux larrons purent être appréhendée.
Ce sont les nommés Maurice Goujat. 16 ans, couvreur à .Saint Boingt. Eugène Fardeau, 17 ans, domestique de culture à Saint-Boingt. Ils avouèrent être les voleurs des bicyclettes dérobées le 3 octobre dans la grange de M. Windling, de Saint-Germain. Quand au troisième cycliste, qui s'est enfuit, c'est un nommé René Paulin. 17 ans. qui déroba la bicyclette de M. Maire, à Bayon, et qu'il abandonna dans un bois près de Domèvre.

17 octobre 1926
BLAMONT
Ambulant. - P.V. a été dressé contre Adolphe Favre, 52.ans, marchand de tableaux, demeurant à Toul, pour non visa de sa patente qui d'ailleurs ne portait pas son signalement.

AVRICOLRT
Opposition. - Christine Hari, 39 ans, vannière à Saint-Louis (Moselle), recherchée en vertu d'un extrait de jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Lunéville, le 17 mars 1926. la condamnant par défaut à quatre jours de prison pour vol, a déclaré faire opposition. Elle devra se présenter devant le tribunal correctionnel départemental.

IGNEY
Le conseil municipal - Le conseil municipal de la commune d'Igney est dissous.

LEINTREY
Monument aux Morts. - Une quête faite à la mairie, au mariage de Mlle Nicole avec M. Lejeune, a produit la somme de 46 francs.

24 octobre 1926
BLAMONT
Société de Tir. - Nous donnons les résultats obtenus par les délégations de la Société de Tir, aux différents Concours qui ont eu lieu cette année.
Concours du Comité Départemental de P. M.- 16 délégations: 64 tireurs. Classement : 2e. 28 balles, 188 points. Classement individuel : Andréas, 1er, 7-53 : Géradin, 5e, 7-50 ; les 6 autres tireurs obtiennent un assez bon rang.
Concours de Reims. - Délégation d'adultes, 4 tireurs : Potier. Vaganey, Melchior, Virion ; 19e sur 36, avec 56 points. Prix: une plaquette de bronze. Délégation de jeunes gens, 3 tireurs : Andréas. Gérardin, Cherrier; 5e sur 12, avec 136 pte.
Prix: une plaquette de bronze argenté.
Concours Fédéral. - Adultes : une breloque bronze; Potier, 2e prix. Pupilles: une breloque bronze; Gérardin, 2e prix.
Séries illimitées. Tireurs ayant fait 27 points : Melchior, Vaganey ; prix 15 tr. Tireur ayant fait 26 points et une mouche: Robert Potier; prix 20 francs.
Championnat au fusil (200 m.) : 8e prix, Andréas, 55 points.
Concours de Corps d'Armée. - 18e sur 80, avec 171 points. Classement individuel : 20e Potier, 56 p.; 23e .Melchior, 55 ; 85e Guérin. 46; 93e Virion, 45. Concours de sélection : 20e Guérin ; pupilles : 3e Gérardin.
Concours de Blainville. - Classement individuel: 7e Melchior; Pupilles: 1er Hanriot.
Concours de Badonviller. - 3e et 5e rangs au classement des délégations d'adultes ; 1er et 2e rangs au classement des délégations de pupilles. Classement individuel : adultes: 3e Potier; 5e Guérin; 6e Vaganey ; Pupilles : 1er Hanriot; 2e Andréas; 3e Jacques; 4e Cherrier; 5e Kallembrun.

L'Epopée des Chasseurs. - Le Comité de l'A.M.C. s'est réuni lundi dernier, sous la présidence du dévoué M. Caen, pour élaborer le programme du film : « L'Epopée des Chasseurs».
Il a été décidé que cette fête aurait lieu Le dimanche 21 novembre, dans la splendide salle de « Bon Accueil », offerte gracieusement par M. le Dr Hanriot.
M. Gaston Thirion, qui a remporté un si brillant succès au début de l'année, lors du dernier concert offert par l'A.M.C. ; M. Devé, qui préside également l'Amicale des 20e & 60e B. C. P. de Baccarat, prêteront leurs concours.
Avec de tels éléments qui se joindront à la projection du film, nul doute que cette fête n'obtienne le plus brillant succès.

