|
21 janvier 1891
M. Charlier, mécanicien à la taillanderie de Blâmont, a eu,
accidentellement, le doigt majeur de la main droite saisi et
brisé dans un engrenage de la machine à vapeur.
24 janvier 1891
Blémerey. - Un incendie a éclaté dans la maison de M. Dumas,
propriétaire, et a causé pour 11,250 fr. de pertes. C'est dans
la semence de foin chauffée et mise en sac, que le feu a pris,
on ne sait comment.
4 février 1891
Blâmont. - Une médaille d'argent de 1re classe a été accordée à
M. Delabbeye, capitaine de pompiers, à Blâmont.
22 février 1891
Blâmont. - Un incendie s'est produit dans un hangar de la gare
et a causé pour 200 fr. de pertes.
24 février 1891
Blâmont. - Un inconnu a volé à M. Lhôte, vacher à la ferme
Duchamp, une chaîne de montre valant 33 fr. et un porte-monnaie
contenant 6 fr. 50.
Ancerviller. - Un inconnu a volé à M. Ledoux, manoeuvre, une
pioche et deux coins de bois, le tout estimé 12 fr.
21 avril 1891
Autrepierre. - Un incendie accidentel a détruit la maison de Mme
veuve Thiébaut, journalière. Les pertes s'élèvent à 2,400
francs.
C'est une étincelle du foyer qui a communiqué le feu à des
fagots placés un peu trop près de l'âtre.
10 mars 1891
Harbouey. - On écrit à l'Est républicain ;
« Hier, 6 mars, dans la matinée, un chien de chasse portant un
collier sans plaque, s'est introduit dans cette commune après
avoir roulé, paraît-il, déjà plusieurs de ses congénères, et est
entre dans la maison de M. Zabé, maire de la localité, qui le
chassa. Le chien est rentré et a mordu la petite Aline Zabé ; le
père, aux cris poussés par son enfant, est accouru de suite, et
a emmené celle-ci immédiatement à Blâmont au docteur Hanriot,
qui lui a donné les soins nécessaires.
« Aussitôt après l'accident, on a fait abattre le chien, dont
l'autopsie a été faite par M. Mangenot, médecin-vétérinaire, qui
lui a reconnu des symptômes de rage. Je crois qu'il serait
prudent de faire enfermer les chiens pendant un mois. »
13 mars 1891
Dieuze. - Nous trouvons dans le Lorrain d'édifiants détails sur
la vie sacerdotale de M. l'abbé Pinoit, dont nous avons annoncé
la mort :
« Né à Blâmont en 1821 de parents peu favorisés des biens de la
terre, mais riches en vertus chrétiennes, M. Pinoit commença
assez tard au collège de sa ville natale ses études
ecclésiastiques qu'il acheva au grand séminaire de Nancy.
» Ordonné prêtre en 1848, il fut successivement vicaire à
Malzéville et à Foug, puis curé à Lay-Saint-Remy, et depuis 1868
à Guébling Dans ces divers postes, il se montra, comme l'a si
bien dit M. le curé de Vergaville, dans l'éloge funèbre qu'il
fit de lui, l'homme simple dans son origine, sa personne
et ses discours, ce qui n'excluait pas chez ce prêtre une
science approfondie de la direction des âmes.
» La fermeté, la charité, la foi dans la vie et à l'heure de la
mort, quand il reçut les derniers sacrements, tels sont les
traits saillants du caractère de ce bon prêtre qui vient de
s'éteindre dans la 70e année de son âge et la 43e de son
ministère.
» Confrères et paroissiens le regretteront, car tous l'aimaient,
les larmes qu'ils ont versées sur sa dépouille mortelle l'ont
amplement prouvé.
» Que Dieu lui donne le repos éternel !
» FRANCIS DES MARAIS. »
5 avril 1891
Blâmont. - Il a été volé à Mme veuve Charton, négociante, un
grand nombre de marchandises de bazar, estimées 109 fr.
