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6 janvier 1883
On écrit de Blâmont, à la Meurthe.
« Un sinistre a éclaté, hier, vers 7 heures du matin au domicile
de M Charles Leclerc, cultivateur et ancien maire à Vaucourt; la
maison de celui-ci et celle de M. Auguste Colas, son voisin,
aussi cultivateur, ont été détruites ainsi que le mobilier et
les récoltes qu'elles renfermaient.
« On ignore la cause de l'incendie.
« Les pertes sont considérables. Il y a assurance pour 40.000
francs.
« A plus tard les détails. »
12 janvier 1883
On écrit de Blâmont à la Meurthe :
« Un crime affreux vient d'être commis à Barbas, sur la personne
de Mme veuve Nicolas Hachair, rentière audit lieu.
» M. le juge de paix, M. le docteur Zimmermann, de Blâmont, le
capitaine de gendarmerie de Lunéville et les gendarmes de
Blâmont sont en ce moment à Barbas, occupés à faire une enquête.
On ignore encore ici le nom de l'assassin. »
Dans son numéro de jeudi, la Meurthe ajoute :
« L'assassinat de la veuve Hachair, âgée de 66 ans, rentière à
Barbas, dont nous avons parlé dans notre numéro d'hier, aurait
été commis par son fils Auguste, qui vivait en mauvaise
intelligence avec sa mère.
» Hachair a été gardé à vue jusqu'à l'arrivée du procureur de la
République de Lunéville, qui s'est transporté sur les lieux pour
continuer l'enquête.
» M. Mayeur, médecin à Blâmont, qui a visité le corps, a
constaté une plaie profonde à l'intérieur de la mâchoire
inférieure, de nombreuses excoriations autour de la bouche, des
ecchymoses au front et au poignet.
» L'enquête continue. »
Vol dans une gare. - M. Auguste Valentin, maréchal-ferrant à
Emberménil, devant prendre le train, s'était rendu à la garé,
avec un sac rempli de boulons et de diverses pièces de fer. Puis
voyant qu'il avait une demi-heure devant lui, il déposa
ce-volumineux paquet dans un coin de la
salle d'attente, et s'absenta quelques instants. A son retour,
il fut très-étonné en constatant que son colis avait disparu.
Personne n'a pu lui donner des renseignements sur le voleur.
14 janvier 1883
L'assassinat de Barbas. - Le parquet s'est transporté à Barbas
pour examiner le cadavre de Mme Hachair, assassinée dans la nuit
du 7 au 8 janvier. M. Zimmermann, médecin à Lunéville, requis
par l'autorité judiciaire, à confirmé le rapport de M. Mayeur,
de Blâmont, qui concluait à un assassinat.
En recevant la déclaration de l'état civil, le maire avait
interrogé Augustin Hachair, et, le voyant troublé, il a fait
visiter le corps par M. Mayeur.
On nous écrit que la servante a entendu un cri de détresse et a
trouvé la victime aux mains de son fils qui la tenait, en
appuyant les deux genoux sur la poitrine. Mme Hachair le
suppliait en disant :
« Laisse-moi, Augustin, je t'en prie. » Sur l'injonction de
cette servante, qui lui reprochait l'indignité de sa conduite,
Hachair s'était éloigné. Puis il est retourné près de sa mère,
est redescendu une demi-heure après, et s'est écrié : «
Maintenant elle est, morte, »
L'assassin avait essayé de nier, mais après la déposition de la
servante, il a. tout avoué, il a même déclaré que quand Mme
Hachair a été morte il l'a replacée sur son lit. (Progrès.)
Le parricide Hachaire, de Barbas, dit le Courrier, a avoué avoir
étranglé sa mère après l'avoir terrassée; ce misérable a allégué
pour sa défense que sa mère le calomniait dans le village.
18 janvier 1883
Voici, dit le Journal de Lunéville, sur le crime de Barbas,
quelques détails qui nous ont été donnés :
« Hachair, qui n'a point d'enfants, et dont la fortune est
évaluée à une cinquantaine de mille francs avait, paraît-il, de
fréquentes discussions d'intérêt avec sa mère. Les deux maisons
sont voisines ; c'est, dit-on, dans la grange que, à 7 heures du
matin, une discussion se serait élevée. Hachair aurait, renversé
sa mère et lui aurait mis une main dans la bouche pour
l'étouffer, pendant que de l'autre il lui serrait le cou et
qu'il appuyait un genou sur sa poitrine.