AVRIC0URT
- Michel Pezzoli, manoeuvre, qui n'était pas en possession de carte d'identité, a été également gratifié d'un procès-verbal
Les autos. - Contravention a été relevée contre Gaston Désalme, chauffeur, pour automobile dépourvue de feu rouge.
Vol de légumes. - M. Henri Drant, 28 ans, garde-frein à la Cie de l'Est, a porté plainte pour vol de carottes, qu'un adroit malfaiteur lui a dérobé dans son cellier. Aucune effraction n'a été constatée.
Il estime le préjudice qui lui est causé à 15 francs.
Etrangers en défaut. - Procès-verbal a été dressé à Constantini Evaristo, 25 ans, manoeuvre, pour défaut de photographie sur son récépissé de demande de carte d'identité.

CHAZELLES
Vol d'une baraque. - M. Prosper Hinzelin mécanicien à Baccarat, avait acheté pour 400 francs, une baraque à M. Heftre de Saint-Clément.
Le 15 courant, venant prendre livraison de son achat, M. Hinzelin s'est aperçu que la baraque avait été démontée et enlevée.
De l'enquête, il ressort que le vol de cette baraque, sise à Chazelles. avait été commis depuis une quinzaine de jours et que c'était une voiture attelée de chevaux qui l'aurait transportée.

OGEVILLER - HERBEVILLER - FREMENIL
Adduction d'eau.- Les Travaux d'addiction et Distribution d'Eau Potable dans les communes d'Ogéviller, Herbéviller et Fréménil ont été mis en adjudication à la Préfecture, le montant de ces Travaux était évalué à 468.000 francs.
Non adjugé.

RECLONVILLE
Accident. - Le dimanche 10 octobre, vers 1 heure du matin, M. François Albert, charpentier, revenait de Nancy, à bicyclette et rejoignait son domicile, à Reclonville. En arrivant à deux cents mètres d'Ogéviller, il s'est jeté dans une remorque qui se trouvait sans éclairage au milieu de la route. Blessé à la tête et à la cuisse gauche, M. François a déposé une plainte à la gendarmerie, contre le propriétaire de la remorque.


31 octobre 1926
BLAMONT
Le film des chasseurs à pied. - Comme nous l'avons déjà indiqué, la Comité de l'AM.C. offrira au public blâmontais et des environs, un des plus beaux films pris pendant la guerre et unique en France.
Ce film intitulé «  L'Epopée des Chasseurs » représente tous les épisodes de la vie de ces soldats d'élite pendant la campagne 1914-1918. Il offre un intérêt complètement rétrospectif de tout premier ordre et certainement tous ceux qui ont servi dans les bataillons de chasseurs et tous les anciens combattants de la grande guerre seront heureux de venir admirer cette production, due au service cinématographique de l'armée pendant la guerre.
Nous ne doutons pas un seul instant que celle matinée et soirée qui sera encadrée également par la présentation de quelques comiques joyeux et amusants ne soit un prélude très agréable d'autres soirées en perspective. Nous reviendrons du reste sur celle fête présentée par l'A.M.C. qui sera certainement une des plus belles démonstrations que Blâmont doit à ce vigilant organisme dont chaque initiative est un succès.
Appel aux Anciens Chasseurs et Anciens
Combattants Messieurs et Chers Camarades, Le Comité de l'A.M.C. (section Blâmont) adresse un appel à tous anciens combattants de la grande guerre, et les prie de vouloir bien assister à la fête offerte le dimanche 21 novembre, au Théâtre de «  Bon Accueil ». A cette occasion, un grand film représentant l'Epopée des Chasseurs fixera toute vive, et pour toujours l'Histoire représentant la vie et les exploits des «  Diables Bleus » pendant la guerre. Sur l'écran, pendant deux heures, on verra brusquement ressurgir les ombres du souvenir, les cantonnements grouillants d'une vie pittoresque les grand'haltes. les ravitaillements, les montées en ligne, quelques uns des mauvais coins où les «  Diables Bleus » vécurent, gueules béantes de canons crachant le feu ; et enfin, passage atroce d'exactitude et de vérité, une attaque : Heure H. bond par dessus le parapet, galopade vers la tranchée ennemie, parmi les explosions d'obus et de mines.
Confiant dans l'esprit de corps qui demeure chez les chasseurs et anciens combattants, le Comité de l'A.M.C. les convie à venir en grand nombre à cette fête où le meilleur accueil leur sera réservé.