Ce vol est imputé à une ménagère, habitant la commune de Repaix.
12 avril 1891
Gogney. - La fièvre aphteuse a été reconnue sur deux vaches dans
les écuries de M. Thomas, maire, et de M. Becker, tailleur. Mais
M. Mangenot, vétérinaire à Blâmont, a pu les guérir, en prenant
tous les soins indiqués contre cette épizootie.
22 avril 1891
Acte de probité. - On écrit de Blâmont à la Dépêche :
« Vendredi dernier 17 courant, un jeune clerc de notaire de
Blâmont était chargé par son patron de déposer une somme d'une
certaine importance au bureau de l'enregistrement. Arrivé chez
M. le receveur, notre futur tabellion s'aperçut qu'il avait
perdu un billet de 1.000 fr.
» En toute hâte, il revint sur ses pas, en proie à une grande
émotion. Fort heureusement, M. Dupays, facteur de ville, en
faisant sa tournée vit le précieux papier qui s'étalait au
milieu de la rue et s'empressa de le remettre à son légitime
propriétaire.
Rendons hommage à la probité de notre facteur, qui n'en est pas
à son premier acte.
3 mai 1891
Domèvre-sur- Vezoùsé: - Un menuisier de Saint-Martin, est
inculpé d'attentat envers une jeune ouvrière en velours, âgé de
14 ans, qui habite Domèvre.
La gendarmerie a fait une enquête sur cette affaire de moeurs.
9 mai 1891
Société de tir mixte de Flin-Domjevin. - La Société de tir de
Flin crée actuellement une section nouvelle de cette société à
Domjevin et y établit un nouveau champ de tir. Cette section est
destinée à faciliter la pratique du tir aux armes de guerre, et
à peu de frais, aux réservistes et aux territoriaux domiciliés à
proximité de ce nouveau champ de tir.
Grâce à M. l'inspecteur primaire, qui a bien voulu les y
encourager, les instituteurs des communes environnantes se sont
chargés, par de louables efforts, de mener à bien l'organisation
de cette jeune société. Aussi les adhésions sont-elles déjà
nombreuses : Domjevin, Bénaménil, Fréménil, Réillon et Vého
fournissent un contingent d'environ 200 membres.
La première séance de tir aura lieu le 7 juin.
15 mai 1891
Une trombe. - On écrit de Cirey au Progrès que la trombe d'eau
qui s'est abattue dimanche dernier sur Blâmont, Cirey et les
localités voisines, de 7 à 11 heures du soir, a été d'une
violence extrême.
Un mur de soutènement du chemin de grande communication n° 21, à
la Vendée, s'est 'écroulé ; -les chaussées des rues sont
désagrégées et les égouts de la ville presque complètement
obstruées. Les caves de certaines maisons ainsi que des rez
de-chaussée ont été inondées.
L'orage a également sévi à Blâmont, La pluie tombait par
paquets. Un mur de soutènement, entre Barbas et Blâmont, a été
renversé.
A la suite des pluies torrentielles tombées pendant l'orage, la
Vezouze a débordé.
16 mai 1891
Leintrey. - Le 13 mai courant, entre minuit et une heure du
matin, un incendie accidentel s'est produit dans la commune de
Leintrey.
Le feu a pris dans la maison habitée par les époux Louis
François, qui ont donné l'alarme ; la maison voisine habitée par
M. Petenot, maire de cette localité, a été complètement
détruite. L'épouse Louis, âgée de 60 ans, qui a détaché une
vache au moment où sa maison était en flammes, s'est grièvement
brûlée le bras gauche.
Les pertes approximatives s'élèvent à la somme de 17,500 fr.,
elles sont assurées.
