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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1842
 
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27 janvier 1842
Un incendie qui a eu lieu à Gogney (arrondissement de Lunéville) le 14 de ce mois, a réduit en cendres deux maisons ainsi que le mobilier qu'elles renfermaient. Les victimes de ce sinistre, dont la cause est inconnue, sont Didierjean Gambas, Michel et Gérardin Joseph. La perte du premier est évaluée à 2,150 fr. celle du second, à 1,490 fr. et celle du troisième à 640.Le montant des assurances est de 3,150 fr., savoir : pour la maison, le mobilier et, les récoltes dudit sieur Didierjean, 2,150 fr., pour la maison du sieur Cambas, 1,000 fr.

17 mars 1842
Le 7, on a retrouvé sur le bord de la rivière du Sanon le cadavre du sieur Paul, Nicolas, journalier à Vaucourt, qui s'était noyé accidentellement sur la fin de novembre dernier.


18 juin 1842
COLLÈGE ÉLECTORAL DE LUNÉVILLE.
On nous écrit de Blamont, 26 juin : «  M. Boulay, qui renonce pour lui-même à sa candidature au collège de Lunéville, n'en travaille pas moins pour faire échouer la réélection de M. de l'Espée : il était hier en notre ville, et faisait, près des électeurs, des démarches en faveur de M. Lafrogne. M. Lafrogne, qui a déjà été député, et qui a joui longtemps de la considération de notre arrondissement, a, malheureusement pour lui, signé, comme président du conseil général, aux avant dernières élections, un pamphlet dans lequel étaient articulés, contre M.de l'Espée, des faits complètement faux.
» Cet acte lui a aliéné la confiance d'une foule de personnes, et a, dit-on, été la cause de sa non-réélection comme président de notre conseil général.
» On pense généralement ici que M. Lafrogne n'a aucune chance de réussir: il sera porté par quelques libéraux ; mais on a tout lieu de croire que, même parmi les anciens parti sans de M. Boulay, un grand nombre d'électeurs aimera mieux perdre ses voix que de les reporter sur M. Lafrogne.
» La réélection de M. de l'Espée paraît, en conséquence, assurée. »

En même temps que les détails précédents nous arrivent de Blâmont, nous recevons de Lunéville, une lettre qui paraît plus favorable à la candidature de M. Lafrogne. Nous y lisons ce qui suit:
«  J'apprends à l'instant, de source certaine, que la partie modérée de l'Opposition vient de se décider à donner, dans notre arrondissement, un concurrent à M. de l'Epée : c'est M. Lafrogne, père, ancien député de Lunéville sous la Restauration.
» On ignore quelles pourront être ses chances de succès; mais on pense qu'un certain nombre d'électeurs libéraux réuniront leurs suffrages sur M. Lafrogne, qui présente, à nos yeux, toutes les garanties désirables d'indépendance et de moralité...

Si nous avions à nous prononcer nous-mêmes entre M. de l'Espée et M. Lafrogne, nous n'hésiterions pas à le faire en faveur de M. de l'Espée. Et cela, parce que, sans connaître les antécédents de M. Lafrogne, et tout en le croyant digne de l'estime de ses concitoyens, nous ne voyons pas en quoi M. de l'Espée aurait pu démériter de la confiance des électeurs de Lunéville.
On n'a cessé de dire et de répéter que M. de l'Espée était vendu au Pouvoir; et cependant M. de l'Espée, nommé à une préfecture, a donné sa démission de préfet pour pouvoir se présenter de nouveau aux élections de son arrondissement.
M. de l'Espée est une homme foncièrement honorable : il est parent ou allié de plusieurs familles considérées dans notre province : d'ailleurs, il est éminemment laborieux, et peut, dans les travaux de commission, rendre à la Chambre, à son département et au pays, des services dont on ne saurait, sans injustice ou sans aveuglement, méconnaître l'importance.


8 novembre 1842
Le 31 octobre, le nommé Laurent (Jean-Claude), commissionnaire demeurant à Blâmont, a été écrasé sur la route, pendant la nuit, entre cette ville et Domêvre. On présume que cet homme, qui était dans un état complet d'ivresse, après s'être laissé tomber, se sera endormi et aura été écrasé par une voiture publique qui passe ordinairement sur ce point, vers une heure du matin.

6 décembre 1842
Le 10 novembre, le feu a pris dans les écuries du sieur Grandmangin Nicolas, aubergiste à Domèvre, arrondissement de Lunéville, et a causé un dommage évalué à 3,400 fr. Le bâtiment et les récoltes, qui ont été entièrement consumés, étaient assurés. On présume que le feu a été mis par la négligence d'une servante, en allant traire les vaches.

 

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