Vol de deux lapins. - Deux lapins ont été volés notamment dans le clapier de M. Émile Jacquot chef de gare, lui causant un préjudice de 50 francs.

EMBERMÈNIL
Vol de lapins. - Mme Mercier. 53 an-, ménagère, au hameau de la gare d'Emberménil, possède une baraque située dans un verger à 20 mètres de son habitation.
Le 25 au soir, comme elle avait donné à manger à ses lapins, elle ne remarqua rien d'anormal mais laissa la clef sur la porte, le lendemain, elle constata la porte entrouverte ouverte et la disparition de dix gros lapins pesant chacun environ 3 kgs. Elle estime le préjudice qui lui est causé par ce vol à 300 francs.
Mme Mercier a porté plainte à la gendarmerie contre inconnu. Néanmoins la veille au soir, elle avait vu rôder un homme d allures suspectes autour de sa propriété.

VEHO
Mariage. - Le 23 octobre, à l'occasion du mariage de M. Jean Barthélémy, fils de M. le Maire de Xousse, avec Mlle Germaine Gérardin, fille de M. le Maire de Vého, une quête, qui a produit la somme de 62 francs, a été faite au profil de l'érection du Monument aux Morts.

7 novembre 1926
BLAMONT
Commémoration. - La fête traditionnelle de Commémoration s'est déroulée avec le cérémonial et le caractère qu'exige une semblable manifestation.
A 13 h. 30, devant l'Hôtel de Ville, réunion du Conseil Municipal, de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers avec le lieutenant Martin et le ss-lieutenant Moyen, de l'A.M.C. avec son président M. Caen, des Vétérans, des Enfants des Ecoles avec leurs maîtres et maîtresses, enfin de tous ceux qui, animés d'un beau sentiment de reconnaissance, ont voulu joindre leur hommage à celui de nos édiles, des corps constitués et de nos enfants, dont le nombre était fort restreint en raison de l'épidémie de rougeole.
Le cortège se forme dans l'ordre prescrit et l'on se rend place Carnot, devant le Monument, dont les massifs sont garnis de chrysanthèmes.
On sonne « Aux Champs» et M. Caen, au nom de l'A.M.C., dans une allocution empreinte du plus pur patriotisme, rend un hommage respectueux et reconnaissant aux victimes de la guerre. Puis M. de Turckheim, conseiller général, évoque la mémoire de nos héros.
Ensuite, M. Cæn invite tous les assistants à se recueillir une minute, minute sublime qui, à nos yeux, constitue le caractère essentiel de cette fête du souvenir ! Personnellement, nous regardons ces noms burinés en lettres d'or, et nous pensons à nos morts, qui sont tombés pour nous, pour la France, qui ont moralement posé lès premières assises de la paix générale et universelle. De cette tombe commune, des voix muettes semblent nous dire : «  Assez de victimes ! plus de carnages ! Faites en sorte que cette guerre, où nous nous sommes battus courageusement, soit la dernière. ! »
Au son des clairons, le cortège se rend au Cimetière, devant le Monument aux Morts de 1870 et les tombes militaires.
A 14 heures, le cortège se reforme et l'on regagne la place de l'hôtel de Ville, où a lieu la dislocation.
Belle manifestation, qui se résume en ces mots : «  N'oublions pas, n'oublions jamais. »