19 mai 1891
Incident de frontière. - Un habitant d'Emberménil écrit au
Progrès, qui reproduit sous réserve cette information, que
jeudi, un petit groupe d'officiers allemands en tenue a franchi
la frontière, sur le territoire de Remoncourt, et s'est avancé à
environ 200 mètres, en territoire français. Un douanier, témoin
du fait, s'est aussitôt dirigé à travers champs vers ces
officiers, qui se sont retirés dès qu'ils l'ont aperçu. On
suppose qu'ils font partie de la garnison de Dieuze.
21 mai 1891
Gogney. - La fièvre aphteuse a éclaté sur les vaches de
plusieurs écuries, notamment de MM. Lambert, épicier, Cézar,
propriétaire, Richard et Cotelle.
M. Mougenot, vétérinaire à Blâmont, a été aussitôt mandé par le
maire, M. Thomas, et toutes les mesures de préservation ont été
prises.
30 mai 1891
Mort subite. - M. Pierre Poucher, âgé de 55 ans, militaire en
retraite à Blâmont, était allé chercher du bouillon chez M.
Bellot, lorsque tout à coup il s'affaissa. On releva le malade
et on le transporta à son domicile où il mourut en arrivant. Le
décès est attribué à la rupture d'un anévrisme.
Reclonville. - On vient d'abattre un chien hydrophobe, dont la
provenance est inconnue.
Il avait traversé les communes d'Ogéviller, Bénaménil,
Thiébauménil et Marainviller, avant de venir échouer à
Reclonville, où M.
Dieudonné, requis par M. Hachon, maire de la commune, l'a abattu
d'un coup de fusil.
31 mai 1891
Expulsion de bohémiens. - On sait qu'en vertu de l'arrêté
préfectoral du 27 octobre 1883, il est défendu aux bohémiens de
stationner dans le département de Meurthe-et-Moselle.
La gendarmerie de Blâmont ayant appris qu'une famille de neuf
individus nomades était campée près du poste de douanes de cette
ville, elle l'a immédiatement refoulée à la frontière.
3 juin 1891
Sortie du couvent. - Conformément à l'ordre donné par Mgr
l'Evêque de Nancy, un jeune soldat d'administration s'est
présenté dernièrement au couvent du Sacré-Coeur-Pénitent de
Loigny et a demandé à reprendre immédiatement sa soeur, une
jeune fille de vingt-deux ans, qui avait été amenée depuis trois
mois par sa mère et M. Xaé, alors curé de Nonhigny. Comme la
supérieure refusait de laisser partir la jeune fille et de
restituer la dot de 10,000 fr. qu'elle avait apportée à la
communauté, une scène violente s'éleva entre elle et le jeune
soldat, qui dut prendre sa soeur par le bras et la traîner de
force hors du couvent.
6 juin 1891
Blâmont. - On vient d'arrêter en flagrant délit de vol un
étameur ambulant, qui avait dérobé chez M. Pérouff, aubergiste,
un porte-monnaie contenant 33 fr.
7 juin 1891
Voleur arrêté. - Mardi dernier, deux individus de passage à
Blâmont, un étameur ambulant et le domestique d'une dentiste,
entraient chez la dame Catherine Denis, femme Perouff,
aubergiste, et se faisaient servir successivement quatre petits
verres d'eau-de-vie.
Pendant une absence que fut obligée de faire la femme Perouff,
tous deux quittèrent l'auberge, l'étameur sortit le dernier.
A son retour, Mme Perouff s'aperçut qu'une mesure en étain,
qu'elle avait à sa cuisine, avait disparu, ainsi qu'un
porte-monnaie contenant 33 fr. et un petit sac en toile bleue,
dans lequel se trouvait une somme de 11 fr. 40 en monnaie
blanche et en monnaie de billon.
Les gendarmes, prévenus, finirent par trouver l'étameur
ambulant, couché sur l'herbe, à quelque distance de la ville.
Interroge, il déclara se nommer Jean Menaux, mais nia le vol ;
malheureusement pour lui, quand on le fouilla, on trouva sur lui
tous les objets dérobés.
