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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1858
 
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28 janvier 1858
Une rentière de Domèvre, nommée Madelaine Marchal, âgée de 42 ans, s'est volontairement noyée dans la Vezouze ; depuis longtemps, elle ne jouissait plus de toutes ses facultés mentales, et maintes fois déjà elle avait tenté de se donner la mort.

19 juin 1858
M. l'abbé Bouillon (Jean Baptiste), né à Verdenal le 25 février 1792, ancien curé de Vého, est mort le 15 de ce mois, à Verdenal, où il s'étail retiré. Il était membre de l'Association de prières.


27 juin 1858
On nous annonce qu'un effrayant incendie vient de réduire en cendres une vingtaine de maisons de la commune d'Herbéviller, canton de Blâmont. De l'église il ne reste que le chœur. On est parvenu à sauver le presbytère où le feu s'est allumé une dizaine de fois. Nous ne connaissons pas les détails de cette horrible catastrophe qui a eu lieu dans l'après-midi de vendredi.


1er juillet 1858
Voici quelques détails sur l'incendie qui a désolé Herbéviller, ces jours derniers :
Le 25 juin dernier, vers deux heures de l'après-midi, un incendie, propagé avec une extrême rapidité par un vent très-violent, a réduit en cendres quinze maisons, habitées par dix-sept ménages, dans la commune de Herbéviller.
Les trois jeunes enfants des époux François Coster, journalier, avaient été laissés seuls par leurs parents, que leurs occupations appelaient au dehors. En jouant avec des allumettes chimiques, auprès d'un réduit à porcs, ils mirent le feu à la paille qui s'y trouvait. Les bardeaux en bois très-sec, qui en couvraient le toit, s'enflammèrent rapidement el communiquèrent le feu à la toiture voisine, qui était de même nature.
De même qu'à Dolving, tous les habitants étaient alors occupés aux travaux de la fenaison. Cependant, au premier signal, les pompes des localités environnantes accoururent et, grâce à l'eau d'une petite rivière qui traverse la commune, on a pu les faire jouer activement. Ce ne fut que le lendemain malin, au point du jour, qu'on put maîtriser le feu. On se figure aisément quel spectacle de désolation offrait cette lamentable catastrophe, et combien a été généreux et ardent le zèle des travailleurs.
Des quinze maisons qui ont été la proie de flammes, treize étaient assurées à diverses compagnies ; la quatorzième appartenait à un propriétaire aisé, qui supportera facilement la perte qu'il éprouve; la dernière était a peu près l'unique fortune d'un vieux soldai, qui se trouve aujourd'hui sans ressources. M. le sous-préfet, M. le procureur impérial et M. le capitaine de gendarmerie de Lunéville ont paré aux premiers
besoins de celte situation malheureuse, en attendant les secours qui pourront être plus lard régulièrement alloués à ce vieillard sur les fonds disponibles.
La perte totale est évaluée approximativement à 130,000 fr. Le clocher de l'église, couvert en bois, a aussi pris feu dans sa partie supérieure; sur les trois cloches qu'il contenait, l'une a été fondue par l'intensité de la chaleur, et les deux autres ont été mises hors de service en tombant de leurs supports calcinés. Quant à l'église, elle a été miraculeusement préservée.
Dans ce grand désastre, il n'y a eu heureusement aucun accident à déplorer. Presque tout le mobilier, le foin nouvellement rentré et les autres récoltes ont été consumés. Les bestiaux seuls ont pu être sauvés. L'assurance couvrira la majeure partie des dommages. L'église, pourtant, n'étant point assurée, el la commune ayant très-peu de ressources, il sera fort difficile de rétablir le clocher. Le dévoûment des pompiers a été admirable.


7 juillet 1858
On nous écrit de Herbéviller qu'à la première nouvelle du sinistre qui a désolé celle commune, Mgr l'évêque de Nancy est venu, par une grande aumône, au secours des pauvres incendiés. M. le baron Buquet, député et maire de Nancy, a aussi spontanément fait parvenir une offrande digne d'être signalée.


16 novembre 1858
Samedi, 12 décembre, a eu lieu à l'Hôte!-de-Ville à Paris, la séance solennelle publique de l'Académie des arts et métiers industriels, sciences, belles-lettres. Elle a décerné une médaille d'argent à notre compatriote M. Helvig, l'habile bandagiste à Maizières-lès-Vie, près de la station d'Avricourt (Meurthe), membre de l'Académie impériale universelle des arts et manufactures de Paris, membre de la Société royale universelle d'encouragement de Londres.
Déjà honoré d'une médaille d'honneur, d'une seconde médaille d'or, et de trois médailles d'argent, c'est la sixième médaille que M. Helvig vient de recevoir.


6 décembre 1858
M. Charles Marteaux, de Vic, précédemment maître de musique au collège de Blâmont, puis au collège de Vic, et en dernier lieu à l'Institution des Jeunes-Aveugles, de Nancy, vient d'être nommé, au concours, organiste de la paroisse Saint-Louis-d'Antin, à Paris.

 

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