Autour de l'épopée des Chasseurs. - Nous allons aujourd'hui hui donner un aperçu rapide de la représentation du film, offerte par l'A.MC.. le dimanche 21 novembre, en matinée et soirée.
Dans la 1re partie, nous trouvons : les bataillons avant l'attaque, en Alsace. Skieurs au Camp Brunet Ravitaillement. Vie au cantonnement, le relevé de la garde. Embarquement. Montée en ligne.
Dans la 2e partie : Quelques coins fameux, les Bataillons pendant l'attaque : Serrés coude à coude dans la gigantesque mêlée, tous les fils de France, jaillis des quatre coins du sol natal, pendant quatre dures années, opposent le mur vivant de leurs poitrines à la ruée de l'envahisseur.
A la 3e partie, nous voyons : Après le coup dur, arrivée du général Mangin et du président Poincaré.
4e Partie : Les Diables Bleues en Italie. Réception et remise du vieux drapeau au Musée de l'Armée, etc...
Pour résumer, voici ce qu'écrivait un grand journal de Paris, lors de la première projection du film : «  Les spectateurs suivirent avec une attention émue les épisodes héroïques du film de la Fédération Nationale des Anciens Chasseurs à pied présenté sur l'écran. Il avait fallu rechercher permis les 250 kilomètres de film du service cinématographique de l'armée toutes les bandes où figuraient les chasseurs à pied. Il vint un moment où les spectatrices pleuraient et où les hommes se levaient pour contempler - debout, par respect - les prouesses de nos héroïques «  Diables Bleus ».
Pour terminer, souhaitons le beau temps pour cette journée qui devra contribuer à assurer le succès de notre société que dirige avec dévouement l'actif Président M. Caen entouré de nombreux et sympathiques collaborateurs

AMENONCOURT
Etranger. - P.-V. à Gariloff Jean, maoeuvre, pour défaut de visa de pièces d'identité.

AVRICOURT
Etranger.- N'étant pas en prestation de sa carte d'identité. Giovanni Migliarina, manoeuvre, a été gratifié d'un p.-v.

14 novembre 1926
BLAMONT
Fondation Edmond Bechmann. - En mémoire de son mari. Mme Edmond Bechmann a remis collectivement au directeur et à la directrice des écoles de Blâmont des titres de rente formant un total de 100 francs de rente annuelle.
Cette rente est destinée à constituer chaque année deux livrets de caisse d'épargne de 50 francs chacun pour être attribués au meilleur élève de l'école de garçons et à la meilleure élève de l'école de filles Ces prix auront comme désignation : Prix Edmond Bechmann.
Libéralité - En mémoire de son mari, M. Edmond Bechmann, Mme Bechmann vient de faire don d'une rente annuelle de 300 francs à l'hospice de Blâmont et d'une rente de 400 francs pour le bureau de bienfaisance.

NONHIGNY
Coup double. - René Humbert. 21 ans, cultivateur, a récolté deux procès-verbaux pour abandon d'attelage sur la voie publique et parce que sa voiture n'était pas munie de plaque.

XOUSSE
P. V. - Fousse Marcel. 19 ans, carrier, à Vacqueville, pour bicyclette non éclairée.

