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Documents sur Blâmont (54) et le Blâmontois

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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1877
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3 janvier 1877
On nous écrit du canton de Blâmont :
« Jeudi dernier, 28 décembre, à Blâmont, on rendait les derniers devoirs à un tout jeune prêtre, M. l'abbé J.-B. Thiaucourt, vicaire d'abord à Cirey, puis ensuite à Flavigny où il est décédé à l'âge de 28 ans..... ;
» La santé autrefois si robuste de ce jeune ecclésiastique, semblait lui présager une longue carrière; mais Dieu en a disposé autrement. Fiat voluntas tua !
» Nous avons été édifiés de l'empressement qu'une notable partie de la paroisse de Blâmont a mis à venir témoigner de ses sympathies à ce jeune prêtre et à sa famille désolée, et surtout au vénéré abbé Guyot, oncle du défunt, aumônier de l'abbaye de Flavigny, autrefois professeur en notre ancien et toujours bien regretté collège ecclésiastique de Blâmont.
» Ici, comme en maints autres endroits, le peuple fidèle a témoigné manifestement de son attachement pour le prêtre et le principe éminemment social qu'il représente ici-bas. Sans aucun doute la population de Blâmont aimait le jeune abbé Thiaucourt à cause de ses bonnes qualités, de ses souffrances, de sa famille, de son parent si dévoué ; mais elle l'aimait surtout, ne craignons pas de l'affirmer, parce qu'il était prêtre, c'est-à-dire appelé par état à travailler au salut des âmes et aux vrais intérêts du peuple.
» Dieu ne lui a pas laissé le temps, ni donné les forces, pour remplir sa sainte mission. Et.cependant, comme il désirait pouvoir se consacrer au ministère pastoral ! comme il soupirait après Je jour où, revenu à la santé, il pourrait entrer en une petite paroisse ! Ses désirs si pieux ne devaient pas être exaucés! Dieu s'est contenté de quelques prémices ; puis a environné ce cher abbé du manteau de la souffrance, l'a purifié par une longue résignation à sa volonté, et l'a amené, espérons-le du moins, par une mort édifiante à la possession de l'immortelle couronne : Et ost endit illi regnum Dei !
» C‘est ce qu'à fort bien exprimé M. le curé de Flavigny.dans l'allocution touchante qu'il a adressée à l'assistance, si nombreuse et si sympathique, qui l'écoutait attentivement ; c'est ce que représentaient les 20.prêtres accourus autour de ce cercueil, heureux d'affirmer de nouveau, en cette triste occasion, au vénéré M. Guyot, qu'eux tous, aussi bien que la ville de Blâmont, n'oublieraient jamais ni ses vertus ni son dévouement. Puisse cette touchante manifestation adoucir les vives douleurs qu'une double séparation, celle de la mère, sa soeur bien-aimée, et celle du fils, son cher filleul, survenues coup sur coup, a répandues dans son coeur ! C'est le désir le plus sincère de celui qui s'honorera toute sa vie de se dire son élève reconnaissant. E. J.


7 janvier 1877
Nous avons le regret d'annoncer la mort [...]de M. l'abbé Delarue, ancien professeur à Pont-à-Mousson, ancien curé de Chazelles et d'Amenoncourt, décédé à Blâmont, le 2 janvier, à l'âge de 55 ans.


21 janvier 1877
Un troisième décret en date du 12 janvier 1877, agrée la nomination de M. l'abbé Didierjean, curé de Villers-les-Nancy, à la cure de Blâmont, vacante par la démission de M. l'abbé Marsal.


25 janvier 1877
Le malheureux Plaisance, l'une des victimes de l'incendie de la rue Saint-Jean, était d'Ogéviller. Son père est venu lundi, chercher les restes du pauvre enfant, pour les faire inhumer dans son lieu natal.
L'autre victime était, dit-on, de Delme.


27 janvier 1877
Le malheureux Dardaine, qui a été brûlé dans l'incendie de la rue Saint-Jean, a été emmené par son oncle à Gorze, d'où il est originaire, et non à Ogéviller.