» Pendant qu'il commettait ce crime, une domestique est accourue
aux cris de la victime. Hachair l'aurait chassée, puis revenant
près de sa malheureuse mère, l'aurait achevée.
Le meurtre commis, Hachair aurait porté la pauvre femme dans sa
chambre, l'aurait déshabillée, puis mise dans son lit afin de
faire croire à une mort naturelle.
» Le meurtrier a tout avoué. »
5 février 1883
Un incendie a détruit, à Vaucourt, la maison, le mobilier et les
récoltes de M. Henry, cultivateur. Le feu a pris pendant, qu'on
chauffait le four pour cuire du pain; La perte est de douze
mille francs. Il y a assurance.
7 février 1883
M. l'abbé Pescher, curé de Vého, a été condamné par le juge de
paix de Blâmont à sept jours de prison pour mauvais traitements
envers des enfants. ;
Nous espérons, dit la Gazette, que M. l'abbé, en appellera, car
il nous paraît victime de quelque machination.
11 mars 1883
On écrit de Villacourt au Progrès :
« M. Richard qui, depuis vingt-six ans, remplissait les
fonctions d'instituteur à Frémonville, vient de succomber après
huit jours de maladie.
» La municipalité, les sapeurs-pompiers, les habitants de
Frémonville et quarante instituteurs environ, ont prouvé
aujourd'hui leur reconnaissance pour cet instituteur dévoué.
» Plusieurs discours ont été prononcés, l'un, par M. Barthélemy,
ex-instituteur à Blâmont, ami et collaborateur du défunt ; un
second par M. Isay, délégué cantonal, qui a retracé en quelques
paroles le dévoûment de ce maître de la jeunesse, et un
troisième par M- l'abbé Chazelles, au nom de ses anciens élèves.
M. l'inspecteur primaire de Lunéville s'était fait excuser par
une lettre très-élogieuse à l'égard du défunt.
» Autre circonstance bien triste, quelques instants avant
l'enterrement, Mme Richard, brisée de douleur, rendait le
dernier soupir. »
16 mars 1883
Un incendie a dévoré une meule de paille appartenant à M.
Frédéric Marchal, cultivateur à Blâmont. Les pertes s'élèvent à
300 fr. Non assurées.
La cause en est due à un imprudent fumeur qui, voulant allumer
sa pipe, avait été se placer derrière la meule, pour se mettre à
l'abri du vent.
16 avril 1883
M. Jean-Pierre André, propriétaire à Gogney, a été trouvé pendu
le 9 avril. Il avait quitté son domicile le 15 mars et n'y était
rentré que vers le 9 avril à quatre heures. C'est vers six
heures que sa femme l'a trouvé expirant.
6 mai 1883
Incendie. - Un incendie, que l'on attribue à un vice de
construction de cheminée, s'est déclaré dans la maison de M.
Nicolas Petit, cultivateur à Nonhigny. Lés récoltes et presque
tout le mobilier ont été la proie des flammes. Les pompiers et
les habitants de Nonhigny, Halloville, Harbouey et Barbas ont
attaqué vigoureusement le feu qui par suite de l'intensité du
vent, prenait de grandes proportions et menaçait les maisons
voisines, que l'on a pu préserver.
Au bout de deux heures, le feu était maîtrisé. Il n'y a pas eu
d'accident de personne. Une chèvre oubliée dans l'écurie a été
brûlée. Les pertes
s'élèvent à 8,000 fr. environ. Il y a assurance.
Dimanche dernier est décédé, à l'âge de 43 ans, M l'abbé Honor,
curé de Xousse depuis 1871.
M. l'abbé Honor avait été successivement professeur au
Petit-Séminaire de Fénétrange et au Pensionnat du B. P. Fourier
à Lunéville. Il faisait
partie de l'Association de prières.
18 mai 1883
Acte de probité. - Vendredi dernier, 11 mai, à 9 heures du
matin, M. Victor Adrian, de Barbas, agent particulier de la
compagnie d'assurance l'Urbaine, en tournée de règlement, a
trouvé sur la route dans le trajet de Chazelle à Gondrexon, un
portefeuille qui ne contenait d'autres papiers que trois billets
de 100 francs et quatre billets de banque de 50 francs, ensemble
500 fr.