21 novembre 1926
BLAMONT
Fête du 21 novembre. - Les préparatifs de la représentation l'Epopée des Chasseurs organisée par le comité de la section de l'A.M.C. de Blâmont, au profit de la caisse de secours, sont à peu près terminés.
Le Président et le comité invitent cordialement toute la population à assister à ces deux brillantes séances de famille qui auront lieu dimanche prochain 21 novembre, à 15 heures et à 20 heures, dans la jolie salle de Bon Accueil, mise gracieusement à la disposition de l'A.M.C. par les soins de l'honorable M. le docteur Hanriot.
Lever de rideau : 15 heures 30 et 20 heures 30.
Prix des places : Parterre, 3 fr. ; loges. 5 francs. Par mesure spéciale, entrée gratuite aux pupilles de la nation munis de leur carte.
Les chevaux ont disparu. - Ferdinand Perichon, plombier, au service de Mme veuve Joséphine Clasquin, quincaillerie, 59, Grande-Rue, alla effectuer des réparations à Nonhigny. Ces réparations faites, il déposa le complément de matériaux dans un hangar. Mais il y a quelques jours, Mme Clasquin veulant faire entrer ces matériaux dans son magasin, s'apercevait que 4 mètres de créneaux en zinc avaient disparu. Une enquête est ouverte.

AVRICOURT
Circulation sur la voie ferrée. - Edmond Hubert, 29 ans, photographe, 5, rue de la Gare, à Avricourt (Moselle), a été surpris circulant sur la voie ferrée. Procès-verbal lui a été dressé.
Police des étrangers. - L'Italien Giovanni Del Ori. 38 ans, maçon, 12, place Saint-Jacques, à Lunéville, récolte deux procès-verbaux pour défaut de visa de son extrait d'immatriculation et de sa carte d'identité.
Arrestation. - En vertu d'un mandat d'arrêt en date du 15 juillet, NikitaTchwiakoff. 35 ans, manoeuvre, sans domicile fixe, a été arrêté, pour vol et abus de confiance, de plus, il aura à répondre du délit de défaut de carte d'identité et d'extrait d'immatriculation
Défaut d'extrait d'immatriculation. - Jonota Jaroslaw, 28 ans, ajusteur-mécanicien.

LEINTREY
Libéralité. - M. Marin, cultivateur à la ferme de Serolles, écart de Leintrey. à la suite d'un différend avec un propriétaire de la commune, avait obtenu 15 fr. de dommages-intérêts, somme qu'il a versée à M. le Maire, au profit du Monument aux Morts.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Imprudence. - En jouant sur le quai de la gare en compagnie d'autres enfants, la jeune Jeanne Kine. 10 ans, mit la main dans un hache-paille confié au transport. Trois doigts de l'enfant ont été coupés.

OGEVILLER
Dans les postes. - Mlle Souillet, receveuse des postes à Ogéviller, est nommée à Mayen-Multien (Seine-et-Marne).

28 novembre 1926
AVRICOURT
Opposition. - En vertu d'extrait de jugement du tribunal correctionnel de Nancy, en date du 6 août dernier, le condamnant à 2 mois de prison pour abus de confiance, les gendarmes arrêtèrent Eugène Hertzler, 24ans, représentant de commerce, demeurant actuellement 14, rue Stanislas, à Lunéville. mais Hertzler a déclaré faire opposition.

AUTREPIERRE
Libéralité. - Une quête faite à l'occasion du mariage Bonnetier-Bernard, à la mairie, a produit la somme de 70 francs, destinée è l'œuvre des pupilles de l'école publique.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
La brocante. - procès-verbal a été dressé contre Jean Jungels, 31 ans, brocanteur, pour mauvaise tenue de son registre.

EMBERMENIL
Etrangers. - Jean Fabini et Antoine Domenigi, manoeuvres, en pension au café Desbouifs, ont été verbalisés 1° pour défaut de carte d'identité. 2° pour défaut d'extrait de matriculation. M. Emilio Rhinaldo, tâcheron è Nouvel-Avricourt qui les employait, a récolté une contravention pour emploi d'étrangers non en règle.

HARBOUEY
Adjudication. - Il y a quelques jours a eu lieu, è la préfecture de Nancy, l'adjudication des travaux de construction de caniveaux pavés. 138 000 fr. M. Gillet Marcel, à Lunéville, adjudicataire è 9 % d'augmentation.