Actuellement, il attend à Lunéville le verdict de la justice.
14 juillet 1891
Promotion. - [...] Il convient encore d'ajouter aux noms déjà
cités celui d'un autre de nos compatriotes, M. Marin, colonel du
6e hussards; promu également général de brigade.
M. Marin est né à Blâmont en 1836 ; il commandait en dernier
lieu la brigade de cavalerie d'Evreux.
Émberménil. - Des inconnus ont volé à M. Bertrand, aubergiste,
différents objets estimés 75 fr.
28 juillet 1891
Blâmont. - M. Lafrogne (Jules-Louis-Henri), aspirant de marine
de 1re elasse, est promu au grade d'enseigne de vaisseau.
Xousse. - M. Dedenon, maréchal-ferrant, en revenant en voiture
de Vaucourt, a été renversé par une autre voiture lancée à fond
de train.
M Dedenon a porté plainte à la gendarmerie.
29 juillet 1891
Blâmont. - Mme veuve Boppe, ménagère, a été victime d'un voleur
resté inconnu, qui lui a volé deux draps de lit.
30 juillet 1891
Repaix. - La jeune Félicie Potier, âgée de 13 ans, a disparu
depuis le 21 juillet. Elle a quitté le domicile de ses parents,
en leur absence. L'on ne sait de quel côté elle s'est dirigée,
ni ce qu'elle est devenue depuis sa disparition.
Les recherches que sa famille a faites de tous côtés pour la
retrouver, sont demeurées sans résultat.
19 août 1891
Jeunes évadés. - Le 13 août, deux gendarmes à pied d'Igney-Avricourt
se trouvant en tournée sur le territoire d'Emberménil, ont
arrêté pour vagabondage les nommés Charles Perséville, âgé de 18
ans, cordonnier, né à Dieuze (Alsace-Lorraine) ; Eugène Greisser,
âgé de 17 ans, né à Obernai (Alsace-Lorraine), et Charles
Holderbach, âgé de 15 ans, né à Strasbourg (Alsace-Lorraine).
Pressés de questions, ces trois petits vagabonds ont avoué aux
gendarmes qu'ils s'étaient évadés de la maison de correction de
Haguenau (Alsace-Lorraine), le 8 août.
Ils étaient tous trois détenus depuis trois ans.
A la frontière. - La Correspondance officielle rétablit les
faits au sujet de l'incident d'Avricourt relaté l'autre jour par
un correspondant de la Strassburger Post. Suivant la feuille
officielle, l'assesseur qui était présent au contrôle des
passeports, n'a pas outrepassé ses droits dans les questions
posées aux jeunes filles. Si celles-ci ont été visitées par la
personne chargée de ce service, c'est qu'une dénonciation signée
avait été adressée de Nancy au bureau de la douane prévenant
celle-ci qu'un certain nombre de jeunes dames essaieraient
d'introduire en fraude des dentelles et des bijoux. Il est faux,
toujours d'après la Correspondance, que les effets de ces
demoiselles aient été bousculés; en outre, elles avaient tout le
temps de reprendre le train.
9 septembre 1891
Arrestation. - Le gendarme Desbuisson, de service à la gare d'Avricourt,
a arrêté un individu venu de Deutsch- Avricourt, nommé Wolpf, né
dans le Duché de Bade, et sur lequel on a trouvé un billet de
mille francs, de la Banque de France, 100 fr. en or allemand,
trois pièces de 10 fr. en or français et 10 fr. de monnaie
allemande.
Cet individu, qui variait beaucoup dans ses réponses, sur la
provenance de ces fonds, a été conduit et écroué à Lunéville.
13 septembre 1891
Herbéviller. - Un incendie, dont la cause est ignorée, a détruit
les deux maisons contiguës de M. Boulanger, sabotier, et de Mme
veuve Claudel, journalière. Les pertes sont de 8,500 fr. dont
6,400 pour M. Sabotier, chez qui le feu a pris, et 2,100 pour
Mme Claudel, chez qui l'incendie s'est propagé.
