2 janvier 1866
Dans la nuit du 25 au 26 décembre, un incendie se déclarait à
Amenoncourt, dans les greniers à fourrages du sieur
Jeau-Joseph Charton, qui, éveillé par les beuglements de ses
bestiaux, n'eut que le temps d'arracher sa famille à une mort
certaine. Il se hâta ensuite de faire sortir ses animaux
domestiques; mais ce fut tout, car son mobilier et ses récoltes
étaient déjà la proie des flammes.
Les secours apportés par les pompiers d'Autrepierre, dirigés par
M. Dedenon, maire de la commune, et la bonne organisation des
chaînes par les autorités d'Amenoncourt, ont permis de
sauvegarder les maisons voisines de celle sinistrée, qui
appartenait à M. le curé du lieu.
La perte générale, évaluée à 5,100 fr., sera à peu de chose près
couverte par l'assurance.
8 janvier 1866
Deux prêtres du diocèse de Nancy viennent encore de mourir : M.
l'abbé Mathis, curé de Coincourt, et M. l'abbé Bresse, titulaire
de Marainviller.
M. Jean-Augustin Mathis était né à Blâmont le 31 mars 1800.
Ordonné le 3 avril 1824, il fut nommé successivement curé à
Bainville-aux-Miroirs, à Blémerey et à Coincourt. Il occupait
cette dernière paroisse depuis le 24 juin 1837. Il est mort le
24 décembre dernier.
14 janvier 1866
On nous écrit de Xousse, le 11 janvier :
Monsieur le Rédacteur,
Le Jubilé continue à produire partout d'heureux résultats et de
véritables fruits de salut. La paroisse de Xousse et Remoncourt,
son annexe, en sont encore aujourd'hui un consolant exemple. Une
retraite a précédé la solennité de l'Adoration perpétuelle,
célébrée à Xousse le 9 de ce mois ; elle a été prêchée par le R.
P. Gerdolle, des Frères-Prêcheurs de Nancy, et a été suivie avec
un entrain admirable par tous les habitants de l'une et l'autre
commune. Le Père, par ses instructions claires, solides et mises
à la portée de ses nombreux auditeurs, a vu, ainsi que M. le
curé, avec une bien douce consolation, s'approcher de la Table
eucharistique tous les hommes, très-peu exceptés, et toutes les
femmes de la
paroisse. Bénie soit notre auguste religion qui, par ses
ministres dévoués, sait de la sorte ramener à Dieu les âmes et
les cœurs ! Bénie soit-elle, cette religion qui, par le moyen de
retraites données par intervalle de cinq ou six ans, sait de
cette manière, raviver au milieu de nos populations les grandes
vertus de foi, d'espérance et de charité.
Veuillez agréer, etc.
22 janvier 1866
Le 15 de ce mois, vers six heures et demie du soir, un incendie
à dévoré une maison située au centre du village d'Ogéviller,
canton de Blâmont, et appartenant aux époux Cornebois. Les
pompiers de la localité, auxquels se sont joints bien tôt ceux
de Bénaménil, Domjevin, Herbéviller, Fréménil, Hablainville,
amenés par MM. les maires de ces communes, ont réussi à
préserver les maisons voisines, fortement menacées. Les chaînes
ont été formées et maintenues par les soins de M. le maire d'Ogéviller
et du maréchal-des-logis Alison, de la garde de Paris, en
permission à Pettonville.
En démolissant une muraille, le sieur Georges Robert, âgé de 40
ans, maçon à Ogéviller, a été blessé aux reins par la chute
d'une pierre.
Les pertes sont évaluées à 15,500 fr. ; l'assurance ne s'élève
qu'à 9,500 fr.
Ce sinistre est attribué à l'imprudence d'un fumeur qui aurait
jeté une allumette enflammée contre une botte de paille placée
sous la porte de l'écurie, afin de garantir les bestiaux des
courants d'air. On n'eut le temps que de faire sortir ces
animaux et de sauver quelques objets mobiliers.
17 février 1866
SERVICE DIRECT DE BLAMONT A LUNÉVILLE
ET DE LUNEVILLE A BLAMONT.
Tous les jours et à partir du 1er février 1866.
Alfred LAMBERT, clerc de notaire à Blâmont (Meurthe), a
l'honneur de prévenir le public qu'il vient de créer, à prix
très-réduits et inferieurs à tous autres, un service d'omnibus
et de commissions entre Blâmont et Lunéville, devant desservir
les communes de Blâmont, Domèvre sur-Vezouze, Herbéviller,
Ogéviller, Bénaménil, Thiébauménil, Marainviller et enfin
Lunéville.
M. Lambert compte sur l'assentiment et le concours dévoué des
habitants de Blâmont, Lunéville et autres localités qui ont un
grand intérêt à la réussite de cette entreprise si avantageuse
pour eux.
BUREAUX :
Blâmont : Café de la Réunion, tenu par E. COLIN.