5 décembre 1926
BLAM0NT.
A. M.C. - Après la fête du 21 novembre organisée au profit de la Caisse de secours le Comité d'organisation est heureux d'adresser, au nom de la Section, ses plus vifs remerciements à tous ceux qui lui ont apporté leur dévoué concours aux autorités qui, par leur présence ont rehaussé l'éclat des deux représentations, au Docteur Hanriot, l'âme de Bon Accueil à Georges Colas pour son active et intelligente propagande à la presse qui a su si aimablement prêter sa collaboration, à population Blâmontaise et des environs pour l'accueil enthousiaste qu'elle a fait à notre appel, aux artistes de Baccarat qui ont si généreusement payé de leur personne. A tous merci. Il est rappelé que la réunion générale de la Section du canton de Blâmont aura lieu le dimanche 12 décembre prochain à 14 heures, à Blâmont à Bon Accueil.
Un clou. Un clou chasse l'autre, dit-on. Il semble bien que Blâmont ne veuille pas faire mentir le diction.
A ce sujet. une indiscrétion nous apprend que le comité d'une de nos sociétés Iocales, nouvellement renouvelé, à l'intention d'offrir à titre gracieux à tous ses membres honoraires et actifs, un joli bal à grand orchestre, pour la fin d'année.
Que nos charmantes jeunes filles, passionnées de la dense, se préparent pour cette belle soirée ; elles ne le regretteront pas.

HALLOVILLE
Eclairez - Les gendarmes ont verbalisé contre M. Jean A,... cultivateur, pour voitures non éclairées.


12 décembre 1926
BLAMONT
Un joli bal en perspective. - Comme suite à notre dernière information, nous pouvons annoncer aujourd'hui que le nouveau comité de l'Union Sportive Blâmontaise a décidé d'offrir, à tous ses membres honoraires et actifs, un bal à grand orchestre, dans les jolis salons de l'hôtel de ville, le 1er janvier 1927.
Tous les détails concernant cette soirée sont à l'étude actuellement, le comité de l'U.S.B. désirant donner à cette fête le même éclat que les années précédentes, si ce n'est davantage.
Aussi nous pouvons assurer dès à présent que ce premier bal de la nouvelle année sera éblouissant. Nous engageons donc nos jeunes gens à s'y préparer et leur donnons rendez-vous pour la soirée du 1er janvier.

ANCERVILLER
Contravention. - Beausset Pierre, ans, charron, pour défaut d'appareil sonore à sa bicyclette.

AVRICOURT
Les autos. - P.V. contre Louis Mathiot, 31 ans chauffeur à Nancy. pour défaut de numéro d'ordre, de carte grise et de permis de circulation.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Affichez ! - P.V. contre René Lejol, 15 ans, marchand ambulant à Montigny. pour défaut d'affichage des prix.

IGNEY
Les étrangers. - Une contravention a été relevée contre Bertelli, pour défaut da visa de carte d'identité.

LEINTREY
Les fagots disparaissent. - M. Arsène Jacquot possède au lieu dit «  Bois de Saulxures », un bois qu'il exploite ; s'étant rendu dans sa propriété il s'aperçut qu'environ 35 fagots avaient été pris sur plusieurs tas et qu'une masse avaient disparue.
Ce bois donne en bordure de la voie ferrée sur laquelle une nombreuse équipe d'ouvriers effectue des travaux. M. Delarue. qui habite au passage à niveau ayant vu la masse de M. Jacquot aux mains des ouvriers, la leur reprit et la remit à son propriétaire, d'autre part, il a déclaré que les ouvriers brûlèrent des fagots pour se chauffer.

