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Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1846
 
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10 mars 1846
Sur la demande de M. le préfet de la Meurthe, M. le ministre de l'instruction publique vient d'accorder à la ville de Blâmont un secours de 900 fr. pour l'aider à solder les frais de premier établissement d'une salle d'asile.

22 août 1846
Dans la nuit du 16 au 17 du courant, un incendie considérable, attribué à l'imprudence, a éclaté dans la ville de Blâmont et a consumé 7 maisons ainsi qu'une partie du mobilier qu'elles renfermaient. Ce sont les plus pauvres habitants de Blâmont qui ont été victimes du sinistre. Ces sept maisons contenaient dix-huit ménages, et ces dix-huit ménages sont composés de soixante-deux personnes dont la plupart sont sans asile. La perte est évaluée à 18 ou 20,000fr. Les maisons étaient assurées ainsi qu'une partie seulement du mobilier.

10 décembre 1846
Il y a eu lundi huit jours, à quatre heures du matin, un incendie a éclaté à Vaucourt, dans la maison du sieur Pierron, cultivateur. En un instant, maison, récoltes et mobilier, tout est devenu la proie des flammes. Deux pompes de Lagarde et d'Embermenil arrivées aussi vite que possible sur le lieu du sinistre, n'ont pu que préserver les maisons voisines. Cet incendie est attribué à l'imprudence. La perte peut-être estimée à 13,000 fr. La maison et les récoltes sont assurées pour une valeur bien moindre.
- La commune de Xousse, voisine de celle-ci, a été, il y a quelque temps, le théâtre d'un vaste incendie qui a dévoré quatre maisons et mis plusieurs ménages sur le pavé. Sans les secours très-bien dirigés des pompiers des communes voisines, ce village serait peut-être aujourd'hui complètement détruit.


22 décembre 1846
Lundi malin, 12, un incendie s'est déclaré avec violence à Frémonville, près Blâmont. Toute la population est accourue aux premiers sons du tocsin, et chacun a rivalisé de dévouement et d'activité malgré la rigueur du froid ; les plus jeunes enfants déployaient une ardeur admirable. Après une heure de travail, ou s'est rendu maître du feu, qui a consumé une maison entière et la majeure partie du mobilier. Parmi les victimes du sinistre se trouve un pauvre journalier, père de quatre enfants, que ce malheur rend plus digne que jamais de la commisération publique. On attribue cet accident au mauvais état d'une cheminée.
Les pompiers de Frémonville ont donné dans cette circonstance de nouvelles preuves de leur courage et de leur adresse; ils sont parvenus à préserver la maison voisine. Les habitants des villages environnants se sont également distingués par leur zèle. M. Eugène Chevandier était accouru des premiers, de Cirey, à la tête de ses nombreux ouvriers et accompagné de trois pompes. MM. Mena et Haumant, de Cirey, les pompiers et les gendarmes de Blâmont, et une foule d'autres habitants de celle ville, ceux de Harbouey qui n'avaient pas craint de s'exposer dans des chemins impraticables, étaient venus aussi offrir leurs services.
Cet événement fait désirer plus que jamais à Frémonville la présence de l'abbé Paramelle. Car ce village, éloigné de !a Vezouze d'un kilomètre, n'a pas une seule fontaine.
(Gazelle de Metz.)
 

 

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