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Journal - La Presse du jour

 

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Presse - L'Espérance, courrier de Nancy - 1879
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3 janvier 1879
Le 28, vers 4 heures du soir, on a retiré de la rivière la Blette, territoire d'Herbéviller, le cadavre du sieur Joseph Sister, journalier en cette commune, qui, surpris par les eaux, très-fortes aux abords du moulin, où il allait faire une course, est tombé dans cette rivière et y a trouvé accidentellement la mort.
Ce malheureux est père de dix enfants, dont le plus jeune a 9 ans.


19 janvier 1879
Le même jour [le 12], à 3 heures de l'après-midi, un incendie, dont les causes sont ignorées, s'est manifesté, à Leintrey, dans une maison appartenant au sieur Augustin Mangin, et a dévoré le mobilier et les récoltes appartenant au sieur Auguste Roch, locataire de cette maison.
Les dégâts sont évalués à 3,700 fr., qui seront presque entièrement couverts par l'assurance.


29 janvier 1879
Lundi dernier a eu lieu, à Blâmont, au milieu d'un très-grand concours, les autorités en tête, l'enterrement de M. l'abbé Marsal. chanoine honoraire, ancien curé de Blâmont, décédé le 24 janvier chez son neveu, M. Helluy, curé d'Emberménil.
M. l'abbé Marsal a dirigé avec succès et, on peut le dire, relevé le Collège de Blâmont. C'est lui aussi qui, en qualité d'administrateur de la paroisse, a beaucoup contribué, avec le vénérable curé, son prédécesseur, à la construction de la nouvelle église.
Nommé curé de Blâmont, M. l'abbé Marsal s'est activement mêlé à toutes les oeuvres de charité, et les regrets qui l'ont accompagné à sa dernière demeure prouvent que son souvenir est toujours vivant parmi ses anciens paroissiens.
Ces regrets ont trouvé deux éloquents interprètes en M. l'abbé Didierjean, curé actuel de Blâmont, et M. Mezière, président du Conseil de Fabrique
M. le curé a fait, avec beaucoup de distinction, de tact et de coeur, l'éloge du vénérable défunt à l'église ; et M. Mézière a rappelé sur la tombe, avec une émotion communicative, les vertus et les services du prêtre que tout le monde regrettait et pleurait.


19 avril 1879
Blâmont. - Le 14 du mois courant, le nommé Bresley, ouvrier tanneur, étant ivre, et ayant voulu monter sur son grenier, est tombé du haut de l'escalier. Le docteur Virlet ayant visité le corps a déclaré qu'il avait l'épine dorsale fracturée.


13 mai 1879
M. le maire de Verdenal nous fait savoir, par lettre, qu'il a simplement refusé de « légaliser des signatures de femmes et d'enfants. »
« J'aurais outrepasser (sic) mon droit, dit-il, en remplissant cette formalité à l'égard de fausses signatures. »
M. le maire de Verdenal ne paraît pas savoir ce qu'est une fausse signature : c'est celle qui à été apposée par une personne autre, que la personne indiquée. Si donc la pétition de Verdenal contient des signatures de femmes et d'enfants, on n'en peut pas conclure que ces signatures sont fausses. - Les femmes majeures, les mères surtout, peuvent signer, du reste, aussi bien que les hommes.
« Quant aux autres signatures, dont plusieurs sont illisibles, continue M. le maire, elles n'ont été apposées devant d'autres témoins que le colporteur de la pétition... »
Eh bien! cela aurait dû suffire pour légaliser la signature de ce colporteur. On ne demandait pas au maire de certifier l'authenticité de toutes les signatures, mais seulement celle de M. premion.
Notre observation ne portait pas sur autre chose.
M. le maire de Verdenal nous prie et au besoin nous requiert d'insérer sa lettre dans le plus prochain numéro de ce journal. M. le maire ignore,
sans doute, qu'il n'a pas le droit de proférer une allégation blessante contre une tierce personne. En insérant textuellement sa réponse, nous l'exposerions, et nous nous exposerions nous-même, à un procès.


27 mai 1879
Par arrêté préfectoral du 23 mai, M. Piquard (Benjamin), adjoint au maire de Vaucourt, a été suspendu de ses fonctions, pendant deux mois, pour avoir signé et colporté une pétition contre le projet de loi sur l'enseignement. - Quand suspendra-t-on aussi les maires qui ont refusé de légaliser ?


8 juillet 1879
Le sieur Charles Cosserat, âgé de 54 ans, sous-chef d'équipe à Emberménil, voulant monter à Igney dans un train en marche, a butté et est tombé sur la voie entre deux wagons. La mort a été instantanée.