29 janvier 1877
Le 22 janvier, un commencement d'incendie s'est manifesté à Vého, au domicile des sieurs Rouillon et Loubette.
Les dégâts consistent en fourrages, mobilier et la toiture de la maison.
Les pertes sont évaluées à 1,025 francs, qui seront couvertes par l'assurarce.
Il paraît que ce sinistre est tout à fait accidentel.


20 février 1877
Les pluies abondantes qui n'ont cessé de tomber depuis quelques semaines, ont amené jeudi un grand débordement de la Meurthe et de la Vezouze. La crue s'est produite subitement et a dépassé les plus fortes de l'hiver. Depuis Saint-Clément sur la Meurthe et depuis Blâmont sur la Vezouze les prairies étaient couvertes d'une immense nappe d'eau entraînant des arbres entiers et quantité d'objets de toutes sortes.
Les eaux décroissent d'une manière sensible, mais les deux rivières ne sont pas encore rentrées
dans leur lit.


22 février 1877
Un ancien douanier, du nom de Charles Laverdure, âgé de 49 ans, domicilié à Blâmont, où il était employé comme ouvrier tanneur, s'est jeté dans la Vezouse jeudi dernier, vers six heures du matin. On s'est aperçu dans la même journée de sa disparition, mais on ne l'a retrouvé que le dimanche à cinq heures du soir. Laverdure ne jouissait pas de toutes ses facultés mentales. (Courrier.)

A Domêvre-sur-Vezouze, un jeune homme; occupé dans la forêt communale, a trouvé le 17 courant, vers quatre heures du soir, pendu à-un arbre, le cadavre du nommé Victor Gérard, âgé de 23 ans, domestique dans cette commune, et qui avait disparu depuis le 1er du mois. Gérard avait déjà été soigné à Maréville pour aliénation mentale ; c'est sans doute à une reprise de la maladie qu'il faut attribuer son suicide.


24 mars 1877
On annonce d'Ogéviller la mort subite de M. Brice, capitaine au 10e d'artillerie, qui était venu visiter sa soeur, propriétaire dans cette commune.


1er avril 1877
Un incendie dont les causes sont inconnues, s'est déclaré dans la soirée de dimanche 25, au domicile du sieur Pierron (Athanase), cultivateur à Saint-Martin, canton de Blâmont. En peu d'instants, le bâtiment et la grange ont été dévorés parles flammes. Malgré les secours empressés des habitants, on n'a pu sauver non sans peine, que le bétail et un peu de linge.
Les.pertes causées par ce sinistre sont d'environ 14,000 fr., dont 11,000 seulement couverts par l'assurance.


5 avril 1877
Le même jour, un incendie s'est manifesté au domicile des sieurs Mangin et Moitrier, à Ogéviller.
Les pertes sont évaluées à 4,709 francs, qui seront couvertes par l'assurance.


19 avril 1877
Lundi dernier, M. Joly, 1er prix d'orgue à l'Ecole Niedermeyer, de Paris, depuis quinze années organiste à Blâmont et maître de musique dans les établissements d'instruction de cette ville, s'est fait entendre sur le grand orgue de la basilique Saint-Epvre, en présence de tous les membres du Conseil de Fabrique et de quelques connaisseurs.
Il s'agissait de pourvoir au remplacement de l'organiste démissionnaire.
Le jeune artiste a été apprécié et jugé à l'unanimité capable de lui succéder avantageusement.
Organiste, violoniste et compositeur distingué, M. Joly n'est pas inconnu parmi nous : il a figuré déjà avec succès dans plusieurs concerts à Nancy ; et, tous ceux qui l'ont entendu se sont plu à rendre à son talent l'hommage le plus flatteur.
M. Joly entre en fonctions le 1er mai prochain. Il donnera, à Nancy comme à Blâmont, des leçons de
différents instruments. Les personnes qui voudraient, dès maintenant, lui proposer des élèves peuvent s'adresser provisoirement au presbytère de Saint-Epvre.