19 décembre 1926
BLAMONT
Aux Anciens Chasseurs à Pied. - La Section d'Anciens Chasseurs à Pied, Alpins et Cvclistes, a été fondée à la réunion qui s'est tenue dimanche dernier, à la Brasserie Georges Colas., en suite de I »appel lancé par le Comité provisoire. Une vingtaine d'adhésions ont été reçues; d'autres viendront certainement s'v ajouter.
A 16 h., M. Harmand ouvre la séance, remerciant les Camarades qui ont répondu à I'appel, permettant ainsi de constituer la société. Il présente ensuite les noms de huit membres appelés à constituer le Comité ; ils sont agréés à la majorité des membres présents.
La présidence d'honneur étant réservée. le premier Comité est composé comme suit :
Président actif: M. André Marlot, à Domèvre; vice-président : M. Charles Colette, à Gogney ; secrétaire : M. Georges Colas, brasserie, à Blâmont; Trésorier: M. Paul Claudin. épicier, à Blâmont ; membres: MM. Léon Harmand, à Frémonville; Auguste Virriat, à Blâmont; Paul Therret, à Blâmont ; Emile Faber, à Bertrambois.
Le Comité formé, il est donné lecture des Statuts, qui sont adoptés; le titre de la société sera: Sidi-Brahim Blamontaise.
Le montant de la cotisation de membre actif est fixé à 8 fr.. et de celle de membre honoraire à 10 fr.
Après quelques propositions diverses et ordre de service, la séance est levée.
Voila donc les bases d'une belle et nécessaire société jetées et nous ne pouvons que féliciter MM. Colette et Harmand. du choix des Membres du Comité, qui est une vraie garantie du succès de ce nouveau groupement.
Nous invitons tous les Anciens Chasseurs qui n'auraient pu envoyer leur bulletin d'adhésion, de vouloir bien le faire, le plus rapidement possible, au Secrétaire Georges Colas, brasserie, à Blâmont.

Le Bal de l'Union Sportive Blâmontaise - Nous avons annoncé précédemment le bal que doit donner le Comité de l'U.S.B. au Public Blâmontais, à ses Membres Honoraires et fictifs, et qui aura lieu le 1er janvier, à 20 h 1/2.

Le Comité organisateur, qui travaille activement à l'élaboration de cette soirée, ne néglige rien, afin qu'un succès complet en soit le couronnement ; c'est ainsi qu'au cours de la soirée dansante, une grande surprise sera réservée à toutes nos charmantes danseuses.
Un vestiaire fonctionnera sous la direction du dévoué M. Barthélémy, et des consommations de premier choix seront servies, à prix modérés, par le sympathique M. Charles Cuny.
Aussi sommes-nous certains que les jolis salons de l'Hôte! de Ville abriteront une véritable foule, à laquelle l'orchestre de l'aimable M. René Cadario saura donner les rythmes variés des danses anciennes et nouvelles.
Le Comité de l'U.S.B. rappelle à nouveau qu'une personne passera à domicile, pour remettre les cartes de Membres Honoraires ; à cet effet, il espère que le meilleur accueil lui sera réservé.
Chevaux en liberté. - Pour ce fait délictueux, un procès-verbal a été dressé à M. Auguste Contal. 25 ans, cultivateur.
Etrangers. - Deux procès-verbaux ont été dressés contre Heck Eljasiewiez, 26 ans, marchand de peaux de lapins, 22, rue Traversière, à Lunéville, pour défaut de déclaration de profession ambulante, d'extrait d'immatriculation

AMENONCOURT
Vols d'outils et d'un abri. - M. Eugène Troiteur. 69 ans, manoeuvre, casse des pierres pour les ponts et chaussées sur la route d'Amenoncourt à Leintrey ; il avait fait un abri en toile huilée qu'il laissait sur le bord de la route ainsi que ses outils, le tout recouvert par une tôle, pendant l'heure des repas ; mais le 6 décembre, vers 13 heures, il constata la disparition de son pauvre abri.

AVRICOURT
Contraventions - procès-verbal a été dressé contre : Pierre Bourgon. 17 ans, mécanicien, rue du Moulin, à Blâmont, au service de M. Kahl, garagiste dans cette ville, pour défaut de permis de conduire ; Eugénie Bertrand, veuve Bastien, 29 ans, marchande ambulante, demeurant route de Jolivet, à Lunéville : 1° pour défaut de patente; 2° pour défaut d'extrait d'immatriculation au registre du commerce.