9 août 1879
Le 4 de ce mois, on a retiré de la Vezouze, le cadavre du sieur Marc-Auguste Gibergy, âgé de 45 ans, commis-principal des douanes à Emberménil. Tout fait supposer de la part de ce malheureux un suicide, car déjà, à Grenoble, il avait tenté de se donner ce genre de mort, se disant calomnié auprès de ses chefs.


13 août 1879
Le sieur C..., demeurant à Blâmont, étant venu à Nancy ces jours derniers a perdu sa bourse contenant la somme de 33 fr. 25 c. Un chien, appartenant à un officier de la garnison, ayant trouvé cette bourse, l'apporta à son maître qui s'est empressé de la déposer au Bureau central de police, où elle a été remise à son propriétaire.


19 août 1879
On signale d'Emberménil la mort accidentelle du sieur François Barbe, employé au chemin de fer de l'Est.
On croit que ce surveillant s'étant assis, s'est endormi sur la voie, où il a été surpris dans son sommeil par un train qui l'a écrasé à environ
1,200 mètres de la gare.


29 août 1879
Un garde-ligne, nommé Hougnon, a été tué avant-hier par un train, vers 7 heures et demie du soir, entre Emberménil et le passage à niveau de Leintrey. Il laisse une veuve et trois enfants.


20 septembre 1879
Dimanche, dit l'Eclaireur, à midi et quart, un incendie, dont les causes sont inconnues, a éclaté à Herbéviller, dans la Grande-Rue. Le vent du
Sud soufflait avec violence; aussi, malgré l'empressement des pompiers, de la population et des pompiers de sept communes voisines, trois maisons ont été la proie des flammes. Les pertes sont considérables.


28 septembre 1879
Un chien brun, de taille ordinaire, appartenant à un fermier d'Ancerviller, après s'être enfui de chez son maître et avoir traversé plusieurs villages, s'est arrêté le 18 du courant à Badonviller, où il a mordu et terrassé seize chiens. L'autorité l'a immédiatement fait enfermer et il est mort le 23.
A la suite de l'autopsie, le vétérinaire a constaté que cet animal était réellement atteint de la rage. Des mesures ont été prises aussitôt pour éviter d'autres accidents.


24 octobre 1879
Un commencement d'incendie s'est manifesté, le 17 de ce mois, à 7 heures du matin, à Nonhigny, dans la maison du sieur Joseph Humbert, cultivateur.
Ce sinistre a été concentré, en quelques instants, dans son foyer.
Les dégâts sont évalués à 510 fr., qui seront couverts par l'assurance.


7 novembre 1879
Blâmont a été trois ou quatre jours sans maire. A la suite de difficultés avec l'administration, M. Brice a adressé sa démission au ministre ; mais dimanche, après des démarches réitérées des membres du Conseil, il a consenti à reprendre ses fonctions.

Cent hectolitres de vin falsifié, adressé de Montpellier à un négociant de Blâmont, ont été saisis et déposés sous scellé dans les caves de la mairie à la disposition du parquet de Lunéville.


9 novembre 1879
Le 3 novembre, à Igney, une bataille a eu lieu dans une auberge entre des italiens et un plâtrier de Nancy, M. Rmck. Les italiens, au nombre de
six, ont frappé à coups de poing et de pied; M. Rinck a reçu même un coup d'épée au-dessus de l'oeil gauche.
L'italien a été arrêté.


13 novembre 1879
COUR D'ASSISES DE MEURTEE-ET- MOSELLE [...]
Deuxième affaire. - Joseph Hippolyte Bic, domestique, demeurant à Frémonville, accusé d'avoir commis un attentat à la pudeur sur la personne d'une petite servante, a été acquitté.


23 novembre 1879
La 20, on a trouvé pendu, dans la forêt d'Igney, un mécanicien du chemin de fer de l'Est ; c'est dans un accès de fièvre que ce malheureux a accompli sa funeste détermination.


27 novembre 1879
Le 20 de ce mois, le sieur Antoine Korbendot, âgé de 25 ans, employé au chemin de fer, à Igney, ayant voulu traverser la voie des manoeuvres, fut accidentellement tamponné au bras droit, par une machine. Cette blessure lui occasionnera une incapacité de travail de quatre à cinq jours.


7 décembre 1879
On lit dans le Progrès :
« Le 28 novembre, à Amenoncourt, M. Merel était occupé à battre le grain, à la machine ; il fit un faux mouvement et sa main droite, prise dans les engrenages, fut presque complètement broyée. Les docteurs Mayeur et Guérard ont jugé nécessaire l'amputation d'un doigt. L'état du blessé inspire de graves inquiétudes. »

 

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