22 septembre 1891
Bénaménil. - Dans la nuit du 17 au 18, M. Dieudonné, coquetier à
Ancerviller, venait au marché de Lunéville lorsque, près de
Bénaménil, sa voiture a été accrochée par une autre qui passait.
Un des chevaux de M. Dieudonné a eu peur et a entraîné la
voiture dans le fossé où elle à versé.
Le chargement a été en grande partie perdu.
11 octobre 1891
Igney. - M. Boileau, cultivateur, a porté plainte contre un
inconnu qui lui a volé plusieurs objets de ménage, estimés 15
francs, qu'il avait laissé séjourner devant sa maison.
17 octobre 1891
Braconnier et douaniers allemands. - M. Laurent Jacquot, garde
particulier à la Haie-des-Allemands (Alsace-Lorraine), faisait
une tournée dans la forêt, lorsqu'il entendit deux coups de feu.
Supposant que c'était un braconnier, il se dirigea de ce côté ;
il vit alors, dans les champs, le nommé Marchal, de Blâmont, qui
se dirigeait vers les bois de cette commune.
Deux douaniers allemands, l'ayant aperçu, s'embusquèrent pour
l'arrêter ; ne pouvant y parvenir ils tirèrent chacun un coup de
fusil. Marchai, arrivé sur le territoire français, se tourna
vers les douaniers et tira les deux coups de son fusil de
chasse. Personne ne fut atteint.
La gendarmerie ayant ouvert une enquête a interrogé Marchal, qui
a déclaré avoir été arracher des pommes de terre sur le
territoire de la commune de Repaix, le jour où M. Jacquot
prétendit l'avoir vu. Plusieurs habitants de Repaix ont déposé
ne pas avoir vu Marchal le jour qu'il indique.
Une perquisition faite au domicile de Marchal a amené la
découverte d'un fusil chargé à deux coups, caché sous la paille,
de lacets et d'un filet. Le parquet de Lunéville a fait arrêter
Marchal.
25 octobre 1891
L'affaire de Blâmont.- On annonce que Joseph Marchal, de
Blâmont, détenu à Lunéville, pour violences volontaires contre
des douaniers allemands, à la suite de l'incident de frontière
survenu le 3 octobre, près de la Haie-des-Allemands, est
poursuivi en Alsace-Lorraine pour le délit de chasse qui a amené
l'incident.
M. Jacquot, de la Haie, vient de comparaître volontairement
devant le juge d'instruction de Lunéville.
Il aurait vu l'un des douaniers allemands tirer sur Marchal et
celui- ci se sauver en territoire français dans la forêt de
Blâmont.
A l'endroit où Marchai venait d'entrer sous les arbres, une
forte détonation retentit, M. Jacquot a vu de la fumée. C'est ce
qui fait supposer à tort ou avec raison que Marchal avait tiré
sur le douanier.
La justice informe et éclaircira ce fait.
Marchal est également poursuivi en France pour détention
d'allumettes de fraude et de poudre étrangère et pour délit de
chasse.
3 novembre 1891
Tribunal correctionnel de Lunéville. - A la suite de l'affaire
de chasse entre les douaniers allemands et Joseph Marchal,
couvreur à Blâmont, une descente de justice a été faite chez ce
dernier, à l'effet de vérifier s'il n'était pas détenteur de
poudre et autres produits de provenances étrangères.
Des engins prohibés de chasse et de pêche ont été trouvés
pendant le cours de la perquisition et c'est à cette découverte
qu'il doit d'être poursuivi devant le tribunal correctionnel.
Il est condamné à un mois de prison et 50 fr. d'amende.