Cet honnête agent s'est empressé de faire sa déclaration en
arrivant à Gondrexon.
En sortant de cette localité, il a rencontré le très désolé
propriétaire, le sieur Perrin, de Gogney, domestique chez le
sieur Kahn, marchand de bestiaux à Blâmont. Sur preuves de
propriété et devant témoin, il a été très heureux de lui
remettre ce porte-feuille et son contenu, n'acceptant pas
d'autre récompense que celle d'avoir rempli consciencieusement
son devoir et de vifs remerciments.
20 mai 1883
M. LE CURÉ DE XOUSSE.
Nous avons brièvement annoncé, avant-hier, la mort à l'âge de 43
ans, de M. l'abbé Honor, curé de Xousse.
« Cette mort, dit la Semaine religieuse, a excité les regrets
unanimes de la paroisse qu'il administrait depuis 12 ans.
» A ses funérailles qui ont eu lieu mardi, l'église s'est
remplie comme pour les plus grandes solennités. Quarante-cinq
prêtres étaient venus rendre les derniers honneurs à leur
confrère et ami. M. le curé-doyen de Blâmont a retracé sa vie au
milieu des sanglots de toute l'assistance. Né à Hampont, M.
l'abbé Honor avait fait de brillantes études au Petit-Séminaire
de Pont-à Mousson. Il fut, au sortir du Séminaire Je Nancy,,
envoyé comme professeur à Fénétrange. Lorsque fut fondé le
Pensionnat du B. P. Fourier de Lunéville M. Honor y enseigna
avec le même dévouement et le même succès qu'à Fénétrange. En
1871, il quitta le professorat pour le ministère paroissial. Il
fut nommé curé de Xousse. La petite vérole régnait dans cette
paroisse : M. le curé fut atteint par cette terrible maladie
quelques jours après sa prise de possession. A peine guéri, il
s'occupa des malades avec une bonté, une sollicitude dont on
parle aujourd'hui encore avec reconnaissance et admiration. Rien
ne faisait présager la nouvelle maladie qui vient de le frapper
et de l'enlever à l'affection de ses paroissiens.
» Le vendredi 4 mai, il fut pris d'un malaise qui lui parut être
le résultat des fatigues de la fête
de l'Ascension. Le dimanche matin, il ne put célébrer la Sainte
Messe, mais il se rendit encore à l'église où il voulut
distribuer la sainte Communion aux fidèles.
» Le soir du même jour, une fluxion de poitrine se déclarait
avec des caractères inquiétants. M. Honor ne se doutait
cependant pas de la gravité de son état. Il souffrait beaucoup :
mais il trouvait une sorte de consolation dans sa souffrance :
c'est pour mes paroissiens que je souffre disait-il, ainsi, je
puis encore leur faire un peu de bien ; je ne me plains pas. Le
samedi, pendant la nuit, l'agonie commença. Un de ses amis qui
le veillait, le prévint du danger que jusqu'alors il n'avait pas
soupçonné. Aussitôt avec la foi la plus vive et la piété la plus
édifiante, il se prépara à la mort. A 8 heures du matin, il
expirait.
» Chacun alors de le pleurer : son éloge était sur toutes les
lèvres et dans tous les coeurs. On se plaisait à redire sa
douceur : il était bon pour tous ; conciliant, évitant les
difficultés : jamais il ne sut refuser un service. Tous ceux qui
l'ont vu au collège et dans sa paroisse vantent son dévouement
aux enfants qu'il aimait et sur lesquels il exerçait la plus
salutaire influence. Ses conseils toujours sûrs, étaient
recherchés et suivis par tous : on savait son jugement droit, sa
discrétion à toute épreuve ; et on avait confiance. Sa modestie,
peut-être excessive, l'a empêché de faire paraître des talents,
qui certainement lui auraient permis de rendre de grands
services au diocèse et à l'Eglise.
» Sa vie, pendant laquelle on peut dire qu'il a rempli une
longue carrière, restera dans le souvenir de ceux qui l'ont
connu, comme une des vies les plus édifiantes et les plus dignes
d'éloges.