21 avril 1877
On demande un Organiste pour la paroisse de Blâmont.
S'adresser à M. le Curé.


5 mai 1877
On nous annonce que M. A. Joly, organiste du grand orgue à la paroisse Saint-Epvre, va être remplacé à Blâmont par M. Wackenthaler, organiste du grand orgue à la Cathédrale de Toul. M. Wackenthaler a obtenu en 1874 le 1er prix d'harmonie (1re section), à l'Académie de musique de Lille, succursale du Conservatoire de Paris.


19 mai 1877
M. Dedenon, juge de paix, à Blâmont, possède hors ville un très-beau jardin. Les arbres plantés par lui il y a une dizaine d'années y sont magnifiques et promettaient une abondante récolte.
Une petite pièce d'eau toujours abondamment remplie de poissons ajoutait encore aux charmes de cette propriété à laquelle M. Dedenon donnait tous ses soins.
Une de ces dernières nuits on s'introduisit dans ce jardin; la plupart des arbres, espaliers et autres furent arrachés, cassés, hachés, les poissons furent volés, les cloches à melon brisées puis jetées dans la pièce d'eau; en un mot on a commis dans ce jardin des actes de vandalisme que l'on ne peut guère attribuer qu'à une vengeance qui s'est manifestée d'une façon aussi sauvage que stupide.
La justice recherche le ou les coupables, il faut espérer qu'elle les trouvera.


16 juin 1877
Un incendie dont les causes sont inconnues a éclaté au moulin de Frémonville, appartenant à M. Batho, de Cirey, et occupé par le sieur Palé.
Les pertes approximatives sont évalués à 35,000 francs qui seront couvertes par l'assurance.


30 juin 1877
Le 25, vers 6 heures du soir, Jacques Hossain, d'Amenoncourt, âgé de 9 ans, n'ayant pas pris garde à l'arrivée d'une voiture de foin, malgré les avertissements de quelques enfants avec lesquels il jouait, est tombé en dessous du cheval de devant, qui lui a donné un coup de pied dans le ventre et un autre au front.
M. le docteur Meyer, de Blâmont, appelé, a constaté que les blessures étaient fortes, mais qu'il n'y avait pas de danger pour la vie de l'enfant.


18 septembre 1877
Le 13 de ce mois, vers 11 heures du matin, le sieur Georges Schérer, âgé de 30 ans, préposé des douanes à Amenoncourt, a été blessé accidentellement à l'épaule droite par un coup de revolver, qu'un de ses collègues fit partir en voulant l'examiner.
M. le docteur Mayer, de Blâmont, a pu extraire la balle. L'état du blessé, quoique assez grave, n'inspire cependant aucun danger.


22 septembre 1877
A la suite d'une discussion, J. D..., journalier à Blâmont, a reçu dans la région épigastrique un coup de couteau qui lui a été porté par un garçon épicier de cette commune. D'après M. le docteur Spire, la blessure pourrait entraîner des conséquences graves.


30 septembre 1877
Enseignement laïque.
Institution de Blâmont
(MEURTHE - ET- MOSELLE).
Les classes latines sont faites par des bacheliers ès-lettres.
Les cours professionnels qui comprennent : la préparation à l'industrie, à l'agriculture, au commerce, au certificat de grammaire, au diplôme de l'enseignement secondaire spécial, aux écoles vétérinaires, aux ponts et chaussées, aux contributions indirectes, à l'instruction primaire, sont faits par des professeurs de l'Ecole normale spéciale de Cluny.
Langues allemande et anglaise.
RENTRÉE 8 OCTOBRE.


3 novembre 1877
Un incendie dont les causes sont inconnues a éclaté à Domjevin, chez le sieur François Courtois, aubergiste. Les pertes sont évaluées à 16,500 fr., dont 12,000 au compte de l'assurance.


21 décembre 1877
On nous signale de Blâmont le suicide par strangulation du nommé Jean Chalier, âgé de 40 ans, journalier en cette ville.
C'est, dit-on, l'inconduite qui l'aurait poussé à ce funeste dessein. (Moniteur.)

 

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