HERBEVILLER
Procès verbal - Un procès-verbal a été dressé contre Eugène Kuhn, charretier, pour défaut de feu rouge à l'arrière de sa voiture.

IGNEY
Elections municipales du 12 décembre 1926. - Inscrits : 63 ; votants : 47 ; suffrages exprimés : 45.
Ont été élus: MM. Gadel Louis. 30 voix ; Adam Auguste, 29; Gérard Léon, 29: Boileau Louis, 28; Malgras Ferdinand, 27 ; Frecaut Louis, 25 ; Joly Justin, 24 ; Boileau Constant, 23 : Grégoire Justin. 23.
L'élection complémentaire aura lieu le 19 décembre prochain.

OGÉVILLER
Lanterne. - Achetz Frogmann, 31 ans, marchand ambulant, Grande-Rue. à Lunéville, a récolté un procès-verbal pour avoir circulé la nuit sur une bicyclette non éclairée.


26 décembre 1926
BLAMONT
Sidi-Brahim Blâmontaise. Quinze jours se sont à peine écoulés depuis l'appel lancé par le comité provisoire qu'un nombre d'adhésions d'anciens chasseurs est venu grossir le noyau de la nouvelle société. A cet effet le comité de la Sidi-Brahim Blâmontaise adresse aux camarades qui sont venus à lui comme à ceux qu'il espère voit bientôt se grouper sous son fanion, ses remerciements les plus sincères.
Pour les hésitants, le comité rappelle qu'il ne changera en rien à sa ligne de conduite. et qu'il poursuivra son programme d'action, méthodique et soutenu, dont il entend pour la large part qui lui incombe assurer la réalisation.
Et d'abord, qu'il soit bien entendu que la Sidi-Brahim ne se propose nullement de se substituer aux associations déjà existantes, celles-ci ont leur raison d'être, elle sont nécessaires, utiles, et il est souhaitable quelles elles continuent à subsister.
Le comité profite de cette occasion pour rappeler que son seul but est de grouper dans une même grande famille, tous les anciens chasseurs de la région qui ont vécu coude à coude pendant 52 mois de souffrance et qui seront heureux de se retrouver tous ensemble au moins une fois l'an, dans un banquet fraternel
Vive la Sidi-Brahim Blâmontaise
Le Comité.

AVRIC0URT
Ivresse. Pour avoir fêté la dive bouteille, au point d'en être ivre. Nicolas Karcher, 48 ans, manoeuvre à Avricourt (Moselle), a récolté un procès-verbal.
Police des étrangers. Antoine Zanini. 44 ans. manoeuvre, demeurant café Del Grante, place Saint-Jacques, à Lunéville a récolté deux procès verbaux pour défaut d'extrait d'immatriculation.

BLÉMEREY
Procès-verbal. Un procès-verbal pour ivresse publique a été dressé contre Voinson Jean-Baptiste, demeurant à Blémerey.

DOMEVRE-SUR-VEZOUZE
Vol d une lanterne. - Maurice Gonand, 18 ans, commis quincaillier, sera poursuivi pour vol d'une lanterne de bicyclette, au préjudice de M. Baptiste Joseph, charpentier.

IGNEY
Scrutin de ballottage du 19 décembre - A été élu Conseiller municipal M. Brégeard Louis, employé de chemin de fer, par 28 voix sur 39 votants.

SAINT-MARTIN
Police du roulage. - MM. Henri Vozelle et Emilien Jacquet, tous deux cultivateurs, se sont vus dresser procès-verbal parce que les chariots qu'ils conduisaient étaient chargés de grumes de plus de six mètres de longueur et qu'en outre, ils avaient négligé de placer un feu rouge à l'arrière du chargement.
 

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