M. M. Honor faisait partie de l'Association de prières pour lés
prêtres défunts. »
26 mai 1883
Vendredi dernier, dans le bois de Foulcrey, près d'Avricourt,
deux ours s'étaient échappés. Leur conducteur, malgré toutes les
recherches, ne put lus rattrapper. Deux bûcherons, les ayant
aperçus, se mirent à leur poursuite, mais
cette chasse devait leur coûter cher. Les ours firent
volte-face, se précipitèrent sur leurs agresseurs et déchirèrent
l'un d'eux de telle façon qu'il a, depuis, succombé à ses
blessures. Samedi matin, une battue fut organisée, et deux
gardes-forestiers parvinrent à abattre les déserteurs à coups de
fusil.
On écrit d'Avricourt à l'Impartial :
« Notre commune, d'ordinaire si paisible, vient d'être mise en
émoi par un évènement tragique.
» Dimanche soir, le brigadier de gendarmerie Tassart et le
gendarme Vincent étaient en tournée dans la commune d'Avricourt.
Le garde-champêtre de la commune ayant signalé aux deux
gendarmes la présence de braconniers dans les bois environnants,
ceux-ci s'y rendirent aussitôt.
» Vers 7 heures, le brigadier Tassart aperçut un individu qui,
armé d'un fusil, essayait de se dissimuler derrière une haie.
» Sommé de se faire connaître; le braconnier prit la fuite. Mais
suivi de près par les deux gendarmes, il se retourna et par deux
fois il fit feu sur le brigadier.
» M. Tassart, blessé par le second coup de feu à la jambe,
ajuste et décharge dans la direction suivie par le braconnier
les six coups de son revolver, une balle atteignit le fuyard qui
tomba mort au moment ou le brigadier, le sabre à la main,
fondait sur lui. »
1er juin 1883
Il paraît qu'il n'y a pas un mot de vrai dans l'histoire
racontée par la Post de Strasbourg, et d'après laquelle deux
ours, qui se seraient échappés dans le bois de Foulcrey, près d'Avricourt,
auraient été abattus à coups de fusil par deux gardes
forestiers. Encore une de ces mystifications que certains
loustics se permettent à l'endroit de la presse.
3 juin 1883
Le feu a pris chez M. Mathieu, marchand tailleur à Blâmont. On
est parvenu à l'éteindre rapidement. Il y a pour 300 fr. de
dommages qui sont couverts par une assurance.
21 juin 1883
La grêle. - Un orage, mêlé de grêle, s'est abattu sur une partie
du territoire de la commune de Leintrey, et y a causé pour plus
de 11,000 fr. de dégâts, dont une très petite partie est
couverte par l'assurance.
La vigne, les avoines et les pommes de terre ont surtout
souffert.
7 juillet 1883
Incendie à Cirey. - Un incendié, dont la cause n'a pu être
déterminée, a éclaté dans la nuit d'avant-hier, vers neuf heures
du soir, au hameau
de la Haute-Seille, près Cirey, dans la maison de Mme veuve
Simon. Le feu s'est rapidement étendu aux habitations voisines,
appartenant à MM. Gérard et Berger, propriétaires. Les pompes
sont arrivées promptement : celle de la manufacture de glaces,
celle des sauveteurs de Cirey, ainsi que celles des communes de
Tanconville et de Frémonville.
Presque rien n'a pu être sauvé; les habitants ont travaillé sans
relâche jusqu'à 4 heures du matin pour se rendre maîtres des
flammes.
Les pertes s'élèvent à 10,800 fr. Une partie seulement est
couverte pas l'assurance.
21 juillet 1883
M. Grévy vient d'arracher une tête de plus à l'échafaud.
Hachaire, le parricide de Barbas, ne sera pas exécuté. La peine
de mort est commuée en celle de là détention à perpétuité.
Après tout, il a simplement étranglé sa mère !!!
25 juillet 1883
On signale encore des dégâts considérables occasionnés par la
grêle. A Bayon, les pertes sont évaluées à vingt-cinq mille
francs ; à Ancerviller, elles atteignent vingt-six mille six
cents francs ; à Montreux, dix-huit mille trois cents francs ; à
Mignéville, douze mille cinq cent cinquante francs ; à Montigny,
huit mille francs ; à Halloville, cinq mille francs.