Igney. - Le cocher de M. Boulanger, rentier à Remiremont,
revenait de Grosbliderstrof avec sa voiture attelée de deux
chevaux. Après qu'il eut fait sa déclaration à la douane, les
chevaux furent pris de peur et s'emballèrent. Le break fut
culbuté à 500 mètres d'Igney ; les deux chevaux s'abattirent, et
celui de gauche, appartenant à l'amiral Krantz, eut le pied
gauche de devant fracturé. Il fallut le faire achever par
l'équarisseur, dans une luzernière voisine de la route.
4 novembre 1891
Blâmont. - Un domestique de la ferme des Salières, est inculpé
d'avoir commis une tentative de vol à l'hôpital.
Ayant une grande passion pour l'eau-de-vie, on suppose que c'est
cela qu'il cherchait en fouillant les tiroirs et l'armoire de la
salle à manger.
Il est rentré à la ferme en bel état d'ivresse.
17 novembre 1891
Suspension de fonctions. - Un arrêté préfectoral du 13 novembre
suspend pour un mois M. Alison, maire de Blémerey, qui a eu une
attitude inconvenante vis-à-vis du maire de Saint-Martin, dans
l'exercice de ses fonctions.
26 novembre 1891
Les sangliers. - Nous avons annoncé récemment qu'un sanglier
avait été coupé en deux sur la ligne du chemin de fer. Ces hôtes
redoutés par les campagnards semblent nombreux dans notre région
de l'Est, cette année.
[...] la semaine dernière, M. Chevalier, de Nancy, avec plusieurs
de nos Nemrods distingués, en a abattu un autre du poids de 66
kilog. dans une mare où il avait essayé de faire ferme aux
chiens, sur le territoire de Herbéviller.
On nous écrit :
« C'est toujours une perte que la mort d'une personne de bien,
occupée des intérêts de la Foi, même dans le plus humble des
villages où elle a édifié par le soin des autels et le concours
à toutes les oeuvres d'évangélisation pour l'enfance. C'est à
ces titres de piété et de charité, que l'on regrette au petit
village de Nonhigny Mlle Marie Geoffroy, nièce de M. l'abbé
Gérard, autrefois vicaire général, de pieuse mémoire.
» Les bonnes oeuvres cachées qui se pratiquent au village, sans
gloire ni éloges en ce monde, doivent mériter sans retard
l'entrée au ciel ; c'est ce que nous croyons pour cette bonne
âme rappelée à Dieu, le 23 novembre.»
27 novembre 1891
Gogney.- Un incendie, dont la cause est inconnue, a éclaté dans
la maison de M. Colette, cultivateur. Les pertes sont évaluées à
10,800 fr. Rien n'a pu être sauvé que les bestiaux. La toiture
s'est effondrée, aussitôt qu'on s'est aperçu du feu.
1er décembre 1891
Blâmont. - Dans un de nos précédents numéros, nous avons dit que
M. Baudot, cultivateur, avait fait arrêter un gamin de dix ans
qui lui avait volé environ 80 fr. à diverses reprises. Ce
précoce voleur, appelé Eugène Kinsler, a avoué, à la
gendarmerie, avoir dérobé l'argent et avoir fracturé la porte de
la cuisine à l'aide d'un couteau à asperges.
24 décembre 1891
Leintrey. - Un incendie a eu lieu à Leintrey, chez Mme veuve
François ; le feu a pris dans une chambre à four contenant du
grain et du mobilier. Dès que l'alarme a été donnée, les
pompiers et une grande partie de la population se sont rendus
sur le lieu de l'incendie, et, après une heure de travail, tout
danger avait disparu. Les pertes s'élèvent à douze cent francs
environ.
30 décembre 1891
Autrepierre. - M. Verdenal, berger, a porté plainte contre un
domestique de M. Gadel, propriétaire à Igney, pour vol de trois
canards estimés 7 fr. L'inculpé a été arrêté et conduit à
Lunéville, devant le procureur de la république. |