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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1864
 
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23 janvier 1864
Un autre domestique, le sieur Auguste Jacquel, originaire de Repaix, et qui est au service d'un entrepreneur de roulage de Fraize (Vosges), circulait avec deux voitures sur la route impériale n° 59. A la sortie du village d'Azerailles, il s'assit sur une chaise dite ballon, suspendue au côté gauche du premier des véhicules qu'il était chargé de conduire. Les cordes qui soutenaient ce siège s'étant rompues, le sieur Jacquel
tomba sous une roue et eut une jambe brisée et l'autre fortement contusionnée. La seconde voiture allait l'écraser lorsque le cantonnier Pierron, témoin de cet accident, vint relever ce malheureux et l'emporta dans l'habitation la plus rapprochée. L autorité locale fut avertie et fit transporter Jacquel à l'hospice de Baccarat.

29 janvier 1864
Mme Guth, receveuse, a remis au chef de station d'Avricourt une pièce de 10 fr. qu'elle avait trouvée sur le guichet.
L'aiguilleur Chardin a remis au chef de station d'Avricourt un bouton de chemise en argent, trouvé dans la salle des pas-perdus.


22 avril 1864
Le facteur Schwartz, d'Emberménil, a trouvé, après le passage d'un train et le départ des voyageurs, un porte-monnaie contenant 48 fr. 08 c., dont il a fait la remise entre les mains du chef de station.


28 avril 1864
La jeune Pauline Richy, âgée de 18 ans, qui habitait Avricourt depuis quelques mois seulement, s'est donné la mort par strangulation dans la forêt communale d'Igney. Cette fille, née difforme, supportait avec peine son infirmité, et, depuis plusieurs années, elle avait manifesté à ses parents, habitant Foulcrey, l'intention de se suicider.


14 août 1864
C'est l'époque des distributions de prix. Toutes ces fêtes se passent avec plus ou moins d'éclat ; mais toutes ont leur caractère propre : et c'est ce point que nous cherchons à faire ressortir. Au collège de Blâmont, ce qui a frappé surtout et ce que Monseigneur l'Évêque, qui présidait, a relevé admirablement, c'est la confiance universelle en la prospérité de l'établissement. Cette année, qui est la première depuis sa réorganisation, on a constaté de véritables succès dans les études ; les pensionnaires ont été plus nombreux que l'on n'aurait pu l'espérer, et les demandes d'admission pour les nouveaux élèves doublent déjà le nombre actuel. Le collège de Blâmont, qui est appelé à rendre de très grands services, par son caractère d'école professionnelle, à la région du diocèse au centre de laquelle il est placé, s'est mis à l'oeuvre dès les premiers jours de sa reconstitution, et ses efforts ont été couronnés de succès. On ne pouvait pas moins attendre de l'habileté des maîtres qui le dirigent, de la haute protection de Monseigneur l'Evêque et de la faveur des magistrats de la cité.


4 novembre 1864
Le 27 octobre dernier, M. l'adjoint au maire de Gogney et son fils étaient occupés dans leurs champs, près de l'ancienne route impériale n° 4, lorsqu'ils virent, à un kilomètre de distance, un voiturier leur faire avec son fouet des signes de détresse. Ils accoururent à son aide et reconnurent que toutes les marchandises empilées sur le véhicule étaient la proie des flammes. Il ne restait plus qu'à renverser la voiture pour l'empêcher d'être à son tour consumée. Le cheval avait été dételé déjà.
Le voiturier déclara se nommer Isidore Weil, marchand d'étoffes à Blâmont, et il estime à 2,543 fr. 50 c. les dégâts occasionnés par le feu. Nous ignorons absolument la cause de ce sinistre ; toutes les marchandises, dont le prix est encore dû à des négociants de Toul, Raon et Saint-Dié étaient assurées.
8 novembre 1864
Le sieur Jean-Eugène Gérard, âgé de 52 ans, célibataire, atteint d'idiotisme, vient de se pendre dans l'atelier de menuiserie de l'hospice de Blâmont, où il avait été renfermé.

Le 23 octobre, le sieur Mirgon (Hubert), âgé de 71 ans, manœuvre à Emberménil, s'était rendu chez son frère à Parroy, à l'occasion de la fête patronale de cette commune, d'où il repartit vers sept heures du soir pour Emberménil, accompagné de son frère, qui ne le quitta qu'à l'entrée de la forêt de Mouacourt.
Il n'a plus reparu depuis cette époque, et tout porte à croire qu'étant un peu aviné, il se sera égaré dans l'immense forêt de Parroy, où il aura péri. Toutes les recherches faites jusqu'à ce jour pour le trouver sont restées infructueuses.


24 novembre 1864
Nous avons annoncé la disparition, depuis le 23 octobre dernier, du sieur Hubert Mirgon, d'Emberménil, qui s'était rendu à la fête de Parroy. Le cadavre de cet infortuné vient d'être trouvé, par des mariniers, dans le canal de la Marne au Rhin, sur le territoire de Mouacourt. Sa mort est purement accidentelle.


24 décembre 1864
Un infanticide vient d'être découvert à Xousse. L'auteur de ce crime est une jeune fille de 25 ans, qui a été mise à la disposition de la justice. Le cadavre a été trouvé dans une encoignure de cheminée ; il était déjà, écrit-on, en partie dévoré par un chat.

 

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