12 août 1883
Incendie. - Un incendie s'est déclaré lundi 6 août, à huit
heures du soir, au domicile de la veuve Fiacre, propriétaire à
Herbéviller. Les flammes, alimentées par une quantité de foin et
de récoltes en gerbes, menaçaient sérieusement les maisons
voisines ; ce n'est que grâce à l'activité et au dévouement des
sapeurs-pompiers de Saint-Martin et de Herbéviller que l'on est
arrivé à faire la part dû feu, après quatre heures de travail.
Nous citerons aussi l'empressement avec lequel sont arrivés les
sapeurs-pompiers d'Ogéviller, Fréménil, Migneville, Domevre-sur-Vezouze,
Rehérey, Chazelles, dont les services ont été très-appréciés.
Plusieurs jeunes gens bien connus de la localité ont mérité les
félicitations de la population, pour être restés dans l'eau
pendant presque toute la durée de l'incendie.
24 août 1883
Le 12 août courant, un enfant de M. Dieulin, cultivateur à
Xousse, a été pris sous une voiture de gerbes. Il a une cuisse
fracturée. Le père, qui
conduisait, n'a pu prévenir l'accident. L'enfant est âgé de cinq
ans.
19 septembre 1883
Le 16 août, M. Adrian, maire de Bénaménil, se trouvant de
passage à Blémerey, fut contraint par le mauvais temps de
chercher asile dans une auberge. En entrant il salua.
A peine dans la salle, il fut interpellé par le sieur François
Crouvizier, de Chazelles, qui lui dit: moi je suis rouge, et
vous, êtes-vous républicain? Nous sommes tous républicains,
répondit M. Adrian, Crouvizier lui demanda une poignée de main,
M. Adrian la lui donna.
Mais cela ne satisfit pas Crouvizier qui insulta M. Adrian, le
traita de mauvais blanc, etc., et finalement le saisit au
collet. M. Adrian le prit à
la gorge, plusieurs personnes s'interposèrent et Crouvizier fut
mis à la porte.
Déjà peu d'instants auparavant, il avait traité de v... Mme
Carrier, aubergiste, qui avait refusé de lui donner à boire.
Devant le tribunal, l'attitude de Crouvizier est inconvenante ;
il parle haut, avec violence, et M. le président est obligé de
le rappeler à une attitude plus convenable.
J'ai appelé Mme Carrier v... c'est connu, l‘autre je l'ai appelé
blanc et nous nous sommes empoignés comme deux coqs.
Les renseignements recueillis sur Crouvizier sont mauvais, il a
déjà été condamné pour outrages, et son avocat déclare que c'est
un homme très surexcité par la politique, à la suite des
dernières élections.
Le tribunal le condamne à un mois de prison, ce qui lui donnera
le temps de se calmer.
(Journal de Lunéville.)
18 novembre 1883
Le 11 novembre, on a retiré d'un ruisseau, à Igney, le cadavre
de M. Contai, tailleur à Leintrey, qui y était tombé
accidentellement à la suite d'une congestion cérébrale.
28 novembre 1883
Un tramway de Blâmont à Lunéville. - On s'occupe beaucoup en
ville, dit l'Eclaireur, d'un projet de tramway de Blâmont, se
dirigeant sur Lunéville.
La demande de concession doit être déposée au conseil général
par un ingénieur.
On pourra également, plus tard, faire traverser la ville à ce
tramway et le prolonger jusque Einville.
L'importance de ce projet ne peut échapper à personne.
6 décembre 1883
Un commencement d'incendie s'est déclaré, à Embérménil, dans le
plancher de la maison de M. Orouvizier. Quelques seaux d'eau ont
suffi à éteindre le feu.
12 décembre 1883
Un incendie dont la cause est restée inconnue s'est déclaré, le
2 courant, dans une maison située à Buriville, appartenant à M.
Colin, fermier à
Haussonville. Les pertes, évaluées à 5,500 francs, étaient
assurées.
24 décembre 1883
La nommée Marie Lhuillier, femme Maire, âgée de 33 ans, née à
Montreux, a été arrêtée pour flagrant délit de complicité de vol
de 300 francs.
Cette somme a été dérobée le 26 novembre par son mari, la nuit,
avec escalade et effraction au préjudice de M. Lenoir, marchand
forain à Angomont. |