Lunéville ; Hôtel du Cheval Gris, tenu par Georges WEYMULLER.
DÉPARTS ET ARRIVÉES :
Départ de Blâmont ; 6 heures 1/2 du matin. - Arrivée à Lunéville
: 9 heures du matin. Départ de Lunéville : 4 heures de
l'après-midi. - Arrivée à Blâmont : 7 heures du soir.
NOTA. - Chaque changement des heures d'arrivée et de départ sera
publié.
Le prix des places de coupé et d'intérieur, pour la distance
entre Blâmont et Lunéville, est fixé provisoirement à 2 fr. 50
c. pour le coupé, et à 2 fr. 25 c. pour l'intérieur, sauf à
diminuer s'il y a nécessité.
A. LAMBERT et Cie
23 février 1866
Le 17 de ce mois, vers dix heures du matin, un incendie,
attribué à un vice de construction existant dans une cheminée, a
détruit l'habitation du sieur Joseph Houillon, cultivateur à
Amenoncourt. Une faible partie du mobilier a pu être sauvée; les
récoltes ont été la proie des flammes.
Le feu n'a été éteint qu'à dix heures du soir ; les maisons
voisines n'ont aucunement souffert.
La gendarmerie de Blâmont, les habitants d'Autrepierre, de
Leintrey, de Blémerey, d'Avricourt et d'Igney se sont rendus
avec empressement sur le lieu du sinistre. Aucun accident n'est
à déplorer.
Le dommage est évalué à 13,000 fr.; l'assurance ne dépassait pas
9,000 fr.
25 mars 1866
Un ancien militaire de l'Empire, dont les blessures lui avaient
valu une pension de 100 fr., M. Voinot (Augustin), vient de
mourir d'apoplexie, a l'âge de 72 ans, a l'hospice de Blâmont,
où il vivait depuis plusieurs années.
30 avril 1866
Un des agriculteurs les plus distingués de notre département, M.
Alexandre Brice, est mort mardi dernier, à Blâmont. M. Brice,
qui a eu le malheur de perdre il y a quelques mois sa digne
compagne, n'a pu résister à la douleur de cette cruelle
séparation et il s'est éteint à l'âge de 58 ans, entouré de ses
excellents enfants et muni des consolations de la religion, qui
lui a fait accepter ses douleurs avec une pieuse et touchante
résignation. Toute la population de Blâmont et une foule
nombreuse accourue du dehors entourait jeudi le cercueil de cet
homme bien et lui payait un digne tribut de regrets.
17 juin 1866
Mardi dernier, s'accomplissait à Blâmont une touchante
solennité. M. l'abbé Munier-Pugin, curé de Gogney, fêtait le
cinquantième anniversaire de son ordination sacerdotal. Un
très-grand nombre de prêtres, les habitants de Gogney et de
Blâmont assistaient à cette cérémonie à laquelle Mgr l'évêque
avait bien voulu présider.
24 août 1866
Actes de probité des agents de la Compagnie de l'Est.
L'homme d'équipe en régie Friantz, d'Avricourt, a trouvé sur la
voie un porte-monnaie contenant 140 fr., qui a été réclamé
d'Azoudange.
8 décembre 1866
Le 29 novembre dernier, vers minuit, un incendie s'est déclaré à
Herbéviller, canton de Blâmont, et a détruit entièrement deux
maisons appartenant aux sieurs Claude Malo, vannier, et Vacker
(Joseph), journalier.
Les communes environnantes ont envoyé des secours dès le premier
signal d'alarme.
La perte générale est évaluée à 4,433 fr.; le chiffre de
l'assurance était de 3,900 fr.
10 décembre 1866
A partir du 16 du courant, un second service de dépêches sera en
vigueur de la gare d'Avricourt à Blâmont et à Cirey.
Ce courrier partira de Cirey à 1 h. 1/2 du soir, passera à
Blâmont à 2 h. 1/2 et arrivera à la gare d'Avricourt au moment
du passage du train se dirigeant sur Nancy à 3 h. 1/2.
Le retour de ce courrier aura lieu après le passage à Avricourt
du train express, à 8 heures du soir. Une seconde distribution
des dépêches aura donc lieu à Blâmont à 6 heures du soir, et à
Cirey à 7 heures.
20 décembre 1866
Le 14 de ce mois, vers deux heures et demie de l'après-midi, un
incendie s'est déclaré dans la grange du sieur Joseph Riser,
cultivateur à Herbéviller, canton de Blâmont. Malgré la
promptitude des secours apportés par les pompiers et les
habitants de la localité, aidés de ceux des communes
environnantes, les récoltes et tout le mobilier sont devenus la
proie des flammes ; mais le corps de logis a pu être sauvegardé.
La perte, au compte de l'assurance, est évaluée à 8,600 fr. On
assure que le feu a pris naissance dans des bottes de paille
placées près d'une machine à battre et aurait été communiqué par
la chaleur dégagée du pivot de